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samedi 27 juillet 2013

Le regard musulman syrien de toujours.

Alep, juillet 2013, sous la chaleur de l’été syrien, une famille musulmane, d’origine bédouine, treize personnes en tout ont du fuir leur village investi par le Front Al-Nosra. Ils n’ont pu trouver d’autre refuge que celui offert dans un quartier chrétien d’Alep, auprès de familles chrétiennes.

C’est en versant des larmes que l’un d’entre-eux, Abou-Ali, répond aux questions du témoin qui rapporte ses dires au veilleur de Ninive  :

Abou-Ali, d’où venez-vous ?



Nous venons d’un petit village qui se trouve près de Deir Hafer, à l’Est de la ville d’Alep. Mon père avait quatre femmes qui lui ont donné vingt-trois enfants ; ils sont désormais tous mariés. Avant la crise syrienne, nous travaillions sur nos terres ; nous avions des moutons et nous vendions le coton et le blé à l’Etat. Les gens vivaient en paix dans le respect de la pratique religieuse et des traditions villageoises.



Abou-Ali, pouvez-vous nous parler de l’islam que vous pratiquez ?

L’islam que nous pratiquons est dans la lignée d’al Mazhab Al Hanafi ; ce dernier était un homme tolérant, n’exigeant pas le voile complet pour la femme. Il l’autorise à travailler la terre et à élever ses enfants. Al Hanafi permettait aux filles d’aller à l’école jusqu'à l’âge de douze ans.

Autrefois, l’épouse construisait la maison qui était en terre cuite. Au village, la femme porte un lourd fardeau qui peut être inhumain ; elle a la charge de faire respecter les coutumes. Les rebelles arrivés par la guerre sur nos terres, ont bouleversé nos traditions, prétendant répandre un islam qui apparaît sans rapport avec ce que nous en savions et qui est manifestement sans lien avec la religion d’amour et de miséricorde dictée par le prophète dans le Coran.

Um-Ali intervient alors et ajoute que les idées répandues sur la femme musulmane, « esclave de l’homme », ne sont pas très fondées, car Allah aurait donné aux femmes une ascendance sur l’homme sans que celle-ci ne soit ouvertement proclamée. Le récit des « contes des milles et une nuits » est éloquent à ce sujet.

Comment percevez-vous les chrétiens syriens ?

Allah a bien insisté sur le respect du aux adeptes des religions du livre, « Ahl al-Kitab ». Le verset coranique est clair : « Vous trouverez les gens les plus proches de chez vous qui sont les « Nassarah [du Nazaréen = Chrétiens] », car parmi eux il y a des moines et des religieux qui ne se vantent pas…" ولتجدن اقرب الناس اليكم من قالوا انا نصارى لأن بينهن قسيسون ورهبانا وهم لا يستكبرون...".

Avant la crise syrienne, nous avions des Imams intégristes qui considéraient les chrétiens comme des infidèles « Kouffar », mais les gens ne les suivaient pas. Notre village est un peu une exception, puisque la confiance à l’égard des chrétiens est grande. A titre d’exemple, si nous prenions le cas des femmes souffrantes qui ont besoin d’être auscultées ; la majorité d'entre-elles se laisse examiner par des médecins chrétiens de sexe masculin, car « ils sont compétents et non-voyeurs » ; par la tradition, les femmes musulmanes malades ne sont guère autorisées à être examinées par un médecin mâle.

Um-Ali rappelle que, selon les coutumes de son village, une fille ne quitte jamais la maison paternelle pour une autre raison que le mariage. Elle cite son propre cas, rappelant que jeune, elle a eu l’autorisation de son père d’aller dormir, chez des amis chrétiens, la veille du jour où elle eut à subir une opération chirurgicale et alors qu’elle n’était pas encore mariée.

Um-Ali encore, « Ces mêmes chrétiens, toujours amis de mon père, participent à nos fêtes, à nos mariages, à nos deuils et même, je puis dire, ils ont collaboré à l'agrandissement de notre mosquée par leur aide technique en installant les haut-parleurs, et par des dons financiers.

Quel regard portez-vous sur les « rebelles » qui contrôlent votre village?

Franchement, au début, à écouter leurs slogans, nous croyions que ces gens venaient appliquer la justice de Dieu et notamment redonner à la femme sa place, une place plus libre ; mais la réalité s’est révélée bien différente, au point que nous avons rapidement regretté leur arrivée qui a tout détruit sur son passage : les hommes, la religion, les relations familiales, les traditions et même les valeurs fondamentales de l’Islam. Voilà comment la destruction des valeurs s’est déroulée en quelques mois.  Parmi les éléments les plus destructeurs, rappelons :  

1. Le « Djihad Al Niqah » [Djihad de l’accouplement] qui est la participation de filles à la guerre sainte par un don du corps aux combattants. Elle est tout simplement une tolérance, voire un encouragement de la prostitution au nom de la religion. Peut-on le nier ? 

2. Le « Taqbir », prononciation à trois reprises de la grandeur d’Allah (Allahou akbar), qui, soit disant, autoriserait l’occupation des maisons des autres, l’enlèvement de filles pour en jouir, d’égorger les partisans du régime syrien, de violer une femme en présence de son époux, de trancher le doigt d’un fumeur, de fouetter l’homme qui ouvre son magasin le vendredi ou durant les heures de prière, de battre celle qui sort de sa maison ou ceux qui visionnent des programmes profanes à la télévision…Leurs méthodes ne sont qu’une farce de religion. 

3. Dans les tribunaux de la Chari’ah, que les rebelles ont mis en place, les témoignages de la femme et du chrétien ne sont pas reconnus, ce qui est une négation de l’humanité même de ces deux personnes.  

4. Le comble de toute cette iniquité, réside dans le fait que les rebelles qui refusent aux autres la consommation de vin et d’arak, en consomment eux-mêmes dans les mosquées, lors d’orgies avec des jeunes filles. 

Dans le groupe du Front al-Nosra, celui qui prend le nom « d’Emir », n’est d’ailleurs souvent pas syrien ; il se choisit une fille pour en jouïr, sans même tenir compte de son âge, puisqu’elle peut avoir moins de douze ans. Si le père refuse de donner sa fille, il est exécuté au nom d’Allah.
Au regard de tous ces crimes, pourquoi les dirigeants du monde ne dénoncent-ils pas ces méfaits insoutenables pratiqués par les bandes armées ? Ils semblent avoir une « attitude négationniste » vis-à-vis de ces actes barbares qui sont menés par leurs affidés rebelles ?  

« Dans notre village », nous dit Um-Ali, « l’émir a obligé un couple à faire l'amour devant lui et a demandé au mari de lui laisser sa femme…L’horreur de la pratique est indescriptible ».

Abou-Ali surenchérit en assurant que « la pauvreté, la faim, la perte du père, de la mère ou du frère ont laissé des fillettes de 10 à 15 ans dans une grande détresse qui les a forcées à épouser des hommes de soixante ans au nom de la « sitrat », ce principe de protection ».

« Ce qui s’ajoute aux méfaits des rebelles, c'est aussi le fait que des voisins à nous, pauvres, il y a peu, sont devenus très rapidement riches ; ils sont fortement soupçonnés d’avoir fait enlever des gens et exiger des rançons. Moyennant la proclamation du « Taqbir », ils auraient participé à des vols dans les grandes usines d’Alep et vendu des meubles subtilisés dans les maisons se trouvant dans les quartiers sous le contrôle des rebelles et ces mêmes voleurs ont l’arrogance de se référer à l’Islam orthodoxe hanifite ».

Un pas de plus dans la sauvagerie, puisque « ces rebelles arrêtent des soldats innocents et des fonctionnaires de toutes confessions pour les égorger au nom d’Allah. Mais de quel Allah s’agit-il ? Allah serait-il si criminel ? Comment comprendre que ces mécréants interdisent de fumer alors qu’ils autorisent que le cœur d’un soldat puisse être mangé ? » 

Que pensez-vous de cet Islam ?

«  C'est un Islam sombre, un Islam des ténèbres, un Islam d'injustices ». « Comment comprendre ces criminels qui égorgent les hommes, qui détruisent les mosquées comme la grande mosquée d’Alep ou le tombeau de Sayedna Zakaria et les autres  tombeaux, notamment celui de Awlia'a ? »  

Pourquoi ont-ils coupé la tête de la statue de « Sitna Mariam », pourtant mentionnée et vénérée dans le Coran ? Pourquoi ont-ils assassiné le grand Imam de Damas, Al Bouti ? Pourquoi ont-ils enlevé les deux prêtres et les deux évêques alors que le Coran nous oblige à les vénérer, car ils sont  messagers de paix et de charité ?

Comment voyez-vous l’avenir ?

Certes, au sujet de cette guerre, on a beaucoup évoqué le caractère confessionnel. Des innocents ont été tués ; la pierre et l’économie se sont écroulées, mais notre peuple avec son histoire plusieurs fois millénaire saura dépasser cette crise. Tout au long de notre histoire, nous avons connu de semblables moments sous la brutalité des Houlagou, de Tamerlan et des Ottomans mais aussi sous la force des conquêtes croisées. Plus proche de nous, le massacre des arméniens et des syriaques en 1915.

Nous voulons lancer un message aux chefs des Etats arabes et islamiques pour leur dire que la « purification » de la Syrie de ses chrétiens, à laquelle ils souhaitent parvenir, sera un désastre de civilisation pour l’Islam qui entrera alors dans un « âge sombre », fragilisé qu’il sera par une dépendance accrue vis-à-vis du monde occidental.   

Depuis les premiers temps de l’Islam, durant les périodes omeyyade et ‘abbasside, la civilisation arabe a su briller grâce au travail de traduction des chrétiens syriens qui ont passé les textes des philosophes et savants grecs vers la langue arabe. A l’époque contemporaine, en dépit du faible pourcentage de chrétiens en Syrie, ces derniers ont sans cesse enrichi le pays de leur savoir, de leur énergie, de leur initiatives et d’un esprit d’entreprise, etc…Que nos frères chrétiens de Syrie, sachent bien que nous et nous seuls, musulmans syriens, nous sommes les plus à même de les protéger et non pas l’Occident qui nous envoie les repris de justice d’Arabie-Saoudite, de Tchétchénie, de Libye et de nombreux ailleurs pour venir tuer et se faire tués sur notre terre.

Témoignage en provenance d’Alep – 27 Juillet 2013.

dimanche 28 avril 2013

"Allez dire au monde entier ce que vivent les habitants d'Alep et de Syrie"....



Vidéo sur l'état d'Alep aujourd'hui

Allez dire au monde entier, la misère que vivent les habitants d'Alep et de Syrie depuis des mois....(Cf. video ci-dessus).

Avons-nous le droit de continuer à regarder impassible ? Sommes-nous autorisés à ne pas demander des explications, voire des comptes, à nos dirigeants qui nous surprennent par leur incapacité, leur passivité, leur complicité ? 

En attendant, face à cette situation qui dépasse un individu isolé, que pouvons-nous faire ? Égrainons le domaine des possibles. 

1 - Constater que les hommes et les femmes politiques en place, tant en Orient, qu'en Occident se sont révélés passifs sur le bien à faire et incapables de résultats, alors que leur rôle est aussi d'arrêter et résoudre les conflits.

Souvenons-nous de leur passivité et du fait qu'elle aura été un encouragement à la violence.

2 - Prendre conscience du fait que l'indifférence, face au malheur du peuple syrien, a pour effet de laisser le champ libre à tous les maîtres de violence, qui veulent gouverner le monde par des moyens indignes.

Souvenez vous que l'indifférence est participante du désespoir qui tue lentement. 

3 - Se remettre personnellement en cause et se convertir à la foi de Jésus-Christ pour qu'Il intervienne dans l'histoire et dans la vie et le coeur des hommes. La violence et le désordre ne sont rien d'autres que l'effet de l'exclusion de Dieu de notre monde.

Souvenez-vous que la  religion de Jésus-Christ prône l'amour, comme don courageux de soi,  même à l'égard de ceux qui sont différents ; à aucun moment de son passage ici bas, le Christ n'a évoqué la disparition des infidèles par le fil de l'épée, ou la revanche selon la loi du talion.

4 - Retrouver la confiance en soi et dans les autres, grâce à la foi en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Admettre que tout geste favorable que nous posons a toutes les chances de rencontrer en face une âme accueillante et respectueuse.

Souvenez-vous qu'il vaut mieux se tromper en faisant confiance que faire erreur en restant indifférent; souvenez-vous également que déployer une bonne intention à l'égard des personnes dans l'adversité, est aussi important que le résultat de l'aide qu'on tente de fournir.

5 - Se rapprocher des organismes qui aident financièrement et humainement les populations de Syrie. Il y en a de multiples, renseignez-vous...Elles regroupent souvent des personnes sincères, qui se dévouent de leur mieux, et s'obstinent à vouloir soulager les populations martyrs. 

Souvenez-vous qu'en donnant on reçoit et qu'en accordant une aide à la victime, on lui permet de retrouver dignité, attention et respect.

6 - Dire autour de soi et au monde entier que vous aimez la Syrie et son peuple et qu'il est intolérable de  laisser les syriens vivre, plus longtemps, le scandale de cette violence que lui impose un complot ourdi par des forces qui ne veulent pas montrer pas leur visage, pour éviter d'être épinglées, et de façon à ce qu'on ne puisse donner un nom à cette laideur.

Souvenez-vous que le Christianisme et les merveilles que la religion du Christ a répandu autour d'elle sont dus au peuple syrien qui, aux premiers temps de l'ère chrétienne, a épousé la religion de Jésus-Christ qu'elle a dynamisé, lui permettant ainsi de parvenir à Rome et de s'y épanouir.

Oui, souvenez-vous toujours de faire le bien au peuple syrien, car le Dieu Trinitaire se souviendra alors de vous :  Lorsque vous serez face à Lui, Il vous dira, "venez, vous qui êtes les bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi’....." 

Le Veilleur de Ninive


mercredi 24 octobre 2012

Réfugiés syriens - Menaces sur les moeurs.

Syrie et camps de réfugiés syriens - 23 Octobre 2012 (18h) - Un phénomène des plus graves se développerait actuellement dans les camps des réfugiés accueillant des syriennes en Jordanie, en Turquie et au Liban. On nous dit que des saoudiens, libyens et de vieux émirs du golfe viennent prendre pour épouse des fillettes de 14 et 16 ans, leur payant des sommes de $100 a $150 $ au titre de la dote (المهر). 

Des Muftis auraient même lancé une fatwa pour interdire ces mariages "secrets" dit Al-Sitra (السثرة) avec des mineures, qui rappellent les chanteuses que les hommes riches d'Orient, dans l'entourage du Calife, possédaient et gardaient en secret cachées par un rideau. Le phénomène étant particulièrement connu à l'époque du Calife "Motawakkil". Il ne s'agit pas du tout de cela ici puisque des hommes âgées de 60 et 70 ans "prendraient possession" des filles mineures pour quelques sous.    

Cette information nous est bien parvenue mais nous ne sommes pas en mesure d'en vérifier le degré d'authenticité. Toutefois, nous nous devons d'avertir toutes autorités publiques qui traitent avec ces populations, des risques majeurs pesant sur les enfants de ces camps. 

En outre, nous apprenons qu'en Syrie, même les musulmans syriens sont très blessés par les exploitants du pétrole qui ne s'arrêtent pas à l'or noir, mais se plairaient à abuser des humains mineurs. 

Nous prions les Organisations Internationales en charge de la protection de l'enfance de vérifier, pour confirmer ou infirmer ce phénomène et si nécessaire, afin de lancer un cri d'alarme de manière à avertir toute autorité en devoir d'agir. 

Les réfugiés syriens sont des êtres humains à part entière qui méritent le même respect que celui dévolu à tout grand de ce monde.

Le danger existe en Syrie même, où les enfants syriens réfugiés dans les écoles, se retrouvent entassés, vivant en promiscuité avec des adultes et qui sont livrés à la prostitution. 

Toute personne digne doit ouvrir les yeux sur ce phénomène. Il doit le dire, l'écrire et chercher à en savoir plus pour protéger et défendre.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.