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dimanche 10 mai 2015

Recenser la population sur une base confessionnelle est-il répréhensible ?

Si nous interrogions la population musulmane de France au sujet de la moralité du recensement de la population française sur une base confessionnelle, il n'est absolument pas certain qu'elle trouverait l'action répréhensible. Bien au contraire, faire reposer les statistiques sur une telle base, revient à reconnaître à la communauté musulmane son existence propre et son appartenance à part entière à la nation française.
 
Que M. Robert Ménard, Maîre de Béziers en France, veuille mieux connaître l'appartenance confessionnelle de la population dans sa ville n'a en soi rien de raciste. A t-il proclamé que les adeptes des religions chrétiennes ou juives étaient supérieures à ceux de la religion musulmane ? Ce n'est bien évidemment pas le cas et sa démarche ne soulève aucune problématique "raciste". En revanche, si les lois de la république interdisent un tel recensement, il n'y a qu'à demander à la république de modifier ses lois car la société évoluant, la république doit s'y adapter ; elle ne peut rester figée. En cherchant à gommer les transformations confessionnelles en cours de la société française, la république se prive de la mesure du poids des confessions ; elle prend ainsi le risque, par ignorance, de susciter des tensions de plus en plus fortes pouvant devenir explosives car rien ne garantit que toutes les composantes de la société civile épouseront, au fil de leur évolution, la laïcité à la française.
 
En France, nous n'avons pas l'impression que le peuple ait participé à la décision de la politique publique qui a consisté à ouvrir les frontières de l’hexagone à une population musulmane à l'égard de laquelle les français ne sont pas hostiles bien naturellement, mais à laquelle une partie de la population française ne souhaite pas avoir un jour à obéir, si les lois que cette majorité musulmane ferait voter auraient un caractère confessionnel dominant. Rien ne dit qu'un islam dominant en France, maintiendra la laïcité.

Nous espérons que notre constat soit erroné, alors que nous affirmons qu’une partie de la population française n'a plus confiance dans la laïcité publique, car les temps actuels sont hostiles au christianisme qui souffre d’un réel mépris à son égard et d’un parti-pris injustifié en faveur de l'islamisation du pays ; les chrétiens doivent faire face à de véritables attaques contre les racines chrétiennes et greco-romaines de la France…Leur confiance dans les décisions de ces gouvernements qui passent ne serait-elle pas en voie d'amnuisement voire un jour d’extinction ? 

L’initiative du recensement prise par M. Robert Ménard, relève tout simplement de la politique publique en matière de population. Les données de ce recensement ont-elles été publiées ? Ont-elles été diffusées ? Ce n'est bien évidemment pas le cas ; de plus, aucune obligation de confidentialité n'a été violée lors de la procédure. 

Contrôler les entrées-sorties de populations est une mesure élémentaire en matière de politique....Comment les dirigeants peuvent-il mener une politique économique, sociale, éducative, de sécurité, etc..., s'ils n'ont pas une connaissance fine de la démographie, de la nature de la population et de ses mouvements ? 

Lorsque l'existence du recensement a été divulguée à Béziers, pourquoi les médias et les officiels ont immédiatement songé à un usage négatif des données confessionnelles ? N'est-il pas utile de savoir qui est musulman, dans une ville lorsque l'on sait que les musulmans ont des revendications propres et fréquentes ? Si la méthode statistique basée sur les prénoms est contestable, que le gouvernement donne les moyens d'une méthode plus rigoureuse.  

Revenons à l'Islam et aux musulmans qui ont plus à souffrir d'une laïcité païenne dont le but est d'éliminer toute existence propre des religions pour les fondre dans un ensemble laïc dont l'esprit sera, au final, contraire à celui de la religion de Mohammed. Cette volonté de laïciser à outrance est même contraire à l'appui que la France fournit à l'Islam Sunnite, religion politique et théocratique plus que ne l’est l'Islam chiite qu'elle combat au Proche-Orient. 

Le problème est que les gouvernements français successifs ne se sont jamais adressés à la population française pour lui dire que le but de leur politique était d'accroître la population musulmane dans le pays pour affaiblir le poids du christianisme et ainsi créer une mixité confessionnelle déracinée. Les français chrétiens perdant leur identité face à un système de référence contraire à ses convictions et plus favorable à l’Islam, tandis que la population musulmane importée ne connaîtrait plus ses racines étant loin de la terre de ses ancêtres qui l’a vu naître.  

Une population déracinée est le modèle idéal, facile à soumettre, pour imposer la mondialisation et finalement un gouvernement unique, portant en lui les germes d'une dictature à venir. Sous prétexte de promettre l'Eden européen, on prépare un pouvoir mondial unique et inamovible.  

A présent, après avoir pris la parole, cédons-là à M. Arnaud Floch, directeur délégué de la rédaction du magazine « valeurs actuelles ». Il nous donne son avis sur l'initiative de Robert Ménard.
 

Le Veilleur de Ninive

mercredi 14 janvier 2015

Islam et Christianisme même combat pour le respect....

L’affaire Charlie-Hebdo nous a appris qu’Islam et Christianisme faisaient face au même irrespect et à la même déconsidération en provenance des « forces » athées, sauf que les armes des chrétiens sont les armes de Jésus alors que celles des musulmans sont les épées de Mohammed. Cela fait une grande différence car l’Eglise catholique a, semble-t-il, abandonné depuis longtemps les vues de Saint-Augustin et de Saint-Thomas d’Aquin sur la possibilité d’une guerre juste.

Concernant le blasphème contre le sacré, l'Eglise chrétienne s’en offusque bien naturellement. Il est pour elle une très grave injure, puisqu’elle a repris à son compte les tables de la loi avec les commandements que Yahvé avait confiés à Moïse et dont le second se réfère à l'invocation du nom du Seigneur : « Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal ». 

Le blasphème prend en Islam des proportions considérables puisque la notion de « confession » et de « pardon » qui, chez les chrétiens, amortit l'impact de la faute, ne s'y applique pas sur ce point. Nous le rapportions dans un écrit précédent : « Le blasphème contre Dieu, le Prophète et les Anges est puni de mort dans trois écoles coraniques sur quatre, les Malékites, les Chaféïtes et les Hanbalites. Pour la quatrième école, celle des Hanéfites, la décision est laissée à la discrétion du juge mais la plupart du temps, la peine de mort est prescrite ». 

En tolérant « l’humour » de Charlie-Hebdo[1]  forcément partial, puisqu’il y a des sujets que le journal satirique n’abordait jamais[2], ne serait-ce que pour en rire comme on rit d’humour noir, le gouvernement français prend le risque de déplacer le Jihad sur son territoire. Ces affirmations que nous avançons concernant l'Islam s'appuient sur de nombreux auteurs musulmans[3].

En reprenant le thème du Prophète Mohammed dans un numéro spécial de Charlie-Hebdo, le gouvernement qui cautionne la démarche, prétend-il changer l’Islam ? Pense-t-il modifier la réaction d’1,3 milliard de musulmans ? Il refusait à ses adversaires politiques le crédit de soulever le problème du « fondamentalisme islamique », et voilà qu’il ne dit mot à la parution d’un nouveau Charlie-Hebdo provocateur qui devait forcément apparaître comme un défi. Un connaisseur de l’Islam ne pouvait s’y tromper. 

Nous avons tendance à vouloir nous dire : « Quelle prétention ! ». Mais quelle est la mission de ce gouvernement pour mener une politique aussi contradictoire ?

Non-musulmans que nous sommes, nous souhaitons tous que cet Islam soit moins prosélyte par la violence et moins tendu sur les faiblesses et les péchés humains, mais comment peut-on imaginer que des non-musulmans comme ces journalistes qui ont ressorti un numéro de Charlie-Hebdo pensent par un forcing, à travers un tirage à plus de 3 millions d’exemplaires, en plusieurs langues, avec le Prophète  Mohammed en couverture, pouvoir obtenir le moindre changement dans la tradition islamique ? 

L’attitude des Chrétiens face au blasphème est de prier et de souffrir intérieurement.… Aujourd’hui ils sont confrontés à un nouveau problème qui est « l’athéisme prosélyte », car l’Athéisme, comme l’Islam et le Christianisme, cherche désormais à convertir les esprits [4]; Le Christianisme redoute cette nouvelle « vocation » de l’athéisme qui se calque sur les religions car il n’est, selon les vues chrétiennes, qu’une idéologie totalitaire de plus, et réductrice de l’homme à sa dimension immanente, refusant de reconnaître à ce dernier l’ouverture à la transcendance.

Tandis que l'Islam sunnite a sa réaction, face au blasphème, prévue par les écoles juridiques, quelle attitude le christianisme va-t-il adopter pour survivre confronté qu'il est à des forces hostiles, qui sous couvert d’humour, de laïcité et de mesures sociétales, cherchent à lui nuire ? Nous laissons ici la parole à la hiérarchie des Eglises Catholiques et Protestantes de France pour donner les directions aux fidèles, en espérant que celles qu’elles prendront et les attitudes qu'elles préconiseront ne mettront pas les croyants dont elles ont la charge, sur les pas des Chrétiens d’Irak. 

Le Veilleur de Ninive
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[1] Encore faudrait-il s’assurer que tout le monde en rit.
[2] Citons à titre d’exemple l’euthanasie, l’avortement, la franc-maçonnerie ou les noirs.
[3] Abu ‘Ubaid (Ibn Sallām) (+224=838), Kitāb al-amwāl, Le Caire, 1934, p.179.
Aureng Zaib, (+1118=1706), Aḥkām al-awqāf, Le Caire, 1322=1904, I. p.103.
Zaid bin Ali : Mağmu'at al-fiqh, ed. Griffin (Corpus Juris di....), Milan, 1919, p.825.
Ibn Taimiyya : * Ibn Taimiyya : Aṣ-ṣārim al-maslūl 'ala šatim ar-rasūl, Ed. Hayderabad, 1904, pp. 4, 296, 299, 301, et suiv., 326, 527 et suiv., 536, 538.
Ḥiršī (+1101 = 1689), Šarḥ ‘ala muḫtaṣar sīdī Ḫalīl, 8 vol. Le Caire, 1881, VIII, p.84.
Sarahsi (Mohammad Bin al-Hassan - +483 = 1090) : Al-Mabsūt, 30 Vol. Le Caire, 1906-1913.
Sarahsi : Šarh as-siyar al-Kabīr li Muḥammad bin al-Ḥassan as-Šaibani, 4 vol., Ed.  Hayderebad, 1917, III, p. 183.
 [4] Le Christianisme commence par convertir les cœurs à Jésus-Dieu.

samedi 10 janvier 2015

Paris, 7 janvier 2015 : Que de questions ?

Dans le feu de l'actualité, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sérieuses des attentats * de la brève semaine qui a démarré le mercredi 7 janvier 2015 à Paris. 

Pour garder l'esprit actif et la pensée alerte, contentons-nous de soumettre à votre appréciation une série de questions en espérant que toutes soient possibles et qu'il n'en y ait aucune qui soit illégitime et non-autorisée. 

Nous voici donc : "Interrogations toutes". La démarche devrait nous aider à voir clair dans cet imbroglio où se mêlent tragique, violence, manipulation, injustice et fragilité humaine.  

La question préliminaire et de base ne serait-elle pas de s’interroger de la façon suivante : Comment se fait-il que ces trois hommes,  les frères Kouachi et  Amedy Koulibaly, ont-ils pu commettre des attentats aussi meurtriers en usant, avec une telle facilité, d'armes de guerre ? Comment ces armes ont-elles pu passer entre leurs mains ? Les ont-ils seulement achetées ou volées, à l'image des véhicules subtilisés pour leurs équipées ? Disposent-ils d'appuis d'Etats ou de Groupes importants les soutenant financièrement et leur assurant la logistique ? Au final, ces trois hommes, ont-ils été instrumentalisés par des Etats ou des Organisations secrètes et d'envergure ?
 
A présent, arrêtons-nous un peu sur les concepts utilisés en se demandant pourquoi le gouvernement français s'obstine-t-il à refuser l'usage du terme "fondamentalisme islamique" et conserve-t-il celui de terrorisme ? Craint-il d'accroître ou d'exacerber une hostilité à l'Islam ? Signifie-t-il par son refus que pour lui, gouvernement, il n'existe pas et ne peut exister de fondamentalisme islamique ? Imaginons que d'ici deux ou trois ans, l'Armée Islamique d'Irak et du Levant (داعش - Da'ech) conquière toute la Syrie, l'Irak, l'Arabie-Saoudite, les Emirats et le Yémen, le gouvernement français continuera-t-il à affirmer qu'il n'y a pas de fondamentalisme islamique ? Les membres du gouvernement réalisent-ils qu'en niant l'existence d'un islam radical, il provoque les adeptes du Prophète qui rêvent de cet islam-là, d'un "islam pur", des origines, un islam de la période de la Jâhiliye ? Cet Islam des premiers temps du prophète existe pourtant bien. La modernisation accélérée des sociétés islamiques qui se sont engagées à la technologie et à la transformation du mode de vie, aurait réveillé chez des musulmans, la nostalgie de cette période du VIIe siècle où l'islam prenait naissance dans un environnement idolâtre et païen, qu'il fallait combattre.

Dans la même lignée, pourquoi assistons-nous subitement à un prise d'otages qui touche les juifs dans une épicerie cachère de Vincennes, alors que l’Etat juif n'a guère été inquiété par la poussée de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant (داعش - Da'ech) en Syrie et en Irak. Quelle lecture peut-on faire de cette prise d'otages dans un commerce juif de Paris ? L’auteur de la prise d’otage, ses parrains éventuels, cherchaient-ils à inquiéter les juifs de France pour les pousser à quitter le pays en direction de l'Etat hébreu ?
Quels objectifs à l’attentat contre Charlie-Hebdo ? Peut-on sincèrement croire que le motif des deux frères Kouachi qui ont décimé le personnel de l'hebdomadaire Charlie, n'était que la revanche sur les caricatures ? Un autre impact n'était-il pas recherché tel que, par exemple, la radicalisation des esprits en vue d'un conflit civil futur ?

Sur un plan plus moral, pourquoi le gouvernement français et sa population acceptent-t-ils le fait que la dérision soit portée, par un journal satirique, sur les religions chrétiennes et musulmanes et très peu sinon guère sur les autres ** et alors que la population française est de plus en plus muselée dans sa critique de situations diverses, par des lois presque liberticides, sur des sujets touchant aux différentes...phobies***, telle que l'homophobie, mais encore l'avortement, le contrôle des naissances, les déséquilibres hommes-femmes, etc....

Au plan politique, que signifie cet amalgame entre Union nationale et Union républicaine qui fait débat depuis deux jours ? Les deux partis politiques, qui dominaient jusqu'à peu, chercheraient-ils à tirer un quelconque profit de la situation en "excluant" le Font National ? On invoque une « raison républicaine », sorte de « raison morale » à la "mise à l'écart" du FN...mais rien ne nous dit que, derrière la marche populaire de dimanche, les partis dominants ne veulent pas être les seuls à récupérer un « mérite républicain » ou « mérite moral ». Est-on sûr qu'une manifestation commune, PS, FN, UMP, aurait des effets plus désastreux qu'une mise à l'écart du FN ? Le gouvernement est-il bien conscient que son refus d'associer l'ensemble des partis politiques risque fort d'aboutir à une fragilisation des Institutions ? Que veulent dire ces Institutions où les partis participants et représentatifs sont choisis à la carte ? En outre, le gouvernement souhaite-t-il vraiment substituer un bras de fer avec un parti politique français représenté au Parlement, à la tension avec des groupes qu’il qualifie de terroristes ?
 
Au plan de la morale politique et alors que se déroulait dans la Capitale deux prises d'otages, à la suite de l'attentat contre le personnel de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, comment se fait-il qu'aucun membre du gouvernement français n'ait encore démissionné ? Pourquoi en d'autres temps, pour moins que cela, des ministres jetaient l'éponge ? Pourquoi le départ d'un des ministres n'a-t-il pas encore été évoqué ?

Notre système de pensée et de fonctionnement, nous permet-il vraiment de comprendre ces groupuscules se réclamant d'un islam puriste, afin de mieux leur faire face et de les détourner de leur méfaits ou si nécessaires de les détruire lorsque la menace est imminente ? Le gouvernement français est-il conscient que les extrémistes qui préparent des attentats, sont totalement hors de notre "système" ? L'anticipation, la réplique et les réactions à des faits de guerre, avec des armes de guerre, tels que ce que nous venons de vivre, ne devraient-elles pas se concevoir hors du cadre systémique français, mais par des services spécialisés à compétences multi-ethniques, multi-confessionnelles et multi-culturelles, car ce pays, aussi riche que soit son histoire, aussi haute que soit l'idée que les français ont de leur pays, face au terrorisme, la France n'est qu'un géant au piedt d'argile.   

Le Veilleur de Ninive

* Charlie-Hebdo, Fusillade de Montrouge, Superette Cachère.
* * Pourtant, il existe des adeptes d'autres religions sur le territoire français.
* Nous croyions que la phobie ne pouvait être raisonnée puisqu'elle relevait du domaine médical de la névrose.

jeudi 8 janvier 2015

Charlie-Hebdo : La fin ne justifie pas les moyens.

Sans tambours ni trompettes disons simplement notre peine en apprenant l'attentat du 7 janvier 2015 commis, à Paris, dans les bureaux du journal Charlie-Hebdo. Nous regrettons les morts et compatissons avec les familles.
 
Le choc passant, nous avons tendance à nous tourner vers les "vivants" qui nous dirigent. Ces derniers avaient affecté un garde pour protéger les bureaux du journal, l'intention était bonne mais l'effectif s'est avéré insuffisant. 
 
Par l'évènement produit, nous avons appris que les journalistes avait une protection ; nous en comprenons à present les raisons, mais il ne faut pas oublier que dans leurs écrits, les caricaturistes tournaient en dérision et au passage disaient du mal des croyants qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Ils le faisaient en toute impunité, moyennant des condamnations occasionnelles se limitant à quelques menues amendes.
 
Essayons à présent d'imaginer la situation s'il venait à se créer, à Paris, un journal satirique qui ironiserait sur les homo, les juifs, les francs-maçons, les noirs, etc...Qu'en serait-t-il ? Il n'y a qu'à se souvenir du sort reserve à l'humouriste Dieudonné et de sa quenelle...Aujourd'hui, c'est tout de même étonnant de découvrir que Charlie-Hebdo était protégé en dépit de sa ligne éditoriale, alors qu'il serait, impossible à qui veut, de créer, par les temps qui courrent, le périodique que nous imaginions.
 
Certes, rien ne justifie le crime bien naturellement. La nature de cet acte destructeur n'est même pas discutable et nous souhaitons que les auteurs soient jugés et condamnés de façon exemplaire avec dénonciation de "l'idéologie" qui les a motivés à commettre cette tuerie. Nous ne croyons aucunement à l'instar des dirigeants français que ces hommes terrorisent pour terroriser. Ce n'est pas en soi une cause qui incite à donner sa vie...Ils ont très certainement des objectifs à atteindre.
 
L'événement est pour nous, cependant, l'occasion d'un petit rappel sur le fait qu'il est possible de tuer par les armes, par des paroles et par des écrits, même si le préjudice n'est pas le même. Bien évidemment, tuer, par l'un de ces trois moyens, est toujours condamnable et cela quelque soit la cible. Dans la réalité, la peine des tribunaux se veut proportionnelle au préjudice. Les "crimes rédactionnels" de l'hebdomadaire "Charlie" étaient-ils vraiment condamnés à la mesure du préjudice causé ?

Pour une religion prosélyte telle que l'islam, le préjudice engendé par les titres de Charlie-Hebdo exhibés dans les kiosques français, pouvait se révéler considérable. Le Christianisme prosélyte est dans une position similaire, mais pour les Chrétiens, la fin ne justifie pas les moyens comme cela peut être le cas dans une certaine interprétation de l'Islam, celle qui correspond à la période de la  جاهِليّة jâhilîya.
 
Curieux donc, ce retour fréquent des carricaturistes de Charlie-Hebdo sur le terrain du religieux alors qu'ils critiquaient souvent  la matière.  Est-on en droit de se demander quels objectifs étaient poursuivis par la rédaction du media ?
 
1° - Eloigner les fidèles de la religion ? Mais les lecteurs de Charlie-Hebdo étaient, pour l'essentiel, loin du domaine religieux.
2° - Provoquer ?  Mais quel est le but d'une provocation si ce n'est de susciter un conflit ?
 
Aujourd'hui, face à cet attentat qui prétend appliquer la loi du talion, mais dont nous pourrions finir par penser qu'il s'agit, en réalité, d'une tentative de déstabilisation de la société française, Musulmans et Chrétiens ne peuvent que rester unis dans ce combat que leur mènent des forces occultes et l'athéisme, dont ils sont la cible.
 
Islam et Christianisme doivent tous deux prendre garde à ne pas tromber dans la provocation. Même si une presse idéologique et athée prend plaisir à les faire sortir de leurs gonds, ces derniers doivent affronter ensemble la profanation et le sacrilège, en ne répliquant aux flèches verbales et rédactionnelles qu'en se rappelant constamment la règle essentielle devenue leur : "la fin ne justifie pas les moyens" et cela même si les medias français refusent de s'imposer la discipline du respect du sacré....Sans cette devise, en quoi les religions seraient-elles supérieures aux idéologies ?
 
Le Veilleur de Ninive.

lundi 27 août 2012

Discours de M. Fabius à l'occasion de l'Iftar. Des affirmations contestables...


Nous publions, plus loin, le discours de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires-Etrangères français, qu'il a prononcé à l'occasion de l'Iftar de cette année offert en l'honneur des ambassadeurs des États membres de l’Organisation de la coopération islamique. Ses paroles appellent un certain nombre de remarques urgentes. Nous n'insisterons pas tant sur le fait que le Ministre invite au Quai d'Orsay les ambassadeurs des pays musulmans sans que nous ne voyons jamais d'invitations à l'adresse des Ambassadeurs des "pays chrétiens".

M. Le Ministre, dans votre discours vous avez de nombreuses fois abordé le thème de la laïcité. A cet égard, nous aimerions rappeler le passage d'un discours du Président des Etats-Unis, M. Ronald Reagan qui évoquait un jour l'article premier de la Constitution de son pays. Il affirmait, à ce propos, en des termes qui eurent été perçus, aujourd'hui, comme politiquement incorrect : "Encourager les gens à lire la bible ne revient pas à violer la constitution américaine, car l'article premier de la Constitution n'a pas été écrit pour protéger les citoyens et la loi, des valeurs religieuses, mais au contraire pour protéger ces mêmes valeurs de la tyrannie des gouvernements". Les français peuvent-ils dire autant de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat; a t-elle eu pour but de protéger la religion contre les abus de l'Etat ?

En pays musulmans, il n'y a guère de séparation entre la Religion et l'Etat ; les peuples islamiques ne l'ont pas vraiment tenté, mis à part le peuple turque mais dans son cas, l'aboutissement est-il une réussite ?

En relisant le discours de M. Fabius, il est frappant de constater, dans ses termes, des imprécisions mais plus encore, des "erreurs". Qu'en est-il ?
(M. Fabius) : ...l'Islam qui enseigne la paix, la fraternité et la spiritualité... 
- concernant la "paix", pourquoi Mohamed a-t-il usé du glaive pour répandre sa prophétie ? M. Fabius parlait-il de cette paix qui serait précédée du glaive ?
- au sujet de la "fraternité", est-elle au coeur du message prophétique ? L'Islam ferait-il passer l'humanité des hommes avant la soumission à Allah. M. Fabius connaît-il beaucoup de pays musulmans où la fraternité humaine prime sur la théocratie ? Dans ce cas, le crime devrait-être condamné plus rigoureusement que le blasphème. Et le crime de tous hommes, de la même manière. Or l'Islam préconise des peines différentes selon la religion de la victime et selon celle de l'auteur du délit.
- Parlant de la spiritualité, l'Islam en a t-il ? On sait que la spiritualité est liée à la présence de l'Esprit ; nous savons aussi que l'Esprit donne le sens du Mystère. Mais l'Islam est-elle une religion du mystère ? D'où M. Fabius tire t-il cette affirmation ? Non! Monsieur le Ministre, l'Islam, ce sont des écoles coraniques et des préceptes à appliquer.
(M. Fabius)  Je salue aussi en l’islam la seconde religion de France. Nous avons des relations anciennes et étroites marquées par une longue proximité. C’est une réalité humaine, sociale, économique, intellectuelle majeure que nous n’oublions pas.
L'Islam seconde religion de France ? Oui mais elle le devient non par sa force de conviction mais par l'immigration voulue par vos politiques, par la démographie active et par la grave démission du peuple français qui a préféré opté pour l'athéisme et le paganisme au détriment de l'Esprit de leur baptême. Au passage ici, en quoi la laïcité aura-t-elle protégé le christianisme puisqu'il est dans sa vague de reflux ?

Par ailleurs M. Fabius fait référence aux "relations anciennes et étroites" entre la France et l'Islam. Essayons de les préciser car ces relations nous apparaissent bien floues surtout lorsque le Ministre les décrit comme marquées d'une "longue proximité". Quels sont les moments de l'histoire où la France s'est sentie en relation étroite et proche de l'Islam ? En creusant un peu, nous trouvons deux décennies du temps de Charlemagne; puis bien plus tard en nous rappelant les bonnes relations de François Ier avec le sultan Soleiman le Magnifique ; encore plus près de nous, du temps de Napoléon Bonaparte nous reconnaissons chez l'empereur un islamophile inaccoutumé dans l'histoire des hommes d'Etat français. Certes il y eut à notre époque les relations avec l'Algérie musulmane qui furent directes mais sans réelle proximité à vrai dire. 
(M. Fabius) : La France est une République laïque, disais-je, mais la laïcité n’est nullement hostile aux religions. Elle fournit au contraire le cadre partagé pour la coexistence des différentes expressions religieuses, ou leur absence, et pour le libre exercice des cultes.
Pourquoi affirmer que la laïcité fournit le cadre partagé pour la coexistence des différentes expressions religieuses....et pour le libre exercice des cultes....alors que les gouvernements français qui se sont succédés ces dernières années ne se sont jamais opposés au travail du dimanche pour protéger le libre exercice du culte chrétien, que les rythmes scolaires ont été remaniés sans tenir compte des nécessités de l'enseignement religieux et du catéchisme ou encore que les écoles catholiques sous contrats peuvent de moins en moins choisir les enseignants en fonction de critères religieux. 
(M. Fabius) : J’ajoute que la laïcité est un principe d’avenir dans un monde où la diversité des croyances et des références spirituelles va aller en s’accroissant.
La laïcité est un principe d'avenir dans le cas des religions fondées sur "l'expérience", comme le christianisme, où l'homme vit une expérience personnelle et peut exercer un libre arbitre. Elle ne peut être le principe d'une religion fondée sur "l'existence" où le fait d'exister détermine l'individu dans une religion déterminée. L'Islam reconnait deux catégories de personnes : les croyants et les infidèles. Tous regards qui n'est pas un regard islamique, sur une réalité qui doit être soumise à Allah, est un regard infidèle. L'Islam souffre très mal le vécu au milieu de la diversité des croyances, tout comme le  judaïsme d'ailleurs dont l'appartenance est fondée sur "l'essence", c'est-à-dire l'appartenance au peuple juif.
(M. Fabius) : Nous veillons et veillerons à ne pas stigmatiser les musulmans de France, mais au contraire à leur témoigner le respect qui leur est dû.
Comment le gouvernement français parviendra t-il à séparer la stigmatisation, des désaccords exprimés tout haut avec les principes théologiques de l'Islam ? Comment le christianisme pourrait-il se défendre du prosélytisme pratiqués par les groupuscules musulmans sans avoir à les affronter au moins théologiquement et rationnellement ? Or il n'est pas rare de constater que des musulmans, nos interlocteurs, considèrent toutes critiques à l'égard de la théologie musulmane comme une offense. 
(M. Fabius) : Pour lutter contre les formes de repli ou contre l’extrémisme, il faut un islam adapté aux réalités des musulmans de France, qui souhaitent leur pleine intégration au sein de notre société.
M. Fabius enseigne, semble-t-il, aux Musulmans que l'Islam peut s'adapter ? Et pourtant il n'est pas difficile de comprendre que ce n'est pas à l'Islam de s'adapter aux hommes mais à ces derniers de se soumettre à la religion islamique. Il n'y eut guère, il n'y a toujours pas et il n'y aura certainement pas dans le futur un islam adapté à la France. Non seulement, le Roi Hassan du Maroc, Commandeur des croyants, le reconnaissait dans une interview accordée, en 1982, à la télévision française, mais un simple regard sur les pays musulmans, autour de nous, montre que tous les Etats musulmans se sont fait islamisés à l'exception de l'Iran qui a su, en raison de la puissance de la religion zoroastre, "persanniser" l'islam qui l'a conquit. La "persannisation" de la religion musulmane n'empêche cependant pas l'Iran de connaître des périodes de radicalisme religieux exacerbant la tension au sein du binôme "croyants-infidèles".
(M. Fabius) : C’est pourquoi nous avons décidé de renforcer encore nos relations d’amitié et de coopération avec l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et ses membres qui sont représentés ici.
L'Organisation de la coopération islamique est une Institution supranationale qui se réclame des racines islamiques. M. Fabius annonce le renforcement des relations de la France avec cette Organisation exclusivement islamique, alors que la France s'est précédemment opposée à proclamer les racines chrétiennes de l'Europe. Le gouvernement français accorde-t-il aux Etats musulmans la reconnaissance que la France refuse aux Etats européens d'origine judéo-chrétienne ?
(M. Fabius) : Notre politique, à l’extérieur, vise à soutenir les aspirations à la liberté, à la dignité et à la justice des peuples musulmans et, à l’intérieur, notre laïcité républicaine est une chance pour l’islam et évidemment pas une sanction.
M. Fabius expliquez-nous ce que signifie le fait que votre politique vise à soutenir les aspirations à la liberté, à la dignité et à la justice des peuples musulmans.

Traitant de la liberté, vous entendez "libres" de quelles contraintes ? Des dictateurs ? Qu'en est-il alors des dépendances économiques ? L'Egypte dépend à plus de 75% du blé américain. Dites-nous, quelle politique libre peut avoir l'Egypte avec une telle dépendance ? Aucun pays arabe n'a pu à ce jour assurer sa sécurité alimentaire : Seule la Syrie aurait pu la réaliser en améliorant sensiblement ses rendements car elle a disposé d'eau et de terres arables suffisantes avant que le Tigre et l'Euphrate ne s'assèchent comme cela est en cours. Eh voilà que l'on tente de détruire ce pays probablement en raison de ses aspirations à l'indépendance. M. le Ministre, de quelle liberté s'agit-il pour les Etats musulmans ?

Abordant la question de la dignité, de quelle dignité parlez-vous ? Celle de pouvoir travailler, de disposer du minimum personnel ? Mais pour ne citer que cela, que faites-vous alors de la condition des femmes, de la polygamie, du traitement des minorités non-musulmanes en pays d'Islam ? La France a-t-elle prétention à réformer le Coran, car pour progresser vers ces dignités, une réforme du Coran s'avérera certainement nécessaire ? L'Islam a eu des siècles derrière lui, sans que la réforme du texte prophétique n'ait pu être faite; aucun Commandeur des croyants n'a semble-t-il osé en modifier le moindre élément. Et pourtant le prophète disait bien, si je me trompe corrigez-moi.

Parlons enfin de la justice. Nous savons en France qu'il n'y a pas de Justice sans liberté et pas de liberté sans justice. Vous n'êtes pas sans ignorer M. le Ministre que la religion musulmane, sunnite, est constituée de "rites" qualifiés aussi d''écoles coraniques et que la justice dans ses principes fondamentaux est inscrite dans le Coran. Comment voulez-vous réconcilier la liberté d'avoir au plus quatre femmes avec la justice pour la femme d'avoir un traitement égal à l'homme et en conséquence au moins égal entre femmes ?

Si vous ne nous donnez pas plus d'explications sur vos déclarations, M. le Ministre, les français pourraient un jour se rendre compte que la laïcité qu'on leur présentait comme une chance pour l'Islam, n'était en réalité perçue, par les musulmans eux-mêmes, que comme un ennemi de l'Islam.
Discours
Iftar en l’honneur des ambassadeurs des États membres de l’Organisation de la coopération islamique - Discours de Laurent Fabius (23 juillet 2012) - Source
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Messieurs les Présidents, chers amis,
C’est pour moi un honneur et un plaisir de vous recevoir ici, au Quai d’Orsay, à l’occasion de cet Iftar. Il s’agit d’une pratique que j’ai souhaitée reprendre, après une interruption de quelques années, car elle permet à la France de marquer, en ce début de Ramadan, notre intérêt et notre estime pour le monde musulman.
1) La France est, chacun le sait, une République laïque. Cela n’est nullement contradictoire avec le fait qu’elle éprouve respect et considération pour l’islam et pour les musulmans, bien au contraire.
Je veux saluer en l’islam une religion qui enseigne la paix, la fraternité et la spiritualité.
Je salue aussi en l’islam la seconde religion de France. Nous avons des relations anciennes et étroites marquées par une longue proximité. C’est une réalité humaine, sociale, économique, intellectuelle majeure que nous n’oublions pas.
2) La France est une République laïque, disais-je, mais la laïcité n’est nullement hostile aux religions. Elle fournit au contraire le cadre partagé pour la coexistence des différentes expressions religieuses, ou leur absence, et pour le libre exercice des cultes.
L’Etat laïc ne soutient, en effet, aucune religion et n’en désavantage aucune. Il respecte les croyances et il sait que la liberté de religion et de conviction est au cœur des libertés publiques. J’ajoute que la laïcité est un principe d’avenir dans un monde où la diversité des croyances et des références spirituelles va aller en s’accroissant.
Certes, je n’ignore pas que la laïcité est quelquefois détournée et transformée en principe d’exclusion. Mais c’est un contresens. Le gouvernement appliquera donc à la lettre la laïcité et condamnera toute instrumentalisation négative de celle-ci, notamment comme pseudo-justification du rejet de l’islam. Nous veillons et veillerons à ne pas stigmatiser les musulmans de France, mais au contraire à leur témoigner le respect qui leur est dû.
3) Ce message, je l’adresse notamment aux représentants de l’islam de France, en particulier M. Moussaoui, Président du Conseil français du culte musulman, et M. Boubakeur, Recteur de l’Institut musulman de la Mosquée de Paris.
L’émergence d’une structure unifiée représentant les musulmans pour aborder les questions de culte a constitué un progrès. Le gouvernement souhaite que toutes ses composantes puissent travailler ensemble avec les pouvoirs publics afin d’apporter aux croyants le cadre leur permettant de pratiquer leur religion dans de bonnes conditions. Pour lutter contre les formes de repli ou contre l’extrémisme, il faut un islam adapté aux réalités des musulmans de France, qui souhaitent leur pleine intégration au sein de notre société. Le Ministère des Affaires étrangères est, bien sûr, prêt à vous aider à traiter les dossiers internationaux de l’islam de France.
4) Au niveau international, la France entretient de longue date des rapports avec le monde islamique, en Méditerranée, en Afrique, en Europe et en Asie. C’est pourquoi nous avons décidé de renforcer encore nos relations d’amitié et de coopération avec l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et ses membres qui sont représentés ici.
Nous sommes attentifs aux mutations qui affectent le monde musulman, riche de plus d’un milliard de femmes et d’hommes, bouleversements qui interviennent souvent dans notre voisinage immédiat. Comment ne pas penser en cet instant avec émotion et grande tristesse au drame syrien, avec son cortège de victimes, ainsi qu’à ses conséquences sur les pays voisins, violences dont nous souhaitons la cessation la plus rapide possible. Nous apprécions le rôle de l’OCI et nous saluons son approche ouverte pour accompagner les changements. Dans cet esprit, j’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai désigné comme notre envoyé spécial auprès de l’OCI notre consul général à Djeddah, M. Louis Blin, ce qui portera notre représentation au niveau de celle de nos partenaires proches. La France souhaite en effet suivre vos travaux assidûment et accompagner le développement d’une organisation qui a su trouver sa place par le dialogue avec le reste du monde.
Le président de la République François Hollande sera heureux de confirmer ces orientations nouvelles au secrétaire général de l’OCI, M. IHSANOGLU, que nous souhaitons convier à effectuer une visite à Paris.
Messieurs les Ambassadeurs, Messieurs les Présidents, Chers amis,
Le gouvernement veut que la France reste fidèle à ce qui a toujours fait sa force : être un pays qui promeut les principes universels de la démocratie et des droits de l’Homme dans un esprit de dialogue et d’ouverture.
Dans le monde musulman d’aujourd’hui, peut-être certains s’interrogent-ils sur l’attitude de la France à l’égard de l’islam, probablement à cause de l’attitude de certains de nos prédécesseurs immédiats. Et bien, je veux vous dire clairement que la page est tournée. Notre politique, à l’extérieur, vise à soutenir les aspirations à la liberté, à la dignité et à la justice des peuples musulmans et, à l’intérieur, notre laïcité républicaine est une chance pour l’islam et évidemment pas une sanction.
Je vous souhaite à tous un bon mois de Ramadan, et je forme le vœu qu’il soit celui de l’amitié et de la confiance entre la France et l’islam.

mercredi 23 novembre 2011

Le Roi Hassan sur l'intégration des musulmans en Europe.

Ecoutez le Roi Hassan II du Maroc commenter, en 1982, l'Intégration des Musulmans en Europe. Dites en commentaires ce que vous en pensez.


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