lundi 11 novembre 2013

Le destin des chrétiens d'orient

Que Peut-on encore sauver après le passage des « takfiristes » et leurs destructions contre les chrétiens ? Comment peut-on repousser, les « takfiristes », ces mêmes Turcs et Mongols qui avaient envahi Constantinople le 29 mai 1453 ?

Reconnaissons d'abord que les chrétiens d'Orient vivent toujours le temps de cette épouvantable nuit de saccage de Constantinople par les armées de « Mohammed le Conquérant » entrant dans l’Eglise Sainte-Sophie et la transformant en Mosquée, alors que le Calife Omar avait refusé de prier dans le Saint-Sépulcre pour ne pas le transformer en mosquée. Nous vivons dans un Orient qui perd son identité et  se perd  en conflits  entre différentes ethnies, confessionnelles, intégristes où chacune veut éliminer l'autre par les armes.

Reconnaissons  que nous avons abandonné la Palestine, le destin des chrétiens et leur patrimoine. Des biens d’Eglises ont été vendus.

Reconnaissons l'émigration hémorragique des chrétiens qui ont fini par se disperser partout à travers le monde, à l’exception de quelques uns restant sur place dans les églises pour prier et pleurer, car ils sont devenus comme les indiens, peaux-rouges, attendant leur disparition.

Dans le camp islamique plusieurs courants prétendent représenter l'islam modéré, mais avec des idéologies souvent creuses, et qui finissent par épouser et accepter les théories des « takfiristes » visant à supprimer l'autre.

Nous avons été indifférents à l'éradication des  assyriens, des chaldéens et des syriaques qui ont déserté leurs villages en Iraq sous les coups des bandits et voleurs intégristes musulmans, complices des « Yankis » américains. A présent, c’est au tour de la Syrie de subir, avec la même complicité américaine et les mêmes truands qui veulent faire partir les chrétiens du territoire syrien.

Nous avons un moment cru que les Chrétiens du Liban allaient poursuivre leur rôle de pionnier de la culture arabe. Mais leurs conflits interreligieux et même intra-confessionnel, a poussé les jeunes chrétiens libanais à quitter définitivement leur pays qui se vide progressivement de ses chrétiens.

Nous avons omis la situation dramatique des coptes d'Egypte avec la constitution inique de ce pays qui interdit de réparer le mur d'une église. Elle aura entraîné l’hémorragie de la catégorie instruite de la population.

La crise syrienne est un « choc » et nous sommes blessés de voir des citoyens syriens, parmi nous, qui reconnaissent la « liberté » que véhiculerait l’Armée Islamique de l’Irak et du Levant ou les « Abbayas » wahabites alors que l’essentiel de la population musulmane silencieuse est modéré et souffre tout autant de l’application de la « Charia ».

Nous, nous sommes rencontrés pour changer le « sombre destin » qui nous attend. Comment peut-on modifier le style de quelques églises, fermées sur elles-mêmes et coupées de la réalité quotidienne des chrétiens vivant l’enfer de la guerre avec leurs soucis et leurs besoins.
Comment peut-on créer des ponts avec les musulmans « illuminés » ?

Peut-on dire que notre travail commence ? Il faut agir rigoureusement en « s'armant » de la conscience du destin que nous voulons pour nous.  Nos décisions ne doivent pas perdre leur efficacité ; elles doivent être politisées.

Nous voulons un renouvellement de la renaissance, une nouvelle lumière qui ne soit guère avortée ni par des gouverneurs nationalistes, ni par des démagogues, ni par des arrivistes, ni par l’armée.

Nous voulons un mouvement basé sur la raison, qui peut renverser cette triste réalité en poursuivant un avenir meilleur.

Nous voulons une citoyenneté, une fraternité et une constitution moderne qui prône l'égalité et la justice.

Nous demandons à ce que les chrétiens reprennent leurs droits « oubliés », leurs écoles confisquées qui ont engendré des « takfiristes ».

Nous aurons alors, chrétiens et musulmans, un même destin.

Cela ne réalisera que si nous formons un seul bloc de politiciens, de penseurs et de jeunes qui affirment leurs racines et s’intègrent dans la société.

Nous ne devons oublier d’expliquer et de faire comprendre à l’autre, que le chrétien n'est ni un pèlerin, ni un esclave dans son pays, ni un voyageur qui passe de salles de transit en salles de transit dans les aéroports. Nous ne voulons pas former une « marre boueuse » mais une mer qui se purifie en permanence.

Nous devons atteindre cela avant l’arrivée d’un nouveau "Mohammed el-Fateh" [Mohammed le Conquérent].

Attention ! Ses premiers guerriers, les « Takfiristes » sont arrivés avec couperets et couteaux.

Par Ghassan Chami, Traduit par Claude Zerez.

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