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samedi 6 juin 2015

Syrie: inauguration d'une mosquée portant le nom de la Vierge Marie

Une mosquée portant le nom de la Vierge Marie a été inaugurée samedi dans la province côtière syrienne de Tartous (ouest), a rapporté l'agence officielle Sana.

La mosquée a été inaugurée par le ministre du Waqf (biens religieux, ndlr), Mohammad Abdel Sattar al-Sayyed, dans la ville de Tartous, a indiqué Sana, qui a diffusé des images de l'édifice.

L'une des photos montre une plaque commémorative, affirmant que l'inauguration de la mosquée a eu lieu "durant le mandat du président Bachar al-Assad".

Les images montrent également le bâtiment, un dôme doré et des murs blancs et oranges. Des hommes religieux musulmans et un évêque apparaissent également dans les photos de Sana.

La ville de Tartous, tout comme la province éponyme, est l'une des rares épargnées par le conflit qui ravage la Syrie depuis quatre ans. Elle est dominée par la communauté alaouite, minorité musulmane dont est issu le président Bachar al-Assad.

Le régime de Bachar al-Assad se pose comme un pouvoir laïc et défenseur des minorités religieuses face à l'extrémisme. Mais ses adversaires, notamment l'opposition, l'accusent de jouer cette carte aux yeux de la communauté internationale pour se présenter comme seule alternative dans une Syrie déchirée.

Vénérée dans l'islam, la Vierge Marie est citée plusieurs fois dans le Coran, où une sourate lui est entièrement consacrée et porte son nom.

Source : L'Orient-Le-Jour du 6 Juin 2015.

dimanche 10 mai 2015

Recenser la population sur une base confessionnelle est-il répréhensible ?

Si nous interrogions la population musulmane de France au sujet de la moralité du recensement de la population française sur une base confessionnelle, il n'est absolument pas certain qu'elle trouverait l'action répréhensible. Bien au contraire, faire reposer les statistiques sur une telle base, revient à reconnaître à la communauté musulmane son existence propre et son appartenance à part entière à la nation française.
 
Que M. Robert Ménard, Maîre de Béziers en France, veuille mieux connaître l'appartenance confessionnelle de la population dans sa ville n'a en soi rien de raciste. A t-il proclamé que les adeptes des religions chrétiennes ou juives étaient supérieures à ceux de la religion musulmane ? Ce n'est bien évidemment pas le cas et sa démarche ne soulève aucune problématique "raciste". En revanche, si les lois de la république interdisent un tel recensement, il n'y a qu'à demander à la république de modifier ses lois car la société évoluant, la république doit s'y adapter ; elle ne peut rester figée. En cherchant à gommer les transformations confessionnelles en cours de la société française, la république se prive de la mesure du poids des confessions ; elle prend ainsi le risque, par ignorance, de susciter des tensions de plus en plus fortes pouvant devenir explosives car rien ne garantit que toutes les composantes de la société civile épouseront, au fil de leur évolution, la laïcité à la française.
 
En France, nous n'avons pas l'impression que le peuple ait participé à la décision de la politique publique qui a consisté à ouvrir les frontières de l’hexagone à une population musulmane à l'égard de laquelle les français ne sont pas hostiles bien naturellement, mais à laquelle une partie de la population française ne souhaite pas avoir un jour à obéir, si les lois que cette majorité musulmane ferait voter auraient un caractère confessionnel dominant. Rien ne dit qu'un islam dominant en France, maintiendra la laïcité.

Nous espérons que notre constat soit erroné, alors que nous affirmons qu’une partie de la population française n'a plus confiance dans la laïcité publique, car les temps actuels sont hostiles au christianisme qui souffre d’un réel mépris à son égard et d’un parti-pris injustifié en faveur de l'islamisation du pays ; les chrétiens doivent faire face à de véritables attaques contre les racines chrétiennes et greco-romaines de la France…Leur confiance dans les décisions de ces gouvernements qui passent ne serait-elle pas en voie d'amnuisement voire un jour d’extinction ? 

L’initiative du recensement prise par M. Robert Ménard, relève tout simplement de la politique publique en matière de population. Les données de ce recensement ont-elles été publiées ? Ont-elles été diffusées ? Ce n'est bien évidemment pas le cas ; de plus, aucune obligation de confidentialité n'a été violée lors de la procédure. 

Contrôler les entrées-sorties de populations est une mesure élémentaire en matière de politique....Comment les dirigeants peuvent-il mener une politique économique, sociale, éducative, de sécurité, etc..., s'ils n'ont pas une connaissance fine de la démographie, de la nature de la population et de ses mouvements ? 

Lorsque l'existence du recensement a été divulguée à Béziers, pourquoi les médias et les officiels ont immédiatement songé à un usage négatif des données confessionnelles ? N'est-il pas utile de savoir qui est musulman, dans une ville lorsque l'on sait que les musulmans ont des revendications propres et fréquentes ? Si la méthode statistique basée sur les prénoms est contestable, que le gouvernement donne les moyens d'une méthode plus rigoureuse.  

Revenons à l'Islam et aux musulmans qui ont plus à souffrir d'une laïcité païenne dont le but est d'éliminer toute existence propre des religions pour les fondre dans un ensemble laïc dont l'esprit sera, au final, contraire à celui de la religion de Mohammed. Cette volonté de laïciser à outrance est même contraire à l'appui que la France fournit à l'Islam Sunnite, religion politique et théocratique plus que ne l’est l'Islam chiite qu'elle combat au Proche-Orient. 

Le problème est que les gouvernements français successifs ne se sont jamais adressés à la population française pour lui dire que le but de leur politique était d'accroître la population musulmane dans le pays pour affaiblir le poids du christianisme et ainsi créer une mixité confessionnelle déracinée. Les français chrétiens perdant leur identité face à un système de référence contraire à ses convictions et plus favorable à l’Islam, tandis que la population musulmane importée ne connaîtrait plus ses racines étant loin de la terre de ses ancêtres qui l’a vu naître.  

Une population déracinée est le modèle idéal, facile à soumettre, pour imposer la mondialisation et finalement un gouvernement unique, portant en lui les germes d'une dictature à venir. Sous prétexte de promettre l'Eden européen, on prépare un pouvoir mondial unique et inamovible.  

A présent, après avoir pris la parole, cédons-là à M. Arnaud Floch, directeur délégué de la rédaction du magazine « valeurs actuelles ». Il nous donne son avis sur l'initiative de Robert Ménard.
 

Le Veilleur de Ninive

samedi 9 mai 2015

Syrie : La collusion entre Israël et les islamistes est-elle encore un secret ?

Beyrouth - le 9 mai 2015 (Paul Khalife pour RFI) - [Alors que ces derniers se battent contre les groupuscules islamistes], l'armée israélienne aurait pris pour cible des positions syriennes et du Hezbollah en Syrie, non loin de la frontière libanaise. Les bombardements ont visé des unités spécialisées dans le tir de missiles balistiques, près des localités de Yabroud et de Kara, dans la zone montagneuse du Qalamoun. Damas, Beyrouth et Tel-Aviv n'ont fait aucun commentaire.

 L'information sur des raids aériens israéliens contre des positions de l'armée syrienne et du Hezbollah dans la région montagneuse du Qalamoun, entre le Liban et la Syrie, a été rapportée par des médias de pays du Golfe. C'est al-Jazeera qui en a parlé en premier. Selon la chaîne qatarie, des avions israéliens ont attaqué, vendredi soir 24 avril, des positions des brigades 155 et 65 de l'armée syrienne, spécialisées dans les armes stratégiques et les missiles balistiques. Al-Arabiya, une station saoudienne basée à Dubaï, et Sky News Arabia ont suivi.

La chaîne libanaise LBC a repris la nouvelle, précisant que le Hezbollah stockerait une partie de ses missiles dans les zones ciblées par les raids israéliens. L’un des plus importants sites d'information libanais, al-Nashra, a confirmé les attaques, en citant une source qu'il n'a pas identifiée.

Le gouvernement syrien et le Hezbollah n'ont fait aucun commentaire et ont ignoré l'information. Mais tous les Libanais ont pu constater vendredi une activité inhabituelle de l'aviation israélienne au-dessus du Liban. Des appareils ont survolé pendant des heures le sud du pays et la plaine orientale de la Bekaa, frontalière de la Syrie.

Source : Radio France International (RFI).

mardi 13 janvier 2015

Le « religieux » au secours de la laïcité française.

La marche "républicaine" du dimanche 11 janvier 2015 a mis l'accent sur les "valeurs" qui sont siennes, notamment celles de liberté d'expression et de laïcité. L'une et l'autre ne sont que des concepts théoriques dont le contenu transmis et reçu est fonction des origines, de l'éducation, de l’histoire et de la condition sociale de la personne.
 
La précipitation avec laquelle la marche du 11 janvier fut décidée aura étonné plus d'un. Quel était cet objectif qu'il fallait atteindre dans des délais si courts ? Empêcher la récidive de tels attentats ou bien, pour le gouvernement, redorer son blason, ou encore préparer des actions gouvernementales futures ?
 
Les risques d'erreurs dans les messages transmis et de dévoiement dans le sens donné à la marche de dimanche dernier étaient grands. Avant la manifestation, il était déjà possible de détecter l'amalgame entre les sentiments et le soutien à exprimer aux familles éprouvées et l'appui à un journal qui ne tirait qu'à 60.000 exemplaires, ne faisant pas l'unanimité et en tant que tel incarnant une politique que tous les marcheurs de dimanche ne cautionnaient pas.
 
Au-delà de l'amalgame, cette marche et la manière dont elle fut présentée, "nous sommes des Charlie" fut révélatrice de deux contradictions :
 
1° - une première contradiction entre le soutien à un journal satirique qui ne ménage pas les religions dont l'Islam, et les accusations fréquentes d'Islamophobie que le gouvernement français porte contre ceux qui tentent de donner un avis sur l'Islam qui n'aille pas dans le sens du vent ou de l'agenda gouvernemental.  
 
2° - une deuxième contradiction réside dans le fait que le message transmis par nos gouvernants a consisté à vouloir nous faire croire que les auteurs des attentats de Paris n'étaient que des terroristes isolés dont la mission était différente de celle des jihadistes qui se battent au Proche-Orient, que ce même gouvernement et le précédent soutiennent depuis bientôt quatre ans. Dans la réalité, ces fanatiques, dans leur action criminelle, n'ont été que les émules de ceux qui, sur place, ont détruit la Syrie et l'Irak pour le compte de gouvernements dits respectables…
 
Alors que la France est encore sous le choc des événements de la semaine dernière, nous devons tenter d'éclaircir le chemin et pour nos dirigeants, de lever progressivement ces contradictions et de trouver une ligne d’évolution pour l’avenir. Cet effort devrait passer, nous semble-t-il par une redéfinition de la laïcité à la française, de plus en plus crispée sur le phénomène religieux, qui est à présent confrontée aux exigences accrue d'un Islam en cours d’affirmation en France.
 
Quelles voies de sorties envisager pour la laïcité à la française ?  "Plus de religieux et moins de religion", dirions-nous.
 
Que signifie cette expression  "plus de religieux et moins de religion" ? C’est que le « plus de religieux » peut sauver la laïcité de ses contradictions en lui faisant ademettre la pratique et le « moins de religion » la protéger en contrôlant ce qui n'est pas pratique mais idéologie, etc...En effet, le religieux correspond à la foi, à ses symboles, ses formes d'expression, ses objets, ses rites, etc...Il suppose un respect du sacré alors que sous la « religion », on retrouve l'ensemble des éléments qui font la croyance : histoire, institutions, doctrine, démographie, manifestations publiques, etc...
 
L'erreur de la laïcité à la française aurait été d'avoir ouvert la voie à la religion musulmane sans en accepter le religieux qui en découle ? Ce religieux peut se limiter, chez les chrétiens par des pratiques pouvant rester dans le domaine privé tels que prières, sacrements,  pèlerinages, exercice de la charité, traditions, etc...Pour l’Eglise cela est toutefois une limitation de la pratique qui devrait s’étendre aussi à la mission, à l’engagement dans la société mais ces engagements publics sont laissés à la discrétion du fidèle.
 
En Islam, la pratique passe par l’expression quasi-obligatoire de signes extérieurs dont l’exercice du Jihad et dans la majorité des situations, le caractère sacré est absolu.
 
La laïcité à la française pour survivre doit se mettre au « respect du religieux ». Son champs de tolérance doit s'étendre à la pratique religieuse, qu'elle soit visible ou discrète, publique ou privée. La laïcité réservant en revanche son pouvoir critique dans toutes revendications  à caractère ou connotation politique qui proviendraient des religions. L'Islam, théocratie dont une des pratiques religieuses est, nous l’avons dit le Jihad, pose un problème. Nous ne rentrerons pas dans le débat sur la justesse morale ou théologique du Jihad car il est trop inhérent à l’Islam pour en débattre mais nous expliquerons plus loin que la « trêve » devrait venir calmer les ardeurs du Jihad pour sortir la laïcité de l'impasse dans laquelle elle se trouve face à la démarche du Jihad. 
 
Comment la laïcité peut-elle surmonter la difficulté du Jihad ? Pourquoi et comment le religieux peut-il venir au secours de la laïcité à la française face à l'Islam ? 
 
L'attentat contre l'hebdomadaire Charlie a révélé que la laïcité en France était tombée en panne.

Le blasphème contre le religieux qui était une des caractéristiques de Charlie-Hebdo, déclenche une guerre mettant la laïcité dans l'embarras. Pourquoi ? Car en Islam, le blasphème contre Dieu, le Prophète et les Anges est puni de mort dans trois écoles coraniques sur quatre, les Malékites, les Chaféïtes et les Hanbalites. Pour la quatrième école, celle des Hanéfites, la décision est laissée à la discrétion du juge mais la plupart du temps, la peine de mort est prescrite. * 
 
En tolérant le blasphème, le gouvernement prend le risque de déplacer le Jihad sur son territoire et du point de vue musulman, le Jihad devient alors justifié.
 
En réalité, nous pensons que la guerre de l’Islam salafiste de la Jâhiliye** qui se déroule en Syrie et en Irak n’est pas de façon prioritaire l’éradication du Chiisme, du Christianisme ou judaïsme (il a prévu pour eux le statut de Dimmi), ni même de la secte Alaouite. Sa guerre l’oppose à tous ceux qui veulent lui barrer la route pour la domination du dar al-Islam (territoire de l’Islam) car c’est ce dar al-Islam qui devrait lui servir de tremplin pour sa guerre future sur le dar al-Harb (territoire de guerre).
 
Le prochain territoire de guerre, dar al-Harb, sera-t-il l’Europe et la France qui incarne cette obstination pour avoir toujours plus de laïcité hostile aux religions, toujours plus d’athéisme et d'exclusion de Dieu du champs des hommes ?
 
En se penchant sur le Coran, on découvre les pensées de Mohammed sur ces « non-religieux ». Il les appelle « idolâtres et de polythéistes... ».
 
Parlant de l’idolâtrie, Mohammed la qualifie d’ « injustice immense » (Coran XXXI 13, également IV 48 et16, XV 94). Assez vite, quelques années après le début de sa prédication, il rompt avec eux : « Dieu et son Apôtre***  sont dorénavant déliés de tout engagement envers les idolâtres » (Coran IX 3)...car les Infidèles **** ne sont qu'impureté (Coran IX 28). Puis, on voit progressivement s'installer dans le Coran le message que les infidèles sont par surcroît, des ennemis contre lesquels la guerre est l'état permanent et normal. Maïmonide lui-même renforçait cette tendance lorsqu'il écrivait : « Si un païen tombe à l'eau ne l'en retire pas car ce n'est pas ton prochain ». Le prochain n'étant que le Dimmis.
 
Ce qui vient d'être dit de l'Islam qui avait cours à l'époque de la Jâhiliye ne réserve pas un avenir serein aux polythéistes et aux idolâtres qualifiés par le Prophète d'infidèles. Ces derniers sont bien distincts des « scripturaires », gens du livre qui n'en font pas partie.
 
Dans le contexte actuel, la cible montante de l'Islam salafiste et des groupes extrémistes qui sévissent en Syrie, en Irak et au Yémen, ne serait que les idolâtres du VIIème siècle et le paganisme et l'athéisme du XXIème. Nous l’avons déjà dit : Ce ne sont pas tant les chrétiens ou les juifs ; pour illustrer ce que nous venons de dire, prenons le cas des chrétiens d’Irak qui ont récemment été confrontés à des groupes extrémistes. Ils ont dû fuir leurs villes avant l'arrivée des mercenaires de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant et des miliciens du Front al-Nosra. Seule une poignée de personnes âgées est restée sur place ;  elle a pu bénéficier de l'aman ***** dans ce qui était devenu le dar al-islam du Califat. Il est écrit : « Si parmi les Associateurs, quelqu'un te demande protection, accorde-la lui jusqu'à ce qu'il entende la parole d'Allah. Ensuite fais-le parvenir au lieu de tranquillité qu'est le sien » (Coran - sourate IX, verset 6) ». Ces faits indiquent que l’ennemi public, numéro un, est l’idolâtrie.
 
C’est ce fait que la laïcité à la française doit prendre en compte pour évoluer vers le respect du religieux, vers une bienveillance à l’égard de ce fait, en refusant tout ce qui peut l’offenser et le blesser. Lorsque la laïcité française apparaîtra conciliante et respectueuse du religieux, elle entrera avec l’Islam dans des périodes de trêves******, mais il faut savoir que ces trêves seront rompues dès le moment où les Croyants deviendront supérieurs en nombre.
 
Le politique d’aujourd’hui ne peut ignorer ces éléments sans prendre le risque de cette guerre de longue haleine qui nous menace en Europe.
_______________________________________________
 
* Ibn Taimiyya : As-Sharim al-maslul 'ala chatim ar-rassul, Ed. Hayderabad, 1904, pp. 4, 296, 299, 031, et suivantes. 
** Période idolâtre ou de l'ignorance.
*** Sous-entendu Mohammed.
**** Différents des gens du livre.
***** L'aman est une protection dont peut bénéficier le non-musulman qui se trouve en dar al-islam et qui accepte de lstatu de Dimmis et paye la jizya.
****** Mohammed préconise une guerre dans le dar al-Harb (territoire de guerre) jusqu’à ce que les Croyants aient le dessus. Il prévoit cependant des trêves qui doivent être dénoncées au bout de dix ans et dès le moment où les Croyants ont la supériorité.
 
Le Veilleur de Ninive

jeudi 6 février 2014

Une promesse du Prophète Mohamed de protéger les chrétiens, remonte en surface.

Une promesse du Prophète Mohamed aurait été retrouvée au Mont Sinaï; elle daterait de l'an 620 après J.C.. C'est le Prophète lui-même qui l'aurait faite envoyée à l'église par son messager Ali Ibn Abi Taleb.
 
Dans ce document, Mohamed promettait de faire assurer la protection des chrétiens, par ses fidèles musulmans ; il leur promettait la liberté de culte.

En 1517,  Le sultan Salim Ier a obtenu et adopté ce document qu'il a conservé dans les archives ottmanes à Constantinople. Il porterait la signature du Prophète. Que dit-il ?

« Moi, Mahomet ibn Abdallah, je promets aux chrétiens, par ce message, que nous restons avec eux qu'ils soient lointains ou proches. Moi, avec les « Croyants » en Allah et les Ansars nous les défendons, car les chrétiens sont mes sujets ».

« Par Dieu j'interdis tout ce que leur déplait : les obliger par la force, toucher à leurs juges ou à leurs moines qui sont dans les couvents. J'interdis de détruire ou de voler leurs églises ».

« Je jure que rien ne vous fera détester. Personne ne vous obligera à émigrer, ni à faire la guerre ; ce sont les musulmans qui feront la guerre pour vous. Si un musulman se marie avec une chrétienne, il ne sera pas possible de procéder au mariage, sans qu'elle ne l'accepte ; personne ne peut lui interdire de visiter son église pour la prière. Leurs églises doivent être respectées: personne ne peut leur interdire de les restaurer, ni toucher à leurs sacrements ».

« Aucun membre de la nation islamique ne devra désobéir à cette promesse qui s'applique jusqu'au jugement dernier ».

jeudi 26 décembre 2013

Le Grand Mufti de Syrie : "Je dis au monde entier, éteignez l’incendie que vous avez allumé sur notre terre".

 
Le Grand Mufti de Syrie, le Docteur Ahmed Badr-Eddine Hassoun, lors d’une allocution prononcée hier 25 décembre 2013, dans la Cathédrale Orthodoxe de la Mère de Dieu à Damas, après une prière pour la paix en Syrie, a déclaré : « Je dis au monde entier, éteignez l’incendie que vous avez allumé sur notre terre. En revanche, si vous nous laissez mettre la lumière, nous le ferons avec la paix et l’amour ; Oui !  Arrêtez de mettre le feu sur notre terre pour faire tuer les enfants ».
 
Le Grand Mufti a repris affirmant : « Alors que le peuple syrien envoie un message d’amour et des signes de paix au reste de l’univers, les nations occidentales envoient quant à elles des armes destructrices pour tuer des innocents. S’adressant ensuite au Christ, il ajoute : « Pourquoi ceux qui se réclament de toi en Occident, aujourd’hui, envoient-ils des armes sur ta terre, à Bethleem, en Palestine, à Damas, Beyrouth, Amman et Bagdad ? » Puis, à l’intention de ceux qui célèbrent la naissance du Christ, aux Etats-Unis, à Paris, à Rome, je dis : « Nous vous offrons l’esprit de paix ; pourquoi donc nous offrez-vous des armes qui tuent l’homme et détruisent le genre humain ? ».
 

mercredi 11 décembre 2013

Sayyed Hassan Nasrallah : "N’attribuez pas au christianisme les crimes des États-Unis ni à l’islam ceux d’Al-Qaïda".

Egalité et Réconciliation - Sayyed Hassan Nasrallah حسن نصر الله, Secrétaire Général du Hezbollah, commente le comportement extrémiste....des takfiristes et des américains tous deux mis sur un pied d'égalité et tous deux dénoncés pour leur violence extrême : "N’attribuez pas au christianisme les crimes des États-Unis ni à l’islam ceux d’Al-Qaïda".
 
 

samedi 27 juillet 2013

Le regard musulman syrien de toujours.

Alep, juillet 2013, sous la chaleur de l’été syrien, une famille musulmane, d’origine bédouine, treize personnes en tout ont du fuir leur village investi par le Front Al-Nosra. Ils n’ont pu trouver d’autre refuge que celui offert dans un quartier chrétien d’Alep, auprès de familles chrétiennes.

C’est en versant des larmes que l’un d’entre-eux, Abou-Ali, répond aux questions du témoin qui rapporte ses dires au veilleur de Ninive  :

Abou-Ali, d’où venez-vous ?



Nous venons d’un petit village qui se trouve près de Deir Hafer, à l’Est de la ville d’Alep. Mon père avait quatre femmes qui lui ont donné vingt-trois enfants ; ils sont désormais tous mariés. Avant la crise syrienne, nous travaillions sur nos terres ; nous avions des moutons et nous vendions le coton et le blé à l’Etat. Les gens vivaient en paix dans le respect de la pratique religieuse et des traditions villageoises.



Abou-Ali, pouvez-vous nous parler de l’islam que vous pratiquez ?

L’islam que nous pratiquons est dans la lignée d’al Mazhab Al Hanafi ; ce dernier était un homme tolérant, n’exigeant pas le voile complet pour la femme. Il l’autorise à travailler la terre et à élever ses enfants. Al Hanafi permettait aux filles d’aller à l’école jusqu'à l’âge de douze ans.

Autrefois, l’épouse construisait la maison qui était en terre cuite. Au village, la femme porte un lourd fardeau qui peut être inhumain ; elle a la charge de faire respecter les coutumes. Les rebelles arrivés par la guerre sur nos terres, ont bouleversé nos traditions, prétendant répandre un islam qui apparaît sans rapport avec ce que nous en savions et qui est manifestement sans lien avec la religion d’amour et de miséricorde dictée par le prophète dans le Coran.

Um-Ali intervient alors et ajoute que les idées répandues sur la femme musulmane, « esclave de l’homme », ne sont pas très fondées, car Allah aurait donné aux femmes une ascendance sur l’homme sans que celle-ci ne soit ouvertement proclamée. Le récit des « contes des milles et une nuits » est éloquent à ce sujet.

Comment percevez-vous les chrétiens syriens ?

Allah a bien insisté sur le respect du aux adeptes des religions du livre, « Ahl al-Kitab ». Le verset coranique est clair : « Vous trouverez les gens les plus proches de chez vous qui sont les « Nassarah [du Nazaréen = Chrétiens] », car parmi eux il y a des moines et des religieux qui ne se vantent pas…" ولتجدن اقرب الناس اليكم من قالوا انا نصارى لأن بينهن قسيسون ورهبانا وهم لا يستكبرون...".

Avant la crise syrienne, nous avions des Imams intégristes qui considéraient les chrétiens comme des infidèles « Kouffar », mais les gens ne les suivaient pas. Notre village est un peu une exception, puisque la confiance à l’égard des chrétiens est grande. A titre d’exemple, si nous prenions le cas des femmes souffrantes qui ont besoin d’être auscultées ; la majorité d'entre-elles se laisse examiner par des médecins chrétiens de sexe masculin, car « ils sont compétents et non-voyeurs » ; par la tradition, les femmes musulmanes malades ne sont guère autorisées à être examinées par un médecin mâle.

Um-Ali rappelle que, selon les coutumes de son village, une fille ne quitte jamais la maison paternelle pour une autre raison que le mariage. Elle cite son propre cas, rappelant que jeune, elle a eu l’autorisation de son père d’aller dormir, chez des amis chrétiens, la veille du jour où elle eut à subir une opération chirurgicale et alors qu’elle n’était pas encore mariée.

Um-Ali encore, « Ces mêmes chrétiens, toujours amis de mon père, participent à nos fêtes, à nos mariages, à nos deuils et même, je puis dire, ils ont collaboré à l'agrandissement de notre mosquée par leur aide technique en installant les haut-parleurs, et par des dons financiers.

Quel regard portez-vous sur les « rebelles » qui contrôlent votre village?

Franchement, au début, à écouter leurs slogans, nous croyions que ces gens venaient appliquer la justice de Dieu et notamment redonner à la femme sa place, une place plus libre ; mais la réalité s’est révélée bien différente, au point que nous avons rapidement regretté leur arrivée qui a tout détruit sur son passage : les hommes, la religion, les relations familiales, les traditions et même les valeurs fondamentales de l’Islam. Voilà comment la destruction des valeurs s’est déroulée en quelques mois.  Parmi les éléments les plus destructeurs, rappelons :  

1. Le « Djihad Al Niqah » [Djihad de l’accouplement] qui est la participation de filles à la guerre sainte par un don du corps aux combattants. Elle est tout simplement une tolérance, voire un encouragement de la prostitution au nom de la religion. Peut-on le nier ? 

2. Le « Taqbir », prononciation à trois reprises de la grandeur d’Allah (Allahou akbar), qui, soit disant, autoriserait l’occupation des maisons des autres, l’enlèvement de filles pour en jouir, d’égorger les partisans du régime syrien, de violer une femme en présence de son époux, de trancher le doigt d’un fumeur, de fouetter l’homme qui ouvre son magasin le vendredi ou durant les heures de prière, de battre celle qui sort de sa maison ou ceux qui visionnent des programmes profanes à la télévision…Leurs méthodes ne sont qu’une farce de religion. 

3. Dans les tribunaux de la Chari’ah, que les rebelles ont mis en place, les témoignages de la femme et du chrétien ne sont pas reconnus, ce qui est une négation de l’humanité même de ces deux personnes.  

4. Le comble de toute cette iniquité, réside dans le fait que les rebelles qui refusent aux autres la consommation de vin et d’arak, en consomment eux-mêmes dans les mosquées, lors d’orgies avec des jeunes filles. 

Dans le groupe du Front al-Nosra, celui qui prend le nom « d’Emir », n’est d’ailleurs souvent pas syrien ; il se choisit une fille pour en jouïr, sans même tenir compte de son âge, puisqu’elle peut avoir moins de douze ans. Si le père refuse de donner sa fille, il est exécuté au nom d’Allah.
Au regard de tous ces crimes, pourquoi les dirigeants du monde ne dénoncent-ils pas ces méfaits insoutenables pratiqués par les bandes armées ? Ils semblent avoir une « attitude négationniste » vis-à-vis de ces actes barbares qui sont menés par leurs affidés rebelles ?  

« Dans notre village », nous dit Um-Ali, « l’émir a obligé un couple à faire l'amour devant lui et a demandé au mari de lui laisser sa femme…L’horreur de la pratique est indescriptible ».

Abou-Ali surenchérit en assurant que « la pauvreté, la faim, la perte du père, de la mère ou du frère ont laissé des fillettes de 10 à 15 ans dans une grande détresse qui les a forcées à épouser des hommes de soixante ans au nom de la « sitrat », ce principe de protection ».

« Ce qui s’ajoute aux méfaits des rebelles, c'est aussi le fait que des voisins à nous, pauvres, il y a peu, sont devenus très rapidement riches ; ils sont fortement soupçonnés d’avoir fait enlever des gens et exiger des rançons. Moyennant la proclamation du « Taqbir », ils auraient participé à des vols dans les grandes usines d’Alep et vendu des meubles subtilisés dans les maisons se trouvant dans les quartiers sous le contrôle des rebelles et ces mêmes voleurs ont l’arrogance de se référer à l’Islam orthodoxe hanifite ».

Un pas de plus dans la sauvagerie, puisque « ces rebelles arrêtent des soldats innocents et des fonctionnaires de toutes confessions pour les égorger au nom d’Allah. Mais de quel Allah s’agit-il ? Allah serait-il si criminel ? Comment comprendre que ces mécréants interdisent de fumer alors qu’ils autorisent que le cœur d’un soldat puisse être mangé ? » 

Que pensez-vous de cet Islam ?

«  C'est un Islam sombre, un Islam des ténèbres, un Islam d'injustices ». « Comment comprendre ces criminels qui égorgent les hommes, qui détruisent les mosquées comme la grande mosquée d’Alep ou le tombeau de Sayedna Zakaria et les autres  tombeaux, notamment celui de Awlia'a ? »  

Pourquoi ont-ils coupé la tête de la statue de « Sitna Mariam », pourtant mentionnée et vénérée dans le Coran ? Pourquoi ont-ils assassiné le grand Imam de Damas, Al Bouti ? Pourquoi ont-ils enlevé les deux prêtres et les deux évêques alors que le Coran nous oblige à les vénérer, car ils sont  messagers de paix et de charité ?

Comment voyez-vous l’avenir ?

Certes, au sujet de cette guerre, on a beaucoup évoqué le caractère confessionnel. Des innocents ont été tués ; la pierre et l’économie se sont écroulées, mais notre peuple avec son histoire plusieurs fois millénaire saura dépasser cette crise. Tout au long de notre histoire, nous avons connu de semblables moments sous la brutalité des Houlagou, de Tamerlan et des Ottomans mais aussi sous la force des conquêtes croisées. Plus proche de nous, le massacre des arméniens et des syriaques en 1915.

Nous voulons lancer un message aux chefs des Etats arabes et islamiques pour leur dire que la « purification » de la Syrie de ses chrétiens, à laquelle ils souhaitent parvenir, sera un désastre de civilisation pour l’Islam qui entrera alors dans un « âge sombre », fragilisé qu’il sera par une dépendance accrue vis-à-vis du monde occidental.   

Depuis les premiers temps de l’Islam, durant les périodes omeyyade et ‘abbasside, la civilisation arabe a su briller grâce au travail de traduction des chrétiens syriens qui ont passé les textes des philosophes et savants grecs vers la langue arabe. A l’époque contemporaine, en dépit du faible pourcentage de chrétiens en Syrie, ces derniers ont sans cesse enrichi le pays de leur savoir, de leur énergie, de leur initiatives et d’un esprit d’entreprise, etc…Que nos frères chrétiens de Syrie, sachent bien que nous et nous seuls, musulmans syriens, nous sommes les plus à même de les protéger et non pas l’Occident qui nous envoie les repris de justice d’Arabie-Saoudite, de Tchétchénie, de Libye et de nombreux ailleurs pour venir tuer et se faire tués sur notre terre.

Témoignage en provenance d’Alep – 27 Juillet 2013.

mardi 26 février 2013

Islam, messianismes et christianisme des origines

Ici suit un article intéressant qui nous éveille sur la difficulté que le christianisme, religion d'amour et d'expérience personnelle avec Dieu, aurait à vivre au côté de tout autre religion dont l'Islam, qui s'obstine à être une religion de guerre, considérant les pays traditionnellement chrétiens comme une terre sur laquelle il faut livrer bataille "Dar al-Harb". 

Les chrétiens forment aujourd’hui le groupe humain qui est le plus persécuté dans le monde, et depuis de nombreuses années. Face à cette situation aux conséquences souvent dramatiques, l’indifférence, voire la complicité de certains, fait penser à celle qui prévalait lors des grandes persécutions communistes, dont les victimes se sont comptées par dizaines de millions. Il est vrai que la spécificité de ces persécutions (ayant pour but de détruire la foi et l’Eglise) était souvent dissimulée, mais c’est le rôle et l’honneur des journalistes d’investigation de la comprendre. De nos jours, la plus grosse partie des persécutions est le fait de groupes et de pouvoirs islamiques, et il ne se passe plus une semaine sans qu’il y ait des assassinats ou des massacres de chrétiens.

À ce point de vue-là, l’Eglise et la société sont peu menacée actuellement : comme l’explique un spécialiste du renseignement, les organisations islamistes ont trop à perdre à pratiquer le terrorisme et tout à gagner à ne pas y recourir. Certes, il y a des groupes « hors contrôle » et d’autres qui sont manipulés par des services d’Etat étrangers, mais le défi est ailleurs. Il existe des formes de pression qui ne recourent pas au terrorisme sanglant. On s’en inquiète jusqu’en Algérie – voici ce qu’écrivait Le Soir d’Algérie du 01/02/2010 après la victoire de l’équipe de football nationale au tournoi africain : manu militari de sa mosquée par des jeunes fondamentalistes, ce n’est pas nouveau. Sauf que cela se passe aujourd’hui en France, un pays laïque, enlisé dans des débats byzantins sur les nuisances du voile intégral. Un débat qui étouffe les voix de ceux qui continuent à s’égosiller, en vain : Attention, c’est comme ça que tout a commencé en Algérie !»

L’auteur fait allusion à la guerre civile (1992-2002) qui a fait entre 150 000 et 200 000 morts. Il constate que les musulmans se « stigmatisent » eux-mêmes à cause d’une minorité qui cherche à les encadrer, et lui-même s’indigne : où est la majorité silencieuse ? Ou alors, parmi les jeunes, une partie significative serait-elle déjà passée au fanatisme ? Le laïcisme qui est au pouvoir en France ne devrait-il pas faire le tri entre les gens qui veulent vivre en paix dans la société française et les « groupes religieux fanatiques » qui veulent faire disparaître cette société ? Justement, ce laïcisme ne le peut ni ne le veut. Il n’en est même pas à reconnaître que le christianisme est une religion qui prône le service mutuel et la coexistence, tandis que l’Islam, appuyé par le Coran, prône un système de prise de pouvoir qui implique, qu’on le veuille ou non, l’élimination des « ennemis de Dieu » (et Dieu, dans le Coran, est dit ne pas aimer beaucoup de gens et en vouer des catégories entières à l’Enfer).

Le facteur « islamique » serait un facteur mineur, ne concernant qu’une part très limitée des jeunes, s’il ne se surajoutait à des problèmes humains en les tendant à les rendre explosifs. Les musulmans d’un certain âge n’ont guère eu de problème d’identité. Il en va autrement des jeunes, déçus par une école « laïque » qui ne transmet plus ni identité ni valeur, et qui sont déroutés par un monde dominé par des structures d’argent. Or, leur identité « française » ne joue pas suffisamment dans une société qui fonctionne de manière souvent « clanique », où le sentiment d’appartenance et l’amitié sociale est dilué par l’individualisme, et où l’arrivée continue d’immigrés, dont une partie est musulmane, déstabilise ceux qui sont là depuis longtemps (la loi des nombres joue ici un rôle déterminant). Ainsi, faute d’identité, ils se tournent nombreux vers le Coran – en tout cas, davantage que leurs parents. Ces derniers sont alors en porte à faux vis-à-vis de leurs jeunes, attirés par les organisations islamistes.

Il existe donc un défi spécifique islamiste en France et en Europe, sans qu’il existe rien de comparable avec d’autres groupes immigrés (dont une partie non négligeable est chrétienne, il ne faut pas l’oublier). Loin de prôner l’intégration, les mouvements islamiques tels que l’UOIF voient les immigrés musulmans comme hier les marxistes voyaient le « prolétariat », c’est-à-dire comme une masse de manœuvre en vue de réaliser leur objectif de changer la société et d’imposer leurs normes – au nom de Dieu. Leur discours politico-religieux prétend détenir la clef d’un monde renouvelé, et un tel projet justifie à l’avance toutes les actions possibles si la Cause l’exige. Ce « messianisme » islamique n’est pas sans rappeler aux plus âgés celui qui enflammaient la jeunesse prolétaire (et autre) en Europe dans les années 50-80.

Face à ces projets de Salut du monde, il faut bien constater que l’Eglise, spécialement latine, n’a pas apporté les réponses radicales qui auraient été nécessaires, essentiellement parce qu’elle n’a pas pris conscience du fait que ces « messianismes » étaient dérivés du sens de l’histoire révélé d’abord par la Révélation judéo-chrétienne elle-même. Cette cécité s’explique sans doute par l’influence prédominante des traditions moralisatrices, qui ne disposent pas du tout à comprendre les messianismes – au contraire (cf. étude sur l’impasse de l’augustinisme ou pdf).

Les réponses existent, mais il faut les trouver en retournant aux sources, vers le christianisme des origines, d’où précisément toutes les dérives messianistes sont parties – une seule d’abord qui a fait ensuite beaucoup de « petits », parmi lesquels l’Islam est un héritier non pas indirect (comme le marxisme, à travers de nombreux avatars), mais historiquement direct. Trop peu perçoivent ces enjeux, ou alors parfois dans un carcan influencé par le laïcisme : en méconnaissant le christianisme des Apôtres et en s’interdisant d’investiguer les origines d’un Islam (qui se présente comme venu de Dieu !), on ne peut rien comprendre, donc rien entreprendre pour l’avenir. Rien de bon ne se construit sur un passé méconnu ou tronqué. Heureusement, l’inverse est vrai aussi.
Auteur Anonyme


Un spécialiste du renseignement sur l'islam radical.





mardi 11 décembre 2012

Conversion, Versement de la Jizya ou Condamnation à mort.

La télévision Sky News a présenté une émission sur les combattants armés en Syrie. Elle a accordé un entretien à l’un des chefs de bandes arrêtés, afin de s’informer sur leur véritable idéologie et sur leurs objectifs. L’un de ces entretiens s’est déroulé entre Tim Marshal et des « jihadistes » qui mènent la pseudo « révolution » dans le pays. Il a rencontré 3 terroristes de nationalité syrienne, deux Palestiniens syriens, un Irakien, et deux autres de nationalité turque.

Ces terroristes ont avoué faire partie d’Al-Qaïda dont ils ont modifié l’appellation en « Jabhat al Nusra » (front des défenseurs, sous entendus de l’islam), parce que le premier nom effraient la population. Selon leurs propos, ils ont adhéré à cette organisation pour s’adonner à la guerre sainte (djihad) qu’ils pratiquaient déjà en Irak.

Le journaliste leur a alors demandé s’ils connaissaient Abou Qutada qui était incarcéré en Grande Bretagne. Les djihadistes  ont répondu qu’ils avaient seulement été influencés par ses livres.

L’un d’entre eux s’est présenté comme mufti que l’on appelait « al Hurr » (le libre), afin d’anéantir l’Etat laïc et insuffler l’esprit de la guerre sainte à la jeunesse.

Suite à une question à ce mufti, plus terroriste que mufti, celui-ci a affirmé assumer ses actes passés, en revanche, il n’était pas convaincu des actions du bien fondé des actions qu’il avait récemment commises ; il disait avoir changé d’avis, au vu des destructions et de la ruine causés dans le pays.

Concernant l’avenir de la Syrie et des minorités, s’y trouvant, les terroristes ont répondu qu’ils étaient parvenus à réaliser leurs objectifs. Il s’agissait soit de les « convertir à l’islam, » soit de « les faire payer la djiziya » (impôt propre aux non-musulmans), soit « de les condamner à mort ».

Le journaliste leur pose alors la question : « suis-je un mécréant à vos yeux ? ». L’un d’entre eux répond : « Nous implorons le seigneur afin que tu prononces la chahada et que tu dises : ‘‘ Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mahomet est son prophète ’’. Si tu le refuses nous te demanderons de payer la djiziya, faute de quoi la guerre sera déclarée entre toi et nous ».

Au sujet de leur foi en ces objectifs, les djihadistes ont affirmé être convaincus qu’ils se lanceront prochainement à partir de la Syrie, vers le monde, pour y diffuser l’esprit de la guerre sainte, et reconquérir l’Espagne (al Andalous), la Palestine et la Grande Bretagne. L’Espagne est la terre du califat musulman ; elle leur revient de droit. Ces idées doivent être inculquées aux générations futures.

Rappelons que les Etats-Unis ont classé Jabhat al Nusra parmi les organisations terroristes. Les Etats européens ont appelé à les qualifier de même. Ceci après qu’il se fut avéré impossible à Washington d’accepter les excès de ce « front » terroriste qui tue et affiche les cadavres, pratique les enlèvements et égorgent sur une base confessionnelle, organisant des attentats terroristes dans les zones civiles. Cependant l’armée syrienne continue à poursuivre ces organisations qui mènent une guerre féroce contre la Syrie.
  

  

lundi 18 juin 2012

Minorités non-musulmanes tolérées, mais non protégées.

En pays d'Islam, les minorités non-musulmanes sont tolérées mais non protégées. Les faits concourent à le démontrer,

a - au Nigéria qui vient de subir de scandaleux et inqualifiables massacres dans des Eglises (Cf. communiqué de l'AFP ci-dessous). 
b- en Egypte ou les provocations à l'égard des Coptes sont fréquentes. 
c - en Syrie où les fanatiques et leur consort... menacent les chrétiens tout en gagnant, au fil des jours, en vitalité destructrice et criminelle. 
d - au Pakistan, où les disciples du Christ redoutent les menaces quasi-permanentes d'éléments islamiques prêts à commettre des meurtres au mépris de la vie humaine.

Il est essentiel que le peuple chrétien réfléchisse de manière active, à la riposte. Il est nécessaire que chaque baptisé se pose la question de fond : "Est-ce que je veux bien agir pour que cesse le massacre de mes frères en Christ" ? Ce n'est pas un appel à la guerre que nous émettons mais une invitation à rompre avec des choix, des comportements, un laxisme ou encore des vérités individuelles fausses. Les ruptures, petites ou grandes, purifient l'âme et la font croître en liberté et en force intérieure. 

Nigeria: 36 morts dans une vague d'attentats anti-chrétiens et des émeutes
KADUNA — Au moins 36 personnes ont été tuées et une centaine blessées dans les attentats ayant visé dimanche des églises de l'Etat de Kaduna (nord du Nigeria), et les émeutes de chrétiens en colère qui ont suivi, selon des bilans de la police et des secours.

Selon la police, 16 personnes ont été tuées dans les explosions dans trois églises et un responsable de la Croix Rouge dans la ville de Kaduna, a indiqué à l'AFP que les secours avaient "pour l'instant récupérer les corps de 20 personnes" tuées dans émeutes, pour la plupart brûlées. Un précédent bilan faisait état de 21 morts et 101 blessés.

Les attentats, dont des attaques suicide, ont eu lieu en un intervalle de près d'une heure à Zaria et Kaduna, les deux principales villes de l'Etat du même nom, où un couvre-feu immédiat de 24 heures a été décrété par les autorités locales.

"Des attentats suicides ont visé des églises des quartiers de Wusasa et Sabongari de (la ville de) Zaria, ainsi que dans le quartier de Trikania à Kaduna", a indiqué un porte-parole de la police de l'Etat, Aminu Lawan.
Deux autres explosions ont ensuite visé deux églises de Kaduna, dans les quartiers de Nassarawa et Barnawa, au sud de la ville, a affirmé un responsable de la NEMA. Mais la police n'a pas confirmé ces possibles attaques ni leurs objectifs supposés.

A Zaria, les explosions ont visé vers 8H35 à dix minutes d'intervalle la cathédrale catholique du Christ Roi et l'église évangélique de la Bonne Nouvelle. A Kaduna, c'est l'église de Shalom qui a été visée vers 9H30, dans des faubourgs sud de la ville à majorité chrétienne.

"Au total, seize personnes sont mortes du fait des explosions dans les trois églises", a précisé dans un communiqué un porte-parole de la police, Frank Mba.

"J'ai vu une voiture foncé vers l'église (de Shalom), elle a tout de suite explosé, tuant un soldat et deux gardes de sécurité", a raconté un témoin à Kaduna, Joseph Emmanuel.

Ces attaques n'ont pas été revendiquées, mais le groupe islamiste Boko Haram, auteur de nombreux attentats anti-chrétiens, a récemment déclaré qu'il continuerait à s'en prendre aux églises.

A Zaria, une fidèle du quartier de Wusasa a dit que "beaucoup de gens dans l'église avaient été blessés". A Sabongari, dans la même ville, un habitant a rapporté que l'église avait été gravement endommagée. "Il est évident qu'il y a des morts vue l'ampleur des dégâts et le feu", a dit Mahmud Hamza à l'AFP.

Un autre habitant a ajouté que des "corps apparemment sans vie vu de loin étaient retirés de l'église". Des foules de chrétiens en colère se sont ensuite livré à des représailles contre des musulmans dans un faubourg majoritairement chrétien de la ville de Kaduna.

Les émeutiers, essentiellement des jeunes chrétiens, ont monté des barricades sur la grande route menant au sud vers la capitale fédérale Abuja, notamment dans les localités de Trijania, Gonin Gora et Sabon Tasha, s'en prenant aux automobilistes ressemblant à des musulmans.

Un correspondant de l'AFP a vu dix cadavres de ces victimes lynchées et évacués vers la morgue, a constaté un correspondant de l'AFP.

Dimanche dernier déjà, des attentats revendiqués par les islamistes de Boko Haram avaient visé deux églises du centre et du nord-est du Nigeria, faisant quatre morts, dont un kamikaze, et une cinquantaine de blessés.

Un porte-parole des islamistes avait déclaré que ces attaques voulaient démontrer que le groupe restait actif malgré les opérations de répression des forces de sécurité.

"L'Etat nigérian et les chrétiens sont nos ennemis et nous lancerons des attaques contre l'Etat et son appareil sécuritaire ainsi que contre les églises jusqu'à ce que nous achevions notre but qui est d'établir un Etat islamique à la place de l'Etat laïc", avait-il dit.

Le Saint-Siège a vigoureusement condammné ces nouveaux attentats contre des lieux de culte chrétiens et leur "caractère systématique", "signe d'un dessein absurde de haine".

Boko Haram multiplie depuis mi-2009 les attentats notamment dans les villes du nord à majorité musulmane qui ont fait plus d'un millier de morts. Ces attaques visent essentiellement les membres des forces de sécurité, les responsables gouvernementaux et les lieux de culte chrétiens.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec quelque 160 millions d'habitants, est divisé entre un nord majoritairement musulman et un sud à dominante chrétienne plus riche grâce au pétrole.

vendredi 4 novembre 2011

Charlie-Hebdo : "Guerre pour le respect".

La condamnation de l'incendie de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, à Paris le mercredi 2 novembre, a fait l'unanimité. On ne peut que se réjouir de ce fait et surtout de l'absence de victimes humaines à la suite de cet attentat.

Toutefois, de notre point de vue et à travers ces condamnations, le chemin ne fut parcouru qu'à moitié, car aucune réaction ne s'est manifestée, pour réprouver la mise en dérision de la "Charia" que préparait le journal Charlie-Hebdo dans son édition de la semaine. 

Quoi que l'on pense du Coran, et c'est le Veilleur de Ninive, chantre de la Gloire du Christ, qui l'affirme, on ne peut se passer du respect des croyances et des religions. Déjà, d'une manière absolue, le respect comme vertu, s'impose dans un espace de liberté. "Le droit de parole ne va pas sans le droit de croire, car pour s'exprimer il faut déjà croire" sinon l'expression n'est que formulation de paroles d'hypocrites. En conséquence, celui qui prétend avoir le droit de parole, doit autoriser à l'autre le droit de croire et il n'est pas sûr que Charlie-Hebdo accorde ce droit aux sujets de ses critiques et dérisions.

Ceux qui n'épousent pas le message du Coran, sont naturellement autorisés à le dire mais ils doivent l'exprimer en s'appuyant sur une argumentation claire et le dire de manière respectueuse. Nous nous interrogeons sur les raisons qui conduisent aux dérapages journalistiques et éditoriaux vis à vis des croyances et des religions.

Un des grands malentendus qui pèse, au sein de la société française, sur les relations entre les sceptiques de la spiritualité d'une part les croyants et fidèles de la Foi d'autre-part provient, à notre sens, d'une erreur commise par les premiers sur le concept de vérité. Quelque soit la religion à laquelle ils s'adressent, quelle est cette vérité que les non-croyants opposent à celle des croyants ? Gardons en tête que d'un concept de vérité erroné découle d'autres erreurs dont celles atteignant le concept de liberté que nous ne traiterons pas présentement mais dont nous disons sommairement qu'il se confond avec la "liberté de refus" [pouvoir dire non à l'autre] chez le non-croyant et la "liberté d'adhésion" chez le croyant [pouvoir se libérer de ses chaines].

Le vérité pour la modernité est-elle un idée qui recouvre le matériel et le tangible ? Le vrai est-il "l'efficace" comme nous l'enseignent les positivistes ou "l'utile et le payant" comme le prônent  les pragmatiques ? La vérité réside-t-elle dans ce qui est "clair et distinct", selon l'énoncé de Descartes ou dans "l'interprétation historique" comme l'affirme l'école historique ? Avec Kant, Spinoza et Husserl, nous retrouvons d'autres définitions de la vérité. Celle qui nous occupe, ici est la Vérité selon l'approche religieuse qui proclame que "nous accédons au vrai par la Foi dans le témoignage". Or les philosophies modernes qui furent en Occident, rebelles à l'égard du Christianisme, ne donnent pas crédit aux "témoins de la Foi".

C'est là une attitude étonnante et contradictoire, semble-t-il, puisque les non-croyants reconnaissent le témoignage selon la définition de la procédure pénale mais le refuse dans le domaine spirituel. Aussi sommes-nous autorisés à nous interroger sur l'origine de cette contradiction qui fait que les athées et les non-croyants, hostiles aux religions, sont sélectifs sur la notion de témoignage.

Il est vrai que les deux types de témoinages, évoqués plus haut, divergent par le but poursuivi. En droit pénal (1), le témoin doit avoir assisté à une situation qui se serait physiquement produite devant ses yeux et il en transmet sa perception, tandis que le témoin d'une manifestation religieuse n'a, dit-on, "phyiquement" pas assisté à la situation dont il se dit témoin. Il n'aurait eu que des signes mais certains signes sont en soi très forts. Même les athées et les non-croyants  croient aux signes dans les réalités humaines.

La question est à présent, au sujet de l'aspect le plus important dans le témoignage. Est-ce l'exactitude de la vision du fait lui-même ou bien la perception que le témoin en a recueillie et le fait qu'il en rapporte son authenticité ?

Puisque le témoin ne fait que rapporter une perception des événéments sans restituer leur totalité, l'importance dans le témoignage semble être dans le fait de relater et dans la manière dont la relation est faite. Dans les deux cas, en présence d'un témoignage événementiel ou religieux, une certaine confiance et une crédibilité, après certaines vérifications, est accordée à son auteur.

Le problème des adeptes de la non-croyance est qu'ils ne parviennent pas à se fier au témoin religieux, dans le cas du christianisme, aux Evangélistes qui ont relatés les signes et les preuves de la divinité du Christ. S'ils franchissaient ce pas, ils lèveraient la contradiction dans laquelle ils se tiennent en établissant une différence dans les témoignages.

En conclusion, ce qui écarterait le non-croyant de son émul croyant serait un degré de confiance et de crédit accordé au témoignage religieux; cependant, cette différence de niveau ne justifie nullement le droit pour le premier à l'irrespect des croyances religieuses. Par ailleurs, la mesure de la critique qu'il s'imposerait ne doit pas être tenue pour censure.

Sans cet effort philosophique de mise en cohérence par les athées et les non-croyants, le scepticisme spirituel des non-croyants et de l'Espérance religieuse des fidèles progresseront comme deux droites parallèles sans vraiment se rencontrer à l'exception des moments où une sécante les reliera par des tentatives de dialogues qui tourneront courts. Ces tentatives sont encore plus difficiles à établir entre athées et musulmans puisque l'Islam est bien plus hostile aux païens et aux athées qu'à l'égard du christianisme et du judaïsme. Les relations athées-païens/musulmans et gens du livre/fidèles de Mohammed ne sont pas de même nature.

Pour l'avenir, et afin d'éviter une aggravation des malentendus, la solution est dans un mouvement de reconnaissance, par les non-croyants, du témoignage religieux comme source possible de vérité. La question de l'adhésion éventuelle à cette source est d'un autre ordre. Telle est la condition qui permettrait d'éviter que la "guerre pour le respect" ne se prolonge et qui donnerait à la société "multi-confessionnelle" dans laquelle la France s'introduit, la "stabilité" selon la définition classique et antique de la vérité.

Le Veilleur de Ninive

(1) La preuve par témoin est l'un des plus importants moyens de preuve qu'offre le Code de procédure pénale à la recherche de la vérité.

dimanche 25 septembre 2011

Indonésie: un kamikaze se fait exploser à la sortie d'une église.


Des forces de police devant l'église de Bethel Injil, cible d'une attaque suicide, le 25 septembre 2011 à Solo, sur l'île de Java (AFP - 25 Septembre 2011, Anwar Mustafa) -

SOLO (Indonésie) — Un kamikaze s'est fait exploser dimanche devant une église protestante d'Indonésie, parmi des centaines de fidèles qui sortaient de la messe, ne faisant cependant qu'une victime, lui-même.

L'attentat-suicide, survenu à 10h55 heure locale (03h55 GMT), relance les craintes de tensions religieuses dans cet immense archipel, premier pays musulman de la planète avec 240 millions d'habitants.

Le kamikaze a déclenché sa bombe à l'entrée principale de l'église protestante Bethel Injil de Solo, ville située au centre de l'île de Java, a précisé à l'AFP le porte-parole de la police locale, Djihartono, qui comme beaucoup d'Indonésiens n'utilise qu'un seul nom.

Seul le kamikaze a été tué, a indiqué la police, contredisant de premières indications qui avaient évoqué un autre mort. Près de trente personnes ont par ailleurs été blessées, a-t-on précisé de même source.

L'auteur de l'attentat a réussi à rentrer dans l'église, portant sur lui une ceinture d'explosifs, et a attendu la fin de la messe pour se lever et déclencher sa bombe, tandis que les fidèles sortaient de l'édifice, a expliqué la police.

Un correspondant de l'AFP a vu devant l'église un corps ensanglanté que la police locale dit être celui de l'auteur de l'attentat. Allongé devant l'entrée principale du lieu de culte, l'homme a perdu la main gauche dans la déflagration mais le reste du corps semble peu touché, à l'exception de l'abdomen, laissant à penser que l'engin explosif était peu puissant.

Cela pourrait expliquer le nombre relativement peu élevé de victimes, alors que le kamikaze s'est fait exploser au beau milieu de centaines de fidèles sortant de la messe dominicale.

"Ce poseur de bombe était membre du réseau terroriste basé à Ciberon que nous avons évoqué il y a quelques mois", a déclaré le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono, faisant allusion à une ville située à environ 300 km à l'ouest de Jakarta où un attentat similaire avait eu lieu en avril.

"J'ai demandé une enquête pour en découvrir plus sur ce groupe, sur qui le finance et qui le commande", a-t-il ajouté dans une déclaration télévisée.

"Un dimanche paisible s'est transformé en scènes de chaos", a raconté à l'AFP Kristanto, un des fidèles. "Tout le monde criait et était hystérique", a ajouté l'homme de 53 ans.

Un médecin d'un hôpital de Solo a raconté que les blessés portaient des traces de clous et de boulons.

Cet acte fait ressurgir les craintes sur la présence de mouvements islamistes encore capables de frapper. Les autorités assurent avoir décapité le groupe islamiste Jemaah Islamiyah (JI), réputé proche du réseau Al-Qaïda, mais les experts ont à plusieurs reprises averti que des groupuscules pourraient encore être actifs.

La ville de Solo a longtemps compté parmi ses habitants Abou Bakar Bachir, imam considéré comme le porte-voix de la mouvance radicale et condamné en juin dernier à 15 ans de prison.

L'attentat-suicide fait également craindre la résurgence de violences interconfessionnelles entre les musulmans (près de 90% de la population) et les chrétiens (moins de 10%).

La Constitution indonésienne stipule que l'islam n'est pas une religion d'Etat et reconnaît la liberté de culte, mais le pays est régulièrement secoué par des conflits religieux.

Mi-septembre, des centaines de paramilitaires ont dû être dépêchés à Ambon, aux Moluques (nord-est), après des émeutes entre musulmans et chrétiens qui ont fait trois morts. Cinq mille personnes avaient été tuées dans cette région lors de violences religieuses entre 1999 et 2002.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

samedi 24 septembre 2011

Ghana : La tolérance religieuse menacée.

Inquiétude de l’Eglise face à l’avancée d’intégristes musulmans.
Rome, Vendredi 23 septembre 2011 (ZENIT.org) – L’Eglise au Ghana est inquiète pour l’avenir de la tolérance qui caractérise son pays, jusqu’ici considéré comme l’un des exemples de cohabitation interreligieuse les plus positifs de l'Afrique.

Mgr Philip Naameh, archevêque de Tamale, dans le nord du pays, a fait part de cette inquiétude à l’association internationale Aide à l’Eglise en détresse (AED). Il évoque certains groupes extrémistes présents dans le pays qui pourraient compromettre le délicat équilibre qui caractérise actuellement les relations avec la communauté musulmane.

« Ma crainte, a-t-il déclaré, est que les fondamentalistes parviennent à mettre en péril la coopération interreligieuse, créant des problèmes dans les diocèses, à Tamale par exemple, où l’islam est la religion majoritaire ».

L’archevêque fait état d’affrontements survenus dans les proches régions nord du Nigeria, théâtre de récentes attaques contre les chrétiens. Il dit sa crainte de voir arriver ces groupes radicaux au Ghana et décider de rompre toute sorte de relation avec les autres religions, mettant ainsi en péril la sécurité des minorités.

Beaucoup de ces intégristes, a-t-il précisé, reçoivent leur formation en Iran, Irak ou Arabie Saoudite. Lorsqu’ils rentrent au pays, ils ont de fort sentiments d’intolérance vis-à-vis des chrétiens et d'autres minorités.

Actuellement, Mgr Philip Naameh n’a pas d’information concernant une éventuelle pénétration de ces extrémistes dans son archidiocèse, mais il craint néanmoins que diverses régions subissent déjà leur influence, compromettant « les relations avec les musulmans ». Celles-ci dit-il, « ont toujours été excellentes, surtout avec les catholiques, au point d’ailleurs de laisser à ces derniers une certaine latitude pour évangéliser ».

mercredi 2 mars 2011

Le ministre des Minorités religieuses du Pakistan assassiné

Le ministre pakistanais des Minorités religieuses, Shahbaz Bhatti, en février 2010
AFP/Jewel Samad

Le chrétien Shahbaz Bhatti, ministre pakistanais des Minorités religieuses, a été tué ce mardi 2 mars 2011, par des hommes armés qui circulaient en moto, et qui ont tiré sur sa voiture dans un quartier huppé de la capitale Islamabad. « Il était mort à son arrivée », a déclaré Dr Azmatullah Qureshi, le porte-parole de l’hôpital Shifah, où son corps a été transporté. Ce meurtre a été commis après celui de Salman Taseer, le gouverneur du Penjab, qui dénonçait la loi sur le blasphème.

Le ministre des Minorités religieuses a été assassiné alors qu’il se rendait sur son lieu de travail. Sa voiture a été prise en embuscade par plusieurs hommes armés qui lui ont tiré dessus. Le politicien est mort de ses blessures avant même d’avoir pu être transporté à l’hôpital.

Shahbaz Bhatti avait été récemment menacé de mort par des extrémistes pour ses positions contre la loi sur le blasphème qu’il voulait réformer. Une loi qui punit de mort quiconque est accusé d’avoir insulté le prophète. Le gouvernement n’avait pas condamné ces menaces, ce dont se plaignait le ministre. Il se disait abandonné par les autorités. Des autorités qui ont réaffirmé haut et fort, ces dernières semaines, qu’elles n’avaient nullement l’intention d’amender la loi sur le blasphème.

On a ce jour le sentiment que l’histoire se répète, et même qu’elle s’aggrave. Cet assassinat en plein cœur de la capitale rappelle celui qui s’est produit le 4 janvier dernier. A l’époque c’est Salman Taseer, le gouverneur du Penjab qui avait été tué par l’un des policiers chargés de le protéger. Le politicien avait dénoncé le caractère inique de la loi sur le blasphème.

Aujourd’hui c’est donc la consternation au Pakistan avec cet assassinat qui a coûté la vie à une nouvelle personnalité publique. C’est un signe du degré qu’a atteint l’extrémisme religieux dans le pays.

mercredi 2 février 2011

Pakistan : Des islamistes brûlent des images du pape


ROME, Mercredi 2 février 2011 (ZENIT.org) - L'Agence missionnaire Fides a évoqué la consternation des chrétiens suite à la destruction par les flammes d'images de Benoît XVI au Pakistan.

Au cours d'une vaste manifestation contre toute modification de la loi sur le blasphème, des militants islamistes ont brûlé des images et des mannequins représentant le pape et le ministre fédéral chargé des minorités, Shahbaz Batti, ainsi que le symbole chrétien de la Croix.

Qu'aurait fait le monde musulman, si des Portraits de Muftis ou d'Imam étaient brûlés ?

vendredi 7 janvier 2011

La situation actuelle des chrétiens en Pays d'Islam, selon le magazine français "le Point".

Le Point du 6 Janvier 2011

Maroc

La liberté de culte est garantie mais la loi contre le prosélytisme censée freiner la vague de conversions au protestantisme s'applique en fait à tous les chrétiens. Plus d'une centaine de chrétiens jugés " activistes " ont été expulsés depuis le début 2010 et pour la première fois depuis longtemps un religieux catholique. Ceux qui violent le jeûne du ramadan sont harcelés de même que les convertis.

Algérie

La loi contre le prosélytisme de 2006 a pour but de mettre fin aux conversions au christianisme et surtout au protestantisme. Il est interdit de transporter des bibles et la célébration de cérémonies religieuses est réglementée. Ouvrir un lieu de culte est illicite. Pour avoir osé le faire, le 12 décembre 2010, le pasteur Mahmoud Yahou écope de trois mois de prison et d'une amende de 10 000 dinars. L'estimant indigne d'être algérien parce que chrétien, on lui a également refusé le renouvellement de son passeport.

Palestine

A Bethléem qui par tradition a un maire chrétien, la population est en majorité musulmane et il sera difficile à un chrétien d'acquérir une maison ou un terrain parce qu' " on ne cède pas la terre de l'islam à un croisé ".

A Gaza, Rami Ayyad, 31 ans, gérant de l'unique librairie chrétienne et membre de l'Eglise baptiste, a été enlevé et assassiné après avoir été torturé. Les 2000 chrétiens de Gaza restent sur le qui-vive. En Israël, les Arabes israéliens, chrétiens comme musulmans, sont en butte à diverses tracasseries.

Turquie

Pays laïque, mais des religieux sont régulièrement tués. En 2006, le père Andrea Santoro est tué dans son église. En 2007, Pierre Brunissen, prêtre français, est assassiné. La même année, des religieuses travaillant dans une imprimerie qui éditait des bibles sont tuées. Les responsables sont excusés. L'agresseur d'Adriano Franchini, religieux tué à la sortie d'une messe, sera déclaré fou.

Irak

Après l'attentat contre la cathédrale syriaque de Bagdad qui a tué 46 fidèles le 31 octobre 2010, le harcèlement continue : menaces affichées sur les portes, attaques des maisons, bombes sous les voitures. Le 9 novembre, des attentats contre des maisons et magasins chrétiens ont fait 6 morts. Le 30 décembre 2010 14 maisons de chrétiens étaient visées par des attentats. Les chrétiens sont poussés à l'exil par les menaces de mort, l'obligation du port du voile islamique, les brimades subies à l'université et toutes les vexations subies quotidiennement.

Egypte

Les coptes sont maintenus aux marges de la société. Ils ne peuvent accéder aux fonctions élevées dans l'armée, la police, les universités, les ambassades ou ministères. Ils sont régulièrement ostracisés et montrés du doigt. En janvier 2010, 6 chrétiens sont massacrés à la sortie de la messe à Nag-Hammadi. Le 1er janvier 2011, un attentat fait 21 victimes dans l'église des Deux-Saints à Alexandrie.

Arabie saoudite

Le territoire du royaume considéré comme une grande mosquée est donc sacré. Toute autre pratique religieuse que l'islam est interdite. Des condamnations interviennent régulièrement. Récemment, un prêtre et des fidèles philippins ont été arrêtés pour avoir célébré une messe dans un lieu privé. Cependant, pour Noël ,le géant pétrolier Aramco a autorisé des services dans des sites ultra-sécurisés.

Syrie

Etat laïque, la Syrie protège ses minorités chrétiennes. Il n'y a pas de menaces contre les chrétiens, qui représentent 5 à 10 % de la population.

Liban

Les chrétiens constituent un peu moins de la moitié des 4 millions d'habitants. Le système politique leur garantit une représentation paritaire dans les institutions. Les attentats par des groupes extrémistes sont généralement menés pour des motifs plus politiques que religieux.

Pakistan

La loi anti-blasphème donne lieu à des persécutions contre les chrétiens. Le 8 novembre 2010, Asia Bibi, 45 ans, a été condamnée à être pendue pour ce motif (voir page 41). Sept chrétiens ont été brûlés vifs pour les mêmes raisons en 2009.
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