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vendredi 25 mars 2016

Une association française nous offre la joie d'écouter 114 jeunes syriens chanter la foi et la paix.

Evènement organisé par SOS Chrétien d'Orient, 114 enfants syriens de la Chorale Choeur-Joie sont venus chanter à Lourdes montrant ainsi le visage souriant qu'était celui de la Syrie, mais aussi que l'écart entre les chrétiens syriens et la France n'est guère profond. Hélas, le gouvernement français a pris le mauvais pli de combattre ses amis bienveillants pour donner de la voix à des étrangers parfois bien malveillants. Il suffit d'écouter cette jeunesse de l'Espérance. (source)
 
 
En l'Eglise Notre-Dame des Champs....
 
 
Le Père Zahlaoui, Fondateur de la Chorale à Choeur-Joie...dit quelques mots sur la Syrie et explique la motivation des chanteurs...

 

samedi 20 février 2016

Syrie : "Retour sur un aveuglement"....

Le 19 Février 2016 - Depuis le début de la guerre syrienne, le Veilleur de Ninive s'est efforcé de dire la vérité sans poursuivre d'autres objectifs ; ni ambition, ni cupidité, ni allégeance ne venaient perturber ce souci de vérité simple. Aucune autre motivation n'a pu nous préoccuper dans notre effort de témoignage. Nous avons même peiné dans la chair, puisque nous devions connaître la maladie, nous ralentissant dans notre mission, en raison de veillées tardives pour dire sans cesse notre compassion et souvent notre révolte envers ces gouvernements d'Etats puissants, producteurs d'armes qui travaillaient à répandre l'injustice, le crime et le désordre moral dans une Syrie rendue exsangue. 

Rien ne sera plus comme avant, dans le coeur des chrétiens du Proche-Orient; trahis par la France et méprisés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ces derniers se sont révélés être des fournisseurs d'armes sans morale, livrant leur production à des fanatiques islamiques aveugles qui n'étaient que de pures idéologues de la mort. Ils se sont montrés de parfaits ordonnateurs de mensonges en piétinant la liberté des medias qu'ils tenaient sous leur bottes pour propager une haine inconséquente à l'égard du Président Bachar el-Assad et de tous ceux qui tentaient d'expliquer l'injustice. Voici le Président Assad, dont le régime était rejeté par un grand nombre, il y a cinq ans, élevé au rang de martyr et d'héro par l'irresponsabilité de ces Etats.

Mensonges, contradictions, incohérences, rien n'a pu freiner durant les cinq années précédentes, les pays occidentaux car, quoique leur dirigeants le veuillent ou non, le Président Assad et son régime, dont tout le monde oublie déjà la brutalité de l'appareil qu'il représentât, incarne la Syrie comme les Présidents Obama et Hollande ou le Premier Ministre Cameron sont les représentants de leurs propres Etats.

En échange du parrainage des mercenaires rebelles qu'ils exerçaient, que promettaient ces Etats occidentaux à la population syrienne ? La démocratie, nous a-t-on dit. Certes une démocratie sur un champ de ruines, alors que leurs Etats à eux, demeuraient intouchables. A qui cette démocratie devait-elle servir ? Aux sunnites auxquels ils avaient fait miroiter le pouvoir à Damas....

Les Occidentaux qui ne trouvaient pas leur compte avec les alaouites, les chrétiens, les chiites et les druzes syriens, allaient-ils être satisfaits par des mercenaires et rebelles sunnites fanatiques, pour un grand nombre étrangers au pays et de ce fait sans avenir sur place ? C'est un fait. Nous n'avons jamais entendu un seul officiel américain, français ou anglais dénoncer la présence de non-syriens au sein de ce qu'ils qualifiaient de "rebelles modérés". Ce silence est révélateur des objectifs qui étaient poursuivis ; il ne s’agissait pas de bâtir une démocratie avec les syriens, mais d’abattre le régime syrien pour qu’avec lui tout s’écroule et le remplacer par un régime inféodé et non démocratique qui fasse tampon entre l'Iran et le Hezbollah libanais. Peu importait les destructions à laquelle cette manœuvre allait conduire. Telle était la "démolicratie" promise.

L'argument qui consiste à dire que dans un pays, une minorité ne peut gouverner une majorité est dangereux car ce principe nous réserve bien des soucis dans l'avenir. Il signifierait que lorsque les musulmans deviendront majoritaires dans un des pays d'Occident, il faudra leur donner le pouvoir. Et pourtant, nous voyons actuellement en Europe ou dans les Amériques des juifs, des musulmans et des personnes  se disant athées, participer aux gouvernements de ces Etats. Faudrait-il qu'on les chasse pour que la majorité confessionnelle gouverne seule ? Pire encore, en Syrie cette majorité confessionnelle qui était promise prônait un Califat islamique intolérant à l'égard des minorités; le Veilleur de Ninive mettait en garde sur le présent blog, dès le début de la guerre, contre la radicalité des mouvements mercenaires engagés sur le terrain. Les gouvernements Occidentaux fournisseurs d'armes pouvaient-ils eux l'ignorer ?

L'argument des américains et européens encourageant la prise du pouvoir par les sunnites en Syrie à travers une guerre civile de cette brutalité, équivalait à nier la présence antérieure au "mouvement de rébellion" de sunnites activement associés au pouvoir du parti Baath. L'épouse du Président Assad, n'est-elle pas sunnite de religion ?

La video qui suit donne un regard bien plus vrai que le discours médiatique occidental qui, par ses mensonges a ouvert la voie à ce qu'on qualifie aujourd'hui, de façon malpropre, de "théories du complot". En effet, cette video rejoint le discours du veilleur de Ninive et d’autres sites alternatifs, dans la mesure où elle montre par l'image mobile ce que l'écriture et l'image figée a tenté de communiquer durant plus de quatre ans.

Les dégâts en Occident sont également énormes; ils ne sont pas humains et matériels, à part les conséquences qu’ont fait subir les quelques attentats ; les effets de la guerre syrienne sont surtout Institutionnels. Les régimes occidentaux prétentieux ont, par le matraquage de mensonges, forgé au sein de leur population des adeptes des théories du complot, qui ne croient plus aux émanations médiatiques des Institutions officielles de ces pays. Ne cherchons pas midi à quatorze heures ; le mensonge d'Etat est le meilleur aliment des partisans de cette théorie du complot. 

A présent, visionnons cette video ; elle est poignante mais aussi révoltante tant le gâchis humain est ample et injuste. Il a dépassé l'entendement. Comment encore croire aux principes de Liberté, d'Egalité et de Fraternité ?


jeudi 18 février 2016

L'Eglise catholique syriaque menacée de disparition en Irak, déclare Monseigneur Yohanna Petros Mouché.


18.02.2016 par Jacques Berset - L’Eglise catholique syriaque est menacée de disparition en Irak, dénonce Mgr Yohanna Petros Mouché, archevêque syriaque de Mossoul.

De passage à Jérusalem, il rappelle que la plaine de Ninive, berceau de la civilisation assyrienne, s’est d’un coup vidée de ses derniers chrétiens le 6 août 2014, lors de la prise des villages chrétiens par les terroristes de Daech, le soi-disant “Etat islamique” (EI).
Deux mois auparavant, suite à la fuite de l’armée irakienne, Daech s’était emparée de Mossoul, la deuxième ville de l’Irak, située à environ 350 km au nord de Bagdad. Les djihadistes ont obligé les chrétiens à se convertir à l’islam ou à fuir en abandonnant tous leurs biens, laissant derrière eux un héritage millénaire.
Au début, Daech a montré de la sympathie envers les chrétiens
“Effrayés par la présence de Daech, la plupart de nos chrétiens ainsi qu’un grand nombre de musulmans ont quitté la ville de Mossoul et se sont dirigés vers le Kurdistan et les villages de la plaine de Ninive”, témoigne-t-il sur le site http://terrasanta.net, de la Custodie de Terre Sainte.
“Au début les forces de l’EI ont montré de la sympathie envers les chrétiens. C’est seulement après quelques jours qu’ils ont déclaré les conditions qui permettaient aux chrétiens de vivre sous leur domination: devenir musulman – ainsi nous aurions tous les droits -, payer une taxe spéciale (“jizya”) dont doivent s’acquitter les non-musulmans, autrement dit devenir des citoyens de deuxième classe, ou quitter nos lieux et toutes nos propriétés, sans quoi nous mettions nos vies en péril”.
Fuite vers le Kurdistan
“La situation n’était pas simple à juger, surtout qu’ici nos chrétiens viennent chercher la solution chez leur évêque. Comme le gouvernement central était absent, je suis entré en contact avec les responsables kurdes qui se trouvaient chez nous. Lors de la première attaque de l’EI contre Qaraqosh, le plus grand village chrétien de la plaine de Ninive, dans le but de chasser les Peshmergas (combattants kurdes, ndlr), l’armée kurde se trouvait sur place pour défendre notre zone. J’ai exercé le rôle de médiateur entre les responsables de l’EI et ceux de Peshmergas, mais sans résultat”.
La bataille a duré trois jours, la grande majorité des habitants a alors quitté le village à l’exception d’une centaine d’entre eux, du clergé syriaque et de l’évêque. “L’EI n’a pas pu entrer chez nous. C’est lors de la deuxième attaque qui a lieu le 6 août que l’EI a pu entrer et a pris le pouvoir sur toutes nos villes et villages après notre départ et la fuite de l’armée. Ainsi nous avons tout laissé et nous nous sommes dirigés vers le Kurdistan pour sauver nos vies et sauvegarder notre foi et notre intégrité”.
Eradication du patrimoine culturel chrétien
Sur place, les terroristes islamiques poursuivent leur politique d’éradication du patrimoine culturel chrétien et des civilisations qui ont précédé l’arrivée du christianisme en Mésopotamie.
Le 20 janvier 2016, Daech a détruit le monastère Saint-Élie, le plus ancien monastère chrétien du pays, construit par des moines assyriens au VIème siècle. D’autres sites chrétiens ainsi que des ruines préislamiques ont été également détruits par le groupe terroriste comme à Hatra, Nimrud et Ninive.
Le futur, selon l’évêque syriaque, “est obscur et aucun signe positif ne se dessine sur le terrain en vue d’une prochaine libération de Mossoul”. Sa communauté ayant été dispersée par l’arrivée des islamistes de Daech, Mgr Petros Mouché redoute sa disparition. “Le nombre de fidèles de notre Eglise n’est pas élevé. Il ne dépasse pas les 170’000 personnes. Le diocèse de Mossoul à lui seul en rassemblait 50’000, ce qui représentait près du tiers de l’Eglise”.
A l’arrivée de Daech, quelques minutes pour fuir
Le 10 juin 2014, de nombreuses familles chrétiennes n’ont eu que quelques minutes pour fuir Mossoul tombée aux mains des terroristes. “Après l’arrivée de Daech, tous les chrétiens ont été expulsés de Mossoul, mais aussi des villages alentours. Lorsqu’ils se sont dispersés, ils étaient au début disséminés sur soixante lieux différents. Je faisais de mon mieux pour être en contact constant avec eux, aller leur rendre visite et quand c’était possible célébrer la messe. Si le diocèse est dispersé, cela veut dire à terme la disparition de l’Eglise syriaque catholique…”, a-t-il confié à Saher Kawas, du Patriarcat latin de Jérusalem. Il était invité dans le cadre de la Journée Mondiale des Malades qui s’est déroulée la semaine dernière en Terre Sainte.
Ankawa, dans la banlieue d’Erbil, au Kurdistan irakien, est devenu un des derniers bastions des réfugiés chrétiens d’Irak, et ils y vivent dans des conditions précaires. “Tous les chrétiens qui vivaient dans la région ou presque s’y sont réfugiés, d’autres se sont dirigés vers différentes villes de l’Irak, comme Bagdad ou Basra. Certaines familles, depuis le Kurdistan, ont choisi de partir vers les pays voisins. De mon diocèse, uniquement, nous avons 1’000 familles à Amman, 1’500 au Liban, 700 en Turquie et une centaine en Europe”, affirme l’archevêque syriaque de Mossoul.
La situation des chrétiens “s’enlise dans la durée”
Dans ses visites à l’étranger, Mgr Petros Mouché appelle les différents gouvernements à accueillir ensemble plusieurs centaines de familles chrétiennes, et non au compte-gouttes, afin d’éviter la dissolution de sa communauté. A l’occasion de sa rencontre avec le pape François, le 30 septembre dernier, il lui a remis une lettre pour le remercier de ses prières et de tous les dons qu’il a faits pour les chrétiens chassés de leurs terres, “en le priant d’exercer son influence sur les dirigeants du monde pour qu’ils se dépêchent de libérer nos villes et villages, et si possible de nous trouver des lieux provisoires dans les pays comme la France, l’Espagne ou autres, pour pouvoir vivre selon nos coutumes et exercer notre liturgie”.
Il relève que “notre situation et notre émigration semblent s’enliser dans la durée, si nous sommes accueillis de manière groupée, notre retour chez nous sera plus facile dans le cas où nos territoires seront effectivement libérés et nos droits assurés”.
Malgré une situation sur place plutôt sombre – “l’avenir est obscur, les gens sont lassés, des familles quittent le pays et que beaucoup d’autres y pensent – l’évêque syriaque en exil affirme que “l’espoir est toujours en Dieu et dans les personnes de bonne conscience. Et je sais que les personnes de bonne volonté ne manqueront pas dans le monde”.
Source

jeudi 11 février 2016

Mgr. Jeanbart : "Si l'Occident veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous".

Le 10 février 20016 - En 2015, le Vieux Continent s'est retrouvé confronté à un défi inattendu: près d'un million de réfugiés sont entrés en Europe, un record depuis l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Et pendant que les pouvoirs européens peinent à trouver une solution, la voix d'un évêque s'élève à Alep. Son message est simple: aidez-nous... à rester en Syrie.

Ces dernières semaines, la ville syrienne d'Alep est de nouveau en tête des bulletins d'informations: tandis que les autorités syriennes, dont les troupes poursuivent leur progression dans le nord, définissent la prise du contrôle de cette ville comme leur priorité stratégique, l'Occident dénonce les victimes civiles et la Turquie voisine enregistre un nouvel afflux de réfugiés. La voix des habitants de la ville, de ceux qui vivent la guerre depuis près de quatre ans au jour le jour se perd derrière tous ces enjeux. A quoi aspirent-ils? Retrouver la paix et rester dans leur pays, confie Monseigneur Jeanbart, archevêque [Grec-Melkite] d'Alep, dans un entretien accordé à Sputnik.

"Si l'Occident veut nous aider, si quelqu'un veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous, qu'il pousse vers la paix, vers une solution à cette crise", a indiqué l'archevêque. 

D'ailleurs, aider les gens sur le terrain, prévenir les nouvelles vagues de réfugiés coûterait à l'Occident, "1.000 fois moins chers", estime-t-il. Et de rappeler que l'Allemagne avait octroyé cinq milliards d'euros à la Turquie pour que cette dernière s'occupe des réfugiés syriens. Et pourtant, selon l'homme d'Eglise, un à deux milliards pourraient suffire à aider les Syriens de toutes les confessions à rester au pays.

Mais c'est surtout la bonne volonté d'arrêter les combats qui aurait suffi pour venir en aide aux Syriens, juge-t-il. "Avec très peu d'argent et un peu de bonne volonté pour arrêter les batailles, empêcher ceux qui envoient des mercenaires de les financer, les choses iraient bien et il n'y aurait pas besoin d'envoyer des milliards pour s'occuper des réfugiés", indique-t-il.

Excédés par des années de guerre et incapables de gérer la crise par eux-mêmes, les Syriens placent tout leur espoir dans le succès des négociations internationales, tout en réalisant que le chemin menant à l'entente sera épineux. Mais leur reste-t-il un autre espoir?

"J'attends beaucoup et je souhaite qu'elles (les négociations, ndlr) réussissent, même s'il y a eu quelques difficultés en chemin", confie Mgr. Jeanbart, avant de rajouter: "Tout le monde a besoin de la paix: que ce soit le gouvernement, que ce soit l'opposition, et surtout les citoyens. Ce sont les pauvres citoyens qui paient, c'est nous qui payons les frais de ces batailles".

En attendant, il vit dans l'espoir qu'un jour son pays, que les Syriens aiment comparer à une "mosaïque de confessions et d'ethnies", renaisse des cendres pour redevenir la terre de la paix, de la multiculture et de la tolérance. "Je demande au Seigneur de faire en sorte que cette guerre finisse le plus tôt possible, qu'il y ait un dialogue et que l'on retrouve la Syrie que nous avons toujours connue: une Syrie où vivent ensemble chrétiens, musulmans, druzes, alaouites, où nous vivons en frères", rêve aujourd'hui l'archevêque d'Alep.

Regardant au-delà de la pensée binaire, l'archevêque tente de trouver un signe, un sens profond dans l'épreuve à laquelle sont confrontés son peuple et son pays. Ne serait-ce qu'"une rencontre œcuménique, historique, tant attendue entre l'Eglise de Russie et l'Eglise Catholique", s'interroge-t-il, se référant à l'entrevue entre le Pape François et le patriarche Cyrille prévue le 12 février à Cuba.

"J'ai beaucoup d'espoir, un grand espoir, que j'attends de la rencontre du St-Père François Ier et du Patriarche Cyrille, je crois que cela va beaucoup aider à pousser vers une solution. Cela va pousser l'Occident, la Russie, la Syrie et tout le monde à faire un supplément d'efforts pour réaliser la paix", a conclu Mgr. Jeanbart.

Resté à l'abri des troubles au cours des premiers mois suivant le début de la crise, Alep semblait être un des rares havres de stabilité en Syrie. Des tensions éclataient çà et là, mais rien ne se passait à Alep. La donne a changé en 2012: premiers attentats-suicides, premières manifestations, et voilà qu'à l'été 2012 la deuxième ville du pays figurait dans tous les bulletins d'informations comme le "Benghazi syrien" (en référence au fief de l'opposition libyenne). Quatre années de combats et de destruction ont suivi.

Source : Spoutnik

mardi 9 février 2016

Les chrétiens de Syrie subissent actuellement un « génocide » déclare le patriarche Joseph III Younan.

Le 9 février 2016 - « Les chrétiens de Syrie subissent actuellement un « génocide » déclare le patriarche de l’église syriaque catholique Ignace Joseph III Younan.  La revue russe Ogoniok s’est entretenue avec lui.

Ogoniok : Votre Sainteté, que se passe-t-il en Syrie, en fait ?
Ignace Joseph III Younan : Je suis un homme d’Église, et non un politicien : et ce qui m’inquiète en premier lieu, ce sont les souffrances de la population, qui paie le prix le plus élevé de cette guerre civile. Je ne parle pas seulement des victimes. Le nombre de gens souffrant de la faim, de la pénurie de médicaments et de conditions de vie inhumaines se compte en millions [plus de 2 millions, selon les données de l’organisation catholique « Aidons l’Église souffrante », ndlr].
Regardez ce qui s’est passé en trois ans à Alep ! Ce qui était autrefois un centre culturel et marchand prospère, unique en termes de démographie et de composition religieuse, cette ville où toutes les confessions étaient représentées, n’est plus aujourd’hui qu’un amas de ruines.
Ce qui se passe aujourd’hui en Syrie est un génocide des chrétiens – je n’ai pas d’autre mot. La communauté chrétienne du pays était une des plus importantes du Proche-Orient, elle représentait jusqu’à 19 % de la population globale – mais aujourd’hui, nous ne sommes plus que 5 % en Syrie. Et un exode aussi massif des chrétiens hors des lieux qui constituent le berceau de leur enseignement est une catastrophe non seulement pour la Syrie et tout le Proche-Orient, mais pour notre civilisation dans son ensemble.
Le patriarche Ignace Joseph III Younan – source famillechretienne.fr
Ogoniok : Tous les pays semblent prêts à combattre l’État islamique, mais ils sont incapables de se mettre d’accord sur des opérations militaires communes…
Ignace Joseph III Younan : Après tout ce qui s’est passé, il n’est évidemment pas facile de s’asseoir ensemble à la table des négociations. Tous les patriarches orientaux, moi y compris, avaient alerté le monde à l’époque : la Syrie, avec la complexité de sa situation démographique, religieuse et linguistique, n’est ni l’Égypte, ni la Libye. L’affaire ne se limitera pas à un « Printemps arabe » en Syrie, avais-je tenté de convaincre mes interlocuteurs en 2011 déjà, à Paris, alors que la crise ne faisait que commencer.
Mais à l’époque, tous les médias européens répétaient, à la suite des Américains : « La chute d’Assad est l’affaire de quelques jours ». Nous avions prévenu que cela finirait en un cauchemar qui n’épargnerait personne, mais la Syrie, comme l’Irak avant cela, a tout de même été sacrifiée sur l’autel de l’opportunisme géopolitique.
Ogoniok : Qu’entendez-vous par cette formule ?
Ignace Joseph III Younan : Ce que je veux dire ? Je veux dire que les leaders européens ont laissé la Méditerranée aux mains des Américains, dont l’objectif était non de protéger les droits des minorités, mais de faire plaisir aux émirats pétroliers…
Prenez les négociations de Genève-3, où l’opposition syrienne a été invitée à prendre la parole. D’où arrive-t-elle ? D’Arabie saoudite. Il y a trois ans, lors des premières négociations de Genève [Genève-1, ndlr], j’ai demandé : pourquoi appelons-nous ces gens des « révolutionnaires syriens » ? Un révolutionnaire qui défend la cause de son peuple doit être auprès de ce peuple, si je ne m’abuse ?
Comme Nelson Mandela, qui s’est battu dans son pays, a fait de la prison, est devenu un héros… Mais ces gens qui ont fui leur pays – pourquoi seraient-ils en droit de décider du destin de la Syrie ? Je reconnais toutefois qu’avec le temps, certains d’entre eux sont devenus plus raisonnables, je dirais plus honnêtes dans leurs jugements.
Et j’espère vivement que cette évolution jouera son rôle au cours des négociations. J’ai l’impression qu’aux États-Unis aussi, d’ailleurs, on comprend de plus en plus que l’opposition n’a pas le droit d’exiger des conditions particulières et qu’elle doit s’installer à la table des négociations au même titre que tous les autres participants.
Je vais être plus explicite : une des raisons pour lesquelles la crise en Syrie s’éternise est que sa résolution est empêchée par ceux que l’on appelle les insurgés, qui, partant des intérêts de leurs groupes religieux et ethniques, considèrent que le gouvernement actuel est « infidèle » [au sens religieux du terme ; le patriarche fait allusion à l’opposition des sunnites et des chiites, ndlr] et veulent le renverser.
Ogoniok : Ce qu’exige aussi l’Occident…

Ignace Joseph III Younan : L’Occident peut exiger ce qu’il voudra, mais le destin du président syrien est entre les mains du peuple syrien. Et il doit être décidé à l’issue d’élections ou d’un référendum, sous le contrôle de l’ONU s’il le faut.
Ogoniok : En Occident, on dit que la Russie veut en réalité, par ses actions en Syrie, soutenir Bachar el-Assad.
Ignace Joseph III Younan : Les Russes ont annoncé dès le départ leur volonté de soutenir le peuple syrien, qui choisira ensuite son président. Mais le plus important est ailleurs : l’intervention des Russes a aidé à libérer des villes et des villages des bandes terroristes qui les contrôlaient.
Les Syriens portent les portraits du président de la Syrie Bachar el-Assad et du président de la Russie Vladimir Poutine lors d’une manifestation à Damas.
Source : Radio-Canada
Ogoniok : Dans ce cas, pourquoi l’Occident accuse-t-il la Russie de bombarder l’opposition plutôt que l’État islamique ?
Ignace Joseph III Younan : Pour ce que je sais de ce qui se passe dans mon pays, les bombardements russes ont visé précisément les endroits où ils étaient nécessaires. D’autant, et c’est très important, que la Russie coordonne ses actions avec les troupes gouvernementales, ce qui permet d’éviter des victimes superflues.
Mais soyons francs, si vous le voulez bien. À propos de la distribution actuelle des forces, il faut admettre une chose : à part l’Armée syrienne libre, composée de soldats et d’officiers ayant déserté l’armée syrienne pour combattre le gouvernement, il n’y aucune autre force d’opposition modérée en Syrie.
Nous savons parfaitement – et l’Occident le sait très bien aussi – que ceux qui contrôlent aujourd’hui les territoires syriens occupés sont des gens qui confessent un islamisme fanatique, quel que soit le nom qu’ils se donnent. De ce fait, l’anéantissement de l’armée syrienne régulière conduirait à encore plus de chaos dans la région.
Ogoniok : Et comment vos propos sont-ils accueillis dans les médias occidentaux ?
Ignace Joseph III Younan : Vous savez, les médias occidentaux font aujourd’hui preuve d’une indifférence étonnante à l’égard de la Syrie. Avant, ils faisaient à chaque fois état de la prise par l’EI de telle ou telle ville, mais aujourd’hui, on ne les entend plus. On dirait qu’ils commencent de comprendre que leurs efforts dans la lutte contre l’EI se sont avérés insuffisants…
Patriarche de l’Église orthodoxe russe Kirill - source : pravmir.ru
Ogoniok : Il y a beaucoup de chrétiens orthodoxes en Syrie, et je sais que vous fonctionnez avec eux comme une seule communauté œcuménique unie. Êtes-vous soutenus d’une façon ou d’une autre par l’Église orthodoxe russe ?
Ignace Joseph III Younan : Le patriarche Kirill est venu en Syrie et au Liban en 2012, et a publiquement déclaré que l’Église orthodoxe russe soutenait la liberté religieuse pour tous au Proche-Orient. Malheureusement, nous n’avons pas entendu de telles déclarations dans la bouche des Occidentaux, ni de la part des leaders religieux, ni de celle des acteurs laïcs.
Il y a deux mois, mon confrère, le patriarche de l’Église orthodoxe syrienne [Ignace Ephrem II, primat de l’Église syriaque orthodoxe, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, ndlr], s’est rendu à Moscou et y a rencontré le patriarche Kirill, le président de la Douma Sergueï Narychkine et le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov. Il leur a exposé ses craintes sur le fait que les chrétiens risquaient de disparaître du Proche-Orient. Et on lui a répondu : n’ayez pas peur, nous sommes là-bas pour vous aider.
Ogoniok : Les chrétiens ne sont pas les seuls à fuir la Syrie, de nombreux musulmans s’en vont aussi. Que pensez-vous de cet exode et de la façon dont les réfugiés sont accueillis en Europe ?
Ignace Joseph III Younan : Je ne peux pas juger de la façon dont les gens doivent agir en Europe. Mais j’estime que des réfugiés musulmans qui arrivent dans un pays où l’on est prêt à leur accorder tous les droits doivent s’intégrer et, en premier lieu, ne pas opposer leur religion à la vie publique et privée de ce pays.
Mais hélas, une partie d’entre eux n’a pas appris à dissocier la religion de l’État, ils ont été élevés dans la certitude qu’ils appartiennent au meilleur des peuples, et que leur religion est la meilleure des fois. De ce fait, ils sont persuadés de devoir non seulement confesser leur foi, mais également la prêcher, pour qu’avec le temps, elle domine peu à peu aussi en Europe. Je sais qu’il n’est pas convenable de parler ainsi, que ce n’est pas politiquement correct, mais voilà longtemps que ce n’est plus un secret pour personne.
Ogoniok : Il faut pourtant bien régler ce problème des réfugiés d’une façon ou d’une autre…
Ignace Joseph III Younan : À une époque, la mer Méditerranée, par laquelle les gens s’enfuient aujourd’hui vers l’Europe, était surnommée Mare Nostrum [« Notre mer », ndlr]. Aujourd’hui, on l’appelle Male Nostrum [« Notre malheur », ndlr]…


jeudi 28 janvier 2016

Chrétiens d'Irak et de Syrie : Le Patriarche Joseph III Younan craint leur quasi-extinction.

Le "cauchemar" est que les deux pays, Syrie, Irak, évoluent "comme la Turquie où l'on ne peut pratiquement plus parler d'une présence chrétienne", affirme Sa Béatitude Joseph III Younan.

Le 28 janvier 2016 - Le patriarche syro-catholique Ignace Joseph III Younan dénonce l'« indifférence » de l'Occident face au sort des chrétiens d'Irak et de Syrie. Au cours d'une conférence de presse organisée par l'organisation Aide à l'Église en détresse (AED), Mgr Younan a évoqué des villes chrétiennes d'Irak comme Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, une cité aujourd'hui aux mains de l'organisation État islamique (EI) et qui était encore jusqu'en 2014 habitée majoritairement par des Syro-catholiques.

« Notre plus grande angoisse »

Sa Béatitude Joseph III Younan
« Mais c'est aussi en Syrie que le nombre des chrétiens a dramatiquement diminué. Dans les années 50, les chrétiens étaient environ 19 % et ils sont aujourd'hui à peine 5 % », a-t-il souligné. « Notre cauchemar, notre plus grande angoisse, c'est qu'il puisse se produire en Irak et en Syrie ce qui s'est produit en Turquie, où nous ne pouvons pratiquement plus parler d'une présence chrétienne », a-t-il observé. 


Liturgie en langue et selon le rite syriaque
La Turquie, particulièrement sa partie occidentale, a été un des hauts lieux du christianisme, dont il reste de nombreux vestiges. Mais aujourd'hui, elle est en très grande majorité musulmane, et les chrétiens s'y sentent parfois des citoyens de seconde zone. Une des grandes persécutions des chrétiens a eu lieu à partir de 1915-1916 sous l'Empire ottoman, quand les Arméniens ont été victimes de déportations et d'un génocide. Interrogé sur une solution militaire aux conflits avec le groupe EI en Syrie et en Irak, le patriarche a préconisé une action terrestre coordonnée par les armées nationales de ces deux pays contre Daech.

Source : AFP / Le Point










mercredi 27 janvier 2016

Syrie : Vivre avec les chrétiens d'Alep demeurés sur place...

Le 27 Janvier 2016 - Cette video a été realisée par l'Association SOS Chrétiens d'Orient. Il s'agit d'un travail remarquable non pas tant par la qualité cinématographique, encore qu'il s'agisse d'une réussite, vue les conditions de vie sur place, mais par l'occasion que cette réalisation télévisuelle offre aux alépins de s'exprimer.....

Portons loin leurs voix qui, sous un ton calme, reflète une supplication pour que l'Occident rétablisse l'équilibre entre les mercenaires assassins et leur victimes.

En donnant aux chrétiens d'Alep, la vingtaine de minutes nécessaire à la vision de cette video, nous partageons ces moments poignants que vivent les alépins, dont la moindre qualité s'est révélée être le courage dans l'adversité.

Bien sûr entre des syriens arrivés comme réfugiés dans les pays d'Occident et des alépins demeurés dans leur ville, la priorité et l'essentiel de l'effort d'aides doit s'orienter vers ceux qui sont restés fixés à leur Eglise syrienne. Remercions les pour leur vaillance.



Source : Boulevard Voltaire.

dimanche 17 janvier 2016

Syrie : Déjà six mois que le Monastère de Mar Elian et ses deux Eglises furent entièrement détruits....


Le 17 Janvier 2016 - Près de six mois jour pour jour viennent de passer après que le Monastère de Mar Elian à Qaryatain en Syrie ait été détruit.  
Le 21 Août 2015, Radio Vatican annonçait la triste nouvelle. Elle écrivait sur son site : "des membres de l’Etat islamique ont détruit un monastère dans la ville d’Al-Qaryatayn, au-sud-est de Homs et au nord-ouest de Damas.....".
Presque révolté, le Patriarche Joseph III Younan des Syriens Catholiques faisait alors une déclaration franche qu'il est possible de lire sur le site de l'Oeuvred'Orient.
Près de 300 familles chrétiennes vivaient sous sa protection; ells quitteront toutes la ville de Qaryatain à la limite de laquelle se trouvait le couvent. De ces 300 familles, 200 personnes sont enlevées dont le Père Jacques, prêtre syrien-catholique détaché auprès de la communauté monastique d'Abraham et supérieur du Couvent. Son Diacre disparaît avec lui. Il témoigne de son enlèvement ici sur le portail Catholique Suisse. Au sujet du Monastère, il s'explique : "Les djihadistes ont détruit les 2 églises et le monastère. Ils voulaient utiliser une église comme école pour enseigner la charia, la loi islamique, et ils ont brûlé tous les livres, les habits sacerdotaux, même les jeux des enfants!". Le reste des habitants chrétiens prenait la fuite dans une panique indescriptible.
Il ne reste plus de chrétiens à Mar Elian, près de ce couvent qui nous fait remonter à 1500 ans en arrière avec une longue histoire dont témoignent les fouilles archéologiques qui environnaient le couvent. 
Après six mois de ce terrible méfait, le Veilleur de Ninive se souvient d'un sacrilège contre Dieu et l'Esprit qui a entraîné mort d'hommes, blessures intérieures, exils, destructions matérielles, gaspillages, misère....
Pour les chrétiens, le pire de tout réside dans le fait que c'est le sanctuaire, le Saint des Saints de Notre Seigneur Jésus-Christ qui fut détruit....Deux Eglises mises à terre.... En Orient sur un sanctuaire ne doit émerger qu'un sanctuaire....
C'est au quatrième siècle que le Couvent est bâti autour de la Sainteté de Mar* Elian de Homs (Emèse).
* Mar signifie "Saint" en syriaque.

dimanche 1 novembre 2015

Qui sont les chrétiens d’Europe partis aider leurs frères en Orient ?



Parallèlement à l’exode des chrétiens de Syrie, de plus en plus de chrétiens européens partent combattre les islamistes de Daesh entre l’Irak et la Syrie. « Une dizaine, peut-être une vingtaine de jeunes Européens partis défendre le peuple chrétien en Syrie » et qui ne sont « ni des mercenaires, ni des fanatiques », assure Besim Atbalgim du Centre culturel mésopotamien de Locarno, en Suisse. Ces jeunes n’ont, pour la plupart, jamais eu d’arme entre les mains, ni suivi un quelconque entraînement militaire.

Une promesse et un slogan pour les attirer

Ces chrétiens, comme les centaines d’autres bénévoles étrangers « fils d’émigrés chrétiens libanais et Syriens de la deuxième génération », issus pour la plupart d’Espagne, d’Argentine et du Brésil, partent rejoindre « les unités de mobilisation populaires », une coalition de milices majoritairement chiites qui leur a promis une formation militaire et humanitaire en échange d’une promesse : assurer avec eux la protection des chrétiens persécutés, sous le slogan : « Notre destin est commun et nous devons combattre ensemble » pour les convaincre à se rallier à eux.

Parmi ces milices, la plus prisée est l’organisation armée « Dwekh Nawsha » – expression araméenne qui signifie « futurs martyrs » – active surtout dans le Nord de l’Irak, qui appuie l’armée kurde et défend les villages chrétiens menacés par l’État islamique. L’association chrétienne dispense des conseils en recrutement sur sa page Facebook. Son ambition : recruter le plus de monde possible – anciens militaires, étudiants, militants d’associations chrétiennes ou de simples citoyens – pour multiplier les chances de stopper la folle expansion de Daesh et de briser ses plans d’extermination à l’encontre des populations chrétiennes, mais aussi kurdes et yézidies, et des musulmans chiites.

Un front hétérogène contre la barbarie

Difficile de distinguer la croix du « croissant de lune » chiite, reconnaissent les analystes. Mais la présence de ces combattants – trop souvent assimilés à une nouvelle génération de « croisés » fanatiques – doit être ramenée à sa juste dimension, estime Riad Yar Bkrli, membre du parti d’opposition turc Assyrian organization dans des propos rapportés par Milanopost, le quotidien online milanais d’information et de culture.

L’opposant accuse certains sites d’information turcs et occidentaux de vouloir impliquer les chrétiens dans la guerre en Syrie, alors que ces derniers cherchent à s’entraîner pour remplir – aux côtés de forces de protection comme la Force de protection  populaire (kurdes) – un rôle non pas « de guérilla » mais de « défense et protection » contre la barbarie de l’organisation État islamique (EI).

Le chrétien d‘origine turc Lahdu Obil lui fait écho : « Depuis 2 000 ans nous savons qu’au Moyen-Orient, pour survivre il faut se battre. Arrêtons de fuir. Nos gens se sont organisés pour se défendre avec l’aide de jeunes Européens provenant de Suisse, d’Allemagne, voire même de Suède ». Lahdu Obil est le président de l’Union syriaque européenne, à Bruxelles, mouvement formé d’une douzaine d’associations de chrétiens émigrés du Moyen-Orient.

Baiji, ville symbole de la résistance

Et commencent à filtrer surtout en Espagne et en Amérique du Sud – grâce aux réseaux sociaux – les témoignages de réels succès de guerre, comme à Baiji et ses environs, une petite localité très stratégique, à quelque 200 km au nord de Bagdad, « libérée des coupeurs de têtes », commente le Milanopost, grâce à l’armée régulière irakienne et à ces « Unités de mobilisation populaire », après plusieurs changements de main et de durs combats depuis l’offensive de l’EI en Irak en juin 2014.

La ville de Baiji se trouve dans la province centrale de Salahuddin, le fief de l’ancien président Saddam Hussein. Les forces irakiennes affirment y avoir découvert, début octobre, 19 fosses communes contenant les corps de 365 combattants de Daesh.

Neutraliser les djihadistes coûte que coûte

Face à l’extermination – 250 000 depuis 2011 – et l’expulsion des chrétiens du Moyen Orient – environ 30 000 de la seule plaine de Ninive, au Nord de l’Irak – ces chrétiens européens misent tous leurs espoirs sur cette grande coalition de défense armée pour neutraliser les djihadistes. « C’est notre dernière occasion : si on échoue ce sera la fin du christianisme en Irak », déclare John Michael, un citoyen britannique d’origine assyrienne, enrôlé dans ces milices.

Raison pour laquelle les chrétiens assyriens de la diaspora ne cessent d’organiser des campagnes de financement et de collecte de fonds, en particulier aux États-Unis, en Australie et en Suède, pour les chrétiens armés en Irak. Leur participation, est selon eux, le seul moyen pour – non pas « exacerber les tensions religieuses » en montant toute une armée contre l’EI, comme cela leur est souvent reproché – mais intervenir là où la communauté internationale a jusqu’à présent failli. 

« Fais le signe de croix et il ne t’arrivera rien. La Vierge nous protège », murmure un milicien, son chapelet autour du cou et un kalachnikov en bandoulière à l’entrée de Maaloula la martyre qui panse ses plaies, un an après sa libération des griffes de Daesh.


Isabelle Cousturier - Aleteia

mercredi 3 septembre 2014

Les Syriaques de Syrie et d'Irak présentent leur armée naissante....

Les Syriaques de Syrie et d'Irak présentent leur armée naissante....Avaient-ils un autre choix face aux djihadistes ? Il revient aux musulmans sunnites de leur éviter de prendre les armes en les défendant....
 
 
Le Conseil militaire syriaque (MFS pour Mawtbo Fulhoyo Suryoyo en araméen) regroupe des volontaires chrétiens décidés à se battre en Syrie et en Irak contre les djihadistes de l’Etat Islamique (EI).
 
Vidéo reprenant la déclaration d'intention (en arabe) du Conseil militaire syriaque.
 
 
Bénédiction d'un soldat..... 
 
 
Pour mieux savoir qui sont les Assyro-Chaldéens : Union Syriaque Européenne. - contact@esu.cc
Source de ces informations : Media-Press Info....

 

lundi 1 septembre 2014

Quelques réflexions sur notre monde...face au djihadisme....

Si les Etats musulmans  persistent à ne pas dénoncer, sans réserves, les méthodes guerrières totalement irréligieuses, de l'Armée Islamique d'Irak et du Levant (A.I.I.L.), ils auront contribué à dresser contre eux et contre l'Islam une partie des non-musulmans.  

Ceux qui dans le monde mettaient récemment en garde les puissances contre une guerre de civilisations, se retrouvent progressivement mêlés à une guerre entre la civilisation et la barbarie.  

Pour sauver l'Islam de la déconsidération, il est urgent  que le monde puisse entendre haut et fort les dirigeants des Etats musulmans s'élever contre la brutalité et la perversité des éléments armées de "Daech".  

A ce jour, ce que nous avons entendu, ici ou là, ce sont des musulmans qui, s'adressant aux non-musulmans, leur disent : « L'armée Islamique d'Irak et du Levant », ne représente pas l'Islam ; ce que ces hommes prônent, ce n’est pas l'Islam". Que peut-on leur répondre ? « Si c'est le cas, que les musulmans sunnites les combattent »....et nous ajoutons : Si les djihadistes deviennent un jour majoritaires en pays musulmans, cela voudra-t-il dire que l'Islam est en voie d'affaiblissement et risque même de disparaître étant donné qu’ils ne représentent pas l’Islam ?

L'A.I.I.L. révèle à la face du monde une religion que nul chrétien ne veut et ne peut accepter; l'attitude de ces mercenaires, rend même illégitime l'application du mot « religion » à leur prétendu islam qui ne ressemble en rien à cette religion musulmane des origines qui, certes avait triomphé par la force de l'épée, mais se fondait sur des maximes morales immanentes [Daech ne respecte aucune morale] et qui exigeait du musulman, un attachement à des vertus naturelles ayant déjà cours dans l'Arabie du VIIe siècle.

La menace constante que font peser les "djhadistes" sur les non-sunnites est en réalité une force arbitraire aveugle cherchant à détruire, à la racine, toutes les énergies et les instruments de progrès que les sociétés contemporaines, fondées sur l'homme, ont mis en place : la démocratie, la coexistence multiconfessionnelle, le principe des nationalités, etc...

Au bout du compte, l'avancée militaire fulgurante de l'A.I.I.L. peut se révéler fatale pour l'Islam lui-même, car ce courant, né dans la violence, risque fort de mourir dans la violence et l’Islam sunnite avec lui, si les Etats musulmans ne prennent pas la tête du combat contre l’A.I.I.L. ; cette organisation soulève dans les esprits de ceux qui ne sont pas des leurs, une volonté de résistance qui ira jusqu'à l'usage de la force et l'expression d'une exigence accrue à l'égard des dirigeants des pays islamiques sunnites.

Comparons la situation actuelle à celle qui prévalait à la fin du XIe siècle après J.-C. Un œil averti qui connaît quelque peu les principaux faits historiques de l'époque, n'aura pas trop de mal à faire le rapprochement, entre les deux périodes, qui ne se limite pas au fait que des chrétiens étaient victimes hier, dans la Syrie médiévale et le sont aujourd'hui dans la Syrie et l'Irak contemporains.

L'Europe du moyen-âge cherchait un moyen d'arrêter la progression de l'Islam. La solution trouvée fut la croisade; celle-ci a permis de retarder de trois siècles, l'invasion musulmane du continent européen et notamment de la Hongrie et de l'Autriche. Aujourd'hui, le monde est devenu muti-polaire et l'Europe, étendue à d'autres pays d'Occident se cherche une force nouvelle qui puisse freiner l'avancée de tout ce qui représente le djihadisme, le nationalisme, l'isolationisme, etc....

Pour ne traiter que du continent européen, celui-ci serait dit-on, "en formation" ;  les Etats de l'Union Européenne se chercheraient une défense commune afin d'intervenir, pour des mobiles politiques et stratégiques, dans des zones sensibles et d'intérêts pour eux, lorsque ces derniers sont menacés. Cette défense commune existait pourtant en 1095, lorsque le monde a assisté à la mise en place de la première défense européenne au départ de la croisade. Celle-ci était bien un mouvement militaire européen qui obéissait toutefois à des mobiles politiques et religieux puisque les rois s'alliaient à la papauté pour faire face à l'Islam montant.

Aujourd'hui comme il y a presque mille ans, l'Occident s'efforce de trouver la solution militaire qui, en raison d'impératifs politiques et stratégiques, va permettre de mettre un frein à l'avancée des djihadistes.

Aujourd'hui comme hier, l'Europe et ses alliés, sont ralentis dans leurs initiatives et leur volonté de contrôler et d'imposer un partage des richesses naturelles et énergétiques aux Etats qui en sont dotés. La Russie et la Chine ne suivent pas l’Occident, tandis que les Etats-Unis et l’Europe, dans leur politique purement matérialiste, s’appuient sur l’unique force et ne semblent pas vraiment tirer les leçons du passé qui était que l'influence spirituelle, morale et linguistique faisait perdurer la sympathie là où l'impact des liens économiques n'est que de court-terme. La France qui tenait un rôle important au Proche-Orient grâce à ses missionnaires et ses consuls, est désormais en "quémande" permanente auprès des Etats du Proche-Orient riches en ressources énergétiques.

Pareillement, au début du XIIIe siècle, l'urgence de la croisade, fut freinée par le détournement vers Constantinople de la IVe expédition, entraînant par là des affrontements entre Européens et Byzantins et par la suite, l'alliance entre Byzance et les musulmans. La cinquième croisade ayant échoué, une sixième fut demandée par le Pape Honorius IV à l'Empereur Frédéric II de Hohenstaufen qui montra beaucoup d'hésitations et d'atermoiements au point que Grégoire IX, son successeur, le suspendit en 1227. L'année suivante, en 1228, Frédéric II se résolut à partir pour la Terre-Sainte, en dépit de la désormais interdiction du Saint-Siège, mais son départ était déjà tardif et les croisés arrivèrent en Syrie et en Palestine avec beaucoup de retard.

N'assistons-nous pas aujourd'hui aux mêmes hésitations et erreurs conduisant à des retards qui se ressemblent, dans l'ébranlement d'une force réactive au djihadisme, en raison de considérations propres à chacun des Etats ? L’Occident semble paralysé...

Cahin-Caha, le monde essaye d'avancer, dans une certaine unité, vers un contrôle plus serré de la situation. Les Etats-Unis, l’Europe et leurs alliés feront-ils la guerre aux djihadistes ? L'initiative met clairement du temps à se concrétiser, laissant des populations se faire massacrer sur place...mais admettons qu'une coalition finisse par voir le jour et qu'enfin, elle se lance dans la bataille. A l'exemple de ce qui se produisit au XIIe siècle, l'intervention occidentale risquerait d'arriver bien tard. A la rigueur, cette intervention pourrait retarder et limiter la progression du « djihad », mais parviendra-t-elle à éradiquer la barbarie que ces groupes armés ont importée ? 

Soyons conscients et en vérité! Tout mouvement de grande ampleur à l'encontre des "mercenaires du djihad", ne pourra venir  d'Occident sans une conversion réelle. Les atouts qui avaient construit l’influence de la France et lui avait permis de gagner le respect des populations en pays musulmans, au XIXe et au début du XXe siècle, ne sont autres que ses congrégations religieuses. L’influence morale et linguistique qu’elles répandaient ont été déterminants. Aujourd’hui, la "garde religieuse" a bien baissé sous les coups du laïcisme, de l’athéisme et de la libre-pensée. Avec la matérialisation de la société et de sa politique étrangère, la France a vu perdre son influence. Ce qu’elle gagnait par la morale, la langue et la culture, elle doit désormais, l’acquérir par la force imposée car les hommes d’affaires et les financiers, qui ont remplacé les religieux et les religieuses, n’ont pas grand rayonnement.

Le retour pacifique de l’Occident en cette partie du monde, où toutes les religions sont nées ne pourrait se produire sans une purification et un anoblissement des mœurs dont étaient si capables les missionnaires totalement désintéressés. Aujourd’hui, comment cela pourrait-il en être autrement, alors que les populations occidentales sont affaiblies par une démographie en déclin, dominées par une morale athée individualiste et libertaire plus préoccupée de satisfaire ses caprices que de répondre à la détresse des victimes, et ramollies par un mode de vie hédoniste et dévirilisant.

Un mouvement rapide, efficace et de long-terme, ne sera possible pour l’Occident qu'après une prise de conscience que désintérêt, influence morale, foi et culture sont les seuls véhicules de la paix et du triomphe. Ces facteurs, armes de la sagesse et non des marchands et des banquiers, sont d’inspiration Divine et Trinitaire ; l’on y arrive par une rencontre personnelle avec Dieu à travers Son Divin Fils Jésus-Christ, être "aimable" et "adorable" , reconnu comme Dieu, par ses témoins, et par nous-mêmes, grâce à leurs témoignages, enfin par les miracles qu’il nous a révélés et le don de sa vie qu'il nous a accordée pour nous mettre sur le chemin du Salut éternel.

Comment réaliser cette rencontre avec le Christ ? Se mettre en condition et se nourrir des dispositions pour la favoriser. Elle n'est pas si étrangère à la rencontre d'un homme et d'une femme, d'un époux et d'une épouse, dont le point de départ est la sympathie qui se mue en confiance avant de prendre le visage de l'amour, pour enfin aboutir au don total de soi.

Hors de cette rencontre, du dévouement désintéressé, d’une bonne tenue morale, de la foi ardente et d’un amour de la culture conçue comme la connaissance et l'amour du passé, Dieu ne peut que rester éloigné de nos vies et le salut pour l'Occident ne demeurer qu'un voeux qui sombrera sans réponse.

Le Veilleur de Ninive.
 

lundi 28 juillet 2014

Irak : Sunnites modérés, vous tenez les clefs de la paix à venir....

En ces temps sombres pour Ninive, nous nous adressons à vous, musulmans sunnites modérés et frères en humanité.

Cela faisait quatre ans que nous veillions sur Ninive pour dire et redire sans cesse qu'il y avait des chrétiens là-bas qui avaient suffisamment soufferts et qu'il fallait les épargner.

Les Chrétiens Ninivites sont aujourd'hui mortellement blessés dans leurs coeurs ou même, pour certains, dans leur corps. Et pourtant, tous les Ninivites vous aimaient, ils voulaient vivre à vos côtés, mais vous craignaient car parmi vous il peut émerger des djihadistes, des rebelles, des violents, des criminels et des non-civilisés...capables de s'en prendre aux minorités faibles....Ces djihadistes n'ont malheureusement rien de la noblesse des bédouins ; heureusement que vous musulmans sunnites, vous n'êtes pas tous ainsi....et cela conserve l'espoir pour l'avenir.

Aujourd'hui, en Syrie et en Irak, une guerre terroriste fait rage ; on s'interroge sur les parrains et les commanditaires de ces conflits. Chacun de nous, intéressé par la question, s'est forgé son idée. Sans approfondir pour le moment la nature des pourvoyeurs de fonds et des acteurs en coulisses de cette guerre, il est urgent de rappeler que vous les  modérés dans la pratique de l'Islam, qui habitez les pays du Proche-Orient où sévissent les dijhadistes et leur parrains et sponsors, vous ne pouvez rester silencieux face à la persécution et à la menace constante qui pèse sur les chrétiens vivants en Syrie, en Irak, au Liban, etc... Le risque existe bien de voir un jour l'amour que les chrétiens éprouvent à votre égard, se transformer en crainte accrue et devenir haine...contre vous et l'Islam.

Dans les cercles chrétiens, il y a des débats entre partisans de la réaction violente face aux  "agresseurs musulmans" et ceux  qui penchent pour le dialogue avec vous, car nombreux sont ceux qui, chez les chrétiens, persistent à penser que les pourparlers sont la voie royale à l'entente et pour vivre ensemble. Mais que les musulmans modérés que vous êtes, ne se trompent pas. Vous n'aurez pas toujours "en face", des chrétiens qui se taisent. Et puis, même si c'était le cas, vous trouverez ensuite les deux milliards de boudhistes, shintoïstes, hindouistes, etc....

Il est probable que les chrétiens du monde ne seront pas toujours des partisans d'un pacifisme qui refuse la violence, accrochés au dialogue jusqu'au martyre, et repoussant à chaque coup la réplique....

Le basculement des chrétiens sous la bannière du combat pourrait se faire à une vitesse vertigineuse car la religion chrétienne est aussi une religion du martyre mais normalement du martyre dans la non-violence. Ce n'est pas en tuant les autres que les chrétiens accèdent au Paradis mais en témoignant par le martyre résigné et la non-violence qu'ils y parviennent. Toutefois, s'il est invité à mourir résigné, il a le devoir de protéger son frère en Christ menacé et la prise des armes peut être justifiée, car le conflit tombe alors sous le concept de "Guerre Juste", normalement dernier recours après les ultimatum. Si les chrétiens doivent redouter le "mal vivre" plus que la mort, l'affrontement chrétien contre les forces du mal, qui harcèlent le fidèle, est au coeur de la vie en Eglise. Lorsque le chrétien arrive à l'évidence que les forces diaboliques ne sont pas toutes en lui, il ne lui reste plus qu'à engager sa personne pour combattre ces forces qui seraient à l'extérieure menaçant, agressant, détruisant, tuant, sans scrupules, ne respectant aucune règle humanitaire.

Musulmans sunnites modérés, il est encore temps pour vous de réagir en vous élevant, nous l'espérons de façon assourdissante, pour dénoncer les pogroms de chrétiens en Irak et en Syrie et au passage, ceux des autres minorités. Il s'impose à vous de combattre les djihadistes, qui par leurs crimes abjects contre les chrétiens, spolient le message du Prophète.

La video ajoutée ci-dessous, qui, hélas, n'est pas de bonne qualité, illustre cependant les risques d'évolution des consciences chrétiennes occidentales, aujourd'hui pacifistes et que certains soupçonnent même de tiédeur, de les voir glisser progressivement vers une affirmation plus ferme et virile d'un anti-islamisme qui serait alors regrettable mais qui se comprendrait si les musulmans sunnites modérés ne se substituaient pas à eux dans la revendication d'une protection des minorités non-musulmanes en pays sunnites.

Sunnites modérés, vous tenez les clefs de la paix à venir. Soit vous relevez le défi qu'on attend de vous de protéger les minorités, soit vous serez accusés d'être les adeptes d'une religion violente faite d'illuminés, voire d'une non religion.

Musulmans et Chrétiens, ensemble sauvons la paix en Syrie et en Irak  et vous sunnites, donnez le ton et l'exemple, car c'est sous la dictature de mouvements extrêmes émergeant sur vos territoires, que les pogroms des minorités se déroulent. Modérés, vous êtes les vrais musulmans, mais ceux qui craignent l'Islam ont besoin de preuves visibles et des prises de positions fortes de votre part.

Souvenons-nous du discours de Ratisbonne tant décriée, par vos coreligionnaires qui fut prononcé par le Pape Benoît XVI, sur le thème "Foi et Raison" : il risque de se révéler prémonitoire, si vous ne réagissez pas aux massacres des chrétiens par vos adeptes.

Qu'avait alors affirmé, Benoît XVI ? Il reprenait, souvenons-nous, les paroles de l'Empereur byzantin Manuel II Paléologue qui disait, s'entretenant avec un musulman persan : « Montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme son mandat de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ». L’empereur, après s’être prononcé de manière si peu amène, explique ensuite minutieusement les raisons pour lesquelles la diffusion de la foi à travers la violence est une chose déraisonnable. La violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme. « Dieu n’apprécie pas le sang — dit-il —, ne pas agir selon la raison, sun logô, est contraire à la nature de Dieu.

Faites en sorte que ces paroles soient démenties. Le Pape Emérite Benoît XVI, serait le premier parmi les heureux à apprendre le démenti, par les faits, de sa propre citation. 

Quant à la question relative à la nature des "fauteurs" de guerre en Syrie et en Irak et des parrains qui incitent et soutiennent ces djihadistes, nous avons eu l'occasion de l'aborder de nombreuses fois sur notre "blog" dans des écrits passés. Nous avons souvent avancé ce qui apparait être une implication forte et grave des puissances de l'Occident, arabo-turques et israéliennes dans ces conflits régionaux.

Dans ces lignes, nous ne développerons pas de nouvelles analyses à ce sujet. Il n'en reste pas moins qu'il est de votre responsabilité à vous sunnites modérés de dénoncer, voire même de réagir aux actions criminelles des mouvements djihadistes dont nul, hors de vos rangs, n'est prêt à les rejoindre ou à croire à l'affirmation qu'il s'agit d'un message religieux.

Nous attendons que vos voix s'élèvent.....en attendant les chrétiens aiguisent leur volonté et leur virilité par la purification du coeur. 
 
 
Le Veilleur de Ninive
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.