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mardi 25 mars 2014

Liban : Fête nationale dédiée au dialogue islamo-chrétien au Liban

Mardi 25 mars à 17 heures, la chapelle du collège jésuite Notre-Dame de Jamhour accueille la 8ème veillée de prière inter-religieuse « Ensemble autour de Marie ». En présence du P. Miguel Ayuso, secrétaire du Conseil pontifical pour le dialogue inter-religieux, porteur d’un message du pape, et devant un prestigieux parterre de responsables politiques, civils et religieux, textes, chants, témoignages et psalmodies issues des différentes traditions religieuses libanaises se succéderont. Accompagné de quatre jeunes de différentes confessions qui l’ont aidé à sauver ce qui pouvait l’être, le P. Ibrahim Surouj, propriétaire de la bibliothèque Saeh incendiée par des vandales à Tripoli en janvier, viendra ainsi redire l’importance de « l’unité » entre Libanais.

Ampleur

Depuis 2010, l’Annonciation, fête chrétienne célébrée le 25 mars, est devenue fête nationale au Liban, dédiée au dialogue islamo-chrétien. Pour avoir « plus d’impact sur les citoyens », le conseil des ministres a même décidé qu’elle serait « chômée ». D’année en année, l’événement gagne en ampleur. Désormais, toute la semaine, expositions, concerts et conférences se succèdent autour du thème de la rencontre.

Lundi 24 mars, un calicot représentant l’icône de l’Annonciation, encadrée à gauche par un extrait du Coran et à droite par le récit de l’Évangile de Luc, a été déployé sur la façade de l’Université libanaise, seul établissement universitaire public dans le pays. Devant 600 étudiants de toutes confessions, majoritairement musulmans, son recteur, chiite, a, dans son discours, repris la formule de Jean-Paul II sur le « Liban, pays message » et souligné l’importance de Marie dans l’islam. « Il a dit également qu’il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures, et que les musulmans attendent le messie qui viendra à la fin des temps pour unir l’humanité entière », résume avec enthousiasme Nagy El Khoury.

Une nouvelle culture

Le secrétaire général de l’Amicale des anciens élèves du collège jésuite de Jamhour est, avec son ami sunnite Mohammad Nokari, l’initiateur en 2007 de cette « rencontre spirituelle autour de la Vierge Marie ». « Nous lançons une nouvelle culture », assure-t-il, en multipliant les exemples, comme cette rencontre organisée dimanche à Saïda, grande ville sunnite du Sud du pays, au cours de laquelle « l’évêque grec-catholique local a pu rencontrer le mufti sunnite, le mufti chiite devant tous les responsables politiques locaux, Hezbollah compris »…

Désormais, la manifestation déborde largement des frontières de la capitale. Des associations partenaires comme le « Forum global des religions et de l’humanité », dont l’objectif est de promouvoir la diversité au sein de la société civile libanaise, participent à l’organisation d’« événements périphériques » dans tous les pays, en lien avec des associations locales. « Au Sud, au Nord, dans la Bekaa comme au Mont-Liban, des concerts, des conférences sont prévus », souligne l’une de ses fondatrices, Bassma Abdel-Khalek.

« Dans un contexte politique et sécuritaire fragile, alors que nous devons faire face aux défis de l’extrémisme, du refus du dialogue, nous voulons rappeler qu’il existe toujours un espace pour la rencontre humaine, au-delà des divergences politiques ou religieuses », précise la jeune femme, âgée de 27 ans. « L’Annonciation est au départ une fête chrétienne mais porteuse de valeurs, comme la fraternité, la bonté, qui nous réunissent. La présidente de notre ONG le redira ce soir à Jamhour : l’unité des Libanais est indispensable si nous voulons construire un pays meilleur dans lequel les nouvelles générations trouveront la paix ».



jeudi 26 décembre 2013

Le Grand Mufti de Syrie : "Je dis au monde entier, éteignez l’incendie que vous avez allumé sur notre terre".

 
Le Grand Mufti de Syrie, le Docteur Ahmed Badr-Eddine Hassoun, lors d’une allocution prononcée hier 25 décembre 2013, dans la Cathédrale Orthodoxe de la Mère de Dieu à Damas, après une prière pour la paix en Syrie, a déclaré : « Je dis au monde entier, éteignez l’incendie que vous avez allumé sur notre terre. En revanche, si vous nous laissez mettre la lumière, nous le ferons avec la paix et l’amour ; Oui !  Arrêtez de mettre le feu sur notre terre pour faire tuer les enfants ».
 
Le Grand Mufti a repris affirmant : « Alors que le peuple syrien envoie un message d’amour et des signes de paix au reste de l’univers, les nations occidentales envoient quant à elles des armes destructrices pour tuer des innocents. S’adressant ensuite au Christ, il ajoute : « Pourquoi ceux qui se réclament de toi en Occident, aujourd’hui, envoient-ils des armes sur ta terre, à Bethleem, en Palestine, à Damas, Beyrouth, Amman et Bagdad ? » Puis, à l’intention de ceux qui célèbrent la naissance du Christ, aux Etats-Unis, à Paris, à Rome, je dis : « Nous vous offrons l’esprit de paix ; pourquoi donc nous offrez-vous des armes qui tuent l’homme et détruisent le genre humain ? ».
 

samedi 27 octobre 2012

Syrie : appel des évêques de Damas à la réconciliation.

ROME, samedi 27 octobre 2012 (ZENIT.org) – Le Conseil des évêques catholiques et orthodoxes de Damas appellent à la paix et à la réconciliation, au lendemain de la mort du P. Haddad, martyr de la foi (cf. les deux articles de Zenit du 26 octobre 2012 sur la mort et sur les funérailles du P. Haddad).

“Nous rééditons notre appel pour la réconciliation, l'arrêt des violences, de la prolifération des armes et de l'effusion du sang, invitant au dialogue pour trouver une solution qui garantisse la paix, la liberté, la justice et l'égalité à tous les citoyens », écrivent les évêques qui dénoncent une ingérence étrangères en Syrie.

Les évêques de Damas (6 orthodoxes et 4 catholiques) réunis le jour des funérailles du P. Fady Haddad, jeudi 25 octobre 2012, ont lancé cet appel.

« Nous présentons, disent-ils, nos sincères condoléances à l'Eglise Grecque Orthodoxe - au Patriarche Ignace IV, au synode, au clergé et aux paroisses -, et nous prions le Seigneur d'accueillir dans son Royaume, le prêtre-martyr et tous les martyrs de Syrie ».

Ils condamnent ces violences en disant : « Nous déplorons  avec force les attaques qui visent les citoyens innocents,  les lieux de culte chrétiens et musulmans et les hommes de religion qui oeuvrent dans le service humanitaire et spirituel en ces jours de souffrance que traverse notre chère Syrie ».

Il dénonce l’ingérence de l’étranger dans le conflit syrien: «  Nous déplorons le complot étranger qui sème le mal et la destruction dans notre paisible pays. Car la violence et la division ne sont pas de la nature du peuple syrien et ses traditions pacifiques ».

Ils souhaitent une heureuse fête de l’Aïd el Kébir – dans la Genèse, épisode de la ligature d’Isaac - aux musulmans en ces termes : « Nous présentons nos meilleurs vœux à nos frères musulmans à l'occasion d'Aladha, leur disant: votre fête est notre fête, vos joies et vos peines sont les nôtres aussi. Frères nous avons vécu et Frères nous serons ».

Ils concluent en « rendant grâce pour le nouveau prêtre martyr couronné par le Seigneur qui saura seul consoler son Eglise, sa paroisse, sa famille et remettre la paix en Syrie ».

Ils rappellent qu’après avoir fait ses études au Séminaire St Jean Chrysostome à Balamand au Nord-Liban, le P. Fady Haddad avait été ordonné prêtre au patriarcat grec-othodoxe à Damas en 1995, et qu’il avait été nommé curé de la paroisse Saint-Elie à Catana, dans la banlieue Sud-Ouest de Damas, petite ville touchée par la crise.

C’est en tentant  une médiation pour libérer un paroissien enlevé par un groupe armé, que le P. Fady ( 43 ans) a été à son tour enlevé le 18 octobre dernier. Il a été retrouvé mort, tué d'une balle à la tête le 24 octobre 2012.

C’est le deuxième prêtre-martyr en Syrie depuis l'éclatement des violences : le P. Bassilios Nassar avait été tué en janvier 2012 à Hama (200 km au nord de Damas) en essayant de sauver un blessé.

Damas : Explosion d’une bombe lors des obsèques du Père Fadi Haddad, « martyr de la réconciliation et de l’harmonie »


Jusqu'à quand le monde chrétien va t-il assister impassible, presque comme une potiche, au massacre des Saints innocents ? 

Dans toutes les paroisses du monde, dans tout ce qui se dit chrétien, catholique, orthodoxe ou protestant, un geste de solidarité, aussi petit soit-il, s'impose, qu'en pensez-vous, envers les proches des chrétiens persécutés, à l'égard des pays où la menace pèse sur nos frères ? Des organisations caritatives existent qui se démènent pour aider... 

Peut-on demander à ceux qui n'ont pas encore posé leur geste, de bien vouloir rappeler leur baptême par ayant une pensée concrète pour les innocents menacés ? De grâce ne restons pas impassible. 

Devant Dieu il nous sera sans doute demandé qu'avons nous fait pour nos frères ? 

A présent, voici par Fides, le récit grave et tragique de la mort du Père Fadi. Que Dieu pardonne à ses assassins que le diable possède.

Le Veilleur de Ninive

Damas (Agence Fides) – Une bombe a explosé ce matin lors des obsèques du Père Fadi Jamil Haddad, le prêtre orthodoxe enlevé et retrouvé mort hier à Damas (voir Fides 25/10/2012). Selon des sources locales de Fides, l’explosion a causé la mort de deux civils et d’un certain nombre de militaires. A la Messe des funérailles, célébrée en l’église Saint Elie à Qatana par le Patriarche grec orthodoxe S.B. Ignace IV Hazim, étaient présents des milliers de fidèles chrétiens émus et désolés à cause de la perte du prêtre.

Dans un communiqué du Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche, envoyé à l’Agence Fides, le Père Haddad est qualifié de « martyr de la réconciliation et de l’harmonie ». En effet, le prêtre « s’était engagé dans une noble mission humanitaire visant à faire libérer un membre de sa Paroisse qui avait été enlevé quelques jours auparavant ». Au cours de la médiation, le Père Haddad a été enlevé à son tour en compagnie d’un autre intermédiaire. Les ravisseurs ont demandé une importante rançon avant de les tuer.

La note du Patriarcat orthodoxe raconte la « terrible tragédie » : « Le corps du Père Fadi Haddad a été retrouvé le 25 octobre au matin dans la zone de Drousha. Sur celui-ci se trouvaient des signes indescriptibles  de tortures et de mutilations. Il a été identifié par le Père Elias el-Baba, prêtre de la ville de Hina, avant d’être transporté à la clinique de la ville. Le Patriarcat a été informé de son martyr, son sang innocent et sans tache est un sacrifice pour la réconciliation et l’harmonie ».

La note parvenue à Fides poursuit : « Nous condamnons avec force cet acte bestial et barbare contre les civils, les innocents et les hommes de Dieu qui s’efforcent d’être des apôtres de la paix. Ce sont des hommes qui tiennent unis les cœurs, pansent les blessures de la souffrance, réconfortent les malades, renforcent les faibles dans ces circonstances difficiles. Nous exprimons la profondeur de notre douleur pour ces actes cruels qui sont sans précédent dans la longue histoire de notre bien-aimée nation, construite sur le fondement de l’amour, de la coopération, de la paix et de l’harmonie ».

Le Patriarcat invite « tous les citoyens, les organisations humanitaires et les hommes de bonne volonté à condamner les enlèvements, les homicides, les destructions, les vols, les agressions contre la sécurité et le bien-être des citoyens ». « Nous rappelons tout un chacun au dialogue, à la paix et à l’harmonie – poursuit la note – afin de mettre fin au bain de sang innocent qui a lieu chaque jour ».

Le texte demande aux fidèles chrétiens « de demeurer fermes dans notre foi et dans notre espérance dans le pouvoir du Seigneur qui a voulu que nous ayons la vie et que nous l’ayons en plénitude (cf. Jn 10,10) », les invitant à « rester sur leur terre et à l’intérieur de leur nation », regardant l’avenir « avec la force de la foi ». « Nous demandons à Dieu – conclut le Patriarche orthodoxe – que le martyr du Père Fadi Haddad constitue un sacrifice offert pour les enfants de cette nation et pour une trêve dans les événements douloureux que nous vivons en ce temps ».

Le Père Fadi Jamil Haddad était né à Qatana le 2 février 1969. Il avait étudié la Théologie à Damas et au Liban. Il s’était marié et avait été ordonné prêtre en 1995 par S.B. le Patriarche Ignace IV Hazim. Il était Curé de la Paroisse orthodoxe de Saint Elie à Qatana. Une source du Patriarcat remarque que « il était aimé par tous les groupes religieux et n’avait pris aucune position politique durant le conflit en cours en Syrie. Mais il était fortement engagé en faveur de la réconciliation ». (PA) (Agence Fides 26/10/2012)

mercredi 3 octobre 2012

Dialogue ouvert avec des enfants d'Alep.

Nous reproduisons ici un dialogue enregistré Lundi 1er octobre à Alep avec un groupe de jeunes alépins âgés de 11 à 16 ans ; nous rapportons ce dialogue pour vous lecteur afin que la cause des enfants d'Alep devienne votre cause. Avec ce qui se passe sur place l'innocence est assassinée.

Notez seulement que dans notre transcription, nous n’avons pas repris la forme et le langage des enfants qui se sont exprimés en langue arabe. Toutefois dans la mise en forme nous avons tenté de rester le plus fidèle possible aux réflexions des jeunes.

1 - Pensais-tu que la guerre c'était cela ?

Autrefois, la guerre était   pour nous un jeu  vidéo dans lequel on tuait l'ennemi. Nous croyions que la guerre se passait entre 2 pays, entre deux armées. Nous ne pensions pas qu'elle consistait à enlever les gens, à les tuer pour exposer et parader avec leurs cadavres. La guerre ce n’était pas exécuter devant les caméras de télévision…

Aujourd’hui on détruit les maisons et les quartiers ; on ne sait pour qui ? pour quoi ? Combien de temps cette guerre va-t-elle durer ? Longtemps ? Serons-nous victimes un jour ? 

Pourquoi les enfants meurent-ils dans cette guerre ? Pourquoi deviennent-ils orphelins ? Pourquoi détruit-on les maisons de Dieu ? Pourquoi le mal et l'injustice sont rois ? Ou est Dieu ?
2 - Qu'est-ce qui est le plus moche dans la guerre ?

Ce qui est le plus moche, ce sont les rancunes, les innocents qui meurent, un pays que l’on tue ; notre maison qui s'écroule, la peur et la panique ; la Syrie a reculé de 10 ans ; nous n’avons plus d'avenir ; nous perdons tout, même nos rêves. On ne peut plus dormir ; à chaque bombe qui tombe, nous tremblons ; nous pleurons…

3 - Penses-tu que des belles choses soient possibles dans la guerre ?

Très peu, mais on admire nos voisins d’immeuble ; ils nous ont beaucoup aidé, plus que nos proches ; nous sommes maintenant plus sensibilises aux autres, surtout aux pauvres et aux orphelins. On sent que la Syrie est notre « mère », qu'il ne faut pas la perdre. Nous sommes plus sensibles à notre hymne national. Nous sommes devenus plus proches de Dieu, notre unique abri ; Notre foi et notre religion est plus forte. Nous sommes plus conscients de ce que représente la vie et plus attachés à la patrie.
4 - D'après toi qui souffre le plus ?

Ceux qui souffrent les plus ce sont les orphelins, les familles des martyrs, les soldats qui sont le plus visés par les criminels…Nos parents ont vécu des années plus ou moins faciles ; nous nous commençons notre vie par des moments trop difficiles ; même nos parents s'inquiètent pour notre avenir, pour nos études, notre service militaire ; sur la manière de se procurer notre pain quotidien…

5 – Désires-tu encore rester en Syrie ?

D’une seule voix ils clament : Nous ne quitterons jamais la Syrie ! Parmi les jeunes, certains ont une double nationalité – eux aussi objectent : On ne jette pas des pierres dans le puits qui nous a abreuvé ; on ne quitte pas une mère qui nous aime ; on ne quitte pas une terre qui nous a nourri et qui garde les tombes de nos ancêtres.


6 - Qu'est-ce qui a changé dans ton regard sur la vie et sur les autres ?

Nous avons aujourd’hui un grand désespoir dans la vie. Nous ressentons un grand ennui et un vide dans notre existence : toujours rester à la maison. Pourquoi vit-on ? Nous sommes trop petits pour porter des responsabilités ; celle-ci est trop lourde. Nous devenons plus agressifs. Nous nous sentons au bord d’une grande pente ; va-t-on tous tomber dans le labyrinthe ou revenir à la douce Syrie que nous avons connue ? Va-t-on revoir la Syrie qui nous a donné des moments d'amour, de solidarité entre les différentes confessions et ethnies ?

7 - Qu'attendrais-tu des chefs de guerre et du gouvernement ?

Nous attendons : qu’ils combattent la grande corruption et qu’ils fassent revenir la sécurité. Nous voulons pouvoir partir de la maison et y revenir sans avoir peur. Nous voulons que les chefs parlent entre eux. Tous doivent savoir qu’il n’y a pas de pays qui veulent du bien à la Syrie ; il n'y a que les syriens qui doivent l'aimer ; le proverbe arabe est cité : « Rien ne peut gratter ta peau que tes propres ongles ».

8 - Est-ce que la guerre te fait plus aimer les autres ou les détester ?

Cette guerre m'a appris, ainsi qu’à mes copains à donner plus de valeur à la vie. Elle m’a fait voir que la violence, la sauvagerie et la mort brutale ne sont pas les nôtres. Notre vraie vie, notre culture nous vient de nos premiers ancêtres. C'est une vie d'amour, de tolérance et de paix.



Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.