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samedi 9 mai 2015

Syrie : La collusion entre Israël et les islamistes est-elle encore un secret ?

Beyrouth - le 9 mai 2015 (Paul Khalife pour RFI) - [Alors que ces derniers se battent contre les groupuscules islamistes], l'armée israélienne aurait pris pour cible des positions syriennes et du Hezbollah en Syrie, non loin de la frontière libanaise. Les bombardements ont visé des unités spécialisées dans le tir de missiles balistiques, près des localités de Yabroud et de Kara, dans la zone montagneuse du Qalamoun. Damas, Beyrouth et Tel-Aviv n'ont fait aucun commentaire.

 L'information sur des raids aériens israéliens contre des positions de l'armée syrienne et du Hezbollah dans la région montagneuse du Qalamoun, entre le Liban et la Syrie, a été rapportée par des médias de pays du Golfe. C'est al-Jazeera qui en a parlé en premier. Selon la chaîne qatarie, des avions israéliens ont attaqué, vendredi soir 24 avril, des positions des brigades 155 et 65 de l'armée syrienne, spécialisées dans les armes stratégiques et les missiles balistiques. Al-Arabiya, une station saoudienne basée à Dubaï, et Sky News Arabia ont suivi.

La chaîne libanaise LBC a repris la nouvelle, précisant que le Hezbollah stockerait une partie de ses missiles dans les zones ciblées par les raids israéliens. L’un des plus importants sites d'information libanais, al-Nashra, a confirmé les attaques, en citant une source qu'il n'a pas identifiée.

Le gouvernement syrien et le Hezbollah n'ont fait aucun commentaire et ont ignoré l'information. Mais tous les Libanais ont pu constater vendredi une activité inhabituelle de l'aviation israélienne au-dessus du Liban. Des appareils ont survolé pendant des heures le sud du pays et la plaine orientale de la Bekaa, frontalière de la Syrie.

Source : Radio France International (RFI).

mardi 20 janvier 2015

Le marché aux esclaves féminins en Syrie-Irak....


Des nouvelles parviennent d'Irak, nous les transmettons sans vérification personnelle, sur un sujet tabou, inqualifiable, pénible à soulever et dont il est même difficile à croire la réalité...

Il s’agit du « marché aux escalves féminins » qui a court actuellement en Irak. Si ce fait ne découle pas d'un Islam deviant, pourquoi ce traffic n'est-il pas dénoncé par les gouvernements du monde ?  Ces jeunes filles et ces femmes, fragiles et vulnérables ne méritent-elles pas une marche républicaine ?

Des femmes Yézidis et Chrétiennes sont vendues au « marché aux esclaves » dans la ville de Mossoul en Irak, où elles sont amenées dans des « cages ». Photo à l’appui. 

Il existe actuellement plusieurs marchés, dont les deux plus importants sont celui de Mossoul (Irak) puis celui de rejoint par celui de Racca (Syrie).

Voici l’affichette, diffusée en arabe, la seule langue reconnue par l’Islam salafiste, qui règlemente le commerce. Les tarifs sont fixés en fonction de la virginité supposée des femmes et de leur âge.
 
Ces prix sont assez modérés, si on les compare au prix des chèvres et des dromadaires vendus sur ces mêmes marchés : comptez environ 10 € pour une chèvre, 200 à 300 pour un dromadaire.

L’affichette postée à l’entrée du marché annonce les tarifs suivants :
 
Fillette de 1 à 9 ans : 200 000 dinars (138 euros)

Fille de 10 à 20 ans : 150 000 dinars (104 euros)

Femme de 20 à 30 ans : 100 000 dinars (69 euros)

Femme de 30 à 40 ans : 75 000 dinars (52 euros)

Femme de 40 à 50 ans : 50 000 dinars (35 euros)

Les femmes de plus de 50 ans ne font pas l'objet de transactions car elles ne conviennent pas à l'usage escompté. Nous notons que les prix ne couvrent même pas la nourriture et le coût du transport pour les acheminer sur le marché.

Les plus chanceuses ont été converties à l'islam, les autres, la majorité, a été égorgées.

L'Organisation État islamique, dans un document daté du 16 octobre rappelle sur un site en langue arabe, la loi en vigueur : "Chacun doit se souvenir que mettre en esclavage les familles d'infidèles et marier leur femme est un élément fermement établi de la loi islamique".

Cette information survient peu après la diffusion d'une vidéo, montrant plusieurs combattants de l'État Islamique discutant, hilares, de l'achat de femmes Yézidies.

"Aujourd’hui c’est le jour de la distribution ; c’est la volonté de Dieu", lance l'un tandis que le caméraman fait le tour de la salle demandant qui veut d'une femme Yézidies et si les intéressés seront "capables de la gérer".

Les hommes amusés détaillent leur façon de choisir : qualité de la dentition, couleur des yeux, fermeté des fesses et de la poitrine…

Ceux qui sont intéressés négocient ensuite le prix avec le vendeur.

Ce phénomène se développerait dans d'autres pays : Niger, Tchétchénie, Iran, Afghanistan, Algérie etc….

 Iraqi News.

mardi 25 mars 2014

80 morts à Kessab en Syrie et les églises profanées.

Kessab (Syrie) - le 25 Mars 2014 - Le village de Kessab en Syrie, peuplé d’arméniens était, durant trois jours, la cible d'attaques brutales à travers la frontière syro-turque, par des bandes armées affiliées à Al-Qaïda. Ces attaques auraient coûté la vie à 80 personnes et auraient poussé la population civile de la zone à fuir vers des collines voisines pour aller chercher refuge dans les villes de Lattaquié et Basit.

Dans une déclaration écrite, le Comité national arménien a condamné les attaques et le rôle actif de la Turquie complice des groupes extrémistes dans leurs attaques ciblées contre la population minoritaire chrétienne et en Syrie. « Durant des mois, nous avons mis en garde la communauté internationale de la menace imminente des combattants étrangers extrémistes contre les minorités chrétiennes en Syrie » note la déclaration de l'ANC.

Ces attaques brutales et spontanées contre la ville de Kessab et les villages des alentours tous peuplées d'Arméniens, sont les derniers exemples de cette violence, activement encouragée par la Turquie voisine. « Nous appelons les Etats qui peuvent avoir une influence sur le conflit syrien d'utiliser tous les moyens en leur possession, pour faire cesser ces attaques contre la population civile pacifique de Kessab et leur permettre de retourner dans leurs foyers en toute sécurité. »

« Au cours des cent dernières années, c'est la troisième fois que les Arméniens sont forcés de quitter Kessab et dans les trois cas, la Turquie est l'agresseur ou du côté des agresseurs ».
Photo du centre de Kessab au moment de l'attaque

Selon les rapports de presse, l'incursion armée a commencé le vendredi 21 Mars 2014 à 05h45 par une attaque de rebelles liés à Al-Qaïda, le Front al-Nousra, Sham al-Islam et Ansar al-Sham, qui ont traversé la frontière turque pour attaquer la population civile arménienne de Kessab.

Les assaillants se sont immédiatement emparés de deux postes de garde donnant sur Kessab et d’une colline stratégique connue sous le nom d’Observatoire 45 et par la suite du point frontière avec la Turquie.

Les francs-tireurs ont visé la population civile et lancé des attaques au mortier sur la ville et les villages environnants.

Selon des témoins oculaires, les assaillants ont franchi la frontière turque avec la Syrie en traversant au vu et au su, la caserne militaire turque. Par ailleurs, selon les rapports des médias turcs, au retour les assaillants portaient sur leur dos leurs blessés pour les faire traiter en Turquie dans la ville de Yayladagi.

Quelques 670 familles arméniennes, la majorité de la population de Kessab furent évacuées par la direction de la communauté arménienne locale, vers des zones plus sûres, dans les villes voisines de Basit et Lattaquié. Dix à quinze familles qui avaient des membres trop âgés pour se déplacer, étaient incapables de quitter et ont préféré rester dans leurs maisons.

Des témoins oculaires et les médias d'Etat rapportaient que le samedi 22 Mars, les troupes syriennes ont lancé une contre-offensive pour tenter de récupérer le point de passage frontalier ; Cependant, le dimanche 23 Mars, les groupes extrémistes entraient une nouvelle fois dans la ville de Kessab prenant le reste des familles arméniennes en otage, profanant trois églises de la communauté arménienne de la ville et pillant des résidences locales, occupant la ville et les villages environnants.

Située à l’angle nord-ouest de la Syrie, près de la frontière avec la Turquie, Kessab avait jusqu'à une période très récente, échappé aux grandes batailles du conflit syrien. La population arménienne locale avait augmenté dans les années récentes, la ville servant de refuge aux populations fuyant les villes déchirées de Yacoubiyé, Rakka et Alep.

mardi 11 février 2014

Les conditions lunaires des ravisseurs pour libérer les deux Evêques et les religieuses de Maaloula

Nous apprenons que les ravisseurs des deux évêques et des onze religieuses de Maaloula exigent du gouvernement syrien une rançon, que seule la folie de ravisseurs pousse à exiger.
 
Le seul point positif de cette révendication est qu'elle permettrait de penser que les otages sont encore en vie, mais il n'est pas certain.

Le Front al-Nosra, à l'origine vraissemblabement des enlèvements, exigerait :

I -  Pour la libération de Mgr. Ibrahim et Mgr. El-Yazgi :
1° - 100 millions de dollars.
2° - la libération de 800 prisonniers de leur mouvement.
3° - la libération d'Officiers turcs, français et qataris arrêtés e Syrie.
4° - la fourniture d'une aide aux assiégés de la ville de Homs.
5° - la cessation des opérations militaires à Alep.

 
II - Pour libérer les religieuses de Maaloula leurs exigences portent sur :
1° - la libération de tous les  islamistes de la prison de Roumieh au Liban.
2° - la libération de près de 500 miliciens du Front al-Nosra par le gouvernement syrien.
3° - la libération de toues les femmes rebelles des prisons syriennes.
4° - une rançon de 75 millions de dollars.
5°- la levée du siège de Homs.

6° - la cessation des opérations militaires dans la région de Yabroud.
7°- le départ des religieuses pour le Liban avec non-retour à Maaloula afin de "purifier la
Syrie des Croisés".


Voilà que les masques tombent. Les religieuses que les rebelles avaient prétendu avoir mis à l'abri des dangers, ne sont finalement que des otages. Quelqu'un a-t-il encore un doute ?

mardi 17 décembre 2013

Qnayeh (Syrie), un millier de Chrétiens, pris en otages par les mercenaires du Front al-Nosra.

Important & Urgent!  

Eglise latine de Qnayeh
Un groupe armé terroriste du Front al-Nosra, a occupé samedi soir 14 décembre 2013, le village chrétien de Qnayeh en Syrie. Nous reprenons les informations transmises par Monseigneur Joseph Nazaro, précédent vicaire apostolique latin d'Alep, qui affirmait avoir reçu « des informations, sur l’entrée dans le village de mercenaires étrangers appartenant à Al-Qaïda ». Ces derniers « ont interdit au Curé de la paroisse de sonner les cloches afin d'avertir les paroissiens du danger ». Mgr. Nazaro a ajouté qu’un habitant avait réussi à le contacter secrètement pour l’informer du fait que les mercenaires avaient bloqué toutes les routes de sortie du village, imposant aux habitants de suivre la Charia. Ils ont menacé de tuer les proches des femmes qui sortiraient sans voiles. Mgr. Nazaro a poursuivi en disant que « les gens avaient très peur » et qu’il n’avait malheureusement pu tirer plus d’informations que cela.

Eglise grecque orthodoxe de Jdaydeh
Rappelons qu'en 2012, les terroristes avaient occupé la ville d’Idlib poussant les chrétiens à s'enfuir et à laisser leurs maisons transformées en Centres de Terrorisme. Le village de Qnayeh est à nouveau menacé mais y aura-t-il quelqu’un pour réagir et sauver le millier de chrétiens qui s’y trouve pris en otages ? En vérité, tous les chrétiens de Syrie et d’Irak sont les otages et les victimes du terrorisme. Qnayeh, avec deux autres villages très proches dont Jdaydeh, est menacée. On parle d’un millier d’otages, mais en vérité tous les chrétiens de Syrie et d’Iraq, n’oublions pas ce pays, sont les otages et les victimes d'un jeu criminel international et d’un terrorisme lâche et méchant. 

jeudi 7 novembre 2013

Syrie, L'émigration des chrétiens de l'antique ville de Raqqa

Raqqa - le 07 novembre 2013 - De notre correspondant - Les Chrétiens ne sont pas épargnés par les attaques à Raqqa.

1° La première attaque sur la ville a eu lieu en mai dernier, lorsque des éléments du Front al-Nosra se sont portés sur la récolte d’orge des terres d’Aga Yaacoub Saghtilian dans la ville de Tell-Abiad.

2° Il y a quelques jours, le corps d’un jeune chrétien a été trouvé allongé sur la route de Tabqa après qu’il eut été enlevé dans la ville elle-même.

Ces événements ont conduit les habitants de Raqqa, qui se considèrent intégrés au tissu social, à la contestation. Un certain nombre d'entre eux ont même participé au mouvement d'opposition pacifique contre le régime. Le Capitaine dissident Toni Mallouhi, Directeur de la Zone de Mansourah, a livré sa zone aux phalanges de l’Armée Syrienne Libre, au début du mois de Février, avant l’entrée des éléments armés dans la ville. Les forces du régime ont alors perquisitionné son village de Jouar al-Afs qui se trouve près de Homs et l’ont arrêté ; elles l’ont ensuite transporté à l’aéroport militaire de Raqqa pour le remettre par la suite à la section de la sécurité criminelle de Raqqa, avant que des combattants des Brigades de Nasser Salah Eddine, ne le prennent en otage, lors de leur entrée dans la ville et ne le livrent à « l’Armée Islamique de l’Irak et du Levant » «داعش» après leur allégeance à leur général.

C’est alors que l’exécution de Mallouhi a été décidée mais après l’intervention de quelques notables, le capitaine dissident fut gardé en vie suite à sa conversion à l'islam et après avoir pris le nom de Mohamed Nour Mallouhi.

Cet incident a été suivi de la destruction, par des inconnus, de la Croix placée face à l'Eglise de Notre-Dame de l’Annonciation située au Centre-ville de Raqqa. Des civils militants ont alors protesté et appelé à des manifestations pour réclamer la protection des églises. Des hommes armés masqués ont alors démonté les cloches et les croix qui se trouvaient sur le clocher de l’Eglise des martyrs et ont détruit tout ce qu’elle contenait avant de brûler la bibliothèque des deux églises. A la place des deux croix, ils ont élevé le drapeau de l’Armée Islamique de l’Irak et du Levant.

Le militant Youssef, de confession musulmane, rapporte que « la situation était difficile. Nous ne pouvions défendre nos frères avec lesquels nous vivions depuis de longues années. Notre souffrance est grande et nous ressentons de la honte et de l’impuissance. Les Chrétiens font partie de notre histoire depuis des décennies. Ils ont habité parmi nous et nous n’avons eu que des lamentations en voyant les flammes et les colonnes de fumée s’élever.

Les chrétiens ont quitté Raqqa alors qu’ils y étaient arrivés, selon des sources historiques, depuis des décennies et la dernière immigration à l’époque contemporaine, remonte à l’arrivée de quelques dizaines de familles arméniennes qui avaient fuit les massacres de 1915 que les Turcs/Ottomans avaient commis.

La peur domine les gens et personne n'ose la critique. Se plaindre de la situation en général, est devenu un tabou. Le nouvel Etat espionne et s’informe sur chaque maison, ruelle par ruelle. On cite l’exemple de personnes qui ont disparu pour avoir critiqué une décision ou exprimé du ressentiment à l’égard d’un comportement particulier. Le Conseil de la Charia qui avait été mis en place pour garantir les droits des personnes est incapable de se protéger lui-même. Son Président, Abdullah Al-Assef a été enlevé, le troisième jour de la fête d’al-Adha. Depuis, nous n’avons aucun signe de lui. Le Conseil est incapable de protéger quiconque et de conduire les affaires de la ville ; il est dans la même situation que le Conseil local dont certains des membres avaient, auparavant, été arrêtés par les brigades.

Traduit de l'arabe par le Veilleur de Ninive.

samedi 26 octobre 2013

Alep, Le Couvent Saint Vartan, des Jésuites, tombe dans les mains des takfristes au cours de féroces combats avec l'armée.

Alep - le 29 Octobre 2013 (14h15) 

Le Couvent des Père Jésuites à Alep est toujours dans les mains des takfiristes. L'Armée Arabe syrienne vient de débuter une opération de dégagement des lieux.

En direct d'Alep - le 26 Octobre 2013 à 9h30

Ce matin notre correspondant alépin nous communiquait à chaud, par téléphone, les informations sur en provenance d'Alep. Excusez seulement les 20 premières secondes de l'enregistrement dont la qualité sonore est un peu faible, mais le reste (près de 13 mns) devient ensuite très audible.


Couvent Saint Vartan - Alep - en 2012

Couvent de Saint Vartan - Alep - Aujourd'hui 
Alep - 26 Octobre 2013 (9h30) - La nouvelle vient de tomber! Le couvent Saint VARTAN des Jésuites dans le quartier de Midane à Alep a été attaqué hier soir ; il se trouve désormais dans les mains des Takfiristes dont le nombre engagé dans cette offensive est estimé à plus de deux milles.


Ce couvent est désormais la dernière ligne qui sépare les intégristes du quartier chrétien de Sulaymanieh. Il nous est rapporté que le "seul moyen de défense est l'armée syrienne qui emploie actuellement toutes les armes en sa possession notamment par voie aérienne pour nous défendre".

"Nous demandons encore vos prières pour que le Seigneur nous épargne le sort du village de Sadad. La panique est à nouveau très grande à Alep. La ville va t-elle tomber dans les mains des rebelles ? Serons- nous les otages de l'ASL et du Front al-Nosra et de tous ces étrangers, Tchechènes, Pakistanais, Afghans, Lybiens, Saoudiens, Emiratis, etc...."

Ce matin, à 9h, Alep était totalement dans le noir, sans d'électricité depuis six jours ; même les hôpitaux sont sans énergie. Notre correspondant nous rapporte : "A la maison, nous n'avons plus que quatre litres d'essence pour alimenter le petit générateur qui charge notre portable et maintien notre téléphone et quelques lampes actives".

Priez pour nous! Priez pour nous! Priez pour nous.

lundi 21 octobre 2013

A l'exemple de Maaloula, le village chrétien de Sadad envahi par les éléments armés du Front Al-Nosra puis libéré par l'Armée Arabe Syrienne.

Sadad - Mardi 22 Octobre 2013 (18h) - Libération du village de Sadad par l'Armée Arabe Syrienne - Vingt-cinq civil chrétiens sont tombés.

L'armée syrienne a repris le village chrétien de Sadad, dans la province centrale de Homs, après plusieurs jours d'intenses combats contre les rebelles et les jihadistes, a affirmé lundi l'agence officielle Sana. "Nos forces valeureuses ont rétabli la sécurité et la stabilité à Sadad", a affirmé Sana.

Près de vingt-cinq civils de rite syriaques catholiques et orthodoxes sont tombés martyrs. Que Dieu les reçoive dans son royaume.



Retrouvailles émouvantes de la population après la libération de Sadad de ces djihadistes wahabites, salafistes et takfiristes à la solde de l'Arabie et du Qatar. L'Armée arabe Syrienne a été capable de protéger les minorités chrétiennes là où l'Amérique et l'Europe ont été incapables, sinon complices des agissements de cette rébellion totalitaire, fanatique et criminelle que l'Occident n'a cessé de soutenir. 

Sadad - Mardi 22 Octobre 2013 (21h) - De très violents affrontements ont eu lieu, au cours des trois dernières heures, dans le village de Sadad qui se trouve dans le "rif" de Homs, au sud-est de la ville (Lire l'article du Lundi 21 Octobre). Au cours des combats, on pouvait entendre, de façon très claire, les tirs d'artillerie. Actuellement un calme relatif prévaut avec des tirs par intermittence uniquement.


L'armée contrôlait toujours le côté de la gare tandis que les éléments armés tenait la zone s'étendant de al-Dellat en direction de al-Ain et al-Mouhin

Dans la journée d'hier, les éléments armés s'étaient emparés des bâtiments publics notamment le centre de la police, d'un centre médical et du bureau de la poste.

Selon l'organe de presse, "la vérité", on compterait au moins trois martyrs parmi la population ; ils auraient refusé d'obéir aux injonctions des mercenaires dont le nombre s'élèverait à plus de mille hommes armés et répartis entre les membres du Front al-Nosra, les éléments de l'armée de l'Etat islamique de l'Iraq et du Levant et ceux des brigades al-Farouk. Ce sont ces mêmes forces qui ont attaqué, il y a à peine un mois, le village historique et chrétien de Maaloula aux abords de Damas.

Les rebelles ont pénétré Sadad de trois côtés, avec une trentaine de véhicules militaires surmontés de canons et de fusils mitrailleurs, avant de s'emparer des centres gouvernementaux, des établissements publics et de tuer un certain nombre d'agents de police et du personnel.

Un mouvement d'exode aurait commencé en direction de la route internationale reliant Homs à Damas, qui est distante du village de 15 kms. Un témoin a affirmé que les éléments armés étaient à la recherche de la maison du général de brigade à la retraite Mtanios Kyriakos Kassis, qui avait reçu l'Ordre du Héros de la République de la guerre d'Octobre 1973 ; ils cherchaient à l'enlever et le tuer; le général est aujourd'hui âgé de 70 ans.

Le même organe de presse, "la vérité" rapporte par ailleurs que les services de renseignements britanniques auraient empêché "l'Observatoire syriens des Droits de l'Homme", qui reçoit des subsides du Département d'Etat américain, de qualifier le village de Sadad de village chrétien car cela aboutirait à dresser l'opinion publique contre l'opposition syrienne.

Il est à noter que la ville est connue pour son importance historique et religieuse ; elle remonte au deuxième millénaire avant notre ère. Elle a été mentionnée plus d'une fois dans la Bible. Les sites archéologiques, civils et religieux qu'elle abrite revêtent un importance particulière pour le patrimoine culturel du peuple syrien.

La population de la ville de Sadad s'élève à environ dix milles personnes durant l'été et atteint le chiffre de trente milles avec l'afflux de migrants de l'intérieur et de l'extérieur.

Au vu et au su de ce que nous venons de publier ci-dessus en toute bonne foi, on peut se sentir impuissant devant cette armée de criminels qui assaillent un village non armé alors qu'elle est soutenue par des Etats qui gouvernent le monde avec tant d'habilité hypocrite. A chacun sa conscience pour refuser cette manipulation et ce complot ourdi contre la Syrie et indirectement contre les chrétiens de Syrie ; nous pouvons dire et bientôt ce sera un euphémisme pour rejeter ce complot qui deviendra progressivement un projet contre les chrétiens du monde entier. 


Comment réagir ? Tout simplement par des ruptures avec les instruments de domination que sont les média officiels, dominants et fallacieux (télévisions et radios), les façons de pensée prépondérantes qui ont cours et qui enfoncent l'homme dans un système de dépendance vis à vis des pouvoirs et des systèmes en place et des valeurs purement matérielles, excluant ainsi Dieu pour ouvrir ainsi la voie au pouvoir de l'homme sur l'homme.

Sadad - Lundi 21 Octobre 2013 - L'ancien village de Sadad situé aux portes du désert en Syrie, à une soixantaine de kilomètres de Homs et constitué de près de 17.000 chrétiens catholiques et orthodoxes de rite syriaque, a été envahi par les éléments armés du Front al-Nosra. Depuis 10 heures ce matin, la seule information qui nous soit parvenue du village est que les éléments armés clament des Allahou-Akbar depuis le centre du village. 

En revanche, nous apprenons le nom du premier martyr chrétien tombé, ce jour, sous les balles des envahisseurs assassins ; il s'agit du valeureux Saadou al-Farah. Prions pour son âme et sa famille et afin qu'il entre rapidement dans la vie éternelle.

La même personne qui a communiqué la nouvelle, demande des prières pour tous les habitants.

L'ancien testament dans les livres des nombres et d'Ezéchiel témoigne de l'existence de Sadad aux temps anciens.

Le village abrite deux Eglises, Mar Sarkis [Saint Serge] et Saint Théodore qui sont connues pour leur fresques. 

La menace pèse également et très sérieusement sur la ville de Feyrouzeh qui se trouve non loin entre Homs et Palmyre. Cette ville abrite près de 30.000 chrétiens. 

La France et les Etats-Unis qui voulaient frapper la Syrie pour ses armes chimiques ne bronchent pas à l'annonce de risques de génocides. 

Que s'est-il encore passé ces jours-ci en Syrie ?

Des dizaines de fusées "Hawn" sont tombées sur le village de Sqalbieh. Les quartiers chrétiens de Damas ont reçu plusieurs obus, notamment ceux de Qassa' et de Bab-Touma. 

A Alep,  la route de Khanasser reliant la ville à Lattaquieh et Damas, a été ouverte à nouveau à une certaine circulation ; elle demeure toutefois dangereuse.

A Alep toujours, l'électricité est souvent coupée car la Centrale électrique a été récemment  bombardée et les services de réparations ne parviennent pas, sur les lieux des dégâts, en raison de l'absence de sécurité.

Le quartier arménien d'Alep a été occupé par l'armée de l'Etat islamique d'Iraq et du Levant.

lundi 12 août 2013

Syrie : Des menaces très graves et imminentes pèseraient sur le village de Ma'loula.

Des informations provenant directement de membres de la communauté musulmane de Ma'loula laissent entendre qu'une attaque imminente d'éléments armés du Front al-Nosra, mouvement affilié à Al-Qaïda, sur ce village très ancien serait en cours de préparation.

Si Alep était le symbole du développement économique de la Syrie, Maaloula est le symbole d'une Syrie unie et tolérante à laquelle ce pays pouvait prétendre pour l'ensemble de sa population, si le complot islamo-occidental auquel nous semblons assister actuellement, n'était pas en marche.

A Ma'lula, situé à une vingtaine de kilomètres de Saidnaya, nous nous trouvons devant deux minorités totalement intégrées vivant ensemble et non côte à côte : Une minorité religieuse et une minorité linguistique. Catholiques grecs, Orthodoxes grecs et Musulmans se partagent le village dans l'harmonie et tous deux, chrétiens et musulmans, parlent l'arabe et le syriaque dans un dialecte propre dit dialecte de Ma'loula ; le syriaque n'étant rien d'autre qu'un "dialecte araméen" très proche, pour ne pas dire identique, au galilléen que parlait le Christ.

Le monde entier va t-il assister impassible à la disparition de ce village très ancien connu depuis le XIIe siècle et dont les habitants n'ont jamais fait de mal à quiconque ? 

Ne trouvera-t-on pas un Etat au XXIè siècle pour dire STOP au carnage qui se préparerait ? 

N'entendrons-nous pas le Leader d'un grand pays taper du poing sur la table pour que les massacres de 1850 [1000 morts dans ce petit village de Ma'loula] ne se répètent pas ? 

Ne verrons-nous pas un pays Occidental, prétendument démocrate, se lever et s'interposer pour que ne se produise pas le génocide des chrétiens de Syrie dans le silence des nations ?

Le théologien Georges de Chypre parle déjà de Ma'loula au XIIe siècle. Yaqut al-Rumi en fait mention sous le vocable de Gherud غرود

Les inscriptions grecques, le grand nombre de tombeaux, les édifices de l'époque byzantine qu'on trouve à Ma'loula, témoignent de l'importance du village.

La géographie de Ma'loula est pittoresque : les flancs du village sont protégés par deux défilés étroits et inaccessibles, tandis que l'entrée principale, dirigée vers l'est est défendue par deux rochers énormes qui s'élèvent comme des fortins à droite et à gauche de la route.

Le village forme un amphithéâtre de gradins gigantesques dont les maisons s'entassent les unes sur les autres et s'accrochent au piton central. Des ruelles tortueuses et accidentées sillonnent le lieu dans tous les sens, passant sur une terrasse, traversant une maison, s'entre-croisant, pour se perdre finalement dans une impasse. Un vrai labyrinthe où seulement les habitants savent s'orienter.

Les églises sont nombreuses à Ma'lula. Il y a d'abord celles des couvents St Serge et Ste Thècle. Puis dans le village celles de St Elie et St Léonce, sans compter plusieurs petites chapelles. Ce sont des lieux de culte et non des lieux de réunion.

Pour en savoir plus sur ce village magnifique pour lequel on ne cessera pas de verser des larmes s'il subissait les agressions des fondamentalistes islamiques, vous pouvez consulter les sources suivantes : 

1 - Youtube

3 - Wikipedia : Ma'loula.

dimanche 28 juillet 2013

Alep : Grande panique chez les Chrétiens de la ville qui lancent un SOS.

A diffuser largement

Suite, 
Une grande panique atteint les chrétiens d'Alep.

Elle est exacerbée par les vociférations des mercenaires du Front al-Nosra, qui menacent : « Votre tour arrive... ». 

Alep est devenue un « camp de concentration » ; on ne peut plus en sortir, car l’aéroport est impraticable, et tous les accès de la ville sont contrôlés par les mercenaires de l’Armée Syrienne Libre ou le Front al-Nosra.


La population chrétienne d'Alep lance un véritable SOS. 

Plus de 30.000 âmes chrétiennes y vivent actuellement. Va-t-on les laisser se faire massacrer ? Que Faire ?

1-Parler et écrire autour de vous en leur faveur.
2-Aider financièrement des Organismes caritatifs qui ont des actions en Syrie. L'argent peut les aider à obtenir des sauf-conduits.
3-Agir là où vous vous trouvez en faveur du respect du Christianisme et des populations chrétiennes.
4-S'adresser aux dirigeants des pays où vous vous trouvez pour tenter de leur expliquer [lourde tâche] que leur véritable intérêt est plus dans le bonheur des peuples et la morale en politique, que dans l'application d'une idéologie mondialiste fascisante ou dans l'usurpation d'intérêts matériels.
5-Organiser des manifestations non-violentes en hommage au courage de tous les syriens tombés ou menacés par cette violence insoutenable.

Sortir du silence le massacre de la ville de Khan al-Assal.

Dimanche 28 juillet 2013 - Quel est le bilan du massacre de la ville de Khan al-Assal à Alep sur lequel la presse internationale est restée très silencieuse ?

Pour tout dire, hier, nous faisions une visite à l’hôpital gouvernemental d’Alep. Qu’a-t-on pu voir ? Un premier groupe de 160 cadavres de soldats enlevés et égorgés, au sens propre du terme, par les mercenaires du Front al-Nosra.

A la vue de cette violence, nous n’avons pu soutenir notre regard face aux atrocités dont ces mercenaires ont été capables : cranes vidés du cerveau, cœurs retranchés, mains et pieds coupés.

Des corps qui ne méritent que notre respect et la prière du monde entier, ont été transportés dans des camions poubelles sous l’emblème du Croissant-Rouge et de la Croix-Rouge. En revanche, quatre-vingt corps de civils qui ne purent encore être déplacés, seront amenés à l’hôpital ce matin.


Photo empruntée au site "Modern News" - Des soldats capturés en attendant leur massacre. L’un d’eux nargue les mercenaires en indiquant le V de la victoire.

Faut-il que nous spéculions sur la manière dont ces mercenaires, affidés d’Etats étrangers, ont agi ?

Une des hypothèses développées par le site « Modern News » est que les missiles de type « Milan », de fabrication franco-allemande, vendues à l’Arabie-Saoudite, seraient parvenus aux mains d’Al-Qaïda et du Front al-Nosra, grâce à un don financier saoudien et qatarien. La même source évoque aussi le rôle de la Turquie dans le passage de ces armes. Ces missiles [Cf. l'article du blog de Jacques Tourtaux], nous ne sommes déjà plus dans les armes létales promises par la France, seraient en usage en Syrie, depuis quelques mois déjà.

Une autre hypothèse reprise par le site « Modern News » fait mention de la trahison par le commandant et des officiers de la Division chargée de garder la ville de khan al-Assal au Nord d'Alep. La même source rapporte que les officiers furent corrompus pour déplacer les points de contrôle vers des emplacements moins stratégiques, afin de faciliter la prise du quartier par les mercenaires du Front al-Nosra. L’action avait également pour but de diviser et affaiblir la troupe, pour qu’elle soit attaquée plus facilement. Cela aurait donné le résultat que nous connaissons.

samedi 27 juillet 2013

Le regard musulman syrien de toujours.

Alep, juillet 2013, sous la chaleur de l’été syrien, une famille musulmane, d’origine bédouine, treize personnes en tout ont du fuir leur village investi par le Front Al-Nosra. Ils n’ont pu trouver d’autre refuge que celui offert dans un quartier chrétien d’Alep, auprès de familles chrétiennes.

C’est en versant des larmes que l’un d’entre-eux, Abou-Ali, répond aux questions du témoin qui rapporte ses dires au veilleur de Ninive  :

Abou-Ali, d’où venez-vous ?



Nous venons d’un petit village qui se trouve près de Deir Hafer, à l’Est de la ville d’Alep. Mon père avait quatre femmes qui lui ont donné vingt-trois enfants ; ils sont désormais tous mariés. Avant la crise syrienne, nous travaillions sur nos terres ; nous avions des moutons et nous vendions le coton et le blé à l’Etat. Les gens vivaient en paix dans le respect de la pratique religieuse et des traditions villageoises.



Abou-Ali, pouvez-vous nous parler de l’islam que vous pratiquez ?

L’islam que nous pratiquons est dans la lignée d’al Mazhab Al Hanafi ; ce dernier était un homme tolérant, n’exigeant pas le voile complet pour la femme. Il l’autorise à travailler la terre et à élever ses enfants. Al Hanafi permettait aux filles d’aller à l’école jusqu'à l’âge de douze ans.

Autrefois, l’épouse construisait la maison qui était en terre cuite. Au village, la femme porte un lourd fardeau qui peut être inhumain ; elle a la charge de faire respecter les coutumes. Les rebelles arrivés par la guerre sur nos terres, ont bouleversé nos traditions, prétendant répandre un islam qui apparaît sans rapport avec ce que nous en savions et qui est manifestement sans lien avec la religion d’amour et de miséricorde dictée par le prophète dans le Coran.

Um-Ali intervient alors et ajoute que les idées répandues sur la femme musulmane, « esclave de l’homme », ne sont pas très fondées, car Allah aurait donné aux femmes une ascendance sur l’homme sans que celle-ci ne soit ouvertement proclamée. Le récit des « contes des milles et une nuits » est éloquent à ce sujet.

Comment percevez-vous les chrétiens syriens ?

Allah a bien insisté sur le respect du aux adeptes des religions du livre, « Ahl al-Kitab ». Le verset coranique est clair : « Vous trouverez les gens les plus proches de chez vous qui sont les « Nassarah [du Nazaréen = Chrétiens] », car parmi eux il y a des moines et des religieux qui ne se vantent pas…" ولتجدن اقرب الناس اليكم من قالوا انا نصارى لأن بينهن قسيسون ورهبانا وهم لا يستكبرون...".

Avant la crise syrienne, nous avions des Imams intégristes qui considéraient les chrétiens comme des infidèles « Kouffar », mais les gens ne les suivaient pas. Notre village est un peu une exception, puisque la confiance à l’égard des chrétiens est grande. A titre d’exemple, si nous prenions le cas des femmes souffrantes qui ont besoin d’être auscultées ; la majorité d'entre-elles se laisse examiner par des médecins chrétiens de sexe masculin, car « ils sont compétents et non-voyeurs » ; par la tradition, les femmes musulmanes malades ne sont guère autorisées à être examinées par un médecin mâle.

Um-Ali rappelle que, selon les coutumes de son village, une fille ne quitte jamais la maison paternelle pour une autre raison que le mariage. Elle cite son propre cas, rappelant que jeune, elle a eu l’autorisation de son père d’aller dormir, chez des amis chrétiens, la veille du jour où elle eut à subir une opération chirurgicale et alors qu’elle n’était pas encore mariée.

Um-Ali encore, « Ces mêmes chrétiens, toujours amis de mon père, participent à nos fêtes, à nos mariages, à nos deuils et même, je puis dire, ils ont collaboré à l'agrandissement de notre mosquée par leur aide technique en installant les haut-parleurs, et par des dons financiers.

Quel regard portez-vous sur les « rebelles » qui contrôlent votre village?

Franchement, au début, à écouter leurs slogans, nous croyions que ces gens venaient appliquer la justice de Dieu et notamment redonner à la femme sa place, une place plus libre ; mais la réalité s’est révélée bien différente, au point que nous avons rapidement regretté leur arrivée qui a tout détruit sur son passage : les hommes, la religion, les relations familiales, les traditions et même les valeurs fondamentales de l’Islam. Voilà comment la destruction des valeurs s’est déroulée en quelques mois.  Parmi les éléments les plus destructeurs, rappelons :  

1. Le « Djihad Al Niqah » [Djihad de l’accouplement] qui est la participation de filles à la guerre sainte par un don du corps aux combattants. Elle est tout simplement une tolérance, voire un encouragement de la prostitution au nom de la religion. Peut-on le nier ? 

2. Le « Taqbir », prononciation à trois reprises de la grandeur d’Allah (Allahou akbar), qui, soit disant, autoriserait l’occupation des maisons des autres, l’enlèvement de filles pour en jouir, d’égorger les partisans du régime syrien, de violer une femme en présence de son époux, de trancher le doigt d’un fumeur, de fouetter l’homme qui ouvre son magasin le vendredi ou durant les heures de prière, de battre celle qui sort de sa maison ou ceux qui visionnent des programmes profanes à la télévision…Leurs méthodes ne sont qu’une farce de religion. 

3. Dans les tribunaux de la Chari’ah, que les rebelles ont mis en place, les témoignages de la femme et du chrétien ne sont pas reconnus, ce qui est une négation de l’humanité même de ces deux personnes.  

4. Le comble de toute cette iniquité, réside dans le fait que les rebelles qui refusent aux autres la consommation de vin et d’arak, en consomment eux-mêmes dans les mosquées, lors d’orgies avec des jeunes filles. 

Dans le groupe du Front al-Nosra, celui qui prend le nom « d’Emir », n’est d’ailleurs souvent pas syrien ; il se choisit une fille pour en jouïr, sans même tenir compte de son âge, puisqu’elle peut avoir moins de douze ans. Si le père refuse de donner sa fille, il est exécuté au nom d’Allah.
Au regard de tous ces crimes, pourquoi les dirigeants du monde ne dénoncent-ils pas ces méfaits insoutenables pratiqués par les bandes armées ? Ils semblent avoir une « attitude négationniste » vis-à-vis de ces actes barbares qui sont menés par leurs affidés rebelles ?  

« Dans notre village », nous dit Um-Ali, « l’émir a obligé un couple à faire l'amour devant lui et a demandé au mari de lui laisser sa femme…L’horreur de la pratique est indescriptible ».

Abou-Ali surenchérit en assurant que « la pauvreté, la faim, la perte du père, de la mère ou du frère ont laissé des fillettes de 10 à 15 ans dans une grande détresse qui les a forcées à épouser des hommes de soixante ans au nom de la « sitrat », ce principe de protection ».

« Ce qui s’ajoute aux méfaits des rebelles, c'est aussi le fait que des voisins à nous, pauvres, il y a peu, sont devenus très rapidement riches ; ils sont fortement soupçonnés d’avoir fait enlever des gens et exiger des rançons. Moyennant la proclamation du « Taqbir », ils auraient participé à des vols dans les grandes usines d’Alep et vendu des meubles subtilisés dans les maisons se trouvant dans les quartiers sous le contrôle des rebelles et ces mêmes voleurs ont l’arrogance de se référer à l’Islam orthodoxe hanifite ».

Un pas de plus dans la sauvagerie, puisque « ces rebelles arrêtent des soldats innocents et des fonctionnaires de toutes confessions pour les égorger au nom d’Allah. Mais de quel Allah s’agit-il ? Allah serait-il si criminel ? Comment comprendre que ces mécréants interdisent de fumer alors qu’ils autorisent que le cœur d’un soldat puisse être mangé ? » 

Que pensez-vous de cet Islam ?

«  C'est un Islam sombre, un Islam des ténèbres, un Islam d'injustices ». « Comment comprendre ces criminels qui égorgent les hommes, qui détruisent les mosquées comme la grande mosquée d’Alep ou le tombeau de Sayedna Zakaria et les autres  tombeaux, notamment celui de Awlia'a ? »  

Pourquoi ont-ils coupé la tête de la statue de « Sitna Mariam », pourtant mentionnée et vénérée dans le Coran ? Pourquoi ont-ils assassiné le grand Imam de Damas, Al Bouti ? Pourquoi ont-ils enlevé les deux prêtres et les deux évêques alors que le Coran nous oblige à les vénérer, car ils sont  messagers de paix et de charité ?

Comment voyez-vous l’avenir ?

Certes, au sujet de cette guerre, on a beaucoup évoqué le caractère confessionnel. Des innocents ont été tués ; la pierre et l’économie se sont écroulées, mais notre peuple avec son histoire plusieurs fois millénaire saura dépasser cette crise. Tout au long de notre histoire, nous avons connu de semblables moments sous la brutalité des Houlagou, de Tamerlan et des Ottomans mais aussi sous la force des conquêtes croisées. Plus proche de nous, le massacre des arméniens et des syriaques en 1915.

Nous voulons lancer un message aux chefs des Etats arabes et islamiques pour leur dire que la « purification » de la Syrie de ses chrétiens, à laquelle ils souhaitent parvenir, sera un désastre de civilisation pour l’Islam qui entrera alors dans un « âge sombre », fragilisé qu’il sera par une dépendance accrue vis-à-vis du monde occidental.   

Depuis les premiers temps de l’Islam, durant les périodes omeyyade et ‘abbasside, la civilisation arabe a su briller grâce au travail de traduction des chrétiens syriens qui ont passé les textes des philosophes et savants grecs vers la langue arabe. A l’époque contemporaine, en dépit du faible pourcentage de chrétiens en Syrie, ces derniers ont sans cesse enrichi le pays de leur savoir, de leur énergie, de leur initiatives et d’un esprit d’entreprise, etc…Que nos frères chrétiens de Syrie, sachent bien que nous et nous seuls, musulmans syriens, nous sommes les plus à même de les protéger et non pas l’Occident qui nous envoie les repris de justice d’Arabie-Saoudite, de Tchétchénie, de Libye et de nombreux ailleurs pour venir tuer et se faire tués sur notre terre.

Témoignage en provenance d’Alep – 27 Juillet 2013.

vendredi 5 juillet 2013

Alep étouffe

L’ASL et le Front al-Nosra, leurrés, semble-t-il, par une simulation d’offensive généralisée sur Alep pour les détourner de Homs, véritable cible de l’Armée arabe syrienne, tenteraient de punir la ville du nord en la frappant avec une violence inouïe, associant attaque militaire et privation de biens essentiels.

Depuis deux jours, une pluie d’obus « silencieux » s’abat sur Alep et ses quartiers causant des dégâts très importants et de nombreuses victimes qu’on ne peut soigner dans les hôpitaux désertés par les médecins, où les médicaments manquent de façon criante, où l’absence d’électricité paralyse les instruments de travail.  

C’est qu’Alep est en train d’étouffer militairement mais aussi économiquement. Depuis le temps que dure cette guerre, on trouve de moins en moins de produits frais : plus de viande, plus de pain et lorsque les boulangeries en produisent, le prix du pain atteint les 400 livres syriennes le kilo ; plus de poulets et plus d’œufs dont la trentaine frôle les 550 livres syriennes. Les fruits et légumes sont devenus un luxe.  L’électricité est fournie avec parcimonie. L’eau si vitale, ne parvient que durant une heure par jour.

Cette rareté créée par la barbarie des hommes a besoin de financement ; elle pèse comme une double sanction sur la population qu’elle prive des biens essentiels, en lui soutirant ses dernières piastres.

Les banques privées et même l’Institution officielle, ne disposent plus suffisamment de liquidités. La Banque nationale ne parvient plus à payer les salaires. 

Le fonds de la misère ne semblait pas encore atteint par la population syrienne puisque pour la première fois, on aperçoit des femmes en voile, veuves depuis peu, se mettre au métier de chauffeur de taxis : véhicules privés ou véhicules sans plaques, peu importe. D’autres femmes s’adonnent à la vente d’essence, actes inconcevables il y a peu, mais encore acceptables face à celles qui cherchent à offrir leur corps pour pouvoir manger. On en voit hélas la nuit à la recherche d’occasions.

Récemment, je croisais à l’hôpital universitaire, une femme voilée qui portait la misère sur son visage. Dans l’échange que nous avons eu, elle me demande si je veux bien prendre son nouveau-né pour  l’éduquer. Je n’ai pu retenir mes larmes et lui tendre un billet. Comment faire face au désespoir ?

Les chrétiens, dont on pensait qu’ils étaient à l’abri d’un tel déclin social, atteignent à Alep des niveaux de misère jamais égalés. La nuit, dans leurs quartiers, des familles n’hésitent pas à sortir pour faire les poubelles à la recherche de nourriture.  Comment le monde peut-il tolérer cela ?

La révolte gronde dans les cœurs des habitants de la ville. Même les partisans du régime menacent de descendre dans la rue pour y manifester l’insupportable condition que cette guerre barbare leur fait subir. Révolte contre le gouverneur et les autorités militaires d’Alep, qui ne font pas suffisamment cas de la population dans la vigueur de leurs réactions aux assauts de l’Armée Syrienne Libre et du Front al-Nosra. Mais cette menace de protestations peut-elle être mise en application ? N’y a-t-il pas assez de menaces, à Alep actuellement ? La seule action possible n'est pas une menace ; elle est un mouvement à contre courant dans le sens de la prière sincère, chez soi, dans son abri, car la prière c’est l’action de Dieu au milieu de notre désarroi et l’action de Dieu n’a jamais fait de mal.

Témoignage d’Alep.

vendredi 12 avril 2013

Syrie : Bilan d’une rébellion nationale-islamiste.

Dans la nuit sombre et lugubre de la guerre syrienne, de petites lueurs d’espoir pointent à l’horizon. En effet cette rébellion, née à Deraa, une ville du sud, où se situe une université islamique financée par l’Arabie-Saoudite, semble avoir accouché deux ans plus tard, d’une tentative de révolution nationale-islamiste avec laquelle les « démolicraties » Occidentales flirtent allègrement.

De cette comédie-tragique que nous font subir les « pan-islamistes » et leurs alliés régionaux et occidentaux, quel est le bilan ?

Militairement, nous ne sommes pas experts pour apprécier la situation ; nous nous appuyons sur les conclusions de plus connaisseurs que nous, pour dire que l’armée arabe syrienne commence à faire le siège de Damas et Alep, alors que les rebelles se trouvent à l’intérieur des deux villes.

Et pourtant, nous ne serions pas arrivés à ce stade du conflit, si l’une des offres de dialogue du Président Bachar Al-Assad avait été tentée par l’opposition islamiste et ses parrains, avant de s’obstiner dans la politique du refus.

Bien évidemment, nous ne sommes pas naïfs ; avec ou sans Bachar el-Assad, il semble que l’objectif des forces occultes était de détruire la Syrie. Il fallait aussi faire sortir du guet les terroristes en sommeil au Proche-Orient et en Europe pour qu'ils aient des chances d'être tués dans ce  nouveau foyer de guerre.

Deux ans après, l’image se révèle. Nous avons vu un enchaînement de violence accrue et une sauvagerie guerrière, nourrie par un blocage systématique de la part de la rébellion qui posait à chaque offre une condition inacceptable avant toute négociation et cette condition était le départ du Président Assad ; on ne pouvait mieux agir pour faire capoter les chances d'aboutir. L'erreur de l'opposition aura été de personnaliser le problème et de faire une fixation sur l’homme, alors que c’est l’appareil du Baath qui était à faire évoluer et à transformer. Personnaliser une problématique politique est toujours dangereux, car le risque est alors pris de transformer la victime en héro.

La poursuite de la lutte armée, à part le fait qu’elle a abouti à détruire le pays, ce qui semblait être un but en soi, aura entraîné la radicalisation des mouvements. Radicalisation de la lutte nationale-islamiste, côté rebelles, politique de la terre brûlée, côté gouvernement.

Le bilan qui nous dressons plus loin, donnera au lecteur un sentiment de parti pris de notre part ; pour être franc ; c’est un peu le cas car pour nous, le parlement et le dialogue doivent l’emporter sur la lutte armée ; notre option est de défendre les fragiles et les minoritaires. Or ces derniers ont tout à perdre dans la lutte armée.

Pour cette raison et sans vouloir gommer les abus passés du régime, notre analyse tente de montrer que la méthode utilisée par les rebelles ne pouvait avoir pour objectif « la démocratie », mais uniquement la destruction et le regroupement des extrémistes, en Syrie, pour y être détruits.

En partant de la situation des trois derniers jours, que constate-t-on ?

A Alep la recrudescence des bombardements de l’aviation syrienne passe à une autre échelle. Chez les rebelles, les luttes fratricides, sans doute dues à l’ambiguïté persistante sur les objectifs de cette guerre, mènent lentement à l’affaiblissement du mouvement à l'origine de la contestation. Les signes de cet affaiblissement se lisent, à l’inverse de ce qu’affirme une partie de la presse occidentale officielle, dans les retournements auxquels nous assistons, côté rébellion. Au sein de la population, de vrais sympathisants font plus que s’interroger sur le bien fondé de cette « révolution ».

Ceux qui avaient rejoint la rébellion espéraient trouver plus de liberté et moins de corruption, il découvre une insécurité persistance et croissante, des menaces imminentes et des brigands violant leurs filles et s’installant dans leurs propres maisons.

Ils aspiraient à sortir de la pauvreté, et voilà que le peuple est réduit à la misère, regrettant la pauvreté de naguère où les prix du marché étaient élevés alors que maintenant la loi du marché noir les prive de l’essentiel.

Ils rêvaient d’hôpitaux et de soins gratuits pour tous et de qualité, ils ont même perdu le système généreux qu’on leur avait bâti ; les soins n’étaient pas les meilleurs, mais ils étaient gratuits pour tous ceux qui étaient dans le besoin.

Ils se plaignaient de la répression policière, des moukhabarat *, des chabihhas **, sans doute à juste titre, mais que retrouvent-ils ? Des filles et des femmes enlevées et violées, des morts par dizaines de milliers ; des maisons et des usines pillées.

Le peuple avait peut-être été déçu de ne pas manger à sa faim et pourtant les silos à blés étaient pleins, mais voilà que ceux-ci ont été volé et vendu aux turcs par ces mêmes rebelles ; les premiers ayant remis ce même blé sur le marché syrien, à un prix au kilo, dix fois plus élevé. Aujourd’hui la population rurale est bien déçue, puisque même les bêtes meurent de faim ; elle ne bénéficie plus de la nourriture que l’Etat cédait autrefois aux fermiers à des prix dérisoires.

Avant la rébellion, la qualité des biens produits n’était peut-être pas du niveau des produits manufacturés ailleurs, dans d’autres pays, et tous les employés n’étaient pas riches comme le patron de l’usine, mais que constate-t-on, suite à la guerre poursuivie par les rebelles et leurs alliés ? Un millier d’usines détruites ou volées ; presque tous le tissu industriel d’Alep et le principal tissu manufacturier de Syrie est anéanti. Contre l’injustice, dont la population pouvait se plaindre, la rébellion a donné en échange le chômage. Permettez la boutade : Si le Qatar avait investi en Syrie quelques pourcentages de son budget, pour rendre la Syrie  prospère au lieu de financer la guerre, il aurait embelli le visage de ce beau pays.

Les rebelles en massacrant sauvagement les membres de l’armée arabe syrienne et des fonctionnaires prétendaient sans doute offrir la sécurité à leur place. Ils auraient du "balayer devant leur porte poussiéreuse", avant de prétendre. Non seulement, il s’agit de bandes anarchiques, chacune menant sa politique, mais encore immorales, vivant de viols, de rapines, de barbarie gratuite, sans la moindre notion de justice et de surcroît dont les objectifs sont extrêmement opaques.

La prétention à la sécurité des rebelles, ce sont des dizaines de milliers d’habitations détruites et des réfugiés par centaines de milliers échappés dans les pays voisins, mais dont la situation n’est guère plus enviable que ceux restés dans le pays.

La méthode policière des rebelles ce sont les voitures piégées, comme celles qui ont explosé face à l’université d’Alep ou à Damas au centre-ville ou encore près de l’Université. Ce type d’attentat est le meilleur catalyseur pour un retournement de la population, car même le partisan le plus inflexible pourrait, lui ou les siens, se trouver dans le souffle de l’explosion. Au fond, au temps du régime régnant, il n’y avait pas de voitures piégées ; la sécurité n’était-elle pas plus sûre ?

La « réussite de la rébellion » est d’avoir permis une perte générale de contrôle du pays ; les méfaits ont même dépassé les frontières puisque l’on estime à près de 400 jeunes filles celles qui furent violées, à ce jour, par des soldats turcs. En Jordanie et en Egypte, les jeunes syriennes sont vendues dans de « faux mariage » dit Zawaj Soutra, à de riches vieillards pour une modique somme de 100 ou 150 dollars.

Les villageois syriens sont peut-être devenus misérables, mais ils ne sont pas dénués de bon sens ; ils ont compris que si la Syrie avait besoin d’un changement au niveau de la gestion publique, celui-ci ne pouvait passer par l’annihilation. Ils demandent à présent aux rebelles d'abandonner les villages.

En conséquence, le regard des musulmans sur les chrétiens commencerait à changer. N’allons pas trop vite.... Disons seulement que la population, en général, établit un parallèle entre l’attitude des rebelles sunnites qui cherchent à éliminer tout ce qui n’est pas de leur religion et les chrétiens avec leurs organismes de bienfaisance et leurs hôpitaux qui aident sans discrimination... La population musulmane ressentirait-elle aussi le remord d’avoir manqué à la protection des minorités, gens du livre, que demande le Coran ?

Des habitants du village de Deir Hafer, lequel vit actuellement des combats féroces entre rebelles et armée arabe syrienne, ont reconnu, devant nous, avoir été trompés par la rébellion et leurs alliés. Ils affirment ne plus vouloir leur présence et particulièrement celle du Front al-Nosra qui, en dépit de toutes les destructions et souffrances évoquées plus haut, a interdit aux femmes de travailler, aux hommes de fumer, aux enfants, et surtout aux filles, d'aller à l'école ; ils ont même demandé aux familles d'accepter de marier, sans dot, gratuitement disons, leurs fillettes de 14 ans au chef de Front al-Nosra. En revanche, ce mouvement accepte qu'on tue, qu'on égorge, qu'on coupe les têtes....et même les têtes des Imams qui ne pensent pas comme eux. 

Les misères que nous avons rapportées ne sont certes pas l’œuvre unique des rebelles. Les bombardements aériens, décidés par le régime, ont tout autant contribué aux destructions et aux dizaines de milliers de victimes innocentes.

Chaque partie a ses responsabilités ; pour cela, si l’objectif de la rébellion n’est pas la destruction de la Syrie et l’élimination de tous les terroristes sortis du guet européen et moyen-oriental, qu’elle déclare une trêve et se mette à la table des négociations sans condition pour énoncer ses aspirations et se faire entendre objectivement. En revanche, si elle poursuit le combat, nous aurons le signe, presque la preuve, que l’objectif de cette rébellion n’a jamais été la « démocratie ». Les démocrates « parlementent au parlement » et non dans les batailles de rues.

Espérons qu’à présent, l’Occident, qui est soutien et pilier, de cette opposition nationale-islamiste, prendra conscience de son rôle immoral, car sa politique étrangère inacceptable se traduit par un soutien à des bandes dangereusement nationalistes, expansionnistes, immatures, manipulées, vengeresses et barbares ; elle mène à des effets qui sont hors de toutes normes morales. En politique, comme dans la vie individuelle, l’abus de dispositions non soumises à la morale, conduit à l’autodestruction. « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

En encourageant le mouvement national-islamiste, l’Occident a exagérément exacerbé les rapports confessionnels entre les populations locales. Les accents de la rébellion à Alep sont ceux de la purification religieuse; Est-il trop tard pour l'Occident, de se dessaisir de cette politique et de la modifier ? Certes, si les politiques ont tardé, il n'est jamais trop tard : Une conférence régionale regroupant les pays du Maschrek sous l’égide de l’ONU redonnerait des responsabilités à tous les gouvernements en place et aux minorités inquiètes. Par le dialogue, on préserve et renforce la sécurité des peuples, la justice, la condition économique et sociale, la paix entre les Etats et surtout le rêve car en Orient où le cœur aiguille la raison, le rêve fait partie du programme gouvernemental. Donner du rêve, un rêve de paix et de prospérité à la population syrienne, irakienne, libanaise, égyptienne et israélienne, voilà qui a plus de chances d’aboutir à la démocratie que les intrigues des chancelleries ou la politique machiavélique du diviser pour régner.

Le Veilleur de Ninive.

* services secrets
** milice civile

mardi 9 avril 2013

Thierry Meyssan - Syrie marche arrière de Paris, 5 Avril 2013.

Irib – Le ministre des affaires étrangères français Laurent Fabius compte parmi les fervents partisans de la levée d’embargo pour fournir des armes aux rebelles syriens. Mais, tout récemment, il a dit que son pays n’a pas encore décidé la levée de cet embargo d’armes parce que la France craint que ces armes tombent entre les mains des extrémistes. Comment expliquez-vous cette récente prise de position de Monsieur Fabius ?

T.M. – Alors d’abord une remarque sémantique. Quand M. Fabius parle des « rebelles syriens », il semble ne pas s’être informé du fait attesté par l’ensemble de la presse, qui lui est favorable à lui, que la majorité des personnes qu’il appelle rebelles ne sont pas syriens du tout. Seconde remarque : lorsque M. Fabius dit qu’il veut lever l’embargo sur les armes pour pouvoir en envoyer en Syrie, il masque le fait que c’est déjà le cas : la France a acheminé un grand nombre d’armes en Syrie au cours des deux dernières années, mais l’a fait secrètement et illégalement. Quand il dit qu’il veut « lever l’embargo », ça veut dire qu’il veut rendre légale et probablement développer, intensifier, une pratique illégale de la France qui a précédé.

Alors pourquoi aujourd’hui, après s’être beaucoup engagé à Bruxelles (et à l’ONU également) pour faire avancer son point de vue il fait machine arrière ? Je pense qu’il y a plusieurs raisons. La première, c’est que la France a atteint dans les enceintes internationales un certain degré de ridicule. En proposant au même moment de faire voter à New York une nouvelle convention pour réprimer le trafic d’armes international, et alors que la France déployait un certain nombre d’arguments à New York, sur le terrain en Syrie elle faisait exactement le contraire de ce qu’elle prétendait combattre en droit international.

Ensuite, il y a certainement une pression extérieure. La France fait partie avec le Royaume-Uni, la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite du carré d’enragés qui veulent absolument attaquer la Syrie et poursuivre la destruction systématique de ses infrastructures. Mais les États Unis quant à eux, qui ont largement participé à alimenter ce trafic d’armes au cours des deux dernières années, comme ils le revendiquent eux-mêmes à travers des fuites qu’ils ont organisées d’abord dans le New York Times puis dans plusieurs autres journaux au cours des trois dernières semaines, donc les États Unis essayent au contraire de changer de politique, et de montrer que tout ça n’a abouti qu’à des désastres, que si on continue ça sera pire encore. Donc selon toute vraisemblance, c’est Washington qui a demandé à la fois à Londres et à Paris d’abandonner ce projet de légaliser les transferts d’armes vers la Syrie.

Irib – Le ministre français des Affaires étrangères prétend que s’il n’y a pas une décision là-dessus, s’il n’y a pas une transition politique dans le pays, la Syrie se divisera en deux camps : l’arc syro-iranien d’un côté et Al-Qaïda de l’autre côté. Vous pensez que là aussi en fait Fabius cherche à brandir la menace d’al Qaïda pour justifier l’acharnement de Paris à l’égard de la Syrie ?

T.M. – Donc apparemment, Monsieur Fabius est toujours aussi désordonné quand il parle, parce que dire que la Syrie sera divisée avec d’un côté la Syrie et de l’autre côté al Qaïda, ça n’a pas grand sens. En fait, quand il évoque aujourd’hui le Front al Nousra (c’est-à-dire la branche levantine d’al Qaïda) comme étant un « danger », il oublie ses propres paroles dans les mois qui ont précédé. Je vous rappelle que quand le Front al Nousra a été classé comme étant une organisation terroriste par les États Unis, c’est Laurent Fabius au cours de la conférence des « Amis de la Syrie » au Maroc qui a défendu le Front al Nousra en disant que « les gens d’al Qaïda font du bon boulot » (je cite).

Aujourd’hui, s’étant fait taper sur les doigts par les États-Unis, il commence à changer son braquet, à dire que, effectivement, les gens d’al Nousra ce sont des gens dangereux. Il fait bien d’en prendre conscience puisque que s’il continue à les alimenter en armes, et bien ces gens continueront à tuer des soldats français au Mali. Il est désormais attesté que des armes livrées par la France en Syrie ont été utilisées au Mali contre des soldats français. Le problème [que nous posent] des déclarations et des actions de Monsieur Fabius, ce n’est pas trop de comprendre ce qu’ils veut faire, et pourquoi ils change d’avis un jour ou l’autre, mais c’est de chercher la cohérence de ce qu’il fait, et comment lui-même va en assumer les conséquences.

Irib – S’agissant de la pression extérieure dont vous venez de parler, la France se heurte également à cette intransigeance de la Russie et de la Chine, aussi.

T.M. Le terme « intransigeance » lorsqu’il s’agit de respecter le droit international est là encore (bon, c’est le terme qu’emploient Monsieur Fabius et son ambassadeur Monsieur Araud aux Nations Unies,) bon c’est un terme un peu ridicule, hein, jusqu’à présent on ne se montre pas « intransigeant » quand il s’agit de respecter le droit, simplement on le respecte. Monsieur Fabius, pour justifier ses agissements, nous explique qu’ « il faudrait rétablir un équilibre » puisque la Russie, l’Iran (et d’autres encore) livrent des armes à l’état syrien, pour qu’il se défende face à son agresseur israélien, et que à cause de cela, il faudrait donner des armes à des groupes armés étrangers implantés en Syrie. Certainement, pour qu’ils continuent à détruire l’état syrien dans l’intérêt d’Israël. Jusqu’à preuve du contraire, on ne peut pas mettre sur le même plan d’égalité des armes de défense de la nation, livrées à un état, avec des armes destinées à des combats plus légers, que l’on donnerait à un groupe non étatique. Monsieur Fabius n’a pas là un raisonnement convaincant, d’aucune manière. Jusqu’à preuve du contraire, il n’a jamais pu apporter le moindre élément montrant que la Russie, l’Iran ou d’autres auraient apporté à l’état syrien des moyens pour assassiner, détruire son opposition intérieure. Jamais cela n’a été démontré. Il me semble que des armes comme les SS 300 ne risquent absolument pas d’être utilisées contre l’opposition intérieure, puisque cela ne sert qu’à abattre des avions ennemis qui viennent bombarder (… interruption).


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