jeudi 31 octobre 2013

L'archimandrite Naaman Rawik, Curé de Raqqa et Tabqa en Syrie, témoigne et interpelle…

Le Père Naaman Rawik, Curé grec catholique de Raqqa et Tabqa en Syrie, a du se réfugier au Liban après la destruction de ses deux églises par les takfiristes.

« A leurs fruits, vous les reconnaissez ».… Aujourd'hui et après que vous ayez pénétré l’Eglise de la Croix à Tal-Abiad, dans le Gouvernorat de Raqqa, que l’ayez volée et détruite, comme vous aviez fait auparavant avec les trois autres Eglises de ce même Gouvernorat, vous avez supprimé toutes traces chrétiennes, en détruisant nos Eglises et en offensant leurs Saints patrons, en volant nos maisons et en poussant à l’exil les pasteurs et leurs paroissiens.

Merci à vous, pour vos actes qui sont le reflet de ce que vous êtes….car le bon arbre donne du bon fruit et le mauvais arbre donne un fruit mauvais. « A leurs fruits vous les reconnaîtrez », nous dit la Bible.

Pensez-vous avoir triomphé par vos crimes contre la Syrie et son histoire lumineuse, par ces actes laids et honteux qui mettent une tâche noire sur les pages de vos registres que vous porterez en vous présentant devant le juge suprême ?

« Qui fait le moindre mal, le trouvera contre lui…. » : Croyez-vous qu’Allah, Son Prophète et les musulmans en général, accepteront et béniront vos actes ?  Dieu n'aurait il pas pu créer, lui-même, une seule nation et y mettre son peuple ? « Et moi, je vous ai créé Nations et des Peuples afin que vous vous reconnaissiez et que vous vous aimiez les uns les autres » : N’est-ce pas lui qui a ordonné l’amour et la fraternité en dépit des différences qui complètent. Vous dites que la religion de Dieu c'est l'Islam. Lequel d’entre vous pourrait m’expliquer ce verset ?

L'Islam n'est-il pas dans la continuité d'Abraham qui est le père des croyants et de la religion, derrière laquelle nous chrétiens, avons commencé à marcher six cents ans avant vous ?

Un musulman n'est-il pas celui qui protège l'homme de sa propre main et de sa langue ? Et voici que les actes de vos mains témoignagent de l’enlèvement des hommes de Dieu dont vous êtes à l’origine.

Revenez à vos Livres-Saints, apprenez par eux l’Islam véritable avant qu’on ne puisse démontrer, par les versets du Coran que vous êtes devenus étrangers au Livre et à l’enseignement d’Allah sur la tolérance, que vous êtes désormais étrangers à nos mœurs arabes authentiques, que vous êtes totalement étrangers à nos traditions dans lesquelles, nous furent élevés, musulmans ou chrétiens, en Syrie et à Raqqa en particulier.

mardi 29 octobre 2013

Syrie : Sadad libéré, les familles inhument leurs défunts avec des chants syriaques de l'office des morts.

Sadad - 31 Octobre 2013 - Voici la liste des victimes chrétiennes inhumées dans les villes de Sadad et Zaydal. Que Dieu recoive leur âme et aie pitié de leur famille. Prions pour eux tous....


le 28 Octobre 2013 - (Sadad) - Abel-Ahad Mikhaïl Haroun, Fadel Kharmeh, Habsé Ishak, ‘Ala’ Issa Khachouf, Georges Faraj Al-Sab’a, Georges Al-Nassar, Makhoul Radah, Nada Bajjour, Sahila Chahla, Sara Khalil, Mariam Danhach, Sara Danhach, Mariam Iskandar,  Mtanios Elias Al-Cheikh, Mariam Farhan Karkour, Amjad Mtanios Al-Cheikh, Habsé Batach, Moutrab Maksoud, Sa’dou Mtanios Farah,  Sa’dou Yasser Latifeh, Fadel Hamas.

le 27 Octobre 2013 - (Zaydal) - Jamil Mtanes ‘Asfour, Chamset Djirdjis Al-Boufi, Faddat Issa Al-Boufi, Habse Abdallah Al-Najjar.

le 26 Octobre 2013 (Zaydal) - Elias Fahd Danhach, Elia Bécharah Al-Naameh, Abou Aziz Channour, Farhan Moussa Radah, André Dakhl-Allah Karmeh.

Sadad - 28 Octobre 2013 - Après la libération de Sadad par l'armée arabe syrienne, la population chrétienne de la ville enterre ses morts. "Visionnez ici un extrait de l'Office des funérailles [Il s'agit d'un passage relatif à des troubles antérieurs à la dernière bataille] en écoutant la merveilleuse liturgie des morts en langue syriaque qui est comme une introduction dans l'univers céleste de Dieu fait d'Alléluïa à Sa Gloire et à celle de ceux qui ont rejoint le Royaume des Cieux en l'ayant mérité".


"Que Dieu accueille les victimes innocentes dans son royaume et vous lecteur qu'Il vous bénisse car vous prenez le temps de ces quelques minutes de recueillement pour vous unir à toutes ces familles éprouvées par la séparation. Merci".


Information tirée du site de la F.C.S.O.

lundi 28 octobre 2013

Appel du Patriarche Syriaque-Orthodoxe pour la libération des 1500 otages chrétiens de Sadad.

Extrêmement Urgent. A diffuser urbi et orbi.

Appel* à l'Opinion publique Internationale pour la libération des otages de Sadad et pour épargner l'antique ville syrienne de la Ruine.

Sadad est un nom syriaque qui signifie "le côté de la montagne" ; c'est une vieille ville syrienne qui remonte au deuxième millénaire avant le Christ. Elle était mentionnée dans deux livres de la Sainte Bible (Le livre des nombres 34-8 et celui d'Ezechiel 15-47). 

On pense que sa localisation à l'époque antique se était à la frontière nord de la partie syrienne du Territoire de Canaan. La ville constituait alors un important carrefour pour les convoies de marchandises ce qui explique la présence sur son territoire d'une grande tour d'observation et celle d'un réseau d'adduction d'eau d'époque romaine. La ville de Sadad reliait la Syrie d'Est en Ouest.

L'importance historique de Sadad est révélée par l'abondance des sculptures découvertes dans la zone des cimetières. Aussi la région de Umro, situé à l'Ouest de Sadad - Umro signifiant monastère en Syriaque, se trouve à l'emplacement de l'ancien monastère de Saint-Mama. C'était une sorte de Cathédrale qui a formé beaucoup d'évêques et de moines. Le monastère fut détruit en 1715. Les fouilles archéologiques ont permis d'exhumer un ancien temple païen dédié au dieu païen araméen "Hadad". Sur les ruines du temple fut bâtie l'Eglise Saint-Georges (Al-Khodr), qui est unique par ses peintures murales qui diffèrent de celles des autres anciennes églises de Sadad. Elle représente une genre particulier d'iconographie et de fresques syriaques trouvés dans la région environnante d'al-Qalamoun. Dans leur style, leur dimensions, leur couleurs et dans la typographie des inscriptions, les fresques ressemblent à celles découvertes dans les Eglises de la région de Nabak, Qara et Maaloula. En plus de ses peintures murales, Sadad, est considérée comme une école indépendante de rites et mélodies syriaques.   Les plus âgés des habitants de Sadad, parlent, lisent et écrivent toujours le syriaque.

Sadad is située entre Damas (100 kms) et Homs (60 kms). La ville est limitée à l'Ouest par la ville de Hisya' (18 kms), à l'Est par celle de Mahin (17 kms), au Nord par la ville de Na'amiyah (14 kms) et au Sud par celle de Hofar (7 kms). Géographiquement, Sadad se trouve à 36,56 degrés de longitude-Est et à 34,18 de latitude-Nord. Sa population s'élève à 10.000 habitants. En été, la ville accueille 20.000 visiteurs. En raison des conditions de vie précaires, de la recherche de travail ou pour acquérir une meilleure instruction, les habitants de Sadad se sont éparpillés dans les villes voisines comme Hofar, Fheileh, Fayrouzeh, Zeydal ou Maskaneh. Aussi, sa population s'est-elle répandue dans différentes villes importantes de Syrie, et a fondé d'importantes communautés en Europe et aux Amériques. Sadad reste cependant un place importante pour ces populations, à l'image du rôle que le coeur joue pour le corps.

Malheureusement, cette place importante, qui était une ville paisible et un symbole de cohabitation de tous les éléments de la société syrienne, n'a pas été épargnée par la guerre. En effet, au crépuscule du Lundi 21 Octobre 2013, Sadad subit une attaque armée par des groupes inconnus qui prirent en otages 1.500 civils. La plupart des personnes retenues sont des personnes âgées, des femmes et des enfants qu'ils utilisèrent comme boucliers humains lors de leur confrontation avec l'armée arabe syrienne. Vingt martyrs sont alors tombés sans compter la destruction des bâtiments gouvernementaux publics de Sadad.

Au regard des derniers événements, en prévision de bombardements et dans le but de préserver la partie historique de la ville, avec ses inestimables et irremplaçables sites archéologiques, nous lançons un appel à la conscience humaine internationale représentée par notre estimée Organisation des Nations-Unies pour les Droits de l'Homme, le Département des Affaires humanitaires, le Comité International de la Croix-Rouge, le Comité International du Croissant Rouge, l'UNESCO et toutes les Organisations internationales et les comités concernés par les droits de l'homme, afin qu'ils interviennent activement pour la libération de ce grand nombre d'otages qui se trouve à Sadad. 

De plus, nous appelons à l'aide pour limiter la destruction de cette ancienne ville historique. Cette destruction planifiée fait partie d'une opération préméditée d'anéantissement et d'inhumation de l'histoire de la Syrie, berceau de civilisations et de religions.
   
En conséquence, nous déposons notre situation devant vous et devant l'opinion publique internationale

Ignatius Zakka I Iwas
Patriarche d'Antioche et de Tout l'Orient
Chef Suprême de l'Eglise Syrienne Orthodoxe Universelle.


Appel traduit de l'anglais par le Veilleur de Ninive 

Document original


* Cf. L'appel du 24 Octobre de Mgr. Silwanos, évêque syrien-orthodoxe. 
        

samedi 26 octobre 2013

Syrie, A l'intention de tous ceux qui combattent le Christianisme....

A l'intention de
Tous ceux qui combattent le Christianisme,
Francs-maçons,
Communistes,
Trotskystes,
Ultra-libéraux,
Capitalistes à tout crin,
Anarchistes et Libertaires,
Matérialistes,
Athées,
Agnostiques, 
Sectaires, 
Adorateurs de faux dieux,
Relativistes théologiques
Tous les anti-chrétiens que nous aurons omis,
............................

Prenez connaissance du dernier décret des TAKFIRISTES (*), vos alliés naturels [jusqu'à ce que vous deveniez leurs ennemis], qui sont en train d'éradiquer le christianisme en Syrie avec la complicité des gouvernements occidentaux, athées et matérialistes.

"Déclaration de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant donnant des consignes nouvelles, selon les vues d'Al-Qaïda, pour l'application de la Charia islamique" [à Raqqa et Alep, en Syrie]. Il s'agit du tract récemment diffusé en arabe à Alep par l'A.I.I.L dont nous vous donnons la traduction française. 

1° Il est interdit aux filles et aux femmes de porter des blue-jeans, des blouses, des tricots; elles ont obligation de porter l'habit islamique, la Burqa et la Abaya. Le maquillage leur est interdit.

2° Il est interdit de fumer des cigarettes ou le Narguileh à partir du 15 Novembre.

3° Les salons de coiffure pour hommes devront fermer; il est interdit de couper les cheveux aux hommes.

4° Il est Interdit d'exposer les habits des femmes dans les vitrines ; pour les vêtements féminins, les vendeurs devront être de sexe féminin.

5° Les ateliers de couture pour vêtements féminins, tenus par des hommes ou dans lesquels travaillent des hommes, devront fermer.

6° Les affiches et les publicités portant sur les salons de coiffure féminins doivent être supprimées.

7° Tout personne qui prononcera le nom de "l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant" "داعش" sera flagellée soixante-dix fois.

8° Il est interdit aux femmes de consulter des Gynécologues hommes. 

9° Il est strictement interdit aux jeunes hommes de se coiffer de façon moderne et d'apposer quoi que ce soit dans les cheveux.

10° Il est interdit aux jeunes de porter le blue-jeans.

Après avoir lu leur dernier communiqué, est-il possible que vous ne preniez pas conscience des méfaits de votre politique anti-chrétienne ? Si vous ne changez pas votre fusil d'épaule, quel espoir y aura t-il encore pour notre monde ? 

(*) qui refusent toute présence non-musulmane sur leur territoire.

Pour ceux qui ne croient pas et qui voudraient écouter (en arabe avec sous titre anglais) les commandements de l'Armée Islamique de l'Irak et du Levant (branche syrienne d'al-Qaïda), voici la video.



Alep, Le Couvent Saint Vartan, des Jésuites, tombe dans les mains des takfristes au cours de féroces combats avec l'armée.

Alep - le 29 Octobre 2013 (14h15) 

Le Couvent des Père Jésuites à Alep est toujours dans les mains des takfiristes. L'Armée Arabe syrienne vient de débuter une opération de dégagement des lieux.

En direct d'Alep - le 26 Octobre 2013 à 9h30

Ce matin notre correspondant alépin nous communiquait à chaud, par téléphone, les informations sur en provenance d'Alep. Excusez seulement les 20 premières secondes de l'enregistrement dont la qualité sonore est un peu faible, mais le reste (près de 13 mns) devient ensuite très audible.


Couvent Saint Vartan - Alep - en 2012

Couvent de Saint Vartan - Alep - Aujourd'hui 
Alep - 26 Octobre 2013 (9h30) - La nouvelle vient de tomber! Le couvent Saint VARTAN des Jésuites dans le quartier de Midane à Alep a été attaqué hier soir ; il se trouve désormais dans les mains des Takfiristes dont le nombre engagé dans cette offensive est estimé à plus de deux milles.


Ce couvent est désormais la dernière ligne qui sépare les intégristes du quartier chrétien de Sulaymanieh. Il nous est rapporté que le "seul moyen de défense est l'armée syrienne qui emploie actuellement toutes les armes en sa possession notamment par voie aérienne pour nous défendre".

"Nous demandons encore vos prières pour que le Seigneur nous épargne le sort du village de Sadad. La panique est à nouveau très grande à Alep. La ville va t-elle tomber dans les mains des rebelles ? Serons- nous les otages de l'ASL et du Front al-Nosra et de tous ces étrangers, Tchechènes, Pakistanais, Afghans, Lybiens, Saoudiens, Emiratis, etc...."

Ce matin, à 9h, Alep était totalement dans le noir, sans d'électricité depuis six jours ; même les hôpitaux sont sans énergie. Notre correspondant nous rapporte : "A la maison, nous n'avons plus que quatre litres d'essence pour alimenter le petit générateur qui charge notre portable et maintien notre téléphone et quelques lampes actives".

Priez pour nous! Priez pour nous! Priez pour nous.

jeudi 24 octobre 2013

Très urgent : Appel de détresse de Monseigneur Silwanos Naameh en faveur des populations assiégées de Sadad et Hofar en Syrie

Extrêmement important...

Appel de détresse à diffuser urbi et orbi et aux organes de presse à la demande de Monseigneur Silwanos Boutros Naameh, son auteur.

Destiné aux Institutions et Organisations humanitaires et religieuses dans le monde, ainsi qu'aux personnes qui ont un rôle humanitaire et qui sont de bonne volonté.

Je vous adresse cet appel au nom des innocents parmi les hommes, les femmes et les enfants, les jeunes gens et les jeunes filles, qui se trouvent actuellement assiégés dans des zones inatteignables, car ils ne peuvent en sortir et nous ne pouvons les rejoindre puisqu'il s'agit des villages de Sadad et Hofar dans la région de Qalamoun en Syrie. Nous vous l'adressons afin de vous demander de lancer des appels aux assiégeants qui interdisent la sortie à la population et pour qu'ils acceptent des pourparlers, en vue de faciliter le départ en toute sécurité de la population, par une quelconque direction, que ce soit vers Deir Al-Attieh ou en direction de la ville de Homs où nous viendrons les accueillir.

Je supplie tous ceux qui ont les moyens d'atteindre les Organisations influentes dans le monde et ceux qui sont en contact avec des partis à même de faire pression sur les assiégeants et de parlementer avec eux, afin qu'ils facilitent la transmission de cette demande et la libération en toute sécurité, des populations prises en otages, et bien qu'à ce stade, la plupart d'entre-eux n'aient pas encore subit de sévices.

Cela fait quatre jours que cette population est assiégée sans électricité, sans eau et sans moyens de communication ; elle ne dispose que de peu de nourriture alors que s'y trouve parmi eux, des enfants en manque de lait, et des malades qui ont besoin de médicaments.

La population assiégée atteint le chiffre de 3000. Les assiégeants leur interdisent de sortir de leurs maisons ; au contraire, ils font pression sur eux pour qu'ils ne quittent pas leurs habitations, en dépit des pourparlers qui ont eu lieu avec eux.

A toutes les Organisations, à tous les enfants de nos Eglises éparpillés à travers le monde, nous implorons aide et soutien actif. Aidez-nous et coopérez avec nous d'une manière adaptée et sans déclarations qui puissent affecter la sécurité des assiégés en particulier, et des résidents de la Syrie en général. Notre peuple ne l'oubliera pas.

Je le redis en précisant notre bonne intention, pour ne pas risquer la sécurité de nos proches, diffusez cet appel sur vos blogs et vos sites, transmettez-le aux journaux, aux magazines et aux autres médias d'information. Adressez-le également à tous ceux qui pourraient jouer un rôle positif pour une solution adaptée dans le sens de leur libération.

Et nous, dans notre mission, nous réitérons au nom de Dieu, notre appel aux assiégeants pour qu'ils aient pitié de ces innocents qui ne sont aucunement en cause dans cette tragédie, afin qu'ils les laissent sortir sains et saufs en leur réservant un bon traitement. Nous demandons à Dieu de donner à ces populations innocentes la patience, la force, l'espérance, le courage, la santé et la vigueur....Seigneur, Seigneur, Seigneur ne les abandonne pas.

Monseigneur Silwanos, Evêque syrien-orthodoxe.

La Grande Pitié de la Politique Française en Syrie.

A l'heure présente, il serait plus normal de pleurer la Syrie et son peuple, ce qu'il nous arrive de faire souvent, mais aujourd'hui, les larmes nous sont montées aux yeux, rien qu'à penser à toutes les iniquités et les erreurs que la France accumule dans sa politique syrienne. Diluée au coeur de la mondialisation, ce pays est devenu une vraie désolation morale, notamment par ses partis pris affligeants, lorsqu'il fait le choix en Syrie,  

- du supplié islamiste arrogant et brutal, contre le suppliant chrétien, affamé et désespéré.
- de l'uniformisation confessionnelle totalitaire, contre la diversité religieuse et respectée.
- du rebelle importé et armé, contre le minoritaire autochtone, désarmé et terrorisé.
- d'une opposition instrumentalisée, contre un gouvernement anciennement allié.
- de la désinformation outrancière et organisée, contre la vérité éprouvée et blessée.
- du citoyen ignorant les faits, contre ceux qui tendent les preuves face aux accusés.
- de l'intransigeance sans nuances, contre les échanges partagés autour d'une tablée.
- de gouvernements arabes mercantiles, contre des frères syriens francisés.
- de la diabolisation de l'adversaire, contre la main tendue pour une paix à retrouver.
- d'une politique au service de l'étranger, au mépris d'une politique étrangère éclairée.

Pour tout cela, nos larmes s'accumulent sur nos paupières, car nous n'avons plus la manière de dire à la France qu'elle est devenue méconnaissable et que même une chirurgie esthétique ne ferait plus rien.

Le Veilleur de Ninive.

lundi 21 octobre 2013

A l'exemple de Maaloula, le village chrétien de Sadad envahi par les éléments armés du Front Al-Nosra puis libéré par l'Armée Arabe Syrienne.

Sadad - Mardi 22 Octobre 2013 (18h) - Libération du village de Sadad par l'Armée Arabe Syrienne - Vingt-cinq civil chrétiens sont tombés.

L'armée syrienne a repris le village chrétien de Sadad, dans la province centrale de Homs, après plusieurs jours d'intenses combats contre les rebelles et les jihadistes, a affirmé lundi l'agence officielle Sana. "Nos forces valeureuses ont rétabli la sécurité et la stabilité à Sadad", a affirmé Sana.

Près de vingt-cinq civils de rite syriaques catholiques et orthodoxes sont tombés martyrs. Que Dieu les reçoive dans son royaume.



Retrouvailles émouvantes de la population après la libération de Sadad de ces djihadistes wahabites, salafistes et takfiristes à la solde de l'Arabie et du Qatar. L'Armée arabe Syrienne a été capable de protéger les minorités chrétiennes là où l'Amérique et l'Europe ont été incapables, sinon complices des agissements de cette rébellion totalitaire, fanatique et criminelle que l'Occident n'a cessé de soutenir. 

Sadad - Mardi 22 Octobre 2013 (21h) - De très violents affrontements ont eu lieu, au cours des trois dernières heures, dans le village de Sadad qui se trouve dans le "rif" de Homs, au sud-est de la ville (Lire l'article du Lundi 21 Octobre). Au cours des combats, on pouvait entendre, de façon très claire, les tirs d'artillerie. Actuellement un calme relatif prévaut avec des tirs par intermittence uniquement.


L'armée contrôlait toujours le côté de la gare tandis que les éléments armés tenait la zone s'étendant de al-Dellat en direction de al-Ain et al-Mouhin

Dans la journée d'hier, les éléments armés s'étaient emparés des bâtiments publics notamment le centre de la police, d'un centre médical et du bureau de la poste.

Selon l'organe de presse, "la vérité", on compterait au moins trois martyrs parmi la population ; ils auraient refusé d'obéir aux injonctions des mercenaires dont le nombre s'élèverait à plus de mille hommes armés et répartis entre les membres du Front al-Nosra, les éléments de l'armée de l'Etat islamique de l'Iraq et du Levant et ceux des brigades al-Farouk. Ce sont ces mêmes forces qui ont attaqué, il y a à peine un mois, le village historique et chrétien de Maaloula aux abords de Damas.

Les rebelles ont pénétré Sadad de trois côtés, avec une trentaine de véhicules militaires surmontés de canons et de fusils mitrailleurs, avant de s'emparer des centres gouvernementaux, des établissements publics et de tuer un certain nombre d'agents de police et du personnel.

Un mouvement d'exode aurait commencé en direction de la route internationale reliant Homs à Damas, qui est distante du village de 15 kms. Un témoin a affirmé que les éléments armés étaient à la recherche de la maison du général de brigade à la retraite Mtanios Kyriakos Kassis, qui avait reçu l'Ordre du Héros de la République de la guerre d'Octobre 1973 ; ils cherchaient à l'enlever et le tuer; le général est aujourd'hui âgé de 70 ans.

Le même organe de presse, "la vérité" rapporte par ailleurs que les services de renseignements britanniques auraient empêché "l'Observatoire syriens des Droits de l'Homme", qui reçoit des subsides du Département d'Etat américain, de qualifier le village de Sadad de village chrétien car cela aboutirait à dresser l'opinion publique contre l'opposition syrienne.

Il est à noter que la ville est connue pour son importance historique et religieuse ; elle remonte au deuxième millénaire avant notre ère. Elle a été mentionnée plus d'une fois dans la Bible. Les sites archéologiques, civils et religieux qu'elle abrite revêtent un importance particulière pour le patrimoine culturel du peuple syrien.

La population de la ville de Sadad s'élève à environ dix milles personnes durant l'été et atteint le chiffre de trente milles avec l'afflux de migrants de l'intérieur et de l'extérieur.

Au vu et au su de ce que nous venons de publier ci-dessus en toute bonne foi, on peut se sentir impuissant devant cette armée de criminels qui assaillent un village non armé alors qu'elle est soutenue par des Etats qui gouvernent le monde avec tant d'habilité hypocrite. A chacun sa conscience pour refuser cette manipulation et ce complot ourdi contre la Syrie et indirectement contre les chrétiens de Syrie ; nous pouvons dire et bientôt ce sera un euphémisme pour rejeter ce complot qui deviendra progressivement un projet contre les chrétiens du monde entier. 


Comment réagir ? Tout simplement par des ruptures avec les instruments de domination que sont les média officiels, dominants et fallacieux (télévisions et radios), les façons de pensée prépondérantes qui ont cours et qui enfoncent l'homme dans un système de dépendance vis à vis des pouvoirs et des systèmes en place et des valeurs purement matérielles, excluant ainsi Dieu pour ouvrir ainsi la voie au pouvoir de l'homme sur l'homme.

Sadad - Lundi 21 Octobre 2013 - L'ancien village de Sadad situé aux portes du désert en Syrie, à une soixantaine de kilomètres de Homs et constitué de près de 17.000 chrétiens catholiques et orthodoxes de rite syriaque, a été envahi par les éléments armés du Front al-Nosra. Depuis 10 heures ce matin, la seule information qui nous soit parvenue du village est que les éléments armés clament des Allahou-Akbar depuis le centre du village. 

En revanche, nous apprenons le nom du premier martyr chrétien tombé, ce jour, sous les balles des envahisseurs assassins ; il s'agit du valeureux Saadou al-Farah. Prions pour son âme et sa famille et afin qu'il entre rapidement dans la vie éternelle.

La même personne qui a communiqué la nouvelle, demande des prières pour tous les habitants.

L'ancien testament dans les livres des nombres et d'Ezéchiel témoigne de l'existence de Sadad aux temps anciens.

Le village abrite deux Eglises, Mar Sarkis [Saint Serge] et Saint Théodore qui sont connues pour leur fresques. 

La menace pèse également et très sérieusement sur la ville de Feyrouzeh qui se trouve non loin entre Homs et Palmyre. Cette ville abrite près de 30.000 chrétiens. 

La France et les Etats-Unis qui voulaient frapper la Syrie pour ses armes chimiques ne bronchent pas à l'annonce de risques de génocides. 

Que s'est-il encore passé ces jours-ci en Syrie ?

Des dizaines de fusées "Hawn" sont tombées sur le village de Sqalbieh. Les quartiers chrétiens de Damas ont reçu plusieurs obus, notamment ceux de Qassa' et de Bab-Touma. 

A Alep,  la route de Khanasser reliant la ville à Lattaquieh et Damas, a été ouverte à nouveau à une certaine circulation ; elle demeure toutefois dangereuse.

A Alep toujours, l'électricité est souvent coupée car la Centrale électrique a été récemment  bombardée et les services de réparations ne parviennent pas, sur les lieux des dégâts, en raison de l'absence de sécurité.

Le quartier arménien d'Alep a été occupé par l'armée de l'Etat islamique d'Iraq et du Levant.

vendredi 18 octobre 2013

Arrive-t-on encore à voir des signes de Dieu dans "cet enfer qu'est devenu Alep" ?

Interview empruntée au site Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient. - le 18 Octobre 2013.

1° - Comment voyez-vous l'issue pour les chrétiens d'Alep ?
J’ai l'impression que Dieu, en nous faisant naître sur cette terre de Syrie, avait un plan pour nous et sur nous ; il nous demandait ainsi de continuer à porter le flambeau de la foi que nous ont transmis nos ancêtres qui avaient du subir avant nous, les souffrances de la persécution.
J’apprends aujourd'hui que les chrétiens de « Yabroud » et de « Kalamoun » ont été forcés à payer une « jizya » mensuelle aux « takfiristes »[1].
Le danger qui nous menace est très grand, et les conseils de prudence nous poussent à nous éloigner des régions chaudes et même à laisser le pays en attendant une issue à la guerre.
 
Beaucoup de martyrs chrétiens sont tombés. Nos enfants, nos soldats, nos femmes ; presque toutes les familles sont atteintes. Par ailleurs, des centaines de familles chrétiennes ont perdu leurs maisons et se sont retrouvées dans la misère, prises par la faim ou entraînées dans la perdition.

En dépit de l’émigration de dizaines de milliers de chrétiens syriens, il y en aura toujours, nous le savons, qui resteront sur place et qui continueront à éclairer, par la vivacité de leur foi, la lumière du Christ.

2° - Pensez-vous que le sort des chrétiens d'Alep est différent de celui du reste de la Syrie ?
Je crois qu'Alep est la ville qui a le plus subi les méfaits de la guerre, par les destructions de plus de la moitié de la ville certes, mais également par la pénurie de nombreux biens essentiels à la vie quotidienne. Toutefois, d'autres villes comme Raqqa, Tabqa, Ya'coubieh et Ma'aloula, ont été vidées de toute présence chrétienne, par la destruction des églises et les massacres des familles chrétiennes…

Il faut reconnaître que la tentation de quitter la Syrie aujourd’hui reste grande. A Alep, des chrétiens pauvres mais aussi des membres de la bourgeoisie aisée, restent attachés à leur ville. Ceux qui demeurent sur place ne peuvent survivre qu’en comptant sur l'appui des musulmans avec lesquels ils partagent le quartier, la souffrance et le siège de la ville, mais encore et aussi sur celui des militaires de l’armée arabe syrienne.

3° - Quel est le sentiment qui vous anime alors que vous êtes assiégés à Alep ?
Le sentiment serait-il le même que celui qui a animé ma grand-mère en 1915, lorsque les Ottomans avaient égorgé trente-huit membres de sa famille à Mardin en Turquie ? A cette période des prêtres et des évêques arméniens étaient aussi tombés sous les lames des soldats turcs. Mon sentiment est un mélange d’inquiétude, de confiance en Dieu, de proximité avec les martyrs et notamment avec ceux des premiers temps du christianisme. On dirait que l’histoire se répète.

Alep assiégée, manquant de l’essentiel, nous rapproche des pays les plus pauvres, des populations déshéritées d’Afrique soumises aux aléas du climat, que l’on regardait, de chez nous, parfois avec indifférence. Désormais, je ne regarderai plus, de la même manière, ces peuples privés par la nature.
Cette crise que nous vivons au fond de nous, a fait remonter à la surface les bons moments de notre existence qui nous avions vécus avant les débuts de la guerre, mais dont nous nous plaignions à tort. Ces moments étaient finalement si doux.

4° - Parvenez-vous à prier au cœur de la violence ? Quelle prière dites-vous ?
Au cœur de cette violence et avec la disparition de notre fille bien-aimée, Pascale, la prière est devenue plus profonde, une vrai relation s’est développée avec Dieu qui nous donne la confiance et nous procure le repos intérieur ; Il est notre bouée dans cette mer de violence et de haine. Tous les jours, je me remets à l’écoute des chants qu’interprétaient ma fille, notamment la prière byzantine de l’hymne Acathiste et le Paraclicis de la Sainte-Vierge, Mère de Dieu.

5° - Arrive-t-on encore à voir des signes de Dieu dans "cet enfer qu'est devenu Alep" ?
Certainement on a vu des prêtres, des moines et des laïcs, plein de bonne volonté, organiser des programmes d'actions d'aide aux familles totalement démunies.

L’immobilité et la difficulté de sortir de chez soi, a amené une ouverture des cœurs. Les relations entre voisins se sont transformées. Voisins au sein du même immeuble, appartenant à la même religion ou membre d'une autre confession, nous avons fini par devenir une grande famille. « L’humanité divine », au milieu de la brutalité et de la bestialité, ressemble au retour de la nature dans une ville désertée ; elle revient en force et n’a alors plus peur de rien. A Alep, nous devons pouvoir dire que l’humanité divine se lit par exemple dans la solidarité, la sympathie et la fidélité des bédouins, cette catégorie sociale souvent considérée par certains comme non-civilisée, mais dont le courage et la valeur nous a édifié durant notre épreuve.

6° - Les jeunes ont-ils encore le goût pour la prière ?
Ce qui nous inquiète le plus, ce sont les jeunes sans travail qui n’ont plus d’avenir clair et qui vivent dans un vide spirituel. Désormais trop de jeunes se sont éloignés de la prière, préférant s’engager dans des voies qui ne sont qu’autant d’impasses humaines : milices combattantes, exil en ayant recours à des voies illégales, drogues etc.

Si la prière a perdu du terrain auprès de la jeunesse, les mouvements d’église ont en revanche trouvé un regain d’intérêt tel que le scoutisme,  la JEC et la JUC.

7° - A-t-on encore le cœur à chanter dans Alep ? A-t-on la force d'aimer ?
Même dans les moments difficiles durant les menaces franco-américaines de frapper la Syrie, alors que le monde craignait une troisième guerre mondiale, les syriens continuaient à vivre normalement. La vie continue et les instants de joie existent toujours aux occasions de mariages, de rencontres familiales ou amicales. Cela n’empêche pas l’inquiétude voire l’angoisse de continuer à régner dans les cœurs.

8° - Quelles prières conseillerez-vous aux amis des Chrétiens de Syrie, qui vivent loin de chez vous ?
Nous n'avons pas de prières précise à conseiller. L'important c'est de prier, même d’une prière simple.

9° - Pouvez-vous nous citer la prière que vous trouvez la plus belle dans chacun des rites grec-melkite catholique, grec orthodoxe, maronite, syrien catholique, syrien orthodoxe.
Chez les grecs melkites catholiques et les grecs orthodoxes, celle que l’on peut qualifier de plus belle prière, est l'incantation qu'ont récité les fidèles dans l’Eglise Sainte Sophie au moment où ils invoquaient la Sainte Vierge, à la veille du siège de Constantinople par les Ottomans نحن عبيدك يا والدة الأله: « O Mère de Dieu nous sommes tes serviteurs, nous demandons des signes de victoire, Ô protectrice invincible. Nous t'offrons nos remerciements comme sauveur des dangers. Mais comme tu es invincible, libères-nous de tout genre de dangers. Ainsi nous te crions, réjouis-toi, Ô épouse sans époux ». افرحي يا عروسة لا عريس لها".

Pour les maronites, « يا ام الله يا حنونة : Ô Mère de Dieu, Ô Tendre, Ô trésor de grâce et secours aie pitié de nous et de nos morts. Même si ton corps est loin, Ô Vierge notre Mère. Tes prières nous rassemblent et restent avec nous et nous protègent. Intercède auprès de ton fils pour nous pardonner nos péchés, par sa tendresse. Ne nous abandonne pas » …

Les Syriens [syriaques] catholiques et orthodoxes prient السهرانة: [Al Sahranah]  « La veilleuse » : « Ouvre nous la porte de tendresse, Ô Mère de Dieu bien bénite, car en comptant sur toi nous seront exaucés et sauvés de tout danger. Tu es le « sauveur » de tous les chrétiens »…

10° - Selon vous, dans l'histoire, qu'a apportée la prière à la Syrie et à son peuple ?
Les pères de l'Eglise d'Orient avec Saint-Ephrem, Romain le Mélode d'Emèse [Homs], Saint-Jean Damascène, Saint-Basile-le-Grand, Saint-Grégoire-de-Nysse, Saint-Jean-Chrysostome dit Bouche-d’Or, Saint-Marron, les moines, les ermites, les stylites avec St Siméon l’ancien et ceux qui l’on suivi, nous ont tous laissé des prières très belles et d’une grande richesse, hélas méconnues des fidèles eux-mêmes. Peut être que cette crise syrienne va-t-elle faire ouvrir les yeux des chrétiens sur leur patrimoine d’invocation et leur faire prendre conscience de la nécessité de mettre plus souvent la prière de leur père dans leur coeur et sur leur lèvres et celles de leurs enfants.

11° - A part la prière, quel type d'aide espérez-vous de l'extérieur ?
Nous espérons des peuples occidentaux qu’ils montrent à leurs dirigeants politiques les erreurs de jugement qu'ils ont comises. Les gouvernements occidentaux ont suivi une voie inique et inhumaine. Par leur politique déséquilibrée, ils ont tué la notion de justice ; comment voulez-vous que les peuples y croient encore ? Leur discours sur la protection des minorités en Occident s’est révélé un propagande fallacieuse. Soixante ans de communisme n’ont pas eu raison de la foi russe. Deux siècles de révolution française et d'erreurs philosophiques n’auront pas raison de la vocation chrétienne des peuples qui ne peuvent vivre sans un Dieu proche d’eux, consolateur et miséricordieux; la philosophie des lumières ne connait ni consolation, ni miséricorde dont le siège est le coeur. Elle n'a donné de place qu'à la raison sèche, un produit du cerveau. Nous les chrétiens du Proche-Orient, notre histoire a prouvé que notre raison était vivante car elle était soumise à la foi et pour cette raison nous ne sommes, nul autre qu’un membre de ce corps ecclésial tout entier.

Oui, nous demandons l'aide de nos frères d'Occident pour qu'ils secouent leur dirigeants mais dans l'urgence, nous avons aussi besoin d'un soutien matériel. Que peut un corps malade et fragile insuffisamment muni ? Autour de nous, il y a un pressant besoin du minimum vital. Soyez en sûrs, ce n’est pas le caprice alimentaire qui est en danger, mais la nourriture vitale qui manque. Si l’adulte peut mieux résister au manque, s’il est capable de trouver sa nourriture même dans l’adversité, serait-ce le cas de nourrissons, des vieillards, des femmes fragiles ?

Merci pour toutes les bonnes intentions.


[1] Ceux qui refusent toutes présences non-musulmanes en « terre d’Islam ».

samedi 12 octobre 2013

Syrie : en route pour un nouvel ordre mondial.

Nous vivons actuellement un moment historique majeur, d’une importance sans doute comparable à la chute de l’Union Soviétique. Entraînant la dissolution du bloc communiste et ayant pour effet immédiat d’instaurer l’hégémonie sans partage de l’Amérique et de ses alliés occidentaux, la disparition de l’URSS allait amener plus de vingt ans de malheur et d’extrême injustice pour le reste de la planète.

L’évènement qui a dominé le récent Sommet du G20 à Saint-Pétersbourg, fruit d’une gestation de deux ans dans le sillage de la crise syrienne, referme cette parenthèse dramatique. Confirmant la renaissance de la Russie et l’émergence du bloc des BRICS à direction russo-chinoise, il symbolise la recomposition de la vie internationale sur de nouvelles bases : le « moment unipolaire américain », qui consacrait le triomphe des « grandes démocraties » et de leur « économie de marché », est terminé. C’est le glas qui sonne pour la plus grande escroquerie politique de l’ère contemporaine : la « communauté internationale » franco-anglo-américaine est agonisante.

Le double accord conclu entre la Russie et l’Amérique au sujet de la Syrie est l’acte fondateur de cette mutation. Le Mur de Berlin apparaissait comme le symbole du triomphe du « monde libre » et de « la fin de l’Histoire ». En cet automne 2013, c’est le mur de l’arrogance qui a été brisé, le ci-devant « Axe du Bien » apparaissant dans toute sa splendeur, sur fond de soleil couchant. Loin d’être finie, l’Histoire continue.

C’est une belle leçon de diplomatie qu’a prodiguée la Russie (soutenue sans défaillance par la Chine, par ses autres partenaires « BRICS » comme le Brésil, l’Inde et l’Afrique du Sud, mais aussi par une bonne partie du monde) en réussissant à faire prévaloir la légalité internationale et les grands principes onusiens contre les partisans de l’ingérence à tout va. Ne nous y trompons pas : pendant quelques jours, le monde a bel et bien frôlé la catastrophe et la guerre mondiale. Que Russes et Américains se soient mis d’accord sur le principe d’une solution politique et diplomatique ne peut que réjouir les gens de bonne volonté qui prônent et espèrent depuis de longs mois l’amorce d’un processus de négociation en Syrie. En espérant que la dynamique de paix sera contagieuse…

Il convient bien entendu de saluer la « Syrie réelle », c’est-à-dire tous ceux qui ont misé une fois pour toutes sur le dialogue pour mettre un terme à la guerre universelle à laquelle est confronté leur pays. C’est en effet grâce à leur détermination et leur lucidité que la mère de notre civilisation a pu résister – résiste toujours - aux terribles épreuves infligées par ses « faux frères » d’Orient et ses « faux amis » d’Occident : plus de 100 000 morts, huit millions de réfugiés et déplacés, soit un Syrien sur trois, plus de la moitié du pays en ruines, y compris la ville martyre d’Alep, capitale économique livrée au pillage, les infrastructures dévastées, écoles et hôpitaux inclus, des zones entières à la merci de combattants d’un autre âge. Sans oublier des millions et des millions de vies brisées…La communauté internationale, l’universelle, celle qui représente la majeure partie de la planète, ne sera-t-elle pas fondée à demander des comptes à ceux qui entretiennent, en notre nom par-dessus le marché, cette entreprise de massacre et de destruction, comme jadis en Irak et naguère en Libye ?

Certes, voir la grise mine de quelques « amis » bien connus du peuple syrien devant une perspective de solution pacifique a de quoi nous réjouir, mais nous ne pouvons dissimuler notre tristesse et notre colère de voir la France brader ses intérêts nationaux, ruiner son crédit moral en affirmant une préférence marquée pour le mauvais côté de l’Histoire. A l’heure où les uns et les autres se félicitent de voir la raison l’emporter et redisent leur engagement en faveur d’une issue politique négociée en Syrie, la France ne manifeste pas un enthousiasme délirant – c’est un euphémisme – pour l’option de la paix et du droit, dont la diplomatie russe s’est faite le symbole.

On aurait plutôt, jusqu’ici, l’impression qu’elle choisit de se retrancher dans le camp de la guerre en compagnie des financiers du djihad. Pourquoi a-t-elle tant tenu à court-circuiter le Conseil de Sécurité dont elle est l’un des membres permanents et pourquoi, se plaçant dans une logique d’ingérence, a-t-elle mis tant de constance à bafouer les principes du droit onusien dont elle se réclamait. Quel dommage et quel ravage !

Le gouvernement français fait grand cas des votes du Congrès américain et bon marché de l’opinion majoritaire des Français. Il a grand tort. Sa politique est aussi injuste qu’immorale et la part de culpabilité qui est la sienne dans l’atroce tragédie syrienne n’a d’égale que son écrasante responsabilité dans notre enfermement et notre terrible humiliation. Pesant mes mots (comme un ministre bien connu qui pourtant rate toutes les occasions de se taire), je souhaite plein succès à ce Genève II que les vrais amis de la Syrie appellent de leurs voeux : il est grand temps que la voix de la diplomatie se substitue au fracas des armes, que la stabilité et la paix reviennent en Syrie.

Et puis, faut-il rappeler l’évidence ? C’est aux Syriens et à eux seuls qu’il appartient de décider de leur destin en toute souveraineté et en toute indépendance. Les dirigeants étrangers, de Paris ou de Washington, de Riyad ou d’Ankara, n’ont aucune légitimité pour le faire à leur place, et il leur faut un fabuleux toupet pour établir des « feuilles de route » concernant l’avenir ou la reconstruction d’un pays qu’ils auront tout fait pour anéantir.

Michel Raimbaud, ex-Ambassadeur (à la retraite)
Membre de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence 
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.