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jeudi 21 juin 2012

Le Patrimoine architectural syrien également en danger.

Les nouvelles en provenance de Syrie sont mauvaises et inquiétantes à tous les niveaux. Sur la « terre des civilisations », l’antique et majestueuse histoire de Syrie ne saurait sortir indemne et rester à l’abri d’une guerre qui se déroule depuis près d’un an et demi sur son territoire. Les sites archéologiques les plus importants inscrits par l'UNESCO au patrimoine mondial sont désormais exposés aux balles et aux pillages lorsqu’ils n’en ont pas déjà soufferts.

Les missions internationales, Casques Bleus ou UNESCO, spécialisées dans la protection des sites archéologiques, n'ont pu encore avoir les mains suffisamment libres pour établir un rapport détaillé sur l’état des sites syriens. Les seules informations dont nous disposons proviennent de sites internet et de réseaux sociaux tels que Facebook ou encore de l’Agence Syrienne d’Information, enfin d’appels provenant d’Organisations internationales.

Ce sont ces sources-là qui furent l'objet de recherche par la britannique « Emma Cunliffe » de l'Université de Durham ; les résultats de ses travaux ont été publiés par le « Fonds Patrimonial Mondial » (Global Heritage Fund) dans un rapport détaillé sur l’état des sites archéologiques de Syrie.

Le rapport s’intitule : « Dommages à l'Esprit : le patrimoine culturel Syrien dans le conflit ». Il décrit, en fonction des causes, sur une cinquantaine de pages, les dégâts occasionnés sur les sites par la guerre. Certaines régions archéologiques furent soumises aux bombardements, d’autres utilisées comme positions militaires, d’autres encore ont été l’objet de nombreux pillages.


Les sites archéologiques utilisés comme positions militaires

Dans la région de Deir Al-Zor, le site de « Tal al-Sheikh Hamad » connu aussi sous le nom de la ville assyrienne de « Katlimo » fut transformé en champ de bataille par l'armée syrienne et les rebelles. Les affrontements eurent lieu au milieu du temple assyrien qui fut détruit. De même des combats se déroulèrent autour du site « Al-Moudiq » dans la ville d’Apamée où l’armée syrienne avait pris position dans le caravansérail tout comme son installation sur le site « d’Ibn Maan » qui se trouve dans l’antique ville de Palmyre. De nombreuses vidéo chargées sur la page internet « les sites de Syrie en danger » relatent les destructions ayant affecté les vestiges archéologiques.

Selon le rapport d’Emma Cunliffe, le positionnement de l’armée sur les sites archéologiques et la transformation de ceux-ci en positions militaires est ce qu’il y a de plus dangereux, par les effets de la guerre, sur le patrimoine archéologique.

Les armées ne se soucient guère de la nature du site lors de leurs manœuvres militaires. Les mouvements de véhicules militaires sont une des causes principales de destruction des vestiges. C'est le poids énorme des blindés et des transporteurs de troupes ainsi que leurs mouvements permanents qui conduit à l’enfouissement des restes déjà exhumés dans le sol. Au-delà de ces conséquences, il faut compter avec les actes illégitimes des soldats qui fouillent, à la recherche de pièces à vendre sur le marché de l'art, condamnant ainsi tout espoir de sauver le site.

Un autre problème recensé est celui de la concentration de forces militaires dans les villes principales comme Damas, Homs, Hama et Alep, Hassaké où les bâtiments historiques sont de même exposés à des dangers en raison de leur conversion en postes militaires. C’est le cas du Crac des Chevaliers qui, en raison de sa position géostratégique, est devenu un enjeu essentiel, objet de batailles entre les groupes armés surtout qu’il se trouve sur la route commerciale reliant Homs à l’intérieur de la Syrie ainsi qu’à la ville de Tripoli au Liban. Le Crac des Chevaliers constitue, du point de vue architectural, la forteresse la plus importante du Moyen-Orient ; elle date de l’époque franque. A ce jour, les rapports d’experts n’ont pas réussi à établir la profondeur des dégâts qui y furent causés. Selon le Docteur Bassem Al-Jamous, Directeur des Antiquités syriennes, les éléments armés ont chassé les fonctionnaires installés au Château et ont commencé des fouilles et le pillage.

Bombardement des sites archéologiques et de l'histoire

Les bâtiments religieux ne sont pas non plus sauvegardés.

Les dégâts ne se limitent pas aux sites archéologiques où se concentrent des groupes armés, mais à tous les autres édifices qui sont désormais directement ciblés.

Trois sites, classés dans le patrimoine mondial, ont été directement frappés au canon qui a atteint le tissu architectural des villes « d’Al-Birra », « Ain Al-Sibl », « Ain Al-Arouss »; toutes les trois remontent à la période byzantine et se trouvent en Syrie du Nord. Tandis que la ville de Bosra, dénommée durant la période ottomane, Bosra-Cham ou encore la « Damas Antique », elle compte parmi les sites les plus riches du Moyen-Orient quant à l’Organisation civile et urbaine de la Rome antique; ses bâtiments ont été très touchés par les bombardements.

Les édifices religieux ne sont guère épargnés. Au Couvent patriarcal de Sadnaya, les bombardements ont atteint la partie la plus ancienne du bâtiment qui date de 574 ap. J-C.. C'est un des plus vieux édifices chrétiens encore sur pieds dans le monde. De même que fut atteinte la mosquée de la ville de Deraa qui remonte à la période des Omayades. Cette mosquée est un des monuments islamiques les plus anciens de Syrie ; il fut construit du temps de « ‘Omar Ibn al-Khattab ». La Direction des Antiquités de Syrie avait prévenu que les édifices et vestiges archéologiques de Damas, Alep, Bosra, Palmyre, le Château de Salah Ed-Eddine, seraient des cibles pour les groupes terroristes.

Le vol des musées

Le vol le plus important reconnu par les autorités syriennes est celui de la statue d'or élevée au dieu araméen. Elle remonte au VIIIe siècle av. J-C. C’est un symbole parmi les symboles de la Syrie. Le vol de cette statue a été inscrit sur la liste rouge des pièces volées publiée par l'ICOM, le « Conseil International des Musées », en charge des la surveillance des musées dans le monde. L’ICOM en a également informé la police « Interpol » ainsi que « l’Organisation mondiale des douanes ». Bien que la statue soit l'une des pièces les plus recherchées depuis le mois de Décembre dernier, on ne l’a toujours pas retrouvée.

Les autorités syriennes ont signalé les vols dans les musées de Deir Al-Zor, de Ma'arat al-Naman, de Raqqa et du Château de Jaber. Des journalistes ont en outre fait savoir que des pillages avaient eu lieu dans les musées de Homs et Hama, il y a près d’un mois.

Les experts sont tombés d’accord sur le fait que ces vols ont pu se produire en raison de l’absence de mesures de sécurité dans les entrepôts du musée. De plus, en raison du manque de référencements et de photographies prouvant les droits à la propriété des musées, les objets sont dispersés dans les souks sans possibilité de récupération. Quant aux musées qui n’ont pas encore été touchés par les vols, leur personnel éprouve un inquiétude croissante sur l'avenir.

Au delà des vols, le musée d’Idlib a été touché par les bombardements. C’est en ce lieu que se trouvent les archives de la ville d’Ebla, vieille du troisième millénaire av. J-C., et où furent découverts des documents essentiels pour la connaissance de l’humanité et de la région.

C’est dans ce contexte, que l’article intitulé : « Les Antiquités syriennes sont en danger » publié sur Facebook, évoque la décision prise de transférer certaines pièces du musée d’Alep vers un lieu plus sûr. Cette décision fut confirmée plus tard par Mme Hebba Al-Sakhel, directrice des Musées de Syrie dans une interview accordée en Avril dernier, au cours de laquelle elle déclarait que certaines pièces allaient être sauvegardées dans le bâtiment de la Banque Centrale de Syrie. Elle rappelait en outre, que « les archéologues n'avaient pas encore creusé dans toutes les régions de Syrie ; elle affirmait : « où que l’on creuse, on pourrait découvrir des vestiges. Je pense que le pillage est l’action de citoyens syriens qui sont à la poursuite de profits matériels et n’ayant aucun souci du patrimoine et des conséquences sur le pays ».

L’absence d’une autorité centrale pourrait être la cause qui a favorisé l’extension des pillages sur les sites archéologiques, par utilisation de bulldozers, tel que l'ont révélé les images captées par satellites. Sur les sites, les images mettent en évidence des talus de terre pouvant atteindre jusqu’à quatre mètres, indiquant que des fouilles illégales ont lieu et leur rythme va croissant en particulier dans les provinces du nord d'Alep, de Deraa, de Deir Al-Zor, et de Qamishli.

Il est à noter que beaucoup de ces vols sont le résultat de la demande étendue du marché international des antiquités qui saisit l’occasion des guerres pour acheter tout ce qui est vendu. Les antiquités syriennes sont répandues sur les marchés et il est attendu à ce que l’offre s’accroisse dans les mois prochains.

Traduit de l'arabe par les soins du Veilleur de Ninive.
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