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mardi 23 octobre 2012

Rejetons le relativisme pour revêtir l'armure des Soldats du Christ.


Comment peut-on encore admettre et tolérer ce genre de délits ? Mais qu'attend donc le monde chrétien pour se lever et s'élever contre ce mal que représente la barbarie idéologique et confessionnelle ? 

Oui vous avez bien lu...Qu'attend le monde chrétien pour décréter la mobilisation générale de toutes les forces caritatives et spirituelles ?

Que fait-il ? Dort-il ? Ronfle t-il ? 

Où sont ses ressources qui lui ont permis d'amener à Jésus-Christ des continents entiers, grâce à la charité et l'amour de la vérité divine ? 

Qu'attend donc le monde chrétien pour mettre en commun ses moyens au service des plus menacés et des plus fragiles ? 

L'Eglise a t-elle été bâtie par des tièdes et des mollassons ? Ne fut-elle pas le fruit de la persévérance et de la foi de soldats virils qui, un jour, ont résolument tourné le dos à l'Empereur et aux puissants qui les gouvernaient pour revêtir l'armure des Soldats du Christ ? 

Nous connaissons tous l'Apôtre Paul, Ignace d'Antioche, Martin de Tours, Ignace de Loyola. Tous les quatre, soldats du Christ ; Paul et Ignace ayant préféré, l'un la décollation, l'autre les dents des lions aux injonctions des Empereurs.  

Les réveils seront durs si nous ne montrons pas à nos frères de Syrie, du Nigéria, d'Irak, d'Egypte, d'Algérie, des Philippines, du Pakistan, etc...qu'être chrétien c'est appartenir à une communauté aimante et rassurante. 

Se constituer communauté pour les autres afin de sauver ceux qui sont abandonnés et délaissés, n'est-ce pas servir la Gloire de la Trinité Sainte, "Communauté divine" et parfaite par excellence, n'en déplaise aux fanatiques, aux intolérants et aux interprètes intégristes du prophète. ? Le Communauté Divine Trinitaire, voici le contenu de notre Foi chrétienne, celle d'hier, d'aujourd'hui et de demain qui aura fait de nous des personnes respectées et respectueuses, aimées et membres d'une communauté unie.

Debout Chrétiens ! Ensemble secouons le monde ; réveillons-le pour lui dire que nos consciences ne peuvent plus supporter la complicité de crimes impunis et assister passivement à la barbarie en Syrie.

Dégagé de tout "esprit relativiste" et de toute culpabilité, affranchis des scrupules et des accusations gauchisantes d'extrémismes chrétien et catholique, nous voici librement tendus vers la mobilisation générale caritative et spirituelle pour sauver autour de nous et en nous ce qui est menacé de mort.

Le Veilleur de Ninive.

mercredi 13 juin 2012

Pour un christianisme fort.

Lorsque l’on évoque un « christianisme fort » les esprits ont vite fait de penser à un christianisme qui tire sa force du pouvoir temporel ; dans notre acception, un « christianisme fort » est un christianisme qui s'appuie sur des « esprits-forts » qui pèsent tout dans la balance de la raison, qui en connaissent les limites et qui, en conséquence, savent accueillir la Révélation divine telle que l'enseignent les corps reconnus et les personnes autorisés.

Notre monde et l’Eglise chrétienne en particulier souffrent d’une carence grave qui conduit à son affaiblissement spirituel et entraîne avec elle un déclin alarmant de la foi face au monde matérialiste qui nous entoure et ouvertement hostile aux « affaires de l’esprit ». Il manquerait aux sociétés chrétiennes des « esprits-forts » qui puissent donner aux messages et à la foi toute sa puissance spirituelle et morale.

Pour quelles raisons et de quelles manières l’absence d’esprits-forts affaiblit-elle l’énergie spirituelle et la place du christianisme dans le monde ainsi que ses moyens de défense face aux agressions ?

Auparavant, essayons de bien comprendre ce qu’est un esprit-fort. Quels en sont ses traits ? De manière concise, on pourrait dire que l’esprit-fort est celui qui est seul à même de prendre la voie de la vérité et d’y trouver toute la force intérieure pour résister aux coups des partisans des « vérités fausses et particulières »

Un esprit fort n’est pas celui ou celle qui se démarque en doutant des principes les plus autorisés ou qui attaquent les faits les mieux démontrés. C’est que l’esprit-fort est défini dans le sens de la raison ; en conséquence, c'est un homme « vrai » dans le choix des principes qui le font mouvoir, « conséquent » dans les conclusions qu’il en tire, « supérieur aux préjugés » dans ses jugements, « inflexible » aux impulsions de la séduction et « inaccessible à l'esprit de parti ». Il est attaché, dans chaque science à la méthode qui lui est propre et ne va pas en étourdi examiner par les sens ce qui doit être examiné par la raison. L’esprit fort ne va pas non plus discuter par la raison ce qui doit être discuté par le témoignage. Il accepte d’ignorer ce qu'il ne lui est pas permis de savoir ou ce qu’il ne lui est pas bon de savoir. Il s'arrête dans ses recherches là où il faut et sait douter là où il est nécessaire de douter ou se rendre à la vérité connue et se soumettre à une autorité infaillible. Il aime mieux suivre la vérité avec le peuple, que le mensonge avec les intellectuels. L’esprit fort reconnait qu’il ne peut y avoir d’innocence dans une pensée singulière, car la vérité doit être commune.

Un esprit-fort, conçoit Dieu comme un Être « créateur » et « conservateur », infiniment vrai qui abhorre l’erreur et le mensonge. Pour lui, Dieu ne peut être honoré par un culte faux et des préjugés car il est persuadé qu’il y a une « vraie » religion, seule capable de rendre à Dieu un hommage digne de l'excellence de son Être.

Un esprit-fort, qui voit les penseurs de notre temps se diviser sur les questions de la religion et des moeurs, en conclut que la raison ne suffit pas et qu’il y a nécessité d'une Révélation pour réunir les hommes et les esprits. C’est cette Révélation que le Christ est venu porter jusqu’à nous avant d’en confier la mission enseignante aux Apôtres et aux Evêques qui nous l’ont transmise.

Oui un esprit-fort est conduit à la Révélation par la raison. Il la découvre et la reconnaît aux caractères divins dont elle est revêtue. Elle éclate aussi dans les miracles qu’ont opérés ceux qui ont été chargées de la faire connaître aux hommes ; parce que l’esprit fort est convaincu, par sa raison, que Dieu ne peut opérer des merveilles en faveur de l'erreur.

Un Esprit-fort ne dispute point contre la révélation connue, mais il s'y soumet avec respect ; persuadé que c'est faiblesse d’esprit et témérité coupable, que de soumettre la parole de Dieu à l'examen de la raison individuelle. Il est convaincu par sa raison que la parole de Dieu deviendrait inutile, si son interprétation était abandonnée aux caprices des particuliers ; il en conclut la nécessité et l'existence d'une autorité visible, qui en expose le sens, et à laquelle tous sont obligés d'obéir, savants, moins savants et ignorants.

Telle est sa marche dans la recherche de la vérité qui diffère sensiblement de celle des pseudo-intellectuels du temps présent qui articulent leurs spéculations et chez lesquels nous n’aurons pas de mal à discerner des esprit-faibles.

Toujours ou presque toujours en contradiction avec les principes reçus, les esprits faibles, se retrouvent chez les penseurs et les auteurs qui ne connaissent d'autres règles de juger et de raisonner, que l’ambition, la cupidité ou le goût du pouvoir.

La crainte d'un Dieu, qui ne leur accorde pas toutes les libertés, trouble ces esprits faibles au milieu de leurs plaisirs criminels pour l’esprit ; ce fait leur suffit pour en attaquer l’existence.

S’ils refusent d’admettre son évidence afin de se soustraire à sa justice, les esprits faibles rejettent l'immortalité de l'âme préférant ressembler aux bêtes sans âmes pour pouvoir mener une vie sans remords.

Voilà que les esprit-faibles se mettent à attaquer la sincérité et la fidélité des hommes de foi, sans produire l’ombre d’une preuve. Ils posent des questions sur tout, sans respecter les faits les mieux démontrés et condamnent la foi en Jésus et en l’Eglise elle-même avant d’avoir lu les textes et s’être informés. Ces esprit-faibles, deviennent parfois, par leurs écrits, des penseurs « célèbres » parce que reconnus par des lecteurs superficiels et intéressés à les croire.

Le malheur est avant tout sur ceux qui les prennent pour savants et docteurs ! Appelons-les à laisser tous ces ouvrages de côté et à lire les textes saints de la religion chrétienne. Une justice normale défendrait de condamner la foi de Jésus et l’Eglise avant d’avoir lu les textes et pris connaissance des faits et des témoignages.

L’esprit-faible que l’on retrouve bien des fois chez le penseur moderne, est un homme qui ne se rend pas compte de l’orgueil qui l’assaille. Alexandre le Grand et Jules César n’ont déclaré la guerre qu’aux hommes ; l’esprit-faible de notre temps, devenu penseur, la déclare à Dieu même ; il l’attaque dans ses attributs, dans son existence et il voudrait l’anéantir.

Pour tenir dans leur fragilité, les esprit-faibles siègent sur des principes :

Premier principe - l’attachement aux passions. La présence de Dieu les gênent dans l’envie qu’ils ont de vivre selon leurs désirs. Chez les libertins le cœur dirige les jugements de leur esprit alors que c’est à l’esprit de régler les mouvements désordonnés du cœur.

Second principel’envie ridicule de se faire un nom dans le monde en paraissant dans les media et en se distinguant par des sentiments particuliers. C’est l’écueil contre lequel vont se briser bien des penseurs et des écrivains.

La vanité est la maladie des penseurs modernes et des esprit-faibles, comme elles l’étaient des anciens : tous se séduisent eux-mêmes, pensant être quelque chose, alors qu'ils ne sont parfois rien. L'homme vain ne connaît point de frein dans ses écarts. Saint Jérôme nous dit qu’il est l’esclave de la renommée.

Troisième principeune lâche et criminelle complaisance pour notre monde devenu si corrompu par l’esprit malin et opportuniste.

Quatrième principele mépris de l'autorité visible de l'Eglise. L’autorité de l’Eglise est la seule barrière capable d'arrêter les écarts. Ôter ce frein à l'esprit, il ne tarde pas à se livrer à toutes sortes d'excès. Cette vérité ne demande point de raisonnement pour se faire sentir, l’expérience la démontre. Le libertinage de l'esprit ne s'est tant répandu, que depuis qu'on a cessé de respecter et d'écouter l’Eglise, cet oracle vivant, que Dieu nous avait donné dans sa miséricorde pour éclairer nos ténèbres.

Jean-Jacques Rousseau, auquel nous n’avons pas l’habitude de nous référer nous conseillait de rester à distance de la « pensée erronée ». Dans le tome III de l’Emile, que lisons-nous ? « Fuyez, dit-il, ceux qui, sous prétexte d'expliquer la nature, sèment dans le coeur des hommes de désolantes doctrines, et dont le scepticisme apparent est cent fois plus affirmatif et plus dogmatique, que le ton décidé de leurs adversaires. Sous le hautain prétexte qu’eux seuls sont éclairés, vrais, de bonne foi, ils nous soumettent impérieusement à leurs décisions tranchantes, et prétendent nous donner pour les vrais principes des choses, les inintelligibles systèmes qu’ils ont bâtis dans leur imagination. Du reste, dans leur conception, ils n’hésitent pas à renverser, détruire et fouler aux pieds tout ce que les hommes respectent » (pour ne citer que la morale, la vie, la famille), Ces penseurs-là condamnent la Foi, ils ôtent aux affligés la dernière consolation de leur misères, aux puissants et aux riches le seul frein de leurs passions ; ils arrachent du fond des coeurs les remords du crime, l'espoir de la vertu, et se vantent encore d'être les bienfaiteurs du genre humain.

Oui, qui abandonne la fréquentation des auteurs, friands de succès et de paraître, pour s'appliquer à la lecture et à la méditation des livres saints, ne tarde pas à s'écrier avec le Psalmiste (Tob. - Ps. 118 Kaf 85-86) : « Contre moi des orgueilleux ont creusé des fosses, au mépris de ta Loi. Tous tes commandements sont fidélité… ».

Que de vide dans les discours et les livres de ces prétendus auteurs modernes ! Disons mieux ; Que de délires ! Que d’extravagances ! La vérité seule, jointe à la solidité des raisonnements, doit faire le prix d'un ouvrage aux yeux du lecteur judicieux.

Dans l'Eglise qui est le temple de Dieu c’est-à-dire le domicile de la Vérité, on ne doit voir qu'un langage et qu’une manière de penser. Pour quelles raisons faudrait-il y trouver des divisions et des manières singulières de voir ? Contrairement au discours ambiant favorisant dans le domaine religieux, la « créativité pour la créativité », cette diversité de sentiments et ces chemins individualistes sont le signe d’une insuffisance de l'esprit et de l’orgueil humain. Aussi cette diversité, source d’appauvrissement, impose la nécessité de réaffirmer la Révélation, pour limiter au maximum le libertinage de l'esprit, et ramener les hommes à l'unité.

Que nous présente notre « monde moderne » en échange du Christianisme qu’il rejette et combat ? Tout simplement un chaos d'opinions qui ne s’associent pas les unes aux autres quand elles ne se détruisent les unes les autres. L’esprit-fort doit pouvoir ignorer ce qu’il ne doit pas savoir. Placé devant l’infini, il n’y pénètre pas de peur d’être submergé par la profondeur. En effet, toute curiosité est déplacée après le passage de Jésus-Christ sur la terre, toute recherche est vaine après la lecture des Evangiles. « Quand la vérité a prononcé, il n'est point permis de balancer son cœur ; le doute n’est plus admis ».

Le Christianisme nous renvoie à deux questions importantes : « Dieu a-t-il parlé aux hommes » ? Si c’est le cas, « Sa parole doit-elle fixer notre manière de penser » ? Nous répondons positivement. Pour parvenir à se doter d’un esprit-fort, les adversaires du christianisme, doivent admettre que l’étude de la religion chrétienne ne peut se faire que dans ses sources propres et ne peut s’effectuer dans les livres des auteurs hostiles à l’Eglise et à la foi chrétienne.

Si les personnes hostiles à la religion chrétienne avaient elles-mêmes, le courage de procéder à cette remise en cause en se penchant sur les écritures saintes, l’éloignement de l’Eglise dont elles témoignent aujourd’hui, ne tarderait pas à se changer en amour, en respect et en attachements.

Dans les sciences humaines, plus on approfondit, plus on trouve des difficultés, plus on doute. Dans la « science » religieuse, au contraire, plus on étudie, plus on découvre la Vérité ; cette dernière ne craint rien tant que les ténèbres. Elle a deux ennemies, l’impiété et le préjugé ; et toutes deux sont les filles de l’ignorance.

Certains vont nous dire, mais que faites-vous de la liberté, de croire et de penser ?

Pour répondre à cette question avec plus de précisions, il nous faut ôter l'équivoque qui pèse sur le concept de liberté. Il existe une liberté intérieure de « pensées ou de penser » et une liberté de produire au dehors de la pensée. La ligne de crête entre esprits-forts et esprits faibles, entre le chrétien fidèle et le penseur moderne s’établit autour de ces deux conceptions de l’exercice de la liberté.

Personne ne conteste la liberté de « pensées » dans le premier sens. Les pensées de l'homme dépendent de son esprit ; elles ne sont point soumises au tribunal des autres hommes pendant qu'elles demeurent intérieures : L’homme n’en doit compte qu'à Dieu. Malheur à lui, s’il ne les a pas réglées sur la vérité, qui doit être la règle de son esprit comme la loi d’amour est la règle de son cœur.

En revanche, la liberté de penser dans le second sens qui revient à produire au dehors une pensée religieuse et à l’enseigner ne devrait pas être accordée à tout un chacun. Elle doit être distillée avec discernement. Et pourtant c’est cette liberté-là que s’attribuent les pourfendeurs de la foi et de la religion. Dans leurs livres, on ne lit que blasphèmes, libertinage et esprit d'indépendance.

Au blasphème, le chrétien doit opposer le silence, mais un silence nourri d’une foi ferme. A cette fin, le chrétien doit s’imprégner de l’esprit-fort. Comment ? En adhérant à la vérité objective et commune enseignée par l’Eglise et les Evêques formant une autorité visible et enseignante. Le chrétien doit renoncer à demeurer un adepte du relativisme religieux dominé par l’égoïsme ; il doit refuser le comportement qui vise à ramener le contenu de sa foi aux appels de ses sens ; il doit renoncer à rechercher une pensée singulière car elle constitue un des traits principaux de l’esprit-faible.

Soutenue par des esprits-forts épris de la Vérité, l’Eglise gagne en virilité spirituelle et son message se propage en clarté et en simplicité. « Une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père » ; nous ajoutons une seule communauté ecclésiale au sein de laquelle la vérité commune aspire quotidiennement les singularités et les fait disparaître. Elle efface les égoïsmes, fait taire les caprices, substitue l’autonomie à l’indépendance pour donner au corps chrétien courage et vigueur qui permettent d’affronter dans le calme et la sérénité la violence des terroristes aux esprits bien faibles et à la religion douteuse.

Le Veilleur de Ninive

mardi 10 janvier 2012

La foi catholique : une lumière sur des mystères que la raison humaine ne peut atteindre.

Certains s’interrogent sur ce qu’est la foi et pour quelles raisons, certains parmi les hommes « ont la foi » et d’autres n’en n’ont pas connaissance. Or même les païens ne sont pas dénués de foi. Elle nous englobe et nous sert d’appui moral dans notre quotidien et dans la pratique des vertus et dans notre soumission aux faiblesses qui nous font succomber. Nous apprenons de par nous mêmes que dans la vie de foi, il y a des écueils à éviter notamment à chercher à tout comprendre, car la foi et les Mystères qu’elle emmène avec elle s’appuient tous deux sur des miracles dont l’authenticité repose sur le témoignage et non pas sur la raison.

La Foi est une lumière surnaturelle appuyée sur le témoignage divin.

La foi est une lumière surnaturelle répandue dans nos âmes, par laquelle nous croyons fermement tout ce que Dieu a révélé, quelque incompréhensible que cela puisse être pour nous. Elle est le fondement des choses que nous devons espérer, et une conviction de celles que nous ne voyons point.

Les vérités révélées sont l’objet de la foi ; la véracité de Dieu est la raison qui me détermine à les croire. Je crois, par la foi, à la parole de Dieu, parole de vérité qui ne peut m’induire en erreur. 

La foi a des yeux, de grands yeux, des yeux puissants, des yeux forts : des yeux qui n'ont jamais trompé personne. C’est par eux que nous voyons la vérité des choses que nos yeux corporels ne perçoivent point. Quels sont ces yeux ? Ce ne sont rien d’autres que les oracles divins consignés dans les écritures canoniques et dans la Tradition universelle de l’Eglise. 

Le témoignage des hommes est sujet à l’erreur ; le témoignage des sens n’est pas toujours à l'abri de l’erreur ; la raison humaine est capable de donner dans les écarts et parfois les plus grands, alors que le témoignage divin est la vérité même; la foi qui s’appuie sur le témoignage divin est donc une croyance qui ne fera jamais honte à la raison.

Les Païens et les Athées ne sont pas dénués de Foi.

Les païens et les athées se moquent de la foi des chrétiens : comment, disent-ils, croire ce qu’on ne voit pas ? Curieuse question ! Ils ne s’aperçoivent pas que la foi aux choses qu’on ne voit point, est la base de la société humaine. Si on ôte du monde cette foi tout tombe dans un grand désordre et une horrible confusion. N'est-ce pas un peu le cas en ces temps confus du début du XXIe siècle ? Qui pourra-t-on aimer d’un amour réciproque, puisque cet amour est invisible, si je ne dois point croire ce que je ne vois point. Les hommes se croient tous les jours les uns les autres sur des choses qui ne frappent point leur sens, et on conteste aux catholiques et aux Chrétiens en général de croire l’Etre Suprême, sur des choses qu’ils ne voient pas ? 

La foi, dit un ancien Père, fait partie de notre quotidien. C’est par la foi que se font tous les contrats dans le monde. C’est aussi par la foi que des personnes étrangères l’une à l’autre, se marient ensemble et épousent le corps et les biens de l’autre. Or cette foi a pour objet non pas une abstraction, mais la volonté que les contractants se promettent mutuellement. Chacun au moment du mariage croient ce qu’il ne voit point. C’est donc impossible d’attaquer la foi des chrétiens par cet endroit. 

La foi est nécessaire et c’est une nécessité de précepte : celui qui croira et qui sera baptisée, dit Jésus, sera sauvé et celui qui ne croira point sera condamné. Ce précepte est affirmatif, en ce qu’il oblige de croire tout ce que Dieu a révélé ; et négatif, en ce qu’il défend de soutenir les erreurs opposées. La foi est encore nécessaire d’une nécessité de moyens ; parce que sans elle, il est impossible de plaire à Dieu ; mais elle ne suffit pas pour le salut, sans les œuvres.

C’est un égarement de penser que toute la religion catholique et chrétienne consiste uniquement à aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même. C’est bien là « l’abrégé de sa morale » ; il faut encore croire à sa parole. La foi est le culte de l’esprit, comme l’observation des commandements est le culte du cœur. Les oeuvres sans la foi sont mortes, comme la foi sans les œuvres est bien morte : Il faut croire et bien vivre.

La Foi est le fondement des mœurs humaines.

La foi est le fondement des mœurs ; elle nous montre les limites de la vertu et du vice, comme celles de la vérité et de l’erreur ; elle nous fait pratiquer le bien et nous empêche de faire le mal. Laissons les raisonnements métaphysiques, et appelons en témoignage l’expérience, qui est à la portée de toute personne. Qu’était le monde avant l’évangile ? Qu’est-il devenu depuis ? Consultons l’histoire. Avant Jésus-Christ, la corruption était générale ; c’était la maladie du genre humain : Jésus-Christ a paru sur la terre comme un soleil qui chasse les ténèbres; aussitôt « la raison a été éclairée par la foi » ; l’univers s’est réformé, les moeurs se sont adoucies ; la vertu, qui ne pouvait se produire de peur d’être insultée, s’est montrée, et a formé un grand nombre de chrétiens. Tous ces faits sont constants dans l’histoire.

Aujourd’hui que la foi est reléguée à sa portion congrue et que « l’orgueilleuse raison » a élevé un trône sur les ruines de la foi, que deviennent les moeurs? Elles se sont corrompues dans la même proportion que l’athéisme et le paganisme ont progressé. Si l’impiété continue à progresser, nos enfants et nos petits enfants seront encore plus corrompus. Nous pourrions peut-être nous appliquer avec vérité ces paroles d’un ancien : Point de mœurs que par la foi.

Si nous devons aimer les personnes qui refusent inconsidérément de croire en Dieu, gardons nous d’en vanter la valeur morale : ne suivons pas les personnes lorsqu’elles regardent les délits comme s’ils étaient des vertus, lorsqu’elles ne croient n’avoir de dettes qu’envers leur personne et lorsqu’elles en admettent la possible existence de Dieu, elles pensent qu’Il voit d’un œil égal le vice et la vertu. 

La Foi n’est pas une affaire privée mais commune.

La foi est un bien qui intéresse tout le peuple et la société chrétienne ; ce n’est pas une affaire privée car il s’agit de bâtir le royaume de Dieu. Or quand il est question du salut commun, la vigilance doit être commune contre des menaces communes. Chaque chrétien doit donc défendre la foi, lorsqu’elle est attaquée ; les pontifes de par leur enseignement, les savants par leur plumes, les fidèles par leurs prières. Les chiens aboient pour leur maître disait Saint Jérôme à Rufin, et vous ne voulez pas que je parle pour Jésus-Christ.

Dans la foi, l’homme sage est simple et suit le chemin battu par l’universalité; toutes routes écartées lui sont suspectes : mais dans les mœurs, il s’éloigne de la multitude pour suivre le petit nombre qui prend le chemin étroit. Il nous est conseillé de vivre avec peu de personnes, et croire avec le commun. Prenons garde de ne pas marcher seul dans une voie doctrinale ! Nul n’a le droit de se disputer contre Dieu. Pratiquons le conseil judicieux d’un auteur sacré, qui dit : N’allez point dans une route perdue et vous ne vous heurterez point contre les pierres.

Les écueils à éviter dans le domaine de la Foi.

Un premier écueil à craindre en matière de foi, c’est une excessive crédulité, qui croit trop facilement tout ce qui est proposé, pourvu qu’il soit présenté sous l’apparence du mystère ou de la vérité révélée. Dans les affaires de religion, comme dans toute autre, on est tous les jours exposé à être trompé, si on ne joint la prudence du serpent à la simplicité de la colombe. 

Croire tout, est un excès non moins dangereux que celui de ne rien croire. La crédulité et l’incrédulité y ont également perdu les hommes dit un ancien.

Le moyen d’éviter cet écueil est de suivre scrupuleusement l’enseignement public des évêques auxquels le dépôt de la doctrine a été confié. Que personne ne vous séduise par de vains discours : depuis des siècles combien de faux-prophètes ou de gourous se sont élevées dans le monde ?

Le second écueil à éviter en matière de foi, c’est une orgueilleuse présomption qui porte à soumettre au tribunal de la raison des vérités incompréhensibles, sans faire attention que la foi perd du terrain lorsque la raison s’évertue à chercher la compréhension du mystère. Le mérite de la raison consiste, selon les Pères, à croire ce qu’on ne comprend pas. Tel est l’écueil contre lequel se vont briser les philosophes de notre époque moderne qui osent contredire tout ce que leur raison ne saurait comprendre sur les affaires de Dieu.

C’est une maxime ridicule, dit Saint Jérôme, d’affirmer qu’il faut débattre sur la foi avant de croire. Plusieurs voies conduisent à la connaissance de la vérité, dit Saint Augustin :la première est l’humilité, la seconde et l’humilité et la troisième est l’humilité….Je suis devenu fidèle disait-il, en voyant ce que je ne comprends pas. Je deviens savant en découvrant que j’ignore ce que je ne fais pas. C’est ainsi que s’expliquaient ces grands hommes sur la soumission que nous devons à la foi. Ne cherchons point à devenir plus savants, de peur de devenir plus présomptueux. Quand Dieu parle, la raison n’a d’autre partie à prendre que celui de la soumission. 

Malheur au curieux en matière de foi ! Il ne peut manquer de s’égarer ; mais ne confondons pas le curieux avec le studieux. Le premier dit Saint-Augustin, veut savoir ce qui ne le regarde pas ; l’autre cherche à s’instruire de ce qu’il lui importe de connaître. Le philosophe qui ose pénétrer dans l’obscurité de nos mystères, est un curieux ; on ne demande pas de lui qu’il les comprenne, mais qu’il les croie. Le Théologien catholique, qui s’applique à ramasser les preuves de l’existence des mystères, dans les Ecritures et la Tradition de l’Eglise, pour les défendre contre les adversaires de la foi, est un studieux ; il fait ce qu’il doit faire. La curiosité est un vice de l’esprit, et l’étude une occupation louable.

La Foi, c’est croire sans vouloir tout comprendre.

La voie la plus sûre, pour parvenir à la connaissance de Dieu et de la religion est de les croire sans vouloir les comprendre. La foi est la santé de l’âme qui n’est saine que lorsqu’elle est soumise. C’est la présomptueuse curiosité qui la jette dans l’égarement.

Nous ne devons croire que ce qui nous parait démontré nous disent les scientifiques. Examinons l’étendue de ce principe, beau en apparence : Certains hommes de sciences affirment : La Providence et la vie future ne me sont point démontrées ; donc je ne dois pas les croire : Le matérialiste dit : la distinction de l’esprit d’avec la matière, et la création ne me sont point démontrées; donc je ne dois pas les admettre. Or, dit l’Athée, l’existence de Dieu n’est point démontrée, donc je dois la nier….Arrêtons nous là face au danger d’un tel principe qui favorise les plus grands excès. 

Nous pouvons démontrer d’une manière positive la possibilité de nos mystères tandis que les incroyants ne peuvent en démontrer l’impossibilité car les mystères ne sont point dans l’ordre des vérités philosophiques, qui sont du ressort de la raison. D’autres trouvent, sans pouvoir le prouver des contradictions dans les mystères. Pour démontrer une opposition entre deux choses, il faut en avoir des idées claires et distinctes : Or, les idées des dogmes et des mystères ne sont pas claires et distinctes n’étant point au niveau, mais au-dessus de notre raison. 

Il y a dans la religion chrétienne des vérités qui nous paraissent incompatibles. Par exemple : Dieu est immuable, Dieu es libre. Second exemple : Tous ceux qui sont sauvés, sont sauvés par la grâce de Jésus-Christ. Tous ceux qui périssent, périssent par leur libre arbitre. Le lien qui unit ces vérités nous est inconnu. Suspendons notre curiosité, pour adorer la profondeur de ces mystères. 

Il ne faut pas rejeter ce qui est solidement prouvé mais qui nous est incompréhensible. L’homme raisonnable ne rejette pas les phénomènes de la nature qu’il connaît par les sens, quoique la manière dont ces phénomènes sont opérés soit incompréhensible pour lui. Ce qu’il y trouve d’obscur, ne l’empêche pas d’y reconnaître ce qui est clair. Je ne dois pas, par la même raison, rejeter l’existence d’un Dieu en trois personnes, qui m’est prouvée par le témoignage des Ecritures, parce que je ne saurais comprendre comment cela peut être.  L’ignorance de la manière ne doit pas m’empêcher de croire l’existence de la chose, quand elle m’est démontrée par des preuves auxquelles ma raison ne peut se refuser.

Si la raison doit se taire sur la profondeur des mystères, dit l’incroyant, il faut donc croire sans raison et il ajoute : une croyance dénuée de raison, est une croyance d’imbécile. Oui, redisons-le, la raison doit se taire et s’humilier devant la profondeur des mystères chrétiens : mais il ne s’ensuit pas qu’on doive croire sans raison. Distinguons la « raison de foi » d’avec la « raison d’intelligence ». Combien de phénomènes dans la nature sont attestés par le témoignage des sens et qui cependant nous sont incompréhensibles, parce qu’ils ne peuvent être expliqués d’une manière satisfaisante pour l’esprit ? Il en est de même de nos mystères : quoique nous ne puissions les comprendre, nous avons cependant, à leur égard, la raison de foi la plus enthousiasmante. La foi chrétienne n’est pas celle d’un imbécile mais la foi fondée sur des raisons de croire.

La Foi en des vérités et des mystères s’appuyant sur des miracles.

Dieu, en imposant aux hommes le joug de la foi, n’a pas voulu anéantir la raison. Il a lié les vérités incompréhensibles aux hommes, à des vérités dont ils peuvent s’instruire par les voies les plus connues. Ces vérités sont manifestes par des faits sur lesquels il n’y a pas discussions. Tels sont les miracles de Moïse, de Jésus-Christ, des Apôtres, des Martyrs et de toute l’Eglise, auquel la Religion Chrétienne est attachée comme elle l’est à ses preuves. On ne saurait contester ces faits puisque les païens mêmes, ne pouvant en nier l’évidence, se sont bornés pendant trois siècles à les attribuer à la magie. La vérité de la Religion Chrétienne démontrée par les prodiges, emporte avec elle la vérité des mystères, quelques incompréhensibles qu’ils soient. Une vraie Religion ne saurait enseigner l’erreur. Jésus-Christ, dit Saint-Augustin, a demandé la foi aux hommes ; mais, avant de la demander, il l’a mérité par les miracles.

Le Veilleur de Ninive

mercredi 4 janvier 2012

Une religion juste et équilibrée déclare inséparables la foi, la raison et la domination des passions.

Dans les disputes, chaque partie entend avoir raison et pense que la raison est de son côté. La raison est une lumière répandue dans l’âme par le « Créateur ». Il existe deux sortes de raison, la « raison passive ou réceptive » et la « raison active ou volontaire ».

La « raison passive », celle qui est « reçue », est formée d’un ensemble limité de principes dont Dieu nous a gratifiés et qu’Il a imprimé dans notre âme comme une image de sa raison souveraine. Elle est une « émanation de la Vérité » et ne peut nous conduire à l’erreur. Elle est « un soleil qui ne se couche jamais » et qui brille dans l’âme de tous les hommes sans distinction. Mais ce soleil peut être obscurci par le tumulte des passions humaines. 

C’est par le recours aux principes contenus dans la raison passive que nous jugeons de la vérité des opinions. Nous jugeons, par exemple, que l'opinion qui soutient la permissivité du vol ou de la malhonnêteté est fausse par son opposition avec le principe : « Ne faites point à autrui ce que vous ne voulez point qu’on vous fasse ». 

La raison active, « volontaire », est la faculté d'apercevoir, de combiner et d'appliquer les principes de la raison passive et d’en suivre le fil de leurs conséquences. Cette faculté est bonne parce qu’elle est également une grâce, un don du Créateur ; mais elle est sujette à l'erreur en raison de notre faiblesse et de nos passions qui fréquemment la conduisent et la brouillent.

L’homme ne peut nier l’importance de la raison et sa place dans le jugement humain; il ne peut non plus s’y opposer car être contre la raison, c’est être opposé aux principes de la raison passive. De même, être au-dessus de la raison, c’est être hors du niveau des mêmes principes, comme sont les mystères de la religion chrétienne. 

Le rôle des raisons [1] passive et active dans la foi

La foi dit-on, est obscure ; cela est vrai ; mais cette obscurité ne regarde que son objet, et non pas le motif qui nous porte à croire. Je ne puis concevoir l'existence de Dieu en trois personnes : ce dogme est obscur pour moi, mais la raison me dit que je ne puis me refuser à la Révélation qui l’enseigne, parce qu’elle conçoit que Dieu ne peut pas nous induire en erreur. 

La foi humilie la raison en l'obligeant à croire ce qu'elle ne peut comprendre ; mais c’est la raison elle-même qui exige de nous ce sacrifice en nous en faisant sentir la nécessité. 

Le but de la raison, en matière de foi, n'est pas de rendre évident ce que nous devons croire, mais de nous convaincre que nous ne pouvons nous dispenser de croire, sans devenir déraisonnables.

La raison contribue à nous faire apercevoir les nécessités de la Révélation en nous invitant à peser les preuves et en nous faisant sentir toute la force de celles-ci pour nous obliger à nous soumettre à leur évidence.

La raison a pour particularité de nous donner la facilité de connaître le vrai sens des Ecritures et de la Tradition et de discerner, par ce moyen, ce qui est révélé avec ce qui ne l’est pas, afin de ne point confondre la parole de l'homme avec celle de Dieu.

La raison participe au développement des articles de foi pour en tirer des conséquences justes, en concluant parfois sur une troisième vérité qui découle des deux propositions révélées. Par exemple : Il est de soi que Jésus-Christ est Dieu et il est de soi que Jésus-Christ est homme ; donc il est Dieu et homme tout ensemble.

Les abus de la raison

Le rôle de la raison n’est pas sans limites puisque la raison est normalement limitée, sous sa forme passive, aux principes que le Créateur a mis dans notre âme ; seule une opposition apparente peut se produire entre la raison et la foi car dans ce cas ce n'est pas la raison qui s'oppose à la foi mais l'orgueil de l'homme qui abuse de la raison. Nous rencontrons fréquemment de telles situations dans la vie courante, notamment.

- Ne vouloir croire que ce qu'on conçoit clairement (l’abus dans lequel est tombé Saint Thomas, Apôtre).

- Essayer de prouver par la raison des vérités que nous ne pouvons connaître que par la révélation en omettant de recourir au témoignage pour aboutir à la preuve (Tel est le risque dans lequel tombent les hérétiques).

- Raisonner avec un excès de subtilité sur les dogmes de la foi en cherchant à les expliquer par les principes de la philosophie. Saint Paul en s’adressant aux romains, nous avait mis en garde contre un manque de modération : « Rien n'est plus contraire à la raison que de vouloir, pas la raison même, s'élever au-dessus de la raison (le péché auquel a succombé l’approche historiciste de la vie de Jésus).

- Former et traiter quantité de questions étrangères ou inutiles à l’instruction ou à l'édification de soi et des autres, comme le suggère constamment la pensée libérale, en poursuivant une vaine curiosité avec le risque d’être conduit vers le « précipice » et la négation des vérités révélées ; (risque très répandu dans les sociétés occidentales contemporaines).

La raison doit dominer nos passions

La raison sert en premier la foi mais son rôle est inachevé si elle ne domine pas les passions. Lorsqu’on consulte la raison sur des questions de religion et de mœurs, le silence des passions s’impose car ces dernières sont la plupart du temps pour ne pas dire toujours en opposition avec la raison ; les passions n’aimant que ce qui les flatte et la raison ne les flatte pas.

C’est une dérive de l'esprit de prétendre connaître par les sens ce que la raison peut concevoir par elle-même, c’est également une illusion de vouloir comprendre par la raison ce que le témoignage nous fait connaître. 

Entre la raison et les sens, le rapport n’est pas indépendant car la raison corrige les erreurs des sens. Elle nous apprend que les couleurs, les sons et les odeurs que nous recevons ne sont que différentes sensations de notre âme. 

Pour soutenir la foi, la raison doit dominer les passions et se tourner vers un objectif de vérité sachant qu’il existe des vérités de différents ordres : les vérités surnaturelles auxquelles on accède par la foi, les vérités testimoniales qui s’acquièrent par le témoignage, les vérités naturelles et intellectuelles qui se découvrent par la raion; enfin les vérités sensibles qui se connaissent par les sens.

Foi et raison sont inséparables

La foi et la raison sont inséparables. La foi n’exclue pas la raison mais la suppose. N’admettre que la raison en matière de religion, c’est détruire la foi dont le propre est de nous faire croire ce que nous ne comprenons pas. Ne rien accorder à la raison, c’est un autre extrême. La vérité se trouve au milieu. L’homme, en devenant chrétien, ne cesse pas d’être raisonnable. En tout, il doit avoir des raisons de parler et d’agir mais aussi des raisons de croire. 

La foi est au dessus de la raison qui est au dessus des sens. Inversement les sens mènent à la raison et la raison conduit à la foi. Les sens se taisent quand la raison parle mais cette dernière fait silence lorsque la foi prononce. Telle est l’ordonnance convenable qui mène à la foi. 

La raison et la foi ne sont point ennemies. Elles se prêtent secours et s’entraident mutuellement. La foi éclaire la raison, et empêche les égarements. La raison dissipe les nuages que l’orgueil forme pour obscurcir la foi. 

La raison est complémentaire de la foi. Telle proposition, prise théologiquement, est véritable, dira-t-on ; mais elle est fausse prise philosophiquement : C’est une manière erronée de parler, puisqu’elle suppose des vérités contradictoires entre les vérités théologiques et les vérités philosophiques. La raison, qui est ou qui doit être le flambeau du philosophe ne saurait être contraire à la foi : Dieu, auteur de l'une et de l’autre, ne peut se contredire. 

Porter les questions devant le « bon tribunal »

Foi, raison et sens, ne remplissent leur fonction que si nous « adressons les bonnes questions au bon tribunal » qui doit en juger. C'est une folie de porter au « tribunal des sens », ce qui est du ressort de la raison ou de porter au « tribunal de la raison », ce qui est de la « juridiction du témoignage » ou de la « Révélation ». Il est dangereux de se tromper sur le choix du tribunal qui doit recevoir la délibération.

Ainsi pour que la religion chrétienne deviennent une religion juste et équilibrée, elle doit continuer à déclarer inséparables la foi, la raison et la domination des passions et rappeler à chacun de ses fils la nécessité de traiter chaque question devant le « tribunal » qui lui convient, porter au « tribunal des sens » ce qui relève des sens, au « tribunal de la raison » ce qui est du ressort de la raison et au « tribunal du témoignage » ce qui revient au témoignage seul, de trancher. Toujours les sens doivent être soumis à la raison ; celle-ci devant obéir à la foi qui se soumet au témoignage pour enfin atteindre la Révélation.

Le Veilleur de Ninive

[1] Désormais dans  le cours du texte, nous sous-entendrons par le terme raison l’une ou l’autre des significations étant donné que la raison passive est sollicitée par la raison active.

vendredi 23 décembre 2011

Noël nous rappelle que Dieu est avec nous.

Message de voeux envoyé par Soeur Paulette, religieuse égyptienne (Daher - Le Caire).

Nous voici fêtant encore un nouveau NOEL...que je vous souhaite de vivre, encore une année, dans la joie  de la présence de "Dieu parmi nous... J'ai trouvé un texte qui commente bien cette pause annuelle que nous vivons parfois un peu superficiellement et que je vous communique en guise de voeux...

"Pour beaucoup, Noel n'est qu'une brève parenthèse dans l'existence; moment féérique permettant d'échapper un instant à la médiorité quotidienne, fète de l'intimité familiale marquée par une atmosphère de merveilleux. Il y a la surprise des cadeaux, le scintillement de la lumière sur le sapin.  Parfois encore subsiste la crèche, souvenir émouvant d'une belle histoire... De plus en plus, le merveilleux, même non-chrétien disparait. Le Père Noel lui-même n'est plus qu'un dérisoire distributeur de tracts pour les grands magasins. Ce qui compte c'est la consommation. On croit pouvoir mesurer la qualité de la fête à son budget.... Par contre, en voyant approcher Noel, d'autres ont peur. Ils savent qu'ils seront déchirés par les souvenirs des jours heureux, par la nostalgie d'un bonheur impossible. Pour beaucoup, la réalité ne permet aucune illusion.

Qu'est donc devenue la fête qui célébrait la gloire d'un pauvre de ce monde? Pouvons-nous encore en retrouver le sens?

Il faut se souvenir que les Evangiles ont été écrits après la Pâque, quand les apôtres ont découvert que la plénitude de la vie supposait le passage par la mort et le renoncement à leurs illusions..... (pour nous également)  nous devons entendre et accepter l'invitation à quitter nos rêves pour entrer dans les vues de Dieu... alors la fête deviendra source de vraie joie et de véritable espérance. Elle nous annonce que déjà nous possédons la vraie vie, car "Dieu-est-avec-nous" (en hébreu, Emmanuel, le nom que le prophète Isaïe attribuait au Messie espéré).  Alors la lumière, le repas, les cadeaux, trouveront leur vrai sens. Ils reflèteront sensiblement l'amour de Dieu répandu dans nos coeurs ".

Voilà... Noel nous rappelle que "Dieu est avec nous" et plus que jamais, ici, en Egypte, nous mettons notre espérance en la victoire de l'amour sur la haine... La situation est de plus en plus sombre: les forces du mal se déchainent: vous avez les nouvelles beaucoup plus que nous, ici, dans notre quartier de Daher qui est encore tranquille... mais les élections font craindre un avenir sombre si les gens lucides ,qui veulent le bien du pays, ne se mettent pas ensemble pour contrer les forces du mal.  Demain, vendredi, jour des rassemblement de Tahrir, on espère un sursaut de réalisme pour que les forces neuves se mettent ensemble pour contrer les forces du mal.  En attendant, la vie continue et les pauvres deviennent encore plus pauvres, les malades n'ontpas de quoi se faire soigner, les chomeurs ne trouvent pas de travail: le tableau est de plus en plus sombre:! mais pour nous chrétiens, nous vivons dans la conviction que nous donne les paroles du Christ: "Ne craignez pas, j'ai vaincu le Monde".

A tous et toutes je dis "Joyeux Noël et Bonne et Heureuse Année 2012". 

Soeur  Paulette - Daher (Le Caire)
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.