samedi 31 août 2013

La guerre de Syrie nous éclaire sur les dangers de la mondialisation.

La confrontation actuelle autour des Etats du Moyen-Orient, nous éclaire sur les dangers de la mondialisation que des sociétés secrètes tentent d'imposer à tous les Etats de la terre.

Les événements de Syrie, mettent en relief les nouveaux rapports entre nations dans un contexte de concentration mondiale des pouvoirs. Faire la critique de la politique des Etats face à la situation syrienne, revient à critiquer la mondialisation car celle-ci a modifié les règles du jeu et affaibli les rapports formels entre les Etats, le rôle des Organisations internationales et le poids des traités. 

En France, la mondialisation serait perçue par un pourcentage croissant de population, comme une superstructure imposée et associée à des comportements contraires à la démocratie. La progression des partis souverainistes aux dernières élections est un bon indicateur à ce sujet. En relation avec ce phénomène de concentration des pouvoirs dans les mains de politiques, appartenant parfois aux mêmes réseaux secrets, nous percevons à partir de l'hexagone, des dangers réels et sérieux qui guettent des pays de la planète, en particulier ceux qui se trouvent infériorisés par la taille, l'absence de richesses naturelles, la faible démographie, une économie précaire et un niveau technologique à la traîne.

Parmi les signes inquiétants, rappelons quelques uns que les citoyens peuvent percevoir d'eux-mêmes,

- Un mépris du droit, des organisations et des juridictions internationales publiques, au profit d'intérêts et de décisions édictés par des membres de sociétés secrètes déployant des méthodes brutales et dont les représentants ont accédé, sans déclarer leur appartenance sectaire, à des positions de pouvoir dans différents pays.

- Une dégradation de "l'égalité" entre Etats puisque le droit international qui accorde une voix à chaque pays est bafoué par les plus forts qui procèdent, hors des Institutions internationales, par menaces, chantages, boycotts, embargos et même par le mensonge et la propagande pour imposer leurs vues aux petits Etats qui souvent n'ont d'autres choix que de suivre, d'accepter les diktats imposés ou être détruits.

- Une perte de "liberté" pour les Etats puisque "l'identité" des peuples, en raison de l'ouverture anarchique des frontières, est noyée dans un brassage irréversible.

- Une concentration des pouvoirs politiques qui ne s'accompagnent pas de la création d'organes de contrôles, indispensables pour contrer les abus, éviter les détournements de pouvoirs ou l'emprise des lobby secrets.

- La préparation de guerres civiles futures due à un brassage désordonné qui seront très difficiles à freiner en l'absence d'instruments appropriés de résolution des différents entre groupes civils, alors qu'avec les Etats-Nations, nous disposons de cours d'arbitrage et des traités de paix comme instruments de résolution des conflits entre les divers Etats.

- Une aggravation des discours manipulateurs qui tendent à faire passer des actions négatives sous des discours positifs, des décisions radicales, extrémistes et égoïstes sous des slogans généreux.

- Une emprise accrue sur la pensée des citoyens ouvrant la voie, sur une base sélective, à la dictature des minorités sur la majorité et à la retenue de sujets tabous et presque interdits, tels que la critique des musulmans et de l'Islam, des juifs et du sionisme, de l'homosexualité, de la franc-maçonnerie ; mais en particulier, il n'est pas de bon ton de révéler sa foi chrétienne et les chrétiens doivent accepter les critiques d'où qu'elles viennent.

- Un recours très rare à la méthode des référendums sur des sujets d'orientation nationale ce qui dans le contexte français du bipartisme est une carence en matière de démocratie. Le système électoral bipartite étant faussé par la très forte ressemblance des deux principaux partis qui se partagent, depuis plus de 40 ans, en alternance le pouvoir, grâce au suffrage majoritaire à deux tours.

- Un renversement des valeurs qui correspond à un piétinement des valeurs naturelles au bénéfice des valeurs promues par des groupes plus forts, plus intrigants, plus dans l'air du temps. Mais dit-on : "chassez le naturel, il retourne au galop" ; nous attendons le retour du naturel.

- Une division en deux, de la société française dont les membres remettent progressivement en cause les point positifs de la révolution française qui a marqué le pays plus de deux siècles déjà mais qui fut, rappelons-le, sanglante pour des dizaines et des centaines de milliers d'âmes, ce qui n'est pas très différents de ce qui se passe en Syrie.

Aujourd'hui en France, nous retrouvons, d'un côté, des citoyens vivant simplement, peinant quotidiennement, recherchant l'instruction, le beau, la survie et la vérité; de l'autre côté, des profiteurs d'un système cadenassé, qui sont à leur place pour conserver l'institution, en tirer les avantages ; ils pratiquent des discours et expriment une pensée stéréotypée et manipulatrice, usant d'une phraséologie sociale culpabilisante pour ceux qui gagnent bien leur vie et honnêtement, alors qu'eux-mêmes dissimulent, sous ces mêmes discours, une âpreté à la vie matérielle et confortable. 

A l'heure, où le monde portait le regard vers les Etats-Unis et la France, dans l'attente de décisions sur des "frappes aériennes" éventuelles, nous pensons que le bombardement du territoire syrien par l'armée française aurait un effet latent et en profondeur sur la société et ses membres, faisant cette fois sérieusement réfléchir le peuple français sur le sens profond de la politique pratiquée par ce régime et en conséquence conduirait à une remise en cause profonde de ces méthodes de gouvernement. 

Le Veilleur de Ninive

vendredi 30 août 2013

Syrie...et si toute cette gesticulation avait pour but la paix arabo-israélienne ?

Et si toute cette gesticulation avait un but principal, de préparer la paix syro-arabo-israélienne ? A ce jour le Veilleur de Ninive n'avait guère abordé ce scénario qui ne pouvait sembler réaliste à quiconque. Toutefois, les grandes puissances et les puissances régionales se trouvent dans un tel jeu d'alliances, de menaces, de soutiens et de contradictions, qu'un renversement soudain de situation pourrait se produire.

Mais quels sont les éléments qui font penser que la paix syro-arabo-israélienne est envisageable et peut se révéler une voie de sortie, tant pour les grandes puissances que pour la Syrie ? Israël trouvant son compte dans sa sécurité et la stabilisation de la région. Rappelons seulement les faits qui soutiennent un tel scénario : 

1° - La guerre qui se déroule en Syrie est une guerre israélo-syrienne exécutée par des mercenaires mandatés par les Etats-Unis, financés par le Qatar et l'Arabie-Saoudite, appuyée sur la logistique Turque et soutenu par la propagande française et britannique.

2° - La montée récente des périls est calculée ; elle peut aussi justifier des changements radicaux de positions de la part des parties en présence.

3° - Les frappes aériennes envisagées sur la Syrie viseraient principalement les extrémistes les plus irréductibles à un traité avec Israël.

4° - L'Iran, qui se trouve plus isolé qu'auparavant, a mis de l'eau dans son vin en affirmant être prêt au dialogue avec les grandes puissances sur le nucléaire et en rappelant ne posséder sur son sol que des générateurs nucléaires à usage civil.

5° - Des négociations israélo-palestiniennes sont en cours qui pourraient être accompagnées de négociations parallèles israélo-syriennes puis étendues aux Liban et autres pays arabes.

6° - L'attitude de la Russie, bien que ferme, n'est pas si tranchée sur la question syrienne; elle laisse plutôt penser à un rôle de figuration en façade, de négociation en coulisses.

7° - La politique occidentale est certes motivée sur des objectifs pétroliers et gaziers, mais de façon ultime et sûrement prioritaire, par la sécurité d'Israël. La détermination de l'Occident dans le mensonge, l'accusation infondée à l'encontre du régime du Président Assad, est révélatrice d'objectifs occidentaux bien plus importants que le peuple syrien lui-même, que sa pléthorique démocratie ou que la morale en politique. Israël est prioritaire pour l'Occident, car la stabilité pour l'Etat hébreux signifierait pour les Occidentaux, stabilité de la région et en conséquence un accès plus sûr aux ressources énergétiques. Quant aux rapports avec l'islam et au sein de l'Islam, ils pourraient s'apaiser dans le cadre d'un grand traité de Paix qui donnerait à chaque partie sa part.

Pour toutes ces raisons, que nous venons d'évoquer, il ne serait pas absurde, à ce stade, de poursuivre la préparation de la conférence de Genève II, en y intégrant les premiers pas d'une négociation arabo-israélienne, en même temps qu'une négociation opposition-régime syrien. L'Iran venant ensuite normaliser ses rapports avec Israël.

Le Veilleur de Ninive.

jeudi 29 août 2013

En faisant détruire la Syrie, l'Occident décide de se priver de mémoire....


Cette vidéo présente une certaine image de la Syrie; la seule image que nous aimerions retenir de ce magnifique pays sur lequel on s'acharne. 

Pays de civilisation et de culture, par sa contribution au passé universel de l'humanité, la Syrie fut le pays où l'alphabet consonantique a vu le jour et qui depuis est employé dans la plupart des langues. 

La Syrie qui nous a donné l'écriture et grâce à laquelle le christianisme a pu être porté à Rome par des voies pacifiques, est aujourd'hui l'objet de la haine de puissances qui se considèrent modernes, supérieures et moralistes, autorisées à donner des leçons à des pays plus petits, qui veulent suivre un chemin différent. Ces puissances occidentales sont en réalité fondées sur nombre d'éléments importés ou procurés de la civilisation orientale.

Dans la partie scandaleuse qui se déroule en Syrie, certaines de ces puissances occidentales ont laissé faire les extrêmes, d'autres ont plutôt encouragé les extrémistes et la barbarie qu'ils véhiculaient. Ces pays ont décidé de rompre avec les positions passées, avec la culture universelle ; ils ont choisi de faire table rase sur les apports des sociétés antérieures ; en faisant détruire la Syrie, ils ont choisi de se priver de mémoire. 

L'occident des temps modernes a longtemps représenté pour les populations chrétiennes des pays émergeant de l'empire ottoman, un idéal à atteindre associant raison et connaissance, à leur religion d'amour et de paix, friande des arts musicaux et des autres majeurs et mineurs. 

A présent, cette partie du globe incarne de plus en plus, un agglomérat d'individus en rupture raide avec le passé ; des juxtapositions d'esclaves errants, adeptes d'une religion matérialiste et immanente, détournée des questions eschatologiques et se glorifiant de posséder une morale libertaire et capricieuse, exacerbant une mise en concurrence entre les travailleurs qu'elle dresse les uns contre les autres; en corollaire elle encourage le culte de l'apparence, la rupture entre l'être et le paraître, entre le naturel et la raison, faisant de l'hypocrisie et du mensonge, le moyen de défense d'êtres en survie.

Voilà l'occident qui veut donner des leçons à la Syrie antique, byzantine et chrétienne, médiévale, islamique et arabe qui tentait ces derniers temps, de mettre un pied dans une modernité orientale harmonieuse, ne reniant pas son passé mais l'intégrant. Cette Syrie là ne pouvait à terme qu'évoluer vers la paix, l'harmonie, l'équilibre des principales dimensions de l'homme. Comme pour le Liban, il y a 40 ans, des puissances occultes animées d'un esprit malin, lui ont refusé cette évolution, préférant lui exporter une révolution sanglante avec des dizaines, voire des centaines de milliers de morts, façon table-rase de 1789.

Le Veilleur de Ninive.  


Syrie, les bombes chimiques, un bon prétexte pour une petite guerre...

Syrie, les bombes chimiques, un bon prétexte pour une petite guerre...

|  Par Philippe Jandrok | Source : Article repris de Médiapart

Cette affaire Syrienne et les réactions qui l’accompagnent montrent comment des états industrialisés manipulent une situation pour déclencher un conflit.

Les USA et les Britanniques ne sont plus disposés à intervenir, ils sont bel et bien disposés à livrer des frappes aériennes contre le régime de Damas à cause de l’usage des bombes chimiques, qu’ils considèrent comme un crime odieux. Il n’est pas question de contester ce crime, mais lorsque le régime de Bachar el-Assad torturait et assassinait des enfants qui suivaient leurs parents dans les manifestations pacifiques, là, il n’était pas nécessaire d’intervenir, c’était normal, ce régime de torture date depuis plus 40 ans, après le père tortionnaire, mis en place par les Anglais, le fils médecin, soutenu par les russes. Une belle famille d’assassins patentés que les états Occidentaux ont laissé agir toutes ces années sans rien faire.

La France qui ne sait pas comment entrer dans le conflit parce qu’elle y est obligée à cause des accords de l’ONU que contrôlent et manipulent les USA, François Hollande en grand démocrate déclare :

«Le massacre chimique de Damas ne peut rester sans réponse, et la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents».

Là dessus rien à dire, mais est-il disposé à punir les vrais coupables de ces crimes ou ceux que tout accuse ? Et si les bombes chimiques avaient été envoyées par la résistance syrienne, par les groupes islamistes qui se fichent de savoir si les victimes sont civiles ou non ?

Tout de même, lorsque Sadam Husein a bombardé des villages kurdes en Irak je n’ai pas entendu un président dire :

- «Le massacre chimique des populations kurdes d’Irak, ne peut rester sans réponse, et la France est prête à punir ceux qui ont pris la décision infâme de gazer des innocents».

Deux poids, deux mesures, d’autant que les bombes chimiques étaient vendues par les USA à Saddam Hussein, il est vrai qu’à l’époque Saddam n’était pas encore l’ennemi que l’Amérique avait fait, nous avions besoin de son pétrole.

« US and UK have used Depleted Uranium in every war to date. DU causes the Gulf War Syndrome, birth defects, cancer, genetic mutations – resulting in a “large-scale public health disaster” and the “highest rate of genetic damage in any population ever studied” – after intense attacks by US on Iraqi targets.

Israel used depleted uranium in Syria and Lebanon. »

Détails à lire dans le New-York Times.

« Les USA et les Anglais, ont utilisé régulièrement de l’uranium dans toutes les guerres récente. Les bombes à l’uranium ont causé le « Syndrome du Golf » auprès des soldats de la coalition (USA, GB, France…) puis du point de vue des civils, des défauts de fœtus, des cancers, des mutations génétiques, résultant à une grande échelle, à un problème de santé publique et le plus haut taux de dommages génétiques sur des populations jamais étudiées et cela après des frappes militaires intenses par les USA sur des cibles en Irak. Israël a utilisé le même type d’arme contre la Syrie et le Liban.

Notons qu’en 2004 les USA ont utilisé des bombes au « white phosphorus » contre la population civile irakienne sans que personne ne dise rien. Le « white phosphorus » enflamme tout sur son passage et brûle effroyablement les tissus humains.

Notons également que les rebelles syriens ont pris possession de nombreux camps militaires du gouvernement el-Assad possédant ces armes chimiques et qu’ils sont très capables de les utiliser contre les civils, surtout s’ils appartiennent à Al Qaïda afin de pousser les Occidentaux à agir.

Voir les vidéos sur YouTube qui montrent qu’ils ont en leur possession des armes chimiques qu’ils utilisent en Syrie.

Il est tout de même surprenant de constater que les services secrets qui possèdent ces informations ne les utilisent pas pour raisonner nos dirigeants qui semblent absolument vouloir jouer à la guerre et essayer leurs nouvelles bombes sur des populations civiles qui sont prises au piège de l’armée régulière et des résistants islamistes au régime d’El-Assad.

Lorsque les Syriens ont déclenché la guerre du Liban, mettant la petite Suisse du Moyen- Orient à feu et à sang, favorisant la résistance du Hamas contre Israël ; qui a aidé le Liban ?

 Les libanais attendent toujours notre aide plus de 20 plus tard.

Des milliers de libanais ont du tout abandonner, fuir leur pays, les USA ne sont pas intervenus, les anglais non plus, et les français qui avaient une place de choix au Liban, ne sont pas d’avantage intervenus, tout cela semblait joué d’avance, des partages secrets entres nations du même monde.

Mais aujourd’hui, tout le monde s’y met, les USA s’accordent une nouvelle guerre, après l’Irak, la Libye, l’Afghanistan, à présent ils se payent la Syrie. Mais en quoi sont-ils concernés ?

Israël, c’est Israël qui est directement concerné par la Syrie, et ce depuis 1967, attaqué par la Syrie, Israël occupe des territoires, prise de guerre sur la Syrie, et subit la guerre du Liban, le terrorisme islamique, le Hamas, mais il ne faut pas en parler, pourtant, l’état hébreux est déjà sur le pied de guerre, la chasse est disposée à s’envoler avec ses bombardiers pour cibler la Syrie, tous les Israéliens, disposent de masques à gaz dans les villes et les provinces, mais l’Iran a déclaré que si les Occidentaux attaquaient la Syrie, ils attaqueraient Israël, les Russes ont déjà signalé qu’ils ne resteraient pas sans agir, ils ont décidé d'envoyer des bateaux de guerre pour défendre le régime d'el-Assad, les Chinois affichent leur mécontentement, la Syrie devient le terrain de la troisième guerre mondiale mais personne n’ose le dire, c’est improbable, vraiment ?

Nul ne connaît les conséquences qu’auront ces frappes aériennes US et britanniques, lorsque l’on lit les documents Wikileaks sur la guerre d’Irak et d’Afghanistan, on a de quoi être horrifié par l’incompétence des militaires Occidentaux qui font plus de victimes civiles, que de talibans ou des islamistes, ou des partis pro gouvernementaux en Irak.

Dans un précédent article, je mettais en doute l’utilisation de bombes chimiques par le régime Syrien qui a bombardé un quartier de Damas qui contenait une population civile mais également son armée, sincèrement, dans sa situation, el-Assad serait-il assez fou pour éliminer chimiquement sa propre armée, alors que nombre de soldats ont déjà désertés ? Et qui le défendra s’il n’a plus d’armée ? C’est tout bonnement ridicule.

Encore aujourd’hui, j’émets des doutes, car à la suite de ce bombardement, les USA décident leur intervention, il ne leur manquait que ce prétexte pour agir, n’est-ce pas un peu étrange, téléphoné, fabriqué ?
A présent les anglais, les Français, tout le monde est bien disposé à déclarer une guerre illégale du point de vue des lois internationales à la Syrie. De plus, nous subissons un matraquage médiatique pointant el-Assad du doigt indiquant qu’il est le coupable de ce crime contre l’humanité, mais qui dit la vérité ?

C’est un assassin, soit, quel intérêt avait-il de gazer la population ? Des bombes, des fusillades n’étaient pas assez suffisantes pour lui ? Et pourquoi tuer des civils et ses soldats avec des bombes chimiques en sachant que cela lui apportera les réactions des Occidentaux ?

El-Assad n'est un assassin, mais pas un fou [Il est tout aussi assassin que les chefs d'Etat, même occidentaux, qui prennent la décision de faire la guerre et tout autant que les citoyens qui soutiennent la guerre], car dans l’éventualité qu’il n’ait pas commis ce crime insupportable, personne ne le croirait, dans ce cas qui l’aurait fait et à qui profite ce crime ?

Quoiqu’il en soit une guerre ne résoudra rien en Syrie, cette guerre fera plus de victimes civiles que militaire, comme d’habitude et c’est déplorable, cette guerre augmentera le tarif du baril pour l’Occident qui sera contraint en France de développer l’exploitation des pétroles et gaz de schiste, comme dans le reste de l’Europe, mettant en danger la population civile d’un empoisonnement irrémédiable de la nappe phréatique, el-Assad n’aurait même pas besoin de nous envoyer des terroristes, nous serons réduits par notre propre gouvernant à l’état de légumes comme aux USA et au Canada où les ravages de l’exploitation des gaz de Schiste provoque des catastrophes naturelles et humaines épouvantables.

Si le conflit s’enlise et si les parties internationales s’opposent sur ce terrain ce qui apparaît comme le plus probable, nous vivrons tous un enfer, car les conséquences économiques seront de plus en plus lourdes à supporter par les états.

Le gouvernement PS ne cesse de lever des nouveaux impôts auprès des Français qui n’en peuvent plus, et il décide soudain de déclarer une guerre au Mali, une autre en Syrie, mais avec quels moyens financiers si nous sommes ruinés ?

Les citoyens français sont-ils disposés à soutenir financièrement un effort de guerre alors que la situation économique ne cesse de s’aggraver, alors que la France est l’un des rares pays européens à véritablement freiner le développement et la relance économique, alors que le chômage ne cesse de croître ?

Que les politiques qui nous plongent dans ces conflits assument sur leurs deniers leurs décisions, il est facile de jouer avec l’argent des autres quand on n’est pas concerné directement.

Le président Obama dirige peut-être le pays le plus puissant du monde, mais également le plus endetté, et les Américains n’en peuvent plus de payer sans arrêt pour tout et n’importe quoi, faire une nouvelle guerre après le Golf, l’Irak, la Libye, L’Afghanistan, ne mènera à rien pour personne et il me semble extraordinaire que personne ne se pose la question de la manipulation politique en Syrie, tout le monde se jette dans ce conflit les yeux fermés, c’est du délire.

Dans cette vidéo on voit des hommes utilisant des bombes chimiques qu’ils envoient sur la ville, ce ne sont assurément pas des soldats, mais bien des rebelles.

D’ailleurs, si les USA attaquent la Syrie, ils devront signer des accords secrets avec Al-Qaïda ? Pourtant, ce sont des terroristes et le gouvernement US ne négocie pas avec les terroristes, et pourtant, il le fera, cette guerre forcera les nations Occidentales à renoncer à leurs principes les plus intimes, aider des criminels à renverser une dictature, pour en mettre en place une autre ?

Nous vivons une époque formidable…

Lettre des Frères Maristes d'Alep à l'intention de ceux qui sont hors de Syrie.

Pour ceux qui vivent en Syrie et pour tous ceux qui suivent de près les nouvelles, ils savent très bien que de Syrie, il ne vient plus que des annonces de mort : Des enfants, des adultes, des jeunes, des femmes, des hommes… Tout le monde est menacé, attaqué, pris au piège, assassiné, enlevé, tué, massacré…

Rien, pas une bonne nouvelle, pas une nouvelle qui apporte une lueur d’espoir, pas un mot… rien, rien d’autre que l’ombre de la mort qui rode et rafle les corps et les âmes…

Nos cérémonies sociales sont les enterrements…

Nos lieux de rencontres sont les Eglises ou les mosquées…

Nos prières sont pour les défunts…

Nos salutations : « Allah yrhamna » « Que Dieu aie pitié de nous »…

Faut-il peindre un tableau aussi noir, un tableau de peur et de honte pour que les autres aient pitié de nous ?

Jusqu'à quand, pourrions-nous résister ? Pourquoi continuer à rester dans le pays ? Qu’est ce qui nous attend demain ? Quel sera notre destin ? Où sera notre prochaine destination ? Comment protéger nos enfants ? Où aller avec nos personnes âgées ou malades ? Ceux qui ont fui l’enfer sont-ils plus heureux que nous ? Qui a permis que nous subissions l’horreur ? Qui en est le mandataire ? Pourquoi nous ? Pourquoi toute cette obstination à transformer l’homme et la femme que nous sommes en objet de tuerie ?

Où puiser un mot d’espérance ? Quels mots de consolation ?
Quel habit choisir autre que le deuil ?

Quelles larmes verser autres que celles de l’Adieu ?

Adieu mon pays, Adieu mon chéri, Adieu mon amour, Adieu mon fils, Adieu ma fille, Adieu papa, Adieu maman…

Sommes-nous devenus une parole d’Adieu?

Samedi 10 août, la haine et la violence ont atteint les Maristes Bleus de plein fouet en ôtant la vie du Dr Amine, un Mariste, un vrai, un engagé, un homme de service et de bonté. Dr Amine rentrait a Alep après un court séjour chez ses enfants. Il revenait au pays pour ses malades et pour ceux qui avaient besoin de lui. Pour lui et pour tant d’autres tués aveuglement et gratuitement, notre cœur de Maristes saigne…

De plus en plus, le peuple innocent et appauvri paye très cher le prix d’un blocus international et local. La ville d’Alep continue à être divisée… La seule perspective des habitants est de savoir si on peut aujourd’hui s’approvisionner en pain, en eau, en denrées périssables, en lait pour les enfants… Il faut dire que demain n’est plus dans notre imaginaire… C’est uniquement l’aujourd’hui. Demain est tellement loin et peut être tellement différent qu’il n’existera plus pour beaucoup d’entre nous.

Nous sommes face à d’autres grandes questions : l’hiver et la rentrée scolaire. Ils approchent à grand pas… Ceux qui sont logés dans des écoles publiques seront-il obligés de vider les lieux, de se déplacer de nouveau, de partir …

Les parents ont peur d’envoyer les enfants en classe… Quelle sécurité leur est-elle assurée? Si un mortier venait à tomber sur une des écoles… Si les routes sont bloquées…

Devant ce tableau sombre, les Maristes Bleus, se battent pour rester, dans la mesure du possible, un oasis…

Les gens viennent chez nous pour partager leur souci, demander un conseil, calmer leur corps et leur esprit, savoir qu’il est encore possible de compter sur quelqu’un… Certains mettent plus de deux heures pour arriver.

Les 40 enfants du projet « Apprendre à grandir » viennent de prendre 3 semaines de vacances. Ceci permettra aux institutrices de souffler, de se former et de se mettre à jour pour affronter une nouvelle année scolaire… Afin d’aider les parents à organiser ce temps de vacances, nous leur avons proposé deux jours de formation.

Les jeunes du projet « Skill’s School » continuent … Ils préparent une fête pour célébrer avec leurs parents la fin des activités d’été.

Pour que l’horizon ne soit pas complètement fermé et pour qu’ils gardent confiance en des jours meilleurs, nous venons de lancer un nouveau projet… C’est ainsi que : « I learn English » a démarré. Il concerne la dizaine de jeunes adolescents qui sont logés chez les maristes…

Dimanche passé, Les Maristes Bleus ont partagé la joie de la célébration de la communion solennelle. d’une douzaine d’enfants déplacés du quartier de « Djabal el Saydeh »

Bien que les denrées alimentaires se fassent de plus en plus rares (l’huile, le fromage, le lait sont presque inexistants et si on les trouve, ils sont à des prix exorbitants), nous luttons pour continuer à assurer les paniers alimentaires hebdomadaires ou mensuels pour « Sallet el Djabal », « Oreille de Dieu » et les déplacés.

Nous avons ajouté aux paniers alimentaires du pain qui n’est accessible aux familles qu’après une longue attente, parfois une journée entière, devant la boulangerie dans des queues interminables au risque d’être blessés par des tirs ou des obus.

Le projet « Blessés de guerre » continue à sauver des vies innocentes qui subissent les conséquences de cette folie.

Nous voulons terminer avec le vœu que le Pape François a formulé lors de l’angélus du dimanche 25 aout 2013:

« Que cesse le bruit des armes en Syrie ».

F. Georges SABE
Pour les Maristes Bleus

Echos des Chrétiens de Syrie.

Dans ce reportage présenté par KTO (Cf. video ci-dessous), des chrétiens de Syrie donnent leur point de vue et expriment leur incompréhension à l'égard de la politique française. 

Nous avons fini par comprendre que les Médias français et le gouvernement de ce pays travaillent pour des intérêts qui ne sont pas français. L'absence de "démocratie" en Syrie ne menaçant en rien les intérêts vitaux de l'hexagone, pourquoi notre gouvernement n'opte-t-il pas pour une approche non-violente et diplomatique ?

Concernant les bruits de bottes et de possible bombardements sur la Syrie, le gouvernement français doit savoir que vivent en Syrie des syriens très francophones. Toute attaque, de la France contre la Syrie sera perçue comme une agression contre les francophones et la francophonie de ce pays. 

Espérons que les Chrétiens de Syrie et leurs amis dans le monde, ne finiront pas par adopter l'idée que le drame des chrétiens syriens* ne réside pas dans leur position sur l'échiquier syrien mais provient de la confiance déçue accordée antérieurement à la France, aujourd'hui athée et matérialiste ; cette France qui dénonce et renie ses traditions valeureusement bâties par ses pères, ses engagements courageusement noués par ses rois et ses présidents, ses amitiés fidèlement tissés par ses représentants.

Ô France, sur toi nous versons des larmes de tristesse et de regrets, car tu ne sais plus te rendre à la rencontre de ton destin séculaire ; tu ne sais plus que languir derrière des intérêts matériels éphémères, plus éphémères même que la vie sur terre.

Le Veilleur de Ninive.

* Au premier temps du christianisme le terme de syrien signifiait chrétien.


mercredi 28 août 2013

Syrie, la position du parti "Debout la République".

Il est des instants où l'Histoire s’accélère de façon vertigineuse. Depuis quelques heures, tout porte à croire qu'une intervention occidentale dans la guerre civile en Syrie est imminente. François Hollande est sur le point d'engager notre pays dans une aventure des plus hasardeuses.
Le soutien à des forces islamistes, l'engagement dans un bourbier sans précédent, les risques de chaos dans la région, les menaces sur la communauté locale chrétienne... Autant de raisons qui demandent la plus grande prudence. Mais surtout, cet alignement de la France sur la position des États-Unis est une grave remise en cause de l'indépendance de notre politique étrangère.

Alors que l'équilibre du monde vacille, la France doit être la France. Elle a un rôle historique à jouer comme elle l'a fait avec sagesse au moment de la guerre en Irak avec Jacques Chirac et Dominique de Villepin. Si la France porte une voix forte, raisonnable et indépendante, elle est en mesure d'éviter ce chaos.

Pour que l'Histoire bascule du bon côté, nous avons tous un rôle à jouer. En tant que membre de la Commission des Affaires étrangères, j'ai demandé à ce que l'Assemblée nationale soit réunie de toute urgence pour un débat extraordinaire. J'ai également publié, ce jour, un communiqué pour expliquer ma position. Si vous croyez en une certaine idée de la France, je vous invite à relayer à vos contacts le communiqué en question (à retrouver en cliquant ici). Sur les réseaux sociaux, que ce soit sur Twitter ou Facebook, je compte aussi sur vous.
Avec les gaullistes de DLR, j'entends montrer que la France est toujours la France : libre, indépendante avec une voix différente à l'adresse du monde.

Très sincèrement,
Nicolas Dupont-Aignan
Président de Debout la République

lundi 26 août 2013

Philippe Meunier Député du Rhone : Bachar el Assad a au moins le mérite de respecter les minorités...

ENTRETIEN avec M. Philippe MEUNIER, député (UMP) du Rhône, Par Christelle Monteagudo, paru le 22 Août 2013 dans "Lyon-Capitale".

Lyon Capitale : D’après un communiqué sur la situation égyptienne, vous faites un parallèle avec la Syrie et vous semblez apporter votre soutien à Bachar el-Assad...

Philippe Meunier : Bachar el-Assad, même si c’est un dictateur, a au moins le mérite de respecter les minorités, ce qui n’est pas le cas des islamistes qui veulent imposer leur ordre et la charia. À partir de là, je considère que pour les Syriens il faut avoir Bachar al-Assad comme président plutôt que des islamistes au pouvoir. Maintenant, est-ce qu’il faut laisser gérer Bachar al-Assad ses affaires comme il l’entend ? Bien sûr que non.

Quelle est la solution, selon vous ?

Je pense que la Russie a la meilleure solution au niveau international sur ce dossier-là. Elle veut obliger Bachar al-Assad à modifier sa gouvernance et son régime politique en le poussant à évoluer. C’est la meilleure solution possible pour les Syriens et le respect des minorités. Il faut que Bachar el-Assad change, il ne peut plus gouverner comme son père l’a fait. La Russie a la position la plus équilibrée, c’est celle qui protège au mieux la population syrienne.

Le régime de Bachar al-Assad est suspecté d’avoir utilisé des armes chimiques, ce mercredi notamment, qui auraient fait au moins 1 300 morts. Une enquête de l’Onu a été ouverte. Vous redoutez une manipulation ?

On assiste à une accélération de l’information et on n’est plus dans l’analyse de l’information. Quand j’entends la déclaration de Laurent Fabius, je trouve cela effrayant de la part d’un ministre des Affaires étrangères qui confirme que l’armée syrienne a envoyé des armes chimiques : nous n’avons aucune preuve, nous n’avons rien ! On ne sait pas ce qui s’est passé. Il faut savoir vérifier les éléments d’information dans un tel contexte. C’est tout de même bizarre que des enquêteurs internationaux arrivent en Syrie, le jour même où il y a une attaque chimique à Damas. De nombreux spécialistes s’interrogent sur le timing.

Après deux ans de conflit, Bachar el-Assad peut-il réellement changer, n’a-t-il pas atteint un point de non-retour ?

Je ne justifie pas les méthodes de Bachar el-Assad, je dis simplement que pour la population syrienne, soit ce sont les islamistes qui prennent le pouvoir avec toutes les conséquences qui en découlent, soit on essaie de faire évoluer le régime. C’est cette dernière voie que je préconise.

Si la France et les Anglais n’étaient pas à la roue des Américains et adoptaient une position digne de celle de Jacques Chirac il y a quelques années quand Dominique de Villepin avait refusé de donner l’accord de la France pour une intervention en Irak, nous pourrions faire évoluer le régime de Bachar el-Assad. J’en suis intimement persuadé. J’en appelle à l’indépendance française. Il est temps de se mettre à la table avec les Russes !

Avez-vous conscience qu’en France il n’y a guère que le FN qui est sur votre ligne ?

Mais, moi, je ne connais pas le Front national, ce que fait le Front national ne m’intéresse pas. Quand je vous parle de la Syrie qui manifeste dans les rues, je ne vous parle pas de Marine Le Pen. Quand Jacques Chirac a fait entendre sa voix à l’Onu concernant le conflit en Irak, Jean-Marie Le Pen était aussi d’accord avec Jacques Chirac. Est-ce que l’on a dit que Jacques Chirac était lepéniste ? Moi, je forge mes convictions non pas en fonction de ce que pensent les uns ou les autres, mais par rapport à mes propres pensées.

À l’UMP, au sein de votre famille politique, quel est le discours sur cette situation ?

Malheureusement, aujourd’hui, nous n’en sommes pas encore à ce stade de réflexion. Nous, nous en sommes à nous demander si on va discuter, de savoir si on a mal fait ou bien fait entre 2007 et 2012. Alors…

Interview du Président Bachar El-Assad accordée à Izvestia.

Le quotidien russe Izvestia a recueilli une longue interview du Président Bachar el-Assad. Nous l'empruntons au Courrier International

Izvestia - Alexandre Potapov & Iouri Matsarski - Paru le 26 août

Monsieur le président, la question d'actualité la plus brûlante aujourd'hui est la situation en Syrie. Quels sont les territoires qui restent sous le contrôle des insurgés ?

Notre terre n'est occupée par aucun ennemi. Nous avons affaire à des terroristes qui pénètrent dans nos villages et la périphérie de nos villes. Ce sont des criminels qui tuent des citoyens innocents et détruisent des infrastructures. L'armée et la police tentent de les déloger des agglomérations, et de les anéantir. Ceux qui parviennent à survivre passent sur d'autres territoires et se joignent à d'autres bandes de criminels. Les combats ne cessent à cause du nombre impressionnant de terroristes qui débarquent en permanence sur le territoire de la Syrie. Chaque mois, ils sont des dizaines de milliers à affluer, et leur financement et leur armement depuis l'étranger ne se tarissent pas non plus.

Notre entretien va être traduit dans de nombreuses langues, de nombreux chefs d'Etat, dont certains sont vos adversaires, vont le lire. Que voulez-vous leur déclarer ?

Parmi les chefs d'Etat, il y a aujourd'hui de nombreux politicards, et peu de dirigeants. Le fait est qu'ils ne connaissent pas l'histoire et n'en tirent pas les leçons. Certains oublient même le passé très récent. Ont-ils appris quelque chose des cinquante dernières années ? Ont-ils seulement feuilleté les documents de leurs prédécesseurs qui ont perdu toutes les guerres depuis celle du Vietnam ? Ont-ils compris que toutes ces guerres n'ont apporté que destruction et instabilité au Proche-Orient et dans d'autres régions du monde ?

C'est précisément à ces hommes politiques que je voudrais expliquer que le terrorisme n'est pas un atout que l'on peut sortir de sa poche, l'utiliser comme bon vous semble, puis le remettre en place. Le terrorisme, c'est comme un scorpion qui pique n'importe quand. Par conséquent, il ne faut pas être pour le terrorisme en Syrie et contre lui au Mali, le soutenir en Tchétchénie et le combattre en Afghanistan. Certains chefs d'Etat occidentaux feraient bien de ne pas s'immiscer dans les affaires d'autres pays en y instaurant leurs régimes fantoches, mais de prêter l'oreille à leur opinion publique.

Puisque vous insistez pour que je m'adresse au monde, alors j'affirme que si quelqu'un rêve de faire de la Syrie une marionnette de l'Occident, c'est perdu d'avance. Nous sommes un Etat indépendant et nous combattrons le terrorisme, nous serons libres d'avoir des relations avec qui bon nous semble, dans l'intérêt du peuple syrien.

La Syrie est accusée d'avoir employé des armes chimiques. Que répondez-vous à cela ?

Les déclarations de politiciens américains, occidentaux et d'autres pays sont des insultes au bon sens et trahissent leur mépris pour leur opinion publique. C'est absurde : d'abord, on brandit des accusations et ce n'est qu'après qu'on rassemble des preuves. Et cela est le fait d'un pays puissant, les Etats-Unis. Mercredi, nous sommes accusés et, deux jours plus tard, le gouvernement américain annonce le début de la collecte des preuves. On accuse notre armée d'avoir utilisé des armes chimiques dans la région qui se trouverait sous le contrôle des insurgés. Mais, en fait, il n'y a pas de ligne de front nette entre l'armée et les insurgés dans cette région. Pensez-vous vraiment qu'un Etat puisse utiliser des armes chimiques ou toute autre arme de destruction massive dans un lieu où sont concentrées ses troupes ?
En ce qui concerne les enquêtes sur les crimes de guerre en Syrie, nous avons été les premiers à demander l'arrivée d'une commission internationale. Lorsque les terroristes ont lancé une roquette au gaz toxique sur Alep, nous avons demandé la visite d'experts étrangers. Nous nous étions mis d'accord avec la Russie pour que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne se convainquent eux-mêmes que ce n'était pas nous, mais nos adversaires qui avaient utilisé des armes chimiques. Ces dernières semaines, nous avons négocié avec les Nations unies la création d'une commission, et des spécialistes sont enfin arrivés. Les résultats de leur travail seront présentés à l'ONU. Nous espérons que la Russie n'autorisera pas d'interprétation de ces documents favorable à la politique américaine et occidentale en général.

Les Américains n'excluent pas de mener des opérations militaires en Syrie. Permettrez-vous que les Etats-Unis agissent comme ils l'ont fait en Irak, en essayant de trouver un prétexte pour intervenir ?

Depuis le début de la crise, les Etats-Unis, la France, et la Grande-Bretagne ont tenté d'intervenir militairement mais, malheureusement pour eux, l'affaire a pris un autre tour. Ils ont essayé de convaincre la Russie et la Chine de changer de position au Conseil de sécurité, mais ils n'y sont pas parvenus. Ils n'ont pas pu convaincre leur opinion publique, ni le reste du monde. Il est apparu aussi que la situation ici est bien distincte de celle de l'Egypte et de la Tunisie. Ils ont compris qu'ils ne contrôlaient pas leur scénario. Il y a encore un obstacle à cette intervention : tout le monde a compris que ce qui se passe en Syrie, ce n'est pas une révolution populaire, ni l'expression de la volonté de réformes. C'est du terrorisme. Les dirigeants occidentaux ne peuvent pas dire à leur population : ''Nous allons en Syrie pour soutenir le terrorisme."

A quoi se heurteront les Etats-Unis s'ils se décident tout de même à frapper la Syrie ou même à y intervenir ?

Les Etats-Unis doivent s'attendre à un échec, comme dans toutes les guerres qu'ils ont déclenchées depuis celle du Vietnam. L'Amérique n'a pu ni convaincre sa propre population multiethnique du bien-fondé de ces guerres, ni imposer son idéologie à d'autres contrées.

Que se passera-t-il si la Russie cède à la pression des Américains ? Avez-vous envisagé un tel scénario ?

Il ne faut pas examiner les relations russo-américaines d'aujourd'hui uniquement à travers le prisme de la crise syrienne. Les divergences de position à ce sujet ne représentent qu'un des motifs de leurs désaccords. Après la chute de l'URSS, les Américains ont pensé que la Russie était finie. Mais, à la fin des années 1990, avec l'arrivée de Vladimir Poutine, la Russie a repris du poil de la bête et s'est mise à défendre plus âprement ses positions. Une nouvelle guerre froide a commencé pour l'influence politique. Les Etats-Unis avançaient sur plusieurs fronts, s'efforçant de bloquer les intérêts russes à travers le monde.

La Russie n'est pas en train de défendre le président Bachar El-Assad ou son gouvernement. Elle défend des principes qui sont les siens depuis au moins cent ans : des principes d'indépendance et de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autres Etats. Par ailleurs elle défend ses intérêts dans la région, et c'est son droit. Ses intérêts ne se limitent pas au port de Tartous [deuxième port de Syrie, où la Russie possède une base navale], ils sont beaucoup plus larges : le terrorisme met en péril la stabilité de l'ensemble du Proche-Orient. Et cette instabilité peut avoir des répercussions sur la Russie.

Menez-vous des pourparlers avec la Russie sur des livraisons de carburant, armes et autres marchandises ? Les systèmes russes de missiles sol-air S-300 vous ont-ils été livrés ?

Je tiens à dire que tous les contrats signés avec la Russie sont honorés. Ni la crise, ni la pression des Etats-Unis, de l'Europe ou des pays du Golfe n'ont empêché qu'ils le soient. La Russie livre à la Syrie tout ce qui est nécessaire à sa défense et à la défense de son peuple. Les sanctions économiques actuelles privent les citoyens syriens de produits de première nécessité, indispensables à la survie – aliments, médicaments et carburant. Et par conséquent tous les contrats que signe l'Etat syrien avec la Russie et d'autres pays alliés visent à pallier ce manque.

Monsieur le président, qui pouvez-vous qualifier de principaux alliés et de principaux adversaires ?

Nos principaux alliés sur la scène mondiale sont la Russie et la Chine ; au niveau régional, l'Iran. Mais je peux vous dire qu'une évolution positive se dessine dans le monde : certains pays qui étaient radicalement contre nous sont en train de changer de point de vue, d'autres renouent carrément leurs relations avec la Syrie. Et il y a aussi des pays qui nous soutiennent indirectement.

En revanche, le Qatar est le sponsor des terroristes, et la Turquie les entraîne et leur ménage des points de passage. L'Arabie Saoudite a pris le relais du Qatar comme sponsor du terrorisme. C'est un Etat qui ne possède que de l'argent. Or celui qui ne possède que l'argent ne peut créer de société civilisée, ni soutenir la paix. Malheureusement, un grand pays comme la Turquie, jouissant d'une position stratégique et d'une société progressiste, est dirigé par l'un des pays du Golfe. Et le Premier ministre Erdogan est le seul responsable de cette situation. Pas le peuple turc, avec lequel nous partageons beaucoup de traditions et un même héritage historique.

Qu'attendez-vous de la conférence Genève-2 ?

Qu'une pression soit exercée sur les pays qui soutiennent le terrorisme en Syrie. Ils doivent arrêter la contrebande d'armes et l'envoi de terroristes-mercenaires. Quand ce pas aura été franchi, il sera beaucoup plus facile d'entamer la discussion avec toutes les parties syriennes sur un nouveau modèle d'Etat, de législation et de Constitution.

Dans cette vidéo, Georges Malbrunot raconte les coulisses de son entretien avec le Président Assad, une interview d'un classicisme absolu qui s'est déroulée "sans censure".

dimanche 25 août 2013

Bientôt un Proche-Orient vidé de ses Chrétiens ?

Peter Bergen-CNN - Depuis 2013 ans, il y a toujours eu des chrétiens au Moyen-Orient. Désormais, leur présence est sérieusement menacée.

Ils formeraient 10 % de la population en Egypte ; Dans ce pays, des dizaines d'églises, des maisons et des centres de l'Eglise Copte ont été incendies. Des dignitaires, des familles et des commerçants chrétiens ont été assassinés en raison du soutien du Pape Théodoros à l'armée dans leur lutte face aux Frères musulmans.

Il y a un siècle, le nombre de chrétiens vivant au Moyen-Orient, s'élevait à 20 millions d'habitants ; aujourd'hui il n'en resterait que 10 millions. Les causes de la réduction du nombre se résument à la forte nasalité dans la familles musulmanes, à l'émigration intensive des chrétiens pour raisons politiques et économiques, à la persécution non déclarée des chrétiens qui sont souvent considérés comme des citoyens de seconde zone, souvent sans droits et sans même le droit de construire ou restaurer une église.

Les chrétiens de Syrie ont soutenu le régime minoritaire des Alaouites, car Bashar el-Assad leur a donné tous les droits des citoyens ; il leur a permis d'accéder aux hautes fonctions de l'armée et d'entrer au gouvernement. Toutefois, leur soutien au régime, leur a coûté cher depuis le 11 mars 2011, date du déclenchement du mouvement de rébellion : De nombreuses églises ont été détruites, des prêtres ont été assassinés, des évêques furent enlevés, leur biens ont été spoliés, volés et détruits, le départ leur fut imposé quand des membres de leur famille ne furent pas assassinés parce que chrétiens. Sur l'Euphrate, dans la région du Khabour, tous les villages des chrétiens ont été pillés et détruits par les Takfiristes.

Les chrétiens de Libye ont quant à eux été arrêtés. Ceux d'Irak ont quitté pour les deux tiers leur pays.

Il faut reconnaître que cet épurement confessionnel et ethnique n'est pas nouveau au Moyen-Orient. Les juifs avaient quitte les pays arabes pour créer un état confessionnel juif. La création de cet Etat aurait poussé les intégristes musulmans à rejeter tous les non musulmans.

Nous espérons seulement que les chrétiens ne subiront pas le sort des juifs qui comptaient jusqu'à deuxième guerre mondiale, des populations importantes dans les pays arabes ; rien qu'en Egypte, le chiffre dépassait les cent mille habitants. Aujourd'hui, leur nombre se lit sur les doigts de la main.

samedi 24 août 2013

Syrie : D’une rébellion manipulée à une guerre existentielle.

En termes de démocratie, nous pouvons dire que depuis le 15 mars 2011, début des troubles en Syrie, la progression de la rébellion syrienne est quasi-nulle ; en outre, si la recherche de démocratie pour la Syrie, était l’objectif principal et unique de ce mouvement armé, l’échec est lamentable et en raison de ce résultat, le mouvement aurait du s’arrêter. C’est ainsi que cela fonctionne en démocratie : Les échecs sont reconnus et les dirigeants en cause cèdent la place…mais en Syrie, la revendication démocratique était une farce et l’on a vu la « démolicratie » l’emporter progressivement sur la « démocratie ».

L’orgueil humain, les ambitions sournoises, la cupidité des nations étant le pire ennemi de la paix, suite à l’échec, le mot d'ordre aurait-il été donné par les Etats-Unis et leurs alliés régionaux de mener une guerre plus ciblée sur la population syrienne pour l’émietter dans ses différentes composantes ? La tâche ne serait pas si simple, car plus le temps passe, plus les enjeux deviennent existentiels pour ces communautés, kurdes, alaouites, chrétiennes, etc… Dans un réflexe de survie, elles n’auront d’autres choix que de rester cimentées au régime, car aucune  assurance de protection et de non-agression ne leur fut donnée, en cas de neutralité dans le conflit.

Au sujet des chrétiens de Syrie, que disent les faits des derniers jours ?
  
1° -  le 16 août 2013, un massacre à l'arme blanche est entrepris par les rebelles contre 11 villageois de la minorité chrétienne dans la banlieue de Homs.

2° -  le 21 août 2013, alors qu'un massacre à l'arme chimique est fomenté contre la population de Damas, des obus de mortiers, sont envoyés par les mercenaires de la rébellion sur les quartiers chrétiens de Bab Touma [porte de Saint-Thomas] et de Qassaa' ; le jardin de Tichrine à Damas est aussi la cible ; à part les dégâts matériels, on enregistre deux blessés. A Bab Touma, l’obus arrive à proximité de l'église Latine. Il fait un blessé et cause des dégâts matériels dans une habitation ; trois voitures garées à proximité sont atteintes.

3° - Toujours dans le quartier chrétien de Qassaa' , on dénombre dix blessés par la chute d'obus de mortiers qui s’abattent à proximité de la maternité d'al-Zahrawi. Le bombardement cause également des dégâts matériels sur les bâtiments et les véhicules des environnements.

4° - le 21 Août 2013 toujours, deux obus de mortiers viennent s’abattre face à l'église de la Croix Sacré dans la zone de Abbassiyine et sur la place Qoussour, causant des dégâts matériels sur nombre de voitures.

5° - le 22 Août 2013, Deux martyrs tombent, par la chute d'obus de mortier dans les quartiers de  Abbassiyne et à Al-Tijarah et dans le secteur chrétien de Bab Charqi ; deux citoyens sont blessés ; deux obus s'abattent près de l'église de la Croix, dans le quartier chrétien d'al-Qassaa' à Damas.

Dans les quartiers chrétiens de Damas, une grande vigilance s’impose dans les jours qui viennent, car ces secteurs se sont révélés être une cible plus fréquente des terroristes, soutenus par l’Occident et les puissances régionales vassales.

jeudi 22 août 2013

Egypte, Mais de qui se moque-t-on ?

Le Caire, le 17 août 2013 - L’Occident tout entier est outré, offusqué, scandalisé parce que l’armée égyptienne a osé déloger les Frères musulmans des deux bastions de Rabia et de Nahda, où ils s’étaient barricadés depuis plusieurs semaines. Bilan : plus de six cents morts dans les deux camps.

Aussitôt, les média bien pensants poussent des cris d’orfraie et demandent que le Conseil de Sécurité et les associations internationales des droits de l’homme condamnent avec la plus extrême fermeté cette sauvage agression.

Pauvres Frères musulmans victimes de la violence ! Ces gentils moutons, bien connus pour leur douceur et leur innocence, sont l’objet de procédés inacceptables. Il faut donc les défendre contre les loups dévorants de l’armée et de la police égyptienne. USA, Grande Bretagne, France, Allemagne, Turquie, Onu… se lèvent alors comme un seul homme pour dénoncer l’injustice, défendre ces innocents et inviter le monde à voler à leur secours. Les média internationaux enfourchent aussitôt Pégase pour pourfendre les coupables…

Cette levée de boucliers pour réclamer et proclamer le droit de tout citoyen à manifester « pacifiquement » a quelque chose de tragi-comique.

Mais, passons aux faits :

- La mosquée de Rabaa, où s’étaient enfermés les Frères, était une véritable poudrière, où l’on a découvert un arsenal de guerre inouï. Aucune dénonciation de l’Occident.

- Depuis des semaines, les milices des Frères, armées jusqu’aux dents, sèment la terreur dans l’ensemble de la population d’Egypte : meurtres, enlèvements, kidnappings, demande de rançons, rapt et viol de filles mariées de force à des musulmans. Aucune réaction de l’Occident.

- Plus d’une vingtaine de postes de police pillés et brûlés ; près d’une cinquantaine de policiers et d’officiers massacrés et torturés de la manière la plus sauvage. Silence de l’Occident.

- Mausolées soufis détruits et familles chiites massacrées ne soulèvent aucune émotion internationale.

- Une cinquantaine d’églises, d’écoles et d’institutions chrétiennes brûlées dans la seule journée du 14 août. Aucune protestation de la part de l’Occident.

- Prêtres et chrétiens attaqués et tués – dont des enfants en bas âge - pour la seule raison qu’ils sont chrétiens. Aucune dénonciation occidentale qui serait taxée d’ « islamophobie », qui est aujourd’hui le crime des crimes.

- Près de 1500 personnes massacrées par les milices de Morsi au cours de son année de règne. Silence des médias.

- Accords secrets de Morsi pour vendre l’Egypte à ses voisins, morceau par morceau : 40% du Sinaï à Hamas et aux Palestiniens, la Nubie à Omar el-Béchir, et la portion ouest du territoire à la Libye… Tout cela est pain béni pour l’Occident, puisque c’est son œuvre…

Lorsque l’Egypte décide enfin de réagir pour mettre un peu d’ordre dans la baraque… l’Occident crie à la persécution, à l’injustice, au scandale.

Ce n’est un secret pour personne que les élections présidentielles furent une vaste mascarade et que le scrutin fut entaché d’énormes fraudes. Malgré tout, les média persistent à affirmer que Morsi a été le premier président de l’histoire d’Egypte élu « démocratiquement » et qu’il a pour lui la « légitimité ».

Le peuple égyptien, qui a bon dos, a quand même accepté de jouer le jeu, en se disant : voyons-les à l’œuvre. Le résultat fut tellement catastrophique – insécurité, chômage, inflation, pénuries de pain et d’essence, économie en chute libre, tourisme agonisant… - que l’ensemble de la population, au bout d’un an, demande à Morsi de dégager.

En moins de deux mois, le mouvement « Tamarrod » rassemble plus de 22 millions de signatures réclamant son départ. En vain ! Face à son obstination, plusieurs dizaines de millions d’Egyptiens – dont une majorité de gens du petit peuple qui étaient ses anciens partisans – déferlent dans les rues des grandes villes pour exiger son départ. Encore en vain !

L’armée – jusqu’alors neutre – se décide à intervenir pour soutenir le peuple et écarter l’indésirable, qu’elle garde en résidence surveillée. Au cours de longues heures d’interrogatoire, elle obtient de lui des révélations d’une gravité exceptionnelle, qui compromettent aussi bien les Frères musulmans qu’un certain nombre de pays étrangers.

Face à la prise de pouvoir de l’armée, l’Occident crie aussitôt au « coup d’Etat ». Si « coup d’Etat » il y a eu, celui-ci fut populaire et non militaire, l’armée n’ayant fait qu’obtempérer à la volonté du peuple. Celui-ci, excédé par un président qui l’avait trompé, floué, berné, a donc, par une réaction de survie, réclamé son départ.

Une petite histoire très savoureuse illustre bien ce que je dis. Quelqu’un achète au marché une boîte de conserves qui, une fois ouverte, se révèle avariée. Que va-t-il faire ? La manger ou la jeter ? La jeter bien entendu. C’est un peu ce qu’a fait le peuple égyptien auquel Morsi et les Frères promettaient monts et merveilles. Une fois la boîte ouverte, il s’est aperçu que l’intérieur était pourri. D’où sa réaction de rejet.
Suite à l’exclusion de Morsi, l’armée a voulu quand même associer les Frères musulmans au nouveau gouvernement en leur proposant de faire équipe avec les autres tendances. Ils se sont heurtés à un refus obstiné et systématique.

Après de nombreuses tentatives infructueuses de dialogue et de négociations avec eux, un nouveau gouvernement provisoire est mis en place.

Ils décident alors de « prendre le maquis » et de semer la terreur, ce en quoi ils ont bien réussi. Mais cette stratégie ne fait qu’augmenter leur impopularité, et l’on peut dire aujourd’hui que le peuple égyptien les exècre et les honnit.

Equipés des armes les plus sophistiquées, ils s’organisent un peu partout pour brûler, attaquer, tuer, détruire…

L’armée décrète alors l’état d’urgence et impose un couvre-feu du coucher au lever du soleil. Mais les Frères musulmans s’estiment dispensés d’obéir. Hier soir, 16 août, de ma chambre, toute proche de l’avenue et de la place Ramsès grouillantes de leurs miliciens, j’entends explosions, coups de feu et tirs de mitraillette provenant des rues avoisinantes.

Après plusieurs sommations aux jeunes de rentrer chez eux, l’armée décide alors d’envoyer ses chars pour faire respecter le couvre-feu. Face aux dégâts probables, l’Occident bien pensant incriminera alors l’armée d’avoir eu le culot d’attaquer des manifestants « pacifiques »…

Mais de qui se moque-t-on ?...

Henri Boulad, s.j.

Nous ajoutons que le centre social des pères jésuites a été récemment incendié par des Frères musulmans. Or les institutions jésuites d'Egypte sont francophones...Nous demandons au gouvernement français de nous dire ce qu'à fait la France en réaction pour protéger, des islamistes, ces institutions qui depuis des décennies travaillent pour elle et sa culture ? 

Le Veilleur de Ninive.

Enquête sur les Frères Musulmans.

Important ! 
A voir jusqu'au bout pour rester vigilants....
Le Veilleur de Ninive



mercredi 21 août 2013

N'y a t-il pas eu volonté de détourner la commission d'enquête de l'ONU de sa mission initiale...?

La coïncidence est bien étrange d'apprendre aujourd'hui l'utilisation de gaz sarin au cours d'une attaque, probablement extrêmement violente, alors que les experts de l'ONU sont arrivés dimanche dernier à Damas pour enquêter sur l'utilisation présumée d'une arme chimique, en mars dernier, à Khan al-Assal près d'Alep. 

Le Veilleur de Ninive avait affirmé, le 21 mars dernier, sur la base d'informations collectées à Alep même qu'avec grande vraisemblance, l'usage de gaz à Khan al-Assal avait été le fait des rebelles. Six mois nous séparent bientôt du fait présumé et la commission d'enquête n'arrive que cette semaine.

Nous ne nions guère le fait que les bombardements de ce matin furent massifs et largement destructeurs, mais nous sommes aussi en droit de nous demander si les accusations, soudaine, à l'encontre du gouvernement de Damas, d'utilisation d'un gaz neurotoxique, n'ont pas pour but de détourner la mission des enquêteurs de l'ONU.

Pour les rebelles, leurs parrains arabes et occidentaux, les risques de se dédire de leurs accusations lancées antérieurement à la face de l'armée arabe syrienne, sont si grands, qu'il est plus prudent pour eux de détourner la mission de l'ONU vers Damas sur une hypothétique utilisation de gaz dans la Ghouta. Si les faits de recours à des armes interdites étaient avérés, il faudra encore se persuader qu'aucun agent rebelle ou occidental n'ait infiltré l'armée syrienne pour déclencher, ensuite, l'utilisation de gaz à l'insu de la hiérarchie militaire de Damas.

La désinformation autour de la question syrienne dépasse tellement les capacités de notre imagination que le doute est persistant et la coïncidence à laquelle nous assistons est si stupéfiante, qu'elle aggrave ce doute dans l'esprit des citoyens honnêtes.

Le Veilleur de Ninive.

Lettre à Monsieur le Président du Parlement Européen.

Le 17 Janvier 2011, je vous avais adressé une lettre sur le massacre des chrétiens d’Orient, et  particulièrement sur celui des chaldéens d’Irak. L’horreur avait culminé dans une église syriaque de Bagdad, en Décembre 2010 faisant 50 victimes innocentes (enfants, femmes, vieillards dont 2 prêtres) sauvagement assassinées par des jeunes Jihadistes.…

Le 13 Avril de la même année, vous aviez la courtoisie de me répondre et je vous cite : «  L’Union européenne s’engage résolument en faveur des minorités religieuses. Le Conseil de l’Union Européenne vient d’adopter le 21 Février 2011 des conclusions qui confirment son action en faveur de la liberté de religion ou de conviction pour tous et partout, et appelle à renforcer son action extérieure en la matière en mobilisant ses instruments diplomatiques et son assistance aux pays tiers…. »

Pendant ce temps, la Révolution de Jasmin, suivie du Printemps arabe, poursuivaient leur contagion dans la ville de Deraa à 50 kilomètres de Damas avant de se propager dans toute la Syrie. Or à la même époque je naviguais entre Alep et Damas, ayant créé avec mon épouse un Institut Infirmier (IFSMB) à la française, à la demande de Monseigneur Jean Clément Jeanbart Archevêque Melkite d’Alep, pour le soutenir dans son projet « Bâtir pour rester », afin de limiter l’exode des chrétiens, bien avant ces événements imprévus, du mois de Mars 2011.

Mes origines et mon vécu communautaire entre la Syrie et la France d’une part, la conjoncture particulière qui nous a conduits à vivre 3 ans, en tant que professionnels de la Santé, au contact permanent de toutes les catégories sociales de ce pays d’autre part, me poussent aujourd’hui à vous lancer ce nouveau cri d’alarme en faveur des civils innocents de Syrie, après 27 mois de combats acharnés, 100.000 morts, autant d’handicapés, 5 millions de réfugiés et un exode sans précédent des chrétiens, (qui depuis 2000 ans et tant d’invasions, sont restés envers et contre tout sur la Terre de leurs ancêtres).

Ce désastre, ce chaos me laissent dubitatif sur l’esprit de la démarche européenne ; je vous cite : «... Telle est l’approche qui guide l’Union européenne dans ses relations avec les pays tiers, où nous travaillons avec acharnement pour rassembler un consensus de la Communauté Internationale pour lutter contre l’intolérance religieuse lors des sessions de l’Assemblée générale des Nations-Unies à New York et du Conseil des Droits de l’Homme à Genève… »

Je ne peux que déplorer l’impuissance du Parlement Européen qui sous votre Présidence, constate :
- Le carnage des civils syriens.

- Les enlèvements avec demandes de rançons qui de plus sont exorbitantes, de civils, d’enfants, de chefs d’entreprise.

- le saccage d’usines, d’entreprises environ  (2500) brulées par les insurgés.

- Le matériel coûteux pillé et vendu au marché noir avec la complicité des autorités turques.

- L’horreur des cœurs arrachés aux soldats de l’Armée Syrienne, exhibés aux Médias Internationaux.

- L’injonction d’Imams devenus célèbres pour leurs prêches du Vendredi dans les Mosquées du Caire, de Tunis, d’Istanbul ou d’ailleurs, de se débarrasser du sang des infidèles égorgés, comme celui des porcs, dans les caniveaux.

- Le viol des jeunes filles et des femmes, torturées sous les yeux de leur père, de leurs frères, de leurs époux, et étouffées avec le symbole même de leur foi, la croix du Christ plantée dans leurs gorges.

- La séquestration récente de deux Evêques, Monseigneur Yohanna Ibrahim et Paul Yazdgi connus pour leur charisme et leur intégrité de la Communauté Islamo-chrétienne de (Homs).

Qui rend compte de l’horreur, de la haine et de la barbarie en Europe ?

- La « Turquie » alliée de l’OTAN, qui arme, encourage et cautionne le pillage et la destruction de la Région industrielle d’Alep (principal poumon économique de la Syrie) ?

- L’ « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme » (L’OSDH) et son bouffon de représentant à Londres qui alimente les réseaux sociaux ; un apatride à la solde des Services de Renseignements Anglais, et de l’argent Qatari ?

- L’ « Armée Syrienne Libre » (ASL) submergée par des insurgés qui s’infiltrent par les frontières de la Jordanie, du Liban de la Turquie, et de l’Irak ? Car toutes les nationalités « Islamistes » et islamisantes sont là, Tunisiens, Egyptiens, Saoudiens, Qataris, Libanais, Afghans, Tchétchènes, Libyens, Maliens, Turcs, Pakistanais, Yéménites, Koweitiens, Talibans, Belges et même Français,…Une armée de bric et de broc qui a même découragé le Président Hollande, acharné à reconnaître ce qu’il faut bien appeler aujourd’hui par son nom, une « Armée d’occupation » !

- « Al-Jazzera », la chaîne Qatari, fidèle à ses propriétaires, qui accable le Régime syrien de Bachar El Assad, filtre et dénature les informations, sans aucune nuance…

Ne sommes-nous pas en droit de nous étonner d’ailleurs que lors de sa dernière Conférence de presse, devant 400 journalistes accrédités, le Président de la République Française n’ait donné la parole, pour préciser la position de la politique étrangère de la France, qu’à deux médias, TF1 et ….Al-Jazzera, qui s’inquiète de la mise à l’écart discrète de la France et de l’Europe dans les discussions à venir à Genève pour la 2ème Conférence Internationale chapeautée par les U.S.A. et la Russie ?

Comment interpréter le silence des Médias à cette occasion ? Indifférence ou collusion ?

Monsieur le Président, bien des voix viennent s’éteindre aux portes de nos rédactions et de nos chancelleries.

Je le rappelais le 2 Janvier 2013 à l’Elysée dans l’entretien de 90 minutes que m’avait obligeamment accordé la Conseillère Diplomatique du Président François Hollande.

Je commençai par la voix du peuple syrien, en la personne de Nadia Khost, une écrivaine de Damas : «Prendre à cœur la défense du peuple syrien revient aussi à défendre non seulement la dignité de ce qu’il y a de plus noble en l’humanité, mais l’intelligence de chacun d’entre nous qui sommes impunément bafoués par les Médias internationaux…. »

Je continuai en lui rappelant qu’un « Collectif pour la Syrie » composé de dix Franco-syriens, avait adressé le 21 Mars 2012, une lettre ouverte aux Médias, aux élus et aux deux futurs candidats à la Présidence de la République Française, après avoir effectué 12 missions au cœur même de la Syrie, auprès des opposants et des soutiens du Régime. Je lui disais que leur voix était aussi importante que celle de ceux qui clandestinement effectuent auprès de l’ASL des visites guidées et soigneusement encadrées, au pied levé, dans une partialité absolue.

Dans mon dernier livre : «  Le Silence de Dieu » je donnais moi-même dans les annexes, la parole aux « Sans voix », ceux que nous ne lisons jamais dans nos journaux, que nous n’entendons guère sur nos radios et ne voyons jamais sur les écrans de  nos télévisions !

J’évoquais avec elle, Sa Béatitude Kiril I, Patriarche de Moscou et de toutes les Russies qui, en visite chez Monseigneur Béchara Raï, le Patriarche Maronite, avait osé parler d’un plan Occidental visant à expulser les chrétiens d’Orient de la Terre Sainte qui les a vus naître.

Ce même Patriarche Maronite d’ailleurs qui, au cours d’une rencontre avec le Président Sarkozy au printemps 2012, soulignait l’imprudence de certaines positions européennes et françaises radicales et demandait pour les chrétiens du Levant, « non pas des protections, mais des Droits fondamentaux…que les Accords de Taëf, qui avaient mis fin à la Guerre du Liban, n’avaient eu de cesse de rogner pour favoriser la domination sunnite du Liban ».

Enfin j’interrogeais la Conseillère Diplomatique sur les révélations du journal « Le Point » et du « Canard Enchaîné » concernant l’intervention courageuse du député PS François Loncle (Membre de la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale) qui, dans une question écrite posée au Gouvernement Fillon, demandait ouvertement au Patron du Quai d’Orsay, Monsieur Alain Juppé « Si la France étudiait la préparation d’une opération militaire en Syrie au vu des appels à l’ingérence Internationale qu’elle émettait via l’Onu notamment la demande d’instauration de couloirs humanitaires contre l’avis des Nations Unies, et enfin  la reconnaissance du CNS (Conseil National Syrien) comme seul interlocuteur syrien légitime !

François Loncle demandait très clairement à Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, s’ils avaient l’intention de devenir les futurs G.W.Bush, et Rumsfeld de la Syrie…et de nous refaire le coup de la Libye ! Il allait même jusqu’à interpeller le Parlement en exigeant des éclaircissements sur «  le rôle exact joué par les agents du service de la DGSE et les officiers du Commandement des opérations spéciales dépêchés en Turquie et au Liban, auprès des militaires syriens ayant fait défection…et si l’objectif de la diplomatie française consistait à renverser le Régime syrien, au risque de provoquer l’éclatement du pays, voire l’embrasement de toute la région » !

Au mutisme d’Alain Juppé  s’abritant derrière le Secret Défense, le Général de corps d’armée Jean Salvan répondait sans détours que « depuis quelques jours, notre gouvernement n’ose plus pérorer au sujet de la Syrie. Peut-être a-t-il enfin compris ce qui se tramait là-bas, car l’activisme des Etats-Unis et du Qatar au Proche-Orient finissent par crever les yeux. Oui, il y a bien un complot, comme il y a en a eu en Irak pour contrôler un pays riche en pétrole, et simultanément répondre aux aspirations de l’Arabie Saoudite et des Sunnites en cassant la Syrie et l’Irak, deux Etats relativement laïcs.

La Russie détient en Europe des positions majoritaires sur le marché du gaz. On va donc s’attaquer aux exportations russes en ouvrant un gazoduc entre le Qatar, pays producteur, et des terminaux à Adana (Turquie), Tripoli (Liban), Haïfa (Israël) et Lattaquié (Syrie).

Ce gazoduc contournerait donc des pays comme l’Iran et l’Irak. Son centre de répartition se trouverait à Homs en Syrie, d’où partiraient les embranchements vers les ports méthaniers.  Bachar el-Assad ne souscrivant pas au projet, il fallait l’éliminer. Le bloc sunnite a donc fourni aux opposants syriens, instructeurs, conseillers, armes et argent, par l’intermédiaire de la Turquie.

Les dictatures théocratiques qatari et saoudienne ont trouvé sur place et en Europe les idiots utiles pour laisser croire qu’en Syrie on se battait pour la démocratie et non pour le gaz. Comme je le répète depuis plus de vingt ans, il y a de nombreuses ressemblances entre les Soviétiques et les islamistes. Les Occidentaux et surtout les Européens sont toujours prêts à leur vendre la corde pour être pendu ».

En quittant l’Elysée, suite à ma rencontre avec la Conseillère diplomatique, j’avais bien compris que le « changement » que l’on nous avait promis… n’était que  la continuité de la diplomatie française. !

J’avais bien saisi que cent mille chrétiens coptes qui avaient déjà quitté l’Egypte, que le million et demi de chrétiens chaldéens qui avaient fui l’Irak, que les Chrétiens Libanais, Palestiniens, et à présent Syriens, que les minorités musulmanes alaouites, kurdes, druzes, chiites et ismaïliens de Syrie étaient bien condamnés en Occident, selon des lois démocratiques à géométrie variable.

Nous anéantirons ces barbares jusqu’au dernier au Mali, les mêmes qui en Syrie sont considérés comme des résistants que l’on arme, que l’on soutient, que l’on forme…. Hélas, la rhétorique truquée d’un discours atlantiste basée sur une prétendue  défense des droits de l’homme, sert finalement d’analyse à la grande majorité de nos élus, droite et gauche confondus, sans aucune vision gaulliste de la politique des Affaires Etrangères.

Monsieur le Président du Parlement Européen, je prends la liberté de vous rappeler ce que Volney disait au XVIIIème siècle suite à son voyage en Syrie et en Egypte : « C’est bien dans ces contrées que sont nées la plupart des opinions qui nous gouvernent, d’où sont sorties ces idées religieuses qui ont influencé si puissamment notre morale publique, nos lois et notre état social … malgré toutes les diversités, tous les hommes sont frères et doivent porter à la perfection, les lois que la nature a posées en eux, pour les guider ».

C’est bien dans ces contrées que nous, européens, nous nous ingérons sans discernement, avec notre brutalité habituelle, en donneurs de leçons. Chaque jour qui passe voit le massacre de 150 familles innocentes de plus, de tous bords, de toutes confessions. Au diable les droits de l’homme, l’urgence c’est le droit de vivre !

En homme de décision et de pouvoir, Monsieur le Président, j’en appelle encore une fois à votre engagement« de mobilisation pour tous et partout, et d’assistance aux pays tiers… ». Je joins à ma prière et à ma lettre, quelques témoignages de citoyens ordinaires qui illustrent la tragédie syrienne. Je connais la plupart d’entre eux avec lesquels j’ai vécu ; musulmans ou chrétiens, ils sont restés héroïquement sur place dans l’horreur quotidienne. Leur courage prend racine dans leur foi vibrante, profonde et dans cette fraternité qui les unit à jamais.

Un jour, Monsieur le Président, les survivants parleront ; un jour les journalistes muselés aujourd’hui, témoigneront ; un jour, enfin, les Européens abusés et formatés comprendront.

Parce que ceux qui savaient, se sont tus (Alain Juppé, Hilary Clinton, Recype Erdogan, et bien d’autres), ceux qui pouvaient, se sont perdus en agitations dérisoires et stériles mais en attendant, une civilisation aura été anéantie sous un tapis de bombes américaines en Irak, sous une pluie de roquettes et de missiles russes en Syrie.

« Le sort des chrétiens d’Orient est exemplaire de ce qui se passe quand on nie la dimension spirituelle du monde…Entrez dans une Eglise d’Orient, vous y entendrez ce que les Eglises d’Occident vous cachent, le bruissement des Anges…C’est nous Européens qui, en ayant refusé d’inscrire dans la Constitution de l’Union, le caractère chrétien de nos racines, avons rendu possible l’éradication programmée et déjà effective…La mort des Chrétiens orientaux est le signe non seulement de notre honte mais de la mort de notre civilisation. Ils meurent silencieusement de ce que nous ne voulons êtres chrétiens ! » C’est ce qu’écrivait un philosophe contemporain (Richard Millet) en 2004.

Je suis cette voix dans le désert qui donne existence à ces sans voix que je vous supplie d’écouter.
Je vous remercie Monsieur le Président et je vous assure de ma respectueuse considération.

Jean Claude Antakli. 
Ecrivain-Biologiste. Ex-Correspondant de l’Est-Républicain.

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