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jeudi 11 février 2016

Mgr. Jeanbart : "Si l'Occident veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous".

Le 10 février 20016 - En 2015, le Vieux Continent s'est retrouvé confronté à un défi inattendu: près d'un million de réfugiés sont entrés en Europe, un record depuis l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Et pendant que les pouvoirs européens peinent à trouver une solution, la voix d'un évêque s'élève à Alep. Son message est simple: aidez-nous... à rester en Syrie.

Ces dernières semaines, la ville syrienne d'Alep est de nouveau en tête des bulletins d'informations: tandis que les autorités syriennes, dont les troupes poursuivent leur progression dans le nord, définissent la prise du contrôle de cette ville comme leur priorité stratégique, l'Occident dénonce les victimes civiles et la Turquie voisine enregistre un nouvel afflux de réfugiés. La voix des habitants de la ville, de ceux qui vivent la guerre depuis près de quatre ans au jour le jour se perd derrière tous ces enjeux. A quoi aspirent-ils? Retrouver la paix et rester dans leur pays, confie Monseigneur Jeanbart, archevêque [Grec-Melkite] d'Alep, dans un entretien accordé à Sputnik.

"Si l'Occident veut nous aider, si quelqu'un veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous, qu'il pousse vers la paix, vers une solution à cette crise", a indiqué l'archevêque. 

D'ailleurs, aider les gens sur le terrain, prévenir les nouvelles vagues de réfugiés coûterait à l'Occident, "1.000 fois moins chers", estime-t-il. Et de rappeler que l'Allemagne avait octroyé cinq milliards d'euros à la Turquie pour que cette dernière s'occupe des réfugiés syriens. Et pourtant, selon l'homme d'Eglise, un à deux milliards pourraient suffire à aider les Syriens de toutes les confessions à rester au pays.

Mais c'est surtout la bonne volonté d'arrêter les combats qui aurait suffi pour venir en aide aux Syriens, juge-t-il. "Avec très peu d'argent et un peu de bonne volonté pour arrêter les batailles, empêcher ceux qui envoient des mercenaires de les financer, les choses iraient bien et il n'y aurait pas besoin d'envoyer des milliards pour s'occuper des réfugiés", indique-t-il.

Excédés par des années de guerre et incapables de gérer la crise par eux-mêmes, les Syriens placent tout leur espoir dans le succès des négociations internationales, tout en réalisant que le chemin menant à l'entente sera épineux. Mais leur reste-t-il un autre espoir?

"J'attends beaucoup et je souhaite qu'elles (les négociations, ndlr) réussissent, même s'il y a eu quelques difficultés en chemin", confie Mgr. Jeanbart, avant de rajouter: "Tout le monde a besoin de la paix: que ce soit le gouvernement, que ce soit l'opposition, et surtout les citoyens. Ce sont les pauvres citoyens qui paient, c'est nous qui payons les frais de ces batailles".

En attendant, il vit dans l'espoir qu'un jour son pays, que les Syriens aiment comparer à une "mosaïque de confessions et d'ethnies", renaisse des cendres pour redevenir la terre de la paix, de la multiculture et de la tolérance. "Je demande au Seigneur de faire en sorte que cette guerre finisse le plus tôt possible, qu'il y ait un dialogue et que l'on retrouve la Syrie que nous avons toujours connue: une Syrie où vivent ensemble chrétiens, musulmans, druzes, alaouites, où nous vivons en frères", rêve aujourd'hui l'archevêque d'Alep.

Regardant au-delà de la pensée binaire, l'archevêque tente de trouver un signe, un sens profond dans l'épreuve à laquelle sont confrontés son peuple et son pays. Ne serait-ce qu'"une rencontre œcuménique, historique, tant attendue entre l'Eglise de Russie et l'Eglise Catholique", s'interroge-t-il, se référant à l'entrevue entre le Pape François et le patriarche Cyrille prévue le 12 février à Cuba.

"J'ai beaucoup d'espoir, un grand espoir, que j'attends de la rencontre du St-Père François Ier et du Patriarche Cyrille, je crois que cela va beaucoup aider à pousser vers une solution. Cela va pousser l'Occident, la Russie, la Syrie et tout le monde à faire un supplément d'efforts pour réaliser la paix", a conclu Mgr. Jeanbart.

Resté à l'abri des troubles au cours des premiers mois suivant le début de la crise, Alep semblait être un des rares havres de stabilité en Syrie. Des tensions éclataient çà et là, mais rien ne se passait à Alep. La donne a changé en 2012: premiers attentats-suicides, premières manifestations, et voilà qu'à l'été 2012 la deuxième ville du pays figurait dans tous les bulletins d'informations comme le "Benghazi syrien" (en référence au fief de l'opposition libyenne). Quatre années de combats et de destruction ont suivi.

Source : Spoutnik

samedi 27 avril 2013

Alep, après l'enlèvement des deux évêques grec et syrien orthodoxes

Depuis 5 jours, nous sommes sans électricité, sans téléphones, sans Internet et sans eau. Toutefois, le net est revenu, il y a seulement une heure. La situation reste aussi grave qu’il y a quelques jours.


Les chrétiens, tous rites confondus ont tenté de manifester, dans les Eglises, leur mécontentement à l’égard des rebelles et même contre le régime. Toutefois, la hiérarchie s’y est opposée et a même demandé à ceux qui souhaitaient allumer des cierges de le faire chez eux à la maison.

Les funérailles du shammas (diacre) Fattouh KABOUD, chauffeur de Monseigneur BRAHIM, évêque syrien orthodoxe enlevé, ont rassemblé des milliers de chrétiens.

Les autorités locales de la ville, le Gouverneur d’Alep, le Chef de la police, le Secrétaire du partie Baath, Imams et Mufti inclus étaient présents aux condoléances.

L’enlèvement des évêques a accru le désespoir de la population chrétienne surtout à la suite des rumeurs d'une intervention militaire, qui viendrait en réponse à l’emploi des armes chimiques. Demain les Evêques d'Alep vont demander aux fidèles, calme et prières.

Sur le terrain l'armée syrienne avance lentement en tentant le siège de la ville et en essayant de couper les renforts qui parviennent aux rebelles.

En dépit de ces nouvelles toujours attristantes, nous nous consolons du fait que les Evêques ont fait enlever les icônes des Eglises pour les mettre en lieux sûrs. Ils ont eu l’habileté de les faire remplacer par des copies, car les experts turcs en archéologie, soudoient les éléments armés d’Al-Nosra pour qu’ils volent le patrimoine. Hier, ils ont détruit le plus beau minaret du Proche-Orient datant du Xe siècle, hier ils avaient fait voler un millier d’usines à Alep ; à présent ils s’en prennent à nos icônes.

Le Veilleur de Ninive.

dimanche 30 septembre 2012

Situation toujours très tendue à Alep.

Alep  - Des éléments armées de l'ASL s'en prennent à la maison d'une famille chrétienne.



Alep - Les souks sont incendiés et les antiquités volées.

Alep - Samedi 29 Septembre 2012 - Les souks de la ville d'Alep réputés pour être les plus beaux après ceux d'Istamboul et le Caire dont la longueur atteint 13 Km et datant du XIIème siècle sont incendiés l'un après l'autre par les bandes armés de l'Armée Syrienne Libre. Que fait l'UNESCO ? 

Des voleurs turcs s'en prennent aussi aux antiquités qu'ils volent et ramènent en Turquie. Des icônes du XVIe siècle sont volées et revendues. 

Le Patriarche Gréogoire III Laham : Ce qui nous protège ce n'est pas l'Occident mais notre histoire et notre civilisation.

Syrie - Samedi 29 Septembre 2012 - Le Patriarche Grégoire III Laham, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, a renouvelé son refus catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures de la Syrie, soulignant que ce qui nous [chrétiens] protège ce n'est pas l'Occident, mais notre histoire et notre civilisation.

Le patriarche a indiqué dans une interview donnée à la télévision hier, qu'il priait pour la Syrie demandant à Dieu de protéger ses enfants de toute haine, condamnant les groupes terroristes armés qui commettent des actes criminels et des enlèvements de citoyens innocents dans le but de se procurer des fonds. Il a souligné que deux prêtres étaient détenus depuis plus de 70 jours sans que l'on ne sache ce qu'il est advenu d'eux.

Sa Béatitude le Patriarche a ajouté qu'il avait visité un certain nombre de villes et de régions de Syrie et qu'il était en contact quotidien avec les citoyens syriens qui lui affirment avec certitude la présence de combattants étrangers en grand nombre dans les rangs des groupes terroristes armés. Par ailleurs, le Patriarche a critiqué les positions du Père Paolo da l'Oglio vis à vis de la Syrie rappelant que le Père Paolo ce n'était pas la Syrie.

Dans un autre contexte, le Patriarche a insisté sur le fait que les dirigeants syriens assumaient leur mission officielle et qu'ils n'étaient affiliés à aucune partie contre une autre, travaillant en faveur de tous les syriens.

Il a également souligné l'importance de se consacrer à la réconciliation en Syrie tout en notant l'évolution positive du ministère chargé de la réconciliation nationale entre les diverses factions et tous les enfants de la Syrie.
Il a assuré que cette mesure positive était importante dans les circonstances présentes que traverse la Syrie, appelant au soutien à ce ministère, notamment de la part des autorités religieuses.

dimanche 5 août 2012

Syrie : Le Patriarche Grégorios III Laham rejette tous recours aux armes par les chrétiens.

Monseigneur Grégorios III Laham

Grégorios III Laham, Patriarche d’Antioche, d’Alexandrie, de Jérusalem et de tout l'Orient pour les grecs melchites catholiques a rejeté les allusions et commentaires de certains médias relatifs à l’armement des chrétiens, en particulier à Damas.

Le Patriarche a expliqué la position de l’Eglise dans un communiqué, suite aux bruits qui ont été propagés autour de cette question. Il a ajouté qu’aucun responsable des autorités syriennes ne l’avait contacté concernant l’armement des chrétiens et que l’Eglise elle-même n’avait pris aucune initiative pour joindre ces mêmes responsables à ce sujet ; l’Institution ecclésiale grecque melchite catholique ne demandait nullement l’armement de ses fils et des paroissiens de Damas et de l’extérieur.

Le Patriarche a ajouté : « Nous considérons que toutes manœuvres, de quelque bord qu’il soit, pour armer les chrétiens, est une tentative de créer des dissensions confessionnelles exposant les vies de la minorité chrétienne à des actions hostiles et anonymes ».

Le Patriarche a poursuivi en affirmant : « Nous appelons l’ensemble des fils chrétiens de nos paroisses à rejeter toute proposition d’armement car le rôle des chrétiens est dans l’intermédiation et la réconciliation pour constituer un pont entre les fils de notre patrie unie, afin que leur rôle soit le plus beau message qu’ils puissent apporter en sauvant leur pays, la Syrie, et leurs frères de toutes les confessions.

Et le Patriarche de poursuivre : « C’est à cela que nous avons appelé et que nous ne cessons d’appeler depuis le début du conflit, en avril 2011. C’est le rôle de l’Eglise et de ses fidèles, du patriarche et des évêques, des prêtres, des religieux et des religieuses, des travailleurs engagés dans les diverses activités de l’Eglise. Nos églises, nos Institutions sont toutes des écoles de paix, de vertus, d’amour et de fidélité à la patrie et nos sociétés toutes entières sont des lieux d’apprentissage de l’amitié et de respect pour tous ».

Le Patriarche a terminé sa déclaration en s’adressant à Dieu afin qu’Il rétablisse et renouvelle l’amour dans les cœurs de tous les syriens, rejetant tous besoin de recours aux armes, de combat et d’usage de la violence afin que les syriens vivent comme les fils d’une même famille et d’une même nation, demandant au Seigneur d’accorder à la Syrie la foi et la paix.

mercredi 20 juin 2012

Regard de Grégoire III, Patriarche pour les Grecs Catholiques sur la situation syrienne.


Source : (Info Syrie) - Le 19 Juin 2012 - Cet article a été emprunté au site Info-Syrie dont les auteurs nous sont inconnus. Nous avons pensé utile et même nécessaire d'en propager la teneur, en raison de l'autorité que représente le Patriarche et la singularité de son point de vue.

À l’occasion du synode des métropolites (archevêques) de l’Église  grecque catholique, dite encore « melkite », qui se tenait à Beyrouth, Mgr Grégoire III Laham, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem, a lancé, lundi 18 juin, un message clair de soutien à la Syrie telle qu’elle est et au processus de réforme initié par son président.

Agé de 78 ans, né à Damas, Grégoire III est patriarche de son Église depuis le 29 novembre 2000.  Cette dernière regrouperait 1 350 000 fidèles selon une estimation de 2005 : affiliée à Rome, elle est une des obédiences du catholicisme dit « oriental » et son siège est à Damas. Cette prise de position « pro-syrienne » n’a, il est vrai rien d’étonnant, Mgr Grégoire III étant à l’image de la communauté chrétienne syrienne qui n’est guère séduite (litote) par le radicalisme sunnite qui inspire l’essentiel de l »opposition armée et pas mal du CNS.

À Beyrouth, le patriarche d’Antioche « et de tout l’Orient » s’exprimait effectivement devant des dignitaires religieux catholiques venus de plusieurs pays arabes – outre la Syrie et le Liban, l’Égypte, la Palestine ou la Jordanie.

Dans un entretien accordé début février au grand quotidien libanais – plutôt de tendance pro-Hariri et anti-syrien, « L’Orient-Le Jour », le patriarche constatait que son pays était devenu l’otage des rivalités entre la Russie et les États-Unis. Et il se prononçait pour un changement interne en douceur, accompagné par Bachar. Sans doute un rien naïf, Grégoire III avait alors confié au journaliste Fady Noun que n’attendant rien des États-Unis, il mettait tous ses espoirs dans l’Europe, au nom du passé et du présent commun méditerranéen. Mais sans doute depuis le patriarche a-t-il eu le temps de revenir de ses illusions sur l’autonomie diplomatique des Européens par rapport aux Américains, et sur leur attachement à la cause des chrétiens d’Orient. Il est vrai que le chef spirituel reprochait déjà aux Européens de pousser les Syriens à la violence plutôt qu’au compromis. Aujourd’hui comme en février, Grégoire III préconise le dialogue entre Syriens, dans le respect du modèle laïc syrien.

Et il est quand même assez lucide sur la situation présente : en mai, dans un entretien accordé à un site catholique, il accusait les rebelles d’utiliser les catholiques comme boucliers humains face aux soldats de Bachar. Il dénonçait aussi les enlèvements nocturnes de fidèles et affirmait que la trêve était violée par les rebelles. Et affirmait ne pas croire à la responsabilité de l’armée dans la tuerie de Houla. Autant de réalités dont il a entretenu le pape Benoit XVI lors de l’entrevue que celui-ci lui a accordée le 15 mars. Le patriarche Grégoire III a notamment expliqué au souverain pontife que c’était aux Syriens seuls de trouver une solution quant à leur avenir. Benoit XVI l’a écouté attentivement.

Bref, le père spirituel des catholiques melkites est un vrai patriote syrien, modéré et partisan du dialogue entre ses compatriotes. Que n’écouteront donc jamais un Hollande, un Fabius, un Juppé.

mercredi 11 avril 2012

Monseigneur Grégoire III Laham : Si le régime syrien tombe, avec qui dialoguerons-nous ?

Le Patriarche grec-catholique, Mgr Grégoire III Laham, a estimé hier que « la discorde en Syrie est venue de l’extérieur alors que tout le monde vivait en paix », indiquant que « des maisons de Syriens chrétiens ont été brûlées à Qusayr, à Homs, et que des batailles entre chrétiens et musulmans ont eu lieu ».

Mgr Laham, qui s’exprimait dans le cadre d’un entretien à la chaîne du Courant patriotique libre, OTV, a affirmé : « Ceux qui se livrent à ces actes sont venus de l’extérieur. Ce ne sont pas les fils de la Syrie. (...) Ce qui se produit en Syrie est plus qu’un complot. Il existe une volonté internationale, occidentale et arabe qui est plus pesante qu’un complot et qui souhaite changer le régime. C’est cette volonté qui a fait échouer la mission des observateurs envoyés par la Ligue arabe. »

« Si le régime tombe, nous ne trouverons personne avec qui dialoguer », a ajouté Mgr Laham. « Je ne crois pas qu’il y a des manifestations pacifiques en Syrie. Il y en a eu quelques-unes. Mais les autres n’étaient pas pacifiques, mais armées. (...) Est-il croyable qu’un État qui dispose d’une armée disciplinée, forte et bien entraînée puisse tuer son peuple ? Les médias sont en train de semer la confusion sur le plan de l’information, surtout les médias occidentaux. Ils ne répercutent qu’un seul point de vue et ne prennent pas en considération celui de l’État », a-t-il ajouté.

L'Orient-Le-Jour - 11 Avril 2012.
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