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dimanche 27 mai 2012

La Syrie, Un peu d'histoire...

La Syrie est à la frontière de deux espaces culturels antithétiques : l'espace occidental par sa façade méditerranéenne, l'espace oriental par son ouverture sur le Proche-Orient asiatique. Ce pays, qui forme un carrefour névralgique pour les échanges entre l'Afrique du Nord, l'Arabie, l'Asie orientale, occidentale et mineure est aussi un passage obligé vers l'Europe. C'est grâce à sa position géographique que la Syrie est devenu un pays aux facettes multiples où se sont mêlés peuples et langues diverses : Araméens, Cananéens, Hébreux, Nabatéens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins et Arabes.

De cette situation centrale, la Syrie a connu une histoire très mouvementée. Elle a souvent du ployer sous la pression et l'influence d'autres peuples. Elle fut successivement occupée, déchirée et convoitée par des empires divers dont les capitales furent situées en Mésopotamie, en Egypte et dans l'Europe méditerranéenne (Rome, Constantinople). Ce gigantesque brassage culturel fait aujourd'hui la richesse incomparable de ce pays.  En conséquence, l'histoire humaine de la Syrie se révèle très complexe à travers des réseaux très denses de type sémite qu'ils soient juifs, chrétiens et musulmans. 

La Syrie est également l'axe principal par lequel les civilisations se sont déplacées, car l'Euphrate qui le traverse fut au cours de son histoire la voie naturelle de communication. Civilisation en mouvement en Syrie, civilisation autonome, sédentaire et repliée sur elle-même en Egypte.
                                                                                  
Se rendre en Syrie, revient à faire un retour en arrière aux racines de l'histoire humaine. Les références historiques à la civilisation judéo-chrétienne nous font souvent remonter aux grecs et à la Bible. Ne faudrait-il pas revenir plus loin encore à l'Orient ancien ? Les origines les plus lointaines que l'homme a exhumé ne se trouvent-elles pas en Mésopotamie ? La Syrie fenêtre méditerranéenne de la Mésopotamie, n'a-t-elle pas activement participé à cette grande révolution qui a fait passer l'humanité de la préhistoire à l'histoire.                     
La Syrie abrite un patrimoine culturel de plus de 5000 ans. Elle s'enorgueillit de posséder les plus anciens centres urbains qui furent habités sans interruption et son histoire est marquée par quatre temps forts.               
1 - Aux musées de Damas et d'Alep, à Ebla, à Ougarit et Mari, il est possible de se faire une bonne idée de la manière dont la Syrie, au IIIe millénaire avant Jésus-Christ, a participé  à la grande révolution urbaine et culturelle de cette période qui nous a laissé l'Alphabet. 
2 - Alexandre, au IVe siècle avant J.C., tente la fusion entre l'Orient et l'Occident : C'est en terre syrienne qu'il imagine cette incroyable rencontre entre l'esprit classique des grecs et l'âme passionnée de l'orient sémitique. Ce qui en résulte ce sont ces fabuleuses cités hellénistiques comme « Apamée » et « Antioche », qui nous disent  bien le rôle essentiel joué par la Syrie dans cette rencontre des civilisations Gréco-romaine et orientale, rencontre périlleuse puisque la Syrie constitue alors une province frontière entre l'Occident romain et l'Orient perse, mais rencontre brillante puisque « Palmyre » put jouer le rôle d'arbitre.                                       
3 - C'est le dynamisme et l'extension fulgurante du christianisme qui vient modifier totalement le visage du monde et les rapports entre les cultures. Le christianisme fut à la fois le ciment unificateur mais aussi un levier qui a réactivé les cultures locales  sémitiques. Le pays devient chrétien, farouchement chrétien. La Syrie est « le fer de lance » de la nouvelle religion qui développe une pensée brillante et un nouveau mode de vie original qui est le monachisme. En changeant de religion, elle change aussi de maître: elle passe sous la domination de Byzance, donc de l'Europe, mais pas pour très longtemps car le joug impérialiste de Byzance lui est vite insupportable et coincée entre les Perses et les Byzantins qui se la disputent, elle accueille en 634 une troisième force, les arabes, puissance inattendue au milieu de ces vieux Empires.                                           
4 - La Syrie devient musulmane. Une nouvelle page se tourne, peut-être la plus brillante puisque Damas devient la capitale de l'empire musulman. La configuration géopolitique du monde est totalement modifiée. Un Empire unique s'étend de l'Atlantique aux confins de la Chine, unissant pour la première fois monde méditerranéen et monde asiatique. La Syrie et la Mésopotamie qui, jusque-là, formait la périphérie de l'Empire, se trouvèrent former de part et d'autre de la steppe un nouveau centre.
Au cour de cette longue période des origines à nos jours, une parenthèse marque l'histoire syrienne. C'est la période croisée, qui travaille, deux siècles durant, à une marque indélébile en terre syrienne, à travers l'architecture romanes et gothiques que l'Occident ramène en Syrie.

En conséquence, le pays regorge de nombreuses richesses; un pays à qui l'humanité est redevable; un pays qui a beaucoup souffert, parce qu'il fut toujours une pomme de discorde entre les Empires; un pays qui a beaucoup créé, précisément parce qu'il fut un lieu de brassage des cultures.                                                                 
Enfin, il faut bien conserver à l'esprit que si le christianisme est né à Jérusalem, il a pris son essor en Syrie. Le pays est situé à proximité immédiate de la Palestine. Souvent mentionnée dans la Bible, il a joué un rôle essentiel dans les débuts du christianisme. Il suffit, pour s'en rendre-compte, de relire les Actes des apôtres. C'est à Antioche, alors capitale de la Syrie apostolique, que l'Eglise s'ouvrit largement aux païens et que les disciples de Jésus reçurent pour la première fois le nom de chrétiens.

C'est sur le chemin de Damas, son actuelle capitale, que Saül se convertit et devint l'Apôtre Paul. A Damas, se dresse toujours la maison où son évêque Ananie lui enseigna l'Evangile.
A Doura-Europos, dans le désert syrien, on visite la plus vieille église connue du monde; une église clandestine, aménagée en 232 après J.C. qui se trouve à l'intérieur d'une maison et nous fait remonter à l'époque où les empereurs romains persécutaient les chrétiens. Dans le Nord-ouest du pays, se dressent les ruines de centaines de monastères et d'églises construits vers la fin de l'Antiquité.
Il n'y a plus qu'à espérer la paix, la démocratie véritable et laïque ainsi que le respect des croyants, quel qu'ils soient, pour  qu'à nouveau le Syrie redevienne place de brassage et de passage pour tout ceux qui veulent retrouver les traces authentiques et véritables des civilisations, musulmanes et judéo-chrétiennes.

Claude ZEREZ

jeudi 25 novembre 2010

Mésopotamie, Terre Chrétienne, Terre de Croyances et Terre de Foi.

Toi, Chaldée, ayant eu Ur pour capitale, dont les origines sont antérieures au déluge, tu comptes parmi les plus fidèles des terres puisque tu fus le vrai berceau d’Abraham. Comment t’accuse-t-on aujourd’hui d’infidélité ?

Toi, terre des Sémites et de Sumer, qui es en Babylonie, tu as donné l’écriture, baptisée du nom très évocateur de « Cunéiforme », que même les conquêtes des Rois Sargon, par leur empire, n’ont pu faire disparaître.

Toi Babylonie, qui éleva Nabopolassar ton Empereur, lequel mit sa main dans celle des Perses pour former un Empire qui fit la gloire des Darius; Nest-ce pas sur ton sol qu’Alexandre le Grand termina sa longue route et s’y éteignit ?

Toi Mésopotamie, terre des croyances et de foi, peu d’événements t’affecteront trois siècles durant, avant l’arrivée du Messie ; C’est de chez toi que les mages virent le signe étoilé, et entreprirent la longue marche vers Bethléem. Aussi, n’est-ce pas de ta race que furent parvenus les premiers hommes à son chevet ?

Terre de Mésopotamie, toi la chrétienne tu le fus au tout début ; Terre d’Abraham et terre des mages ; terre d’accueil et terre de gloire, tu n’as pas connu le repos ; N’est-ce pas sur ton sol que l’esprit de l’homme fermenta si activement ?

Terre de Babylonie, plus connue de nos jours sous le vocable de terre d’Irak. Sapor y relanca la conquête. Yazgard Ier roi des Perses apporta calme et tolérance, qu’il en soit béni, tandis que Vahram V, son successeur, fut l’infâme roi de la persécution anti-chrétienne.

Mésopotamie, Ô terre d’Abraham, Héraclius parvint à tes portes. Il peina à rentrer dans Ninive. Plus tard, les hommes de Mohammed le suivirent, l’épée à la main, ils l’emportèrent ; mais les fidèles du Christ, qui l’habitaient ne se découragèrent pas d’écrire et de continuer à diffuser lettres et enseignements de foi.

Terre des lettres et du savoir, tu donnas Rabboula puis ensuite Ibas qui professa à « l’école des Perses » ; c’est de toi que nous virent Barsauma, Accacius, Mana et Narsès.

Terre des « écoles spirituelles », celle des Perses et celle de Nisibe ». L’une tombe, l’autre se fonde… Zenon détruit « l’ Ecole d’Edesse »,  Narsès la refonde à Nisibe. Terre de défis et terre de recommencements qui vous abrite toujours en dépit de vos tribulations, vous « Nestoriens », « Syriens  Orientaux » et ultérieurement « Syriens Occidentaux », Orthodoxes et Catholiques, mais tous frères en Christ.

De ton sol sortirent Elisée bar Kozbâyé avec ses traités contre les mages et les  hérétiques, Joseph Ahwaz le « grammairien » et Abraham bar Kardahé dont les discours sur la consolation des défunts est une réponse aux événements.

Toi, Mésopotamie orientale, ta terre ne fut jamais en friche : on ne peut citer tous les esprits qui donnèrent du fruit mais évoquons Mar Aba I, évêque de Nisibe, Thomas d’Edesse, Théodore de Merv, Hanana d’Adiabène, successeur d’Ahwaz à l’école de Nisibe qui attira huit cents disciples. Que de thèmes ils développèrent et qu’ils n’ont su taire !  

Ô Chrétiens de Mésopotamie, à l’intention de ceux qui vous ignorent ou qui vous combattent, il suffit de mentionner les Syriens Orthodoxes, Siméon évêque de Beit-Arscham, dit le « sophiste perse », pour avoir combattu les doctrines adverses, Théodore Bar Koni, evêque de Kaschkar, Jesuyab II originaire de Gedala près de Mossoul, Jésuyab d’Adiabène, Jean de Beit-Garmai. Et Marouta évidemment, le Métropolitain orthodoxe de Tagrit, Mar Aba II, patriarche, et Cyprien de Nisibe.

Chrétiens syriaques et nestoriens, vous surent vivre avec éclat au milieu des cours musulmanes lorsque ces cours étaient glorieuses ; Gabriel Boktjesu y fut médecin sous trois califes Haroun el-Rachid, Amin et Al-Ma’moun. Que dire de Honein rendu célèbre pour ses traductions syriaques et arabes de livres grecs ?

Terre du Christ, Terre chrétienne, Terre syriaque, Terre nestorienne, de votre sol et avec ses roches furent élevés de nombreux couvents et monastères. Les couvents de Mar Abraham de Naptar, de Bet Nestorus, dans la montagne d’Adiabène, ceux d’Isho’sawran et de Mar Gorguis, de Bar Sabta ; à Marga, le couvent de Bar ‘Eta. A Ninive, Notre-Dame des moissons, le couvent de Jonas et celui de Mar Behnam ; à Bahadra, les couvents du Safran. N’essayons pas de les citer intégralement, la tâche serait insurmontable.

La Mésopotamie, par la diversité de croyants et des croyances fut une terre de prière et d’inspiration spirituelle qu’illustrent bien ce florilège d’auteurs que nous avons évoqués. Prions pour son peuple entier avec une pensée particulière à la communauté syriaque, bâtisseuse de pensées et médiatrice de l’Esprit-Saint.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.