mardi 13 janvier 2015

Le « religieux » au secours de la laïcité française.

La marche "républicaine" du dimanche 11 janvier 2015 a mis l'accent sur les "valeurs" qui sont siennes, notamment celles de liberté d'expression et de laïcité. L'une et l'autre ne sont que des concepts théoriques dont le contenu transmis et reçu est fonction des origines, de l'éducation, de l’histoire et de la condition sociale de la personne.
 
La précipitation avec laquelle la marche du 11 janvier fut décidée aura étonné plus d'un. Quel était cet objectif qu'il fallait atteindre dans des délais si courts ? Empêcher la récidive de tels attentats ou bien, pour le gouvernement, redorer son blason, ou encore préparer des actions gouvernementales futures ?
 
Les risques d'erreurs dans les messages transmis et de dévoiement dans le sens donné à la marche de dimanche dernier étaient grands. Avant la manifestation, il était déjà possible de détecter l'amalgame entre les sentiments et le soutien à exprimer aux familles éprouvées et l'appui à un journal qui ne tirait qu'à 60.000 exemplaires, ne faisant pas l'unanimité et en tant que tel incarnant une politique que tous les marcheurs de dimanche ne cautionnaient pas.
 
Au-delà de l'amalgame, cette marche et la manière dont elle fut présentée, "nous sommes des Charlie" fut révélatrice de deux contradictions :
 
1° - une première contradiction entre le soutien à un journal satirique qui ne ménage pas les religions dont l'Islam, et les accusations fréquentes d'Islamophobie que le gouvernement français porte contre ceux qui tentent de donner un avis sur l'Islam qui n'aille pas dans le sens du vent ou de l'agenda gouvernemental.  
 
2° - une deuxième contradiction réside dans le fait que le message transmis par nos gouvernants a consisté à vouloir nous faire croire que les auteurs des attentats de Paris n'étaient que des terroristes isolés dont la mission était différente de celle des jihadistes qui se battent au Proche-Orient, que ce même gouvernement et le précédent soutiennent depuis bientôt quatre ans. Dans la réalité, ces fanatiques, dans leur action criminelle, n'ont été que les émules de ceux qui, sur place, ont détruit la Syrie et l'Irak pour le compte de gouvernements dits respectables…
 
Alors que la France est encore sous le choc des événements de la semaine dernière, nous devons tenter d'éclaircir le chemin et pour nos dirigeants, de lever progressivement ces contradictions et de trouver une ligne d’évolution pour l’avenir. Cet effort devrait passer, nous semble-t-il par une redéfinition de la laïcité à la française, de plus en plus crispée sur le phénomène religieux, qui est à présent confrontée aux exigences accrue d'un Islam en cours d’affirmation en France.
 
Quelles voies de sorties envisager pour la laïcité à la française ?  "Plus de religieux et moins de religion", dirions-nous.
 
Que signifie cette expression  "plus de religieux et moins de religion" ? C’est que le « plus de religieux » peut sauver la laïcité de ses contradictions en lui faisant ademettre la pratique et le « moins de religion » la protéger en contrôlant ce qui n'est pas pratique mais idéologie, etc...En effet, le religieux correspond à la foi, à ses symboles, ses formes d'expression, ses objets, ses rites, etc...Il suppose un respect du sacré alors que sous la « religion », on retrouve l'ensemble des éléments qui font la croyance : histoire, institutions, doctrine, démographie, manifestations publiques, etc...
 
L'erreur de la laïcité à la française aurait été d'avoir ouvert la voie à la religion musulmane sans en accepter le religieux qui en découle ? Ce religieux peut se limiter, chez les chrétiens par des pratiques pouvant rester dans le domaine privé tels que prières, sacrements,  pèlerinages, exercice de la charité, traditions, etc...Pour l’Eglise cela est toutefois une limitation de la pratique qui devrait s’étendre aussi à la mission, à l’engagement dans la société mais ces engagements publics sont laissés à la discrétion du fidèle.
 
En Islam, la pratique passe par l’expression quasi-obligatoire de signes extérieurs dont l’exercice du Jihad et dans la majorité des situations, le caractère sacré est absolu.
 
La laïcité à la française pour survivre doit se mettre au « respect du religieux ». Son champs de tolérance doit s'étendre à la pratique religieuse, qu'elle soit visible ou discrète, publique ou privée. La laïcité réservant en revanche son pouvoir critique dans toutes revendications  à caractère ou connotation politique qui proviendraient des religions. L'Islam, théocratie dont une des pratiques religieuses est, nous l’avons dit le Jihad, pose un problème. Nous ne rentrerons pas dans le débat sur la justesse morale ou théologique du Jihad car il est trop inhérent à l’Islam pour en débattre mais nous expliquerons plus loin que la « trêve » devrait venir calmer les ardeurs du Jihad pour sortir la laïcité de l'impasse dans laquelle elle se trouve face à la démarche du Jihad. 
 
Comment la laïcité peut-elle surmonter la difficulté du Jihad ? Pourquoi et comment le religieux peut-il venir au secours de la laïcité à la française face à l'Islam ? 
 
L'attentat contre l'hebdomadaire Charlie a révélé que la laïcité en France était tombée en panne.

Le blasphème contre le religieux qui était une des caractéristiques de Charlie-Hebdo, déclenche une guerre mettant la laïcité dans l'embarras. Pourquoi ? Car en Islam, le blasphème contre Dieu, le Prophète et les Anges est puni de mort dans trois écoles coraniques sur quatre, les Malékites, les Chaféïtes et les Hanbalites. Pour la quatrième école, celle des Hanéfites, la décision est laissée à la discrétion du juge mais la plupart du temps, la peine de mort est prescrite. * 
 
En tolérant le blasphème, le gouvernement prend le risque de déplacer le Jihad sur son territoire et du point de vue musulman, le Jihad devient alors justifié.
 
En réalité, nous pensons que la guerre de l’Islam salafiste de la Jâhiliye** qui se déroule en Syrie et en Irak n’est pas de façon prioritaire l’éradication du Chiisme, du Christianisme ou judaïsme (il a prévu pour eux le statut de Dimmi), ni même de la secte Alaouite. Sa guerre l’oppose à tous ceux qui veulent lui barrer la route pour la domination du dar al-Islam (territoire de l’Islam) car c’est ce dar al-Islam qui devrait lui servir de tremplin pour sa guerre future sur le dar al-Harb (territoire de guerre).
 
Le prochain territoire de guerre, dar al-Harb, sera-t-il l’Europe et la France qui incarne cette obstination pour avoir toujours plus de laïcité hostile aux religions, toujours plus d’athéisme et d'exclusion de Dieu du champs des hommes ?
 
En se penchant sur le Coran, on découvre les pensées de Mohammed sur ces « non-religieux ». Il les appelle « idolâtres et de polythéistes... ».
 
Parlant de l’idolâtrie, Mohammed la qualifie d’ « injustice immense » (Coran XXXI 13, également IV 48 et16, XV 94). Assez vite, quelques années après le début de sa prédication, il rompt avec eux : « Dieu et son Apôtre***  sont dorénavant déliés de tout engagement envers les idolâtres » (Coran IX 3)...car les Infidèles **** ne sont qu'impureté (Coran IX 28). Puis, on voit progressivement s'installer dans le Coran le message que les infidèles sont par surcroît, des ennemis contre lesquels la guerre est l'état permanent et normal. Maïmonide lui-même renforçait cette tendance lorsqu'il écrivait : « Si un païen tombe à l'eau ne l'en retire pas car ce n'est pas ton prochain ». Le prochain n'étant que le Dimmis.
 
Ce qui vient d'être dit de l'Islam qui avait cours à l'époque de la Jâhiliye ne réserve pas un avenir serein aux polythéistes et aux idolâtres qualifiés par le Prophète d'infidèles. Ces derniers sont bien distincts des « scripturaires », gens du livre qui n'en font pas partie.
 
Dans le contexte actuel, la cible montante de l'Islam salafiste et des groupes extrémistes qui sévissent en Syrie, en Irak et au Yémen, ne serait que les idolâtres du VIIème siècle et le paganisme et l'athéisme du XXIème. Nous l’avons déjà dit : Ce ne sont pas tant les chrétiens ou les juifs ; pour illustrer ce que nous venons de dire, prenons le cas des chrétiens d’Irak qui ont récemment été confrontés à des groupes extrémistes. Ils ont dû fuir leurs villes avant l'arrivée des mercenaires de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant et des miliciens du Front al-Nosra. Seule une poignée de personnes âgées est restée sur place ;  elle a pu bénéficier de l'aman ***** dans ce qui était devenu le dar al-islam du Califat. Il est écrit : « Si parmi les Associateurs, quelqu'un te demande protection, accorde-la lui jusqu'à ce qu'il entende la parole d'Allah. Ensuite fais-le parvenir au lieu de tranquillité qu'est le sien » (Coran - sourate IX, verset 6) ». Ces faits indiquent que l’ennemi public, numéro un, est l’idolâtrie.
 
C’est ce fait que la laïcité à la française doit prendre en compte pour évoluer vers le respect du religieux, vers une bienveillance à l’égard de ce fait, en refusant tout ce qui peut l’offenser et le blesser. Lorsque la laïcité française apparaîtra conciliante et respectueuse du religieux, elle entrera avec l’Islam dans des périodes de trêves******, mais il faut savoir que ces trêves seront rompues dès le moment où les Croyants deviendront supérieurs en nombre.
 
Le politique d’aujourd’hui ne peut ignorer ces éléments sans prendre le risque de cette guerre de longue haleine qui nous menace en Europe.
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* Ibn Taimiyya : As-Sharim al-maslul 'ala chatim ar-rassul, Ed. Hayderabad, 1904, pp. 4, 296, 299, 031, et suivantes. 
** Période idolâtre ou de l'ignorance.
*** Sous-entendu Mohammed.
**** Différents des gens du livre.
***** L'aman est une protection dont peut bénéficier le non-musulman qui se trouve en dar al-islam et qui accepte de lstatu de Dimmis et paye la jizya.
****** Mohammed préconise une guerre dans le dar al-Harb (territoire de guerre) jusqu’à ce que les Croyants aient le dessus. Il prévoit cependant des trêves qui doivent être dénoncées au bout de dix ans et dès le moment où les Croyants ont la supériorité.
 
Le Veilleur de Ninive

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