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lundi 11 janvier 2016

Jérusalem : Des dizaines de tombes chrétiennes profannées par des inconnus.



9 Janvier 2016 - Des inconnus ont vandalisé des dizaines de tombes du cimetière d'un monastère chrétien à l'ouest de Jérusalem, a annoncé ce samedi le patriarcat latin en exhortant les autorités israéliennes à juger les coupables.

"Les croix en béton et en bois de plusieurs tombes ont été brisées et jetées à terre", a-t-il précisé sur son site, ajoutant que "les faits se seraient déroulés vers la mi-décembre".

Le monastère de Beit Jamal appartient à la congrégation des Salésiens, et est situé non loin de la ville israélienne de Beit Shemesh.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole des églises catholiques en Terre Sainte, Wadi Abounassar, a indiqué qu'aucun slogan antichrétien n'avait été retrouvé près des tombes, contrairement aux profanations ou tentatives d'incendie de lieux saints chrétiens ces dernières années, attribuées à des extrémistes juifs.

Une désacralisation similaire avait eu lieu dans le même cimetière en 1981, a rappelé le patriarcat, soulignant que les auteurs n'avaient pas été arrêtés.

"Nous demandons que ce genre d'actes soient traités par les autorités israéliennes avec plus de sérieux", a ajouté le porte-parole. Le patriarcat a aussi pressé "la police et les autorités israéliennes en général à déployer tous les efforts" pour traduire en justice les responsables de cette profanation.

Depuis des années, des activistes d'extrême droite ou des colons se livrent  dans les Territoires palestiniens occupés, sous la marque du "Prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des lieux de culte musulmans et chrétiens.

Un député du parti d'opposition de gauche Meretz, Essaoui Frej, a dénoncé "l'impunité accordée aux gangs du Prix à payer" et le fait qu'ils n'aient "pas été déclarés organisation terroriste, ce qui encourage leurs membres à continuer à se livrer à de tels actes méprisables".

En juin 2015, le sanctuaire de Tabgha, au bord du lac de Tibériade et construit sur le site présumé où le Christ aurait accompli le miracle de la multiplication des pains, a été incendié. Un mois plus tard, deux jeunes Israéliens avaient été inculpés pour avoir mis le feu à l'église "pour des motifs de haine envers le christianisme".

Source : AFP.



jeudi 7 janvier 2016

Les « chrétiens d’Israël » , invités, par le Rabbin Gopstein, à quitter la Terre sainte

Rappelons à l'occasion des déclarations provoquante du Rabbin Gopstein que, si le droit de créer l'Etat d'Israël a été accordé, par la société des nations, aux juifs, que personne n’ignore que les Philistins (Palestiniens) étaient bien présents sur la Terre-Sainte dès le XIIème siècle avant J.C. Depuis toujours, il n’y a pas eu que les juifs sur la terre de Palestine, mais cela l’Occident et l’Europe, le nie tout simplement.

« Les chrétiens sont des vampires buveurs de sang », « Noël n’a pas sa place en Terre Sainte » : les dernières déclarations du rabbin Gopstein, leader du mouvement extrémiste anti-assimilation Lehava, ne sont guère passées inaperçues.

Dans un article publié il y a quelques jours sur le site harédi Kooker, et repris par le quotidien israélien Haaretz, Benzi Gopstein se fait fort de dénoncer la présence chrétienne en Terre Sainte, l’accusant de nourrir des velléités prosélytes à l’égard des juifs, avant d’asséner : « Noël n’a pas sa place en Terre Sainte. Expulsons les vampires avant qu’ils ne s’abreuvent encore une fois de notre sang. »
Des propos qui ont aussitôt suscité l’indignation de toute la communauté chrétienne, surtout des chefs catholiques de Terre Sainte, dont voici le communiqué :
« C’est avec consternation que l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a pris connaissance des déclarations injurieuses et absolument inadmissibles du rabbin Benzi Gopstein.
Nous commémorons cette année le cinquantième anniversaire de Nostra Aetate, déclaration sur les relations entre l’Eglise catholique et les religions non chrétiennes, au premier rang desquelles, le judaïsme. Ce texte historique, fruit du Concile Vatican II, a posé les bases d’un dialogue nécessaire et désormais solide entre juifs et chrétiens, sous le sceau du respect, de la fraternité et de la sincérité.
Nous, Ordinaires Catholiques de Terre Sainte, croyons en ce dialogue, en son importance, et en sa viabilité, et condamnons avec fermeté les propos irresponsables du rabbin Gopstein ; ils sont un outrage à ce même dialogue et aux valeurs qui y sont rattachées.
Il y a quatre mois, nous avions porté plainte contre Benzi Gopstein, sans que cette action ait été suivie d’effet. Nous lançons donc de nouveau un appel pressant aux autorités israéliennes : ces tentatives d’intimidation et ces provocations, récurrentes, représentent un réel danger pour la coexistence pacifique dans ce pays. Vous vous devez de les dénoncer avec vigueur, et de prendre les mesures qui s’imposent dans l’intérêt même de tous les citoyens.

Les chrétiens appartiennent à cette Terre Sainte, et y célébreront Noël avec joie, comme ils l’ont toujours fait. »

Le chef de file du mouvement Lehava n’en est pas à sa première provocation. En août dernier, il n’avait pas hésité à affirmer que la loi juive préconisait de détruire l’idolâtrie en terre d’Israël, et qu’en conséquence, les églises et les mosquées pouvaient être incendiées.
Ces propos, tenus dans un contexte marqué par une suite d’actes de vandalisme contre des édifices chrétiens, avaient alors conduit l’AOCTS à porter plainte contre le rabbin Gopstein pour incitation à la haine.

Dimanche 29 novembre, des activistes du groupe Lehava avaient même manifesté devant le YMCA de Jérusalem contre la tenue d’un marché de Noël, dénonçant le « meurtre d’âmes juives », et demandant aux chrétiens de quitter la Terre Sainte.


Source: Patriarcat Latin de Jerusalem

mardi 23 juin 2015

Qui sont les soutiens des islamistes au Proche-Orient.

Sur la coalition de soutien aux islamistes.

 
Qui est derrière l'Etat islamique ?
 

samedi 9 mai 2015

Syrie : La collusion entre Israël et les islamistes est-elle encore un secret ?

Beyrouth - le 9 mai 2015 (Paul Khalife pour RFI) - [Alors que ces derniers se battent contre les groupuscules islamistes], l'armée israélienne aurait pris pour cible des positions syriennes et du Hezbollah en Syrie, non loin de la frontière libanaise. Les bombardements ont visé des unités spécialisées dans le tir de missiles balistiques, près des localités de Yabroud et de Kara, dans la zone montagneuse du Qalamoun. Damas, Beyrouth et Tel-Aviv n'ont fait aucun commentaire.

 L'information sur des raids aériens israéliens contre des positions de l'armée syrienne et du Hezbollah dans la région montagneuse du Qalamoun, entre le Liban et la Syrie, a été rapportée par des médias de pays du Golfe. C'est al-Jazeera qui en a parlé en premier. Selon la chaîne qatarie, des avions israéliens ont attaqué, vendredi soir 24 avril, des positions des brigades 155 et 65 de l'armée syrienne, spécialisées dans les armes stratégiques et les missiles balistiques. Al-Arabiya, une station saoudienne basée à Dubaï, et Sky News Arabia ont suivi.

La chaîne libanaise LBC a repris la nouvelle, précisant que le Hezbollah stockerait une partie de ses missiles dans les zones ciblées par les raids israéliens. L’un des plus importants sites d'information libanais, al-Nashra, a confirmé les attaques, en citant une source qu'il n'a pas identifiée.

Le gouvernement syrien et le Hezbollah n'ont fait aucun commentaire et ont ignoré l'information. Mais tous les Libanais ont pu constater vendredi une activité inhabituelle de l'aviation israélienne au-dessus du Liban. Des appareils ont survolé pendant des heures le sud du pays et la plaine orientale de la Bekaa, frontalière de la Syrie.

Source : Radio France International (RFI).

mercredi 11 décembre 2013

Bernard Cornut analyse la situation en Syrie....

Bernard Cornut est un ingénieur polytechnicien ayant vécu de nombreuses années dans différents pays du Moyen-Orient. S’appuyant sur des documents peu connus, il livre en exclusivité pour ERTV son analyse de la situation en Syrie.
 

Entretien avec Bernard Cornut sur la situation... par ERTV - Egalité et Reconciliation.

mardi 19 novembre 2013

"Chrétiens du Proche-Orient, nous sommes vos amis et nous le serons toujours".

A son arrivée en Israël, M. François Hollande déclarait à l'adresse des Israéliens : "Je suis votre ami et je le serai toujours". Les Français auraient sûrement apprécié une telle déclaration dans leur direction, mais ont-ils encore une bonne idée d'eux-mêmes, pour demander à leur Président un telle expression de sentiments ? Nous sommes tentés de dire, qu'en France, il semble mieux valoir être Israélien que Français.

Cette phrase, le Président Hollande ne l'a pas, non plus, prononcé à l'égard des minorités Chrétiennes du Proche-Orient qui sont souvent francophones et traditionnellement alliées de la France, dont de nombreux citoyens français, aujourd'hui, sont originaires. 

En France les minorités sexuelles auraient, semble-t-il, plus d'importance que les minorités religieuses du Proche-Orient en grand danger de disparition ? 

Curieuse politique, si l'on compare l'idéal des minorités sexuelles qui est focalisée sur le plaisir et le caprice, à celui des minorités du Proche-Orient qui se retrouve dans un idéal de coexistence islamo-chrétienne, de démocratie au coeur d'un monde arabe tenté par les dictatures, de non-violence dont les chrétiens, ont fait heureusement le choix, à la suite de l'échec de la résistance chrétienne au Liban.

Pour nous, Veilleur de Ninive et porte-parole des silencieux qui ne s'accommodent pas de l'extermination ou du départ des chrétiens du Proche-Orient, ce ne peut être ainsi. Ensemble, veilleurs et silencieux, nous clamons et proclamons à nos frères chrétiens de Syrie, d'Irak, du Liban, de Jordanie, d'Egypte et de Terre-Sainte, d'Arabie et des Emirats-Arabes-Unis.

Nous sommes vos amis et nous le serons toujours.

يا اخوة بالمسيح المقيمين في الشرق الاوسط، نحن اصدقاءكم، سنكون معكم داءما

Nous le serons en dépit de toutes les trahisons, de toutes les lâchetés, de toutes les indifférences, de toutes les arrogances que vous ont laissées, en héritage, ceux qui vous ont tourné le dos.

vendredi 1 novembre 2013

Syrie-Iran-Arabie. Nouvel ordre mondial.

Alain CORVEZ est Saint-Cyrien et colonel d'infanterie en retraite. il est un ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban, ancien conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères et actuellement conseiller en stratégie internationale.

Les informations en provenance de mes contacts en Syrie et au Liban confirment mes analyses de géopolitique : le monde bascule dans un nouvel ordre, les pôles de puissance changent entraînant de nouveaux rapports de forces qui s’exercent sur de nouveaux points d’appui.

Le « pivotement » américain vers l’Asie, s’il est exagéré par certains n’en est pas moins réel. Il implique l’apaisement des tensions au Proche et Moyen-Orient en réglant les crises syrienne et iranienne et en mettant un terme aux affrontements chiites-sunnites instrumentés à des fins stratégiques.

L’Iran retrouvera prochainement sa place géostratégique essentielle dans la région, avec la « modération » dans les relations internationales prônée par le Président Rohani dans son discours aux Nations Unies fin septembre. Plusieurs pays l’ont compris qui cherchent à se rapprocher de Téhéran, comme la Turquie et même le Qatar et l’Arabie.

L’islam politique vit son chant du cygne : ce sont des musulmans sincères qui ont renversé Morsi en Egypte le 30 juin dernier. Les Frères Musulmans, organisation longtemps souterraine dans les états arabes, qui a remporté  toutes les élections car elle était la seule structurée depuis longtemps et a disposé de puissants moyens financiers des pays du Golfe, est l’expression politique de cette idéologie qui proposait de gouverner au nom de la charia. Ils ont prouvé leur incompétence et leur incapacité à répondre aux aspirations des peuples et à gérer des états modernes : la Tunisie les rejette, de même que l’Egypte et le chaos libyen finira par en faire de même. Les musulmans veulent vivre selon leur foi mais entendent être en harmonie avec le « village mondial ». (Expression de René Girard).

Dans les bouleversements politiques et sociaux du monde arabe, les chrétiens qui étaient présents sur ces terres six siècles avant l’islam, ont un rôle essentiel à jouer pour la cohésion sociale des populations et seront un facteur important des réconciliations nationales partout où des drames ont eu lieu. Les rapprochements entre Patriarches orientaux et Imams dans les pays en crise montrent que les appels du Pape François à l’union des fidèles chrétiens et musulmans répondent à un besoin vital et sont entendus par les populations comme par les dirigeants. Par leurs positions en dehors des rivalités internes aux musulmans, mais profondément patriotes et ancrés dans la vie des pays arabes, ils sont un catalyseur d’harmonie entre les différentes ethnies et confessions de ces pays souvent très composites, notamment la Syrie.

Les islamistes takfiristes restent nombreux, encore soutenus par l’Arabie Séoudite pour les détourner de menacer le royaume des Séoud désormais menacé dans son existence même. Ce sera la tâche la plus ardue d’en finir avec eux après la solution négociée de la crise syrienne. Avec le revirement du Qatar qui cherche à se rapprocher de la Syrie de Bachar el Assad, on assiste à l’isolement des positions saoudiennes et israéliennes. Les deux pays ont d’ailleurs compris qu’ils n’étaient plus les alliés indéfectibles des Etats-Unis qui attendent d’eux des changements de position.

La destruction du stock d’armes chimiques syriennes, constitué pour répondre aux armes de destructions massives israéliennes, notamment nucléaires, biologiques et chimiques, met Tel Aviv en position délicate face aux initiatives pour un PO débarrassé de ces menaces.

L’Arabie est menacée par des dissensions internes à la famille régnante et des irrédentismes qui déboucheraient en une partition possible en trois parties, le nord avec la Jordanie et les Palestiniens, le centre avec le sud du Yémen de l’Hadramaout à la mer, et l’est chiite et pétrolier.

Le terrorisme islamiste international pourra être éradiqué quand il aura perdu ses commanditaires et soutiens, d’autant plus qu’il représente aux yeux des musulmans sincères un véritable blasphème de l’interprétation du Coran. Simultanément au changement de stratégie américaine dans la région, l’Arabie Saoudite va devoir mettre un terme à sa croisade sunnite contre un axe chiite centré sur l’Iran et appuyé sur l’Iraq, la Syrie et le Liban. Il semble d’ailleurs que la brouille avec les Etats-Unis sur la question syrienne amène la monarchie à revoir ses fondamentaux, comme en attestent des visites récentes en Iran. Son refus d’occuper le siège où elle avait été élue à l’AG de l’ONU est à la fois un signe de son irritation et de sa prise de conscience des nouveaux rapports de force dans la région.

En réalité les Etats-Unis ne font qu’accompagner l’évolution du monde comme Chuck Hagel l’avait annoncé avant même sa prise de fonction de Secrétaire d’état à la Défense (voir PJ).

L’Occident dirigé par l’Amérique a fait croire, grâce à un énorme budget de communication, qu’il représentait le bien et la justice et qu’il avait le soutien de la majorité des peuples pour ses aventures guerrières. Mais lors des menaces de frappes occidentales contre la Syrie fin août-début septembre derniers, qu’en réalité Obama n’avait proférées que pour lâcher du lest aux groupes de pression américains, alors qu’il y était hostile au fond de lui en raison des conséquences catastrophiques qu’elles auraient entraînées, et que son Etat-Major connaissait, cette coalition guerrière « occidentale » ne représentait que 800 millions d’habitants, non consultés d’ailleurs sauf les Britanniques qui s’y étaient opposés, contre les quelques 6 milliards du reste du monde soutenant la Russie et la Chine. On sait les artifices qu’il a utilisés pour retarder la décision et ensuite s’engouffrer dans la proposition russe de destruction du stock d’armes chimiques de la Syrie. Simultanément, cette proposition acceptée avec soulagement entérinait la reconnaissance de Bachar el Assad comme Président d’une Syrie chargée de la faire appliquer jusqu’à son terme.

La réunion de la conférence de Genève II pour régler la crise est désormais inéluctable, quelles que soient les manœuvres de ceux qui y sont hostiles comme l’Arabie, et le plus intelligent est de s’en accommoder.

Les organisations rebelles civiles qui s’y opposent ne représentent que quelques poignées de Syriens déracinés et les militaires, comme les brigades Liwad al Tawhidi, Ahrar al Cham, Souqour al Cham sont des organisations terroristes composées majoritairement d’étrangers qui combattent pour un état islamique mondial et n’ont aucune identité syrienne. Les forces de l’Armée Syrienne Libre sont devenues insignifiantes ou ont fait allégeance aux djihadistes, quand elles n’ont pas déposé les armes ou rejoint les forces régulières syriennes.

Quant aux Kurdes, l’Armée syrienne leur a donné la responsabilité de tenir leurs régions et ils s’en acquittent au prix de pertes sévères contre les djihadistes mais ils prennent le dessus de plus en plus.

Simultanément le dossier iranien sera également bouclé, peut-être même avant le syrien qui demande du temps pour régler le sort des takfiristes fanatiques qui sévissent sur le terrain. La reconstruction de la Syrie demandera du temps et beaucoup d’argent, de nombreuses infrastructures ayant été détruites. Mais il n’y a pas de solution sans Bachar et les Américains le savent, même si John Kerry est obligé, lui aussi, de lâcher du lest par des déclarations hostiles ou ambiguës.

Le Liban multiconfessionnel, fragilisé par son voisinage de la Syrie d’où il reçoit plus d’un million de réfugiés de toutes confessions n’a toujours pas de gouvernement pérenne du fait des désaccords attisés par les appuis étrangers des parties prenantes. Cependant les structures étatiques comme l’Armée et la police restent cohérentes et accomplissent leur tâche malgré les difficultés. L’alliance, sans doute majoritaire dans le pays, entre les chrétiens du CPL du général Aoun, le Hezbollah composé principalement de chiites mais pas exclusivement, et le parti Amal de Nabih Berri reste la force politique dominante qui a soutenu le régime en place à Damas. Habitués des discussions de diwan pour trouver des compromis, les dirigeants des grandes familles analysent les situations au regard de leurs alliances extérieures et, fins observateurs, ils semblent avoir admis que le régime syrien sortirait vainqueur de la crise et en tirent les conséquences ; le chef druze Walid Joumblatt a récemment apporté son soutien à Nabih Berri pour la formation d’un gouvernement, signe qu’une issue pourrait s’ouvrir, d’autant plus que l’Arabie pourrait la souhaiter aussi et le faire savoir à ses alliés locaux, le chrétien Samir Geagea et le sunnite Saad Hariri.

En l’absence d’état solide, la fragilité du Liban tient à la présence armée forte du Hezbollah, au nom de la résistance à Israël, simultanément avec celle des milices sunnites présentes officiellement pour certaines ou dans les camps palestiniens, qui en sortent pour combattre en Syrie voisine ou dans la région de Tripoli au Nord, faisant déjà plusieurs dizaines de morts, soldats et civils. Ce mélange est dangereux et pourrait exploser dramatiquement si les djihadistes venaient à quitter la Syrie pour attaquer le Hezbollah au Liban. Des menaces sérieuses sont d’ailleurs annoncées sur la FINUL au Sud contre les soldats occidentaux, dont les Français.

La France a tout intérêt à reprendre langue diplomatiquement avec un régime qui sortira vainqueur d’une crise tragique et à utiliser les liens d’amitié qui demeurent malgré tout entre Syriens et Français, ancrés dans des échanges culturels anciens, en dépit des affrontements qui les ont aussi émaillés.

Elle aurait aussi tout intérêt à se rapprocher de la Russie dont la diplomatie toute en finesse a montré son efficacité. La Russie va marquer des points dans le règlement de ce conflit parce qu’elle a su offrir une porte de sortie honorable à la grande Amérique dans une crise où elle s’était embourbée.

Elle défend ses intérêts stratégiques mais aussi tactiques car de nombreux djihadistes sont des combattants tchétchènes qui se retourneront contre elle s’ils le peuvent.

La Turquie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite seront les perdants à divers égards du règlement de la crise, de même qu’Israël. Sans doute ces états sauront-ils trouver une nouvelle posture pour limiter les dégâts avec opportunisme et s’adapter aux nouveaux équilibres du monde. Il faut s’attendre que la Chine nouera ou développera des liens avec les pays de la région, elle qui propose des investissements en échange de la fourniture de l’énergie dont elle a besoin pour sa croissance toujours forte.

Alain Corvez - 26.10 2013.


vendredi 30 août 2013

Syrie...et si toute cette gesticulation avait pour but la paix arabo-israélienne ?

Et si toute cette gesticulation avait un but principal, de préparer la paix syro-arabo-israélienne ? A ce jour le Veilleur de Ninive n'avait guère abordé ce scénario qui ne pouvait sembler réaliste à quiconque. Toutefois, les grandes puissances et les puissances régionales se trouvent dans un tel jeu d'alliances, de menaces, de soutiens et de contradictions, qu'un renversement soudain de situation pourrait se produire.

Mais quels sont les éléments qui font penser que la paix syro-arabo-israélienne est envisageable et peut se révéler une voie de sortie, tant pour les grandes puissances que pour la Syrie ? Israël trouvant son compte dans sa sécurité et la stabilisation de la région. Rappelons seulement les faits qui soutiennent un tel scénario : 

1° - La guerre qui se déroule en Syrie est une guerre israélo-syrienne exécutée par des mercenaires mandatés par les Etats-Unis, financés par le Qatar et l'Arabie-Saoudite, appuyée sur la logistique Turque et soutenu par la propagande française et britannique.

2° - La montée récente des périls est calculée ; elle peut aussi justifier des changements radicaux de positions de la part des parties en présence.

3° - Les frappes aériennes envisagées sur la Syrie viseraient principalement les extrémistes les plus irréductibles à un traité avec Israël.

4° - L'Iran, qui se trouve plus isolé qu'auparavant, a mis de l'eau dans son vin en affirmant être prêt au dialogue avec les grandes puissances sur le nucléaire et en rappelant ne posséder sur son sol que des générateurs nucléaires à usage civil.

5° - Des négociations israélo-palestiniennes sont en cours qui pourraient être accompagnées de négociations parallèles israélo-syriennes puis étendues aux Liban et autres pays arabes.

6° - L'attitude de la Russie, bien que ferme, n'est pas si tranchée sur la question syrienne; elle laisse plutôt penser à un rôle de figuration en façade, de négociation en coulisses.

7° - La politique occidentale est certes motivée sur des objectifs pétroliers et gaziers, mais de façon ultime et sûrement prioritaire, par la sécurité d'Israël. La détermination de l'Occident dans le mensonge, l'accusation infondée à l'encontre du régime du Président Assad, est révélatrice d'objectifs occidentaux bien plus importants que le peuple syrien lui-même, que sa pléthorique démocratie ou que la morale en politique. Israël est prioritaire pour l'Occident, car la stabilité pour l'Etat hébreux signifierait pour les Occidentaux, stabilité de la région et en conséquence un accès plus sûr aux ressources énergétiques. Quant aux rapports avec l'islam et au sein de l'Islam, ils pourraient s'apaiser dans le cadre d'un grand traité de Paix qui donnerait à chaque partie sa part.

Pour toutes ces raisons, que nous venons d'évoquer, il ne serait pas absurde, à ce stade, de poursuivre la préparation de la conférence de Genève II, en y intégrant les premiers pas d'une négociation arabo-israélienne, en même temps qu'une négociation opposition-régime syrien. L'Iran venant ensuite normaliser ses rapports avec Israël.

Le Veilleur de Ninive.

dimanche 18 août 2013

Egypte, Syrie, la cinquième guerre israélo-arabe ?

Après que l'administration américaine eut faussé la vérité sur l'Irak en affirmant la possession irakienne d'armes de destruction massive, les médias occidentaux mettent en sourdine depuis plus de deux ans, les très graves méfaits de la rébellion syrienne et voici qu'à présent, l’Occident veut faire croire, selon la méthode du martèlement du mensonge, bien exploitée durant la seconde guerre mondiale, que les Frères musulmans forment un parti modéré, désireux de gouverner au centre pour assurer à l'Egypte la démocratie et ouvrir grands les bras au plus grand nombre.

Bien entendu qu'il s'agit d'une fausse vérité ou d'un vrai mensonge, car les Frères musulmans ne sont pas ces modérés que l'Occident veut faire croire; Ils sont seulement désireux d'imposer par la force la Chari'a à tous les musulmans et même aux chrétiens auxquels ils appliqueraient déjà des signes distinctifs (croix sur les maisons notamment) ou poursuivraient de tracasseries et de menaces sur leurs églises, leurs personnes et leurs biens (plusieurs dizaines d'églises ont été brûlées en deux jours par des "Frères"). Or la Confrérie, organisation extrême car elle se veut ainsi, se révèle être une opportunité pour l'Occident et Israël; le moment est propice pour l'instrumentaliser.

Trois scénarios permettent cette instrumentalisation par l'Occident et Israël. Quels sont-ils ?

1° - L'Occident, en soutien à Israël, voudrait créer, autour de l'Etat hébreux, de petits et fragiles Etats confessionnels qui n'auront ni la force, ni les justifications pour revendiquer la Palestine, puisque tous les Etats de la région seraient découpés sur une base confessionnelle à l'instar de l'Etat d'Israël qui serait encore pour plusieurs décades l'Etat le plus puissant de la région. D'où l'intérêt des puissances occidentales et de leurs alliés à provoquer des conflits confessionnels pour aboutir à un nouveau découpage (Cf. tract trouvé dans la ville de Minya). Les guerres fratricides ont, de plus, l'avantage pour les idéologies athées et matérialistes qui nous gouvernent, de salir les religions et de les affaiblir sensiblement.

2° - L'Occident, en soutien à Israël, aurait fait des promesses aux États sunnites du Golfe (Qatar, Arabie-Saoudite) et à la Turquie de donner le pouvoir aux Frères musulmans en Syrie, Égypte, Tunisie, Libye, Yémen, et qui sait encore, en échange de la paix avec Israël. Nous le disions déjà, c'est le principe de "paix-contre pouvoir aux islamistes" qui se substitue au principe de "paix-contre territoires".

3 ° - L'Occident, en soutien à Israël également, pousserait les Frères musulmans à prendre le pouvoir dans les pays que nous venons de citer en espérant que ces extrémistes qui gouverneront les Etats voisins immédiats ou plus lointains d'Israël seront hostiles à l’État juif ; Ces Frères musulmans, extrémistes de la chari'a,  alliés du moment de l'Occident deviendraient demain, par leur hostilité future à l'égard d'Israël, le prétexte idéal pour de nouvelles guerres israélo-islamistes qui permettront à l'Etat d'Israël, la conquête de nouveaux territoires en vue de la constitution du "Grand-Israël" (Cf. Le Livre de Josué - Ch. 1, v.4 *).

Ces trois scénarios ont la même origine; un plan occidentalo-israélien. Il y a quelques années Condolezza Rice, Secrétaire d'Etat de Georges W Bush, travaillait déjà pour ce "nouveau Moyen-Orient" que les Occidentaux tentent de dessiner aujourd'hui en imposant leur idéologie mondialiste par la force. Barack Obama aurait pris la tête du mouvement sur l’Égypte après François Hollande et son Ministre des Affaires-Etrangères, Laurent Fabius, qui furent les "pères" du refus de dialogue occidental avec Bashar el-Assad en Syrie. Les deux chefs d'Etat ne faisant que transformer les reliquats de démocraties occidentales en "démolicraties" tournées vers les Etats qui n'avancent pas sur la même ligne idéologique.

Ces guerres, qui dévastent le Moyen-Orient, apparaissent de plus en plus comme un cinquième conflit israélo-arabe qui tait son nom, à l'image du terrorisme dont nous ne voyons pas le visage mais peut-être seulement la main de l'Occident et d'Israël.

Le Veilleur de Ninive.

* "Depuis le désert et depuis ce Liban jusqu'au grand fleuve, le fleuve d'Euphrate, -- tout le pays des Héthéens, -- et jusqu'à la grande mer vers le soleil couchant, tout cela sera votre territoire".
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.