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mardi 4 septembre 2012

La Syrie vit-elle actuellement le conflit mondial du gaz ?

Nous reprenons l'extrait sur le Gaz, de l'article "La Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient" du Professeur Imad Shueibi dont il est possible de lire l'entièreté de l'écrit sur le réseau Voltaire

La lecture de son explication éclaire sensiblement sur le conflit qui se déroule en Syrie. 

Le peuple syrien comprendra-t-il que même "un semblant de victoire sur l'autre" et un "contrôle" sur le gouvernement syrien futur sera toujours, en réalité une défaite pour lui car un tel conflit, s'il dure encore quelque temps, rendra le pays difficilement gouvernable, transformera la démocratie en un voeux pieux et le pays ne pourra plus que se flatter de son passé, car son avenir comme Etat indépendant sera pour bien longtemps compromis. 

Point d'espoir pour la Syrie sans le partage du pouvoir entre syriens et surtout sans participation de toutes les parties intégralement : régime, rebelles, kurdes, sunnites, alaouites, shiites, chrétiens, druzes, etc...Toute autre approche n'est que manipulation dissimulée pour faire triompher une partie ou un groupe de pays étrangers à la Syrie. 

Le professeur Imad Fawzi Shueibi analyse les causes et les conséquences de la récente position de la Russie au Conseil de Sécurité de l'ONU. Le soutien de Moscou à Damas n'est pas une posture héritée de la Guerre froide, mais le résultat d'une analyse en profondeur de l'évolution des rapports de force mondiaux. La crise actuelle va cristalliser une nouvelle configuration internationale, qui d'un modèle unipolaire issu de la chute de l'Union Soviétique, va évoluer progressivement vers un autre type de système qui reste à définir. Inévitablement, cette transition va plonger le monde dans une période de turbulences géopolitiques.

L'attaque médiatique et militaire à l'encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l'énergie, ainsi que l'explique le professeur Imad Shuebi: la Syrie, centre de la guerre du gaz au Proche-Orient. C'est ainsi que Imad Fawzi Shueibi analyse la situation actuelle. Il écrit: L'attaque médiatique et militaire à l'encontre de la Syrie est directement liée à la compétition mondiale pour l'énergie, ainsi que l'explique le professeur Imad Shuebi.(2)

«Avec la chute de l'Union soviétique, les Russes ont réalisé que la course à l'armement les avait épuisés, surtout en l'absence des approvisionnements d'énergie nécessaires à tout pays industrialisé. Au contraire, les USA avaient pu se développer et décider de la politique internationale sans trop de difficultés grâce à leur présence dans les zones pétrolières depuis des décennies. C'est la raison pour laquelle les Russes décidèrent à leur tour de se positionner sur les sources d'énergie, aussi bien pétrole que gaz. (...) Moscou misa sur le gaz, sa production, son transport et sa commercialisation à grande échelle. Le coup d'envoi fut donné en 1995, lorsque Vladimir Poutine mis en place la stratégie de Gazprom. (...) Il est certain que les projets Nord Stream et South Stream témoigneront devant l'Histoire du mérite et des efforts de Vladimir Poutine pour ramener la Russie dans l'arène internationale et peser sur l'économie européenne puisqu'elle dépendra, durant des décennies à venir, du gaz comme alternative ou complément du pétrole, avec cependant, une nette priorité pour le gaz.

À partir de là, il devenait urgent pour Washington de créer le projet concurrent Nabucco, pour rivaliser avec les projets russes et espérer jouer un rôle dans ce qui va déterminer la stratégie et la politique pour les cent prochaines années. Le fait est que le gaz sera la principale source d'énergie du XXIe siècle, à la fois comme alternative à la baisse des réserves mondiales de pétrole, et comme source d'énergie propre.(...) Moscou s'est hâté de travailler sur deux axes stratégiques: le premier est la mise en place d'un projet sino-russe à long terme s'appuyant sur la croissance économique du Bloc de Shanghai; le deuxième visant à contrôler les ressources de gaz. C'est ainsi que furent jetées les bases des projets South Stream et Nord Stream, faisant face au projet états-unien Nabucco, soutenu par l'Union européenne, qui visait le gaz de la mer Noire et de l'Azerbaïdjan. S'ensuivit entre ces deux initiatives une course stratégique pour le contrôle de l'Europe et des ressources en gaz. Le projet Nord Stream relie directement la Russie à l'Allemagne en passant à travers la mer Baltique jusqu'à Weinberg et Sassnitz, sans passer par la Biélorussie. Le projet South Stream commence en Russie, passe à travers la mer Noire jusqu'à la Bulgarie et se divise entre la Grèce et le sud de l'Italie d'une part, et la Hongrie et l'Autriche d'autre part.»(2)

«Pour les États-Unis, poursuit le professeur Imad, le projet Nabucco part d'Asie centrale et des environs de la mer Noire, passe par la Turquie et devait à l'origine passer en Grèce, mais cette idée avait été abandonnée sous la pression turque. Ce projet, écrit le professeur Imad, bat de l'aile. À partir de là, écrit-il, la bataille du gaz a tourné en faveur du projet russe. En juillet 2011, l'Iran a signé divers accords concernant le transport de son gaz via l'Irak et la Syrie. Par conséquent, c'est désormais la Syrie qui devient le principal centre de stockage et de production, en liaison avec les réserves du Liban. C'est alors un tout nouvel espace géographique, stratégique et énergétique qui s'ouvre, comprenant l'Iran, l'Irak, la Syrie et le Liban. Les entraves que ce projet subit depuis plus d'un an donnent un aperçu du niveau d'intensité de la lutte qui se joue pour le contrôle de la Syrie et du Liban. 

Elles éclairent du même coup le rôle joué par la France, qui considère la Méditerranée orientale comme sa zone d'influence historique, devant éternellement servir ses intérêts, et où il lui faut rattraper son absence depuis la Seconde Guerre mondiale. En d'autres termes, la France veut jouer un rôle dans le monde du gaz où elle a acquis en quelque sorte une «assurance maladie» en Libye et veut désormais une «assurance-vie» à travers la Syrie et le Liban. (...) L'empressement de la coalition Otan-Etats-Unis-France à mettre fin aux obstacles qui s'élevaient contre ses intérêts gaziers au Proche-Orient, en particulier en Syrie et au Liban, réside dans le fait qu'il est nécessaire de s'assurer la stabilité et la bienveillance de l'environnement lorsqu'il est question d'infrastructures et d'investissement gaziers. La réponse syrienne fût de signer un contrat pour transférer vers son territoire le gaz iranien en passant par l'Irak. Ainsi, c'est bien sur le gaz syrien et libanais que se focalise la bataille, alimentera-t-il.» (2) 

«De plus, poursuit le professeur Imad, la coopération sino-russe dans le domaine énergétique est le moteur du partenariat stratégique entre les deux géants. Il s'agit, selon les experts, de la «base» de leur double veto réitéré en faveur de la Syrie. Parallèlement, Moscou affiche sa souplesse concernant le prix du gaz, sous réserve d'être autorisé à accéder au très profitable marché intérieur chinois. (...) En conséquence, les préoccupations des deux pays se croisent au moment où Washington relance sa stratégie en Asie centrale, c'est-à-dire, sur la Route de la soie. (...) 


Cet aperçu des mécanismes de la lutte internationale actuelle permet de se faire une idée du processus de formation du nouvel ordre international, fondé sur la lutte pour la suprématie militaire et dont la clé de voûte est l'énergie, et en premier lieu le gaz. La «révolution syrienne» est un paravent médiatique masquant l'intervention militaire occidentale à la conquête du gaz. Quand Israël a entrepris l'extraction de pétrole et de gaz à partir de 2009, il était clair que le Bassin méditerranéen était entré dans le jeu et que, soit la Syrie serait attaquée, soit toute la région pourrait bénéficier de la paix, puisque le XXIe siècle est supposé être celui de l'énergie propre. Selon le Washington Institute for Near East Policy (Winep, le think tank de l'Aipac), le Bassin méditerranéen renferme les plus grandes réserves de gaz et c'est en Syrie qu'il y aurait les plus importantes. La révélation du secret du gaz syrien fait prendre conscience de l'énormité de l'enjeu à son sujet. Qui contrôle la Syrie pourrait contrôler le Proche-Orient.» (2) 

1.http://www.afrique-asie.fr/nous-ecrire/27-actualite32/3216-desinformation-mais-que-se-passe-t-il-en-syrie.html3/07/12
2. Imad Fawzi Shueibihttp://
www.voltairenet.org/La-Syrie-centre-de-la-guerre-du 8 mai 2012
3. Bernard Haykel: Le conflit en Syrie est devenu une guerre par procuration entre Riyadh et Téhéran. Conférence École des Hautes études en sciences sociales, Paris, mardi 22 mai 2012
 

Professeur émérite Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger
enp-edu.dz 


mardi 21 août 2012

La cible des évènements syriens serait-elle le Caucase par transit Iranien ?

TRANSIT IRANIEN - Par Dmitry SEDOV*

La divulgation de l'annonce selon laquelle il y a quelques mois, le président Barack Obama a ordonné à la CIA d'aider l'opposition syrienne, n'a pas vraiment surpris. Les données relatives à l'allocation de 25 millions de dollars aux rebelles armés par le gouvernement américain, à l'envoi en Turquie d'instructeurs de la CIA pour la formation des combattants, etc. ont donné l'impression que c'est juste une partie de la vérité. Savoir qui assume les frais en totalité reste un mystère, même si on suppose que les principaux sponsors des bandes armés syriennes sont l'Arabie Saoudite et le Qatar. Quoi qu'il en soit, la préparation de ceux que l'on a désigné pour être responsables de l'organisation de la chute du gouvernement de Bachar al-Assad nécessite beaucoup d'argent. Cela coute bien plus 25 millions de dollars.

"Al-Qaïda" a été créée et s'est développée durant les années 80 grâce à la CIA. Puis, quand les talibans  ont  pris  le  pouvoir  en  Afghanistan,  les  trafiquants  de  drogue  américains  ont commencé à voir s'éloigner les milliards de dollars provenant de l'exportation de l'héroïne. Cela a provoqué la rupture entre la CIA et "Al-Qaïda". Ce fut l'une des principales raisons de la provocation du 11 septembre 2001, qui a ouvert la porte à l'intervention en Afghanistan et au retour des stupéfiants dans les mains des maîtres américains. Aujourd'hui les talibans sont prêts à revenir au pouvoir à Kaboul et les américains négocient avec eux les modalités de retrait de leurs troupes d'Afghanistan. Cette pacification ne constitue-t-elle pas la trame de fond du retour à l'ancienne pratique de la coopération avec "Al-Qaïda" : cette fois-ci en Syrie? Qui d'autre que la CIA est capable de mobiliser l'organisation terroriste pour des «mesures actives» dans la crise syrienne?

Les États-Unis sont un participant intéressé à la révolte syrienne, tout en poursuivant leurs objectifs. La tache primordiale de Washington est de changer, en sa faveur, l'équilibre géopolitique de la région élargie du Moyen-Orient. Mais il est aussi vrai que Barack Obama n'accélère pas les plans de guerre contre la Syrie, et pour cela il a des raisons. La raison principale n'est pas l'élection présidentielle aux États-Unis, qui, bien sûr, ne mérite pas d'être gâchée par des cercueils de marines américains. Le succès de la révolte en Libye a inspiré aux États-Unis une méthode sans effusion de sang et moins coûteux pour éliminer le régime indésirables. Les méthodes modernes de travail sur la psychologie  de masse et d'éclosion et de développement d'une opposition armée donnent, comme il se doit, les résultats souhaités. Plus la crise s'aggrave en Syrie, plus il devient clair que les USA ne programment pas d'intervention militaire directe là-bas. Washington a décidé que le sale  boulot  sera  fait  par les  indigènes  et  l'internationale  terroriste,  recrutée  à  travers  le monde.

Cette  situation  a  gravement  préoccupé  les  autorités  iraniennes.  Elles  ont  compris  que  dès maintenant,  quel  que  soit  le  résultat  de  la  confrontation  en  Syrie,  la  horde  terroriste,  ayant maintenant le goût du sang à la bouche, va se transformer en menace pour la République islamique.

Ici, nous ne pouvons absolument pas ne pas prêter attention à l'attitude inhabituelle du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei. Le guide iranien a tenu une réunion il y a quelques jours avec la direction militaire et politique, et y a déclaré que le pays doit être prêt pour une action militaire dans les toutes prochaines semaines. Ses remarques, formulées dans un perse ancien très ampoulé, ne laisse pas la possibilité de déterminer avec précision si l'Iran s'attend lui-même à une attaque par les États-Unis et Israël, ou si on envoie des unités spéciales   des « gardiens de la révolution » en Syrie, en cas d'intervention de la Turquie et d'autres intéressées dans ce pays. Avec l'approfondissement de l'impasse à l'ONU et à l'effusion de sang qui empire en Syrie, la probabilité d'une telle interférence augmente considérablement.

Pourquoi l'ayatollah Khamenei a si fortement réagit à une escalade du conflit en Syrie? Le fait est que le dénouement de la crise syrienne s'approche. Soit le président Assad rejette les rebelles hors de son pays, soit ils prendront le pouvoir à Damas. Dans le second cas, la préparation d'une révolte en Iran sur le modèle syrien commencera immédiatement. La défaite de ces rebelles en Syrie, réduira quand même la menace sur l'Iran, mais ne l'éliminera pas complètement, parce que l'armée des terroristes est devenue un facteur permanent dans la politique régionale et mondiale …

L'ayatollah Khamenei a fait comprendre à qui devait l'entendre : Nous savons dans quelle direction va être tourné le monstre de terreur, dévorant aujourd'hui la Syrie. Nous sommes conscients de combien il est dangereux. Dans notre pays, il y a des forces prêtes à le soutenir. Cependant, nous n'allons pas attendre que ces légions sanglantes se répandent à partir de notre frontière, pour tuer les honnêtes citoyens, et détruire notre État. Nous allons les repousser. Par conséquent, il ne s'agit pas de participation de l'Iran à la crise syrienne, mais de se prémunir d'une peste, en provenance du voisin, pouvant nous  contaminer.

Ce n'est pas une attaque des États-Unis et d'Israël, mais l'infiltration de groupes terroristes et le déclenchement d'une guerre civile dont l'Iran a le plus peur. Si Assad perd, la Syrie deviendra alors le «tête de pont révolutionnaire», sur laquelle des terroristes professionnels au chômage se prépareront à pénétrer en Iran. Si ces terroristes sont expulsés vers la Turquie, le Liban, la Jordanie, ils vont commencer à se préparer à l'infiltration en Iran depuis le territoire de ces pays. L'important est qu'ils se sont réunis dans une l'armée et qu'ils ne rendront pas leurs armes tant qu'ils seront payé pour cela. Et il y a des prétendants prêts à payer.

Les dirigeants russes sont bien conscient du danger menaçant l'Iran, et font tout ce qui est possible pour que la vague terroriste grossissant en Syrie soit coupée dans son élan. Aujourd'hui, cependant, l'équilibre des forces est en faveur de l'Occident. Plusieurs États ont investi dans la révolte contre le gouvernement Assad.  Le  nombre  de  mercenaires  armés  est  comparable  aux  unités  armées  du gouvernement, et le stock de réserves de l'ennemi beaucoup plus élevé.

Au cours des 12 derniers mois, le rial iranien a perdu la moitié de sa valeur par rapport au dollar à la suite du blocus économique et des sanctions bancaires. Cela a multiplié par deux le prix des biens importés dans le pays. Depuis le 1er Juillet, est entré en vigueur l'embargo européen sur le pétrole iranien, qui risque de compromettre sérieusement la vente de pétrole iranien vers l'Asie. La plupart expéditions  maritimes  sont  assurées  par  des  entreprises  européennes,  et  il  leur  est  interdit  de délivrer des licences d'assurance pour le transport de pétrole iranien vers n'importe quelle destination. La Corée du Sud a déjà annoncé qu'elle sera forcée de cesser complètement d'acheter du pétrole iranien.

Par conséquent l'espérance du gouvernement iranien selon laquelle il serait en mesure de compenser la perte due à l'embargo par le marché asiatique peut ne pas se réaliser. Gardant à l'esprit l'existence d'une  importante  diaspora  iranienne  en  Europe,  la  capacité  des  iraniens  à  sortir  librement  à l'étranger et l'accès de la population iranienne aux médias occidentaux à travers la télévision par satellite et internet, le traitement psychologique de la population iranienne peut être suffisant pour que les activités provocatrices des terroristes puissent tomber dans un sol fertile.

Les manifestations de jeunes à Téhéran en 2010 ont de plus montré que l'insatisfaction envers le régime des mollahs existe. Les vents du « printemps arabe » menacent de souffler dans l'Iran chiite.

Pour la Russie, l'établissement d'un régime pro-américain à Téhéran est le pire de tous les scénarios. Dans ce cas, l'Iran sera en terme de niveau d'instabilité sur le même plan que l'Irak et l'Afghanistan, ce qui en soi est lourd de débordements de violence à la frontière. Le plus dangereux est que la « horde révolutionnaire-terroriste », se déplaçant aujourd'hui de par l'orient arabe, remportant la perse, ne s'arrête pas. Voici le lieu pour se rappeler la déclaration du président Bill Clinton en 1997, selon laquelle la mer Caspienne est une « zone d'intérêts nationaux américains ». Les terroristes « démocratisateurs  » gérés en coulisse se tourneront vers cette «zone» avec le but de détacher le Caucase de la Russie, et de changer de régime au Kazakhstan et au Turkménistan. Ils ne porteront pas leur attention sur l'Azerbaïdjan, qui fait preuve aujourd'hui d'une fidélité maximum envers Washington.

L'épidémie de terrorisme qui a commencé en Libye et qui se jette sur la Syrie menace maintenant l'Iran, mais le « point de destination » des colporteurs de l'épidémie est constitué par la Russie et l'Asie centrale. Accessoirement, on peut rappeler le rêve des dirigeants britanniques, croyant dès le XIXe siècle que la clé pour la possession du monde est cachée dans le Caucase.

Il ne reste qu'à donner du crédit à la géopolitique américaine, qui, étape par étape, réalise ses buts.

*    Politologue, spécialiste de l'Iran à la fondation de la culture stratégique (Moscou).

Traduit du russe par Romain BESSONNET.


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