mardi 26 février 2013

Islam, messianismes et christianisme des origines

Ici suit un article intéressant qui nous éveille sur la difficulté que le christianisme, religion d'amour et d'expérience personnelle avec Dieu, aurait à vivre au côté de tout autre religion dont l'Islam, qui s'obstine à être une religion de guerre, considérant les pays traditionnellement chrétiens comme une terre sur laquelle il faut livrer bataille "Dar al-Harb". 

Les chrétiens forment aujourd’hui le groupe humain qui est le plus persécuté dans le monde, et depuis de nombreuses années. Face à cette situation aux conséquences souvent dramatiques, l’indifférence, voire la complicité de certains, fait penser à celle qui prévalait lors des grandes persécutions communistes, dont les victimes se sont comptées par dizaines de millions. Il est vrai que la spécificité de ces persécutions (ayant pour but de détruire la foi et l’Eglise) était souvent dissimulée, mais c’est le rôle et l’honneur des journalistes d’investigation de la comprendre. De nos jours, la plus grosse partie des persécutions est le fait de groupes et de pouvoirs islamiques, et il ne se passe plus une semaine sans qu’il y ait des assassinats ou des massacres de chrétiens.

À ce point de vue-là, l’Eglise et la société sont peu menacée actuellement : comme l’explique un spécialiste du renseignement, les organisations islamistes ont trop à perdre à pratiquer le terrorisme et tout à gagner à ne pas y recourir. Certes, il y a des groupes « hors contrôle » et d’autres qui sont manipulés par des services d’Etat étrangers, mais le défi est ailleurs. Il existe des formes de pression qui ne recourent pas au terrorisme sanglant. On s’en inquiète jusqu’en Algérie – voici ce qu’écrivait Le Soir d’Algérie du 01/02/2010 après la victoire de l’équipe de football nationale au tournoi africain : manu militari de sa mosquée par des jeunes fondamentalistes, ce n’est pas nouveau. Sauf que cela se passe aujourd’hui en France, un pays laïque, enlisé dans des débats byzantins sur les nuisances du voile intégral. Un débat qui étouffe les voix de ceux qui continuent à s’égosiller, en vain : Attention, c’est comme ça que tout a commencé en Algérie !»

L’auteur fait allusion à la guerre civile (1992-2002) qui a fait entre 150 000 et 200 000 morts. Il constate que les musulmans se « stigmatisent » eux-mêmes à cause d’une minorité qui cherche à les encadrer, et lui-même s’indigne : où est la majorité silencieuse ? Ou alors, parmi les jeunes, une partie significative serait-elle déjà passée au fanatisme ? Le laïcisme qui est au pouvoir en France ne devrait-il pas faire le tri entre les gens qui veulent vivre en paix dans la société française et les « groupes religieux fanatiques » qui veulent faire disparaître cette société ? Justement, ce laïcisme ne le peut ni ne le veut. Il n’en est même pas à reconnaître que le christianisme est une religion qui prône le service mutuel et la coexistence, tandis que l’Islam, appuyé par le Coran, prône un système de prise de pouvoir qui implique, qu’on le veuille ou non, l’élimination des « ennemis de Dieu » (et Dieu, dans le Coran, est dit ne pas aimer beaucoup de gens et en vouer des catégories entières à l’Enfer).

Le facteur « islamique » serait un facteur mineur, ne concernant qu’une part très limitée des jeunes, s’il ne se surajoutait à des problèmes humains en les tendant à les rendre explosifs. Les musulmans d’un certain âge n’ont guère eu de problème d’identité. Il en va autrement des jeunes, déçus par une école « laïque » qui ne transmet plus ni identité ni valeur, et qui sont déroutés par un monde dominé par des structures d’argent. Or, leur identité « française » ne joue pas suffisamment dans une société qui fonctionne de manière souvent « clanique », où le sentiment d’appartenance et l’amitié sociale est dilué par l’individualisme, et où l’arrivée continue d’immigrés, dont une partie est musulmane, déstabilise ceux qui sont là depuis longtemps (la loi des nombres joue ici un rôle déterminant). Ainsi, faute d’identité, ils se tournent nombreux vers le Coran – en tout cas, davantage que leurs parents. Ces derniers sont alors en porte à faux vis-à-vis de leurs jeunes, attirés par les organisations islamistes.

Il existe donc un défi spécifique islamiste en France et en Europe, sans qu’il existe rien de comparable avec d’autres groupes immigrés (dont une partie non négligeable est chrétienne, il ne faut pas l’oublier). Loin de prôner l’intégration, les mouvements islamiques tels que l’UOIF voient les immigrés musulmans comme hier les marxistes voyaient le « prolétariat », c’est-à-dire comme une masse de manœuvre en vue de réaliser leur objectif de changer la société et d’imposer leurs normes – au nom de Dieu. Leur discours politico-religieux prétend détenir la clef d’un monde renouvelé, et un tel projet justifie à l’avance toutes les actions possibles si la Cause l’exige. Ce « messianisme » islamique n’est pas sans rappeler aux plus âgés celui qui enflammaient la jeunesse prolétaire (et autre) en Europe dans les années 50-80.

Face à ces projets de Salut du monde, il faut bien constater que l’Eglise, spécialement latine, n’a pas apporté les réponses radicales qui auraient été nécessaires, essentiellement parce qu’elle n’a pas pris conscience du fait que ces « messianismes » étaient dérivés du sens de l’histoire révélé d’abord par la Révélation judéo-chrétienne elle-même. Cette cécité s’explique sans doute par l’influence prédominante des traditions moralisatrices, qui ne disposent pas du tout à comprendre les messianismes – au contraire (cf. étude sur l’impasse de l’augustinisme ou pdf).

Les réponses existent, mais il faut les trouver en retournant aux sources, vers le christianisme des origines, d’où précisément toutes les dérives messianistes sont parties – une seule d’abord qui a fait ensuite beaucoup de « petits », parmi lesquels l’Islam est un héritier non pas indirect (comme le marxisme, à travers de nombreux avatars), mais historiquement direct. Trop peu perçoivent ces enjeux, ou alors parfois dans un carcan influencé par le laïcisme : en méconnaissant le christianisme des Apôtres et en s’interdisant d’investiguer les origines d’un Islam (qui se présente comme venu de Dieu !), on ne peut rien comprendre, donc rien entreprendre pour l’avenir. Rien de bon ne se construit sur un passé méconnu ou tronqué. Heureusement, l’inverse est vrai aussi.
Auteur Anonyme


Un spécialiste du renseignement sur l'islam radical.





vendredi 22 février 2013

Syrie : Encore un prêtre enlevé....Un autre forcé à se convertir à l'Islam.

Syrie - le 4 mars 2013 - (20h) - A ce jour, nous sommes toujours sans nouvelles des trois prêtres enlevés. 

Hauran (Syrie) - Le Patriarcat grec-melkite catholique de Damas a confirmé la nouvelle de l'enlèvement du Père Hassan Tabbarah qui relève de l'Archevêché de la région du Hauran. 

Cet enlèvement s'ajoute à celui des trois autres prêtres (Les Pères Michel Kayyal et Ishak Mahfoud) et un troisième, très âgé qu'ils n'ont libéré qu'après l'avoir forcé à se convertir à l'Islam. 

Rappelons simplement que les prêtres des villes exposées et envahies par les hordes de mercenaires soutenues par l'Europe et les USA, (Tabqa, Raqqa, Jdaydeh, Yacoubieh et même Homs) ont du se sauver en catastrophe. 

jeudi 21 février 2013

Libéré par l'OTAN, la Libye est devenue la pays de la tolérance islamique.

La Libye en mars 2012 - Est-ce pour cela que les pays de l'OTAN, la France en tête, ont livré bataille à Kadhafi ? Ecoutez ces hommes barbares s'encourager à détruire les plaques funéraires portant des croix...Ils ne respectent ni les morts, ni les soldats...



Pour ceux qui ont oublié ce qui s'était passé en Libye, nous vous renvoyons à une video qui fait parler Bernard-Henri Levy.

Le Veilleur

mercredi 20 février 2013

La Syrie : où en est-on ?


Ca fait bientôt deux ans que le front syrien a été ouvert. Les médias ont eu plus que leurs quotas de sang, de morts et de massacres en tous genres. Les spectateurs que nous sommes, avons fait le plein de sensations fortes arrosées d’adrénaline jusqu’à plus soif. Cette période nous a fourni tous les motifs d’indignation, de colère, de frustration et de déception. Nous avons eu aussi notre dose de joie, d’espoir, de jubilation parfois et de satisfaction admirative. Tous les jours, nous allions nous abreuver à nos sources favorites, qui chez OSDH, AFP, le Figaro, le Point, I Tété, qui chez Sana, Syria Truth, Info-Syrie, Allain Jules, chacun de ces supports s’efforçant de faire de son mieux pour nous satisfaire et nous fournir notre pain quotidien.

Deux excellentes années. Crus exceptionnels, même. Sauf pour les Syriens. Pendant que nous vociférons sur les gradins, eux ils sont dans l’arène. Ils combattent pour leurs vies et leur survie. Et leurs vies ne tiennent qu’à un fil. Il en disparait tous les jours des dizaines, des centaines, vite évacuées de l’arène pour faire place nette et pouvoir poursuivre le combat. Show must go on.

Après près de deux ans de conflit, nous en sommes toujours au même point. Le même scénario se répète de jour en jour. Les terroristes s’infiltrent à partir des pays voisins, attaquent des postes de contrôle, investissent des quartiers, attaquent des centres administratifs et des bases plus ou moins désaffectées. Il ne leur reste plus ensuite qu’à crier « victoire » après avoir fait quelques vidéos avec leurs téléphones cellulaires (on se demande s’ils n’ont pas été fournis que pour ça), et envoyer le tout, récits et vidéos, accompagné de chiffres déjà prêts à l’avance, à la presse amie qui se chargera de relayer. Quelques heures plus tard, l’Armée syrienne arrive, extermine les terroristes, saisit leurs armes, libère les quartiers, repousse les survivants jusque dans les pays voisins. Là aussi, après que quelques vidéos aient été tournées, le service de presse syrien prend le relais. Le lendemain, même scénario, mêmes compte-rendus. Le surlendemain, idem. Un éternel recommencement émaillé de temps à autre d’un attentat suicide avec sa cohorte d’images toutes plus atroces les unes que les autres, ou un massacre de civils organisé à la veille d’une réunion internationale.

Chaque parti nous dit – nous fait croire plutôt – qu’il gagne du terrain, qu’il viendra bientôt à bout de son ennemi. Si on additionne leurs chiffres, la moitié de la Syrie a déjà été décimée. Selon les djihadistes, le peu de civils qui restent encore et qui ne sont pas encore massacrés, le seront bientôt par les hordes barbares qui soutiennent le régime sanguinaire de Damas. Quant aux médias syriens, si on se réfère aux divers communiqués quotidiens, plus les terroristes tombent comme des mouches, plus il en ressurgit chaque jour un peu plus. A croire que le monde entier n’était peuplé que de salafistes qui n’attendaient que l’heure propice pour faire leur coming out. Vu d’ici, tout cela ressemble à un film mal conçu et mal joué, une sorte de sitcom dont le seul objectif est de tenir le public en haleine.

Mais qu’en est-il vraiment sur le terrain ? Que se passe-t-il en Syrie depuis deux ans ? Dans la réalité, c’est la souffrance au quotidien, la mort au coin de la rue. La réalité c’est que la Syrie est un pays qui subit une agression délibérée de la part d’une coalition qui ne se cache même plus sous des faux-semblants. Ce n’est plus un mystère pour qui que ce soit. Si, au début, il était encore possible pour certains d’hésiter ou de croire aux manifestations pacifiques réprimées dans le sang, au soulèvement spontané pour chasser une dictature, à la férocité d’un régime opprimant et massacrant son peuple, aujourd’hui rien de tout cela ne tient plus. Toutes les argumentations qui furent les causes du chaos apparaissent pour ce qu’elles ont toujours été : de la propagande. Y compris pour ceux qui les brandissent encore, soit pour justifier leur engagement, soit par habitude, soit encore pour ne pas avoir à reconnaître de s’être fait manipuler comme des enfants.

L’agression est désormais avérée. Les agresseurs se sont démasqués un à un. Les buts poursuivis semblent se dessiner, même s’il est encore difficile d’en cerner les contours. Mais malgré cela, les gesticulations continuent. Les fausses réunions, les fausses candeurs, les fausses déclarations battent leur plein comme aux premiers jours. Ça ne trompe plus personne, mais on fait comme si. Rien d’étonnant alors si le ministère russe des affaires étrangères ferme son téléphone à toutes ces simagrées. Il n’est pas étonnant, non plus, de voir la Syrie et l’Iran concentrés plus que jamais sur la fin de cette zizanie. Tous semblent dire : « Assez. On ne joue plus. Si vous voulez discuter sérieusement, on est prêt ; sinon, allez vous faire voir ».

En effet, tous savent maintenant comment ce conflit finira et comment y mettre un terme. Il est évident pour tout le monde que les terroristes, quels que soient leur armement et leur financement, ne parviendront jamais à gagner contre tout un peuple qui maintenant fait bloc autour de son gouvernement et de son armée de conscrits. Ce ne sont pas quelques exactions de plus ou quelques tueries ou sabotages supplémentaires qui changeront la donne. Ici, nous ne pouvons que nous remémorer la déclaration de Serguei Lavrov avant même la déferlante djihadiste : « même si vous les armez jusqu’aux dents ils ne viendront pas à bout de l’armée syrienne » avait-il dit. Cela montre bien la détermination russe depuis le début, et surtout met en relief une réalité que seuls les aveugles ne pouvaient ou ne voulaient pas voir. Du côté du gouvernement syrien, il est devenu clair que la victoire ne sera jamais militaire, surtout quand l’argent et les armes continuent à couler à flot pour entretenir le terrorisme. Quels que soient les exploits de l’armée, la solution ne pourra se trouver qu’à travers les négociations. En attendant, il faut tenir, rendre coup pour coup et même plus. La Syrie a tout ce qu’il faut pour cela, malgré les tentatives maladroites d’embargo, l’arme suprême des atlantistes. Cette fois, cette arme, autrefois redoutable, a fait long feu. Même si les syriens en souffrent, elle n’a pas affaibli l’économie au point d’influer sur les capacités de résistance du pays. C’est une première, mais une première qui laisse augurer que les prochains embargos, en tant qu’armes subversives, n’auront plus les effets d’antan, comme ceux constatés pour l’Irak par exemple.

La Syrie a donc de quoi tenir. Les agresseurs ont fini par en prendre conscience. Nous n’avons déjà plus cet obsédant refrain « Bachar El Assad doit partir », refrain chanté sur tous les tons et ponctuant chaque discours, rappelant étrangement l’obsession de Caton pour Carthage. La tendance est désormais à la sortie de la crise. Mais comment ? Des sommes énormes et beaucoup d’espoir ont été investis dans ce conflit. Des dindons de la farce, il y en aura forcément, mais personne n’a envie d’en être. D’où quelques tergiversations, et même parfois de l’animosité entre certains des partenaires. Le torchon brûle, en quelque sorte. Il ne faudra donc pas s’attendre à un arrêt immédiat du chaos syrien. Il y aura d’abord d’âpres discussions et tractations entre les membres de la coalition des agresseurs pour que chacun puisse retirer ses billes sans trop de pertes et la tête haute, si possible. Ensuite seulement le vrai débat sur la fin des hostilités sera engagé. Pendant ce temps nous aurons droit à notre lot quotidien de morts, de massacres, d’attentats, de prises et reprises, de nettoyages, de saisies d’armes… Show must go on pour nous, mais, pour les syriens, c’est la tourmente et le chaos qui continuent.

Mercredi 20 Février 2013 - ALTERINFO

mardi 19 février 2013

Syrie : Les efforts se multiplient pour connaître le sort des prêtres enlevés.

Alep – 19 Février 2013 - Ce matin à 11h, des membres du clergé se sont regroupés en l’Eglise Sainte Barbara qui est la paroisse du Père M. Kayyal, enlevé il y a plus d’une semaine, pour y prier à l’intention des deux prêtres enlevés et pour leur libération. Il s’agit de Mgr Boutros Mreyati, évêques arménien-catholique, de Mgr Antoine Chahda, évêque des syriens catholiques et de Mgr Jean Jambart, l’évêque des grecs melkites catholiques.

Quant au sort des deux prêtres eux-mêmes, les efforts se multiplient pour connaître leur sort. Sont-ils encore en vie ? Des nouvelles parviennent des ravisseurs, qui font usage des téléphones portables des deux prêtres, sans qu’ils ne les autoriser à parler à qui que ce soit.

Des membres de tous les bords politiques et militaires interviennent pour tenter de les libérer. Les organisations de la Croix et du Croissant-Rouge, le Président de la Garde Présidentielle, des proches de Forsat al-Nosra ; tous y mettent du leur. Nous espérons que tous ces efforts et la prière au Très-Haut, mèneront à une issue favorable.

Que dire d’Alep ? L’armée bombarde sans cesse les rassemblements de Forsat al-Nosra. On estime à plus de 3500 hommes, le nombre des combattants rebelles. Le quartier d’Archrafieh a été atteint ; les francs-tireurs sévissent dans la vieille ville et sur la grande place.

Les réfugiés chrétiens continuent d’arriver des villages de Raqqa et Tabqa. Leur situation est rendue très difficile. L'électricité, qui était coupée depuis 2 jours, nous est revenue 2 heures sur les 24 de la journée.

L'eau est de retour dans quelques quartiers tandis que le pain, n’est plus une denrée rare grâce à l’arrivée de farine en provenance de Turquie ; il s’agit de la farine volée dans les silos syriens qui a fait un détour par le pays voisin. En revanche, la rareté des médicaments s’aggrave ; les stocks s’épuisent, puisque les usines ne produisent plus et Alep est toujours et encore coupé du reste du monde, isolée sans aéroport ni routes. 

Le Veilleur de Ninive

vendredi 15 février 2013

Rectificatif : Alep : Le Père Mahfoud, toujours otage.

Alep – 16 Février 2013 – 10h21 - Nous publions ici une photographie prise au cours d'une célébration, du Père Kayyal avant son enlèvement à Alep avec deux autres prêtres ; il est toujours dans les mains des ravisseurs avec le Père Mahfoud.



Rectificatif - 15 Février 2013 – 15h00

A 10h21, nous annonçions la libération du Père Mahfoud.  C'est notre erreur. Nous nous sommes empressés à vous communiquer cette information, mais dans les dernières minutes de la négociation, les ravisseurs se sont rétractés. Le Père Mahfoud est toujours dans les mains de ses ravisseurs.

Alep – 15 Février 2013 – 10h21 - Une bonne nouvelle au milieu du désarroi....

Suite à nos annonces précédentes, sur l'enlèvement de trois prêtres à Alep, nous annonçons la libération, ce matin, du second otage, le Père Mahfoud de rite grec orthodoxe.

Les ravisseurs ont cependant retenu le jeune prêtre, le Père Michel Kayyal de rite arménien catholique, en attendant de recevoir la rançon. La somme est actuellement en discussion. On ne parle plus de 15 millions de livres syriennes (160 000€) mais de 5 millions (40 000€).

Il a fallu longuement expliquer aux rebelles ce qu’est un prêtre et qui ils sont, c’est-à-dire, des personnes qui ont pour mission de semer la charité et de promouvoir l’amour et l’aide du prochain. Il a fallu leur rappeler la présence dans le pays de centres d’aide humanitaire, fondés par les congrégations religieuses. Nous avons bon espoir de voir la rançon diminuer et obtenir une fin heureuse.

Aujourd’hui, les bombardements se poursuivent et personne ne bouge de chez soi.

mercredi 13 février 2013

Alep : Les Eglises et les quartiers chrétiens cernés et privés d'eau et d'électricité.


Après toutes les atrocités qui nous sont rapportées de Syrie, à la suite des preuves attestant que ce sont des mercenaires qui s'opposent à l'armée arabe syrienne, qu'attendent les pays d'Europe et la France en particulier, pour lever l'embargo et condamner les pogroms qui s'y déroule contre les chrétiens de Syrie du Nord, avant de proclamer qu'elles ne soutiennent plus les bandes armées de cette "rébellion" païenne et barbare ?

Alep - 14 Février 2013 - 12h27 - Des sources proches d’un Archevêché, à Alep, nous informent que des éléments armés du Front Al-Nosra, se trouvent à quelques dizaines de mètres des différentes églises appartenant aux rites (maronite melkite catholique, grec orthodoxe et armenien) ; l'église évangelique arabe étant déjà complètement détruite... ; ces mêmes éléments lancent des cris de "Allah Akbar... ...L’armée arabe syrienne dépêche des renforts pour sauver les Eglises. Que Dieu protège les personnes abritées dans les bâtiments...et les soldats qui les défendent.

Alep - 14 Février 2013 - 12h10 - Aujourd'hui c'est "l'enfer". Hier le Front al-Nosra avait menacé par des tracts les chrétiens qui doivent payer cher la visite du Patriarche maronite al-Raï accusé d’être complice du régime et du Président Bachar.

Depuis ce matin les obus pleuvent sur nos quartiers, surtout sur Jdaydeh qui abrite les quelques églises de la ville.  La garde republicaine a recours aux armes lourdes et aux chasseurs, les Sukhoï qui déversent des barils d'explosifs sur les rassemblements d’éléments armées du Front al-Nosra et de l’Armée Syrienne « dite Libre ». Demain vendredi après la prière, nous nous attendons à des voitures piegées en plus des bombardements.

Concernant les deux prêtres enlevés, des informations provenant de proches des éléments armées nous informent qu’une rançon de 15 millions de livres syriennes (160.000€) est demandée pour chacun en échange de leur libération. L’impossible sera fait pour les libérer.

L’électricité nous est revenue 3 heures par jour mais nous sommes toujours coupés d’eau.

Alep - 13 Février 2013 - 9h10Pour la cinquième journée consécutive, Alep est sans d'électricité - Il semblerait que l'Armée Syrienne "Libre" ait coupé les lignes de haute tension du barrage de Tabqa. Cela signifie que nous ne sommes pas alimentés en eau depuis quatre jours. 

Même les hôpitaux sont privés de l'essentiel. 

Jeunes à Alep attendant leur tour pour l'eau
J'ai pu m'acheter un petit générateur pour charger les téléphones portables et l'ADSL et rester en contact avec l'extérieur. 

Evidemment les batailles n'ont pas cessé en ville et surtout à de la ville avec pour objectif de l'ASL d'occuper les deux aéroports civils et militaires. 

Nous sommes  toujours pas de nouvelles des 2 prêtres enlevés.

Avec tout cela, les nations occidentales n'ont même pas fait un geste, pour alléger l'embargo....L'Occident a-t-il encore un coeur ?

Syrie: Paroles amères sur une révolution corrompue...


AFP – Le 12 Février 2013 - "La vraie révolution en Syrie est terminée, nous avons été trahis": le coeur lourd, Abou Mahmoud, chef respecté d'une katiba (unité) rebelle d'un village du nord-ouest de la Syrie, ne cache pas son amertume.

"Notre belle révolution a été confisquée par les voleurs et les corrompus", accuse ce leader rebelle, dans un réquisitoire sans concession contre certains commandants de l'Armée syrienne libre (ASL) qui se sont "enrichis honteusement pendant que les vrais révolutionnaires meurent au front".

Ecoeuré de ces agissements, Abou Mahmoud a rangé sa kalachnikov pour "couper du bois et faire brouter ses chèvres dans la montagne", raconte-t-il à l'AFP, dans le verger de sa maison d'Atmé, bourg frontalier de la Turquie et base-arrière clé de la rébellion.

Son histoire est symptomatique d'un phénomène qui va croissant en zone rebelle : des combattants de la première heure contre le régime de Bachar al-Assad, ayant choisi de poser les armes, d'abandonner la lutte, dégoûtés de la corruption régnant à la tête de l'ASL, selon eux.

"Ces soit-disant commandants nous envoient nous faire tuer et restent à l'arrière pour se faire de l'argent. Ils ne viennent sur le front que pour piller, ils ne se battent pas. Et pourtant ce sont eux aujourd'hui qui sont à la tête de la rébellion", renchérit Abou Mahmoud.

"Partout où ils passent, ils volent, ils pillent tout ce qu'ils peuvent emporter, pour le revendre ici ou illégalement en Turquie": voitures, électroménager, machines, essence, antiquités... tout ce que vous pouvez imaginer!"

Et de citer une dizaine de noms de commandants de l'ASL, dans la province d'Idleb et la ville d'Alep. Tel cet officier des "Faucons" de Damas, réputé pour ses "razzias" sur les appartements abandonnés d'Alep. Ou ce patron d'un bataillon de cent hommes, qui a "vendu ses armes, ses voitures et même son QG au poste-frontière de Bab al-Hawa", pour se construire deux belles maisons et épouser une troisième femme.

Ou encore cet ancien artisan d'Atmé, au bord de la ruine avant la révolution, qui s'est impliqué dans la logistique de l'ASL et l'aide aux déplacés, et est aujourd'hui à la tête d'une écurie de voitures de luxe...

"Le problème est que beaucoup de ces officiers véreux ont aujourd'hui des soutiens de l'étranger", blâme Abou Mahmoud.

Comme des moutons à l'abattoir

A Atmé, l'homme a toute la légitimité pour parler. Cet officier déserteur, la trentaine bien entamée, est à la tête du "Bataillon 309", une unité de 35 hommes installés sous un camp de tentes dans les oliviers.

Peu disert, il est réputé pour son honnêteté. Ses soldats louent son courage, comme la modestie de son train de vie, dont témoigne son vieux 4X4 brinquebalant.

La petite troupe a combattu un peu partout dans la région, dernièrement à Alep. "Nous combattions avec seulement sept kalachnikovs, récupérées sur l'ennemi", explique Abou Mahmoud.

"Nous recevions un peu d'argent de Mustafa Cheikh", ancien chef de l'ASL. Ce soutien s'est arrêté avec sa mise à l'écart.

"Sur le front, des officiers nous donnaient parfois des munitions, mais jamais d'armes ou d'argent. Celui qui nous dirigeait un moment à Alep nous a envoyés comme des moutons à l'abattoir. Et nous n'avions même plus de quoi manger...", s'attriste le leader insurgé.

"Pourquoi nous battons nous, pour qui mourrons-nous? Pour notre pays? Ou pour ces gens qui volent les Syriens?", s'indigne-t-il.

Abou Mahmoud n'a pas voulu intégrer une autre unité. "Je n'en ai pas trouvé d'honnête ou qui me convienne". Les islamistes? "L'islam qui vient avec ces gens me pose problème, ce n'est pas l'islam que je connais".

Quelques-uns des hommes d'Abou Mahmoud sont partis, d'autres sont là, "ils travaillent au village".


"Aujourd'hui, nous sommes ici, mais notre esprit est au front", avoue le chef du Bataillon 309. "Nous avons abandonné la révolution, mais la révolution elle ne nous laisse pas. Le jour viendra peut-être où sonnera l'heure de rependre le combat..."

lundi 11 février 2013

Alep : Deux prêtres enlevés, sont menacés de mort.


A diffuser largement.

Alep - le 11 Février 2013 - La connection Internet vient de nous revenir, Depuis 3 jours, Alep est sans électricité ; nous nous attendons à ce que cela persiste en raison des combats qui font rage entre l’Armée Syrienne « Libre » qui tente d’occuper l’Est de la ville et l’armée arabe syrienne qui défend la position car c’est dans ce secteur que se trouvent la centrale d’électricité et les usines qui relèvent du Ministère de la Défense.

Avant-hier, deux prêtres qui se rendaient d’Alep à Beyrouth ont été arrêtés par des éléments de Forsat el-Nosra. Il s’agit des Pères Michel KAYYAL, de rite arménien catholique, et Maher MAHFOUZ, de rite grec orthodoxe. Un troisième prêtre salésien, le Père Charbel a été relâché.

Les familles des deux prêtres, sont toujours sans nouvelles ; les ravisseurs n’ont pas encore pris contact.

Il semblerait que ce soit des factions dissidentes et irréductibles de Forsat al-Nosra qui soient à l’origine des enlèvements ; l’intention serait bien de les exécuter.

Nous lançons un SOS à toutes les âmes de bonne volonté pour qu’elles expliquent autour d’elles que soutenir les rebelles est une erreur. Rien de bon ne peut sortir de cette soit disant rébellion sanglante qui se déroule en Syrie.

Plus généralement, la situation dans la ville est des plus tendues. Les accrochages se déroulent autour du quartier chrétien de Syrian al-Jadideh, dans la vieille ville et dans l’Est. L’armée syrienne a dépêché 20000 hommes pour libérer la région. Ces combats n’empêchent pas les réfugiés en provenance des villes de Tabqa et Raqqa  de venir « s’abriter » à Alep même.

Priez pour nous. 

Un Alépin

dimanche 10 février 2013

Turquie : une église bientôt transformée en mosquée.



Les autorités turques ont annoncé que l’église Sainte-Sophie de Trébizonde (Actuellement Trabzon, en Turquie), qui a fonctionné jusqu’à maintenant comme un musée va devenir une mosquée, comme le rapporte Pravoslavie citant Greek Reporter.
Le directeur général des Fondations de la Turquie (General Directorate of Foundations) Adnan Ertem a dit « [qu’] il n’y a aucun obstacle à ce que l’église Sainte-Sophie de Trébizonde commence à fonctionner en tant que mosquée, et c’est ce qui va arriver dans les prochains jours ». « Nous voulons faire la même chose avec la basilique Sainte-Sophie à Istanbul, mais au final, cela ne dépend pas de nous. Une telle décision devra être prise par le gouvernement, c’est sa responsabilité  », a-t-il ajouté.
Sainte Sophie de Trébizonde est un monument historique de l’architecture byzantine, en plus, il ya des fresques dès années 1260. La cathédrale a été construite dans les années 1238-1263 par Manuel Ier. En 1461, Mehmet II a pris Trébizonde et l’a transformée en mosquée. La cathédrale a été utilisée comme hôpital militaire et entrepôt pendant la Première Guerre mondiale, lorsque la ville était contrôlée par les troupes russes. Puis elle a de nouveau été utilisée comme mosquée jusqu’en 1964, quand il est devenu un musée après sa restauration, réalisée en 1958-1964 par l’Université d’Édimbourg.
En juillet 2012 le vice-Premier Ministre Bulent Arych a annoncé l’intention du gouvernement d’autoriser le transfert de l’église à la communauté musulmane pour en faire une mosquée.
Source : Pravoslvie - Traduction et source françaises par : "L'Observatoire de la Christianophobie".

vendredi 8 février 2013

Mr Hollande: Votre victoire au Mali,passe par une défaite en Syrie.


Syrie: un village chrétien échappe au bain de sang mais pas aux voleurs.

AFP - 8 Février 2013 - Ya'acoubieh - Les bibles n'ont pas bougé de leur présentoir de bois sculpté. Sur l'autel, des chandeliers ont été renversés. A l'image de son église, le village chrétien d'Al-Yacoubiyé a échappé aux destructions de la guerre en Syrie, mais pas aux rapines de la soldatesque.

Le long de l'avenue principale de ce bourg agricole de la province d'Idleb (nord-ouest), un vieux cimetière aux croix de pierre annonce l'église apostolique (orthodoxe) arménienne. La porte est ouverte aux quatre vents.

Le ou les visiteurs cherchaient à l'évidence des objets de valeur. Sous un portrait bienveillant de la Vierge Marie, le calice a disparu du tabernacle entrebâillé. Le choeur et la sacristie ont été fouillés.

Dans la montagne verdoyante qui surplombe la vallée de l'Oronte, Al-Yacoubiyé est tombé il y a deux semaines aux mains des rebelles.

Les combats ont duré plusieurs jours autour d'une position fortifiée de l'armée à l'entrée du village, avant que les militaires ne se retirent vers Jisr al-Choughour, plus au sud.

Les soldats ont ainsi épargné au hameau chrétien --deux églises arméniennes et une catholique-- une bataille de rues qui l'aurait inévitablement transformé en champ de ruines.

Seuls quelques hommes, une poignée de personnes âgées, et un prêtre catholique sont restés pendant les affrontements. "Près de 600 personnes vivent ici en hiver", précise George, retraité à épaisse moustache, dont la famille est enracinée ici "depuis mille ans".

Dans une région majoritairement musulmane sunnite, ce village de paysans, "moitié arménien moitié catholique", sert de villégiature d'été à des chrétiens d'Alep, la grande métropole du nord. "Chrétiens et musulmans vivent ici en frère depuis des siècles", insiste Georges.

Archange Saint Michel

En ce jour de pluie, de rares habitants s'aventurent dans les rues envahies par un épais brouillard. Les ordures s'amoncellent aux coins de rue et beaucoup de maisons sont fermées. Quelques portes et volets ont été visiblement forcés.

Jusqu'à leur départ précipité, les forces loyalistes avaient pris leur quartier dans le jardin de l'autre église arménienne, avec chars et blindés.

Les soldats n'ont pas pénétré dans l'église elle-même, toujours fermée, mais le parvis n'est plus qu'un dépotoir à ciel ouvert de sacs de sables, chiffons souillés, restes de popotes et autres immondices.

Dans Al-Yacoubiyé "libéré", les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), pour la plupart originaires de villages sunnites voisins, occupent plusieurs demeures sur l'avenue centrale, avec l'accord de leur propriétaire, affirment-ils.

Jeune chef d'un bataillon, Moussa Beidaq est installé dans une habitation à deux pas de l'église catholique. Les clés lui ont été remises par le prêtre, à condition de ne rien endommager.

Icônes et crucifix sur les murs, portraits de l'archange Saint Michel terrassant le dragon, rien n'a bougé dans le salon.

"Nous serons bientôt partis", promet Moussa, 27 ans. "Il n'y a eu aucune violence contre ce village, et nous n'en tolèrerons aucune".

"Pas un villageois n'a été tué", renchérit Joseph, quadragénaire selon qui les relations avec l'ASL sont "correctes".

Ce sont plutôt des catholiques qui sont restés. Beaucoup d'Arméniens, dont certains ont accepté de servir de supplétifs aux loyalistes, ont préféré fuir par peur des représailles, soutient Joseph. "Nous, catholiques, avons refusé de porter les armes distribuées par l'armée".

Des familles sont déjà discrètement revenues, certaines malheureusement pour découvrir que leur maison avait été cambriolée.

Selon Moussa, "des soldats ont forcé les maisons vides", reconnaissant aussi que des insurgés ont volé dans des maisons.

"Ne cherchez pas les coupables uniquement dans l'un ou l'autre camp", glisse Georges, philosophe, en conclusion. "Il y a de bonnes et mauvaises personnes partout."

jeudi 7 février 2013

Syrie : Les Chrétiens de Raqqa et Tabqa poursuivent le chemin de croix.


Il y a un mois les villages de Raqqa et Tabqa avaient été touchés par une voiture piégée ; l’explosion avait notamment atteint l’Eglise de Raqqa ; ces derniers jours, le Père Naaman Rawik, curé grec melkite catholique de ces deux villages, avait reçu plusieurs menaces, sous le fallacieux prétexte qu’il était un sympathisant du régime.

Par miracle et par la bonté de Dieu, comme la route reliant Raqqa et Alep, est encore sous contrôle de l'ASL, ses amis lui ont préféré un autre chemin qui passerait par la Capitale. Ils l’ont alors déguisé avant de lui faire prendre le « chemin de Damas » à travers le désert ; de là, il s’est rendu au Liban où il loge dans un lieu tenu secret.

Le Curé grec orthodoxe de Tabqa, le P. Samaan Nasri vient quant à lui d’être menacé. Il lui faut trouver un moyen de s'éloigner des terroristes menaçants, qui n'hésiteraient pas à attenter à sa vie. 

Notez aussi que les chrétiens qui travaillent sur le barrage de Tabqa ont reçu l’ordre de Forsat al-Nousra de quitter le pays avec leurs familles ; il s’agirait de près de 8500 personnes. 

« Merci encore » à l’Europe et à l’Amérique qui ont encouragé cette misérable rébellion et ont permis ces migrations, alors que dans les pays d’Occident les populations matérialistes sont accrochées à leur biens comme à la prunelle de leurs yeux.

Ce qui est rassurant c’est que les cercueils occidentaux ne sont pas plus riches que les cercueils syriens…et ils sont tout aussi vides…et devant le Très haut, le jugement sera le même.

Les chrétiens de Raqqa, et ceux de Deir ez-Zor essayent également de fuir, abandonnant leurs maisons et leurs biens.

Le Veilleur de Ninive. 

Les chrétiens syriens d’Alep terrorisés par les milices islamistes.

Publié le 5 février 2013 par Daniel Hamiche - Pour cette fois, les choses se sont bien terminées en raison de l’arrivée sur place des forces gouvernementales. Mais pour combien de temps ?

La peur s’est emparée des chrétiens d’Alep résidant dans le quartier à majorité chrétienne syriaque, ainsi que l’indique un message envoyé à Fides par le pasteur Ibrahim Nussair, responsable spirituel de l’église évangélique d’Alep, lorsque, hier matin, des milices islamistes appartenant au groupe Jabhat Al Nusra ont pénétré dans la zone. « Nous nous sommes réveillés en sursaut en entendant les cris de “Allah-u-Akbar” et en regardant par la fenêtre, nous avons vu les guérilleros du bataillon Jabhat al Nusra dans nos rues. Ils dressaient des barricades dans les environs de nos églises et de nos écoles, mettant en danger la vie de la population civile ». Le pasteur a ajouté que, avec l’arrivée de forces de l’armée régulière, de lourds combats se sont engagés et les miliciens ont été chassés de la zone. Le pasteur indique que la présence de ces miliciens, même quelques heures, a contribué à répandre une vague de terreur parmi la population qui ne se sent plus en sûreté et pense à quitter la ville. Le responsable chrétien conclut : « Nous avons confiance en Dieu mais également en nos amis musulmans de Syrie afin qu’ils nous protègent des extrémistes. Nous sommes et resteront un peuple qui désire et travaille pour le dialogue et pour la paix ». Au début de novembre dernier, l’église évangélique historique d’Alep, sise dans le quartier de Jdeideh, au cœur de la vieille ville, avait été minée et avait explosé.

Source : Agence Fides

dimanche 3 février 2013

Syrie : Les comités populaires soutiennent l'armée à Syrian el-Jadideh.

Deir ez-Zor - le 3 Février 2013Nous apprenons que M. Jacques Mardini, Recteur de l'Université Al-Forat à Deir ez-Zor, a disparu. Sa famille est sans nouvelles de lui. 

Alep (Syrian el-Jadideh) - le 3 Février 2013 - Depuis un peu moins d'une semaine, l'Armée Syrienne "Libre" et Forsat al-Nosra essayent à travers des milliers de combattants d'occuper le quartier à dominante chrétienne de Syrian el-Jadideh et celui, limitrophe, à dominante kurde d'Achrafieh.

Ils ont été repoussé par la garde republicaine appuyée de l'aviation, des armes lourdes et de plus d'une milliers de soldats soutenus par les comités populaires.

Sur le plan de la vie quotidienne, l'électricité nous est accordée 3 heures par jour ; nous en sommes à rechercher le système D comme par exemple un chargeur pour le Royter de ADSL qui permet au Net de rester actif  pendant 7 heures.

Sur les autres plans, c'est le statut-quo : pas de carburant, pas d'aéroport, pas de route qui permettent de sortir d'Alep; les enlèvements se poursuivent. L'université est toujours menacée par l'Armée syrienne "libre", celle qu'appuie la l'Occident. La pénurie pèse toujours sur le pain, les médicaments ; le coût de la vie ne se stabilise pas. Les prix des produits alimentaires grimpent sans cesse. 
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.