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jeudi 30 avril 2015

Syrie, un décret présidentiel accorde des soins gratuits pour les proches des Syriens "tombés en martyrs".

Jeudi 31 avril 2015 - Le régime de Damas a décidé de fournir des soins médicaux gratuits aux proches des personnes qu'il considère "tombées en martyrs" en Syrie, pays ravagé par la guerre depuis plus de quatre ans, selon un décret présidentiel publié jeudi par l'agence Sana.

"Les parents, enfants, et époux des personnes tombées en martyrs, ou des personnes disparues lors d'opérations militaires menées par l'armée ou (tuées) par des groupes terroristes", bénéficieront de soins médicaux gratuits et de billets demi-tarif dans les transports, indique le décret promulgué par le président Bachar al-Assad. Profiteront également de cette faveur "toutes les personnes entièrement handicapées à cause des opérations militaires ou du fait de groupes terroristes, ainsi que leurs parents, leurs époux et leurs enfants".

Toutes les personnes tuées "en martyrs" ou blessés depuis le 15 mars 2011, début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad, sont concernées. Selon une source de sécurité à Damas, une personne est reconnue comme "martyr" par un décret presidential.
 
Source l'Orient-le-Jour du 31-Avril 2015. 

Alors que les Officiels français offraient, il y a quelques années, à leur peuple du sang contaminé, Bachar el-Assad décide de donner des soins médicaux gratuits aux proches des syriens tombés sous la violence.

Comment suite à une telle information, les régimes hostiles au Président Assad peuvent-ils se montrer si aveugles et sourds à un changement d'attitude et d'esprit du régime syrien.... C'est bien qu'il y a des objectifs géopolitiques cachés. 
 
 
 

mercredi 13 novembre 2013

Syrie, le taux de change du dollar est-il un bon baromètre de la position américaine sur l'échiquier ?

En Syrie, le taux de change du dollar ne serait-il pas le reflet des victoires et des revers des Etats-Unis ? Très élevé durant les deux premières années de la guerre syrienne, le dollar connaît, depuis quelques temps, une pente qu'il semble avoir du mal à freiner. 

Après avoir atteint des sommets avec 1$ pour 350 livres syriennes, on l'échange aujourd'hui au taux de 1$ pour 145 livres syriennes. 

Mais quelles explications peuvent être données au phénomène ?

Il y en aurait plusieurs : 

1° L'aide de l'Iran qu'on dit de 5 milliards de $ à la Banque de Syrie.
2° L'aide financière accordée par la Russie. 
3° La mise sous contrôle et la fermeture de bureaux des changes qui faisaient circuler des rumeurs négatives sur la livre syrienne, lui annonçant le même avenir de dégringolade que la livre libanaise avait connu durant sa guerre.
4° Les victoires de l'armée syrienne qui reprend du terrain sur plusieurs fronts.
5° La « frappe américaine » avortée.
6° Le moral des syriens qui aperçoit des lueurs d'espoir, par-ci par-là.

Ces explications auraient eu pour effet de pousser les citoyens à acheter des livres syriennes. Les bureaux de changes eux-mêmes semble faire de même. Cette dégringolade du dollar n'est, toutefois, pas sans conséquences négatives pour des personnes qui avaient trouvé refuge dans la monnaie américaine et avaient transformé leurs avoirs en dollars.

Sur les prix, la chute du dollar aura pour effet une baisse de 10% en moyenne, à l'exception des biens qui se vendent au marché-noir, viandes rouges et blanches, fromages, etc....

De notre correspondant à Alep

dimanche 14 octobre 2012

Harasta, la banlieue de Damas qui a besoin de vous....

Hier toute la sainte journée nous entendions des histoires "à dormir debout" : Des enlèvements pour de l'argent, des meurtres, des vols, de la destruction touchant riches et pauvres.

Autour de Damas, Harasta dans le Rif [la banlieue] est toujours dans la détresse. Le Père Djébraïl [Gabriel] Kahila, Curé de Harasta [à nouveau bombardée il y a quelques jours] nous a attiré l'attention sur le fait qu'il ne reçoit aucun secours ; les associations caritatives se concentrent sur Homs, Alep et leur Rif ; les faubourgs de Damas sont oubliés.

Les seuls aides reçues pour les réfugiés chrétiens de cette banlieue ont été fournis par l'ONU sous forme de gels douche et de savons. 46 familles chrétiennes formant près de 130 personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté. Ces personnes ont besoin de tout. 

Des familles sinistrées de Harasta, bombardée à plusieurs reprises, certaines se sont réfugiées chez des parents pauvres qui habitent des quartiers misérables, d'autres ont préféré rester chez eux sous les bombes car totalement démunis pour s'éloigner.  Ces familles sont "prisonnières"; elles ne peuvent plus en sortir car cette banlieue est à présent sous le contrôle des milices armées de l'Armée Syrienne "Libre". 

Nous apprenions il y a trois jours, qu'un jeune homme fut entièrement brûlé; aucune ambulance n'a osé se rendre sur place, le prêtre cherche une voiture avec un brancard pour aller le récupérer. Le Père Kahila qui habitait Harasta a du quitter la ville car sa propre maison a été détruite. Le plus grand bien est dit de lui et de son dévouement ; il se consacre à venir au secours des chrétiens de cette banlieue qui est pratiquement rayée de la carte. 

Le Père nous a confirmé n'avoir reçu aucune autre aide que celle évoquée plus haut. Les 46 familles concernées n'ont aucun revenu ; les jeunes et moins jeunes sont sans travail. Ajoutons que le Père Djébraïl [Gabriel] s'occupe également des chrétiens de Douma, Zamalka et Adra. A Douma, il n'y a plus de chrétiens, puisque les 25 familles qui y vivaient sont parties.

M.A. - Damas

Nous remercions tout ceux qui peuvent collecter, ne serait-ce que de modiques sommes, pour soulager ces familles en détresse. Les dons peuvent être adressé à la Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient qui est en contact avec Harasta; un usage honnête avec discernement est assuré. 

samedi 6 octobre 2012

Alep - Mgr. Anis Abi Aad : Nous avons besoin de secours et d'aide.

Mgr Anis Youssif Abi Aad, Archevêque maronite d'Alep déclare que l’écrasante majorité des chrétiens sont encore en Syrie. Et nous avons besoin de secours et l'aide…

L’Archevêque maronite a assuré au cours d’une interview radio-diffusée, que « la grande majorité des chrétiens est encore en Syrie et qu'elle ne s'occupait pas de questions militaires ; il a ajouté : «Nous avons besoin de secours et de l'aide."

Mgr. a souligné « qu’il est à craindre que certaines écoles ne puissent ouvrir leurs portes car elles sont devenues un refuge pour les déplacées », soulignant que l'Eglise n’est pas en mesure de faire face à la situation. Il a également appelé les chrétiens à rester dans le pays en affirmant : « Ne fermez pas les portes du dialogue et appuyez vous sur vos blessures pour établir une atmosphère de dialogue et de compréhension mutuelle ».

lundi 9 juillet 2012

Médecin en Syrie : une situation peu enviable.

La situation des médecins syriens n’est pas des plus enviables. Leur vie et l’exercice de la profession sont devenus très difficiles. Ils sont coincés entre les conditions de l’Etat, celles de l’Ordre des médecins et surtout les menaces d’enlèvements par les rebelles.

Il faut savoir qu’en Syrie, les médecins hospitaliers ou fonctionnaires de l’Etat ne sont pas autorisés à démissionner ou à quitter le pays. Les moyens de contrôle et de pression qui sont exercés sur leurs personnes ne manquent pas. La menace de perdre leurs droits à la retraite tombe sur eux s'il advient qu'ils démissionnent. Des autorisations d’absence à court-terme leur sont autrement octroyées.

En revanche, les médecins en profession libérale doivent obtenir la permission de l’Ordre des Médecins pour quitter la Syrie mais cette obligation ne semble pas dissuasive puisque les médecins libéraux peuvent apparemment quitter le pays sans difficultés.

Depuis quelques mois, le personnel médical est pris à partie par les rebelles qui considèrent que les médecins sont complices du régime. En leur portant atteinte, les hommes armés de la rébellion cherchent à pousser le peuple à la révolte contre le régime. Toujours avec le même objectif, la rébellion s’attaque aux infrastructures scolaire, postale et électrique, aux usines, aux conduites de gaz et aux pipelines, enfin aux experts en charge de ces infrastructures.

Dans la réalité, les rebelles ne "liquident" pas systématiquement les hommes de science et les experts. Ils les menacent par nécessité, en enlevant des spécialistes pour exiger d’eux des interventions qui sont, concernant les chirurgiens, d'opérer les blessés de leur camp; ensuite, ils les libèrent contre une rançon négociée. La technique rappelle celle pratiquée du temps du prophète Mohamed qui avait toléré et maintenu en vie les « gens du livre », chrétiens et juifs pour leur faire travailler la terre, cette activité que les nomades méprisaient. En échange de la « tolérance et du maintien en vie » Mohamed avait requis de ces catégories de seconde zone le versement d’un impôt la « gizya ». Nous trouvons dans l’attitude des rebelles vis-à-vis des médecins un peu de cette « tolérance » intéressée qui n'a aucun fondement théologique.

On peut s’étonner de cette violence tournée vers une profession qui devrait au contraire être protégée. Le corps médical est même devenu une proie recherchée par les groupes armés. Comment se l'expliquer ? Il y a déjà le fait que les médecins peuvent soigner les combattants blessés mais aussi qu'ils forment un groupe social idéal pour être pris en otage, puisque socialement les médecins ont généralement des situations financières confortables et puis leur enlèvement ne passe pas inaperçu. Ensuite, il y a le fait que la destruction du tissu médical accélérerait la fragilisation et l’anéantissement des structures sociales et familiales qui forment avec l'armée et le parti au pouvoir, l'armature du pays. Une technique qui nous rappelle le fondamentalisme des talibans Afghans à l’œuvre.

Toutes les spécialités médicales sont suffisamment représentées en Syrie mais cela donne t-il au citoyen modeste la possibilité d’être bien soigné ? Pas exactement, car les médecins syriens seraient, nous répète-t-on, atteints de corruption ; il leur arrive d'obliger les malades, pour des raisons mercantiles, à des examens supplémentaires telles que radiographies et autre analyses.  Certains médecins iraient même jusqu’à exiger des opérations chirurgicales inutiles…Il est vrai qu’une telle attitude existe sur la planète entière. Des personnes malhonnêtes, aucun territoire n'en est épargné, mais en Syrie avec la guerre qui s’y déroule et l’effondrement de l’activité économique, le phénomène est insupportable.

La médecine syrienne a eu tendance à devenir une « médecine commerciale » d’autant plus criante que la formation des médecins laisserait à désirer. Il est fréquent d’obtenir des avis très divergents sur un  cas précis après consultation de plusieurs spécialistes.

Les médecins généralistes qui exercent en campagne pratiquent une médecine très étendue allant des gestes simples à des opérations chirurgicales et même des avortements… Pour cette raison, les décès dans les mains de médecins généralistes en campagne sont réguliers, mais habituellement la cause attribuée à ces situations est le fatal « destin » plus que la responsabilité du médecin.

Y a-t-il une inégalité de compétences entre médecins chrétiens et musulmans ? Les premiers, qui sont plus portés sur la littérature médicale européenne et internationale, s’avèrent plus compétents. Pour être exact, ils inspireraient plus confiance aux patients. Leur crédibilité est renforcée par la réputation de grand dévouement des religieuses infirmières qui sont très demandées dans les hôpitaux publics syriens. Sans se méprendre, nous pouvons dire que les sœurs hospitalières sont très respectées de la population ; leur générosité, leur gentillesse et le don de soi qui les caractérisent suscitent une admiration unanime. Elles donnent autour d'elles un vrai témoignage chrétien.

Aux hôpitaux publics, s'ajoutent les dispensaires dont disposent les Eglises et les Sociétés de bienfaisance. Heureusement que les Institutions ecclésiales et charitables mettent à la disposition des personnes modestes ces maisons de soins car les malades s’y font traiter bénévolement, parfois par  des médecins de qualité dont les honoraires sont symboliques mais aussi par des médecins-stagiaires qui n'ont pas toujours l'expérience et la compétence espérée. De tels dispensaires, à la qualité du service parfois précaire, ont le mérite d'exister et d'être toujours actifs au service du citoyen modeste.

Toutefois en Syrie le meilleur service médical est assuré par les hôpitaux privés ; l’hôpital français à Damas et l’hôpital Saint-Louis à Alep ; mais se faire suivre et soigner dans l’un de ces hôpitaux n’est guère à la portée des bourses même moyennes. On raconte que « pour financer une opération, il est nécessaire de vendre un terrain ». C’est la triste réalité…Pourquoi la France qui s’est souvent targuée d’avoir une bonne médecine ne finance-t-elle pas un nouvel hôpital en Syrie plutôt que des moyens de communications au service de l’Armée Syrienne Libre ? Un nouvel hôpital servirait plus la justice sociale et la démocratie syrienne que le financement des rebelles en mal de destruction et animé d’un esprit extrême.

Qu’en est-il des pharmacies ? Parviennent-elles à s’approvisionner ? L’essentiel des médicaments vendus en Syrie est fabriqué sur place à l’exception des traitements pour maladies graves telles que les cancers, etc…. Les syriens ont donc une sécurité d’approvisionnement mais qui dit sécurité ne dit pas forcément qualité, car un manque de confiance des clients dans les produits locaux poussent la clientèle à rechercher d’autres solutions dont la contrebande. En effet, de mauvaises expériences passées ont obéré les médicaments syriens après que l’on eut découvert une non-conformité des produits vendus aux formules chimiques. Il en résulte que les médicaments rapportés de Jordanie, du Liban ou de Turquie en contrebande sont préférés aux produits locaux. Les pharmacies offrent les deux types d'approvisionnement : des produits locaux à des prix raisonnables et des médicaments illicites provenant de pays voisins, vendus à des prix prohibitifs et qui se trouvent dans l’arrière boutique.

La médecine syrienne en état de guerre ce sont aussi les Croissant-Rouge et à la Croix-Rouge qui ont été plus d’une fois la cible des éléments armés. A Alep plusieurs ambulances furent volées et des éléments armés ont tiré, sans scrupules, sur des infirmiers bénévoles qu’ils ont réussi à dissuader d'un dévouement au service des blessés. Aujourd’hui la Syrie manquerait de façon dramatique d’infirmiers urgentistes.

Tristement, nous voyons combien la « neutralité de la médecine » en temps de guerre est bafouée en Syrie. La protection du personnel médical est bien prévue par les conventions de Genève et même par le droit humanitaire qui précise : « Nul ne sera puni pour avoir exercé une activité de caractère médical conforme à la déontologie, quels qu’aient été les circonstances ou les bénéficiaires de cette activité ». Les violations de ce droit sur le terrain est un signe clair que le mouvement de rébellion, dont on veut nous faire croire qu’il est démocratique, porte en lui les germes de la dictature. S'il advenait que ce mouvement rebelle prenne le pouvoir par la force, les pays occidentaux qui lui auront donné appui finiront par déchanter .

jeudi 5 juillet 2012

Syrie : Des actes généreux au coeur de la violence.

Evoquons un peu les gestes de générosité dont le peuple syrien est toujours capable. 

Un chrétien nous signale la bonté et les largesses de ses amis bédouins sédentarisés. Ils viennent spontanément lui rendre visite apportant avec eux fruits, légumes et blé concassé un ingrédient que les orientaux connaissent bien car il est essentiel à la cuisine de leurs pays. « Ces mêmes bédouins répètent à qui veut les entendre que les chrétiens font partie des leurs, de leur tribus ». 

Un autre chrétien, médecin-chirurgien celui-là, nous signale que les bédouins malades et surtout leurs filles se font traiter et opérer par lui ; les bédouins me confient normalement pas leur filles à des médecins du sexe masculin ; ils le font exceptionnellement lorsqu'ils ont une grande confiance en la personne. Ici c'est le cas, et notre témoin d'ajouter : « Ils me considèrent comme leur papa ».

Un autre chrétien, prêtre cette fois, nous rappelle qu'en 1982, il y eut des tensions à Alep avec les frères musulmans et que ce sont les bédouins qui ont protégé l'Eglise dont il avait la charge. 

En Syrie, aujourd'hui, au milieu de l'inquiétude et de la peur, les « bons samaritains » existent encore; les rapports entre chrétiens et musulmans ne se sont pas partout détériorés. Toutefois, les salafistes et autres terroristes qui s'emparent d'otages et tuent sans scrupules sont indifférents à la revendication initiale de démocratie; ils ne se sentent concernés ni par le devenir du régime actuel ni par les objectifs des opposants. Voilà des bandes organisées venues d'Irak qui essayent de susciter la division entre les communautés. Elles y parviennent surtout dans les quartiers pauvres où les chrétiens sont pris pour cibles non seulement par les bandes mais par les Imams eux-mêmes, qui se mettent à appeler au renvoi des chrétiens qui soutiennent le régime. C'est malheureusement la justice de l'arbitraire qui règne contre ceux qui se montrent disciplinés aux injonctions du régime et qui resteront disciplinés face à n'importe quel régime que les musulmans se seraient donnés. C'est la fidélité et la loyauté du citoyen que ces bandes terroristes méprisent.

A l'intérieur de la ville, l'armée, la police et les milices tiennent toujours. Leur maintien est essentiel pour la minorité chrétienne et indépendamment du regard porté par elle sur le régime. A vrai dire les chrétiens n'ont pas les moyens de prendre position sur l'aboutissement de ce conflit. Ils se rangent forcément avec le pouvoir en place car ils sont en réalité neutres. Leur neutralité se justifie par le fait qu'appartenant à une confession minoritaire, ils ne peuvent prétendre au pouvoir mais uniquement à une participation auxiliaire. En outre, ils se rendent bien compte du jeu des puissances étrangères qui mettent le flou sur les parties en présence et empêchent tous jugements neutres et sûrs. Le contrôle de la ville par la force publique n'empêche pourtant pas l'Armée Syrienne Libre (ASL) de commettre des assassinats, d'abattre les cerveaux ou de dresser des barrages. La tension persiste et monte progressivement car dans les quartiers sunnites de la ville, les habitants frayent et même sympathisent avec les insurgés et les extrémistes. Si la ville est toujours sous le contrôle des forces de l'ordre, les délits individuels ne sont plus punis ou maîtrisés, puisque la police craint d'intervenir par peur des criminels.

L'autorité municipale est toujours présente à Alep mais elle est débordée et surtout impuissante face aux milliers de maisons, d'étages ou de magasins construits illégalement. Récemment, un immeuble s'est écroulé sous la pression des trois étages supplémentaires qui avaient été ajoutés dans l'illégalité aux trois étages autorisés. 

On peut dire qu'Alep est épargnée comparée à Homs qui fait toujours parler d'elle et où les chrétiens de la ville ont tout perdu. A Qamichli, dans la Djézireh, les familles chrétiennes ont du abandonner leurs terres cultivées en céréales et laisser leurs maisons à tout venant pour se rendre à Alep, en attendant un départ plus lointain vers la Suède par exemple où se sont regroupés de nombreux syriaques originaires de cette région.

A leur arrivée à Alep, les uns logent dans des Couvents ou des Eglises, d'autres descendent chez des parents ou amis vivant à plusieurs, dans deux ou trois chambres. Les témoignages de ces réfugiés sont très poignants.

Parmi les personnes décidées au départ pour l'étranger, on trouve ceux qui vendent leurs maisons à des prix très bas et d'autres qui préfèrent les conserver en attendant des jours meilleurs, laissant sur place l'un des leurs pour surveiller.

Pour partir, des visas sont nécessaires et à Alep, il n'existe plus de consulats étrangers actifs comme ce fut le cas autrefois mais uniquement trois consulats ceux de Turquie, de Russie et d'Arménie. Ce dernier accorde des visas de départ, avec une certaine facilité, pour la somme de $400 le visa. 

Désormais, le seul moyen de quitter le territoire syrien est l'avion car les routes ne sont plus sûres. Les voies en direction du Liban, de la Turquie ou de la Jordanie  ne sont plus praticables.

Ceux qui quittent la Syrie ne prennent heureusement pas toute la générosité dans leurs valises. Il reste et il restera toujours sur place des personnes nombreuses à même de cicatriser les blessures, le jour où la folie des puissances actives dans le pays se décidera à laisser le peuple vivre en paix.

mardi 12 juin 2012

La solidarité envers les chrétiens syriens vue de Syrie.

Nous avons rassemblé pour nos lecteurs des éléments, provenant de Syrie même, qui leur donnent une idée de l'état de l'aide et de la solidarité inter-chrétienne en Syrie, aujourd'hui. Sur place, les âmes généreuses s'activent pour faire face  à la misère, mais les besoins sont très importants. Chaque chrétien que nous sommes, est invité à poser un petit geste, aussi modeste soit-il, pour aider. La violence sur place ne doit être qu'un mauvais épisode de l'histoire syrienne et non pas un enfer qui désespère. Rappelons-nous que si la politique divise, l'aide réunit. Allons-donc pour l'aide....

On peut dire qu’au sein de la communauté chrétienne de Syrie, la solidarité inter-chrétienne se manifeste actuellement à deux niveaux puisqu'on constate que :

a – la solidarité familiale est vive; les frères et les cousins s’entraident pour faire face à la perte d’emploi de l’un ou l’autre des membres de la famille et à l'élévation du coût de la vie qui n’épargne personne.

b – la solidarité ecclésiale se met progressivement en place, puisque les Eglises viennent de former des « cellules d’urgence » afin de pallier les dépenses essentielles des familles : (Mazout/Fuel, Gaz, nourriture pour les plus démunis). Par ailleurs, les sociétés de bienfaisance interviennent de plus en plus dans les situations d’urgence et de détresse.

La solidarité islamo-chrétienne, de moindre importance, existe également. Des syriens riches, de confession musulmane fournissent des aides ponctuelles aux chrétiens, pour la simple conviction que l’aide à un non-musulman équivaut à un double don envers Dieu. Des témoignages nous sont parvenus de dons de blé et de légumes effectués par des bédouins à l'un des organismes caritatifs actifs sur place, dans le but de faire distribuer les denrées à des familles chrétiennes pauvres. Les Mufti d’Alep et de Syrie ont également proposé de l’aide.

En ce qui concerne l’aide urgente, il y a un manque criant de médicaments, de lait en poudre, mais aussi d’argent pour le règlement des loyers. Cela n'étonnera personne que les plus pauvres ressemblent aux pauvres des autres pays : ils partagent à plusieurs, de petites maisons construites illégalement qui sont de surcroît constamment menacées de destruction.

Le phénomène nouveau dans la Syrie d’aujourd’hui est le suicide. Dans la région d’Alep, huit tentatives ont été empêchées dans les deux derniers mois.

A Alep toujours, où se trouvent regroupés un grand nombre de chrétiens, les organismes de bienfaisance et de secours les plus actifs sont :

a – Caritas, à l’origine établi sur place pour secourir la population chrétienne irakienne nouvellement arrivée. L’Organisme est présidé par Monseigneur Audo (l’Evêque Chaldéen).
b – La Croix-Rouge qui fait parvenir au Croissant-Rouge des aides en faveur des enfants principalement.
c – Le Services du Vatican.

Enfin, nous trouvons en Syrie des Chrétiens de rite latin. On les rencontre en particulier dans le village de Qnayeh où l’aide est organisée par le curé qui reçoit le soutien du Vicaire apostolique de Syrie, Mgr Joseph Nazzaro, du Nonce apostolique et de l’'ordre des Pères Franciscains.

dimanche 20 mai 2012

Appel aux communautés chrétiennes en faveur des Chrétiens de Syrie.

A faire circuler largement.

Les chrétiens de Syrie, Homs, Alep, Qnaye, Jdyedeh et de bien des villages syriens sont à la merci des groupes salafistes et wahabistes qui terrorisent les minorités non-musulmanes. Des enlèvements commencent à être pratiqués régulièrement (Alep et le Nord du pays). A Homs les derniers chrétiens ont été chassés sous la menace et leur bien furent spoliés.

Chrétiens de toutes les paroisses, 

Merci de bien vouloir informer sur les menaces qui pèsent sur vos frères syriens. 
Merci de ne pas douter des informations que nous vous donnons. 
Merci d'informer les officiels qui sont sur votre territoire.
Merci de bien vouloir envisager, avec vos communautés des collectes de fonds. En Syrie, même de petites sommes peuvent servir à sauver des vies et le Christianisme.

Pour le transfert des fonds, contacter CARITAS-Syrie en précisant la destination d'ALEP.

Merci d'avance de la part des nécessiteux de Syrie. 

Pour rappel, c'est de la terre de Syrie que l'Eglise a pris son dynamisme. C'est grâce aux habitants de la Syrie patristique, qu'à travers le monde, les chrétiens ont pu connaître le Christ. 

Pour la section Caritas de la ville d'Alep.

lundi 26 décembre 2011

Une "Oeuvre" pour l'Afrique à l'instar de "l'Oeuvre d'Orient" ?

Pour aider nos frères chrétiens d'Afrique en particulier ceux du Nigéria, nous sollicitons l'attention de l'Eglise de France pour qu'elle décide de créer "l'Oeuvre d'Afrique", à l'instar de ce qui fut fait pour "l'Oeuvre d'Orient".

Rappelons en quelques termes les origines de "l'Oeuvre d'Orient" qui avait été créée en 1855 sous le titre d"Oeuvre des Ecoles de l'Orient" dans un mouvement généreux qui portait alors tous les regards et tous les coeurs vers les populations chrétienne u Proche-Orient.

L'inspiration de cette "Oeuvre" était toutefois antérieure puisque son origine remonterait à 1851 ; on la devait au mathématicien français Auguste Louis Cauchy, qui honorait, de manière égale, la religion et la science.

Pour aider la Foi dans les contrées par lesquelles le Christ était passé, cet éminent chrétien plaidat pour que soient soutenues et multipliées en Orient des écoles où seraient éduquées les générations futures....Ce noble dessein fut encouragée par le Cardinal Morlot, secondé bientôt par le jeune et ardent abbé Lavigerie et par des éléments remarquables de l’Eglise catholique. Finalement, l'oeuvre fut approuvée deux fois solennellement par le Saint Père le Pape Pie IX.

Certains pourraient s'inquiéter de la dispersion qu'entraînerait la création d'une nouvelle Oeuvre. Il n'en est rien car les "Oeuvres" entreprises pour la gloire de Dieu, loin de nuire les unes aux autres, se fortifient et se propagent réciproquement.  Les recettes de l'une ne feront jamais concurrence aux recettes de l'autre. Toutes deux seront bénies et prospéreront sous l'effet de la grâce et de l'Esprit-Saint. 

Fort de l'Expérience de "l'Oeuvre d'Orient", il n'y a plus qu'à aller de l'avant. Reprenons ici le cri des fondateurs, tel qu'il fut lancé en 1855 : 

Dieu le veut!

Oui vraiment, Dieu veut que nous tendions une main secourable à nos frères d'Afrique, à ces chrétiens qui vivent dans les lieux où l'Evangile est arrivé par nos pères, où la loi de l'amour et de la charité fut enseignée, et qui sont aujourd'hui menacés par la brutalité de la haine et de l'ignorance.

Le Veilleur de Ninive.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.