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jeudi 18 février 2016

L'Eglise catholique syriaque menacée de disparition en Irak, déclare Monseigneur Yohanna Petros Mouché.


18.02.2016 par Jacques Berset - L’Eglise catholique syriaque est menacée de disparition en Irak, dénonce Mgr Yohanna Petros Mouché, archevêque syriaque de Mossoul.

De passage à Jérusalem, il rappelle que la plaine de Ninive, berceau de la civilisation assyrienne, s’est d’un coup vidée de ses derniers chrétiens le 6 août 2014, lors de la prise des villages chrétiens par les terroristes de Daech, le soi-disant “Etat islamique” (EI).
Deux mois auparavant, suite à la fuite de l’armée irakienne, Daech s’était emparée de Mossoul, la deuxième ville de l’Irak, située à environ 350 km au nord de Bagdad. Les djihadistes ont obligé les chrétiens à se convertir à l’islam ou à fuir en abandonnant tous leurs biens, laissant derrière eux un héritage millénaire.
Au début, Daech a montré de la sympathie envers les chrétiens
“Effrayés par la présence de Daech, la plupart de nos chrétiens ainsi qu’un grand nombre de musulmans ont quitté la ville de Mossoul et se sont dirigés vers le Kurdistan et les villages de la plaine de Ninive”, témoigne-t-il sur le site http://terrasanta.net, de la Custodie de Terre Sainte.
“Au début les forces de l’EI ont montré de la sympathie envers les chrétiens. C’est seulement après quelques jours qu’ils ont déclaré les conditions qui permettaient aux chrétiens de vivre sous leur domination: devenir musulman – ainsi nous aurions tous les droits -, payer une taxe spéciale (“jizya”) dont doivent s’acquitter les non-musulmans, autrement dit devenir des citoyens de deuxième classe, ou quitter nos lieux et toutes nos propriétés, sans quoi nous mettions nos vies en péril”.
Fuite vers le Kurdistan
“La situation n’était pas simple à juger, surtout qu’ici nos chrétiens viennent chercher la solution chez leur évêque. Comme le gouvernement central était absent, je suis entré en contact avec les responsables kurdes qui se trouvaient chez nous. Lors de la première attaque de l’EI contre Qaraqosh, le plus grand village chrétien de la plaine de Ninive, dans le but de chasser les Peshmergas (combattants kurdes, ndlr), l’armée kurde se trouvait sur place pour défendre notre zone. J’ai exercé le rôle de médiateur entre les responsables de l’EI et ceux de Peshmergas, mais sans résultat”.
La bataille a duré trois jours, la grande majorité des habitants a alors quitté le village à l’exception d’une centaine d’entre eux, du clergé syriaque et de l’évêque. “L’EI n’a pas pu entrer chez nous. C’est lors de la deuxième attaque qui a lieu le 6 août que l’EI a pu entrer et a pris le pouvoir sur toutes nos villes et villages après notre départ et la fuite de l’armée. Ainsi nous avons tout laissé et nous nous sommes dirigés vers le Kurdistan pour sauver nos vies et sauvegarder notre foi et notre intégrité”.
Eradication du patrimoine culturel chrétien
Sur place, les terroristes islamiques poursuivent leur politique d’éradication du patrimoine culturel chrétien et des civilisations qui ont précédé l’arrivée du christianisme en Mésopotamie.
Le 20 janvier 2016, Daech a détruit le monastère Saint-Élie, le plus ancien monastère chrétien du pays, construit par des moines assyriens au VIème siècle. D’autres sites chrétiens ainsi que des ruines préislamiques ont été également détruits par le groupe terroriste comme à Hatra, Nimrud et Ninive.
Le futur, selon l’évêque syriaque, “est obscur et aucun signe positif ne se dessine sur le terrain en vue d’une prochaine libération de Mossoul”. Sa communauté ayant été dispersée par l’arrivée des islamistes de Daech, Mgr Petros Mouché redoute sa disparition. “Le nombre de fidèles de notre Eglise n’est pas élevé. Il ne dépasse pas les 170’000 personnes. Le diocèse de Mossoul à lui seul en rassemblait 50’000, ce qui représentait près du tiers de l’Eglise”.
A l’arrivée de Daech, quelques minutes pour fuir
Le 10 juin 2014, de nombreuses familles chrétiennes n’ont eu que quelques minutes pour fuir Mossoul tombée aux mains des terroristes. “Après l’arrivée de Daech, tous les chrétiens ont été expulsés de Mossoul, mais aussi des villages alentours. Lorsqu’ils se sont dispersés, ils étaient au début disséminés sur soixante lieux différents. Je faisais de mon mieux pour être en contact constant avec eux, aller leur rendre visite et quand c’était possible célébrer la messe. Si le diocèse est dispersé, cela veut dire à terme la disparition de l’Eglise syriaque catholique…”, a-t-il confié à Saher Kawas, du Patriarcat latin de Jérusalem. Il était invité dans le cadre de la Journée Mondiale des Malades qui s’est déroulée la semaine dernière en Terre Sainte.
Ankawa, dans la banlieue d’Erbil, au Kurdistan irakien, est devenu un des derniers bastions des réfugiés chrétiens d’Irak, et ils y vivent dans des conditions précaires. “Tous les chrétiens qui vivaient dans la région ou presque s’y sont réfugiés, d’autres se sont dirigés vers différentes villes de l’Irak, comme Bagdad ou Basra. Certaines familles, depuis le Kurdistan, ont choisi de partir vers les pays voisins. De mon diocèse, uniquement, nous avons 1’000 familles à Amman, 1’500 au Liban, 700 en Turquie et une centaine en Europe”, affirme l’archevêque syriaque de Mossoul.
La situation des chrétiens “s’enlise dans la durée”
Dans ses visites à l’étranger, Mgr Petros Mouché appelle les différents gouvernements à accueillir ensemble plusieurs centaines de familles chrétiennes, et non au compte-gouttes, afin d’éviter la dissolution de sa communauté. A l’occasion de sa rencontre avec le pape François, le 30 septembre dernier, il lui a remis une lettre pour le remercier de ses prières et de tous les dons qu’il a faits pour les chrétiens chassés de leurs terres, “en le priant d’exercer son influence sur les dirigeants du monde pour qu’ils se dépêchent de libérer nos villes et villages, et si possible de nous trouver des lieux provisoires dans les pays comme la France, l’Espagne ou autres, pour pouvoir vivre selon nos coutumes et exercer notre liturgie”.
Il relève que “notre situation et notre émigration semblent s’enliser dans la durée, si nous sommes accueillis de manière groupée, notre retour chez nous sera plus facile dans le cas où nos territoires seront effectivement libérés et nos droits assurés”.
Malgré une situation sur place plutôt sombre – “l’avenir est obscur, les gens sont lassés, des familles quittent le pays et que beaucoup d’autres y pensent – l’évêque syriaque en exil affirme que “l’espoir est toujours en Dieu et dans les personnes de bonne conscience. Et je sais que les personnes de bonne volonté ne manqueront pas dans le monde”.
Source

lundi 28 juillet 2014

Frank Wolf, membre de la Chambre du Congrès américain dénonce avec vigueur le génocide des chrétiens d'Irak.

Frank Wolf, membre du congrès américain, en reprenant un article du Wall Street Journal, dénonce avec force et vigueur le sort des chrétiens d'Irak ; il parle de "genocide" et de "crimes contre l'humanité"....et appelle les musulmans à réagir.... 

Le discours est naturellement en anglais ; nous le regrettons pour nos lecteurs qui ne maîtisent pas cette langue. Il était cependant très nécessaire de le diffuser en raison de la vigueur du ton et du contenu. En échange, nous avons traduit pour eux, de l'anglais au français, l'article du Wall Street Journal datant du 22 Juillet 2014, sur lequel M. Frank Wolf prend appui. Voir ci-dessous.


Les attaques des islamistes contre les non-musulmans sont un problème pour l'Islam.

Imaginez qu’une secte chrétienne fondamentaliste capture la ville française de Lyon et commence à éradiquer de façon systématique les musulmans qui s'y trouvent. Leurs mosquées seraient détruites, leurs croissants défigurés, les Corans brûlés et ensuite tous les musulmans seraient contraints de fuir ou de faire face à l'exécution. Un tel événement serait impensable aujourd'hui, et s’il se produisait, le Pape François et tous les autres leaders chrétiens dénonceraient et soutiendraient les efforts des gouvernements pour l'arrêter.

Pourtant, c'est pour l’essentiel ce qui se passé, dans le sens inverse, à Mossoul où l'État islamique d'Irak et du Levant a détruit tous les signes du christianisme de l'ancienne ville. Les Chrétiens ont vécu à Mossoul depuis près de 2 000 ans, mais aujourd'hui ils revivent les guerres de religion musulmanes du moyen âge.

L'église de la Vierge Marie à Mossoul est abandonnée après que des militants islamistes l’aient fermée et qu’ils eurent déposé la Croix du clocher.

Ils n'ont eu de choix que de se convertir à l'Islam ou fuir. Ils ont été avertis de l'ultimatum dans les jours qui précédèrent la fin de semaine au-delà de laquelle ils seraient tués s'ils demeuraient sur place. Par milliers — des familles entières souvent — ont dû quitter la ville avec pour seuls biens leurs vêtements, car les militants s'étaient emparés de leur argent ou de leurs bijoux. Les Croix furent détruites partout dans la ville.

Qu'une  croyance avec une telle violence aveugle puisse exister au XXIème siècle, est difficile à imaginer et croire pour de nombreux chrétiens dans le monde, mais ceci est le problème de l'Occident.

Les juifs savent trop bien que l'anti-sémitisme peut inspirer des comportements meurtriers. Mais les Chrétiens et les laïcs, précédemment chrétiens, qui ont suivi et qui se complaisent dans leur propérité moderne, préfèrent détourner leur regard ou blâmer toutes les religions comme étant, toutes, la cause de l'intolérance.

Aujourd'hui, l'extrémisme religieux est presque entièrement musulman. Tandis que l'éradication des chrétiens par l'Etat Islamique du l'Irak et du Levant (E.I.I.L.) en est la plus barbare, les islamistes en Egypte ont poussé dehors des milliers de chrétiens coptes, des maisons qu'ils occupaient depuis des siècles.

Le même constat est vrai dans les régions musulmanes de l'Afrique. Cela ne signifie pas que tous les musulmans sont des extrémistes, mais cela signifie que tous les musulmans ont l'obligation de dénoncer et de résister aux extrémistes qui assassinent au nom d'Allah. Trop peu d'Imams, vivant dans l'Occident tolérant s'y opposeront.

En ce qui concerne cet Occident post-chrétien, la plupart des élites seraient être à présent non-croyantes ; mais une culture qui ne parvient pas à protéger les croyants risque de réaliser le manque de confiance en elle pour se protéger elle-même.

Wall Street Journal

mercredi 25 juin 2014

Les Assyriens d'Irak craignent que l'invasion de Mossoul et de la plaine de Ninive ne soit une réplique aux promesses d'autonomie du gouvernement.

Je revenais à peine d'un voyage au sud-est de la Turquie et ee Syrie ; je commençais à déballer mes effets, lorsque le téléphone se mit à sonner. Je répondis. « Ils sont ici, peux-tu les entendre, ils sont ici, Da'ech est à Mossoul...». Eh oui, j'ai bien entendu les « Taqbir » et les « Allah u Akbar ».

Le jeune homme qui m'appelait du sous-sol d'un immeuble à Mossoul, se prénommait Bashir. Il me téléphonait pour m'informer de l'invasion de sa ville natale, par l'Armée de l'Etat Islamique d'Irak et du Levant (E.I.I.L.) dont le sigle en arabe est Da'ech. Il est un assyrien et fut expulsé de Suède, il y a quelques années. Malheureusement, d'autres qui avaient été déportés, comme lui, furent depuis tués. Cependant, Bashir avait eu la chance de rester vivant... Pour l'instant.

Depuis cet appel, j'ai été en contact constant avec les Assyriens et d'autres personnes encore retenues à Mossoul et dans ses villages environnants.

La deuxième fois que j'ai parlé à Bashir, c'était à partir de Dohouk, une ville au Kurdistan irakien ; il m'avait alors rappelé la décision du gouvernement irakien prise il y a près d'une demi-année.

Selon le rapport d'une Agence de Presse locale datant du 22 janvier 2014 : Le Gouvernement chiite de l'Irak déclare qu'il a décidé, en « principe », de « créer trois nouvelles provinces dans les régions contestées du pays », dans le but apparent de répondre postivement aux griefs des sunnites et de contrer ainsi l'expansion de la région autonome kurde.
 
Une de ces provinces aurait pour centre Falloujah, cette ville qui venait d'être envahie par al-Qaïda et ses alliés, après plus d'une année de manifestations sur place, et autour dans d'autres villes sunnites, contre ce que les résidents qualifient de traitement pour citoyens de seconde zone. Un statut d'autonomie, n'était pourtant pas une revendication sunnite, mais elle pouvait laisser espérer, pour la province promise, un accroissement du financement fédéral.

Les deux autres zones sont Tuz Khurmatu et la plaine de Ninive — limitrophes de la région autonome kurde située dans le Nord de l'Irak.

La première est une ville mixte habitée par des arabes, des Kurdes et des Turkmènes ; la deuxième est formée d'une large composante chrétienne.

Les Turkmènes et les chrétiens, dont beaucoup craignaient l'absorption par le gouvernement régional du Kurdistan, ont réclamé, depuis longue date, le statut de province séparée pour Tuz Khurmatu et la plaine de Ninive. En revanche, l'annonce d'une autonomie accordée à la région sunnite qui aurait pour centre Falloujah, arrivait par surprise puisqu'elle n'était, à ce jour, par encore prévu.

Alors, prenons le temps d'une réflexion, ici ! Le Gouvernement de Nouri al-Maliki, constitué en majorité de musulmans chiites, propose de créer de nouvelles provinces.

Falloujah, la première, avait pour but de briser la force ascendante de l'E.I.I.L.. À ce moment-là, le groupe radical islamique avait déjà repris la ville. Al-Maliki était prêt à donner le pouvoir à des musulmans plus modérés, de façon à arrêter l'E.I.I.L. et les autres muvement radicaux.

Une autonomie accordée à la Plaine de Ninive, le second territoire, avait pour but de donner aux Assyriens et aux autres minorités, le pouvoir de façon à ce que le gouvernement régional kurde ne puisse annexer la région. Par ailleurs, le gouvernement voulait éviter que les sunnites ne mettent la main dessus. Il était préférable que ce fussent les Assyriens qui en gardent le contrôle.

Tuz Khurmatu est peuplée d'une majorité des Turkmènes, musulmans chiites, auxquels le pouvoir serait donné sur cette région pour des raisons identiques à celle reconnues aux Assyriens. Le gouvernement ne souhaitait pas qu'elle soit annexée par les Kurdes, et ne désirait pas que les musulmans sunnites en prennent le contrôle.

Falloujah, la plaine de Ninive et Tuz Khormato sont trois régions tout autant importantes pour des raisons géopolitiques et économiques. Durant plusieurs années, les compagnies pétrolières y avaient foré à la recherche de pétrole.

« Ne vois-tu pas ce qui se passe ici ? Le gouvernement chiite exacerbe la colère des terroristes sunnites, et à présent, ces derniers font tout pour empêcher la réalisation de ce projet d'autonomie. Nous, les chrétiens avons très peur ; l'E.I.I.L. n'a pas encore agit contre nous, mais ils l'ont fait à l'encontre de nos frères chrétiens de Syrie, et par ailleurs, ils font partie d'al-Qaida qui nous a fait beaucoup de mal, dans le passé, en Irak. En outre, nous avons la milice chiite du Mehdi, qui, à Baghdad, n'est pas meilleure à l'égard des chrétiens. Nous sommes coïncés entre tous les groupes et nous ne bénéficions d'aucune aide extérieure ».

J'ai demandé à Bashir, qui est chauffeur de camion, ce qu'il voulait dire sans l'appui d'un autre pays.  Il me répondit : « L'E.I.I.L. et les autres sunnites sont financés par l'Arabie saoudite, le Qatar, le Turquie et en Syrie aussi, par les USA. Les Chiites sont soutenus la Syrie de Bachar al-Assad par l'Iran et le Hezbollah au Liban. Nous n'avons personne ». Et c'est ainsi que l'échange s'interrompit....La promesse d'autonomie a-t-elle exacerbé les ambitions des islamistes de l'E.I.I..L.

Traduit de l'anglais par le Veilleur de Ninive. 
 

 








mercredi 18 juin 2014

"Nous devons offrir un sanctuaire aux Chrétiens irakiens".

L'Irak, ce pays qui est la grande cicatrice pesant sur la conscience occidentale moderne, vient de tomber dans les mains d'un groupe d'islamistes, si extrêmes dans ses positions et ses actes, que même les membres d'al-Qaïda fut dégoûtés de ses miliciens et décidèrent de les expulser de Syrie.
 
L'Armée Islamique de l'Irak et du Levant, (A.I.I.L.) se compose de jihadistes aguerris, dont beaucoup furent mis à l'épreuve durant la guerre d'usure qui se poursuit toujours en Syrie contre les armées du Président Bachar al-Assad.

Ces hommes sont le visage et le reflet même du mal et bientôt ils contrôleront un tout nouvel Etat ​​qu'ils auront bâti sur l'épave de l'insurrection brutale en Syrie et en Irak ; Ces êtres, peut-on encore les qualifier de ce nom, sont dominés par la ligne dure du fondamentalisme sunnite ; il leur fut inculqué un chauvinisme islamiste qui sème la terreur dans les cœurs de tous ceux qui osent croire différemment.

Nous assistons à la scène finale dans la grotesque tragédie du christianisme irakien. Un peuple qui dépassait le million de personnes, il y a à peine une décénie, qui disposait de plus de 300 Eglises fleuries, est aujourd'hui confronté à son extinction.


Ils avaient déjà été persécutés pour moitié de leur nombre initial. Leurs églises ont été bombardées, leurs vies avaient été prises, leurs libertés furent violées. Le simple fait de croire que Jésus est votre Sauveur est déjà en soi une condition de vie menacée et pleine de dangers en Irak.
 
L'arrivée de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant est désormais le point départ d'une persecution, à present quotidienne, pour les chrétiens irakiens. L'organisation criminelle, que l'A.I.I.L. représente, a promis un holocauste aux chrétiens emprisonnés sous leur domination de type médiéval.

La cathédrale chaldéenne catholique de Mossoul est maintenant encerclée. Les chrétiens actuellement en Irak ont seulement besoin de tourner la tête vers leur cousins de Syrie, pour comprendre ce qui les attend. Les chrétiens syriens, sous la botte de l'A.I.I.L., ont été contraints de payer une "taxe dorée", de retirer tous les symboles visibles du christianisme, de cesser tout prière publique et sont exclus de la rénovation de bâtiments religieux. Les réfractaires ont été, dans une ironie sinistre et déchirante, crucifié littéralement.
 
Nous ne pouvons pas tolérer que les chrétiens d'Irak subissent le même sort. Les voici qui tentent de s'enfuir devant les hordes de l'A.I.I.L. ; ils savent qu'ils sont à court de territoires où se rendre. Beaucoup de ceux qui ont fui la brutalité ordinaire de la période précédent l'arrivée de l'A.I.I.L, s'étaient réfugiés en Syrie. Bien Évidemment, ce n'est plus une option à present. La seule réponse, si nous voulons éviter un holocauste de nos frères et nos sœurs chrétiens, est d'ouvrir nos portes et de leur offrir un sanctuaire.

Le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde, et nous avons une obligation envers les chrétiens irakiens pour nous assurer que la "persécution ne devienne pas un genocide". Ces personnes n'ont rien fait de mal. Et leur souffrance est maintenant, au moins en partie, de notre faute et de notre responsabilité. Pourquoi? En raison de deux actes de lâcheté qui sont venus nous hanter :

 
1° - Notre retrait de l'Irak, après avoir échoué à doter le pays que nous avions occupé d'une sécurité minimum alors que la démocratie libérale que nous avions promise a laissé les minorités religieuses dans la crainte et au milieu d'un Etat incapable et peu désireux de les protéger.

2° - Notre refus de venir en aide aux groupes d'opposition traditionnels dans la lutte contre le Président Assad, a enhardi les djihadistes et laissé les groupes libéraux se dessécher et laisser la place à des réseaux islamistes internationaux qui se déplacent pour combler le vide. Nous avons échoué en Irak ; nous avons échoué en Syrie et maintenant notre échec est de sacrifier ces agneaux que sont les chrétiens assiégés dans ces Etats.
 
Certes, nous n'allons pas nous précipiter avec troupes et chars à la main, pour rectifier notre erreur mais au moins tentons d'atténuer l'impact de ces guerres inhumaines. 

Nous devons laisser les chrétiens d'Irak venir ici et vivre avec nous. Nous devons leur offrir un peu d'espoir au milieu de tant de ténèbres. Leur souffrance est la nôtre...et nous ne pouvons pas les abandonner une fois de plus.
 

Article publié sur le CatholicHerald.

samedi 17 août 2013

Turquie, le monastère Saint Abraham agressé pour la deuxième fois en deux mois.

Midyat - (source) - 12 Août 2013 - Le monastère assyro-chaldéen Saint-Abraham est situé ans la ville de Midyat au sud-est de la Turquie.

Dimanche 11 août dernier, en fin d’après-midi un groupe de “touristes” musulmans, tous des hommes, les femmes et les enfants étant restés dans les voitures qui, curieusement, ne portaient pas de plaques d’immatriculation turques, se présente pour le visiter. Le personnel du monastère exprime ses regrets et informe le groupe que l’heure des visites est passée. Les musulmans prennent très mal la réponse et commencent à insulter et menacer le personnel du Couvent.

Selon un témoin, qui a demandé que son identité ne soit pas révélée pour d’évidentes raisons de sécurité, les musulmans auraient déclaré : « Nous sommes du PKK [le parti indépendantiste kurde] et cette terre nous appartient : obéissez-nous ou vous aurez à le regretter ! ». Il s’ensuivit une bagarre générale puis l’arrivée de la police, prévenue par le monastère; les policiers arrivés sur place "gazèrent", non pas les assaillants mais… les agressés ! En revanche, aucun agresseur ne fut inquiété encore moins interpellé.

C’est la seconde fois que le monastère est attaqué par des Kurdes. Nous apprenons aujourd’hui que voici deux mois, des jeunes Kurdes de la ville voisine de Batman étaient également venus agresser le personnel du monastère. Pour apaiser les tensions, le monastère avait décidé de taire l’affaire mais avait signalé l’agression à la police et transmis les enregistrements de vidéo surveillance du monastère. Naturellement la police resta passive mais promit de mettre des fonctionnaires en faction. Au monastère, le personnel les attend toujours…

Le fait que l'information de la première attaque ne nous parvienne qu'aujourd’hui, montre la difficulté de rendre compte de l'hostilité croissante à l'égard des chrétiens en certaines terres d'islam. De nombreuses agressions sont tues par les victimes, souvent en vain, pour éviter d'en attirer d'autres.

vendredi 3 mai 2013

Syrie : Les villes chrétiennes de Qamichli et Hassakeh envahies par le Front al-Nosra.

A diffuser largement.

Nous venons d'apprendre directement du vicaire général des syriaques catholiques à Alep, que des centaines de familles chrétiennes des villes de  Qamichli et Hassakeh, menacées par le Front Al-Nosra, ont refusé de se rendre dans le camp de réfugiés ouvert il y a peu par le gouvernement turque à l'intention des chrétiens syriens ; [ils n'ont pas oublié les massacres de 1915] ; ils ont préféré se rendre à Mardine pour occuper les couvents syriaques qui se trouvent à quelques kilomètres de Qamichli, abandonnant ainsi leurs maisons et leur biens. 

D'autres contacts avec des proches qui résident à Qamichli, nous confirment la nouvelle ; ils nous ont affirmé que les maisons des chrétiens tombent les unes après les autres entre les mains des éléments de Front Al-Nosra qui vendent les meubles à des bandes armées. 

Les champs de blés appartenant à des chrétiens sont confisqués par les kurdes. Ces derniers se mettent à remplacer les plaques d'immatriculation sur les voitures par de nouvelles sur lesquelles ils ont supprimé la mention de la Syrie et qui portent désormais celle du "Kurdistan Syrien" avec de nouveaux numéros.

A Alep, le désespoir est grand et l'indignation règne toujours parmi les chrétiens à la suite de l'enlèvement des deux évêques. L'armée s'y bat toujours pour libérer les quartiers contrôlés par les rebelles.

Le Veilleur de Ninive

jeudi 18 novembre 2010

Pourquoi tant de haine entre gens de même souche ?

Pour ceux qui le savent pas, en dehors des Assyro-Chaldéens chrétiens, se trouvent en Mésopotamie, d'autres populations de même souche et de religion musulmane. Ce sont :
  1. les Kurdes et les Turckmènes qui vivaient à Baradost dans le Nord du Hakkiari et dans la province Perse de l'Iran ;
  2. les Kurdes-Assuran qui habitent à l'ouest de la région Mossoul ;
  3. les Kurdes Miran autrefois nomades (qui se trouvaient au Sud de Mardin); 
  4. les Arabes Sleiba ; les montagnards de Maaloula (nord de Damas) ; 
  5. enfin plusieurs groupes kurdes, Arabes et Turckmènes...
qui gardent encore la langue ou les moeurs chaldéennes et qui se rattacheraient facilement à leur frères chrétiens.

Alors pourquoi tant de haine, de la part de certains fanatiques aveugles, à l'égard des chrétiens ?

Est-ce un ordre du prophète Mohammed ?

A t-il donné ordre de tuer aveuglément, comme ce fut le cas en la Cathédrale de Saydet en Najat ?

Il est urgent que les officiels musulmans répondent non à cette question et qu'ils le vocifèrent afin que nous les entendions.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.