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lundi 7 avril 2014

Le Père Frans Van der Lugt, abbatu à Homs.

Homs - Le 7 avril 2014 - (Agence Fides) – Un jésuite néerlandais, le Père Frans van der Lugt, qui vivait dans la ville martyre d’Homs a été tué ce matin. C’est ce que confirme dans une note le Père Alex Basili, Provincial des Jésuites pour le Moyen-Orient et le Maghreb. La note indique : « Nous venons d’être informés par nos confrères sur place que lundi 7 avril, aux alentours de 08h00, le Père Frans van der Lugt a été enlevé par des hommes armés qui l’ont roué de coups puis tué de deux balles dans la tête devant la résidence des Jésuites d’Homs. Que le Seigneur l’accueille et soutienne nos confrères de la Compagnie de Jésus qui se dédient totalement au service de toutes les victimes de la violence ».

Le Père van der Lugt vivait en Syrie depuis 1966 après un bref séjour au Liban. Il était également psychothérapeute et très fortement engagé dans le dialogue interreligieux. Dans les années 1980, il avait dirigé à Homs le projet Al Ard (la terre NDT), un centre de spiritualité sis aux abords de la ville. Le centre accueillait environ 40 jeunes handicapés mentaux provenant des villages voisins.

Au cours des trois années de guerre, le religieux néerlandais a vécu dans un monastère se trouvant dans la vieille ville, où se trouvaient les civils assiégés pendant de nombreux mois par l’armée régulière. Le religieux avait souvent dénoncé le manque de médicaments, de vivres et d’aides pour les civils assiégés, affirmant l’urgence de trouver un accord afin de pouvoir intervenir en faveur des civils malades, épuisés et affamés. (PA) (Agence Fides 07/04/2014)


mardi 29 octobre 2013

Syrie : Sadad libéré, les familles inhument leurs défunts avec des chants syriaques de l'office des morts.

Sadad - 31 Octobre 2013 - Voici la liste des victimes chrétiennes inhumées dans les villes de Sadad et Zaydal. Que Dieu recoive leur âme et aie pitié de leur famille. Prions pour eux tous....


le 28 Octobre 2013 - (Sadad) - Abel-Ahad Mikhaïl Haroun, Fadel Kharmeh, Habsé Ishak, ‘Ala’ Issa Khachouf, Georges Faraj Al-Sab’a, Georges Al-Nassar, Makhoul Radah, Nada Bajjour, Sahila Chahla, Sara Khalil, Mariam Danhach, Sara Danhach, Mariam Iskandar,  Mtanios Elias Al-Cheikh, Mariam Farhan Karkour, Amjad Mtanios Al-Cheikh, Habsé Batach, Moutrab Maksoud, Sa’dou Mtanios Farah,  Sa’dou Yasser Latifeh, Fadel Hamas.

le 27 Octobre 2013 - (Zaydal) - Jamil Mtanes ‘Asfour, Chamset Djirdjis Al-Boufi, Faddat Issa Al-Boufi, Habse Abdallah Al-Najjar.

le 26 Octobre 2013 (Zaydal) - Elias Fahd Danhach, Elia Bécharah Al-Naameh, Abou Aziz Channour, Farhan Moussa Radah, André Dakhl-Allah Karmeh.

Sadad - 28 Octobre 2013 - Après la libération de Sadad par l'armée arabe syrienne, la population chrétienne de la ville enterre ses morts. "Visionnez ici un extrait de l'Office des funérailles [Il s'agit d'un passage relatif à des troubles antérieurs à la dernière bataille] en écoutant la merveilleuse liturgie des morts en langue syriaque qui est comme une introduction dans l'univers céleste de Dieu fait d'Alléluïa à Sa Gloire et à celle de ceux qui ont rejoint le Royaume des Cieux en l'ayant mérité".


"Que Dieu accueille les victimes innocentes dans son royaume et vous lecteur qu'Il vous bénisse car vous prenez le temps de ces quelques minutes de recueillement pour vous unir à toutes ces familles éprouvées par la séparation. Merci".


Information tirée du site de la F.C.S.O.

lundi 21 octobre 2013

A l'exemple de Maaloula, le village chrétien de Sadad envahi par les éléments armés du Front Al-Nosra puis libéré par l'Armée Arabe Syrienne.

Sadad - Mardi 22 Octobre 2013 (18h) - Libération du village de Sadad par l'Armée Arabe Syrienne - Vingt-cinq civil chrétiens sont tombés.

L'armée syrienne a repris le village chrétien de Sadad, dans la province centrale de Homs, après plusieurs jours d'intenses combats contre les rebelles et les jihadistes, a affirmé lundi l'agence officielle Sana. "Nos forces valeureuses ont rétabli la sécurité et la stabilité à Sadad", a affirmé Sana.

Près de vingt-cinq civils de rite syriaques catholiques et orthodoxes sont tombés martyrs. Que Dieu les reçoive dans son royaume.



Retrouvailles émouvantes de la population après la libération de Sadad de ces djihadistes wahabites, salafistes et takfiristes à la solde de l'Arabie et du Qatar. L'Armée arabe Syrienne a été capable de protéger les minorités chrétiennes là où l'Amérique et l'Europe ont été incapables, sinon complices des agissements de cette rébellion totalitaire, fanatique et criminelle que l'Occident n'a cessé de soutenir. 

Sadad - Mardi 22 Octobre 2013 (21h) - De très violents affrontements ont eu lieu, au cours des trois dernières heures, dans le village de Sadad qui se trouve dans le "rif" de Homs, au sud-est de la ville (Lire l'article du Lundi 21 Octobre). Au cours des combats, on pouvait entendre, de façon très claire, les tirs d'artillerie. Actuellement un calme relatif prévaut avec des tirs par intermittence uniquement.


L'armée contrôlait toujours le côté de la gare tandis que les éléments armés tenait la zone s'étendant de al-Dellat en direction de al-Ain et al-Mouhin

Dans la journée d'hier, les éléments armés s'étaient emparés des bâtiments publics notamment le centre de la police, d'un centre médical et du bureau de la poste.

Selon l'organe de presse, "la vérité", on compterait au moins trois martyrs parmi la population ; ils auraient refusé d'obéir aux injonctions des mercenaires dont le nombre s'élèverait à plus de mille hommes armés et répartis entre les membres du Front al-Nosra, les éléments de l'armée de l'Etat islamique de l'Iraq et du Levant et ceux des brigades al-Farouk. Ce sont ces mêmes forces qui ont attaqué, il y a à peine un mois, le village historique et chrétien de Maaloula aux abords de Damas.

Les rebelles ont pénétré Sadad de trois côtés, avec une trentaine de véhicules militaires surmontés de canons et de fusils mitrailleurs, avant de s'emparer des centres gouvernementaux, des établissements publics et de tuer un certain nombre d'agents de police et du personnel.

Un mouvement d'exode aurait commencé en direction de la route internationale reliant Homs à Damas, qui est distante du village de 15 kms. Un témoin a affirmé que les éléments armés étaient à la recherche de la maison du général de brigade à la retraite Mtanios Kyriakos Kassis, qui avait reçu l'Ordre du Héros de la République de la guerre d'Octobre 1973 ; ils cherchaient à l'enlever et le tuer; le général est aujourd'hui âgé de 70 ans.

Le même organe de presse, "la vérité" rapporte par ailleurs que les services de renseignements britanniques auraient empêché "l'Observatoire syriens des Droits de l'Homme", qui reçoit des subsides du Département d'Etat américain, de qualifier le village de Sadad de village chrétien car cela aboutirait à dresser l'opinion publique contre l'opposition syrienne.

Il est à noter que la ville est connue pour son importance historique et religieuse ; elle remonte au deuxième millénaire avant notre ère. Elle a été mentionnée plus d'une fois dans la Bible. Les sites archéologiques, civils et religieux qu'elle abrite revêtent un importance particulière pour le patrimoine culturel du peuple syrien.

La population de la ville de Sadad s'élève à environ dix milles personnes durant l'été et atteint le chiffre de trente milles avec l'afflux de migrants de l'intérieur et de l'extérieur.

Au vu et au su de ce que nous venons de publier ci-dessus en toute bonne foi, on peut se sentir impuissant devant cette armée de criminels qui assaillent un village non armé alors qu'elle est soutenue par des Etats qui gouvernent le monde avec tant d'habilité hypocrite. A chacun sa conscience pour refuser cette manipulation et ce complot ourdi contre la Syrie et indirectement contre les chrétiens de Syrie ; nous pouvons dire et bientôt ce sera un euphémisme pour rejeter ce complot qui deviendra progressivement un projet contre les chrétiens du monde entier. 


Comment réagir ? Tout simplement par des ruptures avec les instruments de domination que sont les média officiels, dominants et fallacieux (télévisions et radios), les façons de pensée prépondérantes qui ont cours et qui enfoncent l'homme dans un système de dépendance vis à vis des pouvoirs et des systèmes en place et des valeurs purement matérielles, excluant ainsi Dieu pour ouvrir ainsi la voie au pouvoir de l'homme sur l'homme.

Sadad - Lundi 21 Octobre 2013 - L'ancien village de Sadad situé aux portes du désert en Syrie, à une soixantaine de kilomètres de Homs et constitué de près de 17.000 chrétiens catholiques et orthodoxes de rite syriaque, a été envahi par les éléments armés du Front al-Nosra. Depuis 10 heures ce matin, la seule information qui nous soit parvenue du village est que les éléments armés clament des Allahou-Akbar depuis le centre du village. 

En revanche, nous apprenons le nom du premier martyr chrétien tombé, ce jour, sous les balles des envahisseurs assassins ; il s'agit du valeureux Saadou al-Farah. Prions pour son âme et sa famille et afin qu'il entre rapidement dans la vie éternelle.

La même personne qui a communiqué la nouvelle, demande des prières pour tous les habitants.

L'ancien testament dans les livres des nombres et d'Ezéchiel témoigne de l'existence de Sadad aux temps anciens.

Le village abrite deux Eglises, Mar Sarkis [Saint Serge] et Saint Théodore qui sont connues pour leur fresques. 

La menace pèse également et très sérieusement sur la ville de Feyrouzeh qui se trouve non loin entre Homs et Palmyre. Cette ville abrite près de 30.000 chrétiens. 

La France et les Etats-Unis qui voulaient frapper la Syrie pour ses armes chimiques ne bronchent pas à l'annonce de risques de génocides. 

Que s'est-il encore passé ces jours-ci en Syrie ?

Des dizaines de fusées "Hawn" sont tombées sur le village de Sqalbieh. Les quartiers chrétiens de Damas ont reçu plusieurs obus, notamment ceux de Qassa' et de Bab-Touma. 

A Alep,  la route de Khanasser reliant la ville à Lattaquieh et Damas, a été ouverte à nouveau à une certaine circulation ; elle demeure toutefois dangereuse.

A Alep toujours, l'électricité est souvent coupée car la Centrale électrique a été récemment  bombardée et les services de réparations ne parviennent pas, sur les lieux des dégâts, en raison de l'absence de sécurité.

Le quartier arménien d'Alep a été occupé par l'armée de l'Etat islamique d'Iraq et du Levant.

vendredi 5 juillet 2013

Alep étouffe

L’ASL et le Front al-Nosra, leurrés, semble-t-il, par une simulation d’offensive généralisée sur Alep pour les détourner de Homs, véritable cible de l’Armée arabe syrienne, tenteraient de punir la ville du nord en la frappant avec une violence inouïe, associant attaque militaire et privation de biens essentiels.

Depuis deux jours, une pluie d’obus « silencieux » s’abat sur Alep et ses quartiers causant des dégâts très importants et de nombreuses victimes qu’on ne peut soigner dans les hôpitaux désertés par les médecins, où les médicaments manquent de façon criante, où l’absence d’électricité paralyse les instruments de travail.  

C’est qu’Alep est en train d’étouffer militairement mais aussi économiquement. Depuis le temps que dure cette guerre, on trouve de moins en moins de produits frais : plus de viande, plus de pain et lorsque les boulangeries en produisent, le prix du pain atteint les 400 livres syriennes le kilo ; plus de poulets et plus d’œufs dont la trentaine frôle les 550 livres syriennes. Les fruits et légumes sont devenus un luxe.  L’électricité est fournie avec parcimonie. L’eau si vitale, ne parvient que durant une heure par jour.

Cette rareté créée par la barbarie des hommes a besoin de financement ; elle pèse comme une double sanction sur la population qu’elle prive des biens essentiels, en lui soutirant ses dernières piastres.

Les banques privées et même l’Institution officielle, ne disposent plus suffisamment de liquidités. La Banque nationale ne parvient plus à payer les salaires. 

Le fonds de la misère ne semblait pas encore atteint par la population syrienne puisque pour la première fois, on aperçoit des femmes en voile, veuves depuis peu, se mettre au métier de chauffeur de taxis : véhicules privés ou véhicules sans plaques, peu importe. D’autres femmes s’adonnent à la vente d’essence, actes inconcevables il y a peu, mais encore acceptables face à celles qui cherchent à offrir leur corps pour pouvoir manger. On en voit hélas la nuit à la recherche d’occasions.

Récemment, je croisais à l’hôpital universitaire, une femme voilée qui portait la misère sur son visage. Dans l’échange que nous avons eu, elle me demande si je veux bien prendre son nouveau-né pour  l’éduquer. Je n’ai pu retenir mes larmes et lui tendre un billet. Comment faire face au désespoir ?

Les chrétiens, dont on pensait qu’ils étaient à l’abri d’un tel déclin social, atteignent à Alep des niveaux de misère jamais égalés. La nuit, dans leurs quartiers, des familles n’hésitent pas à sortir pour faire les poubelles à la recherche de nourriture.  Comment le monde peut-il tolérer cela ?

La révolte gronde dans les cœurs des habitants de la ville. Même les partisans du régime menacent de descendre dans la rue pour y manifester l’insupportable condition que cette guerre barbare leur fait subir. Révolte contre le gouverneur et les autorités militaires d’Alep, qui ne font pas suffisamment cas de la population dans la vigueur de leurs réactions aux assauts de l’Armée Syrienne Libre et du Front al-Nosra. Mais cette menace de protestations peut-elle être mise en application ? N’y a-t-il pas assez de menaces, à Alep actuellement ? La seule action possible n'est pas une menace ; elle est un mouvement à contre courant dans le sens de la prière sincère, chez soi, dans son abri, car la prière c’est l’action de Dieu au milieu de notre désarroi et l’action de Dieu n’a jamais fait de mal.

Témoignage d’Alep.

vendredi 15 mars 2013

Le Couvent Jésuite d'Alep attaqué et incendié par des bandes armées.

Alep - 15 mars 2013 - (19h15) - Nous apprenons à l'instant, qu'hier vers minuit, plus de 700 miliciens de Forsat al-Nosra ont attaqué le Couvent des Pères Jésuites, Saint-Vartan à Midan, dans l'un des deux quartiers chrétiens de la ville d'Alep. Ils ont occupé le bâtiment, mis le feu à une partie de la construction, et semé la terreur tout autour.

La Providence avait fait son travail, puisque les religieux et le gardien avaient laissé le bâtiment la veille. La Garde Présidentielle qui se trouvait à proximité des lieux, a riposté ; elle a pu reprendre le Couvent qui était avant cette lâche attaque, un "centre" de distribution d'aides aux réfugiés.

Alep - 15 mars 2013 - Aujourd'hui, à 13h, heures locales, ont eu lieu les funérailles du Docteur Roumiyeh, médecin, assassiné à Homs. Au cours de la marche funèbre vers l'Eglise Sainte-Thérèse, des soldats de l'armée qui accompagnaient le corps, ont découvert une voiture piégée. Les personnes visées étaient des fidèles qui procédaient au chemin de croix.

Toujours à Alep, l'armée arabe syrienne a réussi, entre hier et aujourd'hui, à repousser l'offensive des rebelles qui, par milliers, ont tenté d'occuper à nouveau le quartier d'Achrafieh.

dimanche 23 décembre 2012

Syrie : Deux villages chrétiens menacés.

Nous présentons ici une dépêche de l'AFP qui relate la menace d'éléments armés qui veulent obliger la communauté chrétienne à prendre les armes en leur faveur. Or les chrétiens de Syrie, dans leur ensemble, n'ont pas pris les armes et ne veulent pas le faire. 

Comment peut-on alors les accuser de prendre position pour le régime, s'ils n'ont pas pris les armes pour se battre aux côtés de l'armée arabe syriennne ? Nous disons à ceux qui ne comprennent pas la position des chrétiens syriens : Ils sont restés désarmés et obéissent au "pouvoir" qui les protège. Jusqu'à présent, le pouvoir qui leur a fait le moins de mal est celui du régime; quant au "pouvoir"  des bandes armées, il les menace continuellement et met à exécution ses menaces. 

Nous sommes à la veille de la Fête de la Nativité pour les Chrétiens. Ces éléments armés semblent ne pas avoir le respect de la religion en général; il semblent ne pas savoir respecter les fêtes religieuses; cela présage de l'avenir....



© 2012 AFP  - 23 Décembre 2012 - Selon un video paru sur le net ce samedi 22 décembre 2012, des rebelles ont menacé samedi d'attaquer deux villages chrétiens, Mhardeh et Sqelbieh,  de la province de Hama,  si les habitants n'en délogeaient pas les soldats du régime du président Bachar al-Assad. 

Sur la video, apparaît un homme se présentant sous le nom de "Rachid Abou al-Fida, chef de la brigade al-Ansar", qui lance un ultimatum, à la manière du prophète, les habitants de Mharda et Al-Sqilbiya de la province de Hama. 

Il appelle les habitants à "expulser les gangs d'Assad et les chabbihas", les miliciens du régime, "sinon nous attaquerons immédiatement".

Selon l'Organe d'information des rebelles, l'OSDH, une partie des habitants de ces localités s'est déjà replié sur la région côtière de Tartous. Cet exode est intervenu alors que les rebelles attaquent depuis dimanche des barrages de l'armée dans la région de Hama, a-t-il précisé.

Forte de 1,8 million d'âmes, la communauté chrétienne syrienne est restée globalement à l'écart de la révolte populaire devenue conflit armé. Elle ne s'est toutefois pas rangée avec les rébellions car elle préfère rester avec la partie qui lui fait le moins de mal; en l'occurence le régime...alors que les bandes armées le menacent continuellement, dans leur chair, leur bien, leur avenir. 

Samedi, le chef de l'Eglise grecque-orthodoxe de Syrie, Youhana Yazigi, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, a estimé que "ce qui arrive (aux chrétiens), arrive également aux autres", réaffirmant que "les chrétiens (resteront) en Syrie", alors que l'ONU a récemment qualifié le conflit d'"ouvertement intercommunautaire".

Quant à la diplomatie internationale, malgré ces violences, "personne n'a envie d'une intervention", a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Il semble même parfois que (les pays impliqués dans la crise syrienne) prient pour que la Russie et la Chine continuent de bloquer toute autorisation d'une intervention, parce que dès que ce sera autorisé, ils devront agir, et personne n'(y) est prêt", a-t-il dit.

Alors que la communauté internationale a multiplié les mises en garde au président Bachar al-Assad contre tout recours à des armes chimiques, M. Lavrov a affirmé que les Etats-Unis exprimaient aussi en privé la crainte que cet arsenal ne tombe entre les mains de certains rebelles.

"D'après nos informations et celles des services secrets américains et européens, le gouvernement (syrien) fait actuellement tout ce qu'il peut pour que ces armes soient en sécurité", , a-t-il dit.

"Pour l'instant, d'après nos informations, qui correspondent à celles des Occidentaux, les armes (chimiques) sont sous contrôle. Les autorités syriennes les ont rassemblées dans un ou deux centres", a-t-il ajouté.

L'Otan a annoncé pour sa part que les missiles Patriot sol-air destinés à protéger la Turquie contre d'éventuelles menaces syriennes seront déployés "au cours les prochaines semaines", rappelant que ce déploiement sera "purement défensif".

© 2012 AFP

mardi 27 novembre 2012

Homs, les dangers qui guettent les chrétiens.

Les nouvelles qui parviennent de la ville de Homs et de ses environs inquiètent car une menace très grave pèse sur les chrétiens. Quelle est-elle ? L’arrivée dans les villages environnants de la ville de Homs, de ces multiples groupuscules intégristes que portent les noms de Jabhat al-Nousra, Ahfad Al Rassoul, Abnaa Al-Rassoul, Liwa' al-Tawhid, Ghouraba al-Cham, … ceux-là même qui ont commis des crimes sauvages et inhumains, les mois passés sur les chrétiens de Homs.

La montée de l’intégrisme ne se fait pas seulement sur le sentier de guerre mais dans l’esprit de simples musulmans qui étaient, il y a peu de temps encore, les très bons amis des chrétiens. Leur esprit aurait été embrumé par la propagande des bandes armées qui accusent les chrétiens, d’infidèles à liquider.

Après des mois de combats à Homs et dans les alentours, on est en droit de s’interroger sur la présence de chrétiens dans cette ville.

A Homs, certains quartiers chrétiens ont été pillés et furent totalement détruits : Hamidieh, Bustan, Diwan, Khaldieh, Safsafeh et Jouret Chiah… Trois églises célèbres et importantes furent incendiées ou détruites : celle de « Umm Zounnar » et les deux cathédrales grecque et syrienne catholiques. Toutefois si quelques secteurs sont encore chauds, principalement dans la banlieue de Homs, Deir al-Baalbeh, Rastann, Qoussair, Firqlos, d’autres habités par des chrétiens ont été relativement épargnés ; ils sont toujours habitables : Al-Muhatta, Al Incha'attt, Hay al-Malja' et Al Hosn.

Les chrétiens des quartiers détruits sont allés se réfugier dans le Wadi an-Nassara, "la vallée des chrétiens" située à l’extrémité de la province de Homs et à proximité de la frontière libanaise. Les villages principaux portent le toponyme de Marmarita, Hwach, Baït, Habnumra, Safita et Tartous.

D'autres réfugiés ont poussé plus loin jusqu’à Fairouzah où on recense 1340 réfugiés ou encore jusqu’à Zeidal où l’on compte 963 réfugiés. L'Eglise syriaque de Fairouzah a ainsi mis son Eglise à la disposition des chrétiens grecs orthodoxes. Seuls les habitants des quartiers épargnés de Homs ont pu y revenir. On compte désormais 30.000 chrétiens à Homs sur les 160.000 résidents présents avant les troubles.

A Qoussair, près de la frontière libanaise, il n'y a plus de chrétiens ; la belle église du village est devenue le siège des wahhabites.  A Yabroud, l'ancienne église (ancien temple païen) a été détruite ; les chrétiens ont quitté le village.

Comment vivent ces chrétiens dans la ville de Homs qui fut très sévèrement détruite ? C’est une vie particulière puisque les chrétiens ne sortent de chez eux que la journée durant ; après le coucher du soleil, les rues sont vides car les habitants se terrent. De surcroît, la circulation hors de la ville n’est possible que le matin, uniquement, par minibus pour éviter que les bandes armées ne se saisissent des voitures particulières et n’enlèvent les personnes pour les tuer ou les échanger contre des rançons. En revanche, les soldats et la police secrète ne voyagent que par hélicoptère.

Il y a encore des enfants à Homs. Ils vont à l'école lorsque leur quartier est plutôt sûr, c’est-à-dire là où se poste l'armée. A Homs, même l'université a ouvert ses portes. Des universitaires d'Alep s’y rendent pour les cours car à Alep tous les établissements d’enseignement sont clos ou occupés par des réfugiés.

L'église reste le seul refuge spirituel et matériel des chrétiens ; les activités de jeunesse, scoutisme, catéchisme, JEC, JOC, JUC sont paralysées. Les célébrations et les prières se poursuivent en présence de fidèles plus nombreux mais elles se tiennent le matin ou dans la première partie de l’après-midi. Dans l’ensemble nous pouvons dire que les chrétiens attendent plus d'aide matérielle, en nourriture et argent, de l’Eglise
.
Le monde entier s’interroge sur la façon dont les syriens parviennent à financer leurs besoins alimentaires, de santé, de transports et de loyers. Ce n’est un secret pour personne que les syriens et les chrétiens en particulier sont de plus en plus pauvres. En termes d’aides, ils ne reçoivent que des "miettes" ; l’aide ne suffit pas. Les organismes de secours, le Croissant-Rouge et la Croix-Rouge, Caritas et les archevêchés sont les principales sources…

Le secours vient aussi d’individualités dans le clergé qui se révèlent très actives et généreuses. Parmi les membres les plus connus : Le Père Michel Naaman, qui fait parti du comité de réconciliation, le Père Selouanos de Fairouzah, Mgr Jirjios Kassab évêque de Homs et Hama pour les des syriens catholiques, Sr Agnès du couvent Mar Yacoub Mouqatta'a, le Père Jacques de Qaryatein, les moines Paulistes à Marmarita, Le village Al-Ard avec le Père Frans (Hollandais) s.j. qui a ouvert son couvent à tout le monde.

Face à la prolongation des combats, les jeunes éprouvent de plus en plus le désir de quitter le pays. C’est surtout le cas des jeunes qui n'ont plus de travail, et qui veulent échapper au service militaire dans un tel contexte. Ils considèrent qu’ils n'ont plus d'espoir et veulent de ce fait, à tout prix, quitter le pays au risque de leur vie. En revanche, les parents et les vieux envisagent rarement le départ préférant rester près de leurs biens.

Mais y a-t-il encore des pays que les chrétiens syriens trouvent sympathiques et favorables à leur cause ? A part le Vatican, les chrétiens de Homs, qui sont en Majorité orthodoxes, ont un penchant pour la Russie, la Chine, l'Iran et surtout la Grèce. Ils ont été très sensibles à la visite du patriarche de Moscou venu soutenir les soutenir. En revanche, ils ont attendu la visite du Patriarche maronite qui se fait attendre mais on peut le comprendre puisque la sécurité n’est pas favorable pour un maronite.

Des médisants et calomniateurs ont beau prétendre que les chrétiens soutiennent le régime, nul ne peut être d’accord avec cette assertion qui n’aurait pas été vrai, si les rebelles avaient su leur donner une place de choix. Nous savons tous que ce n’est pas le cas et que l’armée arabe syrienne est le seul rempart des chrétiens et des civils. Dans les environs de Homs, elle est présente dans tous les villages où les soldats sont bien reçus et se sentent à l'aise au milieu des familles qui leur offrent l’hospitalité, de la nourriture et des services ; dans les villages non-chrétiens le traitement n’est pas le même ; les soldats y sont méfiants, craignant des fanatiques cherchant à les tuer.

Présente à Homs, l’armée avance surtout à Qoussair, Rastan et Rableh et du côté de la frontière libanaise à Tell Kalakh que les rebelles ont déserté pour aller s’attaquer à Alep et à la Djézireh.

Les chrétiens n'ont pas du tout de milices [comment peut-on alors les accuser d’être avec le régime] mais dans les villages chrétiens à Wadi Nassara, Fairouzah, Sadad, de jeunes chrétiens se sont enrôlés dans les Comités populaires où au sein des milices de l’armée, les « fameux Chabihha », afin de protéger les leurs et leurs églises ; cela n’est-il pas légitime au regard du nombre d’Eglises syriennes incendiées ?  

Si des combats se déroulent encore à Akrama et Khaldieh dans les environs de Homs, la seule consolation pour les habitants de cette ville, aussi petite qu’elle soit, est que le prix du carburant est inférieur à celui pratiqué dans les autres villes ; la raffinerie de Homs alimentant la ville, voire le pays entier. Le prix officiel de l’essence y est à 500 L.S. pour le gaz, 50 L.S./litre pour l’essence, 35L.S./litre pour le Mazout alors qu’à Alep, le Gaz est à 3300, l’essence à 125 et let mazout à 110L.S.

Quant aux biens essentiels, ils parviennent désormais du Liban, en contrebande, à des prix raisonnables. On trouve tout sans problème mais les prix ont augmenté, à cause du dollar qui a dépassé 84 L.S.

dimanche 25 mars 2012

Situation intolérable pour les Chrétiens de Homs (Syrie)....


En Syrie, le "Printemps salafiste" accouche de "l'Hiver chrétien".

La ville de Homs en Syrie s'est vidée de la plupart de ses chrétiens: des églises sont saccagées; des membres de l'opposition ont occupés les habitations des chrétiens après les avoir expulsés ; ce qui refusent de partir risquent leur vie.

Pour aider les chrétiens de Syrie, passez par l'Oeuvre d'Orient ou par le Couvent de Mar Musa el-habashi.

Info-Catho.be - Syrie - L'Epuration ethnique des Chrétiens est en marche.


TV5 Monde - Syrie - Abus des forces de l'opposition, nettoyage ethnique de chrétiens à Homs, où les Jésuites restent à leur poste.




La Croix : Un religieux syrien raconte le calvaire de Homs


Voilà ce qui reste du quartier de Hamidiyyeh à 90% chrétien à Homs.

RTBF - Syriana - Un autre regard sur la situation en Syrie.


Michel Collon : une autre interprétation de ce que certains appellent "le Printemps arabe".


Comment agir ?
- Ceux qui paraissent impuissants, peuvent s'unir à la prière (une dizaine d'un chapelet) pour demander l'intervention du Très-Haut.
- Ceux qui ont des moyens financiers, peuvent aider à travers l'un des deux comptes bancaires communiqués sur le site.
- Ceux qui écrivent ou informent, qu'ils le fassent sans tarder en tout honnêteté sans chercher ni gloire, ni intérêt.
- Ceux qui découvrent la question, qui n'ont pas assez de moyens financiers ou d'information à y consacrer, peuvent aider par une attention accrue aux chrétiens de Syrie à qui l'on doit dans la période post-apostolique le dynamisme de l'Eglise qui s'est ensuite épanouie à Rome.

vendredi 30 septembre 2011

Syrie : La situation des chrétiens à Homs : Le curé de Bab Sbah, à Homs, témoigne

Propos recueillis le 23 septembre 2011 à Qâra en Syrie par Mère Agnès-Mariam de la Croix Higoumène du monastère Saint Jacques l’Intercis
24 septembre 2011

Le curé de Bab Sbah relate ce qui suit le 23 septembre 2011 :

"Ces deux dernières semaines la situation à Homs était des plus tendues. Je peux vous dire que l’épreuve renforce notre foi, nous unit entre chrétiens et entre chrétiens et musulmans et nous détache des choses de ce monde. Nous voyons la mort de nos yeux tous les jours. Notre vie quotidienne est bouleversée. Comme d’habitude je vous transmets ce que nous vivons au fil des jours.

La population sunnite de Bustan Diwan, Bab Dreib, Bab Sbaa, s’était ralliée à 30 % à Bilal El Ken, Emir autoproclamé de la principauté (Imârat) de Homs. Ce dernier avait loué de la famille Traboulsi une grande villa dans le quartier huppé de Warcheh où il avait installé son Quartier Général. Ce Bilal El Ken, était fort de plusieurs centaines d’hommes, armés jusqu’aux dents. La plupart sont recrutés parmi les artisans de la classe pauvre de Homs. De toute évidence ils ne sont pas entraînés au port des armes ce qui les rends plus dangereux car ils tirent dans tous les sens, surtout lorsqu’ils se sentent en danger. Mais ils sont encadrés par des professionnels de la nébuleuse salafiste internationale : afghans, irakiens, séoudiens, libanais ou jordaniens. Les jeunes des Comités populaires en ont capturés quelques-uns. Ces groupuscules ont pour mission de terroriser les forces de l’ordre et l’armée pour les faire démissionner ainsi que de dissuader la population au cas où elle chercherait à contredire l’opposition.

Profanation à l’église de Saint Elian et enlèvement de jeunes chrétiennes

Depuis une dizaine de jours les salafistes ont forcé la porte de l’antique église Saint Elian à Homs. Ils pensaient que les ustensiles sacrés étaient en or aussi les ont-ils raflés. L’Evêque grec-orthodoxe, S.E. Mgr. Abou Zakhm a eu le courage d’aller voir l’Emir de Homs, Bilal El Ken. Il lui a dit « Nous sommes des frères et avons toujours vécu ensemble. Pourquoi as-tu pris nos vases sacrés ?, tu dis que tu te passes des forces de l’ordre, il t’appartient donc de nous défendre ». Bilal a rassuré l’Evêque sur les intentions des insurgés mais a nié avoir commandité la rafle. Les rebelles avaient, en passant, vidé la caisse de l’église.

Puis les sbires de Bilal El Ken enlevèrent quatre filles chrétiennes d’un minibus faisant l’aller retour de Homs à Zeidal. L’une d’entre elles, Maya Semaan, fut rendue au bout de quatre jours, de toute évidence violée. L’armée intervint alors pour mettre une limite aux exactions des salafistes. Bilal fut tué le 7 septembre 2011 durant les affrontements et son quartier général fut perquisitionné. On y trouva les vases sacrés volés et ils furent rendus à l’église de Saint Elian.

Bilal El Ken, l’Emir décédé de l’Emirat salafiste de Homs

La désinformation assure que Bilal EL Ken est un officier dissident faisant partie de l’armée libre de Syrie. Il n’en est rien. Les salafistes ont mis la main sur un dépôt d’uniformes de l’armée syrienne. Ils s’en revêtent et se font passer pour des officiers et des soldats repentis. Ce sont les gens du quartier de Bilal à Bab Sbah à Homs qui affirment que toute sa vie cet individu était un voyou qui s’est converti au wahabisme salafiste par pur intérêt. Les musulmans modérés se plaignent de lui autant sinon plus que les chrétiens. Ils l’accusent de viol, séquestration, terrorisme, intimidation et fondamentalisme meurtrier.

Ces jours-ci les rues sont plus calmes. On entend cependant toujours des rafales de balles. Maintenant on peut sortir faire les achats nécessaires, mais depuis quinze jours on était terrés à la maison. Homs était devenu un champ de bataille. Les insurgés ont des armes lourdes qu’ils utilisent sans discernement. Avec les RPG ils peuvent détruire les chars de l’armée. La façade de l’Evêché est criblée de balles et quelques vitres sont cassées. Etant situé sur une ligne de démarcation le bâtiment aurait dû être beaucoup plus endommagé. Il faut remercier l’armée qui avance avec un soin infini. Cependant ceci n’a pas encouragé les locataires de l’Evêché à y rester. Il semble abandonné dans un quartier ravagé, autrefois si paisible.

Les groupes salafistes continuent à investir plusieurs quartiers de Homs, surtout Bab Amr. Ils ont juré d’empêcher les écoles d’ouvrir à travers ce slogan : « « La dirassé wa la tadriss hata isqat al ra2is » (« Pas d’études ni d’enseignements jusqu’à faire tomber le Président »). Les écoles publiques ont ouvert et les écoles privées ouvriront la semaine prochaine mais les salafistes tirent sur les écoles ce qui dissuadera les parents d’envoyer leurs enfants. De plus les « manifestants » ont décidé de marcher dans la rue au moment de la sortie des écoles. Sur les photos et les vidéos il y aura plus de monde de plus çà fait bien que les écoliers et les étudiants paraissent faire partie de l’opposition.

Depuis longtemps la grande majorité des  jeunes s’est retirée. Les chrétiens ne sentent plus que les revendications les interpellent. Il n’y a d’ailleurs aucune autre revendication que d’en finir avec le régime et cela est crié dans tous les sens, blasphèmes à l’appui, au son des « Allah Akbar », « Haya ila ljihâd », islamiques (Dieu est grand, allons au combat).

Les jeunes ou moins jeunes qui sont restés fidèles au mouvement contestataire sont réapparus armés, et farouches. Auparavant nul ne parlait de la religion de l’autre. Aujourd’hui on entend des injures contre les chrétiens et les alaouites et…vice versa. C’est une situation désastreuse qui laisse présager le pire.

Mes paroissiens et nos amis musulmans nous nous regardons souvent avec une interrogation lancinante : que s’est-il passé pour que nous en soyons arrivés là ? Au début j’ai approuvé tacitement que quelques uns de nos jeunes aillent aux « manifestations » avec leurs camarades. C’était une belle expérience de solidarité. Les revendications étaient justes et légitimes et elles continuent à nous tenir à cœur. Mais, très vite, ces manifestations sont devenues d’un autre esprit. Nous avons vu des barbus armés et drogués tirer partout d’un œil hagard. Je vous en avais déjà parlé, mais vous me dites qu’on ne vous croit pas ? Pourquoi n’avez-vous pas amené vos amis journalistes à Homs ? Ils auraient vu de leurs yeux nos voisins devenus subitement des salafistes féroces et méconnaissables, les barricades occupées par des groupes armés, les destructions, les slogans islamistes.

Nous tous, musulmans modérés (la grande majorité), chrétiens, alaouites, druzes, ismaélites et même kurdes nous craignons l’avènement d’un Etat islamique qui nous impose, comme lois civiles, les lois religieuses de l’Islam. Une conversation étayera ce que je dis.

Redevenir Dhimmi ?

Un dhimmi est un citoyen de l’état islamique qui n’est pas musulman. D’après les normes du Coran, il est traité comme un citoyen de seconde zone. Il doit verser une capitation pour être « protégé » par l’état islamique. Il n’a pas les mêmes privilèges que les citoyens musulmans.

L’autre jour j’étais chez le mécanicien à Sinaa (la cité industrielle). Celui-ci, un  fervent sunnite, me questionne à brûle-pourpoint : « Que pensez-vous des affirmations du Patriarche Maronite ? On dirait qu’il a peur pour les chrétiens si le régime tombe ? ». Je lui réponds : «  Je pense qu’il a raison. Il est difficile pour un chrétien d’aujourd’hui d’accepter de redevenir un dhimmi. C’est inacceptable »

Il rétorqua : « Mon frère, il ne faut pas avoir peur de nous, nous vivons ensemble depuis longtemps. »

Je lui précisais : « Nous avons vécu ensemble sous le protectorat français puis sous des régimes laïcs. Devant la loi nous sommes égaux. Dans un état islamique nous ne vivrons pas en égaux. Accepterais-tu d’être traité par un chrétien comme un citoyen de deuxième catégorie ? »

Il sursauta et je renchéris : « Ce n’est acceptable ni chez nous ni ailleurs, ce serait retourner en arrière, au Moyen-Âge, vers un régime basé sur une discrimination confessionnelle. C’est pourquoi les chrétiens ne briguent pas un état chrétien mais préfèrent un régime laïc devant lequel nous sommes tous des citoyens aux droits et devoirs égaux, abstraction faite de notre appartenance religieuse. Tandis que votre réclamation d’un Etat islamique vous amènera, une fois qu’il sera instauré, à distinguer derechef les musulmans des non-musulmans. Nous serons en plein dans la discrimination et l’apartheid ».

Mon mécanicien ne répondit plus rien, il préféra vaquer à son travail."
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