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mercredi 28 décembre 2011

Une religion qui a pour elle des miracles est une religion véritable.

« Otez les miracles de l’Evangile et il ne restera pas sur la terre un seul disciple de Jésus-Christ. »

Telle est la force du Christianisme d’avoir un message qui s’appuie sur des miracles prouvés. Quelqu’un nous disait récemment de manière anecdotique que le miracle de l’Eglise catholique est d’avoir tenue 2000 ans avec tout ce que les chrétiens représentent comme pécheurs.

En tâchant d’y mettre la bonne foi, la sincérité et la rigueur, nous allons essayer d’éclairer le lecteur sur la haute valeur du Christianisme et la Vérité vraie contenue dans son message prouvé par l’authenticité des miracles. Nous espérons que notre texte ne trahira aucun sentiment de supériorité, d’amour-propre ou d’imposture car si c’est le cas, merci de bien vouloir attribuer ces sentiments à notre personne et aucunement au contenu du message Evangélique.

Il y a trois jours, le 25 décembre 2011, nous fêtions la naissance du Christ Jésus, envoyé par Son Père pour accomplir la promesse que les Prophètes avaient annoncée de nous faire « participer un jour à sa Divinité ».

Avec Jésus, Médiateur de la révélation, voilà Dieu dans sa nature humaine. Jésus va accomplir sa mission terrestre en acceptant la croix pour prouver sa Divinité par la résurrection. Auparavant, il avait ordonné aux Apôtres de consigner par écrit la Bonne Nouvelle de la révélation et d’en poursuivre la proclamation. Les Apôtres, à leur tour, choisiront pour successeurs, les Evêques qui auront à transmettre leur enseignement aux générations futures.

Des témoignages qui nous furent transmis par les Apôtres et depuis répercutés par les Evêques, que retient-on d’essentiel du passage du Christ sur la terre ?

- Que les miracles que Jésus a accomplis furent attestés par des témoins qu’on ne peut soupçonner de crédules puisqu'ils disent les avoir vus de leurs yeux. Ces miracles doivent passer pour réels.

- Que Jésus, avant sa mort, change l’eau en vin aux noces de Cana, Il rend la vue aux aveugles, redonne l’ouïe aux sourds, restitue la santé aux malades ; guérit les lépreux et les paralytiques. Il délivre plusieurs possédés ; calme les vents et la tempête, rassasie avec cinq pains plusieurs milliers de personnes dans le désert, ressuscite des morts. Il opère toutes ces merveilles en public sous les yeux des Juifs : Les gens du Temple qui tiennent les Institutions n’osent le contester ;  Tous ces miracles, les Evangélistes les ont consignés par écrit et ils ont payé de leur sang le fait de les avoir écrits et proclamés. Ils ne peuvent donc tenir du mensonge.

- Que les Juifs et les païens du temps de Jésus lui avaient opposé que ses faits et gestes relevaient de la magie. Comment cela put-il être possible sachant que « Simon le Magicien » voulut acheter, en Samarie, de Pierre et Jean, le « don des Miracles » ? L’adversaire des Apôtres reconnaissait ainsi la réalité des miracles.

- Que Jésus-Christ est mort humilié sur la Croix comme un brigand ; trois jours après Il ressuscite. Mort et Résurrection sont deux faits attestés par les mêmes personnes (des disciples et les femmes) qui l’ont vu mort et vivant trois jours après. Jean, le plus proche de ses disciples, le voit bien mort, il est au pied de la Croix au moment où Jésus expire et par la suite le voit ressuscité. Il affirme même l’avoir entendu converser. Jean rapporte ce témoignage qu’il va sceller « par le sang » puisqu’il sera plongé, par ordre de l’Empereur Domitien, dans une cuve d’huile bouillante dont il en sortira vivant.

Quelles meilleures preuves voulons-nous, de la qualité du témoignage reçu, que celles de savoir que les témoins se font persécuter pour avoir témoigné. Or, nous constatons que ceux qui ne croient pas en Jésus-Dieu, admettent plus volontiers sa mort….qu’ils ne reconnaissent sa résurrection. Mais pourquoi donc, alors que nous avons des preuves égales pour la mort et la résurrection du Christ, un traitement inégal est accordé à l’une et l’autre ?

Poursuivons la vérification de la vérité sur les miracles du Christ. Ne laissons aucune chance à l’imposture ou au mensonge.

L’attitude des Apôtres vient comme confirmer les Miracles. Certains ont abandonné Jésus de son vivant : Pierre, le premier des Apôtres, l’a renié en déclarant ne pas le connaître, mais après sa crucifixion, tous meurent pour lui. Ils l’ont donc vu ressuscité ; ce qui les incite à vouloir mourir pour lui. On constate bien, qu'avant la résurrection du Christ, la conduite des Apôtres diffère chez chacun, de celle qui est la leur après le miracle.

Ceux qui ne se suffisent pas de l’authenticité du témoignage des Apôtres, peuvent s’interroger sur la cause de la conversion de l'univers. Sans la réalité et la preuve des miracles du Christ qu’il a pu voir des ses yeux, le monde païen de l’époque n'eût jamais abandonné ses temples, ses autels, ses dieux, pour suivre le Christianisme, une religion austère dans sa morale, difficile à comprendre dans ses dogmes, qui de surcroît fut annoncée par des gens ordinaires.

Plus encore, un nombre incalculable de Chrétiens a fini dans le martyr ; depuis deux mille ans, un grand nombre, parmi les fidèles du Christ, a choisi la continence dans la vie religieuse ou sacerdotale et, malgré l’austérité apparente de cette vie, le Christianisme s’est établi et étendu, connaissant par intermittences des haltes avant les reprises. La Virginité et la Mort deviennent source de fécondité et de vie ; quelle étrange manière d’établir et de multiplier une religion ; Si le Christ n’était pas Dieu, cela eut-il été possible ? Quel autre Dieu pouvait obtenir un tel résultat par des moyens aussi opposés aux techniques humaines d’expansion ?

Les miracles que Jésus-Christ a opérés sont d’ordre moral et physique. Saint Jean Chrysostome en remarque quatre : Il fait d’un pécheur le premier Pasteur, d’un persécuteur de son Eglise naissante un Apôtre de l’Evangile ; d’un Publicain, le premier Evangéliste, et d’un voleur (le bon larron), le premier citoyen du Ciel mais le miracle des miracles, dit Bossuet, c’est qu’avec la foi, les vertus les plus éminentes et les pratiques les plus pénibles se sont répandues par toute la terre….

Dans notre vie quotidienne, parmi les personnes que nous côtoyons, que découvrons-nous ?  Que les non-chrétiens admettent sans critique les informations et les nouvelles des media, les contes, les fables, les relations historiques, les enquêtes biographiques, les auteurs passés, parfois les rumeurs ou les faits mystérieux alors qu’ils rejettent les miracles prouvés de l’Evangile, ils font là preuve d’impudence et même, disons le fraternellement, d’arrogance. Vingt siècles de témoignages transmis de générations en générations ne les impressionnent pas. On finit par se dire : c’est normal ; leur parti est pris ; ils ont refusé la vraie foi pour la mauvaise foi car ils ne veulent point envisager la Vérité, pour ne pas être obligés de reconnaitre l’écart qui les sépare d’elle.

Par ailleurs, combien voit-on actuellement se développer de sectes qui veulent se faire passer pour des religions aux contenus la plupart du temps abstraits et partiels ; des doctrines secrètes maçonniques et ésotériques qui se multiplient sur un contenu non révélé et réservé aux initiés prouvant par là qu’elles ne sont pas d’émanation divine puisque Dieu ne peut, par sa qualité de créateur, ne s’adresser qu’à des initiés. Toutes ces doctrines, dont aucune ne repose sur des miracles, sont admises par des gens crédules et sensibles à la superstition.

On peut même dire que toutes ces doctrines sectaires et ésotériques sont fausses car, avant elles, existe une référence à laquelle elles s’opposent et qui est la vraie référence. Expliquons-nous : le faux suppose un vrai qui le précède : la fable est une falsification de l’histoire vraie qui lui est antérieure et qui a constitué son modèle. Tertullien vient à l’appui de cette argumentation : « La vérité précède en tout l’image, et la ressemblance suit la réalité….le faux est une corruption du vrai »(Tertullien Livre IV – Contre Marcion – Ch.4). Ainsi, si le Christianisme fut l’accomplissement, par le Christ, de la promesse faite au peuple Juif et au Judaïsme, cette religion représente la vérité pour toutes les autres qui ont suivi et qui n’ont été que déformation et substrat de la référence chrétienne.

Venons-en aux agnostiques et aux « non-pratiquants » ; leur approche mène t-elle à vérité ou bien est-elle vérité ? Cela n’est guère possible ; où bien se rend-on à l’évidence des miracles de Jésus et des témoignages fondés, ou bien il ne faut pas croire et assumer, en conséquence devant Dieu, sa non croyance. Le miracle est le langage de Dieu adressé aux hommes. Il est son propre sceau sur la terre puisque seul Dieu peut être à l’origine d’un miracle. Le démon ne peut en opérer car « sa puissance est limitée à des prodiges réels certes mais opéré par la vertu des causes naturelles qu'il sait merveilleusement mettre en œuvre » (Saint Thomas Ch.22, 178, art. 2). Le démon est extrêmement habile, pour faire voir aux hommes ce qui n’est pas ou pour les empêcher de voir ce qui est. « Les démons, dit Tertullien, commencent par donner des maladies. Ils commandent ensuite des remèdes nouveaux pour faire naître l'idée du merveilleux : ils en indiquent parfois de contraires avec lesquels ils cessent de nuire et on croit qu’ils ont guéri ». (Tertullien, Apolog).

Oui ! Les miracles nous démontrent l’origine divine de la révélation et l’autorité visible de l’Eglise catholique qu’elle tire de la révélation et de la tradition apostolique. Les miracles sont des témoignages certains comme furent les « Prodiges » des Patriarches et des Prophètes qui ont montré la vérité de la Religion de Moïse. Nicodème n’avait-il pas dit à Jésus : « Maitre, nous savons que vous êtes un Docteur venu de la part de Dieu ; car personne ne peut faire les miracles que vous faîtes, si Dieu n’est avec lui » (Jean Ch.3 2). C’est le miracle qui nous permet de discerner le vrai du faux. C’est ce que les livres de l’Ancien Testament illustrent dans les combats entre Moïse et les « Magiciens » de Pharaons ou, entre celui du Prophète Elie et les faux-Prophètes, dans la lutte de Jésus-Christ contre les Pharisiens ou dans celle de Saint Paul contre le « Magicien » BarJésu, etc…. La Vérité a toujours triomphé par les Miracles et pour savoir si une religion est la vraie religion, interrogez les miracles qui ont illustré son parcours.

Les miracles ont eu sur la propagation du christianisme un effet fulgurant entraînant, sans l’usage des armes, une extension de la foi dans la révélation divine à travers tout l’Univers. Lorsqu’au Moyen Âge le Christianisme a cru devoir user des armes pour libérer les lieux saints et protéger les chrétientés locales de Terre-Sainte, le résultat fut catastrophique ; la Croisade a accouché de la renaissance avec sa composante contestatrice de la société religieuse et chrétienne. Revenons cependant au Christianisme des origines et notons la réelle difficulté à laquelle il a du faire face, prouvant encore une fois, que sa propagation n’était pas favorisée par l’environnement mais bien par les preuves irréfutables qui ont appuyé la divinité du message. Mais qu’est-ce qui caractérisait ce Christianisme des premiers temps ?

- S’était-il représenté comme une religion dont l’esprit était en continuité à celle qui avait précédé ? En réalité, il apparaissait plus comme une religion contraire à toutes les religions reçues jusqu’alors.

- Ses propagateurs s’appuyèrent-ils sur des moyens strictement humains ? Bien au contraire, les Apôtres négligèrent tous les instruments que la politique humaine a l’habitude de suggérer.

- Les premiers prédicateurs de l’Evangile furent-ils des Orateurs ? des Philosophes ? des Politiques formés aux intrigues ? des chefs de guerre ? des gens puissants et fortunés ? des individus maitrisant l’art et les techniques du temps ? Non ! Ils étaient douze personnes, communes, sans savoirs, sans naissance ; sans biens, sans autorité, dépourvus de toutes les qualités que l’on recherche aujourd’hui, pour « faire carrière » ou chez les politiques ou les chefs de guerre que l’on soutient. Ces douze ont été envoyé par un homme lui-même pauvre et la mission des Apôtres fut le combat des pêcheurs ignorants contre les philosophes.

- Leur discours était-il adapté pour plaire à l’auditoire ? Bien sûr que non ! L’Evangile ne promettait pas l’avènement d’un grand Roi qui allait apporter des plaisirs et le bonheur épicurien à la vie ici-bas. Au contraire, les Apôtres annonçaient une morale contraire aux passions, des dogmes au dessus de la raison, un Homme-Dieu crucifié comme un criminel entre deux brigands et le détachement des biens de la terre ; mais ils annonçaient pour la vie post-terrestre la félicité totalement spirituelle. Telle était la seule promesse faite aux hommes qui n’était pas une promesse d’imposteurs puisque Jésus l’avait prouvé par sa résurrection.

- La Proclamation s’est-elle faite en des temps d’obscurité et d’inculture majoritaire sur un terreau désespéré ? La réponse se fait clairement par la négative puisque l’avènement du Christ et la proclamation de l’Evangile se sont faits dans le siècle le plus florissant et le plus éclairé de l’Empire romain, temps peu commode pour tromper et séduire les hommes.

- Les ennemis que les Apôtres eurent à affronter, étaient-ils des personnes simples, dépourvues de lumières, faibles, crédules, incapables de nuire ? La réponse vient du non puisque leurs interlocuteurs étaient les gens du Temple qui avaient fait crucifier le Christ ; c’était aussi l’Empereur romain avec son armée chargée de défendre la religion païenne ou encore les Orateurs munis des tours de l’éloquence qui savent éblouir les esprits sans oublier les Sophistes et leurs subtilités qu’ils déploient pour surprendre un peuple autrement plus attaché à l’éducation et à la religion de ses aïeux que nous le sommes au XXIe siècle.

Quelles fut la conséquence de cette propagation fulgurante de l’Evangile ? Nul ne peut nier les Eglises nombreuses qui furent établies un peu partout, à Rome, Corinthe, Ephèse, Antioche, Thessalonique, Jérusalem, etc.... L’univers entier se mit à retentir de l’enseignement de ces pauvres pêcheurs qu’étaient les Apôtres. La Croix, enfin, longtemps l’instrument persécuté a trouvé par les Apôtres la force de s’élever du Golgotha, lieu infâme du supplice, jusque sur le front des Empereurs avec la conversion de Constantin ».

Comment cette propagation put-elle être si phénoménale ? Il fallut que les Apôtres fissent de grands miracles pour remplacer les moyens humains qui leur manquaient. Il fallut que leurs miracles frappent les esprits afin que ceux-ci puissent se rendre au témoignage des douze Apôtres venus combattre leurs préjugés et mettre un frein à leurs passions. Il fallut enfin que tous fussent convaincus qu’une religion qui a pour elle les miracles, fut une religion véritable.

Le Veilleur de Ninive
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