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mercredi 27 janvier 2016

Syrie : Vivre avec les chrétiens d'Alep demeurés sur place...

Le 27 Janvier 2016 - Cette video a été realisée par l'Association SOS Chrétiens d'Orient. Il s'agit d'un travail remarquable non pas tant par la qualité cinématographique, encore qu'il s'agisse d'une réussite, vue les conditions de vie sur place, mais par l'occasion que cette réalisation télévisuelle offre aux alépins de s'exprimer.....

Portons loin leurs voix qui, sous un ton calme, reflète une supplication pour que l'Occident rétablisse l'équilibre entre les mercenaires assassins et leur victimes.

En donnant aux chrétiens d'Alep, la vingtaine de minutes nécessaire à la vision de cette video, nous partageons ces moments poignants que vivent les alépins, dont la moindre qualité s'est révélée être le courage dans l'adversité.

Bien sûr entre des syriens arrivés comme réfugiés dans les pays d'Occident et des alépins demeurés dans leur ville, la priorité et l'essentiel de l'effort d'aides doit s'orienter vers ceux qui sont restés fixés à leur Eglise syrienne. Remercions les pour leur vaillance.



Source : Boulevard Voltaire.

lundi 18 janvier 2016

Syrie : Les Arméniens de Syrie survivent en affrontant le terrorisme.





Avant le déclenchement des hostilités en Syrie, en 2011, plus de 80.000 Arméniens vivaient dans le pays. Les lieux de résidence regroupés de la communauté arménienne étaient les villes d'Alep, de Damas, de Deir ez-Zor et de Lattaquié, cependant des villages et des quartiers arméniens étaient dispersés à travers le pays.

Depuis le début du conflit syrien, la communauté des Arméniens syriens reste fidèle au gouvernement du pays, en participant à toutes les grandes batailles contre les rebelles radicaux.

Après l'attaque de Kessab par les islamistes, 17.000 volontaires arméniens sont arrivés de la ville d'Alep afin de protéger leurs terres. Les milices arméniennes considéraient cette bataille comme une obligation morale de lutter contre les forces islamistes. Ils appellent les militants islamistes les "terroristes ottomans", en incitant à défendre leurs terres contre les mêmes forces qui auraient commis le génocide de 1915.
Heureusement, la plupart des habitants ont réussi à fuir vers Lattaquié. Ainsi, environ 700 familles arméniennes ont été secourues. Cependant, plusieurs civils ont trouvé la mort lors de l'assaut des djihadistes.
Les habitants de Kessab rescapés ont appelé la diaspora arménienne dans le monde entier.
"Ceci est un appel à tous les Arméniens. Ceci est un appel à toute l'humanité. Le monde a besoin de connaître la vérité. Nos vies dépendent de votre action. Si vous ne réagissez pas, une mort terrible nous attendra, nous serons massacrés froidement ainsi que de nombreux Arméniens d'Alep et d'autres villes syriennes".
Ils ont également qualifié les hostilités de Kessab de nouvel acte de génocide, en affirmant que les takfiristes étaient soutenus par le gouvernement turc.
Après le début de la crise syrienne, la population arménienne a été contrainte de fuir la persécution. Pendant ce temps, la ville de Kessab abrite toujours des Arméniens.
Qu'est-ce qui a changé pendant ce temps? Comment les Arméniens vivent-t-ils en Syrie maintenant, en particulier à Kessab?
Le maire de la ville de Kessab Sebukh Kurkcuyan a déclaré, dans une interview accordée à Sputnik, que jusqu'en 2011 Kessab comptait près de 4.000 habitants, mais après le début des affrontements militaires et les attaques sur la ville, la population est tombée à 2.500 personnes. Une partie de la population arménienne s'est déplacée à Lattaquié et à Damas, certains d'entre eux sont partis dans les pays voisins.
"La plupart de ceux qui ont quitté Kessab n'ont pas abandonné leur maison pour toujours. Les groupes armés, qui ont attaqué la ville, ont détruit et brûlé de nombreuses maisons et des magasins. Pour cette raison, beaucoup d'habitants ont été forcés de se déplacer pour trouver du travail et pour gagner leur vie", a raconté M.Kurkcuyan.
Après que l'armée syrienne, avec la participation des milices arméniennes, ont repris Kessab des mains des djihadistes, des travaux de reconstruction ont eu lieu dans la ville. Plusieurs restaurants et magasins ainsi que des églises, détruits ou brûlés lors des affrontements, ont été reconstruits. Cependant, il y a toujours certains problèmes.
"Les habitants de notre ville vivent presque exclusivement de l'agriculture. Lors des attaques, les terroristes ont brûlé plus d'un quart de toutes les terres arables à Kessab. Pour les restaurer et pour rétablir les activités agricoles, il faudra au moins 10 ans", a ajouté le maire de Kessab.
Source : Spoutnik



dimanche 17 janvier 2016

Syrie : Déjà six mois que le Monastère de Mar Elian et ses deux Eglises furent entièrement détruits....


Le 17 Janvier 2016 - Près de six mois jour pour jour viennent de passer après que le Monastère de Mar Elian à Qaryatain en Syrie ait été détruit.  
Le 21 Août 2015, Radio Vatican annonçait la triste nouvelle. Elle écrivait sur son site : "des membres de l’Etat islamique ont détruit un monastère dans la ville d’Al-Qaryatayn, au-sud-est de Homs et au nord-ouest de Damas.....".
Presque révolté, le Patriarche Joseph III Younan des Syriens Catholiques faisait alors une déclaration franche qu'il est possible de lire sur le site de l'Oeuvred'Orient.
Près de 300 familles chrétiennes vivaient sous sa protection; ells quitteront toutes la ville de Qaryatain à la limite de laquelle se trouvait le couvent. De ces 300 familles, 200 personnes sont enlevées dont le Père Jacques, prêtre syrien-catholique détaché auprès de la communauté monastique d'Abraham et supérieur du Couvent. Son Diacre disparaît avec lui. Il témoigne de son enlèvement ici sur le portail Catholique Suisse. Au sujet du Monastère, il s'explique : "Les djihadistes ont détruit les 2 églises et le monastère. Ils voulaient utiliser une église comme école pour enseigner la charia, la loi islamique, et ils ont brûlé tous les livres, les habits sacerdotaux, même les jeux des enfants!". Le reste des habitants chrétiens prenait la fuite dans une panique indescriptible.
Il ne reste plus de chrétiens à Mar Elian, près de ce couvent qui nous fait remonter à 1500 ans en arrière avec une longue histoire dont témoignent les fouilles archéologiques qui environnaient le couvent. 
Après six mois de ce terrible méfait, le Veilleur de Ninive se souvient d'un sacrilège contre Dieu et l'Esprit qui a entraîné mort d'hommes, blessures intérieures, exils, destructions matérielles, gaspillages, misère....
Pour les chrétiens, le pire de tout réside dans le fait que c'est le sanctuaire, le Saint des Saints de Notre Seigneur Jésus-Christ qui fut détruit....Deux Eglises mises à terre.... En Orient sur un sanctuaire ne doit émerger qu'un sanctuaire....
C'est au quatrième siècle que le Couvent est bâti autour de la Sainteté de Mar* Elian de Homs (Emèse).
* Mar signifie "Saint" en syriaque.

dimanche 25 octobre 2015

Que pense le Sayyed Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah, de la politique américaine ?

Beyrouth, le 24 Octobre 2015 - Le Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a lancé hier une attaque virulente contre la politique des États-Unis dans la région, dont il a stigmatisé les relations avec l'Arabie saoudite.

Dans un discours de près d'une heure qu'il a prononcé à la veille de la Achoura, dans le complexe Sayyed al-Chouhadaa, où il s'est rendu pour l'occasion, le leader du parti chiite a d'abord insisté sur la constance des objectifs américains dans la région, indépendamment de l'alternance du pouvoir à Washington. « Les États-Unis ne se comportent pas comme une superpuissance d'une manière arbitraire, mais visent des objectifs précis qui ne varient pas d'une administration à l'autre. Seules les méthodes changent », a d'abord souligné Hassan Nasrallah. « En tant qu'héritiers des anciennes forces coloniales, les États-Unis, soutenus par ce qu'il reste de ces forces, comme la Grande-Bretagne et la France, ont pour objectif d'imposer leur hégémonie politique, militaire, sécuritaire et économique, voire culturelle et religieuse, dans la région », selon lui.

« Quel que soit le poids de leur interlocuteur dans la région, qu'il s'agisse de peuples, de gouvernements, de forces politiques ou de groupes sociaux, tous doivent faire preuve de servilité et de soumission à l'administration américaine, a-t-il ajouté. Il est interdit à tout État arabe ou islamique, comme l'Égypte ou le Pakistan, de devenir un État fort, c'est-à-dire indépendant, libre et souverain », a-t-il expliqué.

Énumérant plus d'une fois les quatre objets de convoitise américaine dans la région (« la politique étrangère, la sécurité, le pétrole et l'économie des pays arabes et islamiques, notamment l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis »), il a qualifié ces pays de « gouvernorats tout au plus, mais pas d'États en bonne et due forme, puisque leur décision de guerre ou de paix, leur politique étrangère et leur marché relèvent entièrement des Américains ».

Même Israël n'échappe pas à l'hégémonie des États-Unis. « Israël n'est pas un projet d'hégémonie américano-occidental, mais un outil d'exécution de ce projet », a-t-il précisé, renvoyant aux États-Unis, plus qu'à Benjamin Netanyahu, « la responsabilité des actions d'Israël ». Estimant que « le pétrole et le gaz sont l'un des principaux motifs de la politique d'hégémonie des États-Unis dans la région », le secrétaire général du Hezbollah a dénoncé en substance l'instrumentalisation américaine des pays arabes. « En apparence, les ressources pétrolières et gazières appartiennent aux pays arabes et islamiques. En réalité, les gouvernements de ces pays ne sont même pas capables de fixer leur prix de pétrole ou de gaz. Le pétrole de la région appartient aux compagnies pétrolières américaines, qui, avec les producteurs d'armes, sont ceux qui gouvernent l'Amérique. C'est d'ailleurs des armes d'une valeur de centaines de milliards de dollars US que de nombreux pays arabes ont achetés aux sociétés américaines au cours des dernières années. »

C'est ensuite l'ambivalence de la politique de Washington que le leader chiite a décrite. « Tout le discours américain sur les droits de l'homme et la démocratie est un discours vide, puisque Washington parraine les dictatures régionales les plus puissantes et les plus corrompues », a-t-il dénoncé. Dans une allusion à peine voilée à l'Arabie saoudite, il a accusé les États-Unis de « soutenir les régimes qui condamnent ses internautes à des coups de fouet », ce qui signifie que « les slogans de liberté véhiculés par les États-Unis et qui leurrent malheureusement certains peuples de la région ne sont que mensonges ».

« D'une part, les États-Unis parrainent et soutiennent les régimes dictatoriaux, de l'autre, ils décident de dénoncer les régimes et les peuples qui choisissent de ne pas se soumettre à la volonté de Washington », a-t-il encore affirmé, revenant sur les rapports irano-américains. « L'interdiction imposée à l'Iran pendant treize ans de produire l'arme nucléaire – sachant que cette production est un droit élémentaire de tout État – et les sanctions qui l'ont accompagnée étaient fondées sur des informations mensongères diffusées par Washington, selon lesquelles l'Iran avait soi-disant déjà mis au point une bombe atomique et l'avait cachée », a-t-il déploré, citant dans ce cadre le président « d'un grand État, la Russie, qui a reconnu que les États-Unis ont leurré le monde sur la question du nucléaire iranien ».

L'aide à l'État islamique

Sur la base de tous ces précédents « points fondamentaux » de la politique régionale, le secrétaire général du Hezbollah a apporté un diagnostic régional général : « La guerre dans la région est une guerre menée par Washington, suite à sa défaite en Irak et en Afghanistan, et après le soi-disant printemps arabe, contre tous ceux qui refusent la soumission. En Irak et en Syrie, la guerre est la même, quelle qu'en soit la forme (...). La résistance au Liban depuis 1982, la Syrie d'Assad, la Palestine et l'Iran ont mis en échec le projet du nouveau Moyen-Orient, et du point de vue des États-Unis, ils doivent en payer le prix (...). Il y a, d'une part, ceux qui refusent la soumission et, de l'autre, l'axe que commandent les États-Unis. »

Hassan Nasrallah a dénoncé en outre l'instrumentalisation, « au service du projet américain », des puissances arabes qui « envoient des takfiristes combattre, par dizaines de milliers, dans tous les pays du monde ». « Cela aurait-il été possible sans le feu vert de Washington ? » s'est-il interrogé. « La guerre saoudienne au Yémen est une guerre américaine », a-t-il indiqué.« Les États-Unis sont le vrai commandant de la guerre dans la région (ni Joulani, ni Zawahiri, ni Baghdadi...) », a ajouté Hassan Nasrallah, les accusant « avec tous leurs amis (ou serviteurs) régionaux d'aider et de soutenir l'État islamique en Irak et en Syrie ».Estimant que la guerre menée en Syrie « vise à soumettre ce pays non pas à la volonté saoudienne, mais à la volonté américaine », il a estimé que l'un des moyens obéissant à cet objectif est « de transformer cette guerre en guerre sunnite-chiite ».« C'est ce que Washington veut précisément », a-t-il affirmé, jugeant toutefois que « cette entreprise a échoué », grâce notamment « aux positions des ulémas sunnites fidèles et sincères dont je reconnais le plus grand mérite de la mise en échec du projet de greffer un caractère confessionnel au conflit en cours ».


REUTERS/Khalil Hassan

lundi 6 juillet 2015

La plus grand maladie du début du XXIe siècle est le mutisme et la complicité silencieuse.

La Video parle par elle-même.
 
En union avec nos frères martyrisés en Syrie et en Irak, que chacun parle avec Coeur et compassion de ces deux pays à trois personnes...Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit.


 
 

mardi 16 juin 2015

Vladimir Poutine : la destruction des valeurs traditionnelles est...foncièrement anti-démocratique.

  

Chers collègues,

Le développement mondial se fait de plus en plus dynamique et controversé. Cela implique une plus grande responsabilité historique pour la Russie, non seulement en tant qu’élément clé de la stabilité mondiale et régionale, mais aussi en tant que nation qui défend toujours ses valeurs et ses principes, à la fois sur le plan national et international.

La concurrence militaire, politique, économique et médiatique est à la hausse dans le monde entier au lieu de reculer. Tandis que la Russie se renforce, d’autres puissances mondiales l’observent de près.

Nous avons toujours été fiers de notre pays. Mais nous n’avons pas d’aspirations à devenir une superpuissance, ce qui s’entend comme la prétention à la domination mondiale ou régionale. Nous n’intervenons pas dans les affaires de qui que ce soit, nous n’imposons pas notre tutelle, et nous ne faisons pas la leçon aux autres sur la manière dont ils doivent vivre. Mais nous nous efforcerons d’être des leaders en défendant le droit international, en faisant en sorte que la souveraineté nationale, l’indépendance et l’identité soient respectées. Il s’agit d’une approche naturelle pour un pays comme la Russie, avec la grandeur de son histoire et de sa culture, et sa vaste expérience en ce qui concerne la coexistence de différentes ethnies qui vivent en harmonie, côte à côte, dans un même Etat, ce qui est très différent d’une prétendue tolérance déniant l’identité sexuelle et stérile. [Applaudissements]

Aujourd’hui, de nombreux pays révisent leurs normes morales, effaçant leurs traditions nationales et les frontières entre les différentes ethnies et cultures. On demande à la société non seulement de respecter le droit de chacun à la liberté de pensée, aux opinions politiques et à la vie privée, mais on leur impose également de faire une équivalence entre le bien et le mal, ce qui est étrange, parce que ce sont des concepts opposés. Non seulement une telle destruction des valeurs traditionnelles a-t-elle des effets négatifs sur les sociétés, mais elle est aussi foncièrement anti-démocratique, parce que ce sont des idées abstraites appliquées à la vie réelle en dépit de ce que la majorité des gens pensent. La plupart des gens n’acceptent pas ces changements et ces propositions de révision des valeurs.

Et nous savons que de plus en plus de gens dans le monde soutiennent notre approche qui vise à assurer la protection des valeurs traditionnelles, qui ont constitué depuis des millénaires le fondement spirituel et moral de notre civilisation et de toutes les nations : les valeurs de la famille traditionnelle, de la vie humaine authentique, y compris de la vie religieuse des individus, pas seulement les valeurs matérielles mais aussi les valeurs spirituelles de l’humanité et de la diversité du monde. [Applaudissements]

Bien sûr, il s’agit d’une position conservatrice. Mais comme l’a dit Nicolas Berdiaev, le sens du conservatisme n’est pas d’empêcher le déplacement vers l’avant et vers le haut, mais d’empêcher le déplacement vers l’arrière et vers le bas, vers l’obscurité chaotique et le retour à l’état primitif. [Applaudissements]

Nous avons vu au cours des dernières années comment les tentatives d’imposer à ​​d’autres pays un modèle de développement présumé plus progressiste ont conduit, en réalité, à la régression, à la barbarie et à l’effusion massive de sang. Cela s’est passé dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Ces événements dramatiques ont eu lieu en Syrie.

La communauté internationale a dû faire un choix historique dans le cas de la Syrie : il s’agissait soit de continuer à saper les fondements de l’ordre mondial, et de marcher vers le règne de la force, de la loi de la jungle, et du chaos croissant, soit de prendre collectivement des décisions responsables.

Je considère que dans cette situation, nous avons réussi à faire en sorte que le choix se fasse sur la base des principes fondamentaux du droit international, du bon sens et de la logique de la paix. Au moins pour l’instant, nous avons été en mesure d’éviter l’invasion militaire en Syrie et la propagation du conflit au-delà de la région.

La Russie a joué un rôle majeur dans ce processus. Nos actions furent fermes, mûrement réfléchies et équilibrées. Nous n’avons pas compromis nos propres intérêts et notre sécurité ou la stabilité mondiale, à aucun moment. À mon avis, c’est la façon dont un pouvoir mature et responsable devrait agir.

samedi 6 juin 2015

Le cri d’alarme d’un prêtre assyrien : « Nous craignons un massacre à Hassaké »

Des membres présumés de l’EI dans la région de Hassaké, en Syrie, en juin 2014. - Matthieu KARAM.

Témoignage
Entre 600 et 1 000 familles chrétiennes vivant dans la ville sont en danger, selon le religieux.

Alors que depuis le 30 mai, le groupe État islamique (EI) tente de s'emparer de Hassaké, chef-lieu de la province du même nom du nord-est de la Syrie, un prêtre assyrien résidant à Beyrouth, mais qui est en contact régulier avec la communauté chrétienne présente dans la ville, confie son angoisse à L'Orient-Le Jour.
 « La situation est extrêmement difficile dans la ville, explique ce prêtre qui a requis l'anonymat. Je crois que les jihadistes de l'EI tentent de pénétrer dans la ville du côté sud. Ils sont à quelques centaines de mètres. » Il précise que son cousin se trouve toujours sur place et que sa famille avait été kidnappée par les jihadistes en février dernier. Le père assyrien craint donc le pire au cas où les extrémistes réussiraient à entrer à Hassaké où vivent selon lui entre 600 et 1000 familles assyriennes et syriaques.

« La présence chrétienne dans cette localité est menacée », s'inquiète-t-il. Le prêtre assure également qu'il n'y pas de milices chrétiennes pour les défendre. « Il se peut qu'il y ait quelques individus armés qui défendent leurs propres maisons et biens, mais rien de plus, affirme-t-il. L'armée du régime syrien et les milices kurdes sont néanmoins déployées dans la ville. »
« Nous craignons un massacre. Il y a des enfants, de jeunes filles qui sont en danger, et la plupart d'entre eux n'ont pas les moyens financiers pour prendre la fuite », lance-t-il.

Plusieurs assyriens ont toutefois réussi à se réfugier au Liban ces derniers jours, souligne le religieux, faisant mention de 20 à 30 personnes qui ont pu traverser la frontière. « Plusieurs familles sont attendues dans les jours à venir. Elles ont réussi à se réfugier dans la ville de Qamichli, dans le Nord-Est, tenue par les Kurdes. Elles doivent prendre l'avion pour Damas et de là rejoindre le Liban par la route », ajoute-t-il.
Si les autorités libanaises interdisent désormais officiellement l'entrée de réfugiés dans le pays, le père explique que la Sûreté générale se montre « compréhensive » et laisse passer les réfugiés quand il s'agit de « cas humanitaires ». Mais les difficultés ne disparaissent pas pour autant pour ces réfugiés une fois arrivés au Liban. « Leur première semaine passée, ils deviennent en situation irrégulière, explique le prêtre. Nous tentons de régulariser leur séjour avec les autorités, mais leurs conditions de vie demeurent lamentables. »

Propos recueillis par Caroline HAYEK
Les jihadistes de l'État islamique multiplient les assauts pour s'emparer de Hassaké, au nord-est de la Syrie. Frédéric Pichon, chercheur associé à l'Université de Tours et auteur de Syrie : pourquoi l'Occident s'est trompé, interrogé par L'Orient-Le Jour, tente d'apporter quelques éléments d'éclairage.

Pourquoi l'EI cherche-t-il à s'emparer de Hassaké? Est-ce une ville stratégique?

En effet, c'est une ville stratégique dans la mesure où elle se trouve dans le bec de canard, aux confins de l'Irak et de la Turquie. C'est aussi un endroit où il y a une importante garnison de l'armée syrienne. L'État islamique a besoin de contrôler cette frontière-là, vitale pour son financement et ses opérations de contrebande.

Quelles sont les forces en présence ? Est-ce que le régime est prêt à défendre la ville ? Est-ce une priorité?


Les forces kurdes mènent des opérations conjointes avec l'armée syrienne, après les incidents entre les deux début 2015. Cependant, je ne sais pas si les Kurdes combattent actuellement l'EI.


En tout cas, ce scénario laisse largement douter du narratif qui est servi depuis des semaines, qui est que le régime favoriserait l'EI. On se dirige vers un scénario semblable à la prise de Palmyre. La chute de Hassaké risque de porter un gros coup au moral de l'armée syrienne, car le modus operandi de l'EI est brutal, imparable. Au vu des dernières vidéos des jihadistes qui circulent sur Twitter, leur cible serait l'armée syrienne pour l'instant. Elle est nommément visée. Aucune mention en revanche des Kurdes pour l'instant.

Source : L'Orient-Le-Jour - | OLJ - 06/06/2015.

Syrie: inauguration d'une mosquée portant le nom de la Vierge Marie

Une mosquée portant le nom de la Vierge Marie a été inaugurée samedi dans la province côtière syrienne de Tartous (ouest), a rapporté l'agence officielle Sana.

La mosquée a été inaugurée par le ministre du Waqf (biens religieux, ndlr), Mohammad Abdel Sattar al-Sayyed, dans la ville de Tartous, a indiqué Sana, qui a diffusé des images de l'édifice.

L'une des photos montre une plaque commémorative, affirmant que l'inauguration de la mosquée a eu lieu "durant le mandat du président Bachar al-Assad".

Les images montrent également le bâtiment, un dôme doré et des murs blancs et oranges. Des hommes religieux musulmans et un évêque apparaissent également dans les photos de Sana.

La ville de Tartous, tout comme la province éponyme, est l'une des rares épargnées par le conflit qui ravage la Syrie depuis quatre ans. Elle est dominée par la communauté alaouite, minorité musulmane dont est issu le président Bachar al-Assad.

Le régime de Bachar al-Assad se pose comme un pouvoir laïc et défenseur des minorités religieuses face à l'extrémisme. Mais ses adversaires, notamment l'opposition, l'accusent de jouer cette carte aux yeux de la communauté internationale pour se présenter comme seule alternative dans une Syrie déchirée.

Vénérée dans l'islam, la Vierge Marie est citée plusieurs fois dans le Coran, où une sourate lui est entièrement consacrée et porte son nom.

Source : L'Orient-Le-Jour du 6 Juin 2015.

jeudi 30 avril 2015

Syrie, un décret présidentiel accorde des soins gratuits pour les proches des Syriens "tombés en martyrs".

Jeudi 31 avril 2015 - Le régime de Damas a décidé de fournir des soins médicaux gratuits aux proches des personnes qu'il considère "tombées en martyrs" en Syrie, pays ravagé par la guerre depuis plus de quatre ans, selon un décret présidentiel publié jeudi par l'agence Sana.

"Les parents, enfants, et époux des personnes tombées en martyrs, ou des personnes disparues lors d'opérations militaires menées par l'armée ou (tuées) par des groupes terroristes", bénéficieront de soins médicaux gratuits et de billets demi-tarif dans les transports, indique le décret promulgué par le président Bachar al-Assad. Profiteront également de cette faveur "toutes les personnes entièrement handicapées à cause des opérations militaires ou du fait de groupes terroristes, ainsi que leurs parents, leurs époux et leurs enfants".

Toutes les personnes tuées "en martyrs" ou blessés depuis le 15 mars 2011, début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, sont concernées. Selon une source de sécurité à Damas, une personne est reconnue comme "martyr" par un décret presidential.
 
Source l'Orient-le-Jour du 31-Avril 2015. 

Alors que les Officiels français offraient, il y a quelques années, à leur peuple du sang contaminé, Bachar el-Assad décide de donner des soins médicaux gratuits aux proches des syriens tombés sous la violence.

Comment suite à une telle information, les régimes hostiles au Président Assad peuvent-ils se montrer si aveugles et sourds à un changement d'attitude et d'esprit du régime syrien.... C'est bien qu'il y a des objectifs géopolitiques cachés. 
 
 
 

vendredi 30 mai 2014

Des membres de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant executent, à bout portant, un enfant qu'ils accusent de vol.

Des membres de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant executent, à bout portant, un enfant qu'ils accusent de vol. Cela s'est produit dans la ville de Deir ez-Zor (Syrie).
 

dimanche 11 mai 2014

Il est possible de dire la vérité sur la Syrie : la voici....

Un témoin parle...écoutons-le....



Les mensonges de la télévision (France 2) sur la auraient-ils été démasqués ? Cela a tout l'air....Voyez l'action de la propagande. 
 

 

vendredi 28 mars 2014

Les arméniens du monde prêts à en découdre pour sauver Kessab en Syrie.

Des arméniens du monde et du Liban sont en route vers la Syrie pour une confrontation avec Al-Qaïda et la Turquie à Kessab.  

Un groupe de citoyens arméniens a organisé aujourd’hui, devant le siège de l’ONU à Erevan, la capitale de l’Arménie, un sit-in pour demander la condamnation des actions de la Turquie et de son soutien aux extrémistes armés dans la ville syrienne de Kessab, qui est confronté à une agression takfiriste et turque.

Kessab, une ville à majorité arménienne, est considérée comme la dernière ville arménienne du Moyen-Orient. Selon les médias arméniens, les participants au sit-in ont annoncé que des volontaires arméniens étaient prêts à aller en Syrie pour protéger les Arméniens qui y vivent là-bas. L’un des participants a par ailleurs déclaré à des médias d’information arméniens : « Nous sommes déterminés à former des bataillons et nous annonçons cette intention au gouvernement arménien. Nous condamnons le silence de l'Organisation des Nations Unies, parce que ce qui s’y passe est un crime et qu’il traduit l’approbation silencieuse des actions de la Turquie ».

Les manifestants ont remis une lettre à la représentation de l'ONU à Erevan dans lequel ils affirment que la Turquie a violé les règles et obligations internationales lors de son attaque du 21 mars sur la région de Kessab, habitée par les arméniens.

Une délégation parlementaire arménienne s’est rendue en Syrie mardi dernier pour en apprendre davantage sur la situation de la ville. En outre, le Président arménien Serge Sarkissian, qui est actuellement en visite de travail aux Pays-Bas, a exprimé sa préoccupation au sujet des événements en cours à Kessab. Le président a rappelé que les habitants de Kessab sont venus s’y installer après avoir été expulsés à deux reprises de l'Empire ottoman, une première fois en 1909 et une deuxième en 1915, faisant allusion à l'action de l'armée turque de l'époque ; il a par ailleurs remercié les autorités syriennes pour leurs efforts dans la protection des Arméniens de Kessab.

Il a ensuite appelé, sur les réseaux sociaux, les arméniens du Liban, à agir pour arrêter le renouvellement de la « farce » turque à l’égard des Arméniens et de la Syrie, et a exprimé sa reconnaissance aux jeunes Arméniens de Bourj Hammoud et Zahlé au Liban pour leur volonté de défendre, par  tous les moyens disponibles, les arméniens de Kessab, y compris par la force des armes, pour répondre à la nouvelle agression et parce que la loi et les principes appellent à faire face à l’obscurantisme et l’oppression.

mardi 25 mars 2014

80 morts à Kessab en Syrie et les églises profanées.

Kessab (Syrie) - le 25 Mars 2014 - Le village de Kessab en Syrie, peuplé d’arméniens était, durant trois jours, la cible d'attaques brutales à travers la frontière syro-turque, par des bandes armées affiliées à Al-Qaïda. Ces attaques auraient coûté la vie à 80 personnes et auraient poussé la population civile de la zone à fuir vers des collines voisines pour aller chercher refuge dans les villes de Lattaquié et Basit.

Dans une déclaration écrite, le Comité national arménien a condamné les attaques et le rôle actif de la Turquie complice des groupes extrémistes dans leurs attaques ciblées contre la population minoritaire chrétienne et en Syrie. « Durant des mois, nous avons mis en garde la communauté internationale de la menace imminente des combattants étrangers extrémistes contre les minorités chrétiennes en Syrie » note la déclaration de l'ANC.

Ces attaques brutales et spontanées contre la ville de Kessab et les villages des alentours tous peuplées d'Arméniens, sont les derniers exemples de cette violence, activement encouragée par la Turquie voisine. « Nous appelons les Etats qui peuvent avoir une influence sur le conflit syrien d'utiliser tous les moyens en leur possession, pour faire cesser ces attaques contre la population civile pacifique de Kessab et leur permettre de retourner dans leurs foyers en toute sécurité. »

« Au cours des cent dernières années, c'est la troisième fois que les Arméniens sont forcés de quitter Kessab et dans les trois cas, la Turquie est l'agresseur ou du côté des agresseurs ».
Photo du centre de Kessab au moment de l'attaque

Selon les rapports de presse, l'incursion armée a commencé le vendredi 21 Mars 2014 à 05h45 par une attaque de rebelles liés à Al-Qaïda, le Front al-Nousra, Sham al-Islam et Ansar al-Sham, qui ont traversé la frontière turque pour attaquer la population civile arménienne de Kessab.

Les assaillants se sont immédiatement emparés de deux postes de garde donnant sur Kessab et d’une colline stratégique connue sous le nom d’Observatoire 45 et par la suite du point frontière avec la Turquie.

Les francs-tireurs ont visé la population civile et lancé des attaques au mortier sur la ville et les villages environnants.

Selon des témoins oculaires, les assaillants ont franchi la frontière turque avec la Syrie en traversant au vu et au su, la caserne militaire turque. Par ailleurs, selon les rapports des médias turcs, au retour les assaillants portaient sur leur dos leurs blessés pour les faire traiter en Turquie dans la ville de Yayladagi.

Quelques 670 familles arméniennes, la majorité de la population de Kessab furent évacuées par la direction de la communauté arménienne locale, vers des zones plus sûres, dans les villes voisines de Basit et Lattaquié. Dix à quinze familles qui avaient des membres trop âgés pour se déplacer, étaient incapables de quitter et ont préféré rester dans leurs maisons.

Des témoins oculaires et les médias d'Etat rapportaient que le samedi 22 Mars, les troupes syriennes ont lancé une contre-offensive pour tenter de récupérer le point de passage frontalier ; Cependant, le dimanche 23 Mars, les groupes extrémistes entraient une nouvelle fois dans la ville de Kessab prenant le reste des familles arméniennes en otage, profanant trois églises de la communauté arménienne de la ville et pillant des résidences locales, occupant la ville et les villages environnants.

Située à l’angle nord-ouest de la Syrie, près de la frontière avec la Turquie, Kessab avait jusqu'à une période très récente, échappé aux grandes batailles du conflit syrien. La population arménienne locale avait augmenté dans les années récentes, la ville servant de refuge aux populations fuyant les villes déchirées de Yacoubiyé, Rakka et Alep.

lundi 20 janvier 2014

Le Président Bachar el Assad s'exprime sur l'impact de la guerre sur les enfants et les familles.

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu’il était difficile pour lui d’expliquer la guerre à ses enfants et que la crise était un sujet de conversation quotidien. « Certaines choses n’ont pas changé : je vais au travail comme d’habitude, et nous vivons chez nous comme auparavant. Les enfants vont à l’école. Ces choses n’ont pas changé », a-t-il dit. Mais selon lui, « dans des circonstances pareilles, les enfants sont plus touchés que les adultes ». « Ils posent des questions qu’on n’entend pas dans des circonstances normales : ’Pourquoi voit-on de telles choses? Pourquoi y a-t-il des gens aussi méchants? Pourquoi y a-t-il des morts?’ », a raconté Bachar al- Assad, ajoutant: «  Il n’est pas facile d’expliquer de telles choses aux enfants ». « N’empêche, ajoute-t-il, que ce sont des questions quotidiennes, et une conversation de tous les jours entre les parents et les enfants. Nous faisons partie de ces familles qui discutent de ces mêmes questions ».

D’après lui, les enfants de cette génération ont une « maturité précoce » en raison de la crise. « Il y a des choses qui ont atteint tout foyer syrien, y compris le nôtre », a-t-il poursuivi. « C’est la tristesse que nous vivons dans notre quotidien et au fil des heures, en raison de ce que nous voyons et constatons, à travers les souffrances, les victimes tombées partout et qui ont affligé chaque famille, la destruction des infrastructures, des intérêts et de l’économie. Tout cela nous a affectés ».

mercredi 8 janvier 2014

Adra en Syrie, serait-elle la ville du paroxysme de la barbarie salafiste ?

5 Janvier 2014 - Adra, une ville multi-communautaire avec son demi-million d'habitants, est située à 20 kms de Damas, dans la région de Qalamoun, derrière la chaine de l’Anti-Liban. C’est là que sont venus s’abriter plusieurs milliers de réfugiés syriens.

Dans la nuit du 10 au 11 décembre, le massacre le plus sauvage de l'histoire moderne aurait eu lieu.

Alors que des affrontements très violents se déroulaient dans les villes de Qara et Nabk, entre l’armée arabe syrienne, et les bandes armées du Front al-Nosra, ces derniers, constitués de deux à trois milles syriens et irakiens, mettaient le siège à la ville de Adra.

L’attaque est lancée autour de 4 h. du matin.

La première cible aurait été le Centre de la police. Dans un déchainement de violence inouïe, plusieurs dizaines de policiers sont tués, la tête tranchée et le corps mis au bucher. Pendant que les uns procédaient à leur gravissimes méfaits, d’autres tiraient en l'air dans les rues, drapeaux du Front al-Nosra et de l’Armée Islamique d’Irak et du Levant (Da’ech), levés tout en vociférant : « Nous venons pour vous tuer, vous les « Nosseïris » [Alaouites].

La deuxième cible fut l’hôpital, qu’ils occupent tuant; au passage; un infirmier avant de lui trancher la tête qu’ils ont suspendue à un manche.

La troisième cible, fut la boulangerie, dont ils ont tué les neuf ouvriers, avant d’aligner leurs têtes à la suite de celle de l’infirmier.

Comble de la monstruosité et de l’attitude infernale de ces hordes, ils auraient mis des enfants vivants dans un four actif.  

Selon le site « Russia Today », d’autres hommes armés seraient passés de maison en maison une liste d’Alaouites, de Chrétiens et de Druzes en main dont ils auraient tué plus d’une centaine ; les plus heureux d'entre-eux seraient morts par balles ; les autres furent massacrés sauvagement, selon la méthode  de ces sous-hommes, c'est-à-dire, la tête tranchée ou jetée dans un four, face à des témoins oculaires qui ont rapporté ces faits.

Plus dramatique encore,  est le récit de cet ingénieur prénommé Hassan qui, entendant les criminels monter les marches de l’escalier de sa maison, avec l’intention de tuer sa femme et ses deux enfants, a préféré, au moment où ils franchissaient la porte, se faire exploser, lui et les siens par des bombes, qu’il avait préparées auparavant.

Le massacre satanique, car ces hordes sont des missionnaires de Satan venus combattre Dieu et Allah, a duré deux jours avant que l’armée arabe syrienne ne puisse intervenir et libérer les quelques milliers de personnes qui y étaient encore retenus. Aux morts et aux martyrs, viennent s’ajouter de nombreux disparus.

Comment ne pas lire, à travers ces massacres, d’Anbar en Irak et de Adra en Syrie, par des voitures piégées au Liban et à l'identique en Russie, la main Wahabite qui cherche par tous les moyens à allumer et entretenir la guerre confessionnelle.

On peut dire que les massacres récents en Syrie, touchent de plus en plus les minorités chrétiennes. Et pour cela égrainons le chapelet des supplices : Sadad, plus de 80 chrétiens ont été massacrés ; Maaloula, des religieuses sont enlevées ; dans de nombreuses villes et villages, les Eglises sont pillées et incendiées.

Nous sommes en droit de nous demander que serait-il advenu si ces criminels, encouragés par le soutien actif ou au mieux, le silence des régimes occidentaux, avaient occupé Damas ou Alep ?

Quel aurait été le sort des dizaines de milliers de chrétiens, d’alaouites, de druses ou de fonctionnaires de l’Administration ou des hôpitaux de ces villes si elles étaient restées sans défense ?

Une autre question demeure sans réponse…Ceux qui ont fait la guerre pour libérer la Libye de Kadhafi, pourquoi s'obstine-t-il à la faire pour chasser le Président Bachar el-Assad mais ne l’envisage pas pour écraser les tortionnaires rétrogrades et sataniques du Front al-Nosra et de l’Armée Islamique de l’Irak et du Levant ? Pourquoi une action internationale dans ce sens n'est-elle pas justifiée alors que les Etats-Unis d'Amérique s'arrogent le droit unilatéral de déclarer la guerre au terrorisme international ?

Si les dirigeants des grands pays sont complices…, que les peuples ouvrent les yeux.  L’attitude de l’Occident, avec tout ce qu’il a reçu comme bien de ses pères, n’est guère autorisé à laisser l’ombre d’un doute, sur sa sympathie à l’égard de ces groupes criminels, tortionnaires et barbares.

Le Veilleur de Ninive à partir de l'article de ...F. (Italie)
 

jeudi 26 décembre 2013

Alep : Pour la Nativité du Christ, les rebelles offrent un cadeau infernal aux chrétiens d'Alep.

Alep - le 25 décembre 2013 - Une journée encore plus infernale a traversé Alep, le 25 décembre 2013, le jour où les alépins devaient faire mémoire de la Nativité du Très Adoré Seigneur Jésus-Christ. Les quartiers chrétiens étaient la cible d'une pluie de roquettes. Heureusement que les célébrations de la Fête de la Nativité s’étaient déroulées à l’avance, le dimanche dernier 22 décembre, afin éviter l'exécution des menaces proférées par les takfiristes.

Ce jour-là, 25 décembre, les Églises étaient plutôt vides. Les tracts distribués par les extrémistes avaient fait pshitt…Mais le bilan est tout de même lourd autour des Églises ; les roquettes hawn projetées sur les zones résidentielles ont fait du mal, beaucoup de mal, mais peut-être pas autant que ne le souhaitaient les rebelles.

Plus d’une quarantaine de roquettes seraient tombées dans la journée.  Revoyons le fil de la journée, quartier par quartier :

- Souleymanieh et ‘Awjat al-Jab : 8 roquettes dont plus d’une, tombées sur l’Eglise Saint Georges faisant uniquement des dégâts matériels.

- Al-Midane : 8 roquettes.

- ‘Aziziyyeh : 1 roquette.

- Al-Jamiliyyeh : 5 roquettes tombées dans la zone définie par la descente al-Ram, la rue Baron, de la place  Saadallah Al-Jabiri et le jardin public.

- Quartier dit du Téléphone al-Hawai et Jabrieh : 3 roquettes tombées à quelques mètres de l’Eglise Saint-Dimitri durant la liturgie. Les quelques fidèles présents furent pris de panique et durent laisser l’Eglise précipitamment. Deux roquettes sont arrivées sur l'Eglise latine Saint-Antoine de Padoue qui se trouve dans le même quartier.

Dès les premières chutes de roquettes, on dénombrait trois victimes et une dizaine de blessés.

Par ailleurs des affrontements se sont déroulés près de l’Eglise Saint-Vartan à Sulaymanieh ; des tirs de blindés ont été entendus dans la soirée ; un jeune syrien d’origine arménienne, Ara Aramian a été tué. Il était élève en secondaire ainsi qu’un autre citoyen, le dénommé Ani Davidian.

Le Veilleur de Ninive
 

samedi 21 décembre 2013

Un religieux français partage son avis sur la situation en Syrie.

Témoignage d'un religieux français, Frère Pierre *, vivant au Liban depuis longtemps et qui, durant un certain nombre d’années, a par ailleurs donné une part de vécu à la ville Alep.

Cet homme de Dieu a préféré garder l’anonymat car il s’adresse à vous lecteur, dans son humanité terrestre et non comme religieux. Que nous dit-il ?

Comment ne pas s’étonner du sort d’Alep, cette ville cosmopolite où la guerre n’avait guère de place, cette cité qui était devenue, par ses industries et son commerce, la ville nourricière de nombreux syriens et de voyageurs multiples ? Alep où avaient pris naissance de nombreuses congrégations chrétiennes, maronites et grecques melkites. Alep, cet évêché qui, souvent,  donnait aux Eglises syriennes leurs Patriarches…Alep qui devint une ville martyre que sa population chrétienne abandonne lentement pour d’autres cieux….Mais les Chrétiens du monde savent-ils encore qu’Alep, la cité persécutée donnait, jusqu’au début des affrontements, le plus de vocations à l’Eglise d’Orient ?
 
« La guerre actuelle qui ensanglante la Syrie révèle de plus en plus ses objectifs : un complot international décidé et entretenue par les puissances occidentales pour ne nommer qu’Israël, les Etats-Unis, la Grand-Bretagne et la France qui, tous quatre, grâce aux financements de l’Arabie-Saoudite et du Qatar et s’appuyant sur des slogans généreux et  optimistes en faveur de la démocratie, sont à l’origine de cette violence, savamment réveillée et entretenue par des encouragements, des promesses et des livraisons de moyens de guerre accordés à une opposition aujourd’hui moribonde. 

Alors que la population syrienne qu’elle soit sunnite, alaouite, chrétienne ou légèrement chiite, subit avec résignation mais parfois dans la désespérance, les attaques de mercenaires étrangers, infiltrés de toutes parts, par la Turquie à sa frontière Nord, par le Liban à l’Est par la Jordanie et le Golan, au Sud. Voilà que ces mercenaires brutaux n’apportant avec eux que haine, barbarie, dédain des humains, totalement dépourvus d’idéal et de sens de l’élévation vers le Très-Haut, exécutent un plan ignoble, athée, matérialiste, idéologique et mondialiste, cherchant à détruire la Syrie, le berceau du christianisme. Israël judaïse les Lieux Saints, la Turquie a islamisé l’Asie-Mineure et voilà que la Syrie, siège de restes chrétiens les plus anciens est pillée et détruite pierre par pierre, vestige par vestige dont certains se retrouvent déjà dans des musées étrangers. 

Aujourd’hui, cette rébellion factice et instrumentalisée n’existe presque plus. Elle s’entretient dans des guerres intestines, faute de pouvoir éliminer l’ennemi que l’Occident leur a désigné : le régime syrien.

Leur action destructive est sinistrement effrayante : bombardement de quartiers, destruction de logements, attaque d’hôpitaux, d’écoles, enlèvements, arrestations et exécution arbitraire d'humains, sans distinction d’âge ou de genre, insécurité généralisée dans les zones qu’ils contrôlent, chasse aux chrétiens qu’ils poussent à l’exode… 

L’émigration chrétienne de Syrie ressemblerait, quant à elle, à d’autres génocides vus dans le passé. Guerre d’Irak poussant à l’émigration perlée des chrétiens de ce pays, puis attaques systématiques et pogroms en Syrie, comme méthodes et solution pour pousser « massivement » les chrétiens syriens mais aussi irakiens, encore plus fragilisés, hors de leur pays ou finira t-on par le croire, à la mer.  

Les enjeux réels de cette entreprise, qui apparaît comme une farce, fallacieusement qualifiée de démocratique, se lisent de plus en plus clairement. 

1° - Briser l’axe Iran-Syrie constitué au fil du temps par le refus d’Israël de signer une paix juste et véritable, il est vrai que l’attitude de ce dernier Etat a suivi le refus des arabes, durant des décennies, de signer avec Israël une paix garantissant l’existence de l’Etat Hébreux.  

2° - Contrôler les circuits pétroliers et gaziers de la méditerranée orientale.  

3° - Affaiblir les Etats voisins d’Israël pour permettre à ce dernier Etat d’être, pour un long avenir, l’Etat le plus puissant de la région.

4° - Détruire les traces d’un christianisme qui a survécu aux guerres, aux tremblements de terre, aux génocides durant deux milles ans.

Que va laisser à la région cet immense gâchis syrien, après le gâchis irakien ? La démocratie ou bien des dizaines de millions de personnes malheureuses vivant en dessous du seuil de pauvreté, alors que les grandes puissances, par compagnies pétrolières et gazières interposées, se tailleront la part du lion des réserves énergétiques ? 

* Nous avons modifié le prénom du Frère pour des raisons de sécurité.










mardi 17 décembre 2013

Qnayeh (Syrie), un millier de Chrétiens, pris en otages par les mercenaires du Front al-Nosra.

Important & Urgent!  

Eglise latine de Qnayeh
Un groupe armé terroriste du Front al-Nosra, a occupé samedi soir 14 décembre 2013, le village chrétien de Qnayeh en Syrie. Nous reprenons les informations transmises par Monseigneur Joseph Nazaro, précédent vicaire apostolique latin d'Alep, qui affirmait avoir reçu « des informations, sur l’entrée dans le village de mercenaires étrangers appartenant à Al-Qaïda ». Ces derniers « ont interdit au Curé de la paroisse de sonner les cloches afin d'avertir les paroissiens du danger ». Mgr. Nazaro a ajouté qu’un habitant avait réussi à le contacter secrètement pour l’informer du fait que les mercenaires avaient bloqué toutes les routes de sortie du village, imposant aux habitants de suivre la Charia. Ils ont menacé de tuer les proches des femmes qui sortiraient sans voiles. Mgr. Nazaro a poursuivi en disant que « les gens avaient très peur » et qu’il n’avait malheureusement pu tirer plus d’informations que cela.

Eglise grecque orthodoxe de Jdaydeh
Rappelons qu'en 2012, les terroristes avaient occupé la ville d’Idlib poussant les chrétiens à s'enfuir et à laisser leurs maisons transformées en Centres de Terrorisme. Le village de Qnayeh est à nouveau menacé mais y aura-t-il quelqu’un pour réagir et sauver le millier de chrétiens qui s’y trouve pris en otages ? En vérité, tous les chrétiens de Syrie et d’Irak sont les otages et les victimes du terrorisme. Qnayeh, avec deux autres villages très proches dont Jdaydeh, est menacée. On parle d’un millier d’otages, mais en vérité tous les chrétiens de Syrie et d’Iraq, n’oublions pas ce pays, sont les otages et les victimes d'un jeu criminel international et d’un terrorisme lâche et méchant. 

mercredi 11 décembre 2013

La tentation de prendre les armes est grande pour les chrétiens de Syrie.

Al Manar - « Tout jeune chrétien capable de porter les armes devrait le faire pour protéger la Syrie, les églises et les couvents qui font l’objet de destruction par les groupuscules armés », a lancé l’évêque Lucas al-Khoury, l’adjoint patriarcal du Patriarche d’Antioche et de l’Orient pour les Grecs orthodoxes, dans un appel qui est le premier du genre depuis l’éclatement de la crise syrienne.
 
Selon lui, le jeunes insistent pour agir pour face aux agressions méthodiques infligées aux régions chrétiennes et qui ont, d’après lui, pour but d’effacer l’identité culturelle et historique des Chrétiens.

« Nous n’allons pas rester les bras croisés et nous ne sommes pas non plus un souffre-douleur. Nous avons beaucoup de jeunes qui nous ont demandé d’agir. Nous attendons les prescriptions du patriarcat, nous allons attendre deux jours, mais pas plus, pour entamer notre action.... Nous étions un peuple de prière et de paix, mais avec des gens pareils, ni la prière ni la paix n’y font rien », a-t-il ajouté pour le site « al-Zamane » (Le temps). 

« Les Chrétiens ne quitteront la Syrie que de leur plein gré, ils sont attachés à leur terre...Le Christianisme et l’Islam cohabitent ensemble depuis 1600 ans », a-t-il ajouté, demandant aux organisations humanitaires internationales de faire pression sur les pays qui arment et envoient les miliciens. 

Selon lui, les miliciens veulent vider la Syrie non seulement des Chrétiens mais de tous les gens,  et veulent « tuer les gens qui ne les soutiennent pas ».

Révélant que plus de 40 églises et lieux de culte chrétiens ont été détruits et saccagés à travers toute la Syrie, l’évêque Lucas a accusé les organisations internationales  d’être de mèche dans la conspiration contre la Syrie : « Qu’a donc fait l’organisation des Nations Unies pour la Syrie ? Qu’elle s’efforce  de faire cesser le flux d'armes qui arrive dans notre pays et fasse pression sur les pays qui soutiennent les miliciens et les poussent au combat », s’est-il interrogé en allusion à l’Arabie saoudite en particulier.



L'évêque a également douté du témoignage diffusé par quelques unes des 12 nones enlevées du couvent de Mar Takla à Maaloula, sur la chaine de télévision qatari al-Jazeera, estimant qu’elles ont été contraintes à tenir ces propos : « Nous sommes très satisfaites ».

Dans une brève vidéo diffusée vendredi, ces religieuses du monastère grec-orthodoxe ont assuré être sorties de leur plein gré de leur couvent, en répondant aux questions d'un homme qu'on ne voit pas. Certaines baissent la tête au passage de la caméra.

« Un groupe nous a amenées ici et nous a protégées, et nous sommes très très satisfaites d'eux », déclare l'une des religieuses. Une autre explique qu'elles sont installées dans « une très belle villa » !

L’enlèvement des religieuses de leur couvent a été signalée lundi, quand des rebelles du Front Nosra ont pris le contrôle de cette ville chrétienne et y saccagé les églises.

Mardi, des responsables religieux avaient annoncé que les 12 religieuses, accompagnées de trois domestiques, se trouvaient à Yabroud, une localité au nord-est de Maaloula, près de la frontière libanaise. Sur la vidéo, l'une des sœurs parle de 13 religieuses et trois « civils ». Des sources assurent qu'elles ont été enlevées par la milice d'Al-Qaïda du Front a-Nosra.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.