mardi 20 janvier 2015

Le marché aux esclaves féminins en Syrie-Irak....


Des nouvelles parviennent d'Irak, nous les transmettons sans vérification personnelle, sur un sujet tabou, inqualifiable, pénible à soulever et dont il est même difficile à croire la réalité...

Il s’agit du « marché aux escalves féminins » qui a court actuellement en Irak. Si ce fait ne découle pas d'un Islam deviant, pourquoi ce traffic n'est-il pas dénoncé par les gouvernements du monde ?  Ces jeunes filles et ces femmes, fragiles et vulnérables ne méritent-elles pas une marche républicaine ?

Des femmes Yézidis et Chrétiennes sont vendues au « marché aux esclaves » dans la ville de Mossoul en Irak, où elles sont amenées dans des « cages ». Photo à l’appui. 

Il existe actuellement plusieurs marchés, dont les deux plus importants sont celui de Mossoul (Irak) puis celui de rejoint par celui de Racca (Syrie).

Voici l’affichette, diffusée en arabe, la seule langue reconnue par l’Islam salafiste, qui règlemente le commerce. Les tarifs sont fixés en fonction de la virginité supposée des femmes et de leur âge.
 
Ces prix sont assez modérés, si on les compare au prix des chèvres et des dromadaires vendus sur ces mêmes marchés : comptez environ 10 € pour une chèvre, 200 à 300 pour un dromadaire.

L’affichette postée à l’entrée du marché annonce les tarifs suivants :
 
Fillette de 1 à 9 ans : 200 000 dinars (138 euros)

Fille de 10 à 20 ans : 150 000 dinars (104 euros)

Femme de 20 à 30 ans : 100 000 dinars (69 euros)

Femme de 30 à 40 ans : 75 000 dinars (52 euros)

Femme de 40 à 50 ans : 50 000 dinars (35 euros)

Les femmes de plus de 50 ans ne font pas l'objet de transactions car elles ne conviennent pas à l'usage escompté. Nous notons que les prix ne couvrent même pas la nourriture et le coût du transport pour les acheminer sur le marché.

Les plus chanceuses ont été converties à l'islam, les autres, la majorité, a été égorgées.

L'Organisation État islamique, dans un document daté du 16 octobre rappelle sur un site en langue arabe, la loi en vigueur : "Chacun doit se souvenir que mettre en esclavage les familles d'infidèles et marier leur femme est un élément fermement établi de la loi islamique".

Cette information survient peu après la diffusion d'une vidéo, montrant plusieurs combattants de l'État Islamique discutant, hilares, de l'achat de femmes Yézidies.

"Aujourd’hui c’est le jour de la distribution ; c’est la volonté de Dieu", lance l'un tandis que le caméraman fait le tour de la salle demandant qui veut d'une femme Yézidies et si les intéressés seront "capables de la gérer".

Les hommes amusés détaillent leur façon de choisir : qualité de la dentition, couleur des yeux, fermeté des fesses et de la poitrine…

Ceux qui sont intéressés négocient ensuite le prix avec le vendeur.

Ce phénomène se développerait dans d'autres pays : Niger, Tchétchénie, Iran, Afghanistan, Algérie etc….

 Iraqi News.

lundi 19 janvier 2015

La "totale" liberté d'expression est-elle possible ?

Avec un peu de recul par rapport aux deux attentats survenus, à Paris, le 7 janvier 2015, nous nous sommes interrogés sur la mesure de la liberté d’expression en nous appuyant sur le simple bon sens en se posant de simples questions.  

Lorsque le Président Hollande s'adresse à ses interlocuteurs, dit-il tout ce qu'il souhaiterait exprimer ? N'impose-t-il aucun filtre au contenu de ses discours ? Lorsque ce même Président, ou son Premier-Ministre, s'adressent à la Nation, communiquent-t-ils au peuple tout ce que bon leur semble, ou bien revoient-ils leurs copies avant de prendre la parole, pour ne commettre ni erreurs, ni impairs ?

Lorsque vous lecteur, vous vous adressez à des interlocuteurs, parlez-vous en toute liberté ou bien veillez-vous à vos affirmations ? Lors de vos entretiens avec des interlocuteurs non familiers, prenez-vous la liberté de tout leur assainer ? Au sein même de vos familles, parlez-vous de façon inconsidérée à vos proches ou bien restez-vous prudent à l'égard de vos paroles, pour ne pas blesser ou offenser ?

Pourquoi le journal Charlie-Hebdo aurait-il été dispensé de cette prudence et auto-censure, que chacun d'entre-nous s'impose naturellement en certaine circonstances ? Ce n’est pas que le journal ait commis une simple « erreur de communication » à l’occasion d’un tirage. Durant des années, il s'est acharné sur certaines croyances, négligeant d’ailleurs, d’en pourfendre d’autres….  

La leçon de cette malheureuse expérience de Charlie-Hebdo est que la « totale » liberté d'expression n'a jamais existé, qu'elle n'existe toujours pas et qu'elle n'existera jamais. Que personne ne s'illusionne.

A cet égard, lorsque le Veilleur de Ninive écrit, il s'impose le respect de toutes les personnes , même des plus inhumaines qu’il dénonce….S'imposer le respect ne serait-ce que sur la forme, c’est conserver sa propre humanité et donner à l’autre, qu’on critique, dénonce ou pourfend, une chance de retour à l’humanité. Toute autre approche est destructrice et génératrice de haine. 

Le Veilleur de Ninive

mercredi 14 janvier 2015

Islam et Christianisme même combat pour le respect....

L’affaire Charlie-Hebdo nous a appris qu’Islam et Christianisme faisaient face au même irrespect et à la même déconsidération en provenance des « forces » athées, sauf que les armes des chrétiens sont les armes de Jésus alors que celles des musulmans sont les épées de Mohammed. Cela fait une grande différence car l’Eglise catholique a, semble-t-il, abandonné depuis longtemps les vues de Saint-Augustin et de Saint-Thomas d’Aquin sur la possibilité d’une guerre juste.

Concernant le blasphème contre le sacré, l'Eglise chrétienne s’en offusque bien naturellement. Il est pour elle une très grave injure, puisqu’elle a repris à son compte les tables de la loi avec les commandements que Yahvé avait confiés à Moïse et dont le second se réfère à l'invocation du nom du Seigneur : « Tu n’invoqueras pas le nom du Seigneur ton Dieu pour le mal, car le Seigneur ne laissera pas impuni celui qui invoque son nom pour le mal ». 

Le blasphème prend en Islam des proportions considérables puisque la notion de « confession » et de « pardon » qui, chez les chrétiens, amortit l'impact de la faute, ne s'y applique pas sur ce point. Nous le rapportions dans un écrit précédent : « Le blasphème contre Dieu, le Prophète et les Anges est puni de mort dans trois écoles coraniques sur quatre, les Malékites, les Chaféïtes et les Hanbalites. Pour la quatrième école, celle des Hanéfites, la décision est laissée à la discrétion du juge mais la plupart du temps, la peine de mort est prescrite ». 

En tolérant « l’humour » de Charlie-Hebdo[1]  forcément partial, puisqu’il y a des sujets que le journal satirique n’abordait jamais[2], ne serait-ce que pour en rire comme on rit d’humour noir, le gouvernement français prend le risque de déplacer le Jihad sur son territoire. Ces affirmations que nous avançons concernant l'Islam s'appuient sur de nombreux auteurs musulmans[3].

En reprenant le thème du Prophète Mohammed dans un numéro spécial de Charlie-Hebdo, le gouvernement qui cautionne la démarche, prétend-il changer l’Islam ? Pense-t-il modifier la réaction d’1,3 milliard de musulmans ? Il refusait à ses adversaires politiques le crédit de soulever le problème du « fondamentalisme islamique », et voilà qu’il ne dit mot à la parution d’un nouveau Charlie-Hebdo provocateur qui devait forcément apparaître comme un défi. Un connaisseur de l’Islam ne pouvait s’y tromper. 

Nous avons tendance à vouloir nous dire : « Quelle prétention ! ». Mais quelle est la mission de ce gouvernement pour mener une politique aussi contradictoire ?

Non-musulmans que nous sommes, nous souhaitons tous que cet Islam soit moins prosélyte par la violence et moins tendu sur les faiblesses et les péchés humains, mais comment peut-on imaginer que des non-musulmans comme ces journalistes qui ont ressorti un numéro de Charlie-Hebdo pensent par un forcing, à travers un tirage à plus de 3 millions d’exemplaires, en plusieurs langues, avec le Prophète  Mohammed en couverture, pouvoir obtenir le moindre changement dans la tradition islamique ? 

L’attitude des Chrétiens face au blasphème est de prier et de souffrir intérieurement.… Aujourd’hui ils sont confrontés à un nouveau problème qui est « l’athéisme prosélyte », car l’Athéisme, comme l’Islam et le Christianisme, cherche désormais à convertir les esprits [4]; Le Christianisme redoute cette nouvelle « vocation » de l’athéisme qui se calque sur les religions car il n’est, selon les vues chrétiennes, qu’une idéologie totalitaire de plus, et réductrice de l’homme à sa dimension immanente, refusant de reconnaître à ce dernier l’ouverture à la transcendance.

Tandis que l'Islam sunnite a sa réaction, face au blasphème, prévue par les écoles juridiques, quelle attitude le christianisme va-t-il adopter pour survivre confronté qu'il est à des forces hostiles, qui sous couvert d’humour, de laïcité et de mesures sociétales, cherchent à lui nuire ? Nous laissons ici la parole à la hiérarchie des Eglises Catholiques et Protestantes de France pour donner les directions aux fidèles, en espérant que celles qu’elles prendront et les attitudes qu'elles préconiseront ne mettront pas les croyants dont elles ont la charge, sur les pas des Chrétiens d’Irak. 

Le Veilleur de Ninive
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[1] Encore faudrait-il s’assurer que tout le monde en rit.
[2] Citons à titre d’exemple l’euthanasie, l’avortement, la franc-maçonnerie ou les noirs.
[3] Abu ‘Ubaid (Ibn Sallām) (+224=838), Kitāb al-amwāl, Le Caire, 1934, p.179.
Aureng Zaib, (+1118=1706), Aḥkām al-awqāf, Le Caire, 1322=1904, I. p.103.
Zaid bin Ali : Mağmu'at al-fiqh, ed. Griffin (Corpus Juris di....), Milan, 1919, p.825.
Ibn Taimiyya : * Ibn Taimiyya : Aṣ-ṣārim al-maslūl 'ala šatim ar-rasūl, Ed. Hayderabad, 1904, pp. 4, 296, 299, 301, et suiv., 326, 527 et suiv., 536, 538.
Ḥiršī (+1101 = 1689), Šarḥ ‘ala muḫtaṣar sīdī Ḫalīl, 8 vol. Le Caire, 1881, VIII, p.84.
Sarahsi (Mohammad Bin al-Hassan - +483 = 1090) : Al-Mabsūt, 30 Vol. Le Caire, 1906-1913.
Sarahsi : Šarh as-siyar al-Kabīr li Muḥammad bin al-Ḥassan as-Šaibani, 4 vol., Ed.  Hayderebad, 1917, III, p. 183.
 [4] Le Christianisme commence par convertir les cœurs à Jésus-Dieu.

mardi 13 janvier 2015

Le « religieux » au secours de la laïcité française.

La marche "républicaine" du dimanche 11 janvier 2015 a mis l'accent sur les "valeurs" qui sont siennes, notamment celles de liberté d'expression et de laïcité. L'une et l'autre ne sont que des concepts théoriques dont le contenu transmis et reçu est fonction des origines, de l'éducation, de l’histoire et de la condition sociale de la personne.
 
La précipitation avec laquelle la marche du 11 janvier fut décidée aura étonné plus d'un. Quel était cet objectif qu'il fallait atteindre dans des délais si courts ? Empêcher la récidive de tels attentats ou bien, pour le gouvernement, redorer son blason, ou encore préparer des actions gouvernementales futures ?
 
Les risques d'erreurs dans les messages transmis et de dévoiement dans le sens donné à la marche de dimanche dernier étaient grands. Avant la manifestation, il était déjà possible de détecter l'amalgame entre les sentiments et le soutien à exprimer aux familles éprouvées et l'appui à un journal qui ne tirait qu'à 60.000 exemplaires, ne faisant pas l'unanimité et en tant que tel incarnant une politique que tous les marcheurs de dimanche ne cautionnaient pas.
 
Au-delà de l'amalgame, cette marche et la manière dont elle fut présentée, "nous sommes des Charlie" fut révélatrice de deux contradictions :
 
1° - une première contradiction entre le soutien à un journal satirique qui ne ménage pas les religions dont l'Islam, et les accusations fréquentes d'Islamophobie que le gouvernement français porte contre ceux qui tentent de donner un avis sur l'Islam qui n'aille pas dans le sens du vent ou de l'agenda gouvernemental.  
 
2° - une deuxième contradiction réside dans le fait que le message transmis par nos gouvernants a consisté à vouloir nous faire croire que les auteurs des attentats de Paris n'étaient que des terroristes isolés dont la mission était différente de celle des jihadistes qui se battent au Proche-Orient, que ce même gouvernement et le précédent soutiennent depuis bientôt quatre ans. Dans la réalité, ces fanatiques, dans leur action criminelle, n'ont été que les émules de ceux qui, sur place, ont détruit la Syrie et l'Irak pour le compte de gouvernements dits respectables…
 
Alors que la France est encore sous le choc des événements de la semaine dernière, nous devons tenter d'éclaircir le chemin et pour nos dirigeants, de lever progressivement ces contradictions et de trouver une ligne d’évolution pour l’avenir. Cet effort devrait passer, nous semble-t-il par une redéfinition de la laïcité à la française, de plus en plus crispée sur le phénomène religieux, qui est à présent confrontée aux exigences accrue d'un Islam en cours d’affirmation en France.
 
Quelles voies de sorties envisager pour la laïcité à la française ?  "Plus de religieux et moins de religion", dirions-nous.
 
Que signifie cette expression  "plus de religieux et moins de religion" ? C’est que le « plus de religieux » peut sauver la laïcité de ses contradictions en lui faisant ademettre la pratique et le « moins de religion » la protéger en contrôlant ce qui n'est pas pratique mais idéologie, etc...En effet, le religieux correspond à la foi, à ses symboles, ses formes d'expression, ses objets, ses rites, etc...Il suppose un respect du sacré alors que sous la « religion », on retrouve l'ensemble des éléments qui font la croyance : histoire, institutions, doctrine, démographie, manifestations publiques, etc...
 
L'erreur de la laïcité à la française aurait été d'avoir ouvert la voie à la religion musulmane sans en accepter le religieux qui en découle ? Ce religieux peut se limiter, chez les chrétiens par des pratiques pouvant rester dans le domaine privé tels que prières, sacrements,  pèlerinages, exercice de la charité, traditions, etc...Pour l’Eglise cela est toutefois une limitation de la pratique qui devrait s’étendre aussi à la mission, à l’engagement dans la société mais ces engagements publics sont laissés à la discrétion du fidèle.
 
En Islam, la pratique passe par l’expression quasi-obligatoire de signes extérieurs dont l’exercice du Jihad et dans la majorité des situations, le caractère sacré est absolu.
 
La laïcité à la française pour survivre doit se mettre au « respect du religieux ». Son champs de tolérance doit s'étendre à la pratique religieuse, qu'elle soit visible ou discrète, publique ou privée. La laïcité réservant en revanche son pouvoir critique dans toutes revendications  à caractère ou connotation politique qui proviendraient des religions. L'Islam, théocratie dont une des pratiques religieuses est, nous l’avons dit le Jihad, pose un problème. Nous ne rentrerons pas dans le débat sur la justesse morale ou théologique du Jihad car il est trop inhérent à l’Islam pour en débattre mais nous expliquerons plus loin que la « trêve » devrait venir calmer les ardeurs du Jihad pour sortir la laïcité de l'impasse dans laquelle elle se trouve face à la démarche du Jihad. 
 
Comment la laïcité peut-elle surmonter la difficulté du Jihad ? Pourquoi et comment le religieux peut-il venir au secours de la laïcité à la française face à l'Islam ? 
 
L'attentat contre l'hebdomadaire Charlie a révélé que la laïcité en France était tombée en panne.

Le blasphème contre le religieux qui était une des caractéristiques de Charlie-Hebdo, déclenche une guerre mettant la laïcité dans l'embarras. Pourquoi ? Car en Islam, le blasphème contre Dieu, le Prophète et les Anges est puni de mort dans trois écoles coraniques sur quatre, les Malékites, les Chaféïtes et les Hanbalites. Pour la quatrième école, celle des Hanéfites, la décision est laissée à la discrétion du juge mais la plupart du temps, la peine de mort est prescrite. * 
 
En tolérant le blasphème, le gouvernement prend le risque de déplacer le Jihad sur son territoire et du point de vue musulman, le Jihad devient alors justifié.
 
En réalité, nous pensons que la guerre de l’Islam salafiste de la Jâhiliye** qui se déroule en Syrie et en Irak n’est pas de façon prioritaire l’éradication du Chiisme, du Christianisme ou judaïsme (il a prévu pour eux le statut de Dimmi), ni même de la secte Alaouite. Sa guerre l’oppose à tous ceux qui veulent lui barrer la route pour la domination du dar al-Islam (territoire de l’Islam) car c’est ce dar al-Islam qui devrait lui servir de tremplin pour sa guerre future sur le dar al-Harb (territoire de guerre).
 
Le prochain territoire de guerre, dar al-Harb, sera-t-il l’Europe et la France qui incarne cette obstination pour avoir toujours plus de laïcité hostile aux religions, toujours plus d’athéisme et d'exclusion de Dieu du champs des hommes ?
 
En se penchant sur le Coran, on découvre les pensées de Mohammed sur ces « non-religieux ». Il les appelle « idolâtres et de polythéistes... ».
 
Parlant de l’idolâtrie, Mohammed la qualifie d’ « injustice immense » (Coran XXXI 13, également IV 48 et16, XV 94). Assez vite, quelques années après le début de sa prédication, il rompt avec eux : « Dieu et son Apôtre***  sont dorénavant déliés de tout engagement envers les idolâtres » (Coran IX 3)...car les Infidèles **** ne sont qu'impureté (Coran IX 28). Puis, on voit progressivement s'installer dans le Coran le message que les infidèles sont par surcroît, des ennemis contre lesquels la guerre est l'état permanent et normal. Maïmonide lui-même renforçait cette tendance lorsqu'il écrivait : « Si un païen tombe à l'eau ne l'en retire pas car ce n'est pas ton prochain ». Le prochain n'étant que le Dimmis.
 
Ce qui vient d'être dit de l'Islam qui avait cours à l'époque de la Jâhiliye ne réserve pas un avenir serein aux polythéistes et aux idolâtres qualifiés par le Prophète d'infidèles. Ces derniers sont bien distincts des « scripturaires », gens du livre qui n'en font pas partie.
 
Dans le contexte actuel, la cible montante de l'Islam salafiste et des groupes extrémistes qui sévissent en Syrie, en Irak et au Yémen, ne serait que les idolâtres du VIIème siècle et le paganisme et l'athéisme du XXIème. Nous l’avons déjà dit : Ce ne sont pas tant les chrétiens ou les juifs ; pour illustrer ce que nous venons de dire, prenons le cas des chrétiens d’Irak qui ont récemment été confrontés à des groupes extrémistes. Ils ont dû fuir leurs villes avant l'arrivée des mercenaires de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant et des miliciens du Front al-Nosra. Seule une poignée de personnes âgées est restée sur place ;  elle a pu bénéficier de l'aman ***** dans ce qui était devenu le dar al-islam du Califat. Il est écrit : « Si parmi les Associateurs, quelqu'un te demande protection, accorde-la lui jusqu'à ce qu'il entende la parole d'Allah. Ensuite fais-le parvenir au lieu de tranquillité qu'est le sien » (Coran - sourate IX, verset 6) ». Ces faits indiquent que l’ennemi public, numéro un, est l’idolâtrie.
 
C’est ce fait que la laïcité à la française doit prendre en compte pour évoluer vers le respect du religieux, vers une bienveillance à l’égard de ce fait, en refusant tout ce qui peut l’offenser et le blesser. Lorsque la laïcité française apparaîtra conciliante et respectueuse du religieux, elle entrera avec l’Islam dans des périodes de trêves******, mais il faut savoir que ces trêves seront rompues dès le moment où les Croyants deviendront supérieurs en nombre.
 
Le politique d’aujourd’hui ne peut ignorer ces éléments sans prendre le risque de cette guerre de longue haleine qui nous menace en Europe.
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* Ibn Taimiyya : As-Sharim al-maslul 'ala chatim ar-rassul, Ed. Hayderabad, 1904, pp. 4, 296, 299, 031, et suivantes. 
** Période idolâtre ou de l'ignorance.
*** Sous-entendu Mohammed.
**** Différents des gens du livre.
***** L'aman est une protection dont peut bénéficier le non-musulman qui se trouve en dar al-islam et qui accepte de lstatu de Dimmis et paye la jizya.
****** Mohammed préconise une guerre dans le dar al-Harb (territoire de guerre) jusqu’à ce que les Croyants aient le dessus. Il prévoit cependant des trêves qui doivent être dénoncées au bout de dix ans et dès le moment où les Croyants ont la supériorité.
 
Le Veilleur de Ninive

samedi 10 janvier 2015

Paris, 7 janvier 2015 : Que de questions ?

Dans le feu de l'actualité, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sérieuses des attentats * de la brève semaine qui a démarré le mercredi 7 janvier 2015 à Paris. 

Pour garder l'esprit actif et la pensée alerte, contentons-nous de soumettre à votre appréciation une série de questions en espérant que toutes soient possibles et qu'il n'en y ait aucune qui soit illégitime et non-autorisée. 

Nous voici donc : "Interrogations toutes". La démarche devrait nous aider à voir clair dans cet imbroglio où se mêlent tragique, violence, manipulation, injustice et fragilité humaine.  

La question préliminaire et de base ne serait-elle pas de s’interroger de la façon suivante : Comment se fait-il que ces trois hommes,  les frères Kouachi et  Amedy Koulibaly, ont-ils pu commettre des attentats aussi meurtriers en usant, avec une telle facilité, d'armes de guerre ? Comment ces armes ont-elles pu passer entre leurs mains ? Les ont-ils seulement achetées ou volées, à l'image des véhicules subtilisés pour leurs équipées ? Disposent-ils d'appuis d'Etats ou de Groupes importants les soutenant financièrement et leur assurant la logistique ? Au final, ces trois hommes, ont-ils été instrumentalisés par des Etats ou des Organisations secrètes et d'envergure ?
 
A présent, arrêtons-nous un peu sur les concepts utilisés en se demandant pourquoi le gouvernement français s'obstine-t-il à refuser l'usage du terme "fondamentalisme islamique" et conserve-t-il celui de terrorisme ? Craint-il d'accroître ou d'exacerber une hostilité à l'Islam ? Signifie-t-il par son refus que pour lui, gouvernement, il n'existe pas et ne peut exister de fondamentalisme islamique ? Imaginons que d'ici deux ou trois ans, l'Armée Islamique d'Irak et du Levant (داعش - Da'ech) conquière toute la Syrie, l'Irak, l'Arabie-Saoudite, les Emirats et le Yémen, le gouvernement français continuera-t-il à affirmer qu'il n'y a pas de fondamentalisme islamique ? Les membres du gouvernement réalisent-ils qu'en niant l'existence d'un islam radical, il provoque les adeptes du Prophète qui rêvent de cet islam-là, d'un "islam pur", des origines, un islam de la période de la Jâhiliye ? Cet Islam des premiers temps du prophète existe pourtant bien. La modernisation accélérée des sociétés islamiques qui se sont engagées à la technologie et à la transformation du mode de vie, aurait réveillé chez des musulmans, la nostalgie de cette période du VIIe siècle où l'islam prenait naissance dans un environnement idolâtre et païen, qu'il fallait combattre.

Dans la même lignée, pourquoi assistons-nous subitement à un prise d'otages qui touche les juifs dans une épicerie cachère de Vincennes, alors que l’Etat juif n'a guère été inquiété par la poussée de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant (داعش - Da'ech) en Syrie et en Irak. Quelle lecture peut-on faire de cette prise d'otages dans un commerce juif de Paris ? L’auteur de la prise d’otage, ses parrains éventuels, cherchaient-ils à inquiéter les juifs de France pour les pousser à quitter le pays en direction de l'Etat hébreu ?
Quels objectifs à l’attentat contre Charlie-Hebdo ? Peut-on sincèrement croire que le motif des deux frères Kouachi qui ont décimé le personnel de l'hebdomadaire Charlie, n'était que la revanche sur les caricatures ? Un autre impact n'était-il pas recherché tel que, par exemple, la radicalisation des esprits en vue d'un conflit civil futur ?

Sur un plan plus moral, pourquoi le gouvernement français et sa population acceptent-t-ils le fait que la dérision soit portée, par un journal satirique, sur les religions chrétiennes et musulmanes et très peu sinon guère sur les autres ** et alors que la population française est de plus en plus muselée dans sa critique de situations diverses, par des lois presque liberticides, sur des sujets touchant aux différentes...phobies***, telle que l'homophobie, mais encore l'avortement, le contrôle des naissances, les déséquilibres hommes-femmes, etc....

Au plan politique, que signifie cet amalgame entre Union nationale et Union républicaine qui fait débat depuis deux jours ? Les deux partis politiques, qui dominaient jusqu'à peu, chercheraient-ils à tirer un quelconque profit de la situation en "excluant" le Font National ? On invoque une « raison républicaine », sorte de « raison morale » à la "mise à l'écart" du FN...mais rien ne nous dit que, derrière la marche populaire de dimanche, les partis dominants ne veulent pas être les seuls à récupérer un « mérite républicain » ou « mérite moral ». Est-on sûr qu'une manifestation commune, PS, FN, UMP, aurait des effets plus désastreux qu'une mise à l'écart du FN ? Le gouvernement est-il bien conscient que son refus d'associer l'ensemble des partis politiques risque fort d'aboutir à une fragilisation des Institutions ? Que veulent dire ces Institutions où les partis participants et représentatifs sont choisis à la carte ? En outre, le gouvernement souhaite-t-il vraiment substituer un bras de fer avec un parti politique français représenté au Parlement, à la tension avec des groupes qu’il qualifie de terroristes ?
 
Au plan de la morale politique et alors que se déroulait dans la Capitale deux prises d'otages, à la suite de l'attentat contre le personnel de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, comment se fait-il qu'aucun membre du gouvernement français n'ait encore démissionné ? Pourquoi en d'autres temps, pour moins que cela, des ministres jetaient l'éponge ? Pourquoi le départ d'un des ministres n'a-t-il pas encore été évoqué ?

Notre système de pensée et de fonctionnement, nous permet-il vraiment de comprendre ces groupuscules se réclamant d'un islam puriste, afin de mieux leur faire face et de les détourner de leur méfaits ou si nécessaires de les détruire lorsque la menace est imminente ? Le gouvernement français est-il conscient que les extrémistes qui préparent des attentats, sont totalement hors de notre "système" ? L'anticipation, la réplique et les réactions à des faits de guerre, avec des armes de guerre, tels que ce que nous venons de vivre, ne devraient-elles pas se concevoir hors du cadre systémique français, mais par des services spécialisés à compétences multi-ethniques, multi-confessionnelles et multi-culturelles, car ce pays, aussi riche que soit son histoire, aussi haute que soit l'idée que les français ont de leur pays, face au terrorisme, la France n'est qu'un géant au piedt d'argile.   

Le Veilleur de Ninive

* Charlie-Hebdo, Fusillade de Montrouge, Superette Cachère.
* * Pourtant, il existe des adeptes d'autres religions sur le territoire français.
* Nous croyions que la phobie ne pouvait être raisonnée puisqu'elle relevait du domaine médical de la névrose.

jeudi 8 janvier 2015

Charlie-Hebdo : La fin ne justifie pas les moyens.

Sans tambours ni trompettes disons simplement notre peine en apprenant l'attentat du 7 janvier 2015 commis, à Paris, dans les bureaux du journal Charlie-Hebdo. Nous regrettons les morts et compatissons avec les familles.
 
Le choc passant, nous avons tendance à nous tourner vers les "vivants" qui nous dirigent. Ces derniers avaient affecté un garde pour protéger les bureaux du journal, l'intention était bonne mais l'effectif s'est avéré insuffisant. 
 
Par l'évènement produit, nous avons appris que les journalistes avait une protection ; nous en comprenons à present les raisons, mais il ne faut pas oublier que dans leurs écrits, les caricaturistes tournaient en dérision et au passage disaient du mal des croyants qu'ils soient musulmans ou chrétiens. Ils le faisaient en toute impunité, moyennant des condamnations occasionnelles se limitant à quelques menues amendes.
 
Essayons à présent d'imaginer la situation s'il venait à se créer, à Paris, un journal satirique qui ironiserait sur les homo, les juifs, les francs-maçons, les noirs, etc...Qu'en serait-t-il ? Il n'y a qu'à se souvenir du sort reserve à l'humouriste Dieudonné et de sa quenelle...Aujourd'hui, c'est tout de même étonnant de découvrir que Charlie-Hebdo était protégé en dépit de sa ligne éditoriale, alors qu'il serait, impossible à qui veut, de créer, par les temps qui courrent, le périodique que nous imaginions.
 
Certes, rien ne justifie le crime bien naturellement. La nature de cet acte destructeur n'est même pas discutable et nous souhaitons que les auteurs soient jugés et condamnés de façon exemplaire avec dénonciation de "l'idéologie" qui les a motivés à commettre cette tuerie. Nous ne croyons aucunement à l'instar des dirigeants français que ces hommes terrorisent pour terroriser. Ce n'est pas en soi une cause qui incite à donner sa vie...Ils ont très certainement des objectifs à atteindre.
 
L'événement est pour nous, cependant, l'occasion d'un petit rappel sur le fait qu'il est possible de tuer par les armes, par des paroles et par des écrits, même si le préjudice n'est pas le même. Bien évidemment, tuer, par l'un de ces trois moyens, est toujours condamnable et cela quelque soit la cible. Dans la réalité, la peine des tribunaux se veut proportionnelle au préjudice. Les "crimes rédactionnels" de l'hebdomadaire "Charlie" étaient-ils vraiment condamnés à la mesure du préjudice causé ?

Pour une religion prosélyte telle que l'islam, le préjudice engendé par les titres de Charlie-Hebdo exhibés dans les kiosques français, pouvait se révéler considérable. Le Christianisme prosélyte est dans une position similaire, mais pour les Chrétiens, la fin ne justifie pas les moyens comme cela peut être le cas dans une certaine interprétation de l'Islam, celle qui correspond à la période de la  جاهِليّة jâhilîya.
 
Curieux donc, ce retour fréquent des carricaturistes de Charlie-Hebdo sur le terrain du religieux alors qu'ils critiquaient souvent  la matière.  Est-on en droit de se demander quels objectifs étaient poursuivis par la rédaction du media ?
 
1° - Eloigner les fidèles de la religion ? Mais les lecteurs de Charlie-Hebdo étaient, pour l'essentiel, loin du domaine religieux.
2° - Provoquer ?  Mais quel est le but d'une provocation si ce n'est de susciter un conflit ?
 
Aujourd'hui, face à cet attentat qui prétend appliquer la loi du talion, mais dont nous pourrions finir par penser qu'il s'agit, en réalité, d'une tentative de déstabilisation de la société française, Musulmans et Chrétiens ne peuvent que rester unis dans ce combat que leur mènent des forces occultes et l'athéisme, dont ils sont la cible.
 
Islam et Christianisme doivent tous deux prendre garde à ne pas tromber dans la provocation. Même si une presse idéologique et athée prend plaisir à les faire sortir de leurs gonds, ces derniers doivent affronter ensemble la profanation et le sacrilège, en ne répliquant aux flèches verbales et rédactionnelles qu'en se rappelant constamment la règle essentielle devenue leur : "la fin ne justifie pas les moyens" et cela même si les medias français refusent de s'imposer la discipline du respect du sacré....Sans cette devise, en quoi les religions seraient-elles supérieures aux idéologies ?
 
Le Veilleur de Ninive.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.