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mercredi 27 juillet 2016

Vaincre la haine christianophobe, en France et en Syrie

Le mercredi 27 juillet 2016 - Assassiner un prêtre catholique dans son église, c'est frapper cruellement la France, la tétaniser par l'horreur du crime commis. Mais c'est aussi la frapper au plus profond, la blesser, à travers la communauté catholique, dans une de ses traditions spirituelles les plus anciennes. Avec l'ignoble attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, une France qui était déjà meurtrie le 14 juillet vient de subir de plein fouet la haine sectaire, antichrétienne, des émules de Daech.
 
Les chrétiens d'Orient en savent quelque chose : cette vindicte meurtrière ne fabrique pas ses ennemis au hasard. Au Moyen-Orient, les communautés religieuses minoritaires dressent un obstacle symbolique sur les pas du projet totalitaire mené sous l’emblème de la "charia" wahhabite. Le pseudo-califat de Mossoul y exige une sanglante épuration confessionnelle qui frappe les chrétiens, les yézidis, les chiites, mais aussi les Kurdes, dont le sunnisme d’inspiration soufie est également suspect à leurs yeux.
 
Si le djihadisme est (notamment) christianophobe, c'est parce que son idéologie sectaire de matrice saoudienne est circulaire : tous ceux qui, en raison de leur confession, sont naturellement enclins à la tiédeur envers l’entreprise purificatrice s’exposent à en faire les frais. Cette règle d'intolérance est valable partout, en France comme au Moyen-Orient. Elle est constitutive de l'entreprise d'asservissement dont Daech est l'avatar contemporain, et l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, après tant d'autres, est l'application de cette doctrine mortifère.
 
Si les informations communiquées par les enquêteurs sont exactes, l'un des auteurs de ce meurtre, connu des services de police, aurait été refoulé par la Turquie à la fin de l'année 2015 lors d'une tentative de pénétration en Syrie. Ce candidat au "djihad" n'ayant pu exercer sa violence meurtrière au pays de Cham, il l'a donc déchaînée en France. Frustré de sa dose d'hémoglobine sur le théâtre syrien, il s'est offert une compensation à domicile. Difficile, une fois de plus, de nier le rapport entre la terreur qui s'abat sur nos têtes et la politique moyen-orientale de nos dirigeants.

Avec cet aller-retour France-Turquie, le crime du 26 juillet fournit une illustration saisissante de l'effet boomerang entretenu par une politique française particulièrement perverse. Car les petites frappes du djihad ont été encouragées par le discours officiel à mener leur sanglante équipée en Syrie, et elles y sont parties par centaines, la fleur au fusil, pour tuer en masse les partisans de "Bachar-le-boucher", pour reprendre l'expression de Jean-Pierre Filiu, principal conseiller du président français et ministre officieux de cette propagande de guerre contre un Etat souverain.

Ces desperados de la terreur, les Syriens de toutes confessions en subissent les exactions depuis 2011, et notamment les chrétiens du quartier de Bab Touma, à Damas, où les obus de mortier en provenance de la zone rebelle font régulièrement leur lot de victimes, jusque dans l'enceinte du Lycée français "Charles-de-Gaulle" ! Mais les "rebelles" de "l'armée de l'islam" font partie de l'opposition prétendument "modérée" reconnue par nos dirigeants, et ils bénéficient du précieux soutien de l'Arabie saoudite, ce pays allié de la France où le culte chrétien est rigoureusement interdit.

Cela n'empêchera pas un exécutif français complètement schizophrène, totalement cynique, ou les deux à la fois, de condamner le crime christianophobe en France au moment où il le cautionne en Syrie en déroulant le tapis rouge devant des chefs "rebelles" couverts de sang. Manifestement, il s'avère incapable de répondre à la crise gravissime que traverse notre pays autrement que par la persévérance dans une double absurdité, politique et militaire.

En diabolisant l'Etat syrien, le gouvernement français contribue à prolonger la prolifération du nid de serpents puisqu'il affaiblit la principale force qui l'affronte courageusement sur le terrain. Simultanément, il se livre à des bombardements aériens militairement ineptes qui ont pour principal effet, en tuant des civils, d'alimenter la haine de la France. Pour faire échouer cette tentative de déstabilisation de la société française, ni les discours compassionnels ni les mouvements de menton mussoliniens ne suffiront. Ce qu'il faut, c'est changer radicalement de politique et s'allier avec ceux qui combattent le terrorisme au lieu de distribuer des médailles à ceux qui le financent.

Bruno Guigue - source

samedi 4 juin 2016

Catholiques de France : Du renoncement à l'engagement pour faire cesser la "Christianophobie".

Il n’est plus ignoré de quiconque que les actes de profanation en France à l’encontre de sanctuaires chrétiens vont croissant dans l’indifférence populaire et officielle. En vérité, qui ne dit mot consent…

Le Veilleur de Ninive condamne et fustige ces actes inadmissibles, irrespectueux, criminels et mortels à l’égard des lieux saints catholiques qui représentent bien plus que leur matérialité. Les auteurs de ces délits et ceux qui les soutiennent, ceux qui se taisent en connaissance de cause, n’auront jamais raison. Aucune violence n’aura jamais le "Droit" de son côté, face à la Divinité de Jésus-Christ et face aux sanctuaires sacrés qu’ont bâtis ses disciples, nos pères. Nous disons à nos adversaires : «Vos agissements sont peine perdue ; vos actions nous renforcent dans notre détermination ». Pensez que le peuple sous régime soviétique a pu se débarrasser de la chape athée et totalitaire.
Interrogeons-nous désormais sur la cause de tous ces sacrilèges. Sont-ils de la seule faute de voyous, de gens ignorants, malveillants, d'adversaires politiques, ou bien les chrétiens, les catholiques en particulier ont-ils leur part indirecte de responsabilité ? Tentons de l’étayer.

La part de responsabilité qu’auraient les catholiques pourrait se lire à travers les renoncements auxquels ils sont parvenus au cours des dernières décennies. Nous avons noté cinq abandons ; il y en a sûrement plus. Mais voici pourtant notre courte liste.

1° - renoncement à la morale chrétienne qui les aurait maintenu dans l'exigence en général, et dans celle de la pureté et de la vérité en particulier.

2° - renoncement au combat et aux choix de politiques motivés par un esprit chrétien. En effet, un engagement chrétien autonome, aurait annoncé plus de place à la liberté d'entreprendre, plus d’ efforts pour la réduction de taille de l'Etat-Pieuvre, plus d’actions en faveur de la multiplication des "corps intermédiaires", plus de respect à la morale politique et sociale fondée sur la garantie de besoins vitaux mieux contrôlés.
3° - renoncement à la langue liturgique du catholicisme romain, le latin, qui lui aurait conservé les clés de lecture, d'une église épanouie à Rome, de l'identité chrétienne élargie à l'Europe, du patrimoine séculaire à conserver, et d’une meilleure compréhension des messages communiqués par les siècles passés.
4° - renoncement à une liturgie solennelle et évocatrice du paradis, au profit de « célébrations » très simplifiées insistant sur notre humanité tiède et pauvre mais dont la pauvreté reflète plus la négligence que l’humilité.

5° - renoncement à l'éducation de leurs propres enfants désormais confiés à des inconnus : animateurs de télévision, enseignants sous idéologies, animatrices de crèches, camarades aux influences néfastes, médias menteurs, etc..., parmi-eux des païens, des matérialistes, des sectaires, des adeptes de croyances malveillantes.
 
Aujourd’hui, certains soulèvent la question de l’identité et de son « effacement » croissant. Mais qu’est-ce que la perte d'identité si ce ne sont les renoncements ? Certains crient que l'islam constitue un danger, d'autres l’annoncent comme la parousie. Il y a bien sûr un risque provenant d’une religion islamique qui deviendrait majoritaire en Europe, qui se fanatiserait et se radicaliserait par intermittence. Des pays ont bien connu cela, une alternance de trêves et de conflits. Mais la menace qui nous intéresse ici, la plus facile à traiter, proviendrait d’ailleurs ; elle est en nous, chrétiens et catholiques. 

Une partie du peuple français s’inquiète sur son avenir économique, mais plus important encore est son avenir identitaire qui lui donne confiance en ses capacités. C’est un fait que lorsqu'un peuple ne prend plus son destin en main, il devient une menace pour lui-même.
Pour rester sur ce thème, nous dirions que par ses renoncements, le peuple catholique français a mis la « lampe sous le boisseau » ; Il ne se reconnait plus…Il sait encore à peine ce que doit être un catholique. Dans ce monde d’uniformisation, l’espace qui le sépare des autres non-chrétiens s’est notablement réduit. Et à présent, il est soumis au chantage du racisme ou de classe dès qu’il développe une quelconque différence qui proviendrait de sa foi chrétienne. Dans les faits, comment se sont traduits ses renoncements ?

Les catholiques ont participé au développement de l'immoralité en faisant des concessions vitales aux partisans d’actions immorales ; ils se sont mis à divorcer comme les autres faisant oublier que la famille chrétienne ne tenait que par la grâce ; pris dans le jeu du relativisme, ils ont cédé aux discours idéologiques sur la contraception, l’avortement, les unions contre-nature, etc… Ils ont confondu dialogue avec l’autre, avec soumission à l’autre. Avec eux l’exigence morale s’est aussi affaiblie.  

Puis ils ont opté pour le confort à court-terme, renonçant au combat politique à long-terme. Ils ont baissé les bras, oubliant que les autres attendaient d’eux qu’ils soient le "sel de la terre" de France. Aujourd’hui, on peut s’interroger sur ce que les catholiques français apportent de particulier à leur pays. Certains pourraient nous rétorquer que la France serait dans un pire état sans les catholiques. Cette réplique contient sûrement du vrai, mais le danger étant aux portes, leur simple présence comme décor ne suffit plus, il est urgent qu'ils s'engagent pour orienter la  transformation du pays vers le message de l'Evangile en union avec la Sainte-Eglise. 

Dans la liturgie, ils ont préféré la langue vernaculaire d'accès immédiat, à un latin dont il suffisait d’apprendre de bons rudiments tout en s'aidant de traductions et missels, afin de permettre à l’église de rester ouverte sur l'univers. En ces temps de mondialisation, le latin, langue liturgique unique de l’Eglise d’Occident,  aurait trouvé sa place légitime. L'anglais comme langue de travail, le latin comme langue de prière. Grec, slaves et syriaques n'ont-ils pas conservé leur langue ancienne dans la liturgie ?
 
Tout en ayant lâché le latin, ils ont encouragé une liturgie humaine, si humaine que beaucoup se mirent à douter de la présence réelle de Dieu sur l'autel de la Consécration ; était-il juste de renoncer à une liturgie qui transportait les fidèles dans des « hauteurs presque célestes » où la présence réelle était sensible par la Foi ?

Enfin, ils ont fini par abdiquer sur le sens le plus précieux de leur vie terrestre, mettre au monde des enfants et les éduquer soi-même pour renouveler l’héritage reçu et conserver la foi ici-bas. Ils ont opté dans la majorité des cas, pour le mariage à l’essai quand ils ne sont pas demeurés dans l’essai de l’union ; les plus nombreux ont fait le choix de la contraception artificielle alors que la maîtrise naturelle fonctionnait très bien. Lorsqu’ils ont des enfants, ils ne les assument pas toujours pleinement préférant les confier à d’autres.

Le résultat est consternant. L’offensive laïque et athée ne se dissimule plus….La politique réductrice de l’homme à sa matérialité devient très agressive…mais le catholique a des ressorts insoupçonnés que lui donne l’Evangile révélé, le verbe de Dieu. Aussi les cinq renoncements que nous évoquions plus haut ne sont pas une fatalité. Le retournement est à portée de mains si les catholiques, armés du Credo, décidaient de substituer l’engagement au renoncement. A quoi pourrait-on alors s’attendre ?
1° - un recul des profanations.
2° - une France idéologique au ralenti.
3° - un Islam respectueux.
A présent Lecteur, penchez-vous sur la chronique qui a suscité notre réflexion. Prenez connaissance des dramatiques et inquiétantes informations sur les profanations de lieux sacrés en France. Ces éléments, nous les tenons d’un papier de M. Floris de Bonneville, journaliste et ancien directeur de rédaction de l’Agence Gamma, qui présente des données de 2015. 

Le Veilleur de Ninive

Quel beau pays brisé !!!  

104 églises profanées en 4 mois : et nos gouvernants parlent d’islamophobie ?
Du 1 janvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats. Une par jour.

Pauvres djihadistes français ! il faut les aider à vivre en France - Le minaret, oui. La Vierge Marie, non Le site www.gauchematuer.fr a relevé que, du 1er janvier au 15 février, 45 églises ont été visitées par des infidèles indélicats.

Une par jour. Cela va du tabernacle vandalisé à l’église incendiée, en passant par des tags démoniaques défigurant chœur et autel.

Le site propose « un panorama de cette christianophobie ordinaire ».

Mais il y a pire statistique encore. Sur un autre site spécialisé dans l’observation des actes de christianophobie, dirigé par Daniel Hamiche (www.christianophobie.fr), sont répertoriés l’ensemble des actes commis contre des églises, des lieux de culte, de dévotion, des écoles et des sites Internet chrétiens en France.
Et totalement ignorée du gouvernement et de ses complices les médias. Pendant les quatre premiers mois de l’année, ce sont 170 actes qui ont été relevés par cet observatoire, dont 104 concernent des églises ! Une interruption de messe aux cris de « Allahu Akbar », le caillassage de l’église de Lacanau, une sacristie incendiée, des tags anarchistes sur une église de Tours.

Car ces actes christianophobes ne sont pas toujours le fait des adorateurs d’Allah mais souvent, aussi, celui de jeunes satanistes ou de cette secte des antifas, les milices armées pour entretenir un certain désordre sur notre sol.

Alors islamistes radicaux, jeunes des cités désœuvrés, antifas : tous des déséquilibrés si l’on s’en réfère aux rapports de police ou aux juges.

Mais le gouvernement comme les médias n’ont qu’un mot au bout de leur plume : islamophobie ou "pas d'amalgame" La christianophobie, « connais pas »

Sur cette succession de faits gravissimes contre les signes de la catholicité et qui ne semble pas s’arrêter, peu de déclarations, aucune émotion.

Même le silence de M. Cazeneuve est intolérable, tant il est loquace dès qu’il s’agit d’une mosquée.

Le récent exemple de deux poids deux mesures est éloquent sur la mentalité de nos juges politisés à outrance : deux jeunes gens de Mâcon ont pris 30 mois de prison dont six mois ferme pour avoir tenté d’incendier une mosquée, alors que cette même justice relâchait un « jeune » qui avait lardé de 16 coups de couteau une prostituée car sa religion, a-t-il déclaré lors de son arrestation le mois dernier, ne tolère pas la location du corps.

Les églises de petites villes comme Le Teil en Ardèche, ou Orgelet dans le Jura, comme les abbatiales, telle celle de Saint-Pierre de Moissac, ou les calvaires et les cimetières ne sont pas épargnés par ces barbares qui défendent, les uns une laïcité outrancière, les autres certains versets d’un Coran peu tolérant. Une situation que les autorités laissent pourrir, sans doute au nom de la laïcité.   

Floris de Bonneville

jeudi 17 mars 2016

Syrie: Le général français Castres enterre le mythe des "rebelles modérés.

La vérité finit toujours par être dévoilée. Ce sont au départ de simples “signaux faibles” (comme le titre de cette série d’articles) et autres “bas bruits” qui deviennent peu à peu visibles jusqu’à irriguer entièrement le débat public et atteindre enfin le noyau dur des thèses officielles.

S’agissant des rebelles syriens, aimablement qualifiés depuis quelques années de “modérés”, nous en sommes encore au stade des “signaux faibles”, mais la situation évolue dans le bon sens. On ne peut que se réjouir du reportage “Un œil sur la Syrie” (dirigé par Anthony Forestier, présenté par Sarah Soulah et diffusé sur France 2 le 18 février) qui présente enfin un regard neuf sur le conflit syrien … cinq ans après son commencement.

Face aux inconséquences de la politique étrangère nationale et à leurs conséquences militaires opérationnelles difficiles à gérer au plan opérationnel, l’Establishment militaire lui-même ose parfois mettre le doigt sur certains faits embarrassants. Les faits sont têtus et à mille lieues de la moraline que distille notamment le Quai d’Orsay depuis trois ans.
Ainsi, le général Didier Castres, Sous-chef opérations de l’Etat-major des Armées, a-t-il été auditionné le 16 décembre 2015 par la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat.
Voici ce que l’officier français révèle au grand jour :
“Les forces combattantes de Daech sont estimées à un effectif de 30 000 en Syrie et en Irak, dont 40 % de combattants étrangers. Ils sont opposés à 140 000 Kurdes du nord de l’Irak, 7 000 Kurdes syriens et 130 000 membres des forces de sécurité irakiennes. En outre, il existe en Syrie une constellation de combattants très divers de l’ordre de 100 000 personnes, dont la France estime que 80 000 d’entre eux appartiennent soit à des groupes terroristes désignés comme tels par les Nations unies, soit à des groupes salafistes extrémistes.”
Démêlons ces quelques chiffres pour mesurer l’ampleur de l’écart entre les données du commandement militaire et les gesticulations de notre chancellerie:
Première information : la puissance de Daesh est largement surestimée dans nos médias. Avec seulement 30 000 hommes (d’autres sources parlent de 50 000) en Irak et en Syrie, l’Etat islamique n’est pas d’un poids considérable sur un plan militaire. Son expansion territoriale depuis trois ans montre ce que plusieurs observateurs syriens (dont l’archevêque d’Alep) ont déjà amèrement dénoncé : les Occidentaux ont beaucoup parlé, mais étrangement peu agi pour détruire cette hydre vert foncé.
Seconde information : si les membres de l’EI sont répartis de façon à peu près équilibrée entre l’Irak et la Syrie, on peut considérer qu’il y a entre 15 et 20 000 combattants de Daech présents principalement autour de Raqqa. C’est donc bien moins que les autres terroristes islamistes présents en Syrie, dont le général Castres nous dit qu’ils sont probablement autour de 80 000 dans les zones que nos médias et nos représentants politiques qualifient facilement de “rebelles”. On a donc un rapport de 1 à 4 entre les islamistes de l’Etat islamique et les “autres” (dont une écrasante majorité, autour du Front al-Nosra, sont affiliés officiellement ou officieusement à Al-Qaïda, berceau originel…de Daech). Les chancelleries occidentales, si elles tenaient compte des chiffres que leur fournit le renseignement notamment militaire, devraient en conséquence tenir des propos beaucoup plus proches de ceux tenus par Sergueï Lavrov ou … Bachar el-Assad lui-même.
Mais le déni de réalité est un pêché fort répandu et il reste plus facile d’accuser les journalistes de France 2 de reprendre la propagande du régime syrien que d’admettre un biais politique ou un déficit d’intelligence de situation (comme il fut d’ailleurs plus facile il y a quelques semaines d’accuser les journalistes de Canal + de reprendre la propagande du Kremlin dans leur reportage sur la révolution du Maïdan et la guerre civile ukrainienne dans le Donbass).

Troisième information : il reste donc à peu près 20 000 rebelles dits “modérés” d’après le renseignement militaire français. C’est peu … d’autant qu’ils combattent dans les mêmes zones que les 80 000 “terroristes”, dont ils sont de facto les alliés sur le terrain. Je vous invite sur ce point à lire l’article de “Bouger les Lignes” sur le “camaïeu des rebelles” qui retrace la mosaïque des coalitions en Syrie au sein desquelles toutes les phalanges rebelles, du vert pâle au très foncé, qui sont pour certaines rivales et pour beaucoup des avatars présentables des groupuscules les plus radicaux, combattent le plus souvent ensemble, notamment avec ou pour le compte du Front al-Nosra.

La veille de cette édifiante audition du Général Castres, le 15 décembre 2015, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian était lui-même auditionné devant cette même Commission du Sénat. Si l’on croise leurs deux déclarations, et compte tenu du fait que notre ministre ne pouvait ignorer ces informations du renseignement militaire, le grand écart devient inquiétant.

“En Syrie, les difficultés se concentrent à l’ouest, à la frontière avec la Turquie, où les armées loyalistes, soutenues par la Russie et les Pasdarans iraniens, grignotent les territoires contrôlés par les insurgés mais moins vite qu’ils ne l’espéraient. La présence russe est significative avec une quarantaine d’avions de chasse basés près de Lattaquié. La Russie engage également son aviation à long rayon d’action, pour les frappes menées contre Raqqa et Deir Eizzor par des bombardiers décollant de l’aérodrome de Mozdok au sud de la Géorgie ou encore elle effectue des tirs de missiles depuis le croiseur Moskva au large de Lattaquié. On note une inflexion de l’action militaire russe. Nous estimons ainsi que les frappes contre Daech représentent entre 20 et 30 % du total des frappes russes ces dernières semaines, contre 5 % auparavant (…) Concernant le soutien aux insurgés, l’action militaire américaine et française s’est renforcée, confortée depuis peu par les frappes britanniques.”
Première information : si l’on s’en tient aux estimations chiffrées du ministre Le Drian et qu’on les croise avec celles du général Castres, on en conclut que la Russie répartit ses frappes entre 20/30% sur les 15/20 000 combattants de l’Etat islamique et 70/80% pour les 100 000 “insurgés” (dont 80 000 sont des terroristes islamistes). Les frappes russes sont donc en parfaite cohérence avec les renseignements militaires français, ce qui n’est pas le cas en revanche des frappes … françaises.
Deuxième information : comment croiser en revanche la déclaration du ministre de la Défense sur le renforcement de l’aide aux “insurgés” et celle du général Castres sur les 80 000 terroristes parmi les 100 000 “rebelles” sans conclure à l’impossibilité manifeste d’un tel croisement … sauf à comprendre que la France et les pays occidentaux soutiennent directement ou indirectement le terrorisme islamiste.
Tandis qu’un très fragile et partiel cessez-le-feu semble se mettre en place, mais que les contours d’un règlement politique de la question syrienne paraissent encore dans les limbes, ces informations officielles présentées devant la représentation nationale nous font mesurer toute l’inconscience et l’aveuglement qui ont conduit depuis cinq ans l’Occident à s’ingérer au Levant. Ces éléments sont éloquents mais fort inquiétants. Comment ne pas s’interroger sur la fonction de “leurre” de l’Etat islamique ? Daech et ses modes d’actions terrifiants et spectaculaires ne sont-ils pas au moins partiellement le paravent horrifiant qui cristallise l’attention populaire, médiatique et politique, la détournant ainsi d’une entreprise bien plus grave de déstabilisation profonde de la région et du monde.
Daech fait oublier al-Qaïda qui agit en deuxième (et performant rideau), de manière rhizomique. Ses multiples avatars désormais labellisés “rebelles”, “insurgés”, ou “islamistes modérés” en sont par contraste, redevenus fréquentables et poursuivent leur démembrement méthodique de l’Etat.

Par Caroline GALACTEROS : Administratrice de l’ASAF (Association de soutien à l’Armée de France)

dimanche 10 janvier 2016

France : Incendies criminels dans deux Eglises....le même jour.....



L’église Saint-Louis à Fontainebleau et l’église de Veneux-les-Sablons ont été victimes d’incendies importants ce dimanche matin. A Fontainebleau, le sinistre est d’origine criminelle avec trois mises à feu en différents points de l’édifice. Il s’est déclaré vers 7 h 15. Immédiatement, les sapeurs-pompiers ont envoyé sur place deux fourgons pompe-tonne, une échelle, un véhicule de commandement et un véhicule de ventilation, soit dix-huit soldats du feu et un officier.

Eglise de Veneux-le-Sablons incendiée
L’incendie a touché la chapelle de Franchard où les flammes ont détruit l’autel du XVIIe siècle et la statue de Franchard du XIVe siècle. Un départ de feu a eu lieu également sur quelques fauteuils du chœur de l’église. Enfin, le sinistre a touché la chapelle Saint-Joseph, où plusieurs statues ont été renversées « ce qui laisse penser à des actes de profanation », confie le père José Antonini, curé du pôle missionnaire de Fontainebleau. Aucun blessé n’a été recensé.


Les messes du dimanche ont été annulées à Saint-Louis. Mais la grande galette des rois de la paroisse, qui réunit chaque année près de 600 personnes, est maintenue et se déroulera ce dimanche à 17 heures au théâtre municipal, que la mairie a accepté de prêter à la paroisse pour l’occasion.

A Veneux-les-Sablons, « l’incendie est d’origine accidentelle, dû à un chauffage déféctueux », annonce Jean-Luc Marx, le préfet de Seine-et-Marne. Mais les dégâts sont considérables : le feu a pris vers 10 h 20 et la charpente s’est en partie effondrée. Trente pompiers ont été mobilisés, dont des équipes spécialisées dans la protection des œuvres d’art et la protection de bâtiments afin d’éviter le risque d’effondrement du pignon de l’église.


Par précaution, le préfet a demandé ce dimanche matin à redéployer vers les lieux de culte les patrouilles de police, gendarmes et militaires.

Source : Marine Legrand et Sébastien Roselé (avec P.V.) | | MAJ :






dimanche 10 mai 2015

Recenser la population sur une base confessionnelle est-il répréhensible ?

Si nous interrogions la population musulmane de France au sujet de la moralité du recensement de la population française sur une base confessionnelle, il n'est absolument pas certain qu'elle trouverait l'action répréhensible. Bien au contraire, faire reposer les statistiques sur une telle base, revient à reconnaître à la communauté musulmane son existence propre et son appartenance à part entière à la nation française.
 
Que M. Robert Ménard, Maîre de Béziers en France, veuille mieux connaître l'appartenance confessionnelle de la population dans sa ville n'a en soi rien de raciste. A t-il proclamé que les adeptes des religions chrétiennes ou juives étaient supérieures à ceux de la religion musulmane ? Ce n'est bien évidemment pas le cas et sa démarche ne soulève aucune problématique "raciste". En revanche, si les lois de la république interdisent un tel recensement, il n'y a qu'à demander à la république de modifier ses lois car la société évoluant, la république doit s'y adapter ; elle ne peut rester figée. En cherchant à gommer les transformations confessionnelles en cours de la société française, la république se prive de la mesure du poids des confessions ; elle prend ainsi le risque, par ignorance, de susciter des tensions de plus en plus fortes pouvant devenir explosives car rien ne garantit que toutes les composantes de la société civile épouseront, au fil de leur évolution, la laïcité à la française.
 
En France, nous n'avons pas l'impression que le peuple ait participé à la décision de la politique publique qui a consisté à ouvrir les frontières de l’hexagone à une population musulmane à l'égard de laquelle les français ne sont pas hostiles bien naturellement, mais à laquelle une partie de la population française ne souhaite pas avoir un jour à obéir, si les lois que cette majorité musulmane ferait voter auraient un caractère confessionnel dominant. Rien ne dit qu'un islam dominant en France, maintiendra la laïcité.

Nous espérons que notre constat soit erroné, alors que nous affirmons qu’une partie de la population française n'a plus confiance dans la laïcité publique, car les temps actuels sont hostiles au christianisme qui souffre d’un réel mépris à son égard et d’un parti-pris injustifié en faveur de l'islamisation du pays ; les chrétiens doivent faire face à de véritables attaques contre les racines chrétiennes et greco-romaines de la France…Leur confiance dans les décisions de ces gouvernements qui passent ne serait-elle pas en voie d'amnuisement voire un jour d’extinction ? 

L’initiative du recensement prise par M. Robert Ménard, relève tout simplement de la politique publique en matière de population. Les données de ce recensement ont-elles été publiées ? Ont-elles été diffusées ? Ce n'est bien évidemment pas le cas ; de plus, aucune obligation de confidentialité n'a été violée lors de la procédure. 

Contrôler les entrées-sorties de populations est une mesure élémentaire en matière de politique....Comment les dirigeants peuvent-il mener une politique économique, sociale, éducative, de sécurité, etc..., s'ils n'ont pas une connaissance fine de la démographie, de la nature de la population et de ses mouvements ? 

Lorsque l'existence du recensement a été divulguée à Béziers, pourquoi les médias et les officiels ont immédiatement songé à un usage négatif des données confessionnelles ? N'est-il pas utile de savoir qui est musulman, dans une ville lorsque l'on sait que les musulmans ont des revendications propres et fréquentes ? Si la méthode statistique basée sur les prénoms est contestable, que le gouvernement donne les moyens d'une méthode plus rigoureuse.  

Revenons à l'Islam et aux musulmans qui ont plus à souffrir d'une laïcité païenne dont le but est d'éliminer toute existence propre des religions pour les fondre dans un ensemble laïc dont l'esprit sera, au final, contraire à celui de la religion de Mohammed. Cette volonté de laïciser à outrance est même contraire à l'appui que la France fournit à l'Islam Sunnite, religion politique et théocratique plus que ne l’est l'Islam chiite qu'elle combat au Proche-Orient. 

Le problème est que les gouvernements français successifs ne se sont jamais adressés à la population française pour lui dire que le but de leur politique était d'accroître la population musulmane dans le pays pour affaiblir le poids du christianisme et ainsi créer une mixité confessionnelle déracinée. Les français chrétiens perdant leur identité face à un système de référence contraire à ses convictions et plus favorable à l’Islam, tandis que la population musulmane importée ne connaîtrait plus ses racines étant loin de la terre de ses ancêtres qui l’a vu naître.  

Une population déracinée est le modèle idéal, facile à soumettre, pour imposer la mondialisation et finalement un gouvernement unique, portant en lui les germes d'une dictature à venir. Sous prétexte de promettre l'Eden européen, on prépare un pouvoir mondial unique et inamovible.  

A présent, après avoir pris la parole, cédons-là à M. Arnaud Floch, directeur délégué de la rédaction du magazine « valeurs actuelles ». Il nous donne son avis sur l'initiative de Robert Ménard.
 

Le Veilleur de Ninive

lundi 19 janvier 2015

La "totale" liberté d'expression est-elle possible ?

Avec un peu de recul par rapport aux deux attentats survenus, à Paris, le 7 janvier 2015, nous nous sommes interrogés sur la mesure de la liberté d’expression en nous appuyant sur le simple bon sens en se posant de simples questions.  

Lorsque le Président Hollande s'adresse à ses interlocuteurs, dit-il tout ce qu'il souhaiterait exprimer ? N'impose-t-il aucun filtre au contenu de ses discours ? Lorsque ce même Président, ou son Premier-Ministre, s'adressent à la Nation, communiquent-t-ils au peuple tout ce que bon leur semble, ou bien revoient-ils leurs copies avant de prendre la parole, pour ne commettre ni erreurs, ni impairs ?

Lorsque vous lecteur, vous vous adressez à des interlocuteurs, parlez-vous en toute liberté ou bien veillez-vous à vos affirmations ? Lors de vos entretiens avec des interlocuteurs non familiers, prenez-vous la liberté de tout leur assainer ? Au sein même de vos familles, parlez-vous de façon inconsidérée à vos proches ou bien restez-vous prudent à l'égard de vos paroles, pour ne pas blesser ou offenser ?

Pourquoi le journal Charlie-Hebdo aurait-il été dispensé de cette prudence et auto-censure, que chacun d'entre-nous s'impose naturellement en certaine circonstances ? Ce n’est pas que le journal ait commis une simple « erreur de communication » à l’occasion d’un tirage. Durant des années, il s'est acharné sur certaines croyances, négligeant d’ailleurs, d’en pourfendre d’autres….  

La leçon de cette malheureuse expérience de Charlie-Hebdo est que la « totale » liberté d'expression n'a jamais existé, qu'elle n'existe toujours pas et qu'elle n'existera jamais. Que personne ne s'illusionne.

A cet égard, lorsque le Veilleur de Ninive écrit, il s'impose le respect de toutes les personnes , même des plus inhumaines qu’il dénonce….S'imposer le respect ne serait-ce que sur la forme, c’est conserver sa propre humanité et donner à l’autre, qu’on critique, dénonce ou pourfend, une chance de retour à l’humanité. Toute autre approche est destructrice et génératrice de haine. 

Le Veilleur de Ninive

samedi 10 janvier 2015

Paris, 7 janvier 2015 : Que de questions ?

Dans le feu de l'actualité, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sérieuses des attentats * de la brève semaine qui a démarré le mercredi 7 janvier 2015 à Paris. 

Pour garder l'esprit actif et la pensée alerte, contentons-nous de soumettre à votre appréciation une série de questions en espérant que toutes soient possibles et qu'il n'en y ait aucune qui soit illégitime et non-autorisée. 

Nous voici donc : "Interrogations toutes". La démarche devrait nous aider à voir clair dans cet imbroglio où se mêlent tragique, violence, manipulation, injustice et fragilité humaine.  

La question préliminaire et de base ne serait-elle pas de s’interroger de la façon suivante : Comment se fait-il que ces trois hommes,  les frères Kouachi et  Amedy Koulibaly, ont-ils pu commettre des attentats aussi meurtriers en usant, avec une telle facilité, d'armes de guerre ? Comment ces armes ont-elles pu passer entre leurs mains ? Les ont-ils seulement achetées ou volées, à l'image des véhicules subtilisés pour leurs équipées ? Disposent-ils d'appuis d'Etats ou de Groupes importants les soutenant financièrement et leur assurant la logistique ? Au final, ces trois hommes, ont-ils été instrumentalisés par des Etats ou des Organisations secrètes et d'envergure ?
 
A présent, arrêtons-nous un peu sur les concepts utilisés en se demandant pourquoi le gouvernement français s'obstine-t-il à refuser l'usage du terme "fondamentalisme islamique" et conserve-t-il celui de terrorisme ? Craint-il d'accroître ou d'exacerber une hostilité à l'Islam ? Signifie-t-il par son refus que pour lui, gouvernement, il n'existe pas et ne peut exister de fondamentalisme islamique ? Imaginons que d'ici deux ou trois ans, l'Armée Islamique d'Irak et du Levant (داعش - Da'ech) conquière toute la Syrie, l'Irak, l'Arabie-Saoudite, les Emirats et le Yémen, le gouvernement français continuera-t-il à affirmer qu'il n'y a pas de fondamentalisme islamique ? Les membres du gouvernement réalisent-ils qu'en niant l'existence d'un islam radical, il provoque les adeptes du Prophète qui rêvent de cet islam-là, d'un "islam pur", des origines, un islam de la période de la Jâhiliye ? Cet Islam des premiers temps du prophète existe pourtant bien. La modernisation accélérée des sociétés islamiques qui se sont engagées à la technologie et à la transformation du mode de vie, aurait réveillé chez des musulmans, la nostalgie de cette période du VIIe siècle où l'islam prenait naissance dans un environnement idolâtre et païen, qu'il fallait combattre.

Dans la même lignée, pourquoi assistons-nous subitement à un prise d'otages qui touche les juifs dans une épicerie cachère de Vincennes, alors que l’Etat juif n'a guère été inquiété par la poussée de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant (داعش - Da'ech) en Syrie et en Irak. Quelle lecture peut-on faire de cette prise d'otages dans un commerce juif de Paris ? L’auteur de la prise d’otage, ses parrains éventuels, cherchaient-ils à inquiéter les juifs de France pour les pousser à quitter le pays en direction de l'Etat hébreu ?
Quels objectifs à l’attentat contre Charlie-Hebdo ? Peut-on sincèrement croire que le motif des deux frères Kouachi qui ont décimé le personnel de l'hebdomadaire Charlie, n'était que la revanche sur les caricatures ? Un autre impact n'était-il pas recherché tel que, par exemple, la radicalisation des esprits en vue d'un conflit civil futur ?

Sur un plan plus moral, pourquoi le gouvernement français et sa population acceptent-t-ils le fait que la dérision soit portée, par un journal satirique, sur les religions chrétiennes et musulmanes et très peu sinon guère sur les autres ** et alors que la population française est de plus en plus muselée dans sa critique de situations diverses, par des lois presque liberticides, sur des sujets touchant aux différentes...phobies***, telle que l'homophobie, mais encore l'avortement, le contrôle des naissances, les déséquilibres hommes-femmes, etc....

Au plan politique, que signifie cet amalgame entre Union nationale et Union républicaine qui fait débat depuis deux jours ? Les deux partis politiques, qui dominaient jusqu'à peu, chercheraient-ils à tirer un quelconque profit de la situation en "excluant" le Font National ? On invoque une « raison républicaine », sorte de « raison morale » à la "mise à l'écart" du FN...mais rien ne nous dit que, derrière la marche populaire de dimanche, les partis dominants ne veulent pas être les seuls à récupérer un « mérite républicain » ou « mérite moral ». Est-on sûr qu'une manifestation commune, PS, FN, UMP, aurait des effets plus désastreux qu'une mise à l'écart du FN ? Le gouvernement est-il bien conscient que son refus d'associer l'ensemble des partis politiques risque fort d'aboutir à une fragilisation des Institutions ? Que veulent dire ces Institutions où les partis participants et représentatifs sont choisis à la carte ? En outre, le gouvernement souhaite-t-il vraiment substituer un bras de fer avec un parti politique français représenté au Parlement, à la tension avec des groupes qu’il qualifie de terroristes ?
 
Au plan de la morale politique et alors que se déroulait dans la Capitale deux prises d'otages, à la suite de l'attentat contre le personnel de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, comment se fait-il qu'aucun membre du gouvernement français n'ait encore démissionné ? Pourquoi en d'autres temps, pour moins que cela, des ministres jetaient l'éponge ? Pourquoi le départ d'un des ministres n'a-t-il pas encore été évoqué ?

Notre système de pensée et de fonctionnement, nous permet-il vraiment de comprendre ces groupuscules se réclamant d'un islam puriste, afin de mieux leur faire face et de les détourner de leur méfaits ou si nécessaires de les détruire lorsque la menace est imminente ? Le gouvernement français est-il conscient que les extrémistes qui préparent des attentats, sont totalement hors de notre "système" ? L'anticipation, la réplique et les réactions à des faits de guerre, avec des armes de guerre, tels que ce que nous venons de vivre, ne devraient-elles pas se concevoir hors du cadre systémique français, mais par des services spécialisés à compétences multi-ethniques, multi-confessionnelles et multi-culturelles, car ce pays, aussi riche que soit son histoire, aussi haute que soit l'idée que les français ont de leur pays, face au terrorisme, la France n'est qu'un géant au piedt d'argile.   

Le Veilleur de Ninive

* Charlie-Hebdo, Fusillade de Montrouge, Superette Cachère.
* * Pourtant, il existe des adeptes d'autres religions sur le territoire français.
* Nous croyions que la phobie ne pouvait être raisonnée puisqu'elle relevait du domaine médical de la névrose.

jeudi 8 janvier 2015

Charlie-Hebdo : La fin ne justifie pas les moyens.

Sans tambours ni trompettes disons simplement notre peine en apprenant l'attentat du 7 janvier 2015 commis, à Paris, dans les bureaux du journal Charlie-Hebdo. Nous regrettons les morts et compatissons avec les familles.
 
Le choc passant, nous avons tendance à nous tourner vers les "vivants" qui nous dirigent. Ces derniers avaient affecté un garde pour protéger les bureaux du journal, l'intention était bonne mais l'effectif s'est avéré insuffisant. 
 
Par l'évènement produit, nous avons appris que les journalistes avait une protection ; nous en comprenons à present les raisons, mais il ne faut pas oublier que dans leurs écrits, les caricaturistes tournaient en dérision et au passage disaient du mal des croyants qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Ils le faisaient en toute impunité, moyennant des condamnations occasionnelles se limitant à quelques menues amendes.
 
Essayons à présent d'imaginer la situation s'il venait à se créer, à Paris, un journal satirique qui ironiserait sur les homo, les juifs, les francs-maçons, les noirs, etc...Qu'en serait-t-il ? Il n'y a qu'à se souvenir du sort reserve à l'humouriste Dieudonné et de sa quenelle...Aujourd'hui, c'est tout de même étonnant de découvrir que Charlie-Hebdo était protégé en dépit de sa ligne éditoriale, alors qu'il serait, impossible à qui veut, de créer, par les temps qui courrent, le périodique que nous imaginions.
 
Certes, rien ne justifie le crime bien naturellement. La nature de cet acte destructeur n'est même pas discutable et nous souhaitons que les auteurs soient jugés et condamnés de façon exemplaire avec dénonciation de "l'idéologie" qui les a motivés à commettre cette tuerie. Nous ne croyons aucunement à l'instar des dirigeants français que ces hommes terrorisent pour terroriser. Ce n'est pas en soi une cause qui incite à donner sa vie...Ils ont très certainement des objectifs à atteindre.
 
L'événement est pour nous, cependant, l'occasion d'un petit rappel sur le fait qu'il est possible de tuer par les armes, par des paroles et par des écrits, même si le préjudice n'est pas le même. Bien évidemment, tuer, par l'un de ces trois moyens, est toujours condamnable et cela quelque soit la cible. Dans la réalité, la peine des tribunaux se veut proportionnelle au préjudice. Les "crimes rédactionnels" de l'hebdomadaire "Charlie" étaient-ils vraiment condamnés à la mesure du préjudice causé ?

Pour une religion prosélyte telle que l'islam, le préjudice engendé par les titres de Charlie-Hebdo exhibés dans les kiosques français, pouvait se révéler considérable. Le Christianisme prosélyte est dans une position similaire, mais pour les Chrétiens, la fin ne justifie pas les moyens comme cela peut être le cas dans une certaine interprétation de l'Islam, celle qui correspond à la période de la  جاهِليّة jâhilîya.
 
Curieux donc, ce retour fréquent des carricaturistes de Charlie-Hebdo sur le terrain du religieux alors qu'ils critiquaient souvent  la matière.  Est-on en droit de se demander quels objectifs étaient poursuivis par la rédaction du media ?
 
1° - Eloigner les fidèles de la religion ? Mais les lecteurs de Charlie-Hebdo étaient, pour l'essentiel, loin du domaine religieux.
2° - Provoquer ?  Mais quel est le but d'une provocation si ce n'est de susciter un conflit ?
 
Aujourd'hui, face à cet attentat qui prétend appliquer la loi du talion, mais dont nous pourrions finir par penser qu'il s'agit, en réalité, d'une tentative de déstabilisation de la société française, Musulmans et Chrétiens ne peuvent que rester unis dans ce combat que leur mènent des forces occultes et l'athéisme, dont ils sont la cible.
 
Islam et Christianisme doivent tous deux prendre garde à ne pas tromber dans la provocation. Même si une presse idéologique et athée prend plaisir à les faire sortir de leurs gonds, ces derniers doivent affronter ensemble la profanation et le sacrilège, en ne répliquant aux flèches verbales et rédactionnelles qu'en se rappelant constamment la règle essentielle devenue leur : "la fin ne justifie pas les moyens" et cela même si les medias français refusent de s'imposer la discipline du respect du sacré....Sans cette devise, en quoi les religions seraient-elles supérieures aux idéologies ?
 
Le Veilleur de Ninive.

jeudi 13 février 2014

Lettre ouverte à tous ceux qui, en France, combattent le Christianisme et la pensée chrétienne.

Exceptionnellement, nous choisissons de publier cette lettre ouverte qui donne un regard critiqe, fondé sur la révélation de la situation telle qu'elle apparait actuellement en France.

Ici il n'est pas question de Syrie, d'Irak ou du Liban mais de la France où se vivent des bouleversements sociétaires très importants qui ne sont pas sans conséquences sur la politique française au Proche-Orient. Le message est à écouter jusqu'au bout.


mercredi 22 janvier 2014

France-Vatican : Les deux François et la Chrétienté d'Orient.

Conversion forcée au wahhabisme de 18 villages druzes de Syrie.

Paris - Ainsi donc, le sort des minorités chrétiennes d’Orient, figurera à l’ordre du jour des entretiens du Vatican, le 29 Janvier 2013. Beaucoup piaffent d’impatience à l’idée de connaître la teneur de ce tête à tête entre les deux François. Notamment l’argumentaire que le président français a pu développer devant le souverain pontife sur ce sujet, alors qu’il passe pour être le meilleur allié de l’Arabie saoudite, c’est à dire du principal financier du djihadisme xénophobe à l’échelle planétaire.

De cet entretien de «chef d’état à chef d’état», de François Hollande avec le Pape François, gageons que la dialectique ne sera d’aucun secours au néo social-démocrate libéral face au berger du «bout du Monde», rompu aux circonvolutions cérébrales de la casuistique. François formaté HEC ne pourra déployer la moindre parade devant le jésuite qui jouera cash sur son terrain. Hic et Nunc, ici et maintenant, tant est accablant le bilan.
Comment en effet expliquer l’alliance de la France avec les forces les plus rétrogrades et les plus répressifs du Monde arabe, sous couvert de combat pour la démocratie, son prédécesseur gaulliste avec le Qatar, le parrain des destructeurs des sites islamiques de Tombouctou, et le successeur socialiste, avec le Royaume wahhabite.
 
Une alliance avec  le parrain des preneurs d’otages des prélats de Syrie, des destructeurs des sites religieux, notamment de Maaloula, dans la banlieue de Damas, l’un des plus anciens sites antiques de l’humanité, dont les habitants parlent l’araméen, la langue du Christ, dont les religieuses sont retenues en captivité. En guise bouclier humain ?
 
Une alliance avec le maitre de l’intolérance et de la xénophobie, celui dont l’un des dignitaires religieux a décrété la destruction des églises de la péninsule arabique, prioritairement aux nombreuses bases militaires occidentales qui paralysent la souveraineté de ces émirats mirages, ne se doutant nullement des inconséquences  de ses propos qui pourraient entrainer, en représailles, une réplique de la xénophobie européenne sur les quatre mille mosquées qu’abrite la rive nord de la Méditerranée.
 
Le parrain des artisans des conversions forcées au wahhabisme des musulmans eux-mêmes, les habitants d’une vingtaine de village druzes de Syrie, la religion du camarade  du président français au sein de l’Internationale socialiste, Walid Joumblatt, chef druze du parti socialiste progressiste libanais, dont la reddition religieuse de ses coreligionnaires au wahhâbisme a retenti comme cinglant camouflet, conduisant la girouette de la vie politique libanaise à se river à nouveau au Hezbollah «perinde ac cadaver».
 
Sur la  conversion forcée des Druzes de Syrie  au wahhabisme.  http://www.al-akhbar.com/node/197684

L’argumentaire pour expliquer son alliance avec la Turquie contre la Syrie, c’est-à-dire l’alliance avec l’artisan du premier état génocidaire du XX me siècle, contre la Syrie, qui abrite le mémorial du génocide arménien à Deir Ez-Zor. Contre la Syrie, le siège des patriarcats d’orient depuis la chute de Constantinople. Contre la Syrie, que la France a amputé du district d’Alexandrette, cédée à la Turquie en guise de bonus à son génocide. Pour aller plus loin sur ce sujet,

Dans ce «Grand oral», son journal de référence ne lui sera d’aucun secours. Sans doute obnubilé par le regard de «l’œil borgne sur la Syrie», le journal le Monde, amplificateur des thèses gouvernementales durant la campagne de Syrie, a mis trois ans pour percuter une vérité de base. Dans un gros dossier consacré au bilan des soulèvements arabes, dans son édition en date du 14 janvier, publié à l’occasion du 3me anniversaire de la chute de Ben Ali, le référent dresse ce constat en forme de désaveu de son blogueur attitré et des islamophilistes français «Le Grand jeu de Ryad pour étouffer les printemps arabes».
http://www.lemonde.fr/libye/article/2014/01/13/le-grand-jeu-de-riyad-pour-etouffer-les-printemps-arabes_4346993_1496980.html

Sur le rôle des islamophilistes français dans la défaite de la pensée stratégique française,
http://www.renenaba.com/les-islamophilistes-tontons-flingueurs-de-la-bureaucratie-francaise/

Point n’était besoin d’être grand clerc pour deviner la fin en ce que «L’Arabie saoudite, un Royaume des ténèbres», était une affirmation soutenue cinq mois avant que François Hollande, et son Monde, ne retrouvent leur chemin de Damas.

Chrétiens de Syrie et d’ailleurs doivent se pénétrer d’une réalité première à savoir que l’Occident, particulièrement la France, protectrice des chrétiens d’Orient, a été leur fossoyeur. Le génocide arménien a été récompensé par le bonus du District d’Alexandrette amputé à la Syrie pour être offert à la Turquie, l’ennemi de la France durant la 1 ère guerre mondiale. La création d’Israël a entrainé l’exode des chrétiens palestiniens, l’agression anti nassérienne de Suez, en 1956, l’exode des chrétiens d’Egypte, l’invasion américaine de l’Irak, l’exode des chrétiens d’Irak; et la bataille de Syrie, l’exode des chrétiens de Syrie, alors que la guerre civile libanaise a provoqué un exode massif des chrétiens libanais, dans une tentative occidentale de fixer sur place les Palestiniens et de faire du Liban leur patrie de rechange.
 
Que la «Coordination des Chrétiens d’Orient», l’instance chargée de sensibiliser l’opinion française sur les dangers de l’extrémisme néo islamiste, soit présidée par le franco libanais Patrick Karam, un sarkozyste pur sucre, le talent scout du «premier président de sang mêlé de France», le déclencheur pour des raisons électoralistes de la guerre de Syrie, relève de l’aberration mentale.
En Orient, la France marche sur sa tête et réfléchit comme un pied. Après Nicolas Sarkozy, en accompagnement de sa future belle-mère et François Hollande, en déshérence du fait de Closer, faisons néanmoins le serment que le prochain président français en visite d‘état au Vatican se rende, non en scooter, ni avec son cortège de gaudriole, mais en situation de transparence matrimoniale. Clean. Non en état de chasteté, mais de clarté. De sobriété. Pour l’honneur de la France.

lundi 6 janvier 2014

La France a t-elle perdu la bataille du changement par la culture en Syrie ?

Syrie, Désormais le russe va concurrencer le français dans les écoles.
 
AFP - 6 Janvier 2013 - Le russe va désormais concurrencer le français dans les classes secondaires en Syrie, a annoncé le ministère de l'Education, alors que Damas est soutenu par Moscou dans sa guerre contre les rebelles qui, eux, sont appuyés par Paris.

Sur son site, le ministère de l'Éducation annonce avoir pris la décision d'offrir le choix entre le français et le russe comme seconde langue aux élèves de 5e, alors que seul le français était offert en option jusqu'ici.

L'anglais est également enseigné, dès la classe de 11e, aux élèves âgés de 6 ans.

Le ministre de l'Éducation, Hazwane al-Wazz, indique qu'à "la prochaine année scolaire, le ministère aura terminé tous les préparatifs pour enseigner la langue russe dans ses établissements, de la mise au point du programme à la formation des enseignants".

La Syrie a été sous mandat français entre les deux guerres mondiales, et s'il existe encore une école française à Damas, le nombre de Syriens francophones est estimé à 5.000.

Selon un article du New York times en juillet 2012, près de 20.000 femmes russes ont épousé des Syriens depuis les années 60, en majorité des militaires ou des officiels venus faire leur formation en ex-Union soviétique.
 

mardi 19 novembre 2013

"Chrétiens du Proche-Orient, nous sommes vos amis et nous le serons toujours".

A son arrivée en Israël, M. François Hollande déclarait à l'adresse des Israéliens : "Je suis votre ami et je le serai toujours". Les Français auraient sûrement apprécié une telle déclaration dans leur direction, mais ont-ils encore une bonne idée d'eux-mêmes, pour demander à leur Président un telle expression de sentiments ? Nous sommes tentés de dire, qu'en France, il semble mieux valoir être Israélien que Français.

Cette phrase, le Président Hollande ne l'a pas, non plus, prononcé à l'égard des minorités Chrétiennes du Proche-Orient qui sont souvent francophones et traditionnellement alliées de la France, dont de nombreux citoyens français, aujourd'hui, sont originaires. 

En France les minorités sexuelles auraient, semble-t-il, plus d'importance que les minorités religieuses du Proche-Orient en grand danger de disparition ? 

Curieuse politique, si l'on compare l'idéal des minorités sexuelles qui est focalisée sur le plaisir et le caprice, à celui des minorités du Proche-Orient qui se retrouve dans un idéal de coexistence islamo-chrétienne, de démocratie au coeur d'un monde arabe tenté par les dictatures, de non-violence dont les chrétiens, ont fait heureusement le choix, à la suite de l'échec de la résistance chrétienne au Liban.

Pour nous, Veilleur de Ninive et porte-parole des silencieux qui ne s'accommodent pas de l'extermination ou du départ des chrétiens du Proche-Orient, ce ne peut être ainsi. Ensemble, veilleurs et silencieux, nous clamons et proclamons à nos frères chrétiens de Syrie, d'Irak, du Liban, de Jordanie, d'Egypte et de Terre-Sainte, d'Arabie et des Emirats-Arabes-Unis.

Nous sommes vos amis et nous le serons toujours.

يا اخوة بالمسيح المقيمين في الشرق الاوسط، نحن اصدقاءكم، سنكون معكم داءما

Nous le serons en dépit de toutes les trahisons, de toutes les lâchetés, de toutes les indifférences, de toutes les arrogances que vous ont laissées, en héritage, ceux qui vous ont tourné le dos.

vendredi 1 novembre 2013

Syrie-Iran-Arabie. Nouvel ordre mondial.

Alain CORVEZ est Saint-Cyrien et colonel d'infanterie en retraite. il est un ancien conseiller du général commandant la Force des Nations unies déployée au Sud-Liban, ancien conseiller en relations internationales au ministère des Affaires étrangères et actuellement conseiller en stratégie internationale.

Les informations en provenance de mes contacts en Syrie et au Liban confirment mes analyses de géopolitique : le monde bascule dans un nouvel ordre, les pôles de puissance changent entraînant de nouveaux rapports de forces qui s’exercent sur de nouveaux points d’appui.

Le « pivotement » américain vers l’Asie, s’il est exagéré par certains n’en est pas moins réel. Il implique l’apaisement des tensions au Proche et Moyen-Orient en réglant les crises syrienne et iranienne et en mettant un terme aux affrontements chiites-sunnites instrumentés à des fins stratégiques.

L’Iran retrouvera prochainement sa place géostratégique essentielle dans la région, avec la « modération » dans les relations internationales prônée par le Président Rohani dans son discours aux Nations Unies fin septembre. Plusieurs pays l’ont compris qui cherchent à se rapprocher de Téhéran, comme la Turquie et même le Qatar et l’Arabie.

L’islam politique vit son chant du cygne : ce sont des musulmans sincères qui ont renversé Morsi en Egypte le 30 juin dernier. Les Frères Musulmans, organisation longtemps souterraine dans les états arabes, qui a remporté  toutes les élections car elle était la seule structurée depuis longtemps et a disposé de puissants moyens financiers des pays du Golfe, est l’expression politique de cette idéologie qui proposait de gouverner au nom de la charia. Ils ont prouvé leur incompétence et leur incapacité à répondre aux aspirations des peuples et à gérer des états modernes : la Tunisie les rejette, de même que l’Egypte et le chaos libyen finira par en faire de même. Les musulmans veulent vivre selon leur foi mais entendent être en harmonie avec le « village mondial ». (Expression de René Girard).

Dans les bouleversements politiques et sociaux du monde arabe, les chrétiens qui étaient présents sur ces terres six siècles avant l’islam, ont un rôle essentiel à jouer pour la cohésion sociale des populations et seront un facteur important des réconciliations nationales partout où des drames ont eu lieu. Les rapprochements entre Patriarches orientaux et Imams dans les pays en crise montrent que les appels du Pape François à l’union des fidèles chrétiens et musulmans répondent à un besoin vital et sont entendus par les populations comme par les dirigeants. Par leurs positions en dehors des rivalités internes aux musulmans, mais profondément patriotes et ancrés dans la vie des pays arabes, ils sont un catalyseur d’harmonie entre les différentes ethnies et confessions de ces pays souvent très composites, notamment la Syrie.

Les islamistes takfiristes restent nombreux, encore soutenus par l’Arabie Séoudite pour les détourner de menacer le royaume des Séoud désormais menacé dans son existence même. Ce sera la tâche la plus ardue d’en finir avec eux après la solution négociée de la crise syrienne. Avec le revirement du Qatar qui cherche à se rapprocher de la Syrie de Bachar el Assad, on assiste à l’isolement des positions saoudiennes et israéliennes. Les deux pays ont d’ailleurs compris qu’ils n’étaient plus les alliés indéfectibles des Etats-Unis qui attendent d’eux des changements de position.

La destruction du stock d’armes chimiques syriennes, constitué pour répondre aux armes de destructions massives israéliennes, notamment nucléaires, biologiques et chimiques, met Tel Aviv en position délicate face aux initiatives pour un PO débarrassé de ces menaces.

L’Arabie est menacée par des dissensions internes à la famille régnante et des irrédentismes qui déboucheraient en une partition possible en trois parties, le nord avec la Jordanie et les Palestiniens, le centre avec le sud du Yémen de l’Hadramaout à la mer, et l’est chiite et pétrolier.

Le terrorisme islamiste international pourra être éradiqué quand il aura perdu ses commanditaires et soutiens, d’autant plus qu’il représente aux yeux des musulmans sincères un véritable blasphème de l’interprétation du Coran. Simultanément au changement de stratégie américaine dans la région, l’Arabie Saoudite va devoir mettre un terme à sa croisade sunnite contre un axe chiite centré sur l’Iran et appuyé sur l’Iraq, la Syrie et le Liban. Il semble d’ailleurs que la brouille avec les Etats-Unis sur la question syrienne amène la monarchie à revoir ses fondamentaux, comme en attestent des visites récentes en Iran. Son refus d’occuper le siège où elle avait été élue à l’AG de l’ONU est à la fois un signe de son irritation et de sa prise de conscience des nouveaux rapports de force dans la région.

En réalité les Etats-Unis ne font qu’accompagner l’évolution du monde comme Chuck Hagel l’avait annoncé avant même sa prise de fonction de Secrétaire d’état à la Défense (voir PJ).

L’Occident dirigé par l’Amérique a fait croire, grâce à un énorme budget de communication, qu’il représentait le bien et la justice et qu’il avait le soutien de la majorité des peuples pour ses aventures guerrières. Mais lors des menaces de frappes occidentales contre la Syrie fin août-début septembre derniers, qu’en réalité Obama n’avait proférées que pour lâcher du lest aux groupes de pression américains, alors qu’il y était hostile au fond de lui en raison des conséquences catastrophiques qu’elles auraient entraînées, et que son Etat-Major connaissait, cette coalition guerrière « occidentale » ne représentait que 800 millions d’habitants, non consultés d’ailleurs sauf les Britanniques qui s’y étaient opposés, contre les quelques 6 milliards du reste du monde soutenant la Russie et la Chine. On sait les artifices qu’il a utilisés pour retarder la décision et ensuite s’engouffrer dans la proposition russe de destruction du stock d’armes chimiques de la Syrie. Simultanément, cette proposition acceptée avec soulagement entérinait la reconnaissance de Bachar el Assad comme Président d’une Syrie chargée de la faire appliquer jusqu’à son terme.

La réunion de la conférence de Genève II pour régler la crise est désormais inéluctable, quelles que soient les manœuvres de ceux qui y sont hostiles comme l’Arabie, et le plus intelligent est de s’en accommoder.

Les organisations rebelles civiles qui s’y opposent ne représentent que quelques poignées de Syriens déracinés et les militaires, comme les brigades Liwad al Tawhidi, Ahrar al Cham, Souqour al Cham sont des organisations terroristes composées majoritairement d’étrangers qui combattent pour un état islamique mondial et n’ont aucune identité syrienne. Les forces de l’Armée Syrienne Libre sont devenues insignifiantes ou ont fait allégeance aux djihadistes, quand elles n’ont pas déposé les armes ou rejoint les forces régulières syriennes.

Quant aux Kurdes, l’Armée syrienne leur a donné la responsabilité de tenir leurs régions et ils s’en acquittent au prix de pertes sévères contre les djihadistes mais ils prennent le dessus de plus en plus.

Simultanément le dossier iranien sera également bouclé, peut-être même avant le syrien qui demande du temps pour régler le sort des takfiristes fanatiques qui sévissent sur le terrain. La reconstruction de la Syrie demandera du temps et beaucoup d’argent, de nombreuses infrastructures ayant été détruites. Mais il n’y a pas de solution sans Bachar et les Américains le savent, même si John Kerry est obligé, lui aussi, de lâcher du lest par des déclarations hostiles ou ambiguës.

Le Liban multiconfessionnel, fragilisé par son voisinage de la Syrie d’où il reçoit plus d’un million de réfugiés de toutes confessions n’a toujours pas de gouvernement pérenne du fait des désaccords attisés par les appuis étrangers des parties prenantes. Cependant les structures étatiques comme l’Armée et la police restent cohérentes et accomplissent leur tâche malgré les difficultés. L’alliance, sans doute majoritaire dans le pays, entre les chrétiens du CPL du général Aoun, le Hezbollah composé principalement de chiites mais pas exclusivement, et le parti Amal de Nabih Berri reste la force politique dominante qui a soutenu le régime en place à Damas. Habitués des discussions de diwan pour trouver des compromis, les dirigeants des grandes familles analysent les situations au regard de leurs alliances extérieures et, fins observateurs, ils semblent avoir admis que le régime syrien sortirait vainqueur de la crise et en tirent les conséquences ; le chef druze Walid Joumblatt a récemment apporté son soutien à Nabih Berri pour la formation d’un gouvernement, signe qu’une issue pourrait s’ouvrir, d’autant plus que l’Arabie pourrait la souhaiter aussi et le faire savoir à ses alliés locaux, le chrétien Samir Geagea et le sunnite Saad Hariri.

En l’absence d’état solide, la fragilité du Liban tient à la présence armée forte du Hezbollah, au nom de la résistance à Israël, simultanément avec celle des milices sunnites présentes officiellement pour certaines ou dans les camps palestiniens, qui en sortent pour combattre en Syrie voisine ou dans la région de Tripoli au Nord, faisant déjà plusieurs dizaines de morts, soldats et civils. Ce mélange est dangereux et pourrait exploser dramatiquement si les djihadistes venaient à quitter la Syrie pour attaquer le Hezbollah au Liban. Des menaces sérieuses sont d’ailleurs annoncées sur la FINUL au Sud contre les soldats occidentaux, dont les Français.

La France a tout intérêt à reprendre langue diplomatiquement avec un régime qui sortira vainqueur d’une crise tragique et à utiliser les liens d’amitié qui demeurent malgré tout entre Syriens et Français, ancrés dans des échanges culturels anciens, en dépit des affrontements qui les ont aussi émaillés.

Elle aurait aussi tout intérêt à se rapprocher de la Russie dont la diplomatie toute en finesse a montré son efficacité. La Russie va marquer des points dans le règlement de ce conflit parce qu’elle a su offrir une porte de sortie honorable à la grande Amérique dans une crise où elle s’était embourbée.

Elle défend ses intérêts stratégiques mais aussi tactiques car de nombreux djihadistes sont des combattants tchétchènes qui se retourneront contre elle s’ils le peuvent.

La Turquie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite seront les perdants à divers égards du règlement de la crise, de même qu’Israël. Sans doute ces états sauront-ils trouver une nouvelle posture pour limiter les dégâts avec opportunisme et s’adapter aux nouveaux équilibres du monde. Il faut s’attendre que la Chine nouera ou développera des liens avec les pays de la région, elle qui propose des investissements en échange de la fourniture de l’énergie dont elle a besoin pour sa croissance toujours forte.

Alain Corvez - 26.10 2013.


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