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samedi 17 août 2013

Turquie, le monastère Saint Abraham agressé pour la deuxième fois en deux mois.

Midyat - (source) - 12 Août 2013 - Le monastère assyro-chaldéen Saint-Abraham est situé ans la ville de Midyat au sud-est de la Turquie.

Dimanche 11 août dernier, en fin d’après-midi un groupe de “touristes” musulmans, tous des hommes, les femmes et les enfants étant restés dans les voitures qui, curieusement, ne portaient pas de plaques d’immatriculation turques, se présente pour le visiter. Le personnel du monastère exprime ses regrets et informe le groupe que l’heure des visites est passée. Les musulmans prennent très mal la réponse et commencent à insulter et menacer le personnel du Couvent.

Selon un témoin, qui a demandé que son identité ne soit pas révélée pour d’évidentes raisons de sécurité, les musulmans auraient déclaré : « Nous sommes du PKK [le parti indépendantiste kurde] et cette terre nous appartient : obéissez-nous ou vous aurez à le regretter ! ». Il s’ensuivit une bagarre générale puis l’arrivée de la police, prévenue par le monastère; les policiers arrivés sur place "gazèrent", non pas les assaillants mais… les agressés ! En revanche, aucun agresseur ne fut inquiété encore moins interpellé.

C’est la seconde fois que le monastère est attaqué par des Kurdes. Nous apprenons aujourd’hui que voici deux mois, des jeunes Kurdes de la ville voisine de Batman étaient également venus agresser le personnel du monastère. Pour apaiser les tensions, le monastère avait décidé de taire l’affaire mais avait signalé l’agression à la police et transmis les enregistrements de vidéo surveillance du monastère. Naturellement la police resta passive mais promit de mettre des fonctionnaires en faction. Au monastère, le personnel les attend toujours…

Le fait que l'information de la première attaque ne nous parvienne qu'aujourd’hui, montre la difficulté de rendre compte de l'hostilité croissante à l'égard des chrétiens en certaines terres d'islam. De nombreuses agressions sont tues par les victimes, souvent en vain, pour éviter d'en attirer d'autres.

lundi 12 août 2013

Syrie : Des menaces très graves et imminentes pèseraient sur le village de Ma'loula.

Des informations provenant directement de membres de la communauté musulmane de Ma'loula laissent entendre qu'une attaque imminente d'éléments armés du Front al-Nosra, mouvement affilié à Al-Qaïda, sur ce village très ancien serait en cours de préparation.

Si Alep était le symbole du développement économique de la Syrie, Maaloula est le symbole d'une Syrie unie et tolérante à laquelle ce pays pouvait prétendre pour l'ensemble de sa population, si le complot islamo-occidental auquel nous semblons assister actuellement, n'était pas en marche.

A Ma'lula, situé à une vingtaine de kilomètres de Saidnaya, nous nous trouvons devant deux minorités totalement intégrées vivant ensemble et non côte à côte : Une minorité religieuse et une minorité linguistique. Catholiques grecs, Orthodoxes grecs et Musulmans se partagent le village dans l'harmonie et tous deux, chrétiens et musulmans, parlent l'arabe et le syriaque dans un dialecte propre dit dialecte de Ma'loula ; le syriaque n'étant rien d'autre qu'un "dialecte araméen" très proche, pour ne pas dire identique, au galilléen que parlait le Christ.

Le monde entier va t-il assister impassible à la disparition de ce village très ancien connu depuis le XIIe siècle et dont les habitants n'ont jamais fait de mal à quiconque ? 

Ne trouvera-t-on pas un Etat au XXIè siècle pour dire STOP au carnage qui se préparerait ? 

N'entendrons-nous pas le Leader d'un grand pays taper du poing sur la table pour que les massacres de 1850 [1000 morts dans ce petit village de Ma'loula] ne se répètent pas ? 

Ne verrons-nous pas un pays Occidental, prétendument démocrate, se lever et s'interposer pour que ne se produise pas le génocide des chrétiens de Syrie dans le silence des nations ?

Le théologien Georges de Chypre parle déjà de Ma'loula au XIIe siècle. Yaqut al-Rumi en fait mention sous le vocable de Gherud غرود

Les inscriptions grecques, le grand nombre de tombeaux, les édifices de l'époque byzantine qu'on trouve à Ma'loula, témoignent de l'importance du village.

La géographie de Ma'loula est pittoresque : les flancs du village sont protégés par deux défilés étroits et inaccessibles, tandis que l'entrée principale, dirigée vers l'est est défendue par deux rochers énormes qui s'élèvent comme des fortins à droite et à gauche de la route.

Le village forme un amphithéâtre de gradins gigantesques dont les maisons s'entassent les unes sur les autres et s'accrochent au piton central. Des ruelles tortueuses et accidentées sillonnent le lieu dans tous les sens, passant sur une terrasse, traversant une maison, s'entre-croisant, pour se perdre finalement dans une impasse. Un vrai labyrinthe où seulement les habitants savent s'orienter.

Les églises sont nombreuses à Ma'lula. Il y a d'abord celles des couvents St Serge et Ste Thècle. Puis dans le village celles de St Elie et St Léonce, sans compter plusieurs petites chapelles. Ce sont des lieux de culte et non des lieux de réunion.

Pour en savoir plus sur ce village magnifique pour lequel on ne cessera pas de verser des larmes s'il subissait les agressions des fondamentalistes islamiques, vous pouvez consulter les sources suivantes : 

1 - Youtube

3 - Wikipedia : Ma'loula.

samedi 27 juillet 2013

Le regard musulman syrien de toujours.

Alep, juillet 2013, sous la chaleur de l’été syrien, une famille musulmane, d’origine bédouine, treize personnes en tout ont du fuir leur village investi par le Front Al-Nosra. Ils n’ont pu trouver d’autre refuge que celui offert dans un quartier chrétien d’Alep, auprès de familles chrétiennes.

C’est en versant des larmes que l’un d’entre-eux, Abou-Ali, répond aux questions du témoin qui rapporte ses dires au veilleur de Ninive  :

Abou-Ali, d’où venez-vous ?



Nous venons d’un petit village qui se trouve près de Deir Hafer, à l’Est de la ville d’Alep. Mon père avait quatre femmes qui lui ont donné vingt-trois enfants ; ils sont désormais tous mariés. Avant la crise syrienne, nous travaillions sur nos terres ; nous avions des moutons et nous vendions le coton et le blé à l’Etat. Les gens vivaient en paix dans le respect de la pratique religieuse et des traditions villageoises.



Abou-Ali, pouvez-vous nous parler de l’islam que vous pratiquez ?

L’islam que nous pratiquons est dans la lignée d’al Mazhab Al Hanafi ; ce dernier était un homme tolérant, n’exigeant pas le voile complet pour la femme. Il l’autorise à travailler la terre et à élever ses enfants. Al Hanafi permettait aux filles d’aller à l’école jusqu'à l’âge de douze ans.

Autrefois, l’épouse construisait la maison qui était en terre cuite. Au village, la femme porte un lourd fardeau qui peut être inhumain ; elle a la charge de faire respecter les coutumes. Les rebelles arrivés par la guerre sur nos terres, ont bouleversé nos traditions, prétendant répandre un islam qui apparaît sans rapport avec ce que nous en savions et qui est manifestement sans lien avec la religion d’amour et de miséricorde dictée par le prophète dans le Coran.

Um-Ali intervient alors et ajoute que les idées répandues sur la femme musulmane, « esclave de l’homme », ne sont pas très fondées, car Allah aurait donné aux femmes une ascendance sur l’homme sans que celle-ci ne soit ouvertement proclamée. Le récit des « contes des milles et une nuits » est éloquent à ce sujet.

Comment percevez-vous les chrétiens syriens ?

Allah a bien insisté sur le respect du aux adeptes des religions du livre, « Ahl al-Kitab ». Le verset coranique est clair : « Vous trouverez les gens les plus proches de chez vous qui sont les « Nassarah [du Nazaréen = Chrétiens] », car parmi eux il y a des moines et des religieux qui ne se vantent pas…" ولتجدن اقرب الناس اليكم من قالوا انا نصارى لأن بينهن قسيسون ورهبانا وهم لا يستكبرون...".

Avant la crise syrienne, nous avions des Imams intégristes qui considéraient les chrétiens comme des infidèles « Kouffar », mais les gens ne les suivaient pas. Notre village est un peu une exception, puisque la confiance à l’égard des chrétiens est grande. A titre d’exemple, si nous prenions le cas des femmes souffrantes qui ont besoin d’être auscultées ; la majorité d'entre-elles se laisse examiner par des médecins chrétiens de sexe masculin, car « ils sont compétents et non-voyeurs » ; par la tradition, les femmes musulmanes malades ne sont guère autorisées à être examinées par un médecin mâle.

Um-Ali rappelle que, selon les coutumes de son village, une fille ne quitte jamais la maison paternelle pour une autre raison que le mariage. Elle cite son propre cas, rappelant que jeune, elle a eu l’autorisation de son père d’aller dormir, chez des amis chrétiens, la veille du jour où elle eut à subir une opération chirurgicale et alors qu’elle n’était pas encore mariée.

Um-Ali encore, « Ces mêmes chrétiens, toujours amis de mon père, participent à nos fêtes, à nos mariages, à nos deuils et même, je puis dire, ils ont collaboré à l'agrandissement de notre mosquée par leur aide technique en installant les haut-parleurs, et par des dons financiers.

Quel regard portez-vous sur les « rebelles » qui contrôlent votre village?

Franchement, au début, à écouter leurs slogans, nous croyions que ces gens venaient appliquer la justice de Dieu et notamment redonner à la femme sa place, une place plus libre ; mais la réalité s’est révélée bien différente, au point que nous avons rapidement regretté leur arrivée qui a tout détruit sur son passage : les hommes, la religion, les relations familiales, les traditions et même les valeurs fondamentales de l’Islam. Voilà comment la destruction des valeurs s’est déroulée en quelques mois.  Parmi les éléments les plus destructeurs, rappelons :  

1. Le « Djihad Al Niqah » [Djihad de l’accouplement] qui est la participation de filles à la guerre sainte par un don du corps aux combattants. Elle est tout simplement une tolérance, voire un encouragement de la prostitution au nom de la religion. Peut-on le nier ? 

2. Le « Taqbir », prononciation à trois reprises de la grandeur d’Allah (Allahou akbar), qui, soit disant, autoriserait l’occupation des maisons des autres, l’enlèvement de filles pour en jouir, d’égorger les partisans du régime syrien, de violer une femme en présence de son époux, de trancher le doigt d’un fumeur, de fouetter l’homme qui ouvre son magasin le vendredi ou durant les heures de prière, de battre celle qui sort de sa maison ou ceux qui visionnent des programmes profanes à la télévision…Leurs méthodes ne sont qu’une farce de religion. 

3. Dans les tribunaux de la Chari’ah, que les rebelles ont mis en place, les témoignages de la femme et du chrétien ne sont pas reconnus, ce qui est une négation de l’humanité même de ces deux personnes.  

4. Le comble de toute cette iniquité, réside dans le fait que les rebelles qui refusent aux autres la consommation de vin et d’arak, en consomment eux-mêmes dans les mosquées, lors d’orgies avec des jeunes filles. 

Dans le groupe du Front al-Nosra, celui qui prend le nom « d’Emir », n’est d’ailleurs souvent pas syrien ; il se choisit une fille pour en jouïr, sans même tenir compte de son âge, puisqu’elle peut avoir moins de douze ans. Si le père refuse de donner sa fille, il est exécuté au nom d’Allah.
Au regard de tous ces crimes, pourquoi les dirigeants du monde ne dénoncent-ils pas ces méfaits insoutenables pratiqués par les bandes armées ? Ils semblent avoir une « attitude négationniste » vis-à-vis de ces actes barbares qui sont menés par leurs affidés rebelles ?  

« Dans notre village », nous dit Um-Ali, « l’émir a obligé un couple à faire l'amour devant lui et a demandé au mari de lui laisser sa femme…L’horreur de la pratique est indescriptible ».

Abou-Ali surenchérit en assurant que « la pauvreté, la faim, la perte du père, de la mère ou du frère ont laissé des fillettes de 10 à 15 ans dans une grande détresse qui les a forcées à épouser des hommes de soixante ans au nom de la « sitrat », ce principe de protection ».

« Ce qui s’ajoute aux méfaits des rebelles, c'est aussi le fait que des voisins à nous, pauvres, il y a peu, sont devenus très rapidement riches ; ils sont fortement soupçonnés d’avoir fait enlever des gens et exiger des rançons. Moyennant la proclamation du « Taqbir », ils auraient participé à des vols dans les grandes usines d’Alep et vendu des meubles subtilisés dans les maisons se trouvant dans les quartiers sous le contrôle des rebelles et ces mêmes voleurs ont l’arrogance de se référer à l’Islam orthodoxe hanifite ».

Un pas de plus dans la sauvagerie, puisque « ces rebelles arrêtent des soldats innocents et des fonctionnaires de toutes confessions pour les égorger au nom d’Allah. Mais de quel Allah s’agit-il ? Allah serait-il si criminel ? Comment comprendre que ces mécréants interdisent de fumer alors qu’ils autorisent que le cœur d’un soldat puisse être mangé ? » 

Que pensez-vous de cet Islam ?

«  C'est un Islam sombre, un Islam des ténèbres, un Islam d'injustices ». « Comment comprendre ces criminels qui égorgent les hommes, qui détruisent les mosquées comme la grande mosquée d’Alep ou le tombeau de Sayedna Zakaria et les autres  tombeaux, notamment celui de Awlia'a ? »  

Pourquoi ont-ils coupé la tête de la statue de « Sitna Mariam », pourtant mentionnée et vénérée dans le Coran ? Pourquoi ont-ils assassiné le grand Imam de Damas, Al Bouti ? Pourquoi ont-ils enlevé les deux prêtres et les deux évêques alors que le Coran nous oblige à les vénérer, car ils sont  messagers de paix et de charité ?

Comment voyez-vous l’avenir ?

Certes, au sujet de cette guerre, on a beaucoup évoqué le caractère confessionnel. Des innocents ont été tués ; la pierre et l’économie se sont écroulées, mais notre peuple avec son histoire plusieurs fois millénaire saura dépasser cette crise. Tout au long de notre histoire, nous avons connu de semblables moments sous la brutalité des Houlagou, de Tamerlan et des Ottomans mais aussi sous la force des conquêtes croisées. Plus proche de nous, le massacre des arméniens et des syriaques en 1915.

Nous voulons lancer un message aux chefs des Etats arabes et islamiques pour leur dire que la « purification » de la Syrie de ses chrétiens, à laquelle ils souhaitent parvenir, sera un désastre de civilisation pour l’Islam qui entrera alors dans un « âge sombre », fragilisé qu’il sera par une dépendance accrue vis-à-vis du monde occidental.   

Depuis les premiers temps de l’Islam, durant les périodes omeyyade et ‘abbasside, la civilisation arabe a su briller grâce au travail de traduction des chrétiens syriens qui ont passé les textes des philosophes et savants grecs vers la langue arabe. A l’époque contemporaine, en dépit du faible pourcentage de chrétiens en Syrie, ces derniers ont sans cesse enrichi le pays de leur savoir, de leur énergie, de leur initiatives et d’un esprit d’entreprise, etc…Que nos frères chrétiens de Syrie, sachent bien que nous et nous seuls, musulmans syriens, nous sommes les plus à même de les protéger et non pas l’Occident qui nous envoie les repris de justice d’Arabie-Saoudite, de Tchétchénie, de Libye et de nombreux ailleurs pour venir tuer et se faire tués sur notre terre.

Témoignage en provenance d’Alep – 27 Juillet 2013.

vendredi 12 avril 2013

Syrie : Bilan d’une rébellion nationale-islamiste.

Dans la nuit sombre et lugubre de la guerre syrienne, de petites lueurs d’espoir pointent à l’horizon. En effet cette rébellion, née à Deraa, une ville du sud, où se situe une université islamique financée par l’Arabie-Saoudite, semble avoir accouché deux ans plus tard, d’une tentative de révolution nationale-islamiste avec laquelle les « démolicraties » Occidentales flirtent allègrement.

De cette comédie-tragique que nous font subir les « pan-islamistes » et leurs alliés régionaux et occidentaux, quel est le bilan ?

Militairement, nous ne sommes pas experts pour apprécier la situation ; nous nous appuyons sur les conclusions de plus connaisseurs que nous, pour dire que l’armée arabe syrienne commence à faire le siège de Damas et Alep, alors que les rebelles se trouvent à l’intérieur des deux villes.

Et pourtant, nous ne serions pas arrivés à ce stade du conflit, si l’une des offres de dialogue du Président Bachar Al-Assad avait été tentée par l’opposition islamiste et ses parrains, avant de s’obstiner dans la politique du refus.

Bien évidemment, nous ne sommes pas naïfs ; avec ou sans Bachar el-Assad, il semble que l’objectif des forces occultes était de détruire la Syrie. Il fallait aussi faire sortir du guet les terroristes en sommeil au Proche-Orient et en Europe pour qu'ils aient des chances d'être tués dans ce  nouveau foyer de guerre.

Deux ans après, l’image se révèle. Nous avons vu un enchaînement de violence accrue et une sauvagerie guerrière, nourrie par un blocage systématique de la part de la rébellion qui posait à chaque offre une condition inacceptable avant toute négociation et cette condition était le départ du Président Assad ; on ne pouvait mieux agir pour faire capoter les chances d'aboutir. L'erreur de l'opposition aura été de personnaliser le problème et de faire une fixation sur l’homme, alors que c’est l’appareil du Baath qui était à faire évoluer et à transformer. Personnaliser une problématique politique est toujours dangereux, car le risque est alors pris de transformer la victime en héro.

La poursuite de la lutte armée, à part le fait qu’elle a abouti à détruire le pays, ce qui semblait être un but en soi, aura entraîné la radicalisation des mouvements. Radicalisation de la lutte nationale-islamiste, côté rebelles, politique de la terre brûlée, côté gouvernement.

Le bilan qui nous dressons plus loin, donnera au lecteur un sentiment de parti pris de notre part ; pour être franc ; c’est un peu le cas car pour nous, le parlement et le dialogue doivent l’emporter sur la lutte armée ; notre option est de défendre les fragiles et les minoritaires. Or ces derniers ont tout à perdre dans la lutte armée.

Pour cette raison et sans vouloir gommer les abus passés du régime, notre analyse tente de montrer que la méthode utilisée par les rebelles ne pouvait avoir pour objectif « la démocratie », mais uniquement la destruction et le regroupement des extrémistes, en Syrie, pour y être détruits.

En partant de la situation des trois derniers jours, que constate-t-on ?

A Alep la recrudescence des bombardements de l’aviation syrienne passe à une autre échelle. Chez les rebelles, les luttes fratricides, sans doute dues à l’ambiguïté persistante sur les objectifs de cette guerre, mènent lentement à l’affaiblissement du mouvement à l'origine de la contestation. Les signes de cet affaiblissement se lisent, à l’inverse de ce qu’affirme une partie de la presse occidentale officielle, dans les retournements auxquels nous assistons, côté rébellion. Au sein de la population, de vrais sympathisants font plus que s’interroger sur le bien fondé de cette « révolution ».

Ceux qui avaient rejoint la rébellion espéraient trouver plus de liberté et moins de corruption, il découvre une insécurité persistance et croissante, des menaces imminentes et des brigands violant leurs filles et s’installant dans leurs propres maisons.

Ils aspiraient à sortir de la pauvreté, et voilà que le peuple est réduit à la misère, regrettant la pauvreté de naguère où les prix du marché étaient élevés alors que maintenant la loi du marché noir les prive de l’essentiel.

Ils rêvaient d’hôpitaux et de soins gratuits pour tous et de qualité, ils ont même perdu le système généreux qu’on leur avait bâti ; les soins n’étaient pas les meilleurs, mais ils étaient gratuits pour tous ceux qui étaient dans le besoin.

Ils se plaignaient de la répression policière, des moukhabarat *, des chabihhas **, sans doute à juste titre, mais que retrouvent-ils ? Des filles et des femmes enlevées et violées, des morts par dizaines de milliers ; des maisons et des usines pillées.

Le peuple avait peut-être été déçu de ne pas manger à sa faim et pourtant les silos à blés étaient pleins, mais voilà que ceux-ci ont été volé et vendu aux turcs par ces mêmes rebelles ; les premiers ayant remis ce même blé sur le marché syrien, à un prix au kilo, dix fois plus élevé. Aujourd’hui la population rurale est bien déçue, puisque même les bêtes meurent de faim ; elle ne bénéficie plus de la nourriture que l’Etat cédait autrefois aux fermiers à des prix dérisoires.

Avant la rébellion, la qualité des biens produits n’était peut-être pas du niveau des produits manufacturés ailleurs, dans d’autres pays, et tous les employés n’étaient pas riches comme le patron de l’usine, mais que constate-t-on, suite à la guerre poursuivie par les rebelles et leurs alliés ? Un millier d’usines détruites ou volées ; presque tous le tissu industriel d’Alep et le principal tissu manufacturier de Syrie est anéanti. Contre l’injustice, dont la population pouvait se plaindre, la rébellion a donné en échange le chômage. Permettez la boutade : Si le Qatar avait investi en Syrie quelques pourcentages de son budget, pour rendre la Syrie  prospère au lieu de financer la guerre, il aurait embelli le visage de ce beau pays.

Les rebelles en massacrant sauvagement les membres de l’armée arabe syrienne et des fonctionnaires prétendaient sans doute offrir la sécurité à leur place. Ils auraient du "balayer devant leur porte poussiéreuse", avant de prétendre. Non seulement, il s’agit de bandes anarchiques, chacune menant sa politique, mais encore immorales, vivant de viols, de rapines, de barbarie gratuite, sans la moindre notion de justice et de surcroît dont les objectifs sont extrêmement opaques.

La prétention à la sécurité des rebelles, ce sont des dizaines de milliers d’habitations détruites et des réfugiés par centaines de milliers échappés dans les pays voisins, mais dont la situation n’est guère plus enviable que ceux restés dans le pays.

La méthode policière des rebelles ce sont les voitures piégées, comme celles qui ont explosé face à l’université d’Alep ou à Damas au centre-ville ou encore près de l’Université. Ce type d’attentat est le meilleur catalyseur pour un retournement de la population, car même le partisan le plus inflexible pourrait, lui ou les siens, se trouver dans le souffle de l’explosion. Au fond, au temps du régime régnant, il n’y avait pas de voitures piégées ; la sécurité n’était-elle pas plus sûre ?

La « réussite de la rébellion » est d’avoir permis une perte générale de contrôle du pays ; les méfaits ont même dépassé les frontières puisque l’on estime à près de 400 jeunes filles celles qui furent violées, à ce jour, par des soldats turcs. En Jordanie et en Egypte, les jeunes syriennes sont vendues dans de « faux mariage » dit Zawaj Soutra, à de riches vieillards pour une modique somme de 100 ou 150 dollars.

Les villageois syriens sont peut-être devenus misérables, mais ils ne sont pas dénués de bon sens ; ils ont compris que si la Syrie avait besoin d’un changement au niveau de la gestion publique, celui-ci ne pouvait passer par l’annihilation. Ils demandent à présent aux rebelles d'abandonner les villages.

En conséquence, le regard des musulmans sur les chrétiens commencerait à changer. N’allons pas trop vite.... Disons seulement que la population, en général, établit un parallèle entre l’attitude des rebelles sunnites qui cherchent à éliminer tout ce qui n’est pas de leur religion et les chrétiens avec leurs organismes de bienfaisance et leurs hôpitaux qui aident sans discrimination... La population musulmane ressentirait-elle aussi le remord d’avoir manqué à la protection des minorités, gens du livre, que demande le Coran ?

Des habitants du village de Deir Hafer, lequel vit actuellement des combats féroces entre rebelles et armée arabe syrienne, ont reconnu, devant nous, avoir été trompés par la rébellion et leurs alliés. Ils affirment ne plus vouloir leur présence et particulièrement celle du Front al-Nosra qui, en dépit de toutes les destructions et souffrances évoquées plus haut, a interdit aux femmes de travailler, aux hommes de fumer, aux enfants, et surtout aux filles, d'aller à l'école ; ils ont même demandé aux familles d'accepter de marier, sans dot, gratuitement disons, leurs fillettes de 14 ans au chef de Front al-Nosra. En revanche, ce mouvement accepte qu'on tue, qu'on égorge, qu'on coupe les têtes....et même les têtes des Imams qui ne pensent pas comme eux. 

Les misères que nous avons rapportées ne sont certes pas l’œuvre unique des rebelles. Les bombardements aériens, décidés par le régime, ont tout autant contribué aux destructions et aux dizaines de milliers de victimes innocentes.

Chaque partie a ses responsabilités ; pour cela, si l’objectif de la rébellion n’est pas la destruction de la Syrie et l’élimination de tous les terroristes sortis du guet européen et moyen-oriental, qu’elle déclare une trêve et se mette à la table des négociations sans condition pour énoncer ses aspirations et se faire entendre objectivement. En revanche, si elle poursuit le combat, nous aurons le signe, presque la preuve, que l’objectif de cette rébellion n’a jamais été la « démocratie ». Les démocrates « parlementent au parlement » et non dans les batailles de rues.

Espérons qu’à présent, l’Occident, qui est soutien et pilier, de cette opposition nationale-islamiste, prendra conscience de son rôle immoral, car sa politique étrangère inacceptable se traduit par un soutien à des bandes dangereusement nationalistes, expansionnistes, immatures, manipulées, vengeresses et barbares ; elle mène à des effets qui sont hors de toutes normes morales. En politique, comme dans la vie individuelle, l’abus de dispositions non soumises à la morale, conduit à l’autodestruction. « Qui sème le vent, récolte la tempête ».

En encourageant le mouvement national-islamiste, l’Occident a exagérément exacerbé les rapports confessionnels entre les populations locales. Les accents de la rébellion à Alep sont ceux de la purification religieuse; Est-il trop tard pour l'Occident, de se dessaisir de cette politique et de la modifier ? Certes, si les politiques ont tardé, il n'est jamais trop tard : Une conférence régionale regroupant les pays du Maschrek sous l’égide de l’ONU redonnerait des responsabilités à tous les gouvernements en place et aux minorités inquiètes. Par le dialogue, on préserve et renforce la sécurité des peuples, la justice, la condition économique et sociale, la paix entre les Etats et surtout le rêve car en Orient où le cœur aiguille la raison, le rêve fait partie du programme gouvernemental. Donner du rêve, un rêve de paix et de prospérité à la population syrienne, irakienne, libanaise, égyptienne et israélienne, voilà qui a plus de chances d’aboutir à la démocratie que les intrigues des chancelleries ou la politique machiavélique du diviser pour régner.

Le Veilleur de Ninive.

* services secrets
** milice civile

dimanche 19 août 2012

Syrie : La coexistence des communautés en période de guerre.

Damas - Samedi 18 Août 2012 (Russia Al-Yawm) - La guerre en Syrie a semé la crainte au sein de la société civile d'une fissure confessionnelle qui ne semble pas avoir pris forme dans le pays d'une manière profonde. Les hommes de religion, musulmans et chrétiens appellent à l'entente nationale.

Bab Charki est l'un des quartiers chrétiens de la capitale syrienne. Le Patriarche des grecs orthodoxes Ignatios VI célèbre la Sainte Liturgie en son Eglise où se rassemblent des chrétiens venant de quartiers divers.

Le Patriarche n'aborde guère la question politique et déclare ne pas voir des raisons politiques ayant pu conduire à la crise syrienne actuelle.

Dans l'Eglise grecque catholique Notre-Dame de Damas, une autre liturgie est célébrée dans une atmosphère qui ne diffère pas beaucoup de celle qui règne au cours de la célébration orthodoxe où prêtres et fidèles  élèvent leurs prières pour le retour de la paix dans le pays.

video
Video en langue arabe.
Texte ci-dessus traduit de l'arabe par le Veilleur de Ninive.

mardi 19 juin 2012

Liban : Sommet islamo-chrétien.

Beyrouth (Liban) - Lundi 19 Juin 2012 - Un sommet islamo-chrétien a été organisé lundi 18 juin 2012 à la mosquée Mohammad el-Amine au centre-ville de Beyrouth, à l’invitation du mufti de Tripoli et du Nord, cheikh Malek Chaar, avec la participation de l’Église anglicane des États-Unis. Les débats étaient placés sous le thème «Comment musulmans et chrétiens font la paix». 

L’évêque grec-catholique de Zahlé et de Ferzol, Issam Darwiche, a déploré l’exode des chrétiens. «L’exode des chrétiens signifie que la société arabe deviendra uniforme et que le Moyen-Orient deviendra une société arabe musulmane», a-t-il. «Si l’Orient se vide des chrétiens, cela ouvrira la voie à un conflit destructeur islamo-chrétien», a-t-il dit.

vendredi 1 juin 2012

Leçons à tirer de la situation des chrétiens en Syrie.

L’hostilité islamique qui se développe vis-à-vis des chrétiens de Syrie est l’expression d’une hostilité plus large. Les guerres du golfe ont exacerbé le fanatisme islamique qui projette sa haine de l’Occident, sur les chrétiens orientaux. Dans sa passivité face à l'inquiétude des minorités chrétiennes d'Orient, l’Europe feint d’ignorer que les chrétiens de Syrie sont les traits d’union et le moteur d’un dialogue sérieux et multi-séculaire avec les musulmans, qu’il faut maintenir coûte que coûte sur place pour éviter que ce dialogue se fasse sans cesse par les armes.

Si le Coran tolère les minorités non-musulmanes en pays d'Islam, il n'en garantit pas pour autant la protection...

La France et les pays européens doivent appliquer aux chrétiens de Syrie les mêmes considérations sur la protection des minorités que celles appliquées aux minorités en Europe. Une loi protégeant les minorités chrétiennes du Moyen-Orient de la désinformation et des accusations mensongères à leur égard devrait être votée, en France, par le parlement français.

Les Européens baptisés qui sont soumis au "relativisme religieux" doivent revenir à La Religion de l'Eglise. Le relativisme en matière de foi est le plus grand diviseur commun et a pour effet le ramollissement de la pensée. Seul le retour à une Foi objective énoncé par le Saint-Siège, peut donner vigueur aux fidèles et accroître attention et solidarité vis à vis des chrétiens menacés et en détresse.

Procurer une aide matérielle aux chrétiens de Syrie est un devoir humain et spirituel, même au risque d'un détournement des dons, avec privation des plus nécessiteux.  La situation sur place est dramatique et la paralysie de l'économie s'étend...Les organes d'aide sont : l'Oeuvre d'Orient, Caritas, Secours Catholique avec mention Syrie. 

Les Eglises d'Orient doivent rétablir leur siège à Antioche : L'Europe doit demander à la Turquie de faire un geste et d'autoriser qu’Antakya (l'Antioche chrétienne) devienne à nouveau le siège de toutes les Eglises Orientales antiochiennes avec à la ville un statut similaire à celui du Vatican. Si la Turquie refuse, Les Eglises d'Orient doivent se choisir une ville en territoire chrétien d’Orient et la baptiser Antioche pour y rétablir leur siège. 

Le Veilleur de Ninive


lundi 24 octobre 2011

Tous unis derrière les Coptes.

Video prise durant la terrible répression de la manifestation copte par l'armée égyptienne : Des musulmans fraternisent avec les chrétiens et chantent ensemble : "Musulmans et Chrétiens sont Unis".

Des différentes video visionnées, il devient limpide que provocation et répression sont le fait, peut-être de provocateurs, mais surtout de l'armée égyptienne. La fermeté de la communauté copte unie s'impose. Soutenons-là.



Le Veilleur de Ninive.


samedi 24 septembre 2011

Quels efforts pour améliorer la coexistence inter-religieuse ?

En Occident, certains attribuent à la nature de l'Islam lui-même, sa radicalité et son caractère parfois violent. De ce fait, ils ont tendance à refuser la pénétration de l'Islam dans les sociétés occidentales. Nous qualifierons ce courant de "réfractaires", tandis que d'autres pensent l'Islam comme la religion de la tolérance qui a souffert du "colonialisme" et de la "ségrégation". On reconnait ici le courant "relativiste", qui ne veut retenir du Coran que les paroles bienfaitrices et qui se contenterait d'admettre que l'histoire de la conquête militaire par Mohammed et ses fidèles ne sont qu'un "accident" de l'histoire.

La vérité se trouve sur une arrête. Elle est perceptible sur le sommet d'une montagne à formation récente. La vérité spirituelle est d'ordre spirituelle; elle est aussi difficilement saisissable que la flamme d'une bougie; elle  se trouve sans doute quelque part, à une certaine intersection entre les deux positions tranchées des réfractaires et des relativistes.

Les "relativistes" affirment que l'extrémisme d'un certain islam, à l'instar d'un radicalisme chrétien ou juif est causé par l'insuffisante éducation des populations musulmanes; ceux-là omettent que l'Islam a aussi connu des périodes de conflits et de violence de durée plus ou moins longue et que le Coran, au milieu de paroles bienfaitrices, réserve un traitement ambigü aux minorités non-musulmanes, juives et chrétiennes. 

Les "réfractaires" eux, par inexpérience du vécu en milieu islamique, ne lui reconnaissent guère une possibilité d'évolution et donc un possible mouvement vers la non-violence. Il faut dire que l'Islam religion fondée sur "l'existence" est "binaire" et de ce fait, apparaît comme manquer de souplesse. Expliquons-nous dans le sens que le simple fait pour une personne d'exister, autorise l'islam à considérer cette personne comme un musulman et c'est la non-reconnaissance de le Shahada (témoignage) par un non-musulman qui fait que ce dernier est qualifié d'infidèle (Kafir). 

Sans doute la "position de justice" réside dans l'équilibre; il est un multi-dosage de différents ingrédients. En nous intérrogeant sur ce qui devrait changer pour faire avancer nos sociétés multi-religieuses vers un équilibre harmonieux et paisible entre les différentes religions, nous sommes arrivés à décliner certaines évolutions que nous voyons nécessaires de part et d'autres. Quelles seraient-elles ? Côté musulmans, citons le fait :

- d'admettre que l'infidélité dont ils accablent les non-musulmans est pour ces derniers le résultat d'une démarche et de la conscience personnelle.
- de refuser la mise sous pression des non-musulmans en vue de leur conversion, par l'adoption de lois appropriées qui ouvrent la voie à la liberté de choix.
- que l'Organisation des Etats islamiques déclarent que le recours à la violence, pour propager la religion, est désormais inacceptable.
- que l'Organisation des Etats islamiques mette en place une force militaire de frappe et d'intervention contre les mouvements extrémistes musulmans.
- que les programmes d'enseignement soient revus dans le sens de la reconnaissance du "droit à l'infidélité" religieuse pour tout individu.
- que les émissions de radio-télévision suivent une règle de conduite qui respecte ce "droit à l'infidélité".
- de mettre en place une Institution qui soit une tribune ouverte également aux mouvements radicaux islamiques leur permettant d'éxprimer leur mécontentement sur le mouvement des sociétés. Pour avoir "droit de cité" au sein de cette tribune, les mouvements radicaux doivent prêter serment sur le Coran de ne pas recourir à la violence et s'engager à ne pas encourager le recours à la violence pour modifier la situation.
- de reconnaître le droit à la réciprocité de culte pour les grandes religions monothéistes et favoriser une certaine ouverture vis à vis des autres religions reconnues, boudhisme, indouisme, etc....
- d'accepter la mise en place, dans les Etats musulmans, d'équipes de recherche sur les autres religions et encourager des projet de coopération avec des membres d'autres religions.

En réciprocité, l'effort exigé des Etats musulmans ne peut se faire sans un une effort similaire et un évolution des mentalistés dans les Etats non-musulmans qui ne pourraient se dispenser :

- de proclamer que les musulmans ont droit de cité, à citoyenté égale, dans les Etats non-musulmans mais que le passage à une majorité démographique ne permettra pas à l'Islam de mettre en place un Etat à caractère musulman.
- d'intégrer, dans l'enseignement de la jeunesse occidentale, les évolutions positives de l'islam (énoncés) plus haut, au fur et à mesure, qu'elles se mettent en place.
- d'obtenir des autorités chrétiennes et juives, qu'elles proclamment tout haut leur rejet en leur sein de la violence et de tout mépris de l'Islam.
- de refuser le tout libéral dans le domaine individuel, moral et économique en refusant, dans le comportement des sociétés occidentales, tout ce qui "choque" les adeptes des autres religions et en particulier l'Islam.
- d'enseigner la modération et la tempérance par le moyen des medias chargés de donner des "directions" de comportement qui ont pour objectif d'éviter que les croyances des autres religions ne soient blessées.
- de mettre en place une Institution mondiale (à l'instar des Nations-Unies) qui réunissent les représentants des religions pour débattre et recommender des évolutions morales dans les sociétés de façon à appaiser les tensions et favoriser la coexistence religieuse.

En énonçant ces quelques suggestions, le Veilleur de Ninive, qui souvent vous rapporte les violences inter-religieuses constatées dans différentts pays, a osé exprimer son espérance pour un monde multi-religieux meilleur; la tâche de chaque croyant, quel que soit ses convictions, est aussi de démontrer que la vie de foi et de dévotion est heureuse et qu'elle mène, pour l'amour de Dieu, à la paix et à l'amour entre les hommes.

samedi 17 septembre 2011

La société polyphonique


La paix religieuse s'obtient dans une société multiconfessionnelle lorsque la confiance s'établit. Mais comment faire pour affermir et élargir le champ de la confiance qui est nécessaire à une vie paisible entre les membres différents d’une même société ?

Certes ce ne sont pas ces quelques lignes qui résoudront les difficultés qui ont accompagné la vie des sociétés multiconfessionnelles mais en nous interrogeant sur la manière faire vivre ces dernières en paix, elles nous sont apparues à l’image d’un chœur vocal invité à interpréter une pièce musicale ?

Dans un chœur, chaque choriste chante sa partition et n’interprète pas celle du voisin, c'est-à-dire que chaque croyant pratique un langage vrai ; il est à l’aise dans sa foi et la pratique sereinement.

Dans un chœur, chaque choriste interprète son morceau en conservant la voix de l’autre dans sa propre oreille afin d’adapter le volume de sa voix à l’ensemble du chœur ; dans une société multiconfessionnelle, la modération et la tempérance s’impose afin de percevoir les inquiétudes et les appels de l’autre confession.

Dans un chœur, tous les choristes ont le regard fixé sur le chef d’orchestre ; la société multiconfessionnelle ne conserve la paix que si une autorité est présente pour rappeler à chaque confession les excès qu’elle peut commettre et qui affectent l’ensemble de la société.

Dans un chœur, lorsqu’un soliste intervient ; l’ensemble vocal se met à son écoute avec attention et parfois avec admiration; le soliste, est l’événement exceptionnel qui se fête ? Ici une nativité à fêter, là la fête de l’Adha, plus loin une journée de Kippour à célébrer.

Dans un chœur, lorsque deux solistes « dialoguent », l'échange est harmonieux ; la confiance les unit et chaque confession apporte de la joie à l’autre; c'est même comme si chaque confession travaillait pour le bien et l'épanouissement de l'autre.
Il se peut que la pièce soit polyphonique ; la multiplicité des voix est alors prévue et dans un mouvement d’embellissement, les sons émis charment l’ouïe ; dans la société polyphonique, chaque communauté dit sa différence sereinement. Aucune voix n’écrase la voix des autres ; chacun s’exprime délicatement.
Dans un chœur, lorsqu’une voix tranche et que les signes du chef d’orchestre ne suffisent pas pour la replacer à sa place, ce dernier reprend les répétitions ; c’est tout le travail éducatif qui doit être effectué dans une société multiconfessionnelle pour expliquer le dialogue établi et s’assurer du fait que chacun sait le comprendre. Il ne peut y avoir de fait accompli.

Dans un chœur, d’un concert à l’autre, les partitions ne sont pas les mêmes ; de même dans la société multiconfessionnelle, les idées évoluent, les citoyens changent,  mais c’est toujours une pièce musicale à interpréter en suivant les mêmes règles et en reflétant le même esprit.

mardi 30 août 2011

Nigeria : nouveaux affrontements violents entre musulmans et chrétiens.

Goodluck Jonathan,  le président du Nigeria
Goodluck Jonathan, le président du Nigeria
AFP / PIUS UTOMI EKPEI

Par RFI

Des heurts ont éclaté hier lundi 29 août 2011 entre musulmans et chrétiens à Jos, ville du centre du Nigeria régulièrement secouée par des violences ethniques et religieuses, faisant plusieurs victimes dont au moins trois morts. Des voitures et des commerces ont également été brûlés. Une zone de trouble de plus dans le pays où les enquêteurs nigérians, appuyés par des agents du FBI, tentaient hier de savoir si Boko Haram, la secte islamiste qui a revendiqué l'attentat sanglant contre le siège de l'ONU à Abuja était effectivement responsable de cette attaque. 

Avec notre correspondante à Lagos
Si le président Goodluck Jonathan a réussi à pacifier au moins temporairement la région pétrolifère du Delta du Niger, grâce au programme d’amnistie, tout porte à croire que la trêve de la violence au Nigeria n’aura été que de courte durée.

Le chef de l’Etat fait désormais face à un front nord de plus en plus explosif. A peine élu en avril dernier, Goodluck Jonathan avait déjà essuyé la révolte des partisans de son principal opposant du nord, Mohamadou Boiry. 

Depuis deux mois, ce sont des attaques attribuées à la secte islamiste Boko Haram qui se sont multipliées, principalement dans le nord-est du pays, jusqu’à cet attentat au siège des Nations unies à Abuja, la capitale fédérale.

Un président pressé d'agir
C’est la première fois que la communauté internationale a été visée sur le sol nigérian. La première fois aussi qu’un kamikaze est parvenu à se faire exploser. Une escalade de la violence qui relance la question de la sécurité, avec en filigrane, celle de la division nord-sud.

Dans les talk- show radio et sur internet, les Nigérians pressent le président d’agir, de prendre des mesures strictes, mais encore faut-il réussir à identifier l’ennemi. Diverses personnes se réclamant de Boko Haram ont revendiqué l’attentat-suicide de vendredi 26 août, mais les autorités restent vigilantes.

L’enquête se poursuit, en collaboration notamment avec des agents américains du FBI. Et selon la police, plusieurs pistes sont étudiées.

lundi 9 mai 2011

Une fois de plus les hommes veulent se poser en Juge Suprême.

Une fois de plus les hommes commettent le Sacrilège en se posant en Juge Suprême.

Les heurts dans le quartier d'Imbaba, au Caire entre Coptes et Musulmans n'est que l'illustration de l'hypocrisie humaine : D'une part, des hommes proclament tout haut leur fidélité à Allah qui est le Juge Suprême, le seul Juge digne du nom, et ces mêmes personnages prennent Sa place en prétendant exercer la Justice en son nom et pour son nom.

Les Salafistes veulent juger et condamner sur de "vagues dires", deux femmes supposées converties à l'Islam que leurs époux refusent de laisser sortir de l'isolement dans lequel ils les auraient placées. Oui! Le "délit" , à leur yeux, de la conversion et du retour à la foi d'origine est intolérable à des fanatiques qui laissent si peu de place à la liberté personnelle. Il en va de la responsabilité du Commandant des croyants qui est invité à introduire et renforcer la place de la raison et de la liberté de conscience, dans le "cheminement" et l'âme des croyants.

Si les accusateurs étaient vraiment hommes de foi, ils feraient confiance à Allah pour exercer Sa justice à l'encontre des infidèles. Allah ne serait-Il pas capable d'exercer cette Justice le moment venu ? C'est ce que les fanatiques qui s'en sont pris aux Coptes semblent nous dire.

Le Veilleur de Ninive dit sa conviction profonde que ces émanations violentes ne peuvent provenir d'hommes de foi, mais de fanatiques aveugles, incapables de mesurer la violence et l'injustice de leur paroles, encore moins de contrôler leurs instincts. Ces hommes d'intolérance ont besoin de la vindicte pour faire oublier l'infidélité de leurs actes, de leurs pensées et de leurs paroles.

Le Veilleur de Ninive.

dimanche 8 mai 2011

De sombres affrontements au Caire.

De violents affrontements entre musulmans et chrétiens ont fait douze morts et plus de 200 blessés samedi 7 mai 2011 dans un quartier populaire du Caire, selon un nouveau bilan de la télévision d'Etat.



Fermeté et Générosité....sont les deux bras de justice des Chrétiens. Molesse et dureté sont leurs deux erreurs.

Les autorités occidentales vont-elles encore affirmer que ce sont les extrémistes qui les fomentent ou simplement finir par constater une radicalisation croissante de l'Islam qui "tolère" de moins en moins les minorités non-musulmanes ? Et pourtant, les pays musulmans avaient toujours su accepter sur leur sol des minorités non-musulmanes, même si par moment c'était une tolérance agitée et brutale...Les "fidèles" de Mohammed veulent-ils aujourd'hui reculer sur la "tolérance" à l'égard des non-musulmans ? A eux et à leur dirigeants de prouver le contraire...

Frères soyons vigilant et restons ferme dans la foi....présents à nos frères coptes et...rigoureux dans notre attention et dans notre aide.

Le Veilleur de Ninive....

mercredi 9 mars 2011

Egypte: 10 morts au Caire dans des affrontements entre chrétiens et musulmans

LE CAIRE — Des affrontements entre chrétiens coptes et musulmans ont fait officiellement dix morts au Caire, relançant les tensions confessionnelles en Egypte au moment où le pays s'engage dans une difficile transition politique après la chute du président Hosni Moubarak.

Ces heurts mardi soir dans le quartier déshérité à forte population copte de Moqattam (est) ont également fait 110 blessés, a déclaré mercredi le ministère de la Santé, sans toutefois préciser la confession des morts et blessés.

La situation restait tendue dans ce quartier misérable d'éboueurs, en grande majorité chrétiens, où un prêtre a indiqué à l'AFP avoir dénombré dans le petit hôpital qui jouxte sa paroisse six Coptes tués et au moins 45 autres blessés.

"Tous les morts ont été tués par balles, et les blessés ont aussi été touchés par des tirs", a déclaré le père Samaane Ibrahim. Le religieux a mis en cause des "voyous" et des "salafistes", des islamistes fondamentalistes.

Selon lui, des cocktails Molotov ont été lancés contre des habitations, et les attaquants ont incendié des entrepôts et des ateliers de recyclage.

Un autre prêtre, Boutros Rouchdi, a assuré avoir compté sept morts coptes, et un musulman tué alors qu'il tentait de défendre ses voisins chrétiens.

Les affrontements ont éclaté après que des habitants de Moqattam soient sortis manifester pour protester contre l'incendie d'une église samedi au sud de la capitale.

Les services de sécurité ont fait état d'affrontements à coups de pierre entre chrétiens et musulmans, et des témoins ont indiqué que l'armée, présente sur les lieux, avait tiré en l'air pour disperser la foule.

Les autorités avaient assuré mardi soir que les forces armées "faisaient face avec succès aux émeutes" à Moqattam et dans des quartiers voisins.

Mais mercredi des habitants chrétiens ne cachaient pas leur ressentiment à l'égard l'armée, en charge du pays depuis le départ de M. Moubarak, contraint de quitter le pouvoir le 11 février par une vague de manifestations contre son régime.

"Nous nous attendions à ce que l'armée nous défende. Mais maintenant nous savons qu'elle est contre nous, comme la police", affirme un menuisier du quartier, Saleh Ibrahim.

Des milliers de Coptes ont également manifesté ces derniers jours devant le bâtiment de la radio-télévision, dans le centre du Caire, pour protester contre des violences contre leur communauté samedi au cours desquelles l'église Al-Chahidaine, à Soul, dans le gouvernorat de Helwan au sud du Caire, a été en grande partie détruite par un incendie. Les autorités ont promis de faire reconstruire l'église pour tenter de faire baisser la tension.

De Mona SALEM (AFP) – 08-03-2011 - 18h

 

Egypte: Incendie d'une église près du Caire, des chrétiens manifestent

Une église a été incendiée samedi à Helouan, ville du bord du Nil, en raison d'un conflit déclenché par la relation entre un homme chrétien et une femme musulmane, ont rapporté des témoins et une source de sécurité.

 

Edifice reconstruit avant Pâques


Cette relation amoureuse a provoqué une violente rixe au sein de la famille de la femme et deux hommes musulmans ont été tués. Des musulmans du village de la femme ont brûlé l'église samedi, selon des témoins.

Mohamed Hussein Tantaoui, qui dirige le Conseil suprême des forces armées au pouvoir, a dit que l'édifice serait reconstruit avant les vacances de Pâques.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.