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lundi 9 juillet 2012

Médecin en Syrie : une situation peu enviable.

La situation des médecins syriens n’est pas des plus enviables. Leur vie et l’exercice de la profession sont devenus très difficiles. Ils sont coincés entre les conditions de l’Etat, celles de l’Ordre des médecins et surtout les menaces d’enlèvements par les rebelles.

Il faut savoir qu’en Syrie, les médecins hospitaliers ou fonctionnaires de l’Etat ne sont pas autorisés à démissionner ou à quitter le pays. Les moyens de contrôle et de pression qui sont exercés sur leurs personnes ne manquent pas. La menace de perdre leurs droits à la retraite tombe sur eux s'il advient qu'ils démissionnent. Des autorisations d’absence à court-terme leur sont autrement octroyées.

En revanche, les médecins en profession libérale doivent obtenir la permission de l’Ordre des Médecins pour quitter la Syrie mais cette obligation ne semble pas dissuasive puisque les médecins libéraux peuvent apparemment quitter le pays sans difficultés.

Depuis quelques mois, le personnel médical est pris à partie par les rebelles qui considèrent que les médecins sont complices du régime. En leur portant atteinte, les hommes armés de la rébellion cherchent à pousser le peuple à la révolte contre le régime. Toujours avec le même objectif, la rébellion s’attaque aux infrastructures scolaire, postale et électrique, aux usines, aux conduites de gaz et aux pipelines, enfin aux experts en charge de ces infrastructures.

Dans la réalité, les rebelles ne "liquident" pas systématiquement les hommes de science et les experts. Ils les menacent par nécessité, en enlevant des spécialistes pour exiger d’eux des interventions qui sont, concernant les chirurgiens, d'opérer les blessés de leur camp; ensuite, ils les libèrent contre une rançon négociée. La technique rappelle celle pratiquée du temps du prophète Mohamed qui avait toléré et maintenu en vie les « gens du livre », chrétiens et juifs pour leur faire travailler la terre, cette activité que les nomades méprisaient. En échange de la « tolérance et du maintien en vie » Mohamed avait requis de ces catégories de seconde zone le versement d’un impôt la « gizya ». Nous trouvons dans l’attitude des rebelles vis-à-vis des médecins un peu de cette « tolérance » intéressée qui n'a aucun fondement théologique.

On peut s’étonner de cette violence tournée vers une profession qui devrait au contraire être protégée. Le corps médical est même devenu une proie recherchée par les groupes armés. Comment se l'expliquer ? Il y a déjà le fait que les médecins peuvent soigner les combattants blessés mais aussi qu'ils forment un groupe social idéal pour être pris en otage, puisque socialement les médecins ont généralement des situations financières confortables et puis leur enlèvement ne passe pas inaperçu. Ensuite, il y a le fait que la destruction du tissu médical accélérerait la fragilisation et l’anéantissement des structures sociales et familiales qui forment avec l'armée et le parti au pouvoir, l'armature du pays. Une technique qui nous rappelle le fondamentalisme des talibans Afghans à l’œuvre.

Toutes les spécialités médicales sont suffisamment représentées en Syrie mais cela donne t-il au citoyen modeste la possibilité d’être bien soigné ? Pas exactement, car les médecins syriens seraient, nous répète-t-on, atteints de corruption ; il leur arrive d'obliger les malades, pour des raisons mercantiles, à des examens supplémentaires telles que radiographies et autre analyses.  Certains médecins iraient même jusqu’à exiger des opérations chirurgicales inutiles…Il est vrai qu’une telle attitude existe sur la planète entière. Des personnes malhonnêtes, aucun territoire n'en est épargné, mais en Syrie avec la guerre qui s’y déroule et l’effondrement de l’activité économique, le phénomène est insupportable.

La médecine syrienne a eu tendance à devenir une « médecine commerciale » d’autant plus criante que la formation des médecins laisserait à désirer. Il est fréquent d’obtenir des avis très divergents sur un  cas précis après consultation de plusieurs spécialistes.

Les médecins généralistes qui exercent en campagne pratiquent une médecine très étendue allant des gestes simples à des opérations chirurgicales et même des avortements… Pour cette raison, les décès dans les mains de médecins généralistes en campagne sont réguliers, mais habituellement la cause attribuée à ces situations est le fatal « destin » plus que la responsabilité du médecin.

Y a-t-il une inégalité de compétences entre médecins chrétiens et musulmans ? Les premiers, qui sont plus portés sur la littérature médicale européenne et internationale, s’avèrent plus compétents. Pour être exact, ils inspireraient plus confiance aux patients. Leur crédibilité est renforcée par la réputation de grand dévouement des religieuses infirmières qui sont très demandées dans les hôpitaux publics syriens. Sans se méprendre, nous pouvons dire que les sœurs hospitalières sont très respectées de la population ; leur générosité, leur gentillesse et le don de soi qui les caractérisent suscitent une admiration unanime. Elles donnent autour d'elles un vrai témoignage chrétien.

Aux hôpitaux publics, s'ajoutent les dispensaires dont disposent les Eglises et les Sociétés de bienfaisance. Heureusement que les Institutions ecclésiales et charitables mettent à la disposition des personnes modestes ces maisons de soins car les malades s’y font traiter bénévolement, parfois par  des médecins de qualité dont les honoraires sont symboliques mais aussi par des médecins-stagiaires qui n'ont pas toujours l'expérience et la compétence espérée. De tels dispensaires, à la qualité du service parfois précaire, ont le mérite d'exister et d'être toujours actifs au service du citoyen modeste.

Toutefois en Syrie le meilleur service médical est assuré par les hôpitaux privés ; l’hôpital français à Damas et l’hôpital Saint-Louis à Alep ; mais se faire suivre et soigner dans l’un de ces hôpitaux n’est guère à la portée des bourses même moyennes. On raconte que « pour financer une opération, il est nécessaire de vendre un terrain ». C’est la triste réalité…Pourquoi la France qui s’est souvent targuée d’avoir une bonne médecine ne finance-t-elle pas un nouvel hôpital en Syrie plutôt que des moyens de communications au service de l’Armée Syrienne Libre ? Un nouvel hôpital servirait plus la justice sociale et la démocratie syrienne que le financement des rebelles en mal de destruction et animé d’un esprit extrême.

Qu’en est-il des pharmacies ? Parviennent-elles à s’approvisionner ? L’essentiel des médicaments vendus en Syrie est fabriqué sur place à l’exception des traitements pour maladies graves telles que les cancers, etc…. Les syriens ont donc une sécurité d’approvisionnement mais qui dit sécurité ne dit pas forcément qualité, car un manque de confiance des clients dans les produits locaux poussent la clientèle à rechercher d’autres solutions dont la contrebande. En effet, de mauvaises expériences passées ont obéré les médicaments syriens après que l’on eut découvert une non-conformité des produits vendus aux formules chimiques. Il en résulte que les médicaments rapportés de Jordanie, du Liban ou de Turquie en contrebande sont préférés aux produits locaux. Les pharmacies offrent les deux types d'approvisionnement : des produits locaux à des prix raisonnables et des médicaments illicites provenant de pays voisins, vendus à des prix prohibitifs et qui se trouvent dans l’arrière boutique.

La médecine syrienne en état de guerre ce sont aussi les Croissant-Rouge et à la Croix-Rouge qui ont été plus d’une fois la cible des éléments armés. A Alep plusieurs ambulances furent volées et des éléments armés ont tiré, sans scrupules, sur des infirmiers bénévoles qu’ils ont réussi à dissuader d'un dévouement au service des blessés. Aujourd’hui la Syrie manquerait de façon dramatique d’infirmiers urgentistes.

Tristement, nous voyons combien la « neutralité de la médecine » en temps de guerre est bafouée en Syrie. La protection du personnel médical est bien prévue par les conventions de Genève et même par le droit humanitaire qui précise : « Nul ne sera puni pour avoir exercé une activité de caractère médical conforme à la déontologie, quels qu’aient été les circonstances ou les bénéficiaires de cette activité ». Les violations de ce droit sur le terrain est un signe clair que le mouvement de rébellion, dont on veut nous faire croire qu’il est démocratique, porte en lui les germes de la dictature. S'il advenait que ce mouvement rebelle prenne le pouvoir par la force, les pays occidentaux qui lui auront donné appui finiront par déchanter .

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