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vendredi 21 octobre 2016

Syrie, le témoignage d'une journaliste britannique sur Alep.

Le 20 Octobre 2016 - Dans le conflit syrien et jusqu'à l'entrée en action très active de la Russie pour soutenir le gouvernement officiel de Damas, les médias occidentaux détenaient le quasi-monopole des médias, télévisions et journaux. Le rapport s'est depuis quelque peu rééquilibré en faveur du gouvernement syrien, grâce aux soutiens de ses partenaires et des erreurs en communication de ses adversaires.

Les populations des Etats occidentaux, pour une large part, assez peu intéressées par la connaissance de la vérité, se sont appuyées sur les discours propagandistes de leurs médias assénés entre 2011 et 2012 : Elles étaient rassurées par des informations aux accents optimistes : "printemps arabe" qui ramènerait le soleil, "Armée syrienne libre" qui promettait la liberté, "Opposition modérée" force sage et équilibrée.

Aujourd'hui, nous sommes en 2016. On ne parle plus de printemps arabe, ni d'armée syrienne libre et à peine d'une opposition modérée. De la part des pays occidentaux qui soutiennent les mercenaires chargés de détruire la Syrie, c'est la fuite en avant. L'échec est retentissant et la tournure de la guerre les prend au dépourvu ; celle-ci n'est plus locale, comme la propagande occidentale avait voulu le faire croire ; elle est internationale. L'opposition syrienne et son armée n'a jamais été libre ou modérée ; si la modération les caractérisait, elle se serait traduite, chez elle, par la volonté ferme de négociation, même avec le gouvernement de Damas. L'armée syrienne libre (ASL) représente un conglomérat de groupuscules radicaux et fanatiques, des tueurs armés et financés par des puissances voisines, régionales et internationales, adversaires du gouvernement légitime de Damas.

En attendant, le peuple syrien souffre et souffrira durablement. Il vit une "catastrophe nationale, humaine, territoriale et spirituelle". Rappelons seulement que le terme catastrophe se dit en hébreux la "Shoa", terme réservé au peuple juif mais si ce vocable ne peut être utilisé pour les catastrophes des autres peuples, il  a son équivalent dans toutes les langues. En arabe, on parlera de la "Karitha", الكارثة. Le XXème siècle fut celui de la Shoa ; le XXIème sera celui de la "Karitha" des syriens.

Cette guerre de Syrie est bien une catastrophe car elle n'épargne personne sur le territoire et même dans les pays voisins. Elle décime, détruit, déconstruit, dégrade et pousse à l'émigration, comme la shoa avait poussé le peuple juif à laisser l'Europe pour fuir ses tortionnaires nazis.

En 1939-40, les peuples européens étaient restés ignorants des méfaits gravissimes causés par les nazis à l'encontre des juifs et des chrétiens allemands et des pays limitrophes ; En Syrie, entre 2011 et 2012, les peuples occidentaux étaient persuadés que le printemps arabe se poursuivait et que les rebelles qui se battaient sur place n'étaient que de gentils combattants, "faisant du bon boulot"; depuis, ils se sont révélés être des bourreaux impitoyables de la population syrienne et irakienne.
 
Désormais, en Occident, le temps passant, le peuple est de plus en plus suspicieux à l'égard des médias. Même si les populations européennes ne mettent pas ouvertement en cause les positions de leurs propres gouvernements; elles sont muselées par la culpabilité héritée de leurs pères qui furent, pour certains durant la deuxième guerre mondiale, acteurs dans la persécution des juifs. Actuellement peu de voix s'élèvent pour rappeler publiquement que cette guerre arrange l'Etat d'Israël ; celui-ci ne peut être un spectateur neutre du drame syrien; les mercenaires se battent pour lui puisqu'il bénéficie de la destruction de la Syrie; Israël compte parmi les auteurs de la radicalisation des esprits dans le monde arabe; il y travaille, au cours de cette guerre syrienne en s'abstenant de dénoncer les actes barbares des islamistes et ce silence le fait fortement soupçonner de complicité; il y a également travaillé dans le passé par sa politique d'annexion de territoires et le refus d'une négociation de paix globale qui aurait remis en cause son occupation et l'annexion des terres conquises sur ses voisins.

Heureusement, qu'Internet vient au secours des faibles et des minorités démunis de medias en mettant à leur disposition des moyens d'expression, et cela même si les médias alternatifs ne font pas le poids face aux "audimats" de la propagande télévisée, cet "opium du peuple".

Nos commentaires suffisent. Laissons plutôt la parole à un témoin : Vanessa BEELEY, journaliste et fille d'un précédent ambassadeur britannique au Proche-Orient. Elle parle, dans la video qui suit, de son voyage à Alep et de ce qu'elle a vu et constaté.

Ecoutons-là attentivement nous dire la fourberie, non pas celle du Scapin de Molière, mais des régimes occidentaux qui selon nous dissimulent la vérité sur la brutalité de leur politique : embargo total sur la Syrie, armement des "rebelles", blocage des négociations, mensonges médiatiques, dans le but, semble-t-il, de pousser les populations locales à émigrer vers d'autres cieux, loin des zones pétrolières et gazières, afin de s'assurer le contrôle des richesses, sous l'oeil bienveillant d'Israël qui pourrait peut-être, un jour, étendre son territoire.
 


Le Veilleur de Ninive

dimanche 18 septembre 2016

Courrier d'Alep : "Révolte et Compassion...".

Alep - 17 Septembre 2016 - La trêve négociée entre les russes et les américains est entrée en vigueur il y a maintenant 5 jours. Jusqu’à présent, elle est plutôt respectée. Les Alépins de confession musulmane ont pu fêter le Eid al Adha (la fête du sacrifice) dans les rues et les jardins publics sans avoir peur des mortiers et des bonbonnes de gaz pleines de clous et d’explosifs que les rebelles lançaient sur Alep depuis maintenant 4 ans et 2 mois faisant tous les jours de multiples victimes. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de carnage comme, il y a 70 jours, lors de la fête du Fitr, quand les mortiers lancés sur les quartiers civils, sur des rues pleines de familles en fête, ont fait des dizaines de mort, surtout des enfants. Mais les Alépins sont sur leurs gardes, ils sont sceptiques quant au respect prolongé de la trêve puisque celle-ci ne concerne pas les deux groupes reconnus comme terroristes par la communauté internationale, Daech et Al Nosra.
 
La situation est récemment devenue très compliquée. Il y a maintenant une internationalisation du conflit sur le terrain. D’une part, la Turquie, qui, pendant des années, a soutenu les terroristes en les laissant transiter par ses frontières et en les armant, est devenue un acteur direct sur le terrain. En effet, son armée est entrée en Syrie (sans l’accord de la Syrie, qui est un état souverain, membre fondateur de l’ONU) pour soi-disant combattre Daech mais c’est surtout pour combattre les milices Kurdes qui contrôlent plusieurs villes et villages de la bande frontalière, du côté syrien, du sud de la Turquie. Or, ces milices sont soutenues, conseillées et armées par les américains qui sont, en principe, les alliés de la Turquie. Quel imbroglio. D’autre part, les américains ont admis qu’ils avaient une base en Syrie avec des membres des forces spéciales du côté de Hassaké, à l’Est de la Syrie. Enfin, on n’évoque plus la reprise des négociations et les positions restent figées.
 
Alep, notre ville, souffre toujours. Les médias occidentaux en ont fait la vitrine médiatique du conflit. Les Alépins se seraient passés de cette renommée. Ils souffrent depuis plus de 4 ans et ont hâte que ce cauchemar cesse. Ils sont révoltés quand les médias ne parlent que des souffrances des civils des quartiers de l’Est de la ville contrôlés par les rebelles et les terroristes et qui comptent 250,000 habitants. Les souffrances du million et demi d’Alépins de la partie ouest de la d’Alep ne semblent pas compter; elles sont sont passées sous silence. Ils sont révoltés par les dizaines d’obus de mortiers, de fusées ou de bonbonnes de gaz qui tombent chaque jour sur les quartiers civils d’Alep sans que personne ne proteste. Ils sont révoltés par la coupure totale de l’électricité depuis longtemps, les centrales électriques se trouvant du côté rebelle. Ils sont révoltés par la coupure totale de l’eau pendant la canicule de l’été (40 degré à l’ombre), obligés d’utiliser l’eau des 300 puits forés en pleine ville ces 2 dernières années. Ils sont révoltés par le blocus qu’ils subissent chaque quelque temps et la pénurie qui s’en suit. Ils sont révoltés de constater qu'à chaque fois que l’armée syrienne avance un peu ou gagne une bataille pour desserrer l’étau que les terroristes ont imposé à Alep, les gouvernements et les médias crier au "crime contre l’humanité" et demande une trêve pour arrêter la progression de l’armée syrienne.
Les drames, que nous vivons ou observons, sont tellement nombreux que nous sommes sans cesse révoltés. En voici quelques exemples :

Mahmoud, un garçon de 6 ans, orphelin de père, est né sans bras. Il vivait avec sa maman, sa soeur et son oncle dans une petite ville du gouvernorat d’Alep sous le contrôle de Daech. Ce groupe ne laisse pas les habitants des villes qu’il contrôle quitter; il les garde comme boucliers humains. La famille, comme tant d’autres, a décidé de quitter la ville la nuit pour venir à Alep. Mahmoud était porté par son oncle quand une mine, posée par Daech, a explosé tuant l’oncle et abimant les jambes et les pieds de Mahmoud. On a dû l’amputer. Et voilà Mahmoud sans bras ni jambes. Révolte et Compassion....

Le projet immobilier 1070 est constitué de dizaines d’immeubles inachevés à cause de la guerre, sans murs, sans sanitaires, juste le sol et le toit. Ils étaient occupés par des centaines de familles déplacées. Elles avaient quitté leurs appartements en juillet 2012 quand les rebelles ont envahi leurs quartiers et se ont réfugiées à Alep sous contrôle de l’état syrien. Elles avaient d’abord logé dans des écoles publiques puis on les a transférées à « 1070 » où elles se sont installées avec des bâches comme murs, des bidons pour l’eau et des sceaux pour les sanitaires. Il y a un mois, 1070 a été la cible, plusieurs jours consécutifs, de tirs de mortiers et de fusées lancés par les terroristes de Al Nosra avant qu’ils n’envahissent le coin. Ces déplacés, pour la 3ème fois, ont abandonné leurs morts et blessés et le peu qu’ils avaient acquis en 4 ans de misère pour aller vivre sous des tentes plantées sur le terre-plein central en plein milieu du périphérique. Révolte et Compassion.

L’exode des habitants d’Alep, surtout des chrétiens, continue. Après l’Europe, puis le Canada, c’est le tour de l’Australie maintenant de délivrer des visas aux réfugiés syriens. Les chrétiens d’Alep ne sont plus que le quart de leur nombre d’avant la guerre.

Entre révolte et compassion, nous, les Maristes Bleus, continuons nos programmes en faveur des familles déplacées et des plus démunies.

Le programme « Les Maristes Bleus pour les déplacés » continue à distribuer des paniers alimentaires et sanitaires mensuelles à 850 familles. Nous les aidons aussi à payer le prix de l’abonnement de « 1 Ampère » aux générateurs privés pour allumer quelques ampoules le soir. Nous leur donnons une fois par mois de la viande ou du poulet. Nous leur louons des petits appartements pour se loger. Cette année encore, pour la rentrée scolaire, nous avons donné des fournitures scolaires à tous les enfants qui vont à l’école en plus de notre aide pour payer les frais de scolarité.

 
Le projet « Civils Blessés de Guerre » continue à soigner, gratuitement, les civils, de toutes confessions, blessés par des balles ou des éclats d’obus, à l’hôpital St Louis tenu par les Soeurs de St Joseph de l’Apparition.

Le « Projet Médical des Maristes Bleus » finance plus de 100 actes médicaux par mois pour aider les malades qui n’ont pas les moyens de payer le coût d’une opération chirurgicale, d’une hospitalisation, d’un scanner ou parfois même d’une consultation ou d’examens de labo. 4

Le projet « J’ai Soif » continue à distribuer l’eau, gratuitement, aux familles dont nous avons la charge. Nos 4 camionnettes, équipées de réservoirs, font la navette du matin au soir entre les puits et les appartements.

Le projet « Goutte de Lait » distribue chaque mois à presque 3000 enfants âgés de quelques jours à 10 ans des quantités de lait suffisantes pour un mois.

Au début de l’été, nous avons aménagé une partie de notre cour pour en faire un jardin avec des balançoires, des toboggans etc… Nous avons ainsi inauguré notre Espace-Eté de loisirs où nos familles viennent passer 5 après-midi par semaine dans un endroit plus sûr que leurs quartiers. Les enfants jouent sous la surveillance des monitrices et les adultes passent un moment de loisirs à jouer aux cartes, au tric trac ou tout simplement se détendent en sirotant un café, un thé ou un soda et en épluchant des graines. Nos 2 bus font la navette aller-retour entre notre local et les quartiers. Cette initiative a fait la joie de tout le monde et a constitué une bonne thérapie anti-stress.

Notre équipe de visite des déplacés s’est étoffée de plusieurs bénévoles, anciens maristes de la famille Champagnat. Elle rend régulièrement visite aux familles, chez elles, même quand elles habitent les quartiers périphériques les plus dangereux comme « 1070 », pour nouer des liens de solidarité, s’enquérir de leurs besoins et essayer d’y remédier.

Nos projets pédagogiques vont bon train. Les éducateurs (éducatrices) des 2 projets « Apprendre A Grandir » et « Je veux Apprendre » se réunissent, depuis début septembre, tous les matins pour des sessions de formation et d’apprentissage des programmes en attendant la rentrée scolaire. Celle-ci sera difficile vu le nombre record de demandes d’admission et de demandes acceptées malgré l’exiguïté des lieux. 5

Tous les enfants de « Je veux Apprendre » et qui n’allaient pas à l’école pour diverses raisons ont réussi cet été aux tests de niveau du ministère de l’éducation nationale et vont rejoindre le cursus scolaire sans commencer de zéro. C’est un sujet de fierté pour les enfants, leurs parents et pour nous.

« Skill School » continue à réunir les adolescents (tes). Leur nombre a atteint les 75, ce qui constitue le maximum de notre capacité.

Notre centre de formation des adultes, « le M.I.T. », en plus des sessions de 3 jours organisées depuis 3 ans plusieurs fois par mois, va inaugurer dans quelques jours une nouvelle formule. Une session de 100 heures étalée sur 8 semaines, 3 après-midi par semaine, pour permettre aux personnes qui travaillent d’y participer. Le thème est : « Comment entreprendre son propre projet ? ». Nous avons engagé les meilleurs experts d’Alep pour aider les jeunes adultes à entreprendre et réaliser un projet et gagner leur vie. Nous enseignerons, d’une façon pratique, aux participants comment trouver l’idée d’un projet, comment le réaliser, comment évaluer le coût du produit, comment faire un budget, comment établir un plan d’action, comment obtenir le financement, comment faire le marketing et la vente. A la fin de la session, les participants présenteront leurs projets au jury composé des experts et nous aiderons à financer les meilleurs projets réalisables.

Notre projet d’« Eradication de l’Analphabétisme » a terminé sa 1ère session de 40 participants. Tous ont présenté l’examen du ministère de la culture et ont reçu un certificat attestant qu’ils sont du niveau de la 4ème année élémentaire. Il faut voir le bonheur de ces grands adultes recevant leurs certificats et tous fiers de savoir lire et écrire. 6

Nous continuons à accompagner les familles, à être à leur écoute, à leur fournir un appui psychologique, à comprendre leurs besoins, à leur rendre leur dignité souvent bafouée, à leur donner un peu d’espoir et à leur faire sentir que nous sommes solidaires d’elles.

Révoltés par tout ce que nous subissons, voyons, entendons et sentons, oui, nous, les Maristes Bleus, sommes révoltés. Nous ne pouvons pas accepter l’inacceptable.

La compassion est une de nos valeurs. Nous partageons la souffrance de nos frères et soeurs, leur détresse, leur désespoir et leurs drames.

La Solidarité est notre façon de vivre la charité et l’amour avec eux et pour eux.

Nabil Antaki, pour les Maristes Bleus

Pour aider : Chèque à envoyer à l’ordre de l’œuvre d’Orient, 20 rue du Regard, 75278 Paris Cedex 06, en précisant bien : au profit des "Maristes Bleus". 
 
 

 

lundi 29 août 2016

Bataille d’Alep : Est-ce le commencement de la fin …?

Le 29 Août 2016 - « Un pays dont les forces armées ne peuvent survivre qu’en se battant avec l’énergie du désespoir est dit “mortel” pour l’envahisseur. » - Sun Tzu – XI-10-225.
 
Est-ce le commencement de la fin ?…
 
Du moins de la bataille d’Alep. Le contrôle total de cette ville, par leurs mercenaires, étant un objectif majeur des membres de l’OTAN ; sa perte : inconcevable pour eux.

Attaquer une Nation qui n’attaque personne
 
Se ruant depuis la Turquie, encadrées par les forces spéciales de l’OTAN, les milices occidentales avaient pu s’emparer à la suite d’un assaut massif, et par surprise, de tous les « quartiers Est », dès le début de la « guerre civile ». 
 
Mais, depuis six ans maintenant, les « quartiers Ouest » résistent aux assauts répétés des « égorgeurs » (2) qui reçoivent leur approvisionnement régulier, en hommes et matériels, de la Turquie frontalière. Malgré les bombardements aveugles auxquels ils se livrent avec leurs mortiers, pour faire plier la population et leurs défenseurs. Ecoles, hôpitaux, marchés, administrations, stations d’épuration, transformateurs électriques, casernes de pompiers, étant leurs cibles privilégiées. 

Rappelons-le : la ville d’Alep, siège de la province du même nom, était un fleuron de la Syrie. Depuis des siècles : haut lieu historique, culturel, spirituel, touristique, mais aussi économique. Avant le chaos organisé par l’OTAN,  peuplée de 2 millions d’habitants, Alep était une splendide réussite, dans le pays et au-delà, en termes de dynamisme de développement, avec de très nombreuses usines au matériel ultramoderne.

Toutes ces usines, quasiment, ont été démantelées. Tout ce qui était transportable a été expédié par camion en Turquie : machines, équipement électrique, bureautique, etc. Ce qui explique que la destruction et le pillage planifiés d’Alep avait pour premier objectif les quartiers industriels, essentiellement implantés à l’Est de la ville. Le visionnage des vidéos sur les combats dans la zone industrielle démontre le degré d’intensité de la razzia : les locaux industriels sont tous vides !… (3)

Depuis la mi-juillet  2016, un peu plus d’un mois à présent, les forces gouvernementales ont encerclé les « quartiers Est » pour couper l’approvisionnement des mercenaires, déjà fortement perturbé par les bombardements aériens, et faciliter ainsi la reprise de ces quartiers, immeuble par immeuble.
 
L’OTAN ne pouvait pas ne pas réagir : briser cet encerclement est devenu une priorité.

D’où cette partie d’échec entre la CPO (Coalition des Prédateurs Occidentaux) et le gouvernement syrien avec ses alliés. Son déroulé, avec les derniers évènements à la frontière Turque, est intéressant à suivre… 
 
Echec et Mat pour les égorgeurs de l’OTAN

Résumons les principales séquences, concomitantes ou successives, de cette dantesque confrontation :

1.  La CPO devait négocier une trêve afin de reconstituer les stocks d’armes, munitions, renforts, de ses mercenaires. Sur tous les fronts, y compris au sud, via la Jordanie sur les axes Palmyre et Deir-Ezzor. En vue de préparer une puissante contre-attaque sur Alep, ravitailler et renforcer les terroristes, en délivrant les conseillers des forces spéciales de l’OTAN assurant leur encadrement, pris au piège. 
 
2.  Contrairement à des analyses superficielles, s’étonnant de la «naïveté » ou de la « passivité » des Russes notamment, le gouvernement syrien et ses alliés avaient tout intérêt à implanter cette trêve et la faire durer !… Sachant qu’elle allait être utilisée en ce sens par les stratèges de la cohorte des envahisseurs… 
 
Deux raisons évidentes :
 
i)  Démontrer, sous les vociférations et coups tordus de la propagande occidentale, sa bonne foi et sa volonté d’apaisement dans ce conflit ; tout en ravitaillant les populations civiles otages de cette dramatique situation.
 
ii)  En bonne tactique : « faire sortir le loup du bois ». Autrement dit : attirer sur le territoire Syrien, en les vidant le plus possible, les «réserves » de la CPO en moyens humains et matériels ;  en transit ou en formation dans ses camps d’entrainement et centres logistiques, en Jordanie et en Turquie. Pour mieux les écraser…

3.  « Trêve acceptée » ne signifiait pas « inaction », du côté du gouvernement syrien et de ses alliés. Au contraire, elle a été l’occasion de redoubler d’efforts. Comme la partie adverse : reconstituer les effectifs et les moyens matériels. 
 
Surtout, établir une cartographie précise, méticuleuse, grâce aux puissants outils du renseignement de l’armée russe, de l’implantation des centres de stockage, dépôts de munitions, postes de commandement, nouveau véhicules et engins blindés, nouveaux effectifs, opérée durant la trêve, par la CPO. Sur l’ensemble du territoire syrien.
 
Outre le travail des satellites d’observation, et drones, est intervenu le nouvel avion russe de reconnaissance radiotechnique et optoélectronique, époustouflante démonstration de maîtrise technologique : le Tu-214R.
 
Capable, entre autres performances, de repérer les caches et bunkers souterrains, avec dimensions et profondeurs ; et des cibles au sol situées latéralement par rapport à la trajectoire de vol jusqu’à 400 km de distance…
  
4.  Identifier le mode opératoire de la contre-attaque de la CPO pour briser l’encerclement de ses mercenaires à Alep. 

Les écoutes et décryptages ont été fondamentaux pour repérer les centres de commandement et de coordination, connaître les axes d’attaques et de diversion. 

Stratégie classique : la CPO avait prévu de disperser, ou fragmenter, les forces armées syriennes avec leur aviation de soutien et de bombardement en l’obligeant à réagir à deux fortes attaques de diversion lancées dans le sud et l’est du pays. L’une, vers Palmyre (récemment libérée de l’occupation terroriste) ; l’autre, vers la ville de Deir Ezzor (défendue avec héroïsme par les troupes gouvernementales encerclées depuis de nombreux mois  par les mercenaires). Effectifs, matériels et munitions, provenant de Jordanie.

Il était impératif d’agir le plus vite possible, avant le déclenchement de ces attaques subsidiaires, pour concentrer l’essentiel des moyens sur Alep et ses environs. La Russie, en collaboration avec l’Iran, opta pour une opération « coup de poing », envoyant ses bombardiers lourds neutraliser les moyens humains et matériels destinés à ces attaques de diversion.

L’utilisation de la base aérienne de Hamadan, en Iran, permit de multiplier les rotations du fait de sa proximité de la Syrie (700 km au lieu de plus de 2000 km…), d’augmenter la charge de bombes (par allègement du carburant), de 4-5 tonnes par avion à 15-20 tonnes suivant le type de bombes. Ont été employées les plus puissantes, en capacité de pénétration et de déflagration, pour détruire les infrastructures souterraines.
 
Attaques écrasées dans l'œuf
Opération réussie : en une semaine, sous l’effet de ce colossal « coup de marteau », les attaques de diversion ont été écrasées dans l’œuf !…

5.  Préparer « l’accueil de l’attaque » sur Alep planifiée par les « troupes fraîches » des mercenaires, venant secourir leurs collègues encerclés… Plus de 10 000.
La meilleure tactique et d’en anticiper l’axe principal en l’offrant à l’envahisseur… Pour canaliser « la horde des égorgeurs », les Syriens et leurs alliés ont ainsi tendu un piège dans lequel la CPO a foncé tête baissée : ils ont dégarni d’immenses terrains militaires (Académie de l’Air, Ecole d’artillerie, etc.), en simulant une faible défense de ces installations. L’objectif étant, par cet « effet aspirateur », de concentrer les terroristes dans des zones non habitées par des civils.
 
L’atout des forces gouvernementales syriennes est d’avoir, en face d’elles, des mercenaires d’un médiocre niveau :
 
i)  Faible niveau d’encadrement, beaucoup de chefs mercenaires ont été tués ou blessés au combat. Notamment les meilleurs, ex-officiers des régiments d’élite de la Garde Républicaine de Saddam Hussein libérés des prisons US en Irak, contre leur engagement dans les milices du « Califat OTANesque ». (5) La « guerre d’usure » est valable dans les deux sens…
ii)  Faible niveau de ces nouvelles recrues, en termes de formation, trop hâtive pour des éléments au QI insignifiant, de potentiel et d’expérience. A part jouer les Rambo en tirant n’importe où et n’importe comment (énorme gaspillage en munitions…). Ce qui n’enlève rien de leur pouvoir de nuisance et volonté mortifère…
iii)  Faible niveau de motivation : étrangères à la Syrie, ces nouvelles recrues ne se battent pour aucune cause si ce n’est, comme tout mercenaire, pour une poignée de dollars. S’ils en sortent vivants…
Connaissant aujourd’hui, contrairement à leurs prédécesseurs dans l’invasion de la Syrie, l’engagement aussi implacable que ravageur des forces aériennes Russes, en soutien des forces armées du gouvernement légitime.
Autant dire que leur niveau d’enthousiasme et de courage combatifs est proportionnel à l’absorption quotidienne de leur pilule de «captagon ». (6)
Des vidéos, teintées d’humour malgré le tragique, circulent sur le Net, illustrant leur style « cow-boy de saloon »…
Exemple :
6.   Le piège a parfaitement fonctionné. Les nouveaux matériels (véhicules blindés ou véhicules légers équipés de canons à tir rapide), munitions et provisions (10 000 mercenaires à nourrir quotidiennement…), entreposés pendant la trêve dans des dépôts et centres de regroupement, dans la province d’Alep, ont été pulvérisés par les bombardements de l’aviation  russe et syrienne. Y compris les postes de commandement et de communication.

Tous les convois vers Alep ont été écrasés sous les bombes, ou réduits à l’état de ferraille (certains par d’audacieuses actions de commandos syriens sur les arrières de l’ennemi).

Tous les accès, d’entrée ou de sortie, sur Alep sont verrouillés par l’armée arabe syrienne.

La colonne vertébrale des milices de la CPO est brisée : matériellement et psychologiquement. L’opération « dératisation » des quartiers infestés par les terroristes a commencé, implacablement. Même la nuit, les miliciens ne peuvent dormir. L’armée arabe syrienne déployant ses tireurs d’élite, au matériel sophistiqué (ils dorment à l’arrière durant la journée) avec appareils de visée nocturne, prenant le relais des combattants de jour : 24h/24 -7j/7…

Les égorgeurs de l’OTAN sont en « Echec et Mat ».
7.  A Genève, face à la Russie, la CPO est en panique. Son représentant, Kerry, dans ses petits souliers…

Préoccupée moins par le sort de la piétaille qui lui sert de chair à canon que pour sauver les officiers des forces spéciales des membres de l’OTAN pris au piège dans Alep.
 
N’ayant plus de « réserve immédiate », elle jette dans la bataille les miliciens les mieux équipés, encadrés et expérimentés proches d’Alep, positionnés sur la frontière turque, notamment à Jarablus et ses environs.
 
D’où ce montage, dans un mouvement tactique dit du « roque » pour rester dans la métaphore du jeu d’échecs, avec les Turcs. Chassant, sans combat, les milices de Daesh de Jarablus et ses environs, pour y substituer des recrues en cours de formation en Turquie sous le label ASL (Armée Syrienne Libre…). Les Turcs en profitant pour limiter les ambitions territoriales kurdes en Syrie, pour ne pas faire tache d’huile sur son propre territoire.
Trois points à retenir de l’évolution en cours :

i)   Les contingents de Daesh se font laminer à l’approche d’Alep. C’est donc peine perdue pour la CPO qui ne peut faire basculer le rapport de force : « game over »…
 
ii)  Comme dans toute bonne négociation, Russes et Iraniens actuellement les meilleurs diplomates connaissent et appliquent ce principe, il convient de « sauver la face » de l’adversaire pour mieux l’apaiser. En laissant, plus particulièrement, les conseillers de l’OTAN (dont des français) être discrètement exfiltrés.
 
iii)  Les Turcs ne vont pas bouger de la zone frontalière, et, inéluctablement, retourneront dans leurs casernes.
 
Le moindre de leurs mouvements, en direction d’Alep, serait la porte ouverte à un élargissement d’une ampleur considérable du conflit : en 48h ils se retrouveraient face à des régiments d’élite des forces iraniennes. L’Iran sait que si la Syrie s’effondre, ce sera son tour prochain d’être attaqué…

8.  Suite et fin …

Le processus de résolution du chaos, instauré en Syrie par les Occidentaux, est en marche. Il connaîtra probablement d’autres soubresauts, mais il est irréversible. Trois vecteurs en sont porteurs :

i)   Accélération de l’émergence d’un monde multipolaire
 
Une certitude : le monde multipolaire, souhaité par tous les pays de la planète, émerge progressivement, trop lentement peut-être, mais avec force. La mainmise des Occidentaux sur le Moyen-Orient, son pillage des ressources énergétiques de la région, le niveau hallucinant de violences qu’ils lui infligent dans la bonne conscience hypocrite de l’instauration de la « Démocratie et des Droits de l’Homme », ne sont plus tolérables.
 
C’est inadmissible. Et, tout sera fait pour y mettre un terme.

Certes, les Occidentaux vont s’efforcer, s’acharner, pour prolonger le chaos en Syrie, même s’ils savent qu’ils n’ont plus la maîtrise de la situation comme, encore pour quelques temps, en Libye, en Afghanistan ou en Somalie.

Apparemment, l’oligarchie militaro-industrielle des USA ne se souvient pas du Vietnam, et de la pathétique fuite des forces d’occupation américaines avec leurs collabos, lors de la chute de Saigon, le 30 avril 1975… Si Hillary Clinton devient président des USA, il est à prévoir une montée en tension paroxystique. La Syrie et ses alliés s’y préparent. : «Les hurlements du vent ne font pas trembler la montagne », comme disent nos amis Chinois.
 
Signe fort : la Chine vient de signer des accords de coopération avec les forces armées syriennes.

Dans un premier temps, pour contribuer à la formation et l’équipement, compte tenu de l’urgence et l’immensité des besoins, dans le domaine médical et des soins spécialisés pour les dizaines de milliers de blessés, handicapés et traumatisés. Notre presse de la propagande s’en étrangle de dépit ridicule (« …l’armée pro-Assad… »). (7)
ii)  Naufrage du fanatisme néocolonial

Hors les frontières de leurs propres pays, les Occidentaux se croient exonérés des règles du Droit International (même embryonnaire), de la Justice et de l’Ethique. Ce culte de l’irresponsabilité et de la sauvagerie bien pensante trouve inexorablement ses limites. Même si, actuellement,  les nomenklaturas en Occident, corsetées dans leur «habitus » raciste, n’en acceptent pas l’évidence.

Le Moyen-Orient vit ce que des pays comme la Chine ont subi pendant des décennies : un climat de guerre civile artificiellement entretenu par les « grandes puissances » du moment, avec leurs « seigneurs de la guerre », leurs milices, leurs trafiquants d’armes, aussi corrompus que sanguinaires. Chacune instrumentalisant sa marionnette, au gré des alliances fugitives forgées dans les fourberies opportunistes.

Mais tôt ou tard, les prédateurs occidentaux devront quitter la région. Pour n’y revenir que dans un « rapport d’égal à égal ».

iii)  Renaissance annoncée

Hormis les satrapies vermoulues du Golfe Persique, à l’exemple des autres pays du Moyen-Orient, plus que d’autres certainement, la Syrie est en ruine.
 
Comme l’était la Chine en 1949, après un siècle de chaos entretenu par l’Occident, quand elle a pu enfin réaliser son union et s’ériger en république indépendante.
Comme l’était le Vietnam, au lendemain de 30 ans de luttes anticoloniales.

Magnifique exemple de résistance, la Syrie représente pour la région, au-delà de la bataille d’Alep, le Stalingrad sur lequel se brise la voracité prédatrice de l’Occident. En cendres, mais elle renaîtra de ses cendres encore plus forte et plus belle qu’elle ne l’a été.
Son peuple, dans toutes ses composantes ethniques et religieuses, solidaire, uni ; autour de son président et de son épouse, plus populaires que jamais, incarnant le courage inébranlable et la sereine dignité de la Nation Syrienne.

Par Georges Stanchy

Blog Stanchy

dimanche 21 août 2016

Grands médias sur la Syrie ? Méfiance, Vigilance, Méfiance...

Le 21 Août 2016 - Il n'est pas possible de garder le silence alors que les grands médias occidentaux trompent la malheureuse opinion publique qui ne sait plus qui croire au sujet du déroulement du conflit syrien. 

Dans la foulée d'autres médias alternatifs, le Veilleur de Ninive tente de vous révéler la vérité, car la vérité que nous chérissons, lorsqu'elle est soumise à l'ordre Divin, mène à la justice, la liberté, la fraternité, etc...Aussi, dans l'écrit qui suit, suffit-il au lecteur de suivre avec nous la démarche logique et picturale. La démonstration du mensonge médiatique se fait en six étapes.

1° - La presse internationale diffuse l'image d'un enfant recouvert de poussière et de sang qui aurait été secouru des décombres d'un bâtiment touché par un raid aérien à Alep.... L'image est diffusée par la "Syrian American Medical society" (curieusement proposée pour le Prix Nobel) ; celle-ci la transmet à Sophie McNeil de l'Agence ABC news liban. Elle fait la couverture des principaux journaux occidentaux.


2° - A présent, demandons-nous qui est le photographe à l'origine du cliché ? Nous découvrons qu'il s'agit d'un individu Mahmoud Rastan qui serait proche du mouvement Nour al-Dine al-Zenki à l'origine de la décapitation, le 19 juillet 2016, du petit Abdallah Issa, 12 ans.   
 

3° - Un exemple d'information travestie (plus grave que la désinformation), nous est donné par le Quotidien " The Sun" de Londres, qui annonce que Mahmoud Rastan a fondu en larmes au moment où il prenait la photo.


4° - Mahmoud Rastan est-il proche du mouvement Harakat Nour al-Dine al Zneki ? Regardons la photo du bas dans le quadrant; Mahmoud Rastan est en train de prendre la photo du petit Omrane. Cela a offert la possibilité à la télévision chinoise d'ironiser sur le sujet par ce commentaire, "Au lieu de poursuivre immédiatement des opérations de sauvetage, des gens ont préféré saisir une caméra".
 
Pour en revenir à Mahmoud Rastan, nous le reconnaissons, à sa chemise, dans les photos du haut aux côtés d'hommes armés qui ne sont autres que des commandants du groupe "Harakat Nour al-Dine al-Zenki"; par ailleurs sur la partie droite, deux d'entre-eux sont pris en photos, rire au visage, aux côtés du petit Abdallah en train d'être terrorisé avant décapitation.

 
 5° - Ci-dessous une preuve plus évidente encore de la proximité de Rastan et des assassins du petit Abdallah que l'on reconnait clairement sur le cliché. On revoit, entourant le petit Abdallah Issa, les deux énergumènes qui sont dans le cliché du haut en treillis avec Mahmoud Rastan.



 6° - Cette video (à ne visionner que par les plus 18 ans ; nous ne la diffusons que pour prouver l'authenticité de nos dires) montre bien que ces hommes que l'on aperçoit terrorisant le petit Abdallah sont ceux-là-mêmes qui vont le décapiter et qui sont proches de Mahmoud Rastan, qui est à l'origine de la photo.
 

La leçon de cette action de manipulation est que nous devons toujours et constamment rester vigilant à l'égard des grands médias, qui reprennent à répétition, les articles de leurs confrères qu'ils soient vrais ou faux. Leur but n'est guère la vérité car, ils ne sont pas soumis à une autorité morale supérieure qui incarne la Vérité. Les grands médias obéissent avant tout aux lobbies qui les maintiennent sous-oxygène par le financement, et aux gouvernements occidentaux qui gesticulent ici-bas en s'ingérant de plus en plus dans la liberté de la presse.
 
Le but des Etats occidentaux est toujours d'évincer le Président Bashar el-Assad pour obtenir l'affaiblissement du Hezbollah et l'isolement de l'Iran....La guerre de Syrie aura mis en exergue le rôle grossier et diabolique du mensonge au mépris de toute justice. 
 
Le Veilleur de Ninive 

dimanche 7 août 2016

Urgent ! L'ouest de la ville d'Alep est encerclée et soumise à un blocus.

Alep - 7 Août 2016 - L’armée syrienne avait, la semaine dernière, gagné une bataille en libérant le quartier de Bani Zeid qui surplombe la ville et d’où les rebelles-terroristes lançaient leurs mortiers et fusées sur les quartiers civils d’Alep depuis 4 ans. Et on nous promettait la libération prochaine des autres quartiers d’Alep occupés par les rebelles.
 
Hélas, les combats qui faisaient rage depuis 3 jours autour de la seule route qui relie Alep au reste du monde dans la région de Ramoussé (la plus proche banlieue d’Alep) ont permis aux terroristes de l'occuper ; en conséquence, cette voie est désormais coupée.
 
Percée fin 2013, ce passage est notre cordon ombilical ; Elle relie Alep à Homs (via Khanasser) et au reste du pays et du monde. Par elle, passe tout le ravitaillement de produits et d’aliments d’Alep. C’est elle qu’empruntaient les Alepins pour quitter ou revenir en ville.
 
Depuis Jeudi soir, le ravitaillement d’Alep est arrêté. La pénurie s’est installée. Il n’y a plus d’essence, de fioul, de produits frais (fruits, légumes et viandes) le pain est devenu rare. Et les Alepins sont très inquiets pour leur avenir immédiat.
 
Est-ce que les gouvernements occidentaux vont protester, s’indigner, menacer, présenter une résolution au conseil de sécurité pour demander la levée du blocus d’Alep (Ouest) qui compte 1.500.000 habitants comme ils l’avaient fait il y a 10 jours quand l’armée syrienne encerclait Alep-Est prétextant la survie des 250.000 habitants de cette région ?
 
Où sont maintenant les protestations de nos amis qui, tombant dans le piège du politiquement correct, demandaient, il y a 10 jours, la levée de l’encerclement des rebelles pour des raisons humanitaire ?
 
Déjà, l’eau et l’électricité étaient coupées depuis longtemps. L’électricité, on l’achetait des générateurs privés et l’eau, on la puisait des centaines de puits forés dans les 2 dernières années. Ce qui est grave, c’est que les générateurs privés et les pompes des puits d’eau ont besoin de fioul, et s’il n’y a plus de fioul, il n’y a plus d’eau. Avec 40 degré à l’ombre, c’est du plaisir…
 
Un million cinq cent Mille personnes sans eau, je me demande s’il faut le qualifier de crime de guerre ou de crime contre l’humanité !!!
 
Nabil Antaki
 

Pour aider : Chèque à envoyer à l’ordre de l’œuvre d’Orient, 20 rue du Regard, 75278 Paris Cedex 06, en précisant bien : au profit des "Maristes Bleus". 

mercredi 4 mai 2016

Les "casques blancs" font dans le civil ce que les "rebelles" font dans le combat : servir les intérêts de l'Occident, sans honneur, ni dignité.

Mercredi 5 mai 2016 - Par L. Mazboudi - De nombreux observateurs occidentaux se sont arrêtés sur la forte propagande qui accompagne la bataille stratégique d’Alep, menée entre, d’une part, l’armée syrienne et ses alliés (Russie, Iran, le Hezbollah) et, d’autre part, l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’OTAN qui soutiennent les groupes terroristes dont entre autre le Front al Nosra, Jaïsh al Islam, Ahrar El Sham….
 
L’un d’entre eux est l'éminent professeur australien Tim Anderson, diplômé en économie et en politique internationale et maître de conférences au Département d’économie politique de l’Université de Sydney.
 
Dans un article publié sur le site canadien Global Research, il constate que depuis le lancement de la bataille d’Alep par les milices armées, qui ont tiré des centaines de mortiers sur ses quartiers résidentiels loyalistes,  les médias occidentaux inversent les faits. Affirmant que les citoyens d’Alep sont sous la menace de l’armée syrienne, alors que les sources syriennes montrent des civils, subissant les incessantes attaques de mortier, et demandant que l’armée expulse tous les groupes terroristes.

Anderson remarque aussi que des ONG proches des milices alimentent la fiction que l’armée syrienne ne réagit pas aux attaques des milices, mais s’en prend aux civils syriens. « Chaque attaque contre al-Nosra  est ainsi décrite comme une attaque contre des "civils" et des cliniques, ou sur des travailleurs de la santé d’urgence », rapporte-t-il.
 
Selon lui, l’une de ces ONG est celle connue sous le nom des  Casques blancs (The White Helmets) alias « la défense civile syrienne ».
 
Celle-ci est devenue la source principale des accusations prétendant que les avions syriens et russes ciblent les hôpitaux.

La journaliste d’investigation britannique Vanessa Beeley s’est intéressée à ces Casques blancs, qui prétendent être indépendants, et ont droit de cité aux médias occidentaux.
 
Le 29 avril dernier, le journal français Le Monde a publié une lettre signée par de présumés médecins syrien appartenant à cette organisation.
 
Dans un article intitulé « Les Casques Blancs : nouveaux genres de mercenaires et de propagandistes » et publié en septembre 2015 sur le site  21st Century WireIls, Mme Beeley révèle qu’ils sont en réalité une création des britanniques et des américains en 2013.
 
Elle assure aussi  qu’ils sont dirigés par l’ancien soldat britannique James le MESURIER, dont la société est installée à Dubaï, et ont subi leur entrainement et formation en Turquie.
 
Selon la journaliste, ces Casques blancs œuvrent dans les régions occupées par le Front al Nosra et Cie, et sont très actifs sur les médias sociaux avec une présence sur Twitter et Facebook.
 
« La fonction principale des Casques blancs est la propagande : celle de diaboliser le gouvernement d’Assad et d’encourager l'intervention étrangère directe. Un leader  Casque blanc a écrit un éditorial récent au Washington Post», écrit aussi Beeley.
 
Selon elle, le but ultime de cette organisation est surtout l’instauration d’un No Fly Zone, à l’instar du scénario libyen.


mardi 3 mai 2016

Alep : L’information mensongère continue....

La journaliste d’investigation italienne Silvia Cattori a demandé au Dr. Nabil Antaki, médecin syrien résidant à Alep si les informations rapportées depuis une semaine dans les pays francophones sur la situation dans cette ville correspondaient à ce qu’il constate sur place. Voici sa réponse.

"Au sujet des récents événements, je constate que les médias [traditionnels, ndlr] continuent de mentir par omission. Depuis le début de la guerre à Alep il y a 4 ans, ils ne rapportent pas du tout les faits dans leur ensemble.

Alep est bombardée tous les jours depuis 2012 par des groupes terroristes causant des morts et des blessés. Personne n’en a jamais eu cure; si ce n’est pour se féliciter du « bon boulot qu’ils font» [allusion à la déclaration de Laurent Fabius, ndlr]. Il est temps que l’Occident se réveille et arrête de soutenir ces terroristes.

Nous sommes très révoltés ici à Alep par le manque d’impartialité et d’objectivité des médias. Ils ne parlent que des souffrances et des pertes humaines dans la zone Est de la ville contrôlée par le front al-Nosra, un groupe terroriste affilié à al-Qaïda, qu’ils qualifient toujours de « rebelle » ce qui est une manière de le rendre respectable. Et ils restent muets sur les pertes et les souffrances endurées quotidiennement dans nos quartiers de l’Ouest d’Alep à cause des tirs d’obus lancés par ces terroristes. Ils ne parlent pas davantage du blocus et des coupures totales d’eau et d’électricité qu’ils nous infligent…

Les médias n’ont rien dit des bombardements continus et des carnages qui ont eu lieu depuis une semaine, dans la partie Ouest de la ville [où habite le Dr. Nabil], où aucun quartier n’a été épargné et où il y a tous les jours des dizaines de morts. Ces omissions sont d’autant plus révoltantes que ces quartiers représentent 75 % de la superficie d’Alep et comptent 1.5 millions d’habitants – contre 300.000 dans la partie Est occupée par les groupes terroristes.

Cette information tronquée laisse entendre que les groupes terroristes qui nous attaquent sont les victimes. Pire, les médias ont détourné notre appel « SAUVER ALEP » en laissant croire que cet appel exigeait l’arrêt des hostilités par « les forces d’Assad ». Ce qui est faux. D’ailleurs, il n’y a pas de «forces d’Assad » : il y a les forces de l’armée régulière syrienne qui défendent l’Etat syrien.

Ils [les médias traditionnels, ndlr] auraient pu au moins avoir la décence de mentionner les carnages causés par les tirs des terroristes qui ont fait de nombreux morts. Comme cela s’est encore produit hier, vendredi, où un de leurs tirs a frappé une mosquée à l’heure de la prière. Les attaques et les pertes dont nous souffrons sont présentées de manière à laisser le public dans le flou quant aux véritables responsables de ces crimes (1) (2).

Depuis trois jours les médias accusent le « régime Assad » et les Russes d’avoir bombardé et détruit un hôpital soutenu par l’ONG Médecins sans Frontières à l’Est de la ville. Ils affirment que le « dernier pédiatre d’Alep » a été tué dans ce bombardement (3)(4). Nous avons encore de nombreux pédiatres à Alep. Cela montre bien que, pour les médias, seule compte cette partie Est occupée par les rebelles, et que les trois quarts de la ville d’Alep administrée par l’Etat syrien, où pratiquent encore de nombreux pédiatres, ne comptent pas.

L’hôpital mentionné n’est pas sur la liste des hôpitaux de Syrie établie avant la guerre par le ministère de la santé. Donc, s’il existe, il a été installé après la guerre. Je ne crois pas que les forces gouvernementales ou l’aviation russe bombardent délibérément un hôpital. Il n’y va pas de leur intérêt.

Nous avions constaté la même partialité quand le plus grand hôpital d’Alep Al Kindi, avait été frappé par les obus terroristes d’al-Nosra, puis incendié intentionnellement en 2013. Nous sommes écœurés et révoltés par cette désinformation permanente".

Par le Dr Nabil Antaki. 
Source : Site Arrêt sur l'info & Al Manar.

jeudi 11 février 2016

Mgr. Jeanbart : "Si l'Occident veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous".

Le 10 février 20016 - En 2015, le Vieux Continent s'est retrouvé confronté à un défi inattendu: près d'un million de réfugiés sont entrés en Europe, un record depuis l'époque de la Seconde Guerre mondiale. Et pendant que les pouvoirs européens peinent à trouver une solution, la voix d'un évêque s'élève à Alep. Son message est simple: aidez-nous... à rester en Syrie.

Ces dernières semaines, la ville syrienne d'Alep est de nouveau en tête des bulletins d'informations: tandis que les autorités syriennes, dont les troupes poursuivent leur progression dans le nord, définissent la prise du contrôle de cette ville comme leur priorité stratégique, l'Occident dénonce les victimes civiles et la Turquie voisine enregistre un nouvel afflux de réfugiés. La voix des habitants de la ville, de ceux qui vivent la guerre depuis près de quatre ans au jour le jour se perd derrière tous ces enjeux. A quoi aspirent-ils? Retrouver la paix et rester dans leur pays, confie Monseigneur Jeanbart, archevêque [Grec-Melkite] d'Alep, dans un entretien accordé à Sputnik.

"Si l'Occident veut nous aider, si quelqu'un veut nous aider, qu'il nous aide à rester chez-nous, qu'il pousse vers la paix, vers une solution à cette crise", a indiqué l'archevêque. 

D'ailleurs, aider les gens sur le terrain, prévenir les nouvelles vagues de réfugiés coûterait à l'Occident, "1.000 fois moins chers", estime-t-il. Et de rappeler que l'Allemagne avait octroyé cinq milliards d'euros à la Turquie pour que cette dernière s'occupe des réfugiés syriens. Et pourtant, selon l'homme d'Eglise, un à deux milliards pourraient suffire à aider les Syriens de toutes les confessions à rester au pays.

Mais c'est surtout la bonne volonté d'arrêter les combats qui aurait suffi pour venir en aide aux Syriens, juge-t-il. "Avec très peu d'argent et un peu de bonne volonté pour arrêter les batailles, empêcher ceux qui envoient des mercenaires de les financer, les choses iraient bien et il n'y aurait pas besoin d'envoyer des milliards pour s'occuper des réfugiés", indique-t-il.

Excédés par des années de guerre et incapables de gérer la crise par eux-mêmes, les Syriens placent tout leur espoir dans le succès des négociations internationales, tout en réalisant que le chemin menant à l'entente sera épineux. Mais leur reste-t-il un autre espoir?

"J'attends beaucoup et je souhaite qu'elles (les négociations, ndlr) réussissent, même s'il y a eu quelques difficultés en chemin", confie Mgr. Jeanbart, avant de rajouter: "Tout le monde a besoin de la paix: que ce soit le gouvernement, que ce soit l'opposition, et surtout les citoyens. Ce sont les pauvres citoyens qui paient, c'est nous qui payons les frais de ces batailles".

En attendant, il vit dans l'espoir qu'un jour son pays, que les Syriens aiment comparer à une "mosaïque de confessions et d'ethnies", renaisse des cendres pour redevenir la terre de la paix, de la multiculture et de la tolérance. "Je demande au Seigneur de faire en sorte que cette guerre finisse le plus tôt possible, qu'il y ait un dialogue et que l'on retrouve la Syrie que nous avons toujours connue: une Syrie où vivent ensemble chrétiens, musulmans, druzes, alaouites, où nous vivons en frères", rêve aujourd'hui l'archevêque d'Alep.

Regardant au-delà de la pensée binaire, l'archevêque tente de trouver un signe, un sens profond dans l'épreuve à laquelle sont confrontés son peuple et son pays. Ne serait-ce qu'"une rencontre œcuménique, historique, tant attendue entre l'Eglise de Russie et l'Eglise Catholique", s'interroge-t-il, se référant à l'entrevue entre le Pape François et le patriarche Cyrille prévue le 12 février à Cuba.

"J'ai beaucoup d'espoir, un grand espoir, que j'attends de la rencontre du St-Père François Ier et du Patriarche Cyrille, je crois que cela va beaucoup aider à pousser vers une solution. Cela va pousser l'Occident, la Russie, la Syrie et tout le monde à faire un supplément d'efforts pour réaliser la paix", a conclu Mgr. Jeanbart.

Resté à l'abri des troubles au cours des premiers mois suivant le début de la crise, Alep semblait être un des rares havres de stabilité en Syrie. Des tensions éclataient çà et là, mais rien ne se passait à Alep. La donne a changé en 2012: premiers attentats-suicides, premières manifestations, et voilà qu'à l'été 2012 la deuxième ville du pays figurait dans tous les bulletins d'informations comme le "Benghazi syrien" (en référence au fief de l'opposition libyenne). Quatre années de combats et de destruction ont suivi.

Source : Spoutnik

mercredi 27 janvier 2016

Syrie : Vivre avec les chrétiens d'Alep demeurés sur place...

Le 27 Janvier 2016 - Cette video a été realisée par l'Association SOS Chrétiens d'Orient. Il s'agit d'un travail remarquable non pas tant par la qualité cinématographique, encore qu'il s'agisse d'une réussite, vue les conditions de vie sur place, mais par l'occasion que cette réalisation télévisuelle offre aux alépins de s'exprimer.....

Portons loin leurs voix qui, sous un ton calme, reflète une supplication pour que l'Occident rétablisse l'équilibre entre les mercenaires assassins et leur victimes.

En donnant aux chrétiens d'Alep, la vingtaine de minutes nécessaire à la vision de cette video, nous partageons ces moments poignants que vivent les alépins, dont la moindre qualité s'est révélée être le courage dans l'adversité.

Bien sûr entre des syriens arrivés comme réfugiés dans les pays d'Occident et des alépins demeurés dans leur ville, la priorité et l'essentiel de l'effort d'aides doit s'orienter vers ceux qui sont restés fixés à leur Eglise syrienne. Remercions les pour leur vaillance.



Source : Boulevard Voltaire.

mercredi 26 mars 2014

L'Eglise arménienne d'Alep bombardée et le dôme détruit.

Alep - Mardi 25 mars - 4h30 (heure locale) - Des roquettes se sont abattues en grand nombre sur la région d4'Alep de Nor Kyough, entraînant des dégâts considérables, notamment la destruction du Dôme de l'Eglise de la Sainte-Trinité des arméniens-catholiques, également connue sous le nom de Zvartnots.

Eglise arménienne de la Sainte-Trinité
Les attaques ont aussi causé des dommages dans les immeubles et les habitations autour de l'Église. Un jeune homme et une femme, une mère et son enfant furent grièvement blessés. Aucun décès n'aurait été rapporté. 

Une des roquettes est tombée sur une maison possédée par une famille arménienne, causant un incendie. Des unités de volontaires arméniens se sont précipitées sur les lieux pour tenter d'éteindre le feux, avant que les équipes de pompiers n'interviennent. 

La dernière attaque a causé des dégâts considérables, sans compter l'impact psychologique sur les habitants. 

Elle a suivi de plusieurs jours, l'opération menée, par des hommes armés liés à Al-Qaïda, contre la population de la ville de Kessab à la frontière turque, qui a abouti à la mort de 80 personnes et à l'évacuation de plus de 600 familles forcées de se réfugier autour de Lattaquié.

lundi 20 janvier 2014

Syrie, perfidie et tyrannie des preneurs d'otages.


Ouanes Levonian (69ans) et son fils Minas, deux arméniens qui vivaient à Alep. Ils étaient propriétaires, leur seul bien, d’un atelier de fabrication de glaçons dans le quartier Al-Bab qui se trouve dans la banlieue d'Alep sous contrôle de l’Armée Islamique de l’Irak et du Levant [dénommé en arabe par son sigle Da'ech - داعش].
Cette usine fut occupée par les terroristes.  Comme les deux arméniens n’avaient plus de ressources pour se nourrir, ils décidèrent de trouver un arrangement avec « l’Emir » de Da’ech », en espérant qu’il leur rendrait leur bien. C’était, avec bonté, espérer dans la « magnanimité » et le courage de ces simples terroristes.

Parvenus à la résidence de l’Emir, ils sont arrêtés en raison de leur baptême et de leur appartenance à la religion chrétienne. Retenus, ils tentent de parvenir à un compromis avec les hommes de l’A.I.I.L. dont nous savons qu’ils ne tolèrent pas le maintien en vie, des « Infidèles » autrement-dit  de tous ceux qui ne sont pas musulmans.

La famille de Ouanes Lévonian, se compose de son épouse, de ses deux filles et de son fils unique, Minas, qui lui-même est marié avec 3 enfants dont l’ainé est à peine âgé de onze ans. Durant des mois, l’épouse de Ouanes et les siens se mettent à la recherche de son époux et de son fils.

Un jour récent, une sentence est prononcée par un juge du tribunal de la Chari'a de l’A.I.I.L. à l'encontre des deux Levonian; elle stipule : « Devenez musulmans et vous serez laissés en vie ». Les deux malheureux sont contraints d’accepter ayant une famille à nourir ; ils proclament la « chahada » de la conversion ; toutefois en dépit de leur proclamation, ils sont remis en prison avec la promesse d’être libérés sous trois jours. Minas demande alors pourquoi ce retard à leur libération ? La réponse ne tarde pas à venir : « Son Altesse, l’Emir n’est pas convaincu du bien fondé de votre conversion à l’Islam ». « Comment est-ce, puisque nous avons juré ? »,  répond-il. « Vous les gens du Livre votre Evangile est falsifié et votre Foi est nulle. Vous, vous êtes convertis à l'islam par ruse » leur réplique-t-on.

C’est alors qu’en raison du conflit entre mouvements rebelles, les deux hommes sont conduits chez le juge de l’A.I.I.L. devant lequel ils sont assassinés par balles. Mais la fin du drame est à venir puisque la famille, étant parvenu, à l’A.I.I.L. dans ses recherches, demande que les corps leur soient remis. La réponse de Da’ech, n’est autre que : « Vos hommes sont morts musulmans et seront enterrés selon la loi musulmane ; ils sont maintenant nos martyrs…ils ne peuvent vous être remis ».
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.