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lundi 16 juin 2014

Un chrétien libanais du village de Ras-Baalbeck toujours détenu par le mouvement rebelle "Front al-Nosra".

Les habitants de Ras Baalbeck, village grec-catholique des confins de la Békaa, ont observé un sit-in, hier, sur la place de la localité, pour réclamer la libération de Makhoul Mrad, enlevé la semaine dernière par des miliciens syriens du Front al-Nosra venus du jurd de Ersal.

Makhoul Mrad se trouvait dans une carrière du village avec une dizaine d'ouvriers syriens et turkmènes, qui ont, eux aussi, été enlevés puis relâchés.
Ont notamment pris part au sit-in l'évêque Élias Rahhal, le curé de la paroisse Éliano Nasrallah et le président du conseil municipal Hicham Arja.

Prenant la parole, Mgr Rahhal a réclamé « la libération immédiate de Makhoul Mrad qui est un homme âgé et malade. Nous ne sommes pas des dhimmis ». « Ces temps-là sont révolus depuis des siècles. Nous sommes ancrés dans notre terre qui est le berceau du christianisme », a-t-il dit.
De son côté, le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a évoqué dans un entretien avec la presse l'enlèvement de Makhoul Mrad. « Les barbes, les prières et la charia de ses ravisseurs ne font pas d'eux des musulmans et ne leur donne pas le droit d'enlever un chrétien. » « Ces miliciens syriens qui se sont réfugiés à Ersal ont osé enlever un chrétien de Ras Baalbeck. Nous soutenons la révolution syrienne, mais en aucun cas aux dépens des Libanais », a-t-il poursuivi.

« J'avais quitté un jour le Liban pour fuir les pressions du régime syrien, mais j'ai aussi un problème avec ceux qui utilisent la religion comme base pour le terrorisme. Nous accueillons des réfugiés syriens, mais nous ne pouvons tolérer en aucun cas des attaques contre les habitants de Ras Baalbeck ou d'autres citoyens libanais parce qu'ils sont chrétiens. J'userai de tous les moyens pour libérer Makhoul Mrad », a-t-il encore dit.

De son côté, le secrétaire général du courant du Futur, Ahmad Hariri, a souligné que « les chrétiens ne sont en aucun cas des dhimmis, mais tout simplement des Libanais. L'islam est innocent de ces terroristes qui veulent semer la discorde entre les musulmans et les chrétiens dans la Békaa ».
Par ailleurs, trois miliciens venus de Syrie à bord d'un 4x4 ont franchi le barrage de l'armée dans la zone de Wadi Atta à Ersal. La troupe a tiré dans leur direction, ils ont alors pris la fuite à pied pour se réfugier ensuite dans le jurd de la région.
 
L'Orient-Le-Jour - 16 Juin 2014.

mardi 11 février 2014

Les conditions lunaires des ravisseurs pour libérer les deux Evêques et les religieuses de Maaloula

Nous apprenons que les ravisseurs des deux évêques et des onze religieuses de Maaloula exigent du gouvernement syrien une rançon, que seule la folie de ravisseurs pousse à exiger.
 
Le seul point positif de cette révendication est qu'elle permettrait de penser que les otages sont encore en vie, mais il n'est pas certain.

Le Front al-Nosra, à l'origine vraissemblabement des enlèvements, exigerait :

I -  Pour la libération de Mgr. Ibrahim et Mgr. El-Yazgi :
1° - 100 millions de dollars.
2° - la libération de 800 prisonniers de leur mouvement.
3° - la libération d'Officiers turcs, français et qataris arrêtés e Syrie.
4° - la fourniture d'une aide aux assiégés de la ville de Homs.
5° - la cessation des opérations militaires à Alep.

 
II - Pour libérer les religieuses de Maaloula leurs exigences portent sur :
1° - la libération de tous les  islamistes de la prison de Roumieh au Liban.
2° - la libération de près de 500 miliciens du Front al-Nosra par le gouvernement syrien.
3° - la libération de toues les femmes rebelles des prisons syriennes.
4° - une rançon de 75 millions de dollars.
5°- la levée du siège de Homs.

6° - la cessation des opérations militaires dans la région de Yabroud.
7°- le départ des religieuses pour le Liban avec non-retour à Maaloula afin de "purifier la
Syrie des Croisés".


Voilà que les masques tombent. Les religieuses que les rebelles avaient prétendu avoir mis à l'abri des dangers, ne sont finalement que des otages. Quelqu'un a-t-il encore un doute ?

samedi 23 novembre 2013

Les chrétiens de Syrie fuient les enlèvements, viols et exécutions.

Par Jamie Dettmer - Comment échapper à l’agression, l’enlèvement et l'assassinat des mains des djihadistes et des rebelles de l’Armée Syrienne « Libre », telle est l’inquiétude de l'ancienne communauté chrétienne de Syrie craint qu’un pogrom religieux ne soit prêt d'éclater.

Traumatisés par ce qu'ils ont eu à endurer à l’intérieur de la Syrie et craignant pour leur avenir, les chrétiens, fuyant les 32 mois de guerre civile, disent que la persécution des chrétiens s’aggrave dans les territoires nord du pays tenus par les rebelles. ils affirment que l'enlèvement, le viol et les exécutions de chrétiens ne sont pas seulement menées par des groupes djihadistes, mais aussi par d'autres rebelles sunnites, notamment ceux affiliés à l'Armée Syrienne « Libre » soutenu par l'Occident.

Parmi les réfugiés chrétiens récemment arrivés dans le sud de la Turquie, beaucoup traversent les étapes franchies par leurs ancêtres, qui avaient fui la persécution menée dans la partie  sud de la Turquie au cours du siècle dernier. Disons que les chrétiens sont perçus comme une cible légitime par toute une série de djihadistes et de rebelles islamistes, y compris par les  combattants de l’Armée Syrienne « Libre » alliées de l’Occident et par d’autres mercenaires de « l'Armée de l'Islam ».

La plupart des atteintes aux chrétiens syriens ont été imputés aux affidés de Al-Qaida, le mouvement dénommé « Jabhat al-Nosra » [Front de la Victoire] et « l'Etat islamique d’Irak et du Levant » ;  toutefois, des réfugiés tel que la directrice de l’école, Rahel, disent qu’à l’intérieur de ces organisations la perception est plus confuse.

Rahel affirme que les djihadistes n’étaient pas majoritaire dans son village chrétien d’Al-Ya’qoubieh situé dans la province Nord-Ouest de Syrie, près d’Idlib. Le problème venait des combattant de l’Armée Syrienne « Libre » qui se trouvaient dans les villages sunnites voisins.

Au mois de février dernier, l’Agence France-Presse (AFP), écrivait à propos d’Al-Ya’qoubieh, qu’en dépit du fait qu’une des trois églises avait été pillée, les relations entre les musulmans sunnites syriens et les chrétiens étaient localement cordiales, mais dans les mois qui ont suivi, presque tous les chrétiens avaient du fuir, après qu’une demi-douzaine, d’entre eux, avaient été exécutés, que leurs têtes furent tranchées et que vingt parmi-eux avaient été enlevés. L'évacuation d’Al-Ya’qoubieh est venue s’ajouter à un exode des chrétiens qui laisse craindre que la guerre civile pourrait signifier la ruine du christianisme syrien.

« Al Nusra » n'est pas venu dans notre village ; ceux qui y sont entrés étaient des villages proches et ils étaient membres de l’Armée Syrienne Libre, dit Rahel ». Les chrétiens étaient la cible de ces gens, car ils étaient considérés comme des partisans du Président Assad. La persécution fut aussi causée par la cupidité ; les plus aisés étant choisi en premier et leurs biens partagés par de puissantes familles musulmanes sunnites locales.

Assise à la terrasse d'une maison en pierre restaurée dans la petite ville turque de Midyat où elle vit gratuitement avec son mari et ses quatre enfants, grâce à la générosité de chrétiens locaux, Rahel dit qu'elle « ne peut entrevoir aucun avenir pour les chrétiens en Syrie ». Elle dit que » les derniers mois ont enseigné qu’il n'est pas possible pour les chrétiens d’y vivre plus longtemps ».

Son mari, âgé de 53 ans est resté silencieux durant l'entrevue. Selon Rahel, « il est en état de choc ; il ne dort pratiquement pas et quand cela lui arrive de le faire, il est en proie à des cauchemars ». « La semaine dernière, nous avons entendu dire qu’un parent aurait été enlevé ».

Dès les premiers temps du christianisme, les chrétiens ont vécu et prié en Syrie. Mais la guerre civile a vu un demi- million d’entre, soit près d'un quart des chrétiens fuir, avec une majorité toutefois qui se rendaient en Turquie et au Liban chaque jour.

Près de 300 ont cherché refuge dans la petite ville de Midyat et dans les villages environnants, dans la région de Tur Abdin qui se trouve à moins de 45 kilomètres de la frontière.  Le Tur Abdin est le cœur historique de l'Eglise syrienne orthodoxe ; c’est une région parsemée d'églises et de monastères antiques ; le plus ancien remonterait à l'an 397.

L’inquiétude la plus grande des chrétiens au sujet de la Syrie est l’éventuelle victoire des rebelles. Tout de suite, ils font référence à ce qui s’est produit dans l’Irak voisin, après la chute de Saddam Hussein, lorsque des crimes confessionnels, la persécution des chrétiens ainsi qu’un accroissement de la culture politique islamiste a entrainé l’exode de plus de la moitié de la population chrétienne irakienne.

Avant la guerre, la Syrie avait une population chrétienne estimée à 2,5 millions. La prédominance revenant à l’Eglise grecque orthodoxe, mais il y a aussi des catholiques et des chrétiens syriaques orthodoxes, ainsi que des protestants et des fidèles de l’Eglise assyrienne Orientale. Le groupe d’opposition, la Conseil national syrien, soutenu par l’Occident, a cherché à apaiser la crainte des chrétiens, avec peu d’efficacité toutefois, alors que des villages et des villes chrétiennes sont atteints et que des massacres sont rapportés.

Beaucoup de réfugiés chrétiens, arrivant au Liban, sont traumatisés, affirme Najla Chada de Caritas, l’Agence du Secours Catholique. « Nombreux parmi-eux sont ceux qui partagent avec nous des histoires sur le fait que des fondamentalistes les ont approchés pour les obliger à leur payer quelques loyers ou des sommes d’argent qu’ils n’avaient pas », dit Najla Chahda.  « Terrorisées, elles ne répondaient pas et partaient ».

Parmi les autres histoires qui nous sont parvenues, il y avait celle de la conversion forcée à l’Islam et celles des Eglises qui ont été profanées au cours de ce conflit confessionnel pervers. Plusieurs membres du clergé ont été enlevés, notamment deux évêques, et dans les villages de la province de Homs, un grand nombre de chrétiens ont été forcés de quitter leurs maisons et leurs fermes. Une des pires atrocités qui nous a été rapportées au début de ce mois, par l’Archevêque syrien orthodoxe de Homs, Mar Selwanos Boutros Al-Nemeh, qui accusait les djihadistes soutenus par Al-Qaïda, d’avoir tué plus de quarante chrétiens durant leur occupation de la ville de Sadad dans le nord de Damas.

« Toutes les maisons de Sadad ont été volés et leurs contenus pillés », a déclaré l'archevêque Al-Nemeh dans un communiqué. « Les églises sont endommagées et profanées, privés des vieux livres et des meubles précieux. Les écoles, les bâtiments publics, les bâtiments municipaux ont été détruits ».

Quelques chefs chrétiens de la partie ouest de la Syrie et qui sont dans le voisinage du Liban ont critiqué les Patriarches Chrétiens du Moyen-Orient pour être apparus du côté du Président Assad dans la guerre civile, en disant qu’ils sont partiellement responsables de ce qui arrive à leurs adhérents.

« Malheureusement, les chrétiens ont lié leur sort non seulement au régime, mais à Bachar al-Assad lui-même, et ce que je redoute c’est ce qui advenu en Irak ». dit Bassem Shabb, un député libanais et le seul protestant au sein du Parlement libanais. Il affirme : « Les chrétiens d'Irak ont été persécutés non pas en raison du fait qu'ils étaient chrétiens, mais parce qu'ils appuyaient le régime ».

Heyfa , 50 ans, mère de trois filles et d’un garçon, originaire d'un petit village au sud de la ville d'Al- Qamishli, contrôlée par les Kurdes, n'accepte pas cette critique. Elle affirme que la plupart de ses voisins n'étaient pas des partisans d'Assad ; certains même étaient favorables à la rébellion, tandis que d'autres étaient restés neutres mais cela n’a pas empêché les Djihadistes de harceler les chrétiens et d’attaquer les femmes. « Nous sommes partis car j’avais peur pour les filles – Je ne voulais pas que des choses mauvaises leur arrive. Je craignais qu’elles ne soient violées. Je les ai gardées à l’intérieur.

Sa fille aînée, Dima, âgée de 22 ans, est restée la plupart du temps de la guerre à Alep, où elle a tenté de poursuivre ses études d'anglais à l'Université. Mais dit-elle c’est devenu plus dangereux là-bas, non seulement à cause des combats entre les forces d’Assad et les rebelles autour des souks exceptionnels de Syrie. Elle a quitté Alep il y a un an pour rejoindre sa famille après qu’une de ses amies eut été enlevée, violée puis tuée. « Nous ne savons pas qui a fait cela ou pourquoi », dit Dima . Certains viols et le meurtre des chrétiens sont des actes opportunistes, dit-elle, tandis que d'autres sont clairement visés par les djihadistes et les islamistes . (Elle ajoute que les jeunes filles musulmanes sont également à risque.)

Jolie fille aux cheveux bruns, Dima est assise recroquevillé dans un appartement à Midyat avec sa mère et sa sœur Marie âgée de 16 ans, Marie. Son Père et ses deux frères et sœurs sont dans un camp en Allemagne après la famille se fut séparée. L'appartement n’est pas chauffé, et Dima semble avoir le poids du monde sur ses épaules, elle est la seule à travailler comme sa mère est malade et sa sœur ne comprend pas le kurde ou le turc et ne peut pas trouver du travail.

« C’est difficile. Je suis celui qui travaille et l'argent que je reçois n'est pas suffisant. Je reçois 400 livres turques (198 dollars) par mois et 300 de ce montant passe en loyer. Nous ne pouvons nous permettre d'utiliser la chauffage. Plusieurs fois, nous n'avons pas de quoi manger ».

Dima n'est pas la seule femme d’intérieur parmi les réfugiés chrétiens de Midyat. Warda Saliba, est âgée de 40 ans ; elle a cinq filles dont les âges vont de cinq à vingt ans. Son fils et son mari sont également en Allemagne.  « Pour les chrétiens, il est très difficile de rester en Syrie et il y a beaucoup d’actions mauvaises sur les femmes », dit-elle. « Les djihadistes considèrent qu’ils ont sur les femmes chrétiennes un droit ». Je ne voulais pas prendre de risques pour mes filles ». Dans les rues, ils les toucheraient et les harcèleraient. Je ne sais pas s’ils appartenaient à al-Nusra ou pas, bien que quelques uns étaient libyens et tunisiens. Mais de toutes les façons, c’étaient des des terroristes.

Traduite de l'anglais par le Veilleur de Ninive.

dimanche 28 juillet 2013

Alep : Grande panique chez les Chrétiens de la ville qui lancent un SOS.

A diffuser largement

Suite, 
Une grande panique atteint les chrétiens d'Alep.

Elle est exacerbée par les vociférations des mercenaires du Front al-Nosra, qui menacent : « Votre tour arrive... ». 

Alep est devenue un « camp de concentration » ; on ne peut plus en sortir, car l’aéroport est impraticable, et tous les accès de la ville sont contrôlés par les mercenaires de l’Armée Syrienne Libre ou le Front al-Nosra.


La population chrétienne d'Alep lance un véritable SOS. 

Plus de 30.000 âmes chrétiennes y vivent actuellement. Va-t-on les laisser se faire massacrer ? Que Faire ?

1-Parler et écrire autour de vous en leur faveur.
2-Aider financièrement des Organismes caritatifs qui ont des actions en Syrie. L'argent peut les aider à obtenir des sauf-conduits.
3-Agir là où vous vous trouvez en faveur du respect du Christianisme et des populations chrétiennes.
4-S'adresser aux dirigeants des pays où vous vous trouvez pour tenter de leur expliquer [lourde tâche] que leur véritable intérêt est plus dans le bonheur des peuples et la morale en politique, que dans l'application d'une idéologie mondialiste fascisante ou dans l'usurpation d'intérêts matériels.
5-Organiser des manifestations non-violentes en hommage au courage de tous les syriens tombés ou menacés par cette violence insoutenable.

mercredi 3 juillet 2013

J'ai bien connu le Père François Mourad, moine martyr syrien, et confesseur de la foi...

Depuis les années 80, je connais le Père François Mourad, martyr et confesseur de la foi du XXIè siècle. 

Dès sa jeunesse il rêvait de revivre l'ascétisme de Saint Siméon le Stylite l'ancien et pour réaliser son rêve il contacte un jour des kurdes qui étaient installés à 500 m. du monastère de Saint-Siméon le Stylite ; il cherchait alors à acheter un terrain pour y construire un petit monastère qui avait pour vocation la méditation, la prière et le jeûne. Son désir était de laisser le monde d'ici-bas, pour se tourner résolument vers Dieu.



Dès le début de sa démarche, il est mal compris par la hiérarchie de l'Eglise qui considère son rêve comme utopique et irréalisable. Après qu'il eut acheté le terrain qui convenait, près de la Basilique Saint Siméon, les autorités civiles et le kurdes de part et d'autre , inquiets de son projet, se mettent à voir en lui le retour des croisés. Tous deux firent leur possible pour empêcher la réalisation de son rêve. 

Le Père François Mourad effectue alors une tournée en Europe, puis en Orient, afin de récolter des dons qui lui permettent de construire un monastère également dédié à Saint Siméon, dans la région de Ghassanieh. Pour se couvrir, il rattache son couvent à l'Archevêché syrien catholique de la ville de Hassakeh.

De son couvent il aura aidé des dizaines des familles de toutes confessions, surtout récemment. Il collabore alors avec les pères franciscains pour servir les fidèles. C'était vraiment un homme de Dieu aimant, servant et témoignant de Jésus-Christ, en dépit de l'incompréhension de la hiérarchie de l'Eglise.

Pourquoi lui est-il arrivé de mourir ainsi martyr, la tête tranché ? Il a tout simplement refusé d'obtempérer aux menaces du Front al-Nosra qui lui ordonnait de quitter le village...Le Père Françis Mourad est un martyr, confesseur de la foi chrétienne. 

Un témoin, proche du Père François, ayant demandé l'anonymat.

Publié par la Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient

samedi 27 avril 2013

Alep, après l'enlèvement des deux évêques grec et syrien orthodoxes

Depuis 5 jours, nous sommes sans électricité, sans téléphones, sans Internet et sans eau. Toutefois, le net est revenu, il y a seulement une heure. La situation reste aussi grave qu’il y a quelques jours.


Les chrétiens, tous rites confondus ont tenté de manifester, dans les Eglises, leur mécontentement à l’égard des rebelles et même contre le régime. Toutefois, la hiérarchie s’y est opposée et a même demandé à ceux qui souhaitaient allumer des cierges de le faire chez eux à la maison.

Les funérailles du shammas (diacre) Fattouh KABOUD, chauffeur de Monseigneur BRAHIM, évêque syrien orthodoxe enlevé, ont rassemblé des milliers de chrétiens.

Les autorités locales de la ville, le Gouverneur d’Alep, le Chef de la police, le Secrétaire du partie Baath, Imams et Mufti inclus étaient présents aux condoléances.

L’enlèvement des évêques a accru le désespoir de la population chrétienne surtout à la suite des rumeurs d'une intervention militaire, qui viendrait en réponse à l’emploi des armes chimiques. Demain les Evêques d'Alep vont demander aux fidèles, calme et prières.

Sur le terrain l'armée syrienne avance lentement en tentant le siège de la ville et en essayant de couper les renforts qui parviennent aux rebelles.

En dépit de ces nouvelles toujours attristantes, nous nous consolons du fait que les Evêques ont fait enlever les icônes des Eglises pour les mettre en lieux sûrs. Ils ont eu l’habileté de les faire remplacer par des copies, car les experts turcs en archéologie, soudoient les éléments armés d’Al-Nosra pour qu’ils volent le patrimoine. Hier, ils ont détruit le plus beau minaret du Proche-Orient datant du Xe siècle, hier ils avaient fait voler un millier d’usines à Alep ; à présent ils s’en prennent à nos icônes.

Le Veilleur de Ninive.

lundi 22 avril 2013

Alep : Rebondissment sur la libération des deux évêques d'Alep enlevés. Ils sont toujours otages.

Alep - 24 avril 2013 - 9h08 - Nous rectifions l'information d'hier : Les deux évêques dont la libération avait été promise par les autorités turques, pour hier après-midi, n'auraient pas encore été relâchés. Les Chrétiens d'Alep qui attendaient avec inquiétude leurs pasteurs ne cachent par leur colère.

Alep - 23 avril 2013 - 18h15 - Les deux évêques grecs et syriens orthodoxes, enlevés hier sur la route d'Alep par des rebelles Tchétchènes, ont été libérés cet après-midi.

Leur libération a été obtenue grâce aux interventions de l'ambassadeur de Grèce, du représentant dans Nations-Unies en Syrie et de celle des autorités de l'Eglise orthodoxe russe.

Nous remercions la Providence Divine du résultat et nous lui confions le chauffeur et l'accompagnateur qui ont été tués.


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                                                         Mar  Grégorios Ibrahim                                                Mgr. Boulos Yazigi
Nous apprenons à l'instant, que les deux Evêques orthodoxes d'Alep   
  • Monseigneur Boulos Yazigi, Métropolite grec orthodoxe d'Alep et frère du Patriarche grec orthodoxe d'Antioche, Jean X. 
  • Monseigneur Grégorios Hanna Ibrahim, Métropolite syrien-orthodoxe d'Alep et d'Iskandaroun. 
ont été enlevés par des éléments de Forsat al-Nosra sur le chemin d'Alep. Mgr. Ibrahim s'était rendu en voiture dans une zone près de la frontière turque tenue par les rebelles pour ramener Mgr. Yazigi qui revenait de Turquie, où il était allé négocier la libération des deux prêtres pris en otage au début du mois de février 2013.  

Selon les informations qui nous sont parvenues, tous deux se trouveraient dans la région de Kfar Da'el. Les terroristes ont été identifiés comme étant des combattants "tchétchènes".

Les preneurs d'otages ont tué le chauffeur et l'accompagnateur. Que Dieu ait leur âme et leur réserve le place des élus. 

Quant aux preneurs d'otages et assassins d'innocents, qu'ils cessent de penser que leur Dieu est un criminel ordonnant de tuer des ....infidèles....Dieu ne peut être comme ils le décrivent et le pensent.

Quant au monde chrétien, il ne peut plus assister placidement à l'assassinat des fragiles, les plus petits de ses frères. 

Tout chrétien a le devoir de se mettre sur un chemin de purification intérieure, de rompre avec les systèmes bourgeois en place, avec les instruments de propagande, pour se libérer de tout attachement, afin de pouvoir marcher vers la défense de la foi enseignée par le Christ, et la protection des plus menacés de ses frères en Christ.  Tout le reste n'est que balivernes, mirages et illusions humaines. 

Le Veilleur de Ninive

vendredi 12 avril 2013

Syrie : Bilan d’une rébellion nationale-islamiste.

Dans la nuit sombre et lugubre de la guerre syrienne, de petites lueurs d’espoir pointent à l’horizon. En effet cette rébellion, née à Deraa, une ville du sud, où se situe une université islamique financée par l’Arabie-Saoudite, semble avoir accouché deux ans plus tard, d’une tentative de révolution nationale-islamiste avec laquelle les « démolicraties » Occidentales flirtent allègrement.

De cette comédie-tragique que nous font subir les « pan-islamistes » et leurs alliés régionaux et occidentaux, quel est le bilan ?

Militairement, nous ne sommes pas experts pour apprécier la situation ; nous nous appuyons sur les conclusions de plus connaisseurs que nous, pour dire que l’armée arabe syrienne commence à faire le siège de Damas et Alep, alors que les rebelles se trouvent à l’intérieur des deux villes.

Et pourtant, nous ne serions pas arrivés à ce stade du conflit, si l’une des offres de dialogue du Président Bachar Al-Assad avait été tentée par l’opposition islamiste et ses parrains, avant de s’obstiner dans la politique du refus.

Bien évidemment, nous ne sommes pas naïfs ; avec ou sans Bachar el-Assad, il semble que l’objectif des forces occultes était de détruire la Syrie. Il fallait aussi faire sortir du guet les terroristes en sommeil au Proche-Orient et en Europe pour qu'ils aient des chances d'être tués dans ce  nouveau foyer de guerre.

Deux ans après, l’image se révèle. Nous avons vu un enchaînement de violence accrue et une sauvagerie guerrière, nourrie par un blocage systématique de la part de la rébellion qui posait à chaque offre une condition inacceptable avant toute négociation et cette condition était le départ du Président Assad ; on ne pouvait mieux agir pour faire capoter les chances d'aboutir. L'erreur de l'opposition aura été de personnaliser le problème et de faire une fixation sur l’homme, alors que c’est l’appareil du Baath qui était à faire évoluer et à transformer. Personnaliser une problématique politique est toujours dangereux, car le risque est alors pris de transformer la victime en héro.

La poursuite de la lutte armée, à part le fait qu’elle a abouti à détruire le pays, ce qui semblait être un but en soi, aura entraîné la radicalisation des mouvements. Radicalisation de la lutte nationale-islamiste, côté rebelles, politique de la terre brûlée, côté gouvernement.

Le bilan qui nous dressons plus loin, donnera au lecteur un sentiment de parti pris de notre part ; pour être franc ; c’est un peu le cas car pour nous, le parlement et le dialogue doivent l’emporter sur la lutte armée ; notre option est de défendre les fragiles et les minoritaires. Or ces derniers ont tout à perdre dans la lutte armée.

Pour cette raison et sans vouloir gommer les abus passés du régime, notre analyse tente de montrer que la méthode utilisée par les rebelles ne pouvait avoir pour objectif « la démocratie », mais uniquement la destruction et le regroupement des extrémistes, en Syrie, pour y être détruits.

En partant de la situation des trois derniers jours, que constate-t-on ?

A Alep la recrudescence des bombardements de l’aviation syrienne passe à une autre échelle. Chez les rebelles, les luttes fratricides, sans doute dues à l’ambiguïté persistante sur les objectifs de cette guerre, mènent lentement à l’affaiblissement du mouvement à l'origine de la contestation. Les signes de cet affaiblissement se lisent, à l’inverse de ce qu’affirme une partie de la presse occidentale officielle, dans les retournements auxquels nous assistons, côté rébellion. Au sein de la population, de vrais sympathisants font plus que s’interroger sur le bien fondé de cette « révolution ».

Ceux qui avaient rejoint la rébellion espéraient trouver plus de liberté et moins de corruption, il découvre une insécurité persistance et croissante, des menaces imminentes et des brigands violant leurs filles et s’installant dans leurs propres maisons.

Ils aspiraient à sortir de la pauvreté, et voilà que le peuple est réduit à la misère, regrettant la pauvreté de naguère où les prix du marché étaient élevés alors que maintenant la loi du marché noir les prive de l’essentiel.

Ils rêvaient d’hôpitaux et de soins gratuits pour tous et de qualité, ils ont même perdu le système généreux qu’on leur avait bâti ; les soins n’étaient pas les meilleurs, mais ils étaient gratuits pour tous ceux qui étaient dans le besoin.

Ils se plaignaient de la répression policière, des moukhabarat *, des chabihhas **, sans doute à juste titre, mais que retrouvent-ils ? Des filles et des femmes enlevées et violées, des morts par dizaines de milliers ; des maisons et des usines pillées.

Le peuple avait peut-être été déçu de ne pas manger à sa faim et pourtant les silos à blés étaient pleins, mais voilà que ceux-ci ont été volé et vendu aux turcs par ces mêmes rebelles ; les premiers ayant remis ce même blé sur le marché syrien, à un prix au kilo, dix fois plus élevé. Aujourd’hui la population rurale est bien déçue, puisque même les bêtes meurent de faim ; elle ne bénéficie plus de la nourriture que l’Etat cédait autrefois aux fermiers à des prix dérisoires.

Avant la rébellion, la qualité des biens produits n’était peut-être pas du niveau des produits manufacturés ailleurs, dans d’autres pays, et tous les employés n’étaient pas riches comme le patron de l’usine, mais que constate-t-on, suite à la guerre poursuivie par les rebelles et leurs alliés ? Un millier d’usines détruites ou volées ; presque tous le tissu industriel d’Alep et le principal tissu manufacturier de Syrie est anéanti. Contre l’injustice, dont la population pouvait se plaindre, la rébellion a donné en échange le chômage. Permettez la boutade : Si le Qatar avait investi en Syrie quelques pourcentages de son budget, pour rendre la Syrie  prospère au lieu de financer la guerre, il aurait embelli le visage de ce beau pays.

Les rebelles en massacrant sauvagement les membres de l’armée arabe syrienne et des fonctionnaires prétendaient sans doute offrir la sécurité à leur place. Ils auraient du "balayer devant leur porte poussiéreuse", avant de prétendre. Non seulement, il s’agit de bandes anarchiques, chacune menant sa politique, mais encore immorales, vivant de viols, de rapines, de barbarie gratuite, sans la moindre notion de justice et de surcroît dont les objectifs sont extrêmement opaques.

La prétention à la sécurité des rebelles, ce sont des dizaines de milliers d’habitations détruites et des réfugiés par centaines de milliers échappés dans les pays voisins, mais dont la situation n’est guère plus enviable que ceux restés dans le pays.

La méthode policière des rebelles ce sont les voitures piégées, comme celles qui ont explosé face à l’université d’Alep ou à Damas au centre-ville ou encore près de l’Université. Ce type d’attentat est le meilleur catalyseur pour un retournement de la population, car même le partisan le plus inflexible pourrait, lui ou les siens, se trouver dans le souffle de l’explosion. Au fond, au temps du régime régnant, il n’y avait pas de voitures piégées ; la sécurité n’était-elle pas plus sûre ?

La « réussite de la rébellion » est d’avoir permis une perte générale de contrôle du pays ; les méfaits ont même dépassé les frontières puisque l’on estime à près de 400 jeunes filles celles qui furent violées, à ce jour, par des soldats turcs. En Jordanie et en Egypte, les jeunes syriennes sont vendues dans de « faux mariage » dit Zawaj Soutra, à de riches vieillards pour une modique somme de 100 ou 150 dollars.

Les villageois syriens sont peut-être devenus misérables, mais ils ne sont pas dénués de bon sens ; ils ont compris que si la Syrie avait besoin d’un changement au niveau de la gestion publique, celui-ci ne pouvait passer par l’annihilation. Ils demandent à présent aux rebelles d'abandonner les villages.

En conséquence, le regard des musulmans sur les chrétiens commencerait à changer. N’allons pas trop vite.... Disons seulement que la population, en général, établit un parallèle entre l’attitude des rebelles sunnites qui cherchent à éliminer tout ce qui n’est pas de leur religion et les chrétiens avec leurs organismes de bienfaisance et leurs hôpitaux qui aident sans discrimination... La population musulmane ressentirait-elle aussi le remord d’avoir manqué à la protection des minorités, gens du livre, que demande le Coran ?

Des habitants du village de Deir Hafer, lequel vit actuellement des combats féroces entre rebelles et armée arabe syrienne, ont reconnu, devant nous, avoir été trompés par la rébellion et leurs alliés. Ils affirment ne plus vouloir leur présence et particulièrement celle du Front al-Nosra qui, en dépit de toutes les destructions et souffrances évoquées plus haut, a interdit aux femmes de travailler, aux hommes de fumer, aux enfants, et surtout aux filles, d'aller à l'école ; ils ont même demandé aux familles d'accepter de marier, sans dot, gratuitement disons, leurs fillettes de 14 ans au chef de Front al-Nosra. En revanche, ce mouvement accepte qu'on tue, qu'on égorge, qu'on coupe les têtes....et même les têtes des Imams qui ne pensent pas comme eux. 

Les misères que nous avons rapportées ne sont certes pas l’œuvre unique des rebelles. Les bombardements aériens, décidés par le régime, ont tout autant contribué aux destructions et aux dizaines de milliers de victimes innocentes.

Chaque partie a ses responsabilités ; pour cela, si l’objectif de la rébellion n’est pas la destruction de la Syrie et l’élimination de tous les terroristes sortis du guet européen et moyen-oriental, qu’elle déclare une trêve et se mette à la table des négociations sans condition pour énoncer ses aspirations et se faire entendre objectivement. En revanche, si elle poursuit le combat, nous aurons le signe, presque la preuve, que l’objectif de cette rébellion n’a jamais été la « démocratie ». Les démocrates « parlementent au parlement » et non dans les batailles de rues.

Espérons qu’à présent, l’Occident, qui est soutien et pilier, de cette opposition nationale-islamiste, prendra conscience de son rôle immoral, car sa politique étrangère inacceptable se traduit par un soutien à des bandes dangereusement nationalistes, expansionnistes, immatures, manipulées, vengeresses et barbares ; elle mène à des effets qui sont hors de toutes normes morales. En politique, comme dans la vie individuelle, l’abus de dispositions non soumises à la morale, conduit à l’autodestruction. « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

En encourageant le mouvement national-islamiste, l’Occident a exagérément exacerbé les rapports confessionnels entre les populations locales. Les accents de la rébellion à Alep sont ceux de la purification religieuse; Est-il trop tard pour l'Occident, de se dessaisir de cette politique et de la modifier ? Certes, si les politiques ont tardé, il n'est jamais trop tard : Une conférence régionale regroupant les pays du Maschrek sous l’égide de l’ONU redonnerait des responsabilités à tous les gouvernements en place et aux minorités inquiètes. Par le dialogue, on préserve et renforce la sécurité des peuples, la justice, la condition économique et sociale, la paix entre les Etats et surtout le rêve car en Orient où le cœur aiguille la raison, le rêve fait partie du programme gouvernemental. Donner du rêve, un rêve de paix et de prospérité à la population syrienne, irakienne, libanaise, égyptienne et israélienne, voilà qui a plus de chances d’aboutir à la démocratie que les intrigues des chancelleries ou la politique machiavélique du diviser pour régner.

Le Veilleur de Ninive.

* services secrets
** milice civile

mercredi 3 avril 2013

Urgence! Les Pogroms chrétiens en Syrie continuent.

Alep - Mercredi 3 Avril 2013 - Des 312 familles qui se trouvaient à Djabal Saydeh (Cheikh Maksoud) *, au moment de l'invasion par l'ASL et Forsat al-Nosra, la semaine dernière, 23 d'entre-elles sont restées assiégées.

Nous apprenons d'une mère chrétienne rescapée, mais témoin oculaire, que 13 femmes, et parmi elles des jeunes filles et des mères, ont été violées brutalement devant les leurs ; elles ont ensuite été égorgées avec toute leur famille. 

En outre, deux infirmiers kurdes qui travaillent pour l'Hopital al-Mahabbeh [L'Amour] ont vu ces barbares agir et nous ont rapporté ces faits. 

A présent, les éléments armés d'al-Nosra se mettent à déclarer aux hauts-parleurs des Minarets que le tour des deux quartiers d'Alep qui ne sont pas encore investis par Forsat al-Nosra, Soulaimanieh et Syriane al-Jadideh, arrive. 

Nous informons ainsi les chefs d'Etat occidentaux et régionaux pour qu'ils ne disent pas ensuite : "nous n'étions pas au courant des pogroms chrétiens en Syrie".

Priez pour nous.

Merci de bien vouloir diffuser largement et de réagir par des commentaires....Nous garantissons l'authenticité de l'information. Le Veilleur de Ninive peut se tromper involontairement, mais ne manipule pas. Il ne poursuit aucun intérêt financier, politique ou idéologique...Dans un esprit chrétien et par compassion, il informe uniquement sur la vie quotidienne des populations chrétiennes du Proche-Orient.

* Djabal Saydeh dénommé plus récemment Cheikh Maksoud est le quartier des déshérités d'Alep. 

vendredi 29 mars 2013

Alep : La colline de "Jabal al-Saydeh" occupée par les rebelles. Les 312 familles chrétiennes ont pu partir...

Alep - Dimanche, 31 mars 2013 - 23h - Aujourd'hui, de nouvelles familles chrétiennes de Cheikh/Maksoud/Djabal Al Saydeh/La colline de la Vierge ont pu fuir le quartier et sont venus se réfugier chez les Frères [Maristes] augmentant ainsi le nombre de déplacés. Tous sont en pleurs parce que ils ont eu très peur et parce que ils ont perdu le peu qu'ils possédaient. Il nous a fallu leur tout leur fournir et repartir de ro avec de nouveaux déplacés: matelas, couvertures, pyjamas, sous vêtement, serviettes, savon...etc.. et bien sûr les repas. Nous avons organisé une prière entre nous pour Pâques, n'ayant pas trouvé de prêtre disponible pour dire la Messe.

L'après-midi, l'armée a commencé à bombarder le quartier et les derniers fuyards nous ont appris que certains des immeubles des chrétiens de Djabal Al-Saydeh ont été détruits.

On entend jusqu'à cette heure (22h) le bruit des bombardements.

Terrible nouvelle pour nous: le Cheikh Jamili, un notable du quartier, pere de 11 enfants et qui était notre partenaire dans la gestion des trois écoles où logeaient nos déplacés et qui avait été arrêté par les rebelles hier a été retrouvé mort et mutilé. C'était un brave Homme, un leader, très dévoué. Leyla, les Frères et moi sommes bouleversés par cette triste nouvelle.

Le générateur des frères va s'arrêter dans 10 minutes et nos nouveaux déplacés (de 4 mois à 70 ans) vont aller dormir à même le sol sur des matelas. Bonne nuit.  N.A. [Pour les Frères Maristes]

Alep - le Vendredi Saint, 29 mars 2013 - 11h - Depuis hier, accrochages et bombardements se poursuivent de façon ininterrompue à Alep et impliquent les quartiers Syriane et Mhattet Baghdad. 

En réalité, le quartier de Jabal al-Saydeh [la colline de la Vierge], officiellement connu sous le vocable de "Cheikh Maqsoud", vient de tomber dans les mains de l'armée Syrienne "Libre" et de Forsat Al-Nosra; Ces deux mouvements auraient mis près de 10000 hommes et mercenaires dans la bataille, pour s'emparer de la zone.

Lors de l'invasion du matin, 312 familles chrétiennes étaient encore dans le quartier situé sur la colline surplombant le reste de la ville d'Alep. Les francs-tireurs n'arrêtent pas de sévir sur les civils. Nous vivons le calvaire avec Jésus et le Vendredi Saint ; nous croyons fermement que notre croix donnera aussi la résurrection. Par leurs actes, les rebelles pensent nous éloigner du Christ, mais en réalité ils ne font que nous rapprocher de son image. A cette situation dramatique, vient s'ajouter le fait que l'électricité est coupée depuis une dizaine de jours. Priez pour nous.

Alep - le Vendredi Saint, 29 mars 2013 - 20h - Ce soir nous sommes à nouveau face à une situation insupportable. Comment sauver nos frères en Christ qui sont prisonniers de ces mercenaires incontrôlables,  puisque 312 familles chrétiennes sont toujours assiégées à Jabal al-Saydeh.

En outre, 300 rebelles ont investi l'hôpital Mahabbet [l'amour], qui est la propriété d'un groupe de médecins chrétiens ; le Docteur Walid Abdelnour, médecin principal, a lui-même été enlevé à 6 heures, ce matin, avec 5 infirmières qui assuraient le service à l'hôpital. 

Les mercenaires de Forsat al-Nosra ont égorgé sur la grande place, les membres des comités populaires qui tentaient la résistance ; on dénombre trois chrétiens parmi eux. 

Les deux églises du quartier de Jabal al-Saydeh ont aussi été occupées par les rebelles. La tradition voulait que les chrétiens d'Alep visitent sept églises le Vendredi Saint; cette année le nombre de participants aux funérailles de Jésus étaient extrêmement réduit.

Le Veilleur de Ninive.

vendredi 22 février 2013

Syrie : Encore un prêtre enlevé....Un autre forcé à se convertir à l'Islam.

Syrie - le 4 mars 2013 - (20h) - A ce jour, nous sommes toujours sans nouvelles des trois prêtres enlevés. 

Hauran (Syrie) - Le Patriarcat grec-melkite catholique de Damas a confirmé la nouvelle de l'enlèvement du Père Hassan Tabbarah qui relève de l'Archevêché de la région du Hauran. 

Cet enlèvement s'ajoute à celui des trois autres prêtres (Les Pères Michel Kayyal et Ishak Mahfoud) et un troisième, très âgé qu'ils n'ont libéré qu'après l'avoir forcé à se convertir à l'Islam. 

Rappelons simplement que les prêtres des villes exposées et envahies par les hordes de mercenaires soutenues par l'Europe et les USA, (Tabqa, Raqqa, Jdaydeh, Yacoubieh et même Homs) ont du se sauver en catastrophe. 

mardi 19 février 2013

Syrie : Les efforts se multiplient pour connaître le sort des prêtres enlevés.

Alep – 19 Février 2013 - Ce matin à 11h, des membres du clergé se sont regroupés en l’Eglise Sainte Barbara qui est la paroisse du Père M. Kayyal, enlevé il y a plus d’une semaine, pour y prier à l’intention des deux prêtres enlevés et pour leur libération. Il s’agit de Mgr Boutros Mreyati, évêques arménien-catholique, de Mgr Antoine Chahda, évêque des syriens catholiques et de Mgr Jean Jambart, l’évêque des grecs melkites catholiques.

Quant au sort des deux prêtres eux-mêmes, les efforts se multiplient pour connaître leur sort. Sont-ils encore en vie ? Des nouvelles parviennent des ravisseurs, qui font usage des téléphones portables des deux prêtres, sans qu’ils ne les autoriser à parler à qui que ce soit.

Des membres de tous les bords politiques et militaires interviennent pour tenter de les libérer. Les organisations de la Croix et du Croissant-Rouge, le Président de la Garde Présidentielle, des proches de Forsat al-Nosra ; tous y mettent du leur. Nous espérons que tous ces efforts et la prière au Très-Haut, mèneront à une issue favorable.

Que dire d’Alep ? L’armée bombarde sans cesse les rassemblements de Forsat al-Nosra. On estime à plus de 3500 hommes, le nombre des combattants rebelles. Le quartier d’Archrafieh a été atteint ; les francs-tireurs sévissent dans la vieille ville et sur la grande place.

Les réfugiés chrétiens continuent d’arriver des villages de Raqqa et Tabqa. Leur situation est rendue très difficile. L'électricité, qui était coupée depuis 2 jours, nous est revenue 2 heures sur les 24 de la journée.

L'eau est de retour dans quelques quartiers tandis que le pain, n’est plus une denrée rare grâce à l’arrivée de farine en provenance de Turquie ; il s’agit de la farine volée dans les silos syriens qui a fait un détour par le pays voisin. En revanche, la rareté des médicaments s’aggrave ; les stocks s’épuisent, puisque les usines ne produisent plus et Alep est toujours et encore coupé du reste du monde, isolée sans aéroport ni routes. 

Le Veilleur de Ninive

vendredi 15 février 2013

Rectificatif : Alep : Le Père Mahfoud, toujours otage.

Alep – 16 Février 2013 – 10h21 - Nous publions ici une photographie prise au cours d'une célébration, du Père Kayyal avant son enlèvement à Alep avec deux autres prêtres ; il est toujours dans les mains des ravisseurs avec le Père Mahfoud.



Rectificatif - 15 Février 2013 – 15h00

A 10h21, nous annonçions la libération du Père Mahfoud.  C'est notre erreur. Nous nous sommes empressés à vous communiquer cette information, mais dans les dernières minutes de la négociation, les ravisseurs se sont rétractés. Le Père Mahfoud est toujours dans les mains de ses ravisseurs.

Alep – 15 Février 2013 – 10h21 - Une bonne nouvelle au milieu du désarroi....

Suite à nos annonces précédentes, sur l'enlèvement de trois prêtres à Alep, nous annonçons la libération, ce matin, du second otage, le Père Mahfoud de rite grec orthodoxe.

Les ravisseurs ont cependant retenu le jeune prêtre, le Père Michel Kayyal de rite arménien catholique, en attendant de recevoir la rançon. La somme est actuellement en discussion. On ne parle plus de 15 millions de livres syriennes (160 000€) mais de 5 millions (40 000€).

Il a fallu longuement expliquer aux rebelles ce qu’est un prêtre et qui ils sont, c’est-à-dire, des personnes qui ont pour mission de semer la charité et de promouvoir l’amour et l’aide du prochain. Il a fallu leur rappeler la présence dans le pays de centres d’aide humanitaire, fondés par les congrégations religieuses. Nous avons bon espoir de voir la rançon diminuer et obtenir une fin heureuse.

Aujourd’hui, les bombardements se poursuivent et personne ne bouge de chez soi.

mercredi 13 février 2013

Alep : Les Eglises et les quartiers chrétiens cernés et privés d'eau et d'électricité.


Après toutes les atrocités qui nous sont rapportées de Syrie, à la suite des preuves attestant que ce sont des mercenaires qui s'opposent à l'armée arabe syrienne, qu'attendent les pays d'Europe et la France en particulier, pour lever l'embargo et condamner les pogroms qui s'y déroule contre les chrétiens de Syrie du Nord, avant de proclamer qu'elles ne soutiennent plus les bandes armées de cette "rébellion" païenne et barbare ?

Alep - 14 Février 2013 - 12h27 - Des sources proches d’un Archevêché, à Alep, nous informent que des éléments armés du Front Al-Nosra, se trouvent à quelques dizaines de mètres des différentes églises appartenant aux rites (maronite melkite catholique, grec orthodoxe et armenien) ; l'église évangelique arabe étant déjà complètement détruite... ; ces mêmes éléments lancent des cris de "Allah Akbar... ...L’armée arabe syrienne dépêche des renforts pour sauver les Eglises. Que Dieu protège les personnes abritées dans les bâtiments...et les soldats qui les défendent.

Alep - 14 Février 2013 - 12h10 - Aujourd'hui c'est "l'enfer". Hier le Front al-Nosra avait menacé par des tracts les chrétiens qui doivent payer cher la visite du Patriarche maronite al-Raï accusé d’être complice du régime et du Président Bachar.

Depuis ce matin les obus pleuvent sur nos quartiers, surtout sur Jdaydeh qui abrite les quelques églises de la ville.  La garde republicaine a recours aux armes lourdes et aux chasseurs, les Sukhoï qui déversent des barils d'explosifs sur les rassemblements d’éléments armées du Front al-Nosra et de l’Armée Syrienne « dite Libre ». Demain vendredi après la prière, nous nous attendons à des voitures piegées en plus des bombardements.

Concernant les deux prêtres enlevés, des informations provenant de proches des éléments armées nous informent qu’une rançon de 15 millions de livres syriennes (160.000€) est demandée pour chacun en échange de leur libération. L’impossible sera fait pour les libérer.

L’électricité nous est revenue 3 heures par jour mais nous sommes toujours coupés d’eau.

Alep - 13 Février 2013 - 9h10Pour la cinquième journée consécutive, Alep est sans d'électricité - Il semblerait que l'Armée Syrienne "Libre" ait coupé les lignes de haute tension du barrage de Tabqa. Cela signifie que nous ne sommes pas alimentés en eau depuis quatre jours. 

Même les hôpitaux sont privés de l'essentiel. 

Jeunes à Alep attendant leur tour pour l'eau
J'ai pu m'acheter un petit générateur pour charger les téléphones portables et l'ADSL et rester en contact avec l'extérieur. 

Evidemment les batailles n'ont pas cessé en ville et surtout à de la ville avec pour objectif de l'ASL d'occuper les deux aéroports civils et militaires. 

Nous sommes  toujours pas de nouvelles des 2 prêtres enlevés.

Avec tout cela, les nations occidentales n'ont même pas fait un geste, pour alléger l'embargo....L'Occident a-t-il encore un coeur ?

jeudi 7 février 2013

Syrie : Les Chrétiens de Raqqa et Tabqa poursuivent le chemin de croix.


Il y a un mois les villages de Raqqa et Tabqa avaient été touchés par une voiture piégée ; l’explosion avait notamment atteint l’Eglise de Raqqa ; ces derniers jours, le Père Naaman Rawik, curé grec melkite catholique de ces deux villages, avait reçu plusieurs menaces, sous le fallacieux prétexte qu’il était un sympathisant du régime.

Par miracle et par la bonté de Dieu, comme la route reliant Raqqa et Alep, est encore sous contrôle de l'ASL, ses amis lui ont préféré un autre chemin qui passerait par la Capitale. Ils l’ont alors déguisé avant de lui faire prendre le « chemin de Damas » à travers le désert ; de là, il s’est rendu au Liban où il loge dans un lieu tenu secret.

Le Curé grec orthodoxe de Tabqa, le P. Samaan Nasri vient quant à lui d’être menacé. Il lui faut trouver un moyen de s'éloigner des terroristes menaçants, qui n'hésiteraient pas à attenter à sa vie. 

Notez aussi que les chrétiens qui travaillent sur le barrage de Tabqa ont reçu l’ordre de Forsat al-Nousra de quitter le pays avec leurs familles ; il s’agirait de près de 8500 personnes. 

« Merci encore » à l’Europe et à l’Amérique qui ont encouragé cette misérable rébellion et ont permis ces migrations, alors que dans les pays d’Occident les populations matérialistes sont accrochées à leur biens comme à la prunelle de leurs yeux.

Ce qui est rassurant c’est que les cercueils occidentaux ne sont pas plus riches que les cercueils syriens…et ils sont tout aussi vides…et devant le Très haut, le jugement sera le même.

Les chrétiens de Raqqa, et ceux de Deir ez-Zor essayent également de fuir, abandonnant leurs maisons et leurs biens.

Le Veilleur de Ninive. 

vendredi 11 janvier 2013

Syrie : menaces tout azimut sur les chrétiens.

A diffuser...

Selon Syriatruth, un millier de chrétiens, privés de tout, sont encerclés par les rebelles depuis un mois déjà dans leur village de Ya'coubieh à l’ouest de Jisr al-Choughour et non pas au nord d’Alep comme le dit les médias.  Leurs conditions sont des plus alarmantes et «  ils risquent d’être annihilés » selon  le frère franciscain François Kouseiffi, en charge de l’église Saint-François de Hamra à Beyrouth, « Il risquent de mourir dans un silence généralisé » dit-il.

Voici sur la carte, la localisation de Ya'coubieh et Qunayeh. - Il est à signaler que ce village fait partie de trois villages chrétiens (Jdaydeh et Qunaya) proches de la frontière turque ; ils sont situés dans une  région habitée par une majorité chrétienne et arménienne que la brigade turkmène, de l’Armée Syrienne "Libre", en collaboration avec le renseignement turc, cherche à pousser hors de leurs villages. Selon Syriatruth, cette situation concerne aussi, d’autres villages habités par des minorités arabes et kurdes qui subissent la même sort depuis plusieurs mois déjà.

Il y a un mois environ, Syriatruth avait révélé le plan d’attaque de l’Armée Syrienne "Libre" contre ces villages chrétiens situés dans la région de Jisr al-Choughour (nord-ouest du pays, non loin de la frontière turque); nous découvrons à présent que ce plan est mis à exécution.

Pour ceux qui recherche la vérité, Infosyrie a consacré plus d’un article à la menace contre les minorités en Syrie. Cf. http://www.infosyrie.fr/actualite/vraie-menace-contre-les-minorites-syriennes-fausse-massacre/, mis en ligne le 24 décembre 2012.

Quelques brèves de Syrie :

Des informations nous parviennent que des dizaines d'enfants alépins sont atteints d'hépatite, en raison de biscuits chocolatés de provenance turque. Rien qu'à l'hôpital universitaire d'Alep on en recense 70 cas.

Nous apprenons de source sûre et bien informée que des bandes armées de l'Armée Syrienne "Libre", soutenue par la les pays sunnites de la région, l'Europe et les Etats-Unis, ont volé le blé contenu dans les silots de blé de l'Etat Syrien (plus de 65.000 tonnes) qui'ils ont ensuite vendu au turcs pour le prix de L.S. 6 (7 cents) le kilo, qui eux-mêmes ont revendu les stocks aux commerçants syriens à un dollar le kilo. Les marchandises turques envahissent le marché syriens notamment les médicaments dont les prix n'ont plus aucune retenue.

Directement de témoins visuels, des informations nous sont parvenues sur l'enlèvement de jeunes filles à Jdaydeh. Dans ce village, il ne reste que 18 personnes très âgées qui ont refusé de quitter la ville. 

A Yacoubieh, qui est encore contrôlé par l'armée syrienne, se trouvent encore un millier de chrétiens; ils sont menacés par l'ASL qui fait le siège du village d'être tués, s'il ne quitte pas le village.  Les menaces s'étendent aussi au trois curés du village, le Père Jallouf, curé latin de Qnayeh, le Père Rizk, prêtre grec-orthodoxe de Jdaydeh et le curé armenien-orthodoxe de Ya'coubieh.

Le silence de l'Europe exhale comme un parfum de complicité avec les violations des droits de l'homme en Syrie.

Le Veilleur de Ninive

mardi 25 décembre 2012

En Syrie, le terme de terroriste n'est pas un abus de langage.

Nous donnons plus loin, des informations précises sur quelques faits, produits récemment, dans les villages chrétiens de Syrie, situés non-loin de la frontière turque.

Ce qui est mis en oeuvre dans ce pays est un véritable scandale humanitaire, moral, juridique et religieux. 

Insistons une fois de plus. Le monde Occidental et les nations silencieuses, leurs médias et leurs portes-paroles, si bavards à l'accoutumée, n'évoquent que très peu, la terreur que font régner, en Syrie, les bandes armées à l'encontre des chrétiens. Avons-nous dit, Terreur ? Oui, Terreur et Terrorisme. Par quels moyens ? Elles en déploient six : 
  1. la rupture des canaux d'approvisionnement en eau, farine, électricité, fuel, gas, (scandale moral et humanitaire)
  2. l'envoi d'ultimatum aux chrétiens pour qu'ils laissent leurs villages et leur biens, (scandale juridique, moral et humanitaire)
  3. les menaces d'enlèvements d'hommes et de femmes, et de viols sur ces dernières, (scandale moral sur des personnes sans défense avec violation de l'intégrité de la personne)
  4. l'utilisation de personnes âgées comme boucliers humains, (scandale juridique et moral, violation des droits de la guerre, graves menaces sur des personnes sans défenses)
  5. les tirs sur des avions civils, (scandale juridique, violation des droits de la guerre)
  6. les menaces proférées, le 24 décembre dernier, de faire sauter les Eglises en cas de Messe de minuit. (scandale religieux par empêchement de la pratique religieuse et menaces sur des lieux sacrés)
A quoi ressemblent ces moyens dont ils usent ? A des Pogroms. 

Combien de temps, l'Occident va t-il rester aussi silencieux sur ces pogroms et face à cette iniquité qu'il a encouragée ? Combien de temps encore, va-t-il feindre d'ignorer la barbarie et ne voir dans l'Armée Syrienne "Libre" et les bandes armées qu'elle véhicule, qu'une force « démocratique et pacifique » ? 

Toutes les informations données ici sont véritables. Il n'y a guère, dans les écrits du « Veilleur de Ninive », d'intention de manipulation, car le Veilleur ne poursuit qu’un objectif spirituel, sans prétentions matérielles. Cet objectif n'est autre que la « dignité humaine du chrétien » en pays d'Islam, dans sa liberté de vie et de foi.

Nul ne peut plus taire l'injustice dont souffrent actuellement les chrétiens de Syrie broyés par le mutisme des gouvernements, la désinformation des médias et l'aveuglement des fanatiques haineux, se prétendant musulmans et incapables de sentiments religieux ; ces fanatiques étant encouragés et soutenus par des nations qui n’ont plus peur de l’infamie morale.

Le Veilleur de Ninive.


Alep - 25 Décembre 2012 - Ce matin, quatre 4 malades en états graves, sont arrivés à Alep en provenance du village de Jdaydeh, qui se trouve à la frontière turque. Ils ont été emmenés à l'hôpital universitaire de la ville, bien que ce dernier soit aussi privé d'électricité. 

Ces personnes ont pu raconter le récit de l'occupation du village de Jdeydeh par l'Armée Syrienne "Libre" et Forsat al-Nosra. 

Les éléments armés ont tout d'abord occupé l'Eglise et le Couvent qui domine le village voisin de Ya'coubieh où se trouvait la dernière base de l'armée syrienne tombée depuis dans les mains des « rebelles ». Ils ont installé des armes lourdes et obligé les hommes et les femmes âgées à rester dans l'Eglise pour servir comme bouclier humains (دروع بشرية). De plus ils ont obligé les femmes à se voiler et à occuper des maisons dominant le village.

Depuis, que s’est-il produit dans ces villages ? En résumé, il y a une semaine à présent,  ils ont incendié et détruit la grande et unique boulangerie de Jirs-al-Choughour qui assurait la fabrication du pain destiné à toute la région. Le village de Qnayeh est aussi occupé par l'Armée Syrienne « Libre ». Toute la récole d'olives et d'huile d'olive du village a été confisqué. Les habitants n'ont ni électricité ni pain, ni carburant. Nous essayons de leur faire parvenir des produits de nécessité par le Croissant-Rouge. 

La grande peur des chrétiens de ces trois villages cités, Jdeydeh, Ya'coubieh et Qnayeh est de connaître le sort d’un autre village celui de Rableh ou plus de 200 chrétiens avaient été enlevés et les femmes violées. 

Quant aux localités qui se trouvent au sud de Dara’a, un ultimatum a été lancé par l'ASL pour que les chrétiens évacuent. 

Venons-en à Alep à présent, où l'armée arabe syrienne tient toujours la route de l'aéroport; l'ASL a tiré ce matin sur trois avions civils rendant les vols très dangereux. 

Enfin terminons par cette infamie qui est l'appel du Front al-Nosra lancé aux chrétiens à ne pas célébrer la Messe de minuit au risque de voir l'Eglise détruite par une explosion. Le responsable de l'Eglise Evangélique d'Alep a-t-il aussi conseillé à ses paroissiens de rester à la maison. Les Eglises étaient pour la première fois presque vides malgré une présence forte de gardes républicains.

lundi 24 décembre 2012

La Syrie à l'ère de la révolution.

Une déplacée syrienne raconte à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass] , les barrages de viols dans la région syrienne de Khan Sheikhoun qui choquent le monde. 

Cet incident qu'elle évoquera, ne s'est pas produit il y a un millier d'années, et peut-être encore qu'à cette époque la protection et la magnanimité existaient ; cette histoire s'est produite dans la ville syrienne de Khan Sheikhoun à l'époque des "droits de l'homme" et de la "démocratie", par des nouveaux islamisés revendiquant la liberté.

Voici le récit tel qu'il fut rapporté par la réfugiée syrienne à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass] au Liban : Elle a relaté, les larmes sur les joues, les nombreux abus qui se sont produits et se produisent en Syrie, dans la ville de Khan Sheikhoun, accusant l'oppression et l'injustice des milices de l'Armée Syrienne "Libre" wahabites. 

Elle nous a entretenu des barrages de viols, au moment du passage de sa propre voisine et de son mari sur l'un des barrages de l'Armée Syrienne "Libre", à une heure avancée de la nuit ; après vérification des papiers d'identité par les terroristes, le chef du barrage ordonna à l'épouse de descendre après que les terroristes se fut entendus entre-eux de la faire quitter la voiture, devant son époux et sans qu'il ne put réagir, les armes étant posées sur sa tête. Ils commencèrent alors à adresser à l'épouse des paroles racistes et à la regarder comme des sauvages.

Lorsqu'elle fut hors du véhicule, ils l'emmenèrent à quelques mètres de là et ils l'exposèrent dans l'obscurité au plus haut gradé de la bande qui étaient resté à l'écart du barrage. Il éclaira son visage d'une lanterne puis donna son agrément à la demande des éléments armés de l'ASL qui se relayèrent alors pour la violer.

La dame poursuivit sa communication à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass] au milieu de l'étonnement des frères collègues choqués ; elle affirma que le mari entendit les cris de son épouse, alors qu'elle criait pour qu'on vienne la libérer des mains de ces sauvages qui prétendaient gouverner la Syrie. L'époux descendit alors du véhicule et s'affronta à l'un des terroristes qui se tenait debout près de la porte du conducteur ; à ce moment, l'un des éléments posté-là lui tira dessus sans commisération, le laissant mort devant les yeux de son épouse violée.

Voici la liberté à laquelle est parvenu le peuple syrien aujourd'hui qu'il est dans les mains de l'Armée Syrienne Libre et du Front de la Victoire [Djabhat al-Nosra], nouveau nom pour Al-Qaïda ; c'est par ces mots que la réfugiée syrienne termina sa communication à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass].

Docteur Jihad al-Makdissi. 
Traduction de l'arabe par le Veilleur de Ninive.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.