jeudi 28 janvier 2016

Chrétiens d'Irak et de Syrie : Le Patriarche Joseph III Younan craint leur quasi-extinction.

Le "cauchemar" est que les deux pays, Syrie, Irak, évoluent "comme la Turquie où l'on ne peut pratiquement plus parler d'une présence chrétienne", affirme Sa Béatitude Joseph III Younan.

Le 28 janvier 2016 - Le patriarche syro-catholique Ignace Joseph III Younan dénonce l'« indifférence » de l'Occident face au sort des chrétiens d'Irak et de Syrie. Au cours d'une conférence de presse organisée par l'organisation Aide à l'Église en détresse (AED), Mgr Younan a évoqué des villes chrétiennes d'Irak comme Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, une cité aujourd'hui aux mains de l'organisation État islamique (EI) et qui était encore jusqu'en 2014 habitée majoritairement par des Syro-catholiques.

« Notre plus grande angoisse »

Sa Béatitude Joseph III Younan
« Mais c'est aussi en Syrie que le nombre des chrétiens a dramatiquement diminué. Dans les années 50, les chrétiens étaient environ 19 % et ils sont aujourd'hui à peine 5 % », a-t-il souligné. « Notre cauchemar, notre plus grande angoisse, c'est qu'il puisse se produire en Irak et en Syrie ce qui s'est produit en Turquie, où nous ne pouvons pratiquement plus parler d'une présence chrétienne », a-t-il observé. 


Liturgie en langue et selon le rite syriaque
La Turquie, particulièrement sa partie occidentale, a été un des hauts lieux du christianisme, dont il reste de nombreux vestiges. Mais aujourd'hui, elle est en très grande majorité musulmane, et les chrétiens s'y sentent parfois des citoyens de seconde zone. Une des grandes persécutions des chrétiens a eu lieu à partir de 1915-1916 sous l'Empire ottoman, quand les Arméniens ont été victimes de déportations et d'un génocide. Interrogé sur une solution militaire aux conflits avec le groupe EI en Syrie et en Irak, le patriarche a préconisé une action terrestre coordonnée par les armées nationales de ces deux pays contre Daech.

Source : AFP / Le Point










mercredi 27 janvier 2016

Syrie : Vivre avec les chrétiens d'Alep demeurés sur place...

Le 27 Janvier 2016 - Cette video a été realisée par l'Association SOS Chrétiens d'Orient. Il s'agit d'un travail remarquable non pas tant par la qualité cinématographique, encore qu'il s'agisse d'une réussite, vue les conditions de vie sur place, mais par l'occasion que cette réalisation télévisuelle offre aux alépins de s'exprimer.....

Portons loin leurs voix qui, sous un ton calme, reflète une supplication pour que l'Occident rétablisse l'équilibre entre les mercenaires assassins et leur victimes.

En donnant aux chrétiens d'Alep, la vingtaine de minutes nécessaire à la vision de cette video, nous partageons ces moments poignants que vivent les alépins, dont la moindre qualité s'est révélée être le courage dans l'adversité.

Bien sûr entre des syriens arrivés comme réfugiés dans les pays d'Occident et des alépins demeurés dans leur ville, la priorité et l'essentiel de l'effort d'aides doit s'orienter vers ceux qui sont restés fixés à leur Eglise syrienne. Remercions les pour leur vaillance.



Source : Boulevard Voltaire.

vendredi 22 janvier 2016

L'Armée islamique a bien pulvérisé le plus ancien monastère d'Irak.


La fureur des terroristes de l’Etat islamique passe toujours par la purification culturelle. La destruction du monastère Saint-Elie, près de Mossoul, daterait de l'été 2014, mais n'a été mise en évidence que récemment par des photos aériennes

Encore un peu de patrimoine universel qui après avoir résisté à quinze siècles de guerres, d'intempéries, de colonisation et de vandalisme, cède finalement devant les coups des djihadistes de l'Etat islamique. Le monastère Saint-Elie, situé à 30 km à l'est de Mossoul, sur une colline, a visiblement été rasé par l'organisation terroriste, comme le montrent des images satellites distribuées le 20 janvier par l'agence Associated Press. Une destruction qui n'a pas été claironnée par les djihadistes, contrairement à ce qu'ils ont fait pour le musée de Mossoul ou pour le site de Palmyre par exemple. Sans les photos satellite, le saccage serait encore inconnu. Il aurait eu lieu à l'été 2014, un peu après la prise de contrôle de la région de Mossoul, 2e plus grande ville d'Irak, par les djihadistes.
Photo aérienne montrant le monastère pulvérisé
Bâti entre entre 582 et 590, le monastère Saint-Elie était considéré comme le plus ancien édifice chrétien d'Irak. Les extrémistes auraient d'abord pillé le monastère qui compterait des manuscrits très anciens et des livres liturgiques inestimables, avant de le faire sauter. Les moines auraient été forcés à quitter le monastère sans rien emporter à l'arrivée des islamistes. 

L'histoire du monastère est emblématique des vicissitudes qu'a connues la région, et emblématique aussi de son passé multiculturel, lieu symbolique de la rencontre entre islam et chrétienté. Le monastère, appelé en arabe Dair Mar Elia, porte le nom du moine chrétien assyrien – Saint-Élie – qui l'a construit entre 582 et 590 AC, à une époque où les chrétiens étaient unis, avant le schisme entre Orthodoxes et Catholiques, d'où son importance symbolique. Ce fut un site sacré pour les chrétiens irakiens pendant des siècles.
L'escalier du Monastère
En 1743 les moines reçoivent des Perses l'ordre de se convertir, ils refusent  et 150 sont tués. Le monastère a servi de résidence à plusieurs patriarches orthodoxes syriaques jusqu'à 1790, puis a relevé de l'Eglise catholique syriaque pendant huit ans avant d'être remis à nouveau à l'Eglise orthodoxe syriaque. Des générations de moines ont prié dans sa chapelle à la lumière de la bougie, rappelle l'agence AP. Sur la porte d'entrée, avaient été creusées les lettres grecques «chi» et «rho», représentant les deux premières lettres du nom du Christ dans l'alphabet grec.
Un lieu symbolique de rencontre entre chrétiens et musulmans
Restauré en 1986 c'était un lieu visité par des milliers de chrétiens et de musulmans de Mossoul, devenant l'objet de poèmes, de peintures, c'était un lieu important pour l'église en Irak. 

Un obus l'avait touché pendant l'invasion américaine de 2003, et les Américains voulaient un temps y installer un centre de commandement avant de convoquer experts et archéologues pour restaurer et protéger le site. La guerre qui finit par sauver l'histoire? En 2008, la revue du "Smithsonian" avait publié un long article sur le monastère; "Saint-Elie est sauvé pour des générations futures d'Irakiens qui, espérons-le, auront la sécurité pour pouvoir en profiter" pouvait-on lire. Un article signé James Foley; écrit six ans avant qu'il soit lui-même tué par les militants de l'EI.
«Je ne peux pas décrire ma tristesse», a confié le révérend Paul Thabit Habib, natif de Mossoul, dans un entretien toujours à l'AP. «Notre histoire chrétienne à Mossoul est victime d'une barbarie jamais égalée. Nous voyons cela comme une tentative de nous expulser [les chrétiens] d'Irak et d'éliminer notre existence sur cette terre.» 

Le sinistre décompte porte maintenant à une centaine le nombre d'édifices et de monuments détruits par l'Etat islamique. La fureur des terroristes de l’Etat islamique passe aussi par la purification culturelle.
Source : Le Temps avec AP - Maya Alleruzo
Publié jeudi 21 janvier 2016

jeudi 21 janvier 2016

Par la concorde et l'entente, le Liban retrouvera son rôle de modèle pour la région.

Le 21 Janvier 2016 - Alors que la concorde au Liban a souvent été fonction des équilibres et de l'entente au niveau régional, voire international, nous nous risquons ici à exprimer l'espoir d'un renversement des flux d'influences.

L'entente entre MM. Geagea et Aoun qui a été annoncé il y a deux jours, donne le ton. Elle orientera nécessairement les pourparlers et le dialogue national en direction d'une pacification étendue aux rapports inter-libanais, sunnites-chiites.

Certes, le Liban est un pays difficile à gouverner et sa société demeure très complexe ; toutefois si dans ses moeurs politiques, ses dirigeants décident d'adopter des démarches pacifiques, courageuses et radicales comme celle-ci, l'espoir devient permis qu'un jour nous voyons l'intérêt de ce pays et de sa population placé, au moins à la périphérie des décisions politiques de ses gouvernements successifs.

Une pax libanaise à l'intérieur de ses frontières, entre les tendances  qui s'affrontent dans le reste de la région, serait de bon augure pour les pays voisins car le Liban tant rêvé, symbole, modèle et exemple de démocratie et de respect entre les confessions, pourraient alors présenter les germes d'une réalité concrète.

Comment Chiites et Sunnites pourraient-ils encore s'affronter en Syrie et en Irak, entre l'Iran et l'Arabie, alors qu'ils ont trouvé un terrain d'entente commun au Liban ? Comment juifs et palestiniens pourraient-ils encore se faire du mal, tandis qu'ailleurs ceux qui s'étaient proclamés ennemis se rapprochent autour d'une plateforme commune ? Le Liban, de retour dans ses Institutions, dont le fonctionnement démocratique est sûrement à améliorer, serait la preuve que l'entente entre les parties en conflit est réaliste et possible. 

Un pays pacifié, équilibré au niveau de ses rapports interconfessionnels, remettant ses Institutions en marche, a toutes les chances d'améliorer sa situation socio-économique ; Il laisse espérer une certaine prospérité pour un plus grand nombre et, espérons-le, un recul de la corruption avec moins de corrompus.

Durant les décennies précédentes, le Liban aura expérimenté bien des situations négatives : La guerre qui a mené à l'échec pour tous, la division qui a conduit à l'irrespect de tous, la corruption qui entraîné la paralysie des Institutions, enfin une mer d'ordures qui a conduit à l'humiliation de tous les habitants.

Le pays des Cèdres connaîtra-t-il dans le futur une évolution positive ? Les prémices de l'entente chrétienne à laquelle nous venons d'assister favorisera la victoire de tous ; l'union progressive entre les libanais forcera obligatoirement le respect du reste du monde ; un sens accru du bien commun développé chez les dirigeants amènera inéluctablement une justice plus honnête et la prospérité pour un plus grand nombre ; une meilleure organisation de la vie publique et un environnement plus sain, redonnera immanquablement à plus de libanais la fierté de leurs cèdres et le goût de revivre dans le pays.

L'entente Geagea-Aoun, au cas où elle dissimulerait un accord privé entre les deux hommes, n'en reste pas moins une démarche positive et honorable ; elle ouvrirait la voie à une alternance de sensibilités et d'orientations politiques dans la Présidence du Liban et en conséquence à plus de tolérance. Que les autres candidats en lice, MM. Amine Gemayel, Sleiman Frangié et Henri Hélou ne s'en outragent pas ; la dynamique engagée doit pouvoir les intégrer dans un projet large et ambitieux, car si le Liban est un petit pays, les libanais peuvent former un grand Coeur, à même de prévoir une place pour tous. Leur réputation d'hospitalité s'étend très loin au-delà des frontières. 

Cela ne suffit pourtant pas. Encore faut-il que les Présidentiables admettent qu'ils ne seront jamais seuls à "sauver" le Liban ; ils ont tous besoin du peuple; ce sont, en fait, les libanais unis les uns aux autres qui, tous ensemble, formeront le « Héro » du pays et mériteront un jour, peut-être le prix Nobel de la paix.

Le Veilleur de Ninive 

lundi 18 janvier 2016

Syrie : Les Arméniens de Syrie survivent en affrontant le terrorisme.





Avant le déclenchement des hostilités en Syrie, en 2011, plus de 80.000 Arméniens vivaient dans le pays. Les lieux de résidence regroupés de la communauté arménienne étaient les villes d'Alep, de Damas, de Deir ez-Zor et de Lattaquié, cependant des villages et des quartiers arméniens étaient dispersés à travers le pays.

Depuis le début du conflit syrien, la communauté des Arméniens syriens reste fidèle au gouvernement du pays, en participant à toutes les grandes batailles contre les rebelles radicaux.

Après l'attaque de Kessab par les islamistes, 17.000 volontaires arméniens sont arrivés de la ville d'Alep afin de protéger leurs terres. Les milices arméniennes considéraient cette bataille comme une obligation morale de lutter contre les forces islamistes. Ils appellent les militants islamistes les "terroristes ottomans", en incitant à défendre leurs terres contre les mêmes forces qui auraient commis le génocide de 1915.
Heureusement, la plupart des habitants ont réussi à fuir vers Lattaquié. Ainsi, environ 700 familles arméniennes ont été secourues. Cependant, plusieurs civils ont trouvé la mort lors de l'assaut des djihadistes.
Les habitants de Kessab rescapés ont appelé la diaspora arménienne dans le monde entier.
"Ceci est un appel à tous les Arméniens. Ceci est un appel à toute l'humanité. Le monde a besoin de connaître la vérité. Nos vies dépendent de votre action. Si vous ne réagissez pas, une mort terrible nous attendra, nous serons massacrés froidement ainsi que de nombreux Arméniens d'Alep et d'autres villes syriennes".
Ils ont également qualifié les hostilités de Kessab de nouvel acte de génocide, en affirmant que les takfiristes étaient soutenus par le gouvernement turc.
Après le début de la crise syrienne, la population arménienne a été contrainte de fuir la persécution. Pendant ce temps, la ville de Kessab abrite toujours des Arméniens.
Qu'est-ce qui a changé pendant ce temps? Comment les Arméniens vivent-t-ils en Syrie maintenant, en particulier à Kessab?
Le maire de la ville de Kessab Sebukh Kurkcuyan a déclaré, dans une interview accordée à Sputnik, que jusqu'en 2011 Kessab comptait près de 4.000 habitants, mais après le début des affrontements militaires et les attaques sur la ville, la population est tombée à 2.500 personnes. Une partie de la population arménienne s'est déplacée à Lattaquié et à Damas, certains d'entre eux sont partis dans les pays voisins.
"La plupart de ceux qui ont quitté Kessab n'ont pas abandonné leur maison pour toujours. Les groupes armés, qui ont attaqué la ville, ont détruit et brûlé de nombreuses maisons et des magasins. Pour cette raison, beaucoup d'habitants ont été forcés de se déplacer pour trouver du travail et pour gagner leur vie", a raconté M.Kurkcuyan.
Après que l'armée syrienne, avec la participation des milices arméniennes, ont repris Kessab des mains des djihadistes, des travaux de reconstruction ont eu lieu dans la ville. Plusieurs restaurants et magasins ainsi que des églises, détruits ou brûlés lors des affrontements, ont été reconstruits. Cependant, il y a toujours certains problèmes.
"Les habitants de notre ville vivent presque exclusivement de l'agriculture. Lors des attaques, les terroristes ont brûlé plus d'un quart de toutes les terres arables à Kessab. Pour les restaurer et pour rétablir les activités agricoles, il faudra au moins 10 ans", a ajouté le maire de Kessab.
Source : Spoutnik



dimanche 17 janvier 2016

Syrie : Déjà six mois que le Monastère de Mar Elian et ses deux Eglises furent entièrement détruits....


Le 17 Janvier 2016 - Près de six mois jour pour jour viennent de passer après que le Monastère de Mar Elian à Qaryatain en Syrie ait été détruit.  
Le 21 Août 2015, Radio Vatican annonçait la triste nouvelle. Elle écrivait sur son site : "des membres de l’Etat islamique ont détruit un monastère dans la ville d’Al-Qaryatayn, au-sud-est de Homs et au nord-ouest de Damas.....".
Presque révolté, le Patriarche Joseph III Younan des Syriens Catholiques faisait alors une déclaration franche qu'il est possible de lire sur le site de l'Oeuvred'Orient.
Près de 300 familles chrétiennes vivaient sous sa protection; ells quitteront toutes la ville de Qaryatain à la limite de laquelle se trouvait le couvent. De ces 300 familles, 200 personnes sont enlevées dont le Père Jacques, prêtre syrien-catholique détaché auprès de la communauté monastique d'Abraham et supérieur du Couvent. Son Diacre disparaît avec lui. Il témoigne de son enlèvement ici sur le portail Catholique Suisse. Au sujet du Monastère, il s'explique : "Les djihadistes ont détruit les 2 églises et le monastère. Ils voulaient utiliser une église comme école pour enseigner la charia, la loi islamique, et ils ont brûlé tous les livres, les habits sacerdotaux, même les jeux des enfants!". Le reste des habitants chrétiens prenait la fuite dans une panique indescriptible.
Il ne reste plus de chrétiens à Mar Elian, près de ce couvent qui nous fait remonter à 1500 ans en arrière avec une longue histoire dont témoignent les fouilles archéologiques qui environnaient le couvent. 
Après six mois de ce terrible méfait, le Veilleur de Ninive se souvient d'un sacrilège contre Dieu et l'Esprit qui a entraîné mort d'hommes, blessures intérieures, exils, destructions matérielles, gaspillages, misère....
Pour les chrétiens, le pire de tout réside dans le fait que c'est le sanctuaire, le Saint des Saints de Notre Seigneur Jésus-Christ qui fut détruit....Deux Eglises mises à terre.... En Orient sur un sanctuaire ne doit émerger qu'un sanctuaire....
C'est au quatrième siècle que le Couvent est bâti autour de la Sainteté de Mar* Elian de Homs (Emèse).
* Mar signifie "Saint" en syriaque.

lundi 11 janvier 2016

Jérusalem : Des dizaines de tombes chrétiennes profannées par des inconnus.



9 Janvier 2016 - Des inconnus ont vandalisé des dizaines de tombes du cimetière d'un monastère chrétien à l'ouest de Jérusalem, a annoncé ce samedi le patriarcat latin en exhortant les autorités israéliennes à juger les coupables.

"Les croix en béton et en bois de plusieurs tombes ont été brisées et jetées à terre", a-t-il précisé sur son site, ajoutant que "les faits se seraient déroulés vers la mi-décembre".

Le monastère de Beit Jamal appartient à la congrégation des Salésiens, et est situé non loin de la ville israélienne de Beit Shemesh.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole des églises catholiques en Terre Sainte, Wadi Abounassar, a indiqué qu'aucun slogan antichrétien n'avait été retrouvé près des tombes, contrairement aux profanations ou tentatives d'incendie de lieux saints chrétiens ces dernières années, attribuées à des extrémistes juifs.

Une désacralisation similaire avait eu lieu dans le même cimetière en 1981, a rappelé le patriarcat, soulignant que les auteurs n'avaient pas été arrêtés.

"Nous demandons que ce genre d'actes soient traités par les autorités israéliennes avec plus de sérieux", a ajouté le porte-parole. Le patriarcat a aussi pressé "la police et les autorités israéliennes en général à déployer tous les efforts" pour traduire en justice les responsables de cette profanation.

Depuis des années, des activistes d'extrême droite ou des colons se livrent  dans les Territoires palestiniens occupés, sous la marque du "Prix à payer", à des agressions et des actes de vandalisme contre des Palestiniens, des lieux de culte musulmans et chrétiens.

Un député du parti d'opposition de gauche Meretz, Essaoui Frej, a dénoncé "l'impunité accordée aux gangs du Prix à payer" et le fait qu'ils n'aient "pas été déclarés organisation terroriste, ce qui encourage leurs membres à continuer à se livrer à de tels actes méprisables".

En juin 2015, le sanctuaire de Tabgha, au bord du lac de Tibériade et construit sur le site présumé où le Christ aurait accompli le miracle de la multiplication des pains, a été incendié. Un mois plus tard, deux jeunes Israéliens avaient été inculpés pour avoir mis le feu à l'église "pour des motifs de haine envers le christianisme".

Source : AFP.



dimanche 10 janvier 2016

France : Incendies criminels dans deux Eglises....le même jour.....



L’église Saint-Louis à Fontainebleau et l’église de Veneux-les-Sablons ont été victimes d’incendies importants ce dimanche matin. A Fontainebleau, le sinistre est d’origine criminelle avec trois mises à feu en différents points de l’édifice. Il s’est déclaré vers 7 h 15. Immédiatement, les sapeurs-pompiers ont envoyé sur place deux fourgons pompe-tonne, une échelle, un véhicule de commandement et un véhicule de ventilation, soit dix-huit soldats du feu et un officier.

Eglise de Veneux-le-Sablons incendiée
L’incendie a touché la chapelle de Franchard où les flammes ont détruit l’autel du XVIIe siècle et la statue de Franchard du XIVe siècle. Un départ de feu a eu lieu également sur quelques fauteuils du chœur de l’église. Enfin, le sinistre a touché la chapelle Saint-Joseph, où plusieurs statues ont été renversées « ce qui laisse penser à des actes de profanation », confie le père José Antonini, curé du pôle missionnaire de Fontainebleau. Aucun blessé n’a été recensé.


Les messes du dimanche ont été annulées à Saint-Louis. Mais la grande galette des rois de la paroisse, qui réunit chaque année près de 600 personnes, est maintenue et se déroulera ce dimanche à 17 heures au théâtre municipal, que la mairie a accepté de prêter à la paroisse pour l’occasion.

A Veneux-les-Sablons, « l’incendie est d’origine accidentelle, dû à un chauffage déféctueux », annonce Jean-Luc Marx, le préfet de Seine-et-Marne. Mais les dégâts sont considérables : le feu a pris vers 10 h 20 et la charpente s’est en partie effondrée. Trente pompiers ont été mobilisés, dont des équipes spécialisées dans la protection des œuvres d’art et la protection de bâtiments afin d’éviter le risque d’effondrement du pignon de l’église.


Par précaution, le préfet a demandé ce dimanche matin à redéployer vers les lieux de culte les patrouilles de police, gendarmes et militaires.

Source : Marine Legrand et Sébastien Roselé (avec P.V.) | | MAJ :






jeudi 7 janvier 2016

Les « chrétiens d’Israël » , invités, par le Rabbin Gopstein, à quitter la Terre sainte

Rappelons à l'occasion des déclarations provoquante du Rabbin Gopstein que, si le droit de créer l'Etat d'Israël a été accordé, par la société des nations, aux juifs, que personne n’ignore que les Philistins (Palestiniens) étaient bien présents sur la Terre-Sainte dès le XIIème siècle avant J.C. Depuis toujours, il n’y a pas eu que les juifs sur la terre de Palestine, mais cela l’Occident et l’Europe, le nie tout simplement.

« Les chrétiens sont des vampires buveurs de sang », « Noël n’a pas sa place en Terre Sainte » : les dernières déclarations du rabbin Gopstein, leader du mouvement extrémiste anti-assimilation Lehava, ne sont guère passées inaperçues.

Dans un article publié il y a quelques jours sur le site harédi Kooker, et repris par le quotidien israélien Haaretz, Benzi Gopstein se fait fort de dénoncer la présence chrétienne en Terre Sainte, l’accusant de nourrir des velléités prosélytes à l’égard des juifs, avant d’asséner : « Noël n’a pas sa place en Terre Sainte. Expulsons les vampires avant qu’ils ne s’abreuvent encore une fois de notre sang. »
Des propos qui ont aussitôt suscité l’indignation de toute la communauté chrétienne, surtout des chefs catholiques de Terre Sainte, dont voici le communiqué :
« C’est avec consternation que l’Assemblée des Ordinaires Catholiques de Terre Sainte a pris connaissance des déclarations injurieuses et absolument inadmissibles du rabbin Benzi Gopstein.
Nous commémorons cette année le cinquantième anniversaire de Nostra Aetate, déclaration sur les relations entre l’Eglise catholique et les religions non chrétiennes, au premier rang desquelles, le judaïsme. Ce texte historique, fruit du Concile Vatican II, a posé les bases d’un dialogue nécessaire et désormais solide entre juifs et chrétiens, sous le sceau du respect, de la fraternité et de la sincérité.
Nous, Ordinaires Catholiques de Terre Sainte, croyons en ce dialogue, en son importance, et en sa viabilité, et condamnons avec fermeté les propos irresponsables du rabbin Gopstein ; ils sont un outrage à ce même dialogue et aux valeurs qui y sont rattachées.
Il y a quatre mois, nous avions porté plainte contre Benzi Gopstein, sans que cette action ait été suivie d’effet. Nous lançons donc de nouveau un appel pressant aux autorités israéliennes : ces tentatives d’intimidation et ces provocations, récurrentes, représentent un réel danger pour la coexistence pacifique dans ce pays. Vous vous devez de les dénoncer avec vigueur, et de prendre les mesures qui s’imposent dans l’intérêt même de tous les citoyens.

Les chrétiens appartiennent à cette Terre Sainte, et y célébreront Noël avec joie, comme ils l’ont toujours fait. »

Le chef de file du mouvement Lehava n’en est pas à sa première provocation. En août dernier, il n’avait pas hésité à affirmer que la loi juive préconisait de détruire l’idolâtrie en terre d’Israël, et qu’en conséquence, les églises et les mosquées pouvaient être incendiées.
Ces propos, tenus dans un contexte marqué par une suite d’actes de vandalisme contre des édifices chrétiens, avaient alors conduit l’AOCTS à porter plainte contre le rabbin Gopstein pour incitation à la haine.

Dimanche 29 novembre, des activistes du groupe Lehava avaient même manifesté devant le YMCA de Jérusalem contre la tenue d’un marché de Noël, dénonçant le « meurtre d’âmes juives », et demandant aux chrétiens de quitter la Terre Sainte.


Source: Patriarcat Latin de Jerusalem

Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.