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vendredi 25 mars 2016

Une association française nous offre la joie d'écouter 114 jeunes syriens chanter la foi et la paix.

Evènement organisé par SOS Chrétien d'Orient, 114 enfants syriens de la Chorale Choeur-Joie sont venus chanter à Lourdes montrant ainsi le visage souriant qu'était celui de la Syrie, mais aussi que l'écart entre les chrétiens syriens et la France n'est guère profond. Hélas, le gouvernement français a pris le mauvais pli de combattre ses amis bienveillants pour donner de la voix à des étrangers parfois bien malveillants. Il suffit d'écouter cette jeunesse de l'Espérance. (source)
 
 
En l'Eglise Notre-Dame des Champs....
 
 
Le Père Zahlaoui, Fondateur de la Chorale à Choeur-Joie...dit quelques mots sur la Syrie et explique la motivation des chanteurs...

 

lundi 20 janvier 2014

Le Président Bachar el Assad s'exprime sur l'impact de la guerre sur les enfants et les familles.

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu’il était difficile pour lui d’expliquer la guerre à ses enfants et que la crise était un sujet de conversation quotidien. « Certaines choses n’ont pas changé : je vais au travail comme d’habitude, et nous vivons chez nous comme auparavant. Les enfants vont à l’école. Ces choses n’ont pas changé », a-t-il dit. Mais selon lui, « dans des circonstances pareilles, les enfants sont plus touchés que les adultes ». « Ils posent des questions qu’on n’entend pas dans des circonstances normales : ’Pourquoi voit-on de telles choses? Pourquoi y a-t-il des gens aussi méchants? Pourquoi y a-t-il des morts?’ », a raconté Bachar al- Assad, ajoutant: «  Il n’est pas facile d’expliquer de telles choses aux enfants ». « N’empêche, ajoute-t-il, que ce sont des questions quotidiennes, et une conversation de tous les jours entre les parents et les enfants. Nous faisons partie de ces familles qui discutent de ces mêmes questions ».

D’après lui, les enfants de cette génération ont une « maturité précoce » en raison de la crise. « Il y a des choses qui ont atteint tout foyer syrien, y compris le nôtre », a-t-il poursuivi. « C’est la tristesse que nous vivons dans notre quotidien et au fil des heures, en raison de ce que nous voyons et constatons, à travers les souffrances, les victimes tombées partout et qui ont affligé chaque famille, la destruction des infrastructures, des intérêts et de l’économie. Tout cela nous a affectés ».

dimanche 28 avril 2013

Nous demandons une fatwa qui protège les femmes et les jeunes filles chrétiennes de Syrie.

Alerte! Rappelons que cette photographie que vous voyez ci dessous nous est parvenue sans que nous n'en connaissions la source originelle. Nous nous sommes naturellement interrogé sur un possible montage mais faute de le prouver, nous avons décidé de la maintenir, par devoir, jusqu'à ce qu'un lecteur nous aide à l'identifier. Il semblerait et nous aurions, à présent, la certitude que nous sommes sur un truquage, grâce à Jason G et A. Rostov qui tous deux nous informent dans leurs commentaires, publiés à la suite du présent article, que : 

Pour le premier l'image proviendrait d'un film (très peu recommandable) paru autour de 2005 et intitulé "Dépravation intérieure". Pour le second, la photo de droite est ancienne et daterait de 2007. Il en a apporté la preuve.

Nous remercions nos deux lecteurs pour leur contribution, mais optons tout de même pour le maintien de l'image dans le présent texte, car des actes aussi graves et aussi barbares se produisent actuellement en Syrie et puis la création de ce film représentant la jeune fille à la croix est en soit un sacrilège à dénoncer.

"Je suis le froment du Christ, et les dents des bêtes vont me broyer afin de me changer en un pain savoureux".

La falsification de la photographie étant à présent certaine, nous demandons tout de même au lecteur de nous faire confiance et d'admettre que de tels actes se produisent actuellement dans la Syrie en guerre. Nous n'appelons pas à la haine du musulman *, qu'on ne nous méprenne pas; nous n'essayons pas de vous manipuler, vous lecteur qui nous êtes fidèles, car c'est dans la rigueur de l'information et l'honnêteté de nos écrits que nous trouvons le sens et l'élévation moral.

Dans un précédent écrit, nous vous informions du viol des femmes et des jeunes filles, en présence des leurs, actes ignobles, qui se produisirent à Alep dans le quartier de Djébal as-Saydeh [Cheikh Maksoud]. Ces méfaits constituent autant de scandales que nous qualifions parmi les plus honteux de notre vivant et qui dépassent en horreur ce que le XXe siècle a pu servir à nos ancêtres, en termes de laideurs humaines et violences abjectes.

Pour revenir sur ces faits et méfaits pratiqués en Syrie contre les vieillards, les femmes et les enfants, nous voulons tous comprendre comment de tels actes ne soulèvent pas l'indignation du monde....nous voulons des explications crédibles et des interventions efficaces de la part des dirigeants des pays impliqués, faute de quoi, toutes revendications de démocratie en Syrie, émises par quelques Etats qui soient, n'aura plus aucun crédit. En conséquence, 

Nous demandons...

Aux rebelles, de nous expliquer quelle est cette rébellion qu'ils ont lancée et qui mène aux pires massacres. 

Aux gouvernements européens, français et anglais notamment, qu'ils nous disent pourquoi ils soutiennent avec autant d'énergie, une rébellion violente, alors qu'ils dénoncent la violence du régime syrien et que les actes commis par les rebelles sont si terribles.

Au gouvernement qatari, de nous expliquer pourquoi il arme des combattants commettant des actes aussi ignobles, alors qu'il prétend vouloir financer le développement des immigrés dans les banlieues parisiennes.

Au gouvernement turc, d'éclairer le monde sur les raisons qui l'autorisent à laisser passer à travers ses frontières avec la Syrie, des assassins de toutes sortes, tandis qu'il est très au courant des agissements de ces éléments sauvages. 

Au gouvernement saoudien, de nous expliquer si, depuis le début de l'Islam, il a eu un quelconque signe d'Allah lui confirmant que ce n'est pas un crime de tuer des infidèles. Au cas où tuer un infidèle n'est pas un crime pour Allah, violer une jeune fille, seul ou à plusieurs, est-il un meurtre pour lui ? Après que des actes similaires furent connus en Syrie, pourquoi le roi d'Arabie n'a t-il pas fait édicter une Fatwa condamnant le viol des Jeunes filles et femmes Chrétiennes ?

Au gouvernement américain, de nous faire savoir rapidement quand va t-il commencer à menacer les assassins pour protéger les faibles et les minoritaires et cesser de le faire quand seuls ses intérêts matériels et opportunistes sont en jeu ?

Au gouvernement israélien, pour nous rappeler le geste proposé, dans les soixante dernières années, pour résoudre l'injustice dont le pourrissement nous aura amené au gouffre syrien ; qu'il nous explique, lesquels, durant les cents dernières années, sont les plus graves : les torts causés aux juifs par les arabes ou ceux causés par les européens ? 

Sans une intervention ouverte des gouvernements mentionnés plus haut, faisant pression sur l'Arabie-Saoudite pour l'énoncé d'une Fatwa condamnant le viol des femmes et des jeunes filles chrétiennes de Syrie, nous considérerons que toutes les accusations à l'encontre du régime syrien actuel, ne sont qu'une farce criminelle et immorale, visant des objectifs cachés, qui n'ont aucun lien avec la démocratie, ou le bien du peuple syrien.

Le Veilleur de Ninive

* Nous lutterons cependant vaillamment par nos écrits, si des musulmans font du mal aux chrétiens et au christianisme, car nous ne pensons absolument pas que, dans l'histoire, le christianisme ait fait plus de mal à l'Islam que l'inverse.

mercredi 13 février 2013

Alep : Les Eglises et les quartiers chrétiens cernés et privés d'eau et d'électricité.


Après toutes les atrocités qui nous sont rapportées de Syrie, à la suite des preuves attestant que ce sont des mercenaires qui s'opposent à l'armée arabe syrienne, qu'attendent les pays d'Europe et la France en particulier, pour lever l'embargo et condamner les pogroms qui s'y déroule contre les chrétiens de Syrie du Nord, avant de proclamer qu'elles ne soutiennent plus les bandes armées de cette "rébellion" païenne et barbare ?

Alep - 14 Février 2013 - 12h27 - Des sources proches d’un Archevêché, à Alep, nous informent que des éléments armés du Front Al-Nosra, se trouvent à quelques dizaines de mètres des différentes églises appartenant aux rites (maronite melkite catholique, grec orthodoxe et armenien) ; l'église évangelique arabe étant déjà complètement détruite... ; ces mêmes éléments lancent des cris de "Allah Akbar... ...L’armée arabe syrienne dépêche des renforts pour sauver les Eglises. Que Dieu protège les personnes abritées dans les bâtiments...et les soldats qui les défendent.

Alep - 14 Février 2013 - 12h10 - Aujourd'hui c'est "l'enfer". Hier le Front al-Nosra avait menacé par des tracts les chrétiens qui doivent payer cher la visite du Patriarche maronite al-Raï accusé d’être complice du régime et du Président Bachar.

Depuis ce matin les obus pleuvent sur nos quartiers, surtout sur Jdaydeh qui abrite les quelques églises de la ville.  La garde republicaine a recours aux armes lourdes et aux chasseurs, les Sukhoï qui déversent des barils d'explosifs sur les rassemblements d’éléments armées du Front al-Nosra et de l’Armée Syrienne « dite Libre ». Demain vendredi après la prière, nous nous attendons à des voitures piegées en plus des bombardements.

Concernant les deux prêtres enlevés, des informations provenant de proches des éléments armées nous informent qu’une rançon de 15 millions de livres syriennes (160.000€) est demandée pour chacun en échange de leur libération. L’impossible sera fait pour les libérer.

L’électricité nous est revenue 3 heures par jour mais nous sommes toujours coupés d’eau.

Alep - 13 Février 2013 - 9h10Pour la cinquième journée consécutive, Alep est sans d'électricité - Il semblerait que l'Armée Syrienne "Libre" ait coupé les lignes de haute tension du barrage de Tabqa. Cela signifie que nous ne sommes pas alimentés en eau depuis quatre jours. 

Même les hôpitaux sont privés de l'essentiel. 

Jeunes à Alep attendant leur tour pour l'eau
J'ai pu m'acheter un petit générateur pour charger les téléphones portables et l'ADSL et rester en contact avec l'extérieur. 

Evidemment les batailles n'ont pas cessé en ville et surtout à de la ville avec pour objectif de l'ASL d'occuper les deux aéroports civils et militaires. 

Nous sommes  toujours pas de nouvelles des 2 prêtres enlevés.

Avec tout cela, les nations occidentales n'ont même pas fait un geste, pour alléger l'embargo....L'Occident a-t-il encore un coeur ?

mercredi 21 novembre 2012

Ne pas oublier Alep....

En Syrie, la population commence à perdre espoir sur la fin proche du conflit. La mort n'est plus seulement un fait de la vie, elle est dans le quotidien,; familière, proche, presque imminente; la population se prend à la défier ; la mort ne fait plus peur ; les habitants sont devenus moins craintifs mais paradoxalement le désir de vivre est moins vif. Il arrive bien à ceux qui sont toujours à Alep, Homs, Harasta, de se dire qu'il vaut peut-être mieux mourir que de vivre sans abris, sans pain, sans dignité humaine.

Les enfants eux ne se posent pas si crûment la question de la mort. En revanche, ils flirtent avec elle, en jouant à se faire peur dans les quartiers chrétiens d’Alep. Dans leurs jeux, ils se regroupent en soldats de l’Armée arabe syrienne et en combattants de l’Armée Syrienne Libre. Ils se fabriquent de fausses armes, mais y mettent parfois du vrai en se maltraitant.

On dit qu'un tiers de la population d'Alep a quitté la ville. Les citoyens restés sur place, font partie de la catégorie sociale qualifiée autrefois de moyenne  mais aujourd'hui sensiblement appauvrie au point qu'elle n'a plus les moyens de sortir de Syrie. En revanche, ses membres espèrent et attendent l’aide qui arrive avec parcimonie, laissant de nombreuses familles en détresse. Les familles qui ont laissé la ville d'Alep et y sont revenues ne sont pas mieux loties; certaines, par exemple, ont fait le voyage de l'Arménie, pour n'y trouver qu'un pays n'offrant pas de travail, où la corruption est presque aussi répandue qu’en Syrie.

L'émigration ne réussit pas à tous, notamment à ceux qui ont fait le choix de laisser la Syrie pour le Liban et qui n’ont même plus les moyens d’y revenir car, dans le pays voisin, la vie est très chère et les a dépouillés. Mais quel dilemme pour la population chrétienne alépine tentée par le départ ou la demeure sur place, surtout après les dernières déclarations des partis « djihadistes » qui appellent à fonder une République Islamique de Syrie. Que faire ?

Dans le quotidien alépin, la vie est devenue insupportable. Les habitants ne sortent plus que pour acheter du pain. Il faut dire que cette sortie demande cinq heures de files d’attente. Le reste du temps, les sorties de chez soi, n'ont pour but que de visiter les proches. En revanche, avec la tombée du jour, tout le monde est terré chez soi car les quartiers contrôlés par l'armée sont quadrillés de barrages.

Les modifications du mode de vie et de l'environnement, dans les derniers mois, ont été impressionnants. A Alep et dans ses environs, près de six cents usines ont été pillées et volées. Des bandes armées provenant de Turquie se sont emparées de précieuses machines. Près de 60% de la ville d’Alep est détruite. Les fameux souks, si réputés jadis, sont détruits à hauteur de 50%. Alep viendrait en troisième place après Berlin et  Stalingrad dans le classement des villes les plus détruites. Près d’1,5 millions de personnes n’ont plus d’abris ou de maisons. La monnaie s’est considérablement dépréciée. Le dollar et l'euro atteignent des records ($1=L.S.88) et (€1=L.S.110). Les marchandises et denrées alimentaires de base ont vu leurs prix quintupler. De très nombreux médicaments restent introuvables après la destruction des usines pharmaceutiques.

Le pays avance dans l’hiver ; le mazout et le gaz manquent ; le chauffage au bois n’est pas courant dans le pays. Il n’y a plus que les réchauds électriques et les couvertures pour se chauffer. Heureusement et c’est la rançon du malheur, les rapports entre voisins restent bons, imprégnés d'attention et de solidarité. Pour les urgences, il ne reste plus d'ambulances, de police ou de pompiers. Les voitures piégées sont si destructrices ;  elles ne sont pas suffisantes, semble-t-il, puisqu'elles sont généralement suivies de tirs de fusée Hawn comme pour venir achever le mort.

Au fil des mois, la situation se dégrade ; c'est le pourrissement et le monde y assiste comme le sphinx dans le désert. A Alep, l’armée syrienne ne parvient pas à pénétrer dans la vieille ville tandis que d'autres quartiers, occupés par les djihadistes (Al Nasra), deviennent des sanctuaires islamistes.  

Les conscrits du service militaire restent terrés chez eux ; des soldats désertent ou collaborent avec l’Armée syrienne « Libre », par besoin d’argent ou par conviction. Au milieu de la désagrégation, il se trouve encore des personnes de bonne volonté qui prennent des risques pour se manifester à des amis et des proches ; quel courage ont ces bédouins qui ont traversé des barrages de l’ASL pour venir entourer une famille chrétienne éprouvée. La misère est présente, croissante, destructrice et avilissante sur tous les plans.

La jeunesse ? Son comportement est désormais conduit par le besoin de manger et de s’héberger. Des jeunes chrétiens de plus en plus nombreux s’enrôlent dans les comités populaires (Chabihas) pour soutenir l’armée. La solde qui leur est versée est de 15.000 livres syriennes (€200) par mois. D’autres tentent de vendre de l’essence en contrebande ou s’improvisent vendeurs de légumes ambulants ; enfin, il y a ceux qui essayent de quitter le pays par la Turquie. Quel vide ! Quel désastre spirituel, humain, matériel…. ! Que de jeunes sur la pente négative ! Le caractère des personnes change…les instincts dominent....; au plus grand désespoir des familles, des jeunes commencent à s’adonner à la drogue introduite par les salafistes tandis que les jeunes filles sont sous la menace constante du viol. La fatwa du renégat Qatari, le dénommé « al-Qurdawi » protège les violeurs en accordant le droit de violer les filles alaouites et chrétiennes avant de les tuer. Pourquoi la France qui entretient de si bon rapport avec le Qatar, ne demande t-elle pas qu'on le fasse taire ?

Et les écoles au milieu de cela ? Il faut dire que les deux tiers des écoles publiques abritent des réfugiés ; les autres établissements sont vides. Les écoles chrétiennes, situées hors de la ville ont, quant à elles, créé des classes au sein des Eglises et dans les paroisses pour assurer les cours, tandis que les universitaires semblent avoir perdu leur année.

La question du départ et de l'émigration revient sans cesse...le dilemme....Certaines familles cherchent à partir certes, mais tout n'est pas réglé par le départ. La question est pour quelle destination ? La Suède, le Venezuela, l'Australie ou le Canada ? Ce sont les pays les plus attirants ;  mais partir, ce peut-être se ruiner. A Alep aujourd'hui, tous logement laissé est un logement prisé par les réfugiés qui s’y installent sans intention de le rendre. Vendre son bien ? Impossible. Il n’y a plus d’autorité, plus d’administration, plus de justice pour permettre les transactions.

La question du retour, est celle que se posent des familles parties s’installer au Liban, en Arménie ou en Jordanie; elles reviennent au pays car la terre d’accueil est peu sûre. Le dernier attentat de Beyrouth qui a tué le chef des renseignements, W. Hassan, a dissuadé des chrétiens à rester sur place et puis le coût de la vie au Liban vient les déterminer à partir.

Mais quelle est la véritable situation sécuritaire à Alep ; quelle place occupe l’armée arabe syrienne ? On peut dire que cette dernière est présente surtout dans les quartiers chrétiens à travers la garde républicaine formée des soldats les plus fidèles au régime. Elle occupe 25% de la ville seulement mais s'appuie toujours sur l’aviation pour tenter de déloger les rebelles salafistes des quartiers de la ville.

Ailleurs hors d’Alep ? Pour les chrétiens, l’attention se porte sur la ville de Qamichli située dans le Nord-Est du pays, où très vraisemblablement, se prépare un scénario similaire à celui de Ras-El-Ain, avec ultimatum aux chrétiens pour quitter la ville et exécution de la menace, peu de temps après. Actuellement les habitants des villages chrétiens de la région, en particulier de ceux qui se trouvent sur le fleuve Khabour, trouvent refuge dans la ville de Hassakeh.

Des nouveaux acteurs dans le conflit ? Des intégristes de toutes sortes, des bandes armées diverses foisonnent et agissent pour le compte de parrains tenus secrets. Ils sèment la terreur et égorgent de simples et modestes citoyens au nom d’Allah. Nous revivons les premiers temps de l’Islam avec les ultimatums du prophète et de ses hommes appelant à la conversation sous menaces d’être passé par le fil de l’épée. La peur règne sur l’ensemble du territoire....L’histoire se répètera-t-elle ?

Dans cette mêlée, comment rester informés ? La population chrétienne s'accroche à certains media, dont le panorama a quelque peu changé : Elle s'informe auprès d'« Al Mayadine » qui est bien apprécié mais aussi par l'écoute de deux autres chaines « Ikhbarieh » et « Dounia ». A ces chaînes sympathiques aux chrétiens, sont venues se greffer des chaines "salafistes" « Al-Barada », « Al-Sharq », « Al-Jazira » et « Al-Arabia » ; Le Net prend une place de choix avec « Taht al-Mihjar » et « Akselser » mais aussi « Alep News » et « Akhbar as-Syrian » sans omettre les réseaux-sociaux tels que Facebook.

Pour conclure, quel constat faisons-nous ? Dans une guerre comme celle-ci, l’espoir est dans le détail, dans les gestes d'amitié, dans l’attention délicate, dans l'inconnu qui se présente et tend une main….L’espoir n’est ni auprès des gouvernements, ni dans les grands discours politiques, ni dans les ambitieux qui pointent leur nez dans les medias. Aucun d’eux n’a réussi en enrayer le conflit. Aucun Etat, aussi puissant qu’il ne prétend être n’a réussi à faire passer l'humain avant les considérations géostratégiques, et à stopper ainsi la marche vers la destruction de la Syrie.

mercredi 24 octobre 2012

Réfugiés syriens - Menaces sur les moeurs.

Syrie et camps de réfugiés syriens - 23 Octobre 2012 (18h) - Un phénomène des plus graves se développerait actuellement dans les camps des réfugiés accueillant des syriennes en Jordanie, en Turquie et au Liban. On nous dit que des saoudiens, libyens et de vieux émirs du golfe viennent prendre pour épouse des fillettes de 14 et 16 ans, leur payant des sommes de $100 a $150 $ au titre de la dote (المهر). 

Des Muftis auraient même lancé une fatwa pour interdire ces mariages "secrets" dit Al-Sitra (السثرة) avec des mineures, qui rappellent les chanteuses que les hommes riches d'Orient, dans l'entourage du Calife, possédaient et gardaient en secret cachées par un rideau. Le phénomène étant particulièrement connu à l'époque du Calife "Motawakkil". Il ne s'agit pas du tout de cela ici puisque des hommes âgées de 60 et 70 ans "prendraient possession" des filles mineures pour quelques sous.    

Cette information nous est bien parvenue mais nous ne sommes pas en mesure d'en vérifier le degré d'authenticité. Toutefois, nous nous devons d'avertir toutes autorités publiques qui traitent avec ces populations, des risques majeurs pesant sur les enfants de ces camps. 

En outre, nous apprenons qu'en Syrie, même les musulmans syriens sont très blessés par les exploitants du pétrole qui ne s'arrêtent pas à l'or noir, mais se plairaient à abuser des humains mineurs. 

Nous prions les Organisations Internationales en charge de la protection de l'enfance de vérifier, pour confirmer ou infirmer ce phénomène et si nécessaire, afin de lancer un cri d'alarme de manière à avertir toute autorité en devoir d'agir. 

Les réfugiés syriens sont des êtres humains à part entière qui méritent le même respect que celui dévolu à tout grand de ce monde.

Le danger existe en Syrie même, où les enfants syriens réfugiés dans les écoles, se retrouvent entassés, vivant en promiscuité avec des adultes et qui sont livrés à la prostitution. 

Toute personne digne doit ouvrir les yeux sur ce phénomène. Il doit le dire, l'écrire et chercher à en savoir plus pour protéger et défendre.

lundi 22 octobre 2012

Scandale - des femmes, des enfants et des vieillards chrétiens enlevés.


Réfugiés syriens - Menaces sur les moeurs.

Kfar Bohm (Région d'Alep) - 23 Octobre 2012 - Le scandale continue...; aujourd'hui encore un autre minibus qui conduisait des jeunes filles chrétiennes a été arrêté et les jeunes filles ont été enlevées. Le véhicule venait de Kfar Bohm pour se rendre à l'Université d'Alep.

Jdaydeh, Ya'coubieh, Qnayeh - 24 Octobre 2012 (18h) - Nous venons d'apprendre, il y a une heure, que les passagers chrétiens du minibus qui assurait la liaison Jdaydeh, Yacoubieh, Qnayeh Alep ont été libérés, à la suite de négociations menées par des interlocuteurs musulmans qui ont réussi à persuader les ravisseurs de relâcher leurs otages pour la fête d'Al-Adha, sans versement de la rançon demandée (5 mio de LS).

Jdaydeh, Ya'coubieh, Qnayeh - 22 Octobre 2012 - Des passagers chrétiens qui se trouvaient dans un minibus les ramenant des trois villages de Jdaydeh, Yacoubieh et Qnayeh vers Alep, ont été enlevés alors que leur minibus se trouvait à 35 km de sa destination.

Dans le véhicule public se trouvaient des femmes, des enfants et des personnes âgées; les hommes jeunes et mûrs ne se déplaçant plus, de crainte d'être enlevés. 

L'autobus était attendu à 11h du matin à Alep. Ne le voyant pas arriver, un mère a pu entrer en contact téléphonique avec son jeune fils pour apprendre qu'il était pris en otage au même titre que les autres passagers.

mercredi 3 octobre 2012

Dialogue ouvert avec des enfants d'Alep.

Nous reproduisons ici un dialogue enregistré Lundi 1er octobre à Alep avec un groupe de jeunes alépins âgés de 11 à 16 ans ; nous rapportons ce dialogue pour vous lecteur afin que la cause des enfants d'Alep devienne votre cause. Avec ce qui se passe sur place l'innocence est assassinée.

Notez seulement que dans notre transcription, nous n’avons pas repris la forme et le langage des enfants qui se sont exprimés en langue arabe. Toutefois dans la mise en forme nous avons tenté de rester le plus fidèle possible aux réflexions des jeunes.

1 - Pensais-tu que la guerre c'était cela ?

Autrefois, la guerre était   pour nous un jeu  vidéo dans lequel on tuait l'ennemi. Nous croyions que la guerre se passait entre 2 pays, entre deux armées. Nous ne pensions pas qu'elle consistait à enlever les gens, à les tuer pour exposer et parader avec leurs cadavres. La guerre ce n’était pas exécuter devant les caméras de télévision…

Aujourd’hui on détruit les maisons et les quartiers ; on ne sait pour qui ? pour quoi ? Combien de temps cette guerre va-t-elle durer ? Longtemps ? Serons-nous victimes un jour ? 

Pourquoi les enfants meurent-ils dans cette guerre ? Pourquoi deviennent-ils orphelins ? Pourquoi détruit-on les maisons de Dieu ? Pourquoi le mal et l'injustice sont rois ? Ou est Dieu ?
2 - Qu'est-ce qui est le plus moche dans la guerre ?

Ce qui est le plus moche, ce sont les rancunes, les innocents qui meurent, un pays que l’on tue ; notre maison qui s'écroule, la peur et la panique ; la Syrie a reculé de 10 ans ; nous n’avons plus d'avenir ; nous perdons tout, même nos rêves. On ne peut plus dormir ; à chaque bombe qui tombe, nous tremblons ; nous pleurons…

3 - Penses-tu que des belles choses soient possibles dans la guerre ?

Très peu, mais on admire nos voisins d’immeuble ; ils nous ont beaucoup aidé, plus que nos proches ; nous sommes maintenant plus sensibilises aux autres, surtout aux pauvres et aux orphelins. On sent que la Syrie est notre « mère », qu'il ne faut pas la perdre. Nous sommes plus sensibles à notre hymne national. Nous sommes devenus plus proches de Dieu, notre unique abri ; Notre foi et notre religion est plus forte. Nous sommes plus conscients de ce que représente la vie et plus attachés à la patrie.
4 - D'après toi qui souffre le plus ?

Ceux qui souffrent les plus ce sont les orphelins, les familles des martyrs, les soldats qui sont le plus visés par les criminels…Nos parents ont vécu des années plus ou moins faciles ; nous nous commençons notre vie par des moments trop difficiles ; même nos parents s'inquiètent pour notre avenir, pour nos études, notre service militaire ; sur la manière de se procurer notre pain quotidien…

5 – Désires-tu encore rester en Syrie ?

D’une seule voix ils clament : Nous ne quitterons jamais la Syrie ! Parmi les jeunes, certains ont une double nationalité – eux aussi objectent : On ne jette pas des pierres dans le puits qui nous a abreuvé ; on ne quitte pas une mère qui nous aime ; on ne quitte pas une terre qui nous a nourri et qui garde les tombes de nos ancêtres.


6 - Qu'est-ce qui a changé dans ton regard sur la vie et sur les autres ?

Nous avons aujourd’hui un grand désespoir dans la vie. Nous ressentons un grand ennui et un vide dans notre existence : toujours rester à la maison. Pourquoi vit-on ? Nous sommes trop petits pour porter des responsabilités ; celle-ci est trop lourde. Nous devenons plus agressifs. Nous nous sentons au bord d’une grande pente ; va-t-on tous tomber dans le labyrinthe ou revenir à la douce Syrie que nous avons connue ? Va-t-on revoir la Syrie qui nous a donné des moments d'amour, de solidarité entre les différentes confessions et ethnies ?

7 - Qu'attendrais-tu des chefs de guerre et du gouvernement ?

Nous attendons : qu’ils combattent la grande corruption et qu’ils fassent revenir la sécurité. Nous voulons pouvoir partir de la maison et y revenir sans avoir peur. Nous voulons que les chefs parlent entre eux. Tous doivent savoir qu’il n’y a pas de pays qui veulent du bien à la Syrie ; il n'y a que les syriens qui doivent l'aimer ; le proverbe arabe est cité : « Rien ne peut gratter ta peau que tes propres ongles ».

8 - Est-ce que la guerre te fait plus aimer les autres ou les détester ?

Cette guerre m'a appris, ainsi qu’à mes copains à donner plus de valeur à la vie. Elle m’a fait voir que la violence, la sauvagerie et la mort brutale ne sont pas les nôtres. Notre vraie vie, notre culture nous vient de nos premiers ancêtres. C'est une vie d'amour, de tolérance et de paix.



Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.