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samedi 12 octobre 2013

Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial.

Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète.

L’évènement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique. Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le « moment unipolaire américain », qui consacrait le triomphe des « grandes démocraties » et de leur « économie de marché », est terminé. C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la « communauté internationale » franco-anglo-américaine est agonisante.

Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du « monde libre » et de « la fin de l’Histoire ». En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant « Axe du Bien » apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant. Loin d’être finie, l’Histoire continue.

C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires « BRICS » comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va. Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté qui prônent et espèrent depuis de longs mois l’amorce d’un processus de négociation en Syrie. En espérant que la dynamique de paix sera contagieuse…

Il convient bien entendu de saluer la « Syrie réelle », c’est-à-dire tous ceux qui ont misé une fois pour toutes sur le dialogue pour mettre un terme à la guerre universelle à laquelle est confronté leur pays. C’est en effet grâce à leur détermination et leur lucidité que la mère de notre civilisation a pu résister – résiste toujours - aux terribles épreuves infligées par ses « faux frères » d’Orient et ses « faux amis » d’Occident : plus de 100 000 morts, huit millions de réfugiés et déplacés, soit un Syrien sur trois, plus de la moitié du pays en ruines, y compris la ville martyre d’Alep, capitale économique livrée au pillage, les infrastructures dévastées, écoles et hôpitaux inclus, des zones entières à la merci de combattants d’un autre âge. Sans oublier des millions et des millions de vies brisées…La communauté internationale, l’universelle, celle qui représente la majeure partie de la planète, ne sera-t-elle pas fondée à demander des comptes à ceux qui entretiennent, en notre nom par-dessus le marché, cette entreprise de massacre et de destruction, comme jadis en Irak et naguère en Libye ?

Certes, voir la grise mine de quelques « amis » bien connus du peuple syrien devant une perspective de solution pacifique a de quoi nous réjouir, mais nous ne pouvons dissimuler notre tristesse et notre colère de voir la France brader ses intérêts nationaux, ruiner son crédit moral en affirmant une préférence marquée pour le mauvais côté de l’Histoire. A l’heure où les uns et les autres se félicitent de voir la raison l’emporter et redisent leur engagement en faveur d’une issue politique négociée en Syrie, la France ne manifeste pas un enthousiasme délirant – c’est un euphémisme – pour l’option de la paix et du droit, dont la diplomatie russe s’est faite le symbole.

On aurait plutôt, jusqu’ici, l’impression qu’elle choisit de se retrancher dans le camp de la guerre en compagnie des financiers du djihad. Pourquoi a-t-elle tant tenu à court-circuiter le Conseil de Sécurité dont elle est l’un des membres permanents et pourquoi, se plaçant dans une logique d’ingérence, a-t-elle mis tant de constance à bafouer les principes du droit onusien dont elle se réclamait. Quel dommage et quel ravage !

Le gouvernement français fait grand cas des votes du Congrès américain et bon marché de l’opinion majoritaire des Français. Il a grand tort. Sa politique est aussi injuste qu’immorale et la part de culpabilité qui est la sienne dans l’atroce tragédie syrienne n’a d’égale que son écrasante responsabilité dans notre enfermement et notre terrible humiliation. Pesant mes mots (comme un ministre bien connu qui pourtant rate toutes les occasions de se taire), je souhaite plein succès à ce Genève II que les vrais amis de la Syrie appellent de leurs voeux : il est grand temps que la voix de la diplomatie se substitue au fracas des armes, que la stabilité et la paix reviennent en Syrie.

Et puis, faut-il rappeler l’évidence ? C’est aux Syriens et à eux seuls qu’il appartient de décider de leur destin en toute souveraineté et en toute indépendance. Les dirigeants étrangers, de Paris ou de Washington, de Riyad ou d’Ankara, n’ont aucune légitimité pour le faire à leur place, et il leur faut un fabuleux toupet pour établir des « feuilles de route » concernant l’avenir ou la reconstruction d’un pays qu’ils auront tout fait pour anéantir.

Michel Raimbaud, ex-Ambassadeur (à la retraite)
Membre de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence 

vendredi 30 août 2013

Syrie...et si toute cette gesticulation avait pour but la paix arabo-israélienne ?

Et si toute cette gesticulation avait un but principal, de préparer la paix syro-arabo-israélienne ? A ce jour le Veilleur de Ninive n'avait guère abordé ce scénario qui ne pouvait sembler réaliste à quiconque. Toutefois, les grandes puissances et les puissances régionales se trouvent dans un tel jeu d'alliances, de menaces, de soutiens et de contradictions, qu'un renversement soudain de situation pourrait se produire.

Mais quels sont les éléments qui font penser que la paix syro-arabo-israélienne est envisageable et peut se révéler une voie de sortie, tant pour les grandes puissances que pour la Syrie ? Israël trouvant son compte dans sa sécurité et la stabilisation de la région. Rappelons seulement les faits qui soutiennent un tel scénario : 

1° - La guerre qui se déroule en Syrie est une guerre israélo-syrienne exécutée par des mercenaires mandatés par les Etats-Unis, financés par le Qatar et l'Arabie-Saoudite, appuyée sur la logistique Turque et soutenu par la propagande française et britannique.

2° - La montée récente des périls est calculée ; elle peut aussi justifier des changements radicaux de positions de la part des parties en présence.

3° - Les frappes aériennes envisagées sur la Syrie viseraient principalement les extrémistes les plus irréductibles à un traité avec Israël.

4° - L'Iran, qui se trouve plus isolé qu'auparavant, a mis de l'eau dans son vin en affirmant être prêt au dialogue avec les grandes puissances sur le nucléaire et en rappelant ne posséder sur son sol que des générateurs nucléaires à usage civil.

5° - Des négociations israélo-palestiniennes sont en cours qui pourraient être accompagnées de négociations parallèles israélo-syriennes puis étendues aux Liban et autres pays arabes.

6° - L'attitude de la Russie, bien que ferme, n'est pas si tranchée sur la question syrienne; elle laisse plutôt penser à un rôle de figuration en façade, de négociation en coulisses.

7° - La politique occidentale est certes motivée sur des objectifs pétroliers et gaziers, mais de façon ultime et sûrement prioritaire, par la sécurité d'Israël. La détermination de l'Occident dans le mensonge, l'accusation infondée à l'encontre du régime du Président Assad, est révélatrice d'objectifs occidentaux bien plus importants que le peuple syrien lui-même, que sa pléthorique démocratie ou que la morale en politique. Israël est prioritaire pour l'Occident, car la stabilité pour l'Etat hébreux signifierait pour les Occidentaux, stabilité de la région et en conséquence un accès plus sûr aux ressources énergétiques. Quant aux rapports avec l'islam et au sein de l'Islam, ils pourraient s'apaiser dans le cadre d'un grand traité de Paix qui donnerait à chaque partie sa part.

Pour toutes ces raisons, que nous venons d'évoquer, il ne serait pas absurde, à ce stade, de poursuivre la préparation de la conférence de Genève II, en y intégrant les premiers pas d'une négociation arabo-israélienne, en même temps qu'une négociation opposition-régime syrien. L'Iran venant ensuite normaliser ses rapports avec Israël.

Le Veilleur de Ninive.

mardi 9 octobre 2012

Enfin nous voici tous d'accord...

Nous sommes d’accord avec le citoyen ordinaire quand il se plaint du désordre ambiant, des guerres qui se succèdent, de l’incohérence des politiques et du chaos grandissant en ce monde.

Nous sommes d’accord avec les rebelles qui, en Syrie, demandent plus de liberté, moins d’emprisonnement et de tortures, plus de participation au pouvoir.

Nous sommes d’accord avec leur Président qui s’insurge contre l’usage des armes par des manifestants revendiquant la démocratie et contre des mercenaires étrangers et barbares qui défient quotidiennement son armée.

Nous sommes d’accord avec ce même Président quand il réclame le retour du Golan à son peuple.

Nous sommes d’accord avec l’Amérique qui a besoin du pétrole des arabes et protège Israël.

Nous sommes d’accord avec Israël qui sollicite son acceptation par les arabes et des garanties pour sa sécurité.

Nous sommes d’accord avec les Palestiniens qui revendiquent un Etat bien à eux et Jérusalem pour capitale.

Nous sommes d’accord avec l’Union Européenne qui s’aligne sur les Etats-Unis leur sauveur, à deux reprises, du cataclysme nationaliste.

Nous sommes d’accord avec la Russie qui protègent en Syrie ses intérêts et se défend d’un islam extrême menaçant à ses frontières.

Nous sommes d’accord avec elle qui se protège des ambitions hégémoniques de l’Amérique.

Nous sommes d’accord avec la Chine, la rivale de l'oncle Sam, qui cherche à étendre ses marchés et ses sources d’approvisionnement pour faire vivre son immense peuple.

Nous sommes d’accord avec la Turquie qui rêve d’une gloire perdue en tentant de retrouver l’influence ottomane d’autrefois.

Nous sommes d’accord avec les Arméniens qui insistent pour la reconnaissance du massacre de 1915. Nous les aimons et nous les admirons car ils vivent les souffrances presque dans le silence et sans faire souffrir un autre peuple. De là vient leur grandeur.

Nous sommes d’accord avec l’Iran qui veut jouer dans la cour des grands, car la Perse est une grande et belle civilisation qu’il ne faut, en aucun cas, priver d’une certaine gloire.

Nous sommes d’accord avec les chiites du Liban qui veulent dire au monde qu’ils sont encore en vie après avoir failli mourir de quarante ans de bombardements entre 1965 à 2006.

Nous sommes d’accord avec les petites nations qui trouvent leur fierté d’être des nations et qui luttent pour leur indépendance, prises en tenaille dans les mains des grands.

Nous sommes d’accord avec les pays pauvres qui demandent, au G20, la bienveillance dans le partage des richesses.

Nous sommes d’accord avec les musulmans qui veulent pouvoir prier librement dans les pays où ils sont minoritaires.

Nous sommes d’accord avec les Etats non-musulmans qui craignent les fanatiques de l’Islam et la faiblesse des musulmans modérés face à leurs extrémistes.

Nous sommes d’accord avec les chrétiens qui revendiquent des Eglises dans tous les pays d’Islam.

Nous serons d’accord avec les chrétiens d’Orient s’ils sollicitent de la Turquie, qu’Antioche redevienne, sous possession turque, la capitale spirituelle et géographique de l’Orient Chrétien. 

Nous sommes d’accord pour l’ouverture des frontières, à la condition que l’Organisation des Nations-Unies soit remplacée par l’Organisation des Peuples Unis (OPU) pour que se substitue la reconnaissance de tous les peuples à la discrimination existante entre les nations.

Enfin, nous voici tous d’accord pour dire que chacun a son droit et que seule la bonne volonté, la négociation et la paix permettent de le satisfaire…..A quand l’Organisation des Peuples Unis ?  
  
Le Veilleur de Ninive

mercredi 3 octobre 2012

Dialogue ouvert avec des enfants d'Alep.

Nous reproduisons ici un dialogue enregistré Lundi 1er octobre à Alep avec un groupe de jeunes alépins âgés de 11 à 16 ans ; nous rapportons ce dialogue pour vous lecteur afin que la cause des enfants d'Alep devienne votre cause. Avec ce qui se passe sur place l'innocence est assassinée.

Notez seulement que dans notre transcription, nous n’avons pas repris la forme et le langage des enfants qui se sont exprimés en langue arabe. Toutefois dans la mise en forme nous avons tenté de rester le plus fidèle possible aux réflexions des jeunes.

1 - Pensais-tu que la guerre c'était cela ?

Autrefois, la guerre était   pour nous un jeu  vidéo dans lequel on tuait l'ennemi. Nous croyions que la guerre se passait entre 2 pays, entre deux armées. Nous ne pensions pas qu'elle consistait à enlever les gens, à les tuer pour exposer et parader avec leurs cadavres. La guerre ce n’était pas exécuter devant les caméras de télévision…

Aujourd’hui on détruit les maisons et les quartiers ; on ne sait pour qui ? pour quoi ? Combien de temps cette guerre va-t-elle durer ? Longtemps ? Serons-nous victimes un jour ? 

Pourquoi les enfants meurent-ils dans cette guerre ? Pourquoi deviennent-ils orphelins ? Pourquoi détruit-on les maisons de Dieu ? Pourquoi le mal et l'injustice sont rois ? Ou est Dieu ?
2 - Qu'est-ce qui est le plus moche dans la guerre ?

Ce qui est le plus moche, ce sont les rancunes, les innocents qui meurent, un pays que l’on tue ; notre maison qui s'écroule, la peur et la panique ; la Syrie a reculé de 10 ans ; nous n’avons plus d'avenir ; nous perdons tout, même nos rêves. On ne peut plus dormir ; à chaque bombe qui tombe, nous tremblons ; nous pleurons…

3 - Penses-tu que des belles choses soient possibles dans la guerre ?

Très peu, mais on admire nos voisins d’immeuble ; ils nous ont beaucoup aidé, plus que nos proches ; nous sommes maintenant plus sensibilises aux autres, surtout aux pauvres et aux orphelins. On sent que la Syrie est notre « mère », qu'il ne faut pas la perdre. Nous sommes plus sensibles à notre hymne national. Nous sommes devenus plus proches de Dieu, notre unique abri ; Notre foi et notre religion est plus forte. Nous sommes plus conscients de ce que représente la vie et plus attachés à la patrie.
4 - D'après toi qui souffre le plus ?

Ceux qui souffrent les plus ce sont les orphelins, les familles des martyrs, les soldats qui sont le plus visés par les criminels…Nos parents ont vécu des années plus ou moins faciles ; nous nous commençons notre vie par des moments trop difficiles ; même nos parents s'inquiètent pour notre avenir, pour nos études, notre service militaire ; sur la manière de se procurer notre pain quotidien…

5 – Désires-tu encore rester en Syrie ?

D’une seule voix ils clament : Nous ne quitterons jamais la Syrie ! Parmi les jeunes, certains ont une double nationalité – eux aussi objectent : On ne jette pas des pierres dans le puits qui nous a abreuvé ; on ne quitte pas une mère qui nous aime ; on ne quitte pas une terre qui nous a nourri et qui garde les tombes de nos ancêtres.


6 - Qu'est-ce qui a changé dans ton regard sur la vie et sur les autres ?

Nous avons aujourd’hui un grand désespoir dans la vie. Nous ressentons un grand ennui et un vide dans notre existence : toujours rester à la maison. Pourquoi vit-on ? Nous sommes trop petits pour porter des responsabilités ; celle-ci est trop lourde. Nous devenons plus agressifs. Nous nous sentons au bord d’une grande pente ; va-t-on tous tomber dans le labyrinthe ou revenir à la douce Syrie que nous avons connue ? Va-t-on revoir la Syrie qui nous a donné des moments d'amour, de solidarité entre les différentes confessions et ethnies ?

7 - Qu'attendrais-tu des chefs de guerre et du gouvernement ?

Nous attendons : qu’ils combattent la grande corruption et qu’ils fassent revenir la sécurité. Nous voulons pouvoir partir de la maison et y revenir sans avoir peur. Nous voulons que les chefs parlent entre eux. Tous doivent savoir qu’il n’y a pas de pays qui veulent du bien à la Syrie ; il n'y a que les syriens qui doivent l'aimer ; le proverbe arabe est cité : « Rien ne peut gratter ta peau que tes propres ongles ».

8 - Est-ce que la guerre te fait plus aimer les autres ou les détester ?

Cette guerre m'a appris, ainsi qu’à mes copains à donner plus de valeur à la vie. Elle m’a fait voir que la violence, la sauvagerie et la mort brutale ne sont pas les nôtres. Notre vraie vie, notre culture nous vient de nos premiers ancêtres. C'est une vie d'amour, de tolérance et de paix.



mercredi 24 novembre 2010

Les armes du Shaïtan* , les armes de Yessou'...**

Préparons la mission, rejetons les armes du Shaïtan et affutons celles que Jésus, dans sa bonté infinie et éternelle, nous a laissées pour notre salut et pour nous défendre face à la corruption des esprits et des cœurs.

Choubho l'Abo wa l'Bro wa l'Rouho Qadisho
Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit.

Les armes du Shaïtan, c'est la jeunesse d'une poignée d'assaillants.
Les armes de Yessou’, c'est la femme et l'enfant surpris en priant.

Les armes du Shaïtan, ce sont les camps d'entrainement et la haine vociférée.
Les armes de Yessou’, c'est la Cathédrale où règne Notre-Dame bien-aimée.

Les armes du Shaïtan, ce sont les enfants dressés dans la langue de bois.
Les armes de Yessou’, ce sont les foyers à genoux, faisant le signe de Croix.

Les armes du Shaïtan, c'est la propagande mensongère et la menace sévère.
Les  armes de Yessou’, c'est la vérité toute simple et l'âme brulante qui espère.

Les armes du Shaïtan, c'est la prise d'otages et la menace des exécutions.
Les armes de Yessou’, c'est le bon samaritain interrompant sa mission.

Les armes du Shaïtan, c'est la cagoule sur la tête et l'assaillant en embuscade.
Les armes de Yessou’, c'est le sourire sur les lèvres et le refus de la dérobade.

Les armes du Shaïtan, c'est la ceinture d'explosifs nouée autour des reins.
Les armes de Yessou’, c'est le zounoro***, le zendo*** et la Chasuble vif-carmin.

Les armes du Shaïtan, c'est la kalachnikov tirant par rafales infernales.
Les armes de Yessou’, ce sont les sacrements et le salut du confessionnal.

Les armes du Shaïtan, c'est le fracas des armes et la chute brutale des corps.
Les armes de Yessou’, c'est le silence eucharistique et l'enfant Jésus qui dort.

Les armes du Shaïtan, c'est le regard impitoyable et la violence sans égards,
Les armes de Yessou’, c'est le visage de la piéta et la tendresse de son regard.

Les armes du Shaïtan, c'est le sang humain répandu, le gâchis et la désolation.
Les armes de Yessou’, c'est le "vin" dans la coupe face à des fidèles en adoration.

Les armes du Shaïtan, c'est la terreur parsemée et la mort sans espoir,
Les armes de Yessou’, c'est la paix, la tranquillité et la fierté de croire.

Les armes du Shaïtan, c'est Bagdad divisée et Jésus, le Messie, recrucifié.
Les armes de Yessou’, c'est Ninive accueillante et le citoyen protégé.

Aux assaillants, ce sera le feu de la fournaise et la consumation éternelle.
A leurs victimes sera donné l’Eden retrouvé et une douce vie immortelle.

                                                                           Le Veilleur de Ninive

* du Shaïtan (arabe) = Da Shido (syriaque) = de Satan (français). 
** de Yessou’ (arabe) = di Yechou’ (syriaque) = de Jésus (français).
*** Zounoro (syriaque) = ceinture liturgique
**** Zendo (syriaque) = manchettes que met le prêtre en revêtant son habit liturgique.

Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.