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lundi 6 mai 2013

Alep, les rebelles utiliseraient la coupure d'eau, comme "arme de pression massive".

Alep - 6 mai 2013 - Nous voilà depuis quatre jours sans eau. Les rebelles pour assoiffer la population, ont coupé les canaux d'alimentation provenant du barrage de Tichrine.

La température extérieure est de 37 degrés. Couper l'eau, dans ces conditions, n'est-ce pas commettre un acte criminel ? Acte de pression ou acte de destruction massive ? A chacun de juger. Ni les enfants, ni les vieillards, ni les femmes ne sont épargnés dans cette guerre d'Alep. 

Voici une image du quotidien, dans la ville, ces derniers jours. Ce sont les pompiers qui procèdent à la distribution. Quant à la bouteille d'eau minérale, elle a vu son prix passer en quelques mois de 35 livres syriennes à 150 L.S..


Revenant sur l'enlèvement des évêques orthodoxes, nous n'avons aucune nouvelle. Tout ce qui se dit, n'est que spéculations sans fondements. Cela nous désespère presque, de rester sans nouvelles.

Hier dimanche, c'était Pâques pour les Orthodoxes; les prières furent célébrées sans évêques, tant chez les grecs que chez les syriaques. Cette information laisse, peut-être, indifférents les non-chrétiens, mais l'absence des évêques, héritiers directs des apôtres, est vécue comme une grande douleur par les fidèles de ces Eglises.

Nous n'avions jamais vu cela, mais les célébrations pascales orthodoxes furent marquées de sanglots et de colère. Evidemment, les lieux de culte étaient moins remplis qu'à l'accoutumée. Les familles n'ont même pas pu se retrouver, après  les célébrations, pour fêter, ensemble, la résurrection du Christ-Rédempteur; chacun est resté chez soi par peur des francs-tireurs, mais aussi en raison du prix des taxis.

Continuez à prier pour nous.

Le Veilleur de Ninive

mercredi 21 novembre 2012

Ne pas oublier Alep....

En Syrie, la population commence à perdre espoir sur la fin proche du conflit. La mort n'est plus seulement un fait de la vie, elle est dans le quotidien,; familière, proche, presque imminente; la population se prend à la défier ; la mort ne fait plus peur ; les habitants sont devenus moins craintifs mais paradoxalement le désir de vivre est moins vif. Il arrive bien à ceux qui sont toujours à Alep, Homs, Harasta, de se dire qu'il vaut peut-être mieux mourir que de vivre sans abris, sans pain, sans dignité humaine.

Les enfants eux ne se posent pas si crûment la question de la mort. En revanche, ils flirtent avec elle, en jouant à se faire peur dans les quartiers chrétiens d’Alep. Dans leurs jeux, ils se regroupent en soldats de l’Armée arabe syrienne et en combattants de l’Armée Syrienne Libre. Ils se fabriquent de fausses armes, mais y mettent parfois du vrai en se maltraitant.

On dit qu'un tiers de la population d'Alep a quitté la ville. Les citoyens restés sur place, font partie de la catégorie sociale qualifiée autrefois de moyenne  mais aujourd'hui sensiblement appauvrie au point qu'elle n'a plus les moyens de sortir de Syrie. En revanche, ses membres espèrent et attendent l’aide qui arrive avec parcimonie, laissant de nombreuses familles en détresse. Les familles qui ont laissé la ville d'Alep et y sont revenues ne sont pas mieux loties; certaines, par exemple, ont fait le voyage de l'Arménie, pour n'y trouver qu'un pays n'offrant pas de travail, où la corruption est presque aussi répandue qu’en Syrie.

L'émigration ne réussit pas à tous, notamment à ceux qui ont fait le choix de laisser la Syrie pour le Liban et qui n’ont même plus les moyens d’y revenir car, dans le pays voisin, la vie est très chère et les a dépouillés. Mais quel dilemme pour la population chrétienne alépine tentée par le départ ou la demeure sur place, surtout après les dernières déclarations des partis « djihadistes » qui appellent à fonder une République Islamique de Syrie. Que faire ?

Dans le quotidien alépin, la vie est devenue insupportable. Les habitants ne sortent plus que pour acheter du pain. Il faut dire que cette sortie demande cinq heures de files d’attente. Le reste du temps, les sorties de chez soi, n'ont pour but que de visiter les proches. En revanche, avec la tombée du jour, tout le monde est terré chez soi car les quartiers contrôlés par l'armée sont quadrillés de barrages.

Les modifications du mode de vie et de l'environnement, dans les derniers mois, ont été impressionnants. A Alep et dans ses environs, près de six cents usines ont été pillées et volées. Des bandes armées provenant de Turquie se sont emparées de précieuses machines. Près de 60% de la ville d’Alep est détruite. Les fameux souks, si réputés jadis, sont détruits à hauteur de 50%. Alep viendrait en troisième place après Berlin et  Stalingrad dans le classement des villes les plus détruites. Près d’1,5 millions de personnes n’ont plus d’abris ou de maisons. La monnaie s’est considérablement dépréciée. Le dollar et l'euro atteignent des records ($1=L.S.88) et (€1=L.S.110). Les marchandises et denrées alimentaires de base ont vu leurs prix quintupler. De très nombreux médicaments restent introuvables après la destruction des usines pharmaceutiques.

Le pays avance dans l’hiver ; le mazout et le gaz manquent ; le chauffage au bois n’est pas courant dans le pays. Il n’y a plus que les réchauds électriques et les couvertures pour se chauffer. Heureusement et c’est la rançon du malheur, les rapports entre voisins restent bons, imprégnés d'attention et de solidarité. Pour les urgences, il ne reste plus d'ambulances, de police ou de pompiers. Les voitures piégées sont si destructrices ;  elles ne sont pas suffisantes, semble-t-il, puisqu'elles sont généralement suivies de tirs de fusée Hawn comme pour venir achever le mort.

Au fil des mois, la situation se dégrade ; c'est le pourrissement et le monde y assiste comme le sphinx dans le désert. A Alep, l’armée syrienne ne parvient pas à pénétrer dans la vieille ville tandis que d'autres quartiers, occupés par les djihadistes (Al Nasra), deviennent des sanctuaires islamistes.  

Les conscrits du service militaire restent terrés chez eux ; des soldats désertent ou collaborent avec l’Armée syrienne « Libre », par besoin d’argent ou par conviction. Au milieu de la désagrégation, il se trouve encore des personnes de bonne volonté qui prennent des risques pour se manifester à des amis et des proches ; quel courage ont ces bédouins qui ont traversé des barrages de l’ASL pour venir entourer une famille chrétienne éprouvée. La misère est présente, croissante, destructrice et avilissante sur tous les plans.

La jeunesse ? Son comportement est désormais conduit par le besoin de manger et de s’héberger. Des jeunes chrétiens de plus en plus nombreux s’enrôlent dans les comités populaires (Chabihas) pour soutenir l’armée. La solde qui leur est versée est de 15.000 livres syriennes (€200) par mois. D’autres tentent de vendre de l’essence en contrebande ou s’improvisent vendeurs de légumes ambulants ; enfin, il y a ceux qui essayent de quitter le pays par la Turquie. Quel vide ! Quel désastre spirituel, humain, matériel…. ! Que de jeunes sur la pente négative ! Le caractère des personnes change…les instincts dominent....; au plus grand désespoir des familles, des jeunes commencent à s’adonner à la drogue introduite par les salafistes tandis que les jeunes filles sont sous la menace constante du viol. La fatwa du renégat Qatari, le dénommé « al-Qurdawi » protège les violeurs en accordant le droit de violer les filles alaouites et chrétiennes avant de les tuer. Pourquoi la France qui entretient de si bon rapport avec le Qatar, ne demande t-elle pas qu'on le fasse taire ?

Et les écoles au milieu de cela ? Il faut dire que les deux tiers des écoles publiques abritent des réfugiés ; les autres établissements sont vides. Les écoles chrétiennes, situées hors de la ville ont, quant à elles, créé des classes au sein des Eglises et dans les paroisses pour assurer les cours, tandis que les universitaires semblent avoir perdu leur année.

La question du départ et de l'émigration revient sans cesse...le dilemme....Certaines familles cherchent à partir certes, mais tout n'est pas réglé par le départ. La question est pour quelle destination ? La Suède, le Venezuela, l'Australie ou le Canada ? Ce sont les pays les plus attirants ;  mais partir, ce peut-être se ruiner. A Alep aujourd'hui, tous logement laissé est un logement prisé par les réfugiés qui s’y installent sans intention de le rendre. Vendre son bien ? Impossible. Il n’y a plus d’autorité, plus d’administration, plus de justice pour permettre les transactions.

La question du retour, est celle que se posent des familles parties s’installer au Liban, en Arménie ou en Jordanie; elles reviennent au pays car la terre d’accueil est peu sûre. Le dernier attentat de Beyrouth qui a tué le chef des renseignements, W. Hassan, a dissuadé des chrétiens à rester sur place et puis le coût de la vie au Liban vient les déterminer à partir.

Mais quelle est la véritable situation sécuritaire à Alep ; quelle place occupe l’armée arabe syrienne ? On peut dire que cette dernière est présente surtout dans les quartiers chrétiens à travers la garde républicaine formée des soldats les plus fidèles au régime. Elle occupe 25% de la ville seulement mais s'appuie toujours sur l’aviation pour tenter de déloger les rebelles salafistes des quartiers de la ville.

Ailleurs hors d’Alep ? Pour les chrétiens, l’attention se porte sur la ville de Qamichli située dans le Nord-Est du pays, où très vraisemblablement, se prépare un scénario similaire à celui de Ras-El-Ain, avec ultimatum aux chrétiens pour quitter la ville et exécution de la menace, peu de temps après. Actuellement les habitants des villages chrétiens de la région, en particulier de ceux qui se trouvent sur le fleuve Khabour, trouvent refuge dans la ville de Hassakeh.

Des nouveaux acteurs dans le conflit ? Des intégristes de toutes sortes, des bandes armées diverses foisonnent et agissent pour le compte de parrains tenus secrets. Ils sèment la terreur et égorgent de simples et modestes citoyens au nom d’Allah. Nous revivons les premiers temps de l’Islam avec les ultimatums du prophète et de ses hommes appelant à la conversation sous menaces d’être passé par le fil de l’épée. La peur règne sur l’ensemble du territoire....L’histoire se répètera-t-elle ?

Dans cette mêlée, comment rester informés ? La population chrétienne s'accroche à certains media, dont le panorama a quelque peu changé : Elle s'informe auprès d'« Al Mayadine » qui est bien apprécié mais aussi par l'écoute de deux autres chaines « Ikhbarieh » et « Dounia ». A ces chaînes sympathiques aux chrétiens, sont venues se greffer des chaines "salafistes" « Al-Barada », « Al-Sharq », « Al-Jazira » et « Al-Arabia » ; Le Net prend une place de choix avec « Taht al-Mihjar » et « Akselser » mais aussi « Alep News » et « Akhbar as-Syrian » sans omettre les réseaux-sociaux tels que Facebook.

Pour conclure, quel constat faisons-nous ? Dans une guerre comme celle-ci, l’espoir est dans le détail, dans les gestes d'amitié, dans l’attention délicate, dans l'inconnu qui se présente et tend une main….L’espoir n’est ni auprès des gouvernements, ni dans les grands discours politiques, ni dans les ambitieux qui pointent leur nez dans les medias. Aucun d’eux n’a réussi en enrayer le conflit. Aucun Etat, aussi puissant qu’il ne prétend être n’a réussi à faire passer l'humain avant les considérations géostratégiques, et à stopper ainsi la marche vers la destruction de la Syrie.

lundi 24 septembre 2012

Alep : Une veillée sur la terrasse.

Alep - Lundi 24 Septembre 2012 - Il est 3h du matin sur la terrasse d'un immeuble d'Alep. Ici, il n’y a pas de toits en pente mais un simple recouvrement à plat. En ces jours d’affrontements urbains, les terrasses constituent un lieu de sortie favorable pour bien des familles qui n’osent plus mettre le nez dehors. Au moment où le soleil se couche, les voisins des différents étages arrivent progressivement à partir de 21h, pour y passer ensemble le restant de la soirée.

Le regroupement du voisinage s‘effectue en trois cercles. Le premier à se former est celui des hommes qui sont les premiers à monter ; hommes mariés et célibataires s'y retrouvent à l'heure convenue. Ils s'installent et rapidement abordent le sujet presque unique de leurs conversations : la politique et la situation sécuritaire en ville et dans le pays. Deux heures plus tard, avant que les enfants n'arrivent avec leurs jeux, se présentent les femmes venues rejoindre leurs époux et les jeunes filles célibataires. Les conversations se déplacent sur des considérations plus particulières ; chacun évoque les difficultés qu'il rencontre. Nous avons avec nous un fonctionnaire qui s'étend sur les malheurs de ses collègues, leur enlèvement et le pillage de leurs maisons ; puis les échanges tournent autour des réfugiés fraîchement arrivés en provenance d’autres quartiers. Nous plaignons la pauvreté des familles et le manque croissant d’aliments de base tels que les fromages et les viandes. La viande qui se vend encore n’est plus très fiable. Les animaux, vaches et moutons, tombent malades. Les bouchers abattent les bêtes sans surveillance, puisqu’il n’existe plus d’abattoirs en activité.

Le dialogue entre voisins n’en reste pas là. Les hommes s’interrogent sur les questions religieuses. Comme chrétien, je reçois les interrogations au sujet des différentes confessions chrétiennes ; Les uns et les autres demandent mon éclairage, car on me sait versé dans les questions religieuses. Quelle est la différence entre l’Islam et le Christianisme ? Quelle est la vision de la Vierge dans la religion des disciples du Christ ? En matière de morale, l’attitude et la mentalité des Occidentaux est un sujet qui intrigue. Mon point de vue, fondé sur ma connaissance de l’Occident m’est demandé. « Est-ce vrai que les habitants des pays de l’Ouest n’ont plus de mœurs ? « La pornographie ne serait-elle pas devenue leur modèle de vie » ? Il faut alors expliquer la dimension commerciale de ce phénomène qui est celui de l'érotisme et de la  pornographie répandus dans les espaces publics.

Bien entendu, les échanges glissent sur les dernières réactions relatives au film « L'innocence des musulmans » et les caricatures de Charlie Hebdo sur le Prophète Mohamed….et l’un de nos voisins, fidèle disciple du Prophète, de rappeler l‘existence de vrais musulmans qui croient  en la tolérance et qui la vivent.

Les femmes, ayant retrouvées leur place sur la terrasse, sont vite orientées sur les problèmes d’approvisionnement car elles ont le souci de nourrir les familles; tâches de haute importance en ces temps de pénurie. Elles se suggèrent mutuellement des plats à cuisiner mais aussi, pour la soirée, préparent ensemble le maïs sous forme de pop-corn ; on mange beaucoup de maïs en Syrie mais pas seulement car après 23 heures, les familles se mettent à dîner pour la deuxième fois, lorsque les épouses ont rejoint leur conjoints : Le Mezze alépin, qui est un des meilleurs au monde, ne perd pas ses droits, même en temps de guerre interne : « Tabouleh », « Fattouch » ces salades réputées se préparent toujours. On termine par les fruits, le thé et le café.

Certes, il y a les risques dus à la violence des armes, il y a ceux qui pèsent sur les enfants, premières victimes du conflit, mais dans la tête des femmes, il y a aussi les ravages secrets de la guerre. Les mœurs sont bousculées ; On se brouille entre frères mais aussi entre époux. La tension est parfois très forte ; il est alors difficile de conserver la tête froide. Les hommes sont parfois loin d’être dignes ; on le voit sur le terrain ; mais aussi dans leur vie familiale, ils multiplient les épouses en séquence, trouvent des raisons de divorcer et la préoccupation féminine se résume à rechercher le moyen de conserver le cœur du conjoint. Ah la sale guerre....

Réunion vers le milieu de la nuit, hommes et femmes tous ensemble passent au second dîner;  on se nourrit mais il faut aussi changer l’atmosphère, surmonter l'inquiétude ; chacun apporte son trait d’humour, sa blague  qui va lui faire oublier quelques instants la lourdeur pesante dans le coeur ; c’est à celui qui sera le plus drôle, jusqu’à l’instant d’après où tous les présents sont secoués par l'explosion de la fusée « Hawn » et par le bruit assourdissant des avions de chasse qui survolent le quartier avant d’aller lâcher leurs bombes sur les zones occupées par les « rebelles » ; et puis, le bruit sourd des explosions cède la place aux incendies.

Sur la terrasse, après les détonnations, comme dans une sorte d’insouciance, l’ambiance redevient familiale, les murs confessionnels, ethniques, religieux et même politiques s’écroulent. Les partisans du régime et les opposants non-violents, qui refusent de prendre les armes [car ils souhaitent vraiment la démocratie] se remettent à échanger ; les partisans non-violents des deux bords refusent de contribuer à la destruction du pays; ils ont le même problème et la même finalité « comment améliorer la société en éliminant le plus possible la corruption et l'injustice » ?

La nuit avance en profondeur, l’acceptation de la réalité violente et intolérable est bien dans les esprits, on me demande alors de m’étendre sur les différentes doctrines des yézidis, des druzes... Nous approchons 2 heures du matin, le moment pour les musulmans de prier ensemble tandis que nous, chrétiens de la terrasse, nous prions « Notre Père » et nous « Saluons Marie » pour la paix en Syrie. Et la prière se poursuit avec un chant à Marie entonné par les chrétiens et des versets coraniques sur la Vierge psalmodiés par un voisin musulman. La nuit avance au son des chansons du « Kouddoud Halabieh » qu’accompagne le « ‘oud » d’un jeune homme qui joue de toute son âme comme persuadé que le son de son instrument va ramener la paix.

Nous nous retrouvons ainsi dans l'ambiance des premiers temps du Christianisme où les chrétiens, « unis dans un même cœur », celui du Christ, partageaient leur nourriture. Ces moments sont une vraie consolation et promettent une résurrection proche pour la Syrie souffrante, trébuchante, lancinante, qui se relèvera de la conspiration.

L'auteur a demandé à rester anonyme.

mercredi 12 septembre 2012

Un chrétien d'Alep témoigne de la situation des chrétiens de sa ville.

Alep - Le Mercredi 12 Septembre 2012 - Un chrétien d'Alep témoigne par téléphone (pas d'images) de la situation des chrétiens de sa ville : La situation alimentaire, l'approvisionnement en eau, l'attitude des éléments de l'ASL, la progression sur le terrain, la situation financière au regard d'une activité économique de guerre soumise au marché noir. La nécessité de protéger les jeunes incorporés de force dans la rébellion, tels sont les aspects évoqués par le témoin qui s'exprime de manière anonyme pour raison de sécurité bien évidemment.

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lundi 10 septembre 2012

Message d'une damascaine.

Damas – Lundi 10 Septembre 2012 – Ne devrait-on pas écrire plus souvent pour narrer ce que nous vivons ici à Damas ? Mais écrire pour quoi dire ? Que la situation empire ?  

On ne sait où va nous conduire cette sale guerre intestine qui nous est imposée ? Le pays est brisé. Il semble fini. L’infrastructure est presque détruite ; beaucoup de produits manquent, même pour ceux qui pourraient les payer ; Les médicaments sont de moins en moins disponibles car les usines se trouvent dans les banlieues des trois grandes villes atteintes par le conflit.

Comment faut-il nommer cette situation absurde ? Guerre ? Guerre civile ? Guerre aux Salafistes ? Guerre à l’opposition ? Guerre planifiée, manigancée ou insurrection guerrière ? Nous ne savons. Peu importe...car en attendant le pays n’est plus le même. Il est méconnaissable. Peut-être l’objectif était-il seulement de le rendre méconnaissable, de lui faire réaliser un grand bon en arrière. L'objectif serait-il atteint ? 

En dépit du découragement qui affecte la population, la ville de Damas vit tout de même, les gens essayent de s'adapter et tentent de s'y faire ; mais peut-on s’y faire ? Les restaurant sont remplis dans les quartiers encore épargnés, mais épargnés jusques à quand ? Pour le moment, la vie est plus forte…et cela nous console un peu. – M.A.

samedi 11 août 2012

Dernières nouvelles des Chrétiens d’Alep.

Alep (Syrie) – Mercredi 15 Août 2012 (11:30 heure locale) - Les communications téléphoniques ont repris avec la ville d'Alep.

Alep (Syrie) – Dimanche 12 Août 2012 - Les communications avec Alep par lignes fixes, mobiles ou Internet sont interrompues depuis samedi soir 11 Août 2012.

Alep (Syrie) – Samedi 11 Août 2012 - Nous apprenons ce matin que des éléments armés de l'ASL ont lancé, hier soir vendredi, des obus contre la Cathédrale Arménienne orthodoxe des Martyrs, sur les habitations de deux prêtres grecs orthodoxes et sur l'archevêché grec catholique. L'obus tombé sur l'archevêché qui est situé à Salibeh dans l'ancien quartier chrétien n'a toutefois pas explosé.

Alep (Syrie) – Vendredi 10 Août 2012 (15:00 heure locale) - Les quartiers chauds d'Alep, Salah-Eddine, Ansari et Sukkari ont finalement été évacués par l’ASL dont les membres demeurés dans la vieille ville seraient actuellement  pourchassés.

Les réfugiés sont toujours à l'abri dans les écoles, les mosquées et les jardins publics qui ont été ouverts à cet effet. Durant les bombardements, la population se terre et éprouve une grande peur, surtout à la suite de la rupture d'approvisionnement en électricité réduit à quatre heures par jour en raison du dynamitage par l’ASL de la centrale électrique. La panique règne. Les gens courent dans les rues à la recherche de pain car dans la journée, ils ne voient aucune accalmie leur permettant de sortir pour s’approvisionner.

Les citoyens restés sur place auraient encore des provisions notamment de « bourghol » (blé concassé) et de fromages. Des vendeurs passent dans les maisons, au risque de leur vie, pour vendre des ingrédients au prix fort.

A la suite des accrochages qui eurent lieu récemment dans les quartiers syriaque et dans celui de Jalaa, les magasins des coopératives d’Etat ont été fracturés et volés ; les biens furent vendus à bas prix.

Dans le quartier syriaque, pour s’approvisionner, les chrétiens se rendent plutôt dans le secteur voisin d’Achrafieh dominé par les kurdes et protégé par leur parti (le PKK) ; parfois ils se font accompagner d’une connaissance kurde.

Avec l’aggravation de la situation, les Eglises offrent aux nécessiteux des paniers de vivres contenant fromage, huile et beurre. Des comités mixtes, constitués de chrétiens et de musulmans, rendent visite aux réfugiés regroupés dans des écoles ; ces comités nettoient aussi les rues, car depuis deux semaines les ordures ne sont pas ramassées.
 
La solidarité intra-chrétienne et islamo-chrétienne ne semble gère avoir été affectée par les évènements. Au contraire, elle se serait accrue. Une femme musulmane décédée dans le quartier syriaque s’est vue enterrée par un couple chrétien, sous les balles, avec l’aide de l’armée.

Les voisins se rendent visite sans considération confessionnelle. En cette période de Ramadan, l’Iftar est partagé par les chrétiens qui mangent avec les musulmans. La population a bien conscience qu’une guerre inter-religieuse est attisée. Elle cherche à faire barrage à ce « complot », consciente qu’un pourcentage élevé des rebelles est d’origine étrangère. On découvre aussi que la partie modeste de la population des quartiers chauds qui avait bien accueilli les rebelles à leur arrivée dans la ville, commencerait à le regretter.

Dans le quartier syriaque, les éléments de l’Armée Syrienne « Libre », se cachent et tentent de semer la terreur. Ils enlèvent les jeunes gens pour les échanger contre une rançon ou pour les forcer à combattre à leurs côtés ; aussi les familles évitent-elles de laisser les jeunes sortir de la maison. En revanche, ils n'inquiéteraient pas outre mesure adultes de confession chrétienne et les moins jeunes parmi eux.

Dans les témoignages que nous recevons il nous est dit que les éléments armés de l’ASL, barbus et porteurs de drapeaux noirs, sont incapables du moindre dialogue. « Ils sont absolutistes; tout doit être islamisé »,. Ces barbus fanatisés détiennent des listes de fonctionnaires, d’officiers ou de collaborateurs du régimes (les Chabihha) à faire mourir quelque soit leur religion.

Hier, dans le quartier mixte (arménien et kurde) de Boutan al-Bacha, des membres de l’ASL s’en sont pris à des arméniens âgés menaçant de les tuer si l’armée pénétrait dans le quartier qu'ils occupent.

Les blessés chrétiens sont actuellement soignés dans les dispensaires de l’Etat ou dans les hôpitaux privés. Hier jeudi, six chrétiens ont été tués en tentant de protéger leur quartier.

Tous ces dangers ont poussé la population à partir en dépit du prix extrêmement élevé du transport pour échapper. Les taxis demandent $150 pour atteindre l’aéroport. Les partants préfèrent tenter de se rendre à Beyrouth pour rejoindre l’Europe. Dans le quartier syriaque, des Kurdes ont rejoints leurs villages et des chrétiens ont préféré retourner dans leurs villages de Qnayeh, Gassanieh et Jdaydeh bien que dans ces localités les dangers sont plus grands en raison de la proximité de la frontière turque qui voit passer des centaines voire des milliers d’hommes armés

Les situations les plus désolantes sont celles des chrétiens miséreux qui n’ont plus de gaz pour cuisiner et qui sont sans travail. Leur unique espoir provient de leur foi dans le Christ qui ne peut les abandonner.

Oui ! L’espoir est là particulièrement ces derniers jours où la population espère le retour de l’armée qui depuis deux jours tente de ramener un peu d’ordre et d’organisation. Des quartiers détenus par l'ASL et la citadelle d’Alep viennent d'être reprises.

Unissons-nous à la prière de nos frères chrétiens d’Alep : « Ô Mère de Dieu, sauve ton esclave des dangers car il s’appuie sur toi. Regarde-nous avec compassion et prend pitié de nous, tes esclaves, Ô Mère de Dieu ».

samedi 4 août 2012

Témoignages en provenance des quartiers chrétiens d'Alep.

Nous publions ici les témoignages d'un chrétien vivant actuellement dans l'un des quartiers chrétiens d'Alep.

Alep (Quartier syriaque) - Dimanche 5 Août 2012 (00:30) - Notre quartier n'a pas été touché mais l'Armée Syrienne "Libre" envoie des hommes armés enlever tous fonctionnaires, officiers de l'armée, policiers, médecins ou les enfants des parents.

J'écris du quartier Syriaque "Jadideh" où toutes les écoles sont transformées en refuges pour les familles fuyant les quartiers chauds. A 100 mètres de chez moi se trouvent des bureaux des services de renseignements Jinayeh et Askariyeh qui furent plusieurs fois attaqués. Des Chrétiens bénévoles (Maristes, Legions, Scouts...) leur offrent de l'aide.

A l'heure où j'écris, l'offensive a repris; les avions de chasse, Sukhoï et Mig 21,... sont en action. Ce sont les mêmes avions qui ont liquidé les rebelles qui avaient tenté d'occuper la Radio-Télévision syrienne. Au cours de ces actions, il semble qu'il y ait eu une centaine de mort en majorité des salafistes, des afghans, des talibans, des libyens mais très peu syriens.

On dit que la vraie bataille n'a toutefois pas encore commencé.

Alep - Samedi 4 Août 2012 (08:41) - Dans la nuit l'offensive de l'armée syrienne sur Alep pour déloger les éléments armés de l'ASL a commencé; les Mig 21 n'ont pas cessé de survoler le ciel de la ville.

Alep - Vendredi 3 Août 2012 (15:40)- « Alep, c'est vraiment l'enfer et la situation rappelle celle de Beyrouth en 1976.  Les accrochages sont continuels et à présent étendus à l'ensemble des quartiers de la ville. Ils mettent aux prises l'armée syrienne et l'ASL d'une part, mais aussi d'autre-part, les tribus de « Bari » et de « Baggara » qui s'apprêtent à affronter cette même armée syrienne « libre » d'autre part. En effet, le massacre de 13 membres de la tribu de Bari par les bandes de l'ASL vont entraîner la réplique des premiers.

En effet, les tribus bédouines préparent des dizaines de milliers de combattants pour une prochaine bataille alors que l'ASL alliée au Parti kurde (PKK), se prépare dans les quartiers kurdes à la confrontation.

Les voleurs sont nombreux et les vols très frequents; ils forment des bandes qui profitent de l'anarchie. Les enlèvements sont quotidiens en raison de la paralysie des forces de sécurité et de police. En deux mots : C'est la pagaille et l'anarchie régnantes.

Les bombardements quant à eux ne cessent guère jour et nuit; depuis 10 jours nous n'avons plus de pain ni de carburant; les échoppes sont fermées et même les ambulances ne répondent plus à l'appel pour le transport des blessés. Nous passons les nuits dans les caves.

Les parties en présence considèrent la bataille d'Alep comme decisive. Si, à Dieu ne plaise, la ville tombe dans les mains de l'ASL, ce sera la fin du régime mais aussi de celle des minorités, en raison de l'aveuglement des éléments armés. Mes collègues à Damas m'ont assuré que les quartiers chrétiens de la Capitale, Bab Touma et Charqi sont également menacés. La situation est très sombre »; on s'attend au pire et à ce que l'affrontement dure longtemps. L'ASL occupe 75% d'Alep, tandis que l'armée syrienne fait le siège de la ville.

mercredi 25 juillet 2012

Alep : Violence continue...


Alep - Le 25 Juillet 2012 (Site Aks Al-Sayr *) - Pour la troisième journée consécutive la situation sécuritaire dans la ville d'Alep continuait à se déteriorer hier, à la suite de la proclamation par l'Armée Syrienne « Libre » de sa domination sur les quartier d'Al-Sakhour, Al-Maïssar, Tariq al Bab, Bab Al-Hadid, Qadi 'Askar, Al-Chaar, Salah-Eddine, et Boustan al-Qasr. L'escalade des affrontements entre les deux parties a atteint un point tel que la journée d'hier ne fut jamais égalée en violence depuis une trentaine d'années, pour ceux qui se souviennent des évènements des années quatre-vingt.

Les affrontements ont débuté hier mardi 24 juillet à l'aube en prolongation des évènements de la veille et suite à l'annonce par l'ASL de son contrôle des quartiers pré-cités. L'aviation syrienne a survolé la plupart des zones tenues par l'ASL tandis que tout au long de la soirée, on a pu entendre des tirs à la mitrailleuse lourde qui se sont prolongés jusqu'à l'heure de l'Iftar, après quoi un calme relatif s'est installé dans la ville permettant un retour de l'activité durant quelques heures jusqu'au moment de l'annonce par l'ASL.

Dans le quartier de Salah-Eddine qui fut témoin des affrontements et des évènements les plus graves puisqu'ils ont débuté par la rumeur de l'empoisonnement des eaux potables qui s'est avéré par la suite être un mensonge, des dizaines de familles ont été vues s'enfuir en compagnie d'autres provenant du quartier de Saïf Al-Dawla où des habitations avaient été détruites par des obus ayant tué et blessé des habitants et entraînant des dégâts matériels importants.

Dans le quartier d'Al-Maïssar les rues se sont vidées des piétons, après que les militants de l'armée syrienne « libre » eurent coupé la voie principale menant au rond-point de Bab Al-Hadid; cette voie demeure fermée. Ici aussi, des familles ont été vues s'enfuir en diverses directions.

Des habitants ont communiqué au site Aks Al-Sayr, par téléphone que des tracts avaient été lancé d'hélicoptères appelant les habitants du quartier « Al-Chaar » d'évacuer leurs habitations. consignes que nous ne furent pas en mesure de vérifier.

Le survol de la zone par les hélicoptères syriens s'est poursuivi tout au long de la journée en même temps que des tirs nourris étaient entendus de temps à autres avec le tir des mitrailleuses lourdes.

Un habitant d'Alep aurait aperçu des obus tomber sur des habitations situées dans la zone des combats qui auraient entraîné la mort de cinq personnes au moins, non identifiées, pour l'heure. Quant aux affrontements, on apprend que la quartier de la mosquée Al-Zahra fut témoin d'accrochages sérieux visant des barrages de la sécurité chargés de protéger les abords de l'immeuble des renseignements aériens. Nous ignorons l'ampleur des dégâts causés par ces affrontements.

Les manifestations d'Alep ont repris alors que les évènements se précipitent, à moins que ce ne soit pour accompagner l'armée syrienne « libre » de façon publique après la prière du soir; c'est ce qui s'est passé dans les quartiers de Salah-Eddine et Boustan al-Qasr.
   
Les pages Facebook étaient très présentes dans la couverture des évènements d'hier, en raison de l'absence quasi-intégrale de médias officiels; certaines pages mentionnaient que cinq citadins avaient succombé aux balles de l'armée syrienne « libre »  près de l'hôpital de la Pitié (Dar Al-Shifa). D'autres pages à la sensibilité différente, se référant aux évènements de la journée, déclaraient que les hélicoptères de l'armée auraient utilisé des mitrailleuses dans les affrontements sur la région entre l'armée syrienne et l'ASL. 

Toujours dans le contexte des affrontements armés d"hier, les pages Facebook de l'opposition ont loué les pages du réseau social du dénommé Mohamed Waki affirmant qu'il faisait partie des leurs et qu'il serait mort au cours d'un accrochage avec l'armée syrienne dans le quartier de Bab al-Hadid. 

Et puis des obus sont tombés sur des habitations dans le quartier de Salah-Eddine entraînant des morts, des blessés et des incendies et parmi les victimes trois identifiées qui sont Mohamed Mazik, Mohamed Nafous et Zakaria Nafous.

Toujours dans le quartier de Salah-Eddine les éléments de l'ASL ont distribué des tracts et appelé par  muezzin à l'évacuation des immeubles en raison de ce qu'ils ont qualifié être « en prévention d'un bombardement ciblé de l'armée syrienne  ». De même dans le quartier de Bustan Al-Qasr, où les éléments de l'ASL ont encerclé une partie des forces de sécurité encore présentes sur place et demandé par hauts-parleurs qu'ils se rendent après un accrochage entre-eux. 

Il n'est toujours pas possible d'avoir une estimation du nombre de victimes suite aux affrontements d'hier. La vie sur place est paralysée, les rues sont vides et à l'heure où nous écrivons les combats seraient encore plus violents en raison de l'avancée des unités de l'armée syrienne en direction d'Alep.

* traduction de l'arabe : Le Veilleur de Ninive

dimanche 22 juillet 2012

Syrie : Messages de détresse reçus du quartier Chrétien d'Alep.

Alep - Mardi 24 Juillet 2012 (Reçu à 16:20 GMT+1) - « La situation est dramatique. Une véritable bataille se déroule ici. Les victimes tombent par dizaines. Les quartiers chrétiens sont visés. L'électricité est coupée 14 heures par jour; les magasins sont vides quand ils ne sont pas détruits et pillés.

L'Armée Syrienne Libre (ASL) tente de faire sauter les réservoirs d'eau de la ville. Les bombardements sont continus. Nous entendons des déflagrations presque toutes les minutes.  

Dans des quartiers de la vieille ville d'Alep, les éléments armés de l'ASL vident les maisons, violent les filles et tuent des civils sans raisons. Nous vivons une véritable guerre civile.»

Alep - Mardi 24 Juillet 2012 (15:00 GMT+1) - Les forces de sécurité syriennes affrontent actuellement des éléments armés dans le quartier de Sukkarieh et de Salah ed-dine à Alep. Les groupes armés terrorisaient la population et commettaient enlèvements et assassinats, bloquant les routes tout en s'attaquant aux bien privés et publics.

Les combats semblent entraîner des pertes importantes, en particulier chez les rebelles, dont certains ont été arrêtés avant de remettre leurs armes.

Alep - Lundi 23 Juillet 2012 - Aujourd'hui les accrochages entre l'armée syrienne et les éléments armés de l'ASL se sont poursuivis dans tous les quartiers de la ville même dans les zones chrétiennes. 

La panique règne partout; les cadavres restent au sol et les ambulances ne parviennent pas à les retirer. Sur le plan de l'approvisionnement, l'électricité est interrompue plus que dix heures par jour. Sur le plan alimentaire, on trouve les ingrédients nécessaires et indispensables : Bourghol, riz, un peu de viande et des boites de conserves. 

Les locaux des forces de sécurité se trouvent en plein quartiers chrétiens; ils sont visés et menacés. Concernant les sources d'information, notamment la télévision, il nous a été demandé de nous brancher aux chaînes locales si les chaînes syriennes qui nous parviennent par satellites sont coupées ou reprises par les rebelles. 

Nous comptons toujours sur Dieu pour nous protéger et sauver notre pays.

Alep - Dimanche 22 Juillet 2012 - Depuis ce matin Alep est sous le feu et de durs combats se déroulent entre les rebelles et l'Armée syrienne. Les éléments armés se promènent dans nos quartier menaçant les chrétiens en criant : "Demain votre tour".

Pensez à nous dans vos prières et merci de diffuser.

Que de crimes commis sous couvert de démocratie et au nom d'une "révolution" sanguinaire qui n'accouchera que de mensonges et d'injustices ?

Les innocents ne sont pas les rebelles armés jusqu'au dents par des Etats étrangers, et connus de tous, mais ceux qui sont désarmés et menacés par les fanatiques sans contrôle. 

samedi 8 octobre 2011

Irak : Ankawa, une ville qui accueille toujours plus de chrétiens.

L’Eglise demande de l’aide pour répondre à la ferveur religieuse

ROME, Vendredi 7 octobre 2011 (ZENIT.org) – Il existe un lieu en Irak où le nombre des chrétiens a triplé ces dernières années, affirme un évêque aux prises avec un fort afflux de personnes fuyants les actes de persécution et d'oppression.

Il s’agit des chrétiens d’Ankawa, un faubourg d’Erbil, la capitale kurde. Leur nombre est passé de 8.500 dans les années 90 à plus de 25.000 aujourd’hui. 1.500 d’entre eux sont arrivés ces dernières années, dont beaucoup après l’attaque du 31 octobre 2010 contre la cathédrale syro-catholique de Bagdad qui a fait 58 morts et plus de 70 blessés.

Mais les chrétiens qui arrivent à Ankawa ne proviennent pas seulement de la capitale irakienne, mais de tout le pays : Mossoul au Nord, Kirkouk au nord-est, et même Basra, à l'extrémité sud, qui se trouve à des centaines de kilomètres.

Mgr Bashar Warda, l’archevêque d’Erbil, a confié dans un entretien à l’association internationale Aide Eglise en détresse (AED), que ces personnes ont besoin d’aides. Elles arrivent en effet à Ankawa dans une situation de grande pauvreté.

« Elles ont besoin de travail, d’assistance médicale et d’un toit », a-t-il précisé, et elles « attendent beaucoup de l’Eglise ».

Nombre de ces chrétiens, a-t-il ajouté, voient Ankawa comme une étape en vue d’une éventuelle émigration vers la Turquie, le Liban ou la Jordanie.

Mgr Warda décrit ces fidèles comme des personnes « très solides dans leur foi ». Il regrette qu’il n’y ait que trois églises à Ankawa où il manque de prêtres et de catéchistes.

L’archevêque espère en la construction d’une quatrième église à Ankawa, ville où l’AED a aidé à l'évacuation de séminaristes qui étudiaient dans le district de Dora à Bagdad, et qui a été le théâtre d'une série de meurtres et d'enlèvements de chrétiens entre 2004 et 2007.

L’AED a garanti une aide pour les prêtres, du matériel de formation et des denrées alimentaires pour les familles chrétiennes, fournies par les religieuses qui passent de village en village.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.