mercredi 30 janvier 2013

L'Armée syrienne libre se retournerait-elle contre la France ?

Réseau Voltaire - 28 Janvier 2013La France a organisé l’Armée syrienne libre (ASL), allant même jusqu’à lui donner son drapeau, celui du mandat français sur la Syrie (1920-1946). Elle lui a officiellement fourni des armes et des fonds, en violation des Traités internationaux. Et elle l’a officieusement encadrée avec des officiers et des formateurs pour renverser le gouvernement légal et légitime. L’ASL a détruit les principales infrastructures du pays et livré des combats qui ont coûté la vie à près de 60 000 Syriens, mais elle n’est pas parvenue à s’emparer du pouvoir.

Constatant l’échec de sa guerre secrète et le soutien sans faille de la majorité de la population syrienne à son État, la France s’est désengagée de l’ASL au moment où elle se lançait dans une nouvelle aventure coloniale, au Mali.

Furieux de cet abandon, les mercenaires de l’ASL se sont retournés sans attendre contre leur allié d’hier. La vidéo que vous aller voir a été tournée dans la « zone libérée de Bansh », non loin de la frontière turque, le vendredi 18 janvier 2013.

À l’issue de deux ans de guerre secrète en Syrie, la France s’est coupée de la Syrie et est conspuée par l’ASL.











lundi 28 janvier 2013

Syrie : Toute vérité n’est pas bonne à dire...

.....surtout pas les crimes du Sultan et l’intensification du terrorisme…

De Amin Hoteit - vendredi 25 janvier 2013, par le Comité Valmy - Rien ne sera donc épargné à la ville d’Alep… Un proverbe local dit : « Ils tuent, puis se recueillent derrière le corbillard de celui qu’ils ont tué ! ». Et c’est à cela que revient indirectement, volontairement ou involontairement, l’invitation adressée à tous les établissements supérieurs de France pour « une minute de silence en solidarité avec l’Université d’Alep le Mercredi 23 Janvier à 12h ». Certes, il est fort charitable de manifester sa solidarité avec des étudiants, qui malgré les menaces répétées de terroristes obscurantistes, ont choisi de se rendre à leurs examens. Encore faudrait-il ne pas les tuer une deuxième fois !

Vous paraissez, Messieurs et Mesdames les recteurs et rectrices des académies, très renseignés sur le bilan des bombardements du 15 Janvier de « l’université historique d’Alep » ; laquelle, selon certains de vos communiqués, serait « visée de longue date par des forces du régime Al-Assad », alors que d’autres se contentent d’exprimer leur « solidarité avec le peuple syrien » sans toutefois contredire vos accusations premières. Pourtant les rapports et articles de presse dénonçant les véritables assassins ne se comptent plus. Mais pourquoi lire et se renseigner quand, par définition, votre fonction est de mettre en œuvre et de contrôler l’ensemble de la politique académique conformément aux directives du ministre chargé de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur ?

Oui, Alep a désormais le triste privilège de figurer aux premiers rangs des « villes symboles » par leur résistance, malgré les morts par attentats individuels ou de masse, malgré les destructions de ses infrastructures privées et publiques, malgré la profanation de ses trésors archéologiques… mais l’ennemi et les assassins ne sont pas ceux que vous désignez !

Oui, Alep carrefour des civilisations depuis des millénaires, est [devrions-nous dire : était ?] une ville magnifique et a toujours été l’objet de toutes les convoitises. Ses habitants savent que même en cas de victoire, la partie n’est que remise. Tel est leur destin, comme nous le dit le Général Amin Hoteit dans son article traduit ci-dessous.

Oui, il est toujours possible de traduire les articles et déclarations de témoins légitimes et crédibles, mais comment traduire l’infamie ? Comment vous raconter l’horreur indicible, les dépeçages des cadavres, les attentats individuels et de masse, les têtes ou membres tranchés de compatriotes vivants, le nombre incalculable de toutes sortes de viols ? Comment vous dire le nombre d’avortements, consécutifs à ces viols, communiqué par un ami médecin hospitalier à Alep ? Infamies que vous ne contribueriez pas à couvrir si vous preniez la peine de vous renseigner. Vous, dont la raison d’être est d’éclairer les générations futures ; non de contribuer à leur faire avaler, toute crue, la propagande d’une guerre médiatique, élément essentiel des « guerres par procuration » qui plongent des peuples et des peuples dans le malheur et l’obscurantisme. Les Universités n’ont pas été créées pour cela !

Sachez quand même que ces terroristes, que le Quai d’Orsay qualifie d’admirables révolutionnaires », ont détruit plus de 2362 écoles syriennes, parfois sur la tête de leurs élèves et enseignants. Sachez que pendant que vous invitiez au silence sur leurs véritables assassins, 20000 d’entre eux se sont engagés dans les « Forces de défense spéciales » pour défendre leur patrie, leur Armée, et leurs autorités légitimes menées par un Président devenu le symbole et le garant de leur indépendance. Deux courtes vidéos suffiront pour en témoigner. Nul besoin de traduire, malgré les experts, les éditorialistes, et les nombreux orientalistes qui persistent à vous induire en erreur sous prétexte qu’ils sont arabophones.

Syrie : SOS en provenance de Ya'coubieh


Les dernières nouvelles du village chrétien de Yacoubieh sont extrêmement inquiétantes. 

L'armée officielle s'est retirée des villages de Ya'coubieh et Janoudieh qui sont dans la direction de Jisr el Choughour, laissant la population chrétienne (près de 1000 personnes), des trois villages avoisinants Qnayeh, Jdaydeh et Yacoubieh entre les mains des éléments du Forsat al-Nosra. 

Nous apprenons également que le village de Ghassanieh situé à 10 kilomètres de Jisr el Choughour, a été pillé et volé par les même éléments de Forsat al-Nosra. 

Vidéo à ne déclencher que par les + de 18 ans.

Il s'agit ici que d'une courte vidéo peu claire, confuse mais sanglante des massacres qui se seraient déroulés à Ya'coubieh.. La preuve n'est toutefois pas apportée qu'il s'agit de chrétiens que l'on tue.



Le Veilleur de Ninive

samedi 26 janvier 2013

Syrie: les rebelles syriens détruisent des lieux saints chrétiens et chiites.



Des formations armées de l’opposition en Syrie détruisent des lieux de cultes appartenant à des communautés religieuses minoritaires. Deux églises chrétiennes ont été pillées dans les villages de Gasaniyeh et de Jdeideh dans la province de Lattaquié. Un lieu de culte chiite a été également détruit à Zarzour dans la province d’Idlib. Selon les déclarations de témoins oculaires, les trois lieux de culte ont été détruits après que l’opposition s’est emparée de la région et le départ de l’armée gouvernementale. 

Des trois villages occupés par les rebelles, la quasi-totalité des habitants ont fui. Certains leaders de l’opposition se sont certes engagés à protéger tous les Syriens, mais dans la pratique ils ne peuvent résoudre comme il se doit les problèmes liés aux attaques infondées contre les lieux de culte des minorités (…) L’opposition n’a pas non plus été en mesure de faire cesser les pillages et les enlèvements, ainsi que les autres sortes d’activités criminelles des combattants.

Source : Orthodoxie

Tuerie d’In-Amenas : ce sont les chrétiens qui étaient ciblés !


L’attaque meurtrière du site gazier d’In-Amenas en Algérie par des terroristes musulmans – n’en déplaise à l’impayable François Hollande – et qui a fait trente-sept victimes parmi les expatriés occidentaux, était bien “ciblée” et visait les chrétiens !

Un extrait d’un article paru sur le site l’internaute.com (les gras sont de L’Obs) : « D’après plusieurs témoignages de ce type, les expatriés étaient particulièrement ciblés. “Les terroristes nous ont dit : ‘vous n’avez rien à faire dans cette histoire, vous êtes algériens et musulmans. On va vous relâcher’”, a déclaré à l’AFP un chauffeur algérien. Un autre Algérien a expliqué au journal anglais Mail on Sunday que les terroristes ont “rassemblé les expatriés, les ont fait mettre en cercle et ils leur ont tous mis des explosifs autour du cou” avant de laisser les locaux en paix. “Nous autres Algériens, nous étions regroupés à part et nous étions traités avec bienveillance. Ils nous ont dit que nous ne serions pas tués car nous étions musulmans et qu’ils ne cherchaient que les chrétiens”, a-t-il ajouté. »

Source : internaute.com (21 janvier)

Turquie : Un pasteur échappe de justesse à un attentat.



Le 15 janvier, la police turque a interpéllé 14 personnes soupçonnées de préparer un attentat contre Emre Karaali, pasteur de l'église d'Izmit dans le nord-ouest du pays. Un groupe de terroristes avait prévu de l'assassiner lors de l'une des réunions d'évangélisation qu'il s'apprêtait à présider.

Emre Karaali reconnaît qu’il travaille dans un environnement difficile. Depuis quatre ans, il est pasteur de la petite église d’Izmit qui compte une vingtaine de membres, tous des Turcs convertis au christianisme. « Ici, les gens sont fermés et des groupes d’islamistes radicaux travaillent contre nous, la haine de la population envers les chrétiens est tangible » raconte-t-il.

Déjà, en janvier 2012, il avait reçu des menaces de mort par téléphone, puis de nouveau l’été dernier. « Tu parles trop » lui avait-on reproché, « si tu continues, ça finira mal pour toi » (…)

Malgré la menace, le pasteur Karaali a décidé de continuer son service pastoral à Izmit : « Il y a deux ans, des problèmes de santé ont failli me coûter la vie, mais le Seigneur m’a préservé. Il l’a fait de nouveau aujourd’hui, en permettant que la tentative d’assassinat échoue. Il me protège, et pour moi cela signifie que le Seigneur a besoin de moi ici. Nous n’avons pas perdu confiance, au contraire, nous sentons plus que jamais que le Seigneur est avec nous et nous continuerons de faire sa volonté ! »

Source : Fil Rouge (PortesOuvertes)

Agressions contre les chrétiens du village d'el-Marashda, dans la province de Qena, en Haute-Egypte.


Poussés par les autorités religieuses musulmanes de villages voisins, un millier de musulmans ont attaqué le 18 janvier le village d’el-Marashda, province de Qena en Haute Égypte.

La situation restait tendue le 21 janvier dans cette localité en majorité chrétienne, alors que les forces de sécurité contrôlaient les accès au village. Elles ont imposé un cordon de sécurité autour de l’église, menacée d’être détruite par les émeutiers.

Pour des raisons de sécurité, les autorités ont ordonné aux chrétiens locaux de ne pas quitter leur maison. Le prêtre d’el-Marashda a annulé les célébrations de la Fête orthodoxe de l’Épiphanie. En solidarité avec la communauté chrétienne, Cheikh Ahmed Raslan, l’imam d’une des mosquées du village, a lancé un appel aux jeunes musulmans afin de protéger les maisons et les magasins des chrétiens, dont plusieurs ont été brûlés.

Les émeutiers, qui avaient l’intention d’incendier l’église, ont été stoppés par l’arrivée de la police. Une dizaine de musulmans ont été arrêtés, selon la presse égyptienne du 19 janvier. Le prétexte de ces émeutes est l’accusation portée contre un marchand copte qui aurait harcelé sexuellement une musulmane âgée de 6 ans. Ce dernier est actuellement aux mains de la police. S’il est libéré, il ne pourra plus jamais retourner dans son village, selon les habitants musulmans d’el-Marashda.

Les islamistes s’en étaient déjà pris à l’église copte de Saint-Georges à Taymah, dans le diocèse d’El Fayoum, à 133 km au sud du Caire. Ils avaient détruit un local paroissial et un centre de rencontre de la communauté chrétienne en construction.

Pour le Père Rafic Greiche, porte-parole de l’Eglise copte catholique, ces actes criminels sont devenus monnaie courante dans l’Egypte actuelle, gouvernée par les Frères musulmans. Ces agressions surviennent souvent dans les zones rurales. La religion sert souvent de prétexte pour régler des comptes entre les communautés coptes et musulmanes. « La haine religieuse est juste une excuse ! », ajoute-t-il, en déplorant que ces faits peuvent se multiplier en raison du climat d’impunité qui règne dans le pays.

Source : cath.ch (portail catholique suisse)

dimanche 20 janvier 2013

Familles Chrétiennes de Syrie : Attention aux faussaires en visas....


Alep - Dimanche 20 Janvier 2013 - Statut-Quo à Alep, bien que le désespoir de retrouver la paix et la reprise du dialogue s'accroît. La pénurie des produits de nécessité augmente continuellement, notamment celle relatives aux médicaments et au carburant. Des victimes innocentes tombent tous les jours. Les universitaires n'osent plus reprendre les examens après l'attentat de la semaine dernière. De plus des francs-tireurs sévissent dans la vieille-ville, occupée par l'Armée Syrienne "Libre" et Forsat Al-Nousra. Trois jeunes universitaires de la faculté d'Economie ont été tués hier samedi.

Familles chrétiennes de Syrie : "Alerte aux faussaires en visas"...

Un nouveau phénomène touche les familles chrétiennes ; plus de 113 d'entre-elles ont été recensées qui ont vendu leurs biens pour émigrer, en passant par des société faussaires qui leur offraient des visas pour la Suède au tarif de L.S. 800.000 (environ $10.000) par personne. Certaines familles se sont ainsi retrouvées coincées à Istanbul ou Beyrouth ; d'autres furent emprisonnées, par les autorités des pays de transit, Turquie et Liban, en raison du fait que leur visas étaient falsifiés. 

Pour ces familles, la situation est dramatique. Celles qui se trouvent à Istanbul, Beyrouth ou Amman ne peuvent plus revenir en Syrie et celles qui sont en prison, n'ont plus les moyens de payer un avocat. On dénote même parmi elles des médecins avec leur famille. 


Le Veilleur de Ninive



jeudi 17 janvier 2013

Alep : Deux soeurs carmélites rescapées de l'attentat témoignent.

L'écrit de ce jour rapporte deux témoignages de Soeurs Carmélites, dont le Couvent se trouve à proximité du lieu de l'explosion face à l'Université d'Alep.

Alep - le Mercredi 16 janvier 2013 - 15h13 - Enfin, l'internet est revenu après quinze jours de coupure… Dernières nouvelles, bien tristes. Hier, deux violentes explosions ont eu lieu juste à côté du Carmel (pour ceux qui connaissent les lieux, c'est au carrefour devant le couvent de Jésus Ouvrier, avant les Sœurs de Mère Teresa et l'évêché latin). Pour nous, les dégâts matériels sont assez importants : une cinquantaine de vitres cassées et le châssis des fenêtres souvent envolé. Dans la chapelle, les deux vitraux de chaque côté du tabernacle ont été brisés et la grande porte d'entrée, en fer, littéralement arrachée et projetée à l'intérieur. Nous avons trouvé des pierres partout, jusque dans les cloîtres du bas.  Grâce à Dieu, nous-mêmes, n'avons rien eu mais un ouvrier qui travaillait chez nous, à l'accueil, a été blessé et brûlé. Nous espérons que ce ne sera pas trop grave. Nous ne savons pas encore le nombre des victimes ni la cause de cet attentat. Nous en sommes profondément meurtries. Merci de prier avec nous pour toutes les victimes.

Alep - le Mercredi 16 janvier 2013 - 15h13 - L'attentat d'Alep a été revendiqué par une bande de l'organisation "Al-Qaïda"; il a été commis le jour où devaient commencer certains examens universitaires… Ce serait deux missiles envoyés devant l'université qui ont provoqué ce massacre.

Le nombre des victimes s'élèverait à plus de 200, avec des blessés sans nombre.


La cité universitaire avait recueilli des familles déplacées ; il y a généralement foule dans ce quartier, en plus des étudiants.


Une grande épreuve pour nos sœurs voisines de "Jésus Ouvrier" : l'une des sœurs, Sr Rima, â peine âgée de quarante ans, a disparu. Elle devait se trouver devant le couvent au moment de l'explosion. Mais pas moyen de retrouver traces d'elle, ni parmi les morts ni parmi les vivants. C'est un coup vraiment dur qui nous bouleverse d'autant plus que ces sœurs avaient déjà dû quitter un autre couvent d'Alep, qui se trouve dans le quartier pauvre et dangereux de Midan (tout avait alors été dévasté chez elles…) ; elle n'étaient plus que deux à Jésus Ouvrier, n'ayant pu ouvrir le foyer d'étudiantes cette année. La pauvre Soeur Paola pleure toutes les larmes de son corps…. Elle a dû se réfugier chez nos voisines du verbe Incarné.

Soeur Agnès.

Alep - Le Mercredi 16 Janvier 2013 - Bien chers amis, Excusez-nous pour cette lettre commune mais c'est la seule manière pour nous de vous rejoindre …. avant le Carême qui va être tôt cette année ! Nous sommes très "handicapées" par les coupures d'électricité et d'internet ! Voilà plus d'une semaine que je suis bloquée, alors que j'étais déjà bien en retard ! Et il n'y a toujours pas d'internet. Je prépare tout de même ce message pour remercier chacun de vous infiniment de votre si fervente prière pour la Syrie et notre communauté. Nous sommes très touchées de la part que vous prenez à notre épreuve. Cela nous est une grande consolation. Et croyez bien que notre reconnaissance va à chacun de vous personnellement. Que ceux qui nous ont écrit nous pardonnent de ne pas leur répondre particulièrement. Dans notre prière, ils ont bien tous et chacun une place bien spéciale !

Vous trouverez-ci-joint une circulaire qui vous donnera quelques nouvelles d'ici. Depuis, la situation ne s'est malheureusement pas améliorée mais nous voudrions garder l'espérance….

Merci de continuer à nous porter dans votre cœur et votre prière. C'est l'aide la plus précieuse que vous puissiez nous offrir. Nous vous présentons tous nos vœux de sainte année dans la Foi et l'Espérance (sans oublier la charité qui les lie et les illumine !)

Soeur Anne-Françoise de la Nativité, au nom de la Prieure et de chacune.



Chrétiens de Syrie : une cible facile pour les lâches.

Alep - le 17 Janvier 2013 - Des restes de Soeur Rima ont été retrouvés à l'emplacement de l'attentat près de l'Université à Alep, et à proximité du Couvent "Jésus l'ouvrier". Le gardien du Couvent a lui été retrouvé calciné.

C'est une véritable désolation, consternation, tragédie pour les Alépins que l'on a laissé devenir de la chair à canon et qui vivent le deuil quotidien. 

Alep - le 16 Janvier 2013 - Nous signalons que Sr Rima Nasri, un exemple de bonté et de sainteté, a disparue à la suite de l’attentat commis, Mardi, près du Couvent « Jésus l’Ouvrier ».


Sadnaya - le 16 Janvier 2013 - Quelle désolation d'apprendre que le village où se trouve le couvent de Saydnaya, résidence principale du Patriarcat Syriaque Orthodoxe qui dispose de 16 Eglises et qui abrite une icône de la Vierge remontant au VIè siècle, est bombardé depuis hier, par des éléments de l’Armée Syrienne « Libre » ; Les chrétiens du village commencent à délaisser leurs maisons, tandis qu’à Ma’aloula, qui n’est pas très loin, le Père Tawfiq, Supérieur du Couvent Saint Serge, ne cache plus ses craintes de voir son village subir le même sort.


                                               Sadnaya                                                              Ma'loula

Alep - le 16 Janvier 2013 -  Qu’ont raconté les média occidentaux, de l’attentat qui a touché l’Université d’Alep le 15 Janvier ? Voici une version locale dépêchée d'Alep même.

« Nous étions au premier jour des examens universitaires et voilà que les assassins se mettent à lancer des obus et des voitures piégées, juste devant la Faculté d’architecture et la Cité universitaire, où sont venus s’abriter les réfugiés.

Le Frère Georges Sabé, mariste, écrit : "Je veux exprimer toute la douleur de mon coeur... Encore une fois, Alep est endeuillée. L’horreur a envahi la cité universitaire, sa faculté d’architecture... Encore une fois, la terreur a frappé la ville, elle a tué sur son chemin et détruit au passage. Il était aux alentours de 13h15, le premier jour des examens universitaires à une heure d’affluence ; des jeunes sortent après avoir terminé leur examen ; d’autres viennent de rentrer dans le bâtiment ; Soudain, les murs s’effondrent, les véhicules prennent feu, le sang coule. Les lâches ont frappé. Cris et hurlements emplissent l’espace ; de partout on court, on erre, le regard hagard ; la folie vous prend. Le feu, le sang, les sanglots…Une scène apocalyptique….Pourquoi ? Pour qui ? Tout cela ne pourra en aucune façon faire cesser les larmes, guérir les blessures ou rendre confiance à ceux qui sont terriblement éprouvés. C’était une triste journée à ajouter aux autres…"

Le Veilleur de Ninive

samedi 12 janvier 2013

Alep, Huile, Lait et Oeufs avariés provenant de Turquie

Communiqué important à l'intention de tous les habitants d'Alep

En raison de la gravité du sujet et du fait que plusieurs pharmacies d’Alep ont confirmé les faits, nous transmettons l’appel suivant destinés à tous les alépins.
L’huile, le lait et les œufs en provenance de Turquie qui ont été largement diffusés dans la ville d’Alep, provoquent des troubles graves du foie, notamment des hépatites et des perturbations lentes mais très sévères de l’estomac.
Nous prions instamment toutes personnes informées de faire passer le message. Une telle conclusion a été confirmée par les laboratoires de la ville.

Que ceux qui sont incrédules fassent analyser une bouteille d’huile, de lait ou un œuf.
Nous vous prions de prêter attention et de diffuser le communiqué. 

Syrie : le Sanctuaire de Saint Maron pillé et détruit.

A diffuser toujours plus largement


Brad (Syrie) - Samedi 12 Janvier 2013 - 12h45 - Nous apprenons du Curé de l'Eglise de Brad qui se trouve à 10 km de la Basilique Saint Siméon (Qala'at Sima'an), que le sanctuaire qui abrite le tombeau de Saint-Maron, patron de l’Eglise Maronite, a été pillée et que la Statue du Saint a été totalement détruite.

Les huit chambres destinées à recevoir les pèlerins maronites ont été complètement saccagées. Les Bandes armées de l’Armée Syrienne « Libre », soutenue par les Etats fanatiques du Proche-Orient et les « démolicraties » occidentales, sont en train de marterler toutes les croix taillées sur les Linteaux.

Le sarcophage de Saint Maron a aussi été pillé et détruit. La foudre du Très Haut devrait s’abbatre sur ces criminels et leurs commanditaires.


Saint Maron, nous vous prions de demander à Dieu la levée de l'armée des anges pour protéger tout ce que vous avez bâti avec amour en Syrie.


                Sarcophage de Saint Maron                                                Hotellerie du Sanctuaire                                                              
Le Veilleur de Ninive

vendredi 11 janvier 2013

Syrie : menaces tout azimut sur les chrétiens.

A diffuser...

Selon Syriatruth, un millier de chrétiens, privés de tout, sont encerclés par les rebelles depuis un mois déjà dans leur village de Ya'coubieh à l’ouest de Jisr al-Choughour et non pas au nord d’Alep comme le dit les médias.  Leurs conditions sont des plus alarmantes et «  ils risquent d’être annihilés » selon  le frère franciscain François Kouseiffi, en charge de l’église Saint-François de Hamra à Beyrouth, « Il risquent de mourir dans un silence généralisé » dit-il.

Voici sur la carte, la localisation de Ya'coubieh et Qunayeh. - Il est à signaler que ce village fait partie de trois villages chrétiens (Jdaydeh et Qunaya) proches de la frontière turque ; ils sont situés dans une  région habitée par une majorité chrétienne et arménienne que la brigade turkmène, de l’Armée Syrienne "Libre", en collaboration avec le renseignement turc, cherche à pousser hors de leurs villages. Selon Syriatruth, cette situation concerne aussi, d’autres villages habités par des minorités arabes et kurdes qui subissent la même sort depuis plusieurs mois déjà.

Il y a un mois environ, Syriatruth avait révélé le plan d’attaque de l’Armée Syrienne "Libre" contre ces villages chrétiens situés dans la région de Jisr al-Choughour (nord-ouest du pays, non loin de la frontière turque); nous découvrons à présent que ce plan est mis à exécution.

Pour ceux qui recherche la vérité, Infosyrie a consacré plus d’un article à la menace contre les minorités en Syrie. Cf. http://www.infosyrie.fr/actualite/vraie-menace-contre-les-minorites-syriennes-fausse-massacre/, mis en ligne le 24 décembre 2012.

Quelques brèves de Syrie :

Des informations nous parviennent que des dizaines d'enfants alépins sont atteints d'hépatite, en raison de biscuits chocolatés de provenance turque. Rien qu'à l'hôpital universitaire d'Alep on en recense 70 cas.

Nous apprenons de source sûre et bien informée que des bandes armées de l'Armée Syrienne "Libre", soutenue par la les pays sunnites de la région, l'Europe et les Etats-Unis, ont volé le blé contenu dans les silots de blé de l'Etat Syrien (plus de 65.000 tonnes) qui'ils ont ensuite vendu au turcs pour le prix de L.S. 6 (7 cents) le kilo, qui eux-mêmes ont revendu les stocks aux commerçants syriens à un dollar le kilo. Les marchandises turques envahissent le marché syriens notamment les médicaments dont les prix n'ont plus aucune retenue.

Directement de témoins visuels, des informations nous sont parvenues sur l'enlèvement de jeunes filles à Jdaydeh. Dans ce village, il ne reste que 18 personnes très âgées qui ont refusé de quitter la ville. 

A Yacoubieh, qui est encore contrôlé par l'armée syrienne, se trouvent encore un millier de chrétiens; ils sont menacés par l'ASL qui fait le siège du village d'être tués, s'il ne quitte pas le village.  Les menaces s'étendent aussi au trois curés du village, le Père Jallouf, curé latin de Qnayeh, le Père Rizk, prêtre grec-orthodoxe de Jdaydeh et le curé armenien-orthodoxe de Ya'coubieh.

Le silence de l'Europe exhale comme un parfum de complicité avec les violations des droits de l'homme en Syrie.

Le Veilleur de Ninive

Quand la communauté du renseignement se rebelle contre la stratégie suicidaire de la France en Syrie.

Un ex-officier des renseignements français, « la crise syrienne a réveillé l’ours russe… Assad tiendra et notre politique doit changer ».

A. D., ex-officier de la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure française) parie sur le temps pour  rattraper les erreurs commises par le gouvernement français, dans la gestion de la crise syrienne, tout au long de ces deux dernières années. De retour de Beyrouth (il refuse d’avouer s’être rendu en Syrie et y avoir rencontré des responsables de différents services de sécurité), il énumère les erreurs commises par la France .

- Le ralliement à la politique américaine d’alliance avec les islamistes, sans tenir compte des intérêts historiques de la France en Syrie.
- Le renoncement à la précieuse mine syrienne de renseignements que lui fournissaient les services anti-terroristes syriens et qui protégeaient la France du terrorisme depuis de nombreuses années.
- Le pari irréfléchi sur la chute du régime de Bachar al-Assad, un pari qui a réveillé l’ours russe acculé, depuis le précédent libyen, à défendre férocement ses intérêts. Il en résulte une nouvelle guerre froide qui met à mal les fragiles intérêts de la France à travers le monde.
- La perte de la coopération stratégique avec la Syrie, en matière de sécurité et de politique au profit d’une situation dont le dénouement est amer dans le meilleur des cas et dans le pire des cas, un immense chaos qui risque de ne pas épargner les rues de Paris dont les banlieues contiennent une forte concentration de populations musulmanes.

Que fait un ancien officier de renseignement français au Liban et à proximité de la frontière syrienne ? Réponse d’un autre expert des politiques sécuritaires occidentales : « Chez vous, un officier des renseignements à la retraite devient soit un fermier soit un intellectuel soit un commerçant soit un fou. En France, continue l’expert, il devient chercheur, par engagement personnel ou met ses compétences au service de l’un des nombreux instituts ou cabinets d’experts qui offrent leurs services de consultants au pouvoir en place ou à l’opposition ou bien à des parties influentes dans les deux camps. »

Notre officier retraité A. D., devenu chercheur, estime que la France a commis en Syrie des erreurs stratégiques et stupides, car elle est entrée dans un jeu (contre le régime syrien) dans lequel elle est perdante d’avance et dont les seuls gagnants, s’il en est, sont les Américains. Quant aux pertes, la France en aura la part du lion si le régime triomphe de ses ennemis armés et financés par les pays de l’Otan et des monarchies du Golfe.

À propos de la coopération franco syrienne dans le passé, l’ex-officier français confie : « L’escalade politique entre la France et la Syrie n’est pas un problème en soi, car entre États, il n’y a ni amitié ni animosité éternelles ; seuls les intérêts décident de la nature des relations. La grande perte de la France est la perte de sa coopération sécuritaire avec la Syrie ». Il ajoute : « Les services de sécurité syriens ont épargné à la France, à plusieurs reprises, de terribles catastrophes que des terroristes d’origines arabes s’apprêtaient à  provoquer. Seuls les renseignements fournis par les services syriens nous ont permis de les déjouer et de sauver des vies innocentes. »La parole est toujours à l’ex-officier :

« Jusqu’aux débuts de la crise actuelle, la coopération continuait encore et des officiers des deux côtés coopéraient étroitement contre le terrorisme international. Mais la stupidité des politiciens français a acculé les services anti-terroristes syriens à mettre fin à cette coopération. Je ne les blâme pas ! Comment peut-on mettre sur la liste des sanctions françaises et européennes un officier (Hafez Makhlouf) blessé lors d’une opération contre des terroristes qui visaient les ambassades française et américaine à Damas ? ! Imaginez quelqu’un qui sauve nos enfants d’une mort certaine, et au lieu de l’en remercier, notre diplomatie le traite de terroriste et le met tel un criminel sur une arrogante liste de sanctions. »

Et de poursuivre : « Hafez Makhlouf et bien d’autres officiers syriens ont mené à bien des missions dont les retombées positives ne se sont pas limitées à la seule Syrie, mais ont bénéficié au peuple français et à d’autres peuples de l’est et de l’ouest. Je ne divulguerai pas un secret en disant que cet homme a reçu les remerciements de grands groupes pharmaceutiques pour avoir démantelé des fabriques clandestines de faux  médicaments et pour avoir arrêté de grands trafiquants de drogues qui utilisaient la filière syro-libanaise pour écouler leurs marchandises de mort en Europe et surtout en France. Au lieu de les remercier, nous les avons mis sur la liste des sanctions ! »

La source française continue : « Nous avons obtenu, grâce à la coopération avec la Syrie, de précieux renseignements qui nous ont conduits à déjouer en 2008 un plan terroriste qui aurait fait des milliers de morts  dans le métro de Paris. Les services de renseignement syriens ont obtenu leurs précieux renseignements après avoir arrêté, par le colonel Makhlouf, un groupe des plus dangereux terroristes d’Al-Qaïda dont Aymen el Daher alias Khaled Elkashef, Abdallah Azzam (qui n’a rien à voir avec le célèbre théoricien palestinien, aujourd’hui disparu, qui fut le mentor de Oussama Ben Laden et qui portait le même nom), Ghassan Abou Qassab, Abdelhakim Qassem, Naaman el Mandou, Layth Badran et le plus dangereux d’entre tous, Asaad Hourieh le chef de l’opération avortée du « métro de Paris » qui aurait fait des milliers de morts si elle n’avait pas été déjouée à temps. Cette opération, Al-Qaïda a mis des années pour la mettre au point, et ce groupe a été arrêté sur le chemin de la France, à travers la Syrie et le Liban et son aéroport de Beyrouth. Ils s’y rendaient pour mettre à exécution leur plan terroriste. »

Les officiers des services anti-terroristes français avaient presque élu domicile à Damas. Ils s’entretenaient avec les chefs des services de sécurité syriens. « Ces chefs vont-ils continuer à coopérer avec nous contre le terrorisme qui cible nos civils en France, alors que nous les avons mis sur la liste noire et leur avons interdit l’entrée de notre territoire ? ! », s’interroge cet ancien officier français qui connaît sur les bouts des doigts ce dossier ? « Les politiciens français sont-ils raisonnables quand ils croient qu’ils rendent service aux aspirations légitimes du peuple syrien en soutenant des terroristes, ceux-là même que nous avons combattus côte à côte avec nos homologues syriens ? L’État syrien nous a sauvés des attentats terroristes et nous sommes en train de les remercier en finançant des attentats terroristes sur leur territoire ! Est-ce une politique raisonnable ? ! »

Cette analyse désabusée de cet ancien officier français, qui a l’aval d’une écrasante majorité des services anti-terroristes français, finira-t-elle par peser sur les décideurs politiques à Paris et les amener à changer d’orientation avant qu’il ne soit trop tard ?

A cette question, l’ancien officier français répond : « Oui ! Il y a beaucoup de gens raisonnables dans les services français. Ils sont capables de peser sur le cours de l’actuelle politique française à l’égard de la Syrie, surtout après le fiasco du scénario libyen conçu et mis en œuvre par Paris et Londres. La position russe finira par conforter le camp des pragmatiques et mettra dans l’embarras les jusqu’au-boutistes qui cherchent à satisfaire les États-Unis. D’autant plus qu’il est devenu clair que le régime syrien tiendra, que le soutien russe au régime n’est pas conjoncturel : il est stratégique, constant et ne changera pas. C’est à nous de changer et il faut qu’on le fasse pour l’intérêt même de la France ».

Source : Afrique-Asie. Le journal publie également des lettres attestant les relations

mercredi 9 janvier 2013

Chrétiens de Syrie : Espérer du secours ou mourir en silence ?

A diffuser urbi et orbi.

Alep - Mercredi 9 Janvier 2013 - 19h51 - Depuis une heure, des membres de notre famille sont arrivés du village de Jdaydeh, en catastrophe pour se réfugier chez nous, dans notre quartier chrétien d’al Syrian el-Jadideh à Alep.  

Ils n’ont pu quitter leur village, qu’en donnant 10 bidons d’huile d’olive (car ils ne disposent pas d’argent) par élément armé de l’Armée Syrienne « Libre » et de Forsat Al-Nousra [nouveau nom d’Al-Qaïda]. 

Nous apprenons par nos proches que les rebelles ont décidé de « nettoyer » les villages d’infidèles chrétiens.

Leurs maisons ont été volées et pillées par les djihadistes. L’Eglise du village est devenue un dépôt de cadavres de soldats de l’armée arabe syrienne et des partisans du parti « Chabihha ».  Les jeunes filles son enlevées ; on ne peut décrire ici ce qui leur arrive. 

Ce que nous écrivons ici n’est ni mensonge, ni désinformation…Ce sont des pillages et des massacres presque vécus en direct.

Trois villages chrétiens, Jdaydeh, Qnayeh et Ya'coubieh [celui-ci est entre les mains de l'armée] vivent actuellement l'oppression, le crime et le fanatisme aveugle de ces mercenaires, à la solde de pays paraissant bien sous tous rapports.

Il a fallu deux ans aux Européens pour découvrir les crimes anti-sémites du Nazisme ; leur faudra t-il autant pour découvrir le crimes du fascisme salafiste et wahabite ? 

Nous ajoutons cette video prise le 9 Septembre qui montre les fanatiques criant victoire après voir occupé le village chrétien de Jdeydeh.


Vous remarquerez vers la fin du film l'enceinte de l'Eglise où sont tombés
 des frères qui défendaient peut-être le bâtiment sacré.

Publié par le Veilleur de Ninive

Alep - Mercredi 9 Janvier 2013 - 16h - Depuis 4 jours, la ville d'Alep est totalement coupée du monde . Nous n'avons plus d'électricité, d'Internet ou de carburant ; la neige vient aggraver la situation car le froid de plus en plus épais devient intolérable.

Des réfugiés sous la tente, assaillis par la neige

Juste après le discours prononcé dimanche dernier, du Président Bachar el-Assad, le Front al-Nousra [nouveau nom d'Al-Qaïda] s'est mis à attaquer notre quartier "al-Syrian el-Jadideh"; quelques deux milles combattants venant du quartier Kurde Achrafieh se sont déchainés sur nous. La Garde Présidentielle qui se trouve autour de nos immeubles les ont repoussés, mais notre quartier est devenu une ligne de front.  Les obus et les vrombissement des chasseurs Mig sont incessants, jour et nuit.


Ci-dessus, de ce matin, sous un temps gris et neigeux, une photo de l'Eglise Saint Georges, près de la Mosquée al-Tawhid de Sulaymanieh à Alep. 

Le Saviez-vous ? Les Chrétiens de Syrie

Publié par le Veilleur de Ninive

La Syrie qualifiée d'Etat en déroute.



Les atrocités commises contre la population syrienne par l'Armée syrienne libre (ASL), appuyée par les États-Unis et l'OTAN, créent les conditions favorisant une guerre confessionnelle.

L'extrémisme confessionnel favorise le démantèlement de l'État-nation qu'est la Syrie ainsi que la fin du gouvernement central à Damas.

Le but de la politique étrangère de Washington est de transformer la Syrie en ce que le NIC appelle un « État en déroute ».

Le changement de régime implique le maintien d'un gouvernement central. Alors que la crise syrienne se développe, l'objectif ultime n'est plus le « changement de régime », mais la destruction et la partition de la Syrie en tant qu'État-nation.

La stratégie des États, de l'OTAN et d'Israël consiste à diviser le pays en trois États faibles. De récents reportages indiquent que si Bachar Al-Assad  « refuse de démissionner, la Syrie « deviendra un État en déroute comme la Somalie ».

L'un des possibles « scénarios de démantèlement » rapporté par la presse israélienne est la formation d'États, séparés et « indépendants », sunnite, alaouite-chiite, kurde et druze.

Selon le major-général Yair Golan des Forces de défense d'Israël (FDI), « la Syrie est dans une guerre civile qui fera d'elle un État en déroute où se propagera le terrorisme » et les FDI analysent actuellement « comment la Syrie se démantèlerait ». (Reuters, 31 mai 2012.)

En novembre l'ambassadeur de la paix des Nations Unies Lakhdar Brahimi a laissé entendre que la Syrie deviendrait « une nouvelle Somalie […] mettant en garde contre un scénario où les seigneurs de guerre et les milices remplissent un vide laissé par l'effondrement de l'État ». (Reuters, 22 novembre 2012.)

« Ce que je crains est pire […], que l'État s'effondre et que la Syrie se transforme en Somalie. »

 « Je crois que si l'on ne s'occupe pas de cette question correctement, la partition ne sera pas le problème mais plutôt la « Somalisation » : l'effondrement de l'État et l'émergence de seigneurs de guerre, de milices et de groupes de combattants. » (Ibid.)

Ce que l'envoyé de l'ONU a omis de mentionner est que le démantèlement de la Somalie était délibéré. Il faisait partie d'un projet militaire et du renseignement des États-Unis, désormais appliqué à plusieurs pays ciblés du Moyen-Orient, de l'Afrique et de l'Asie qualifiés d'« États en déroute ».

Voici la question principale : qui déroute les États en déroute ? Qui les « anéantit » ?

Le démantèlement planifié de la Syrie en tant qu'État souverain relève d'un plan régional intégré d'ordre militaire et des services de renseignement comprenant le Liban, l'Iran et le Pakistan. Selon les « prédictions » du NIC, le démantèlement du Pakistan devrait se produire au cours des trois prochaines années.

Michel Chossudovsky

La Syrie saignée à blanc dans un grand tour de passe-passe.

Ankara – Selon le dictionnaire, le mot « politicide » peut être utilisé pour décrire la destruction d'un gouvernement ou d'un groupe socio-politique spécifique, comme les Palestiniens, dans un sens plus large que « génocide » (perpétré pour des motifs ethniques, raciaux ou culturels, ndt). On peut l'appliquer à un état, un système et un pays. Saddam Hussein a tenté de commettre un politicide en effaçant le Koweït de la carte. Dans les années 1930, les fascistes ont commis un politicide en détruisant le gouvernement espagnol. Territorialement le pays n'a pas changé. Il a simplement été vidé de son contenu idéologique et transformé en autre chose.

La destruction de gouvernements, leaders ou valeurs qui contrecarrent les intérêts de gouvernements puissants est monnaie courante. Depuis la seconde guerre mondiale, les assassins ont souvent été des gouvernements démocratiques de style libéral. Il n'y a aucun endroit du monde qui a échappé à leur attention. Rien que dans les 11 dernières années, l'Irak et la Libye ont été, au Moyen-Orient, les victimes d'un politicide. Leurs gouvernements, leur système de valeurs et leurs leaders avaient peut-être grand besoin de changer, mais le changement n'est pas venu de leur peuple mais de gouvernements étrangers. Maintenant c'est la Syrie qui retient leur attention. Comme en Irak et en Libye, la justification brandie pour les massacres en Syrie des 20 derniers mois est « le dictateur » et « le régime ». Mais en fait ce qu'ils veulent c'est le pays lui-même. Comme Saddam et Kadhafi, le « dictateur » sert de diversion au magicien pour que les spectateurs ne voient pas ce qu'il est réellement en train de faire.

Comme les gangs armés ne parviennent pas à renverser le gouvernement de Damas, il semble que la menace d'une intervention militaire se précise. Les Etats-Unis, l'Allemagne et la Hollande ont fourni à la Turquie six batteries de missiles Patriotes qui doivent être installés à la frontière avec la Syrie. Environ 2000 soldats étrangers vont être envoyés en Turquie pour opérer et protéger les batteries de missiles et assister un nombre inconnu de soldats turcs. Les Patriotes seront situés dans trois provinces du sud-est qui sont majoritairement sunnites, les provinces de Gaziantep, Adana et Kahramanmaras. Pour de raisons de sécurité, elles ne seront pas placées dans la province de Hatay, où plus de la moitié de la population est Alevi (Alawi), et profondément opposée à l'intervention de la Turquie en Syrie ni dans celle de Diyarbakir qui est majoritairement Kurde et hostile au gouvernement pour d'autres raisons.

Le jour qui a suivi la fourniture par l'OTAN de missiles Patriotes à la Turquie, la Russie a répondu en envoyant des missiles Iskander à l'armée syrienne. Ces armes hypersoniques volent à plus de 2 km seconde et les experts en armement affirment qu'elles sont plus performantes que les Patriotes. Pour donner de la consistance au spectre de la Turquie menacée par la Syrie, les portes parole de l'OTAN prétendent que l'armée syrienne utilise déjà des missiles Scud et se prépare à utiliser des armes chimiques mais ces deux affirmations ne sont que de la propagande guerrière. Anders Fogh Rasmussen, le Secrétaire Général de l'OTAN condamne l'utilisation de missiles Scud – sans apporter la moindre preuve qu'ils aient été tirés – mais pas les attentats à la bombe, bien réels ceux-là, perpétrés au coeur des villes par les groupes armés que lui et les membres de son organisation soutiennent.

La Turquie prétend que les Patriots sont uniquement défensifs, mais on peut se demander quelle attaque au juste elle craint: Une attaque gratuite de la Syrie tout à fait improbable ou une attaque de l'OTAN à partir du sol turc ? Bien que la cible évidente semble être la Syrie, le commentateur Abdel Bari Atwan pense que les missiles ont été mis en place en vue d'une attaque contre l'Iran. Si les Etats-Unis décidaient de se servir de la base aérienne d'Incirlik dans la province d'Adana où se trouvent des milliers de soldats pour attaquer l'Iran, la Turquie serait exposée à des frappes de représailles. C'est pourquoi elle a besoin non seulement des Patriots mais aussi des radars anti-missiles installés dans la province de Malatya plus tôt dans l'année, et qui sont aussi considérés par la Russie comme une dangereuse extension du bouclier de 'défense' anti-missile européen de l'OTAN.

Même si c'était Israël qui attaquait, l'Iran considérerait que les Etats-Unis sont partie prenante et il rétorquerait en attaquant les bases Etasuno/OTAN de Turquie et du Golfe. L'Iran pense que l'installation des Patriots en Turquie fait partie des préparatifs de guerre de l'OTAN dans la région, avec comme cible lui-même et la Syrie. Le fait de savoir si les Etats-Unis et/ou d'Israël finiront pas attaquer ou non l'Iran qu'ils menacent depuis des années, continue, bien sûr, à faire l'objet d'intenses spéculations.

Si la cible est la Syrie, l'OTAN interviendra probablement derrière l'écran d'une « zone d'exclusion aérienne », qui s'étendra sans doute jusqu'à Alep pour pouvoir placer toute la ville sous le contrôle des groupes armés et en faire la « capitale » des territoires « libérés ». Sans l'accord du Conseil de Sécurité de l'ONU, la mise en place unilatérale d'une « zone d'exclusion aérienne » n'aurait pas le moindre semblant de légalité. Dans une telle situation, abattre un avion syrien dans l'espace aérien syrien serait un acte de guerre. Les conséquences seraient si graves qu'on a du mal à imaginer l'OTAN s'avancer sur ce terrain là sans l'accord tacite de la Chine et de la Russie.

Ils ne semblent pas prêts de le donner. L'enjeu est d'importance pour la Russie et si ses positions sur la Syrie ont évolué, ce serait plutôt dans le sens d'un durcissement. Malgré les interprétations aussi mensongères que   malveillantes de tout ce qui sort de Moscou par les médias occidentaux, la Russie n'est pas revenue sur ses engagements. Elle a dit tout au long que son principal souci était l'intégrité de la Syrie et non le sort de tel ou tel gouvernement. Elle ne s'est jamais engagée à maintenir le « régime d'Assad » en tant que tel. Depuis le début, elle souligne que le droit de choisir revient au peuple syrien et pas aux groupes armés ni à leur sponsors étrangers.

La Russie a affirmé tout au long, qu'elle ne laisserait pas l'OTAN faire de la Syrie une seconde Libye. La semaine prochaine, des unités russes de la mer Noire, la Baltique et la mer du Nord se rassembleront pour des manoeuvres militaires au large des côtes syriennes. Les navires de guerre étasuniens sont aussi présents à l'est de la mer Méditerranée, ce qui laisse présager l'éventualité d'une confrontation maritime dans le style de Cuba dont la Syrie serait l'enjeu si l'OTAN intervenait.

On peut se demander si l'OTAN a vraiment l'intention d'intervenir en Syrie ou si l'installation des missiles en Turquie fait partie d'une guerre psychologique à base de propagande.

Donner des missiles à la Turquie est une chose. Attaquer la Syrie est une autre paire de manches. On ne peut pas entièrement rejeter cette possibilité mais on voit mal comment les membres de l'OTAN pourraient le faire, à moins qu'ils ne parviennent à neutraliser la Russie et la Chine, ce qui changerait la donne. Et pourtant, sans intervention directe, les groupes armés ne semblent pas capables de renverser le gouvernement syrien.

On dirait que l'OTAN se retrouve dans une impasse mais seulement si l'on assume que le renversement du régime syrien est vraiment le but premier de l'intervention en Syrie. Pour Hasan Nasrallah, le but des Etats-Unis et de ses alliés est de sortir la Syrie de « l'équation régionale ». Cela peut se faire en renversant le gouvernement mais on peut aussi y arriver en semant le chaos en Syrie. C'est ainsi que l'Irak et la Libye ont été sortis de « l'équation régionale ». Dans les deux cas, le « dictateur » a été utilisé comme prétexte à l'intervention. En Irak les Etasuniens ont choisi de laisser Saddam en place parce qu'on pouvait compter sur lui pour maintenir l'Irak à genoux. C'est seulement quand les sanctions ont perdu de leur impact et que l'Irak menaçait de se reconstruire que la décision a été prise de le renverser. Bashar est utilisé de la même manière, mais cela ne signifie pas que les Etats-Unis et leurs alliés veulent le remplacer par les groupes armés. Ils poursuivent leurs propres objectifs en s'adaptant à la réalité du terrain.

Dans le journal Al Akhbar, le vice-président syrien, Faruq al Shar'a, a proposé récemment une solution politique pour sortir de l'impasse. Il faut dire ici que si les soi-disant « amis de la Syrie » se souciaient le moins du monde du peuple syrien, ils auraient depuis longtemps trouvé une solution politique au lieu de bloquer, saboter et rejeter à priori toute tentative de négociation. la lecture de l'article ne permet pas de penser que Monsieur Shara'a ait le moindre espoir que les sponsors des groupes armés acceptent une solution politique. De fait, si l'on convient avec Hasan Nasrallah que le principal objectif des Etats-Unis et de leurs alliés est de sortir la Syrie de « équation régionale », alors les 20 mois de destruction auxquels on vient d'assister prennent tout leur sens. Le moment viendra peut-être où ces gouvernements s'intéresseront à une solution politique mais pour le moment la Syrie peut continuer de perdre son sang.

Pour que ces gouvernements se trouvent finalement obligés de venir à la table des négociations, il faudrait, par exemple, que les groupes armés parviennent à remplir leur contrat, c'est à dire à renverser le gouvernement de Damas. Si les gangs armés étaient sur le point de prendre la relève, leurs sponsors occidentaux pourraient changer de tactique en interrompant leur approvisionnement en argent et en armes (par des pressions sur l'Arabie Saoudite et le Qatar) et en réclamant une intervention et des négociations immédiates qui leur permettraient de mettre en place leur protégés 'modérés' Mu'iz al Khatib et le Conseil de Doha.

Ou à l'opposé, il faudrait que l'armée syrienne réussisse à mettre en déroute les gangs armés. Cela pourrait aussi susciter un intérêt soudain pour une solution négociée qui permettrait de contrôler le processus de transition politique. Il y a un sérieux problème qui inquiète de plus en plus les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux, c'est le « retour de bâton ». La plupart de ces groupes armés détestent « l'Occident » autant que le gouvernement de Damas. Les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux qui n'ont pas oublié ce qui s'est passé en Afghanistan, ne veulent que la Syrie se transforme en une nouvelle base takfiri agissant contre les intérêts des Occidentaux et de leurs alliés dans la région. Bien sûr, rien n'est certain, mais une Syrie très affaiblie avec Bashar toujours en place – comme l'Irak de Saddam après 1991 – pendant un processus de transition pourrait leur sembler préférable. En filigrane de tous ces développements, il y a toujours la possibilité que la Syrie n'implose et que les acteurs étrangers qui ont tout fait pour l'amener au point de non retour, en perdent le contrôle.

La dégradation de la Syrie donne un avantage incontestable aux Etats-Unis et à Israël. Inutile d'ajouter que ce qui est bon pour les Etats-Unis et Israël est toujours mauvais pour les Palestiniens. La Syrie a été l'ennemi viscéral d'Israël depuis le début. Depuis sa création, Israël a comme stratégie de faire éclater les états arabes sur des lignes sectaires et rien ne pourrait mieux lui convenir que l'explosion de l'état syrien en petites enclaves ethno-religieuses querelleuses. Quoi qu'Israël fasse au Moyen-Orient, la Palestine est le centre de gravité de sa stratégie.

Le problème central des Etats-Unis et de leurs alliés est la gestion de ce qui va suivre en Syrie. A moment donné le chaos cessera de servir leurs intérêts. Dans l'abstrait, un état islamique ne leur pose aucun problème. L'Arabie saoudite, le Qatar, le Barhein sont gouvernés selon la loi islamique et sont des piliers des intérêts occidentaux au Moyen-Orient. Le gouvernement des Frères Musulmans d'Egypte a montré qu'il n'avait nulle intention de malmener le navire occidental. Le Conseil de Doha est majoritairement Frère Musulman. Cependant, bien qu'il soit présenté par ses sponsors comme le prochain gouvernement syrien, le Conseil de Doha a peu d'espoir de s'installer dans les bureaux du gouvernement de Damas, du moins dans ce qu'il en reste. Après avoir utilisé les gangs armés comme fer de lance, leurs soutiens étrangers, en tous cas les Etats-Unis, l'Angleterre, et la France sinon l'Arabie Saoudite et le Qatar, n'ont aucune envie de les laisser prendre le pouvoir pour les voir se disputer le butin. Lakhdar Brahimi a souligné que la Syrie pourrait finir comme la Somalie. Une autre possibilité est un gouvernement de style Taliban au coeur du Moyen-Orient. Mais aucune de ces alternatives ne garantirait avec certitude les intérêts des Etats-Unis et de leurs alliés occidentaux.

La ligne rouge que les Etats-Unis et leurs alliés européens ont tracée entre les groupes armés « extrémistes » et « modérés » est artificielle. Quand Obama a mis Jabhat an Nusra sur la liste des organisations terroristes affiliées à Al Qaida, le chef du Conseil de Doha, Mu'iz al Khatib, a demandé qu'elle en soit enlevée parce que son rôle dans la lutte armée était crucial. Ses atrocités ne le dérangeaient pas. Si égorger des prisonniers est une acte terroriste alors Jabhat al Nusra est sans nul doute une organisation terroriste mais d'autres groupes font exactement la même chose, y compris l'Armée Libre Syrienne. Les gangs armés les plus importants ont rejeté l'autorité du Conseil de Doha et exprimé leur solidarité avec Jabhat al Nusra. Certains s'affairent déjà à poser les fondations d'un état islamique sans concession. On brandit partout le drapeau noir d'Al Qaida. Mais des « modérés », on n'en voit nulle part.

Il y a plus d'un an, la Syrie a été délibérément plongée dans une longue guerre contre des gangs armés. Depuis, la situation a métastasé bien au-delà de l'équation gouvernement autoritaire contre mouvement de protestation légitime, ou de l'équation crimes du « régime » contre crimes des gangs armés. Dans cette guerre par procuration impulsée par des gouvernements étrangers, le bien être de la population syrienne ne pèse pas lourd. Si le peuple syrien avait la moindre importance aux yeux de ces gouvernements étrangers, ils se conduiraient différemment.

Ceux qui ont soutenu activement ou tacitement la lutte armée au nom d'une transition politique démocratique ne peuvent espérer rien de plus qu'une victoire à la Pyrrhus. La Syrie ne jouera plus aucun rôle sur la scène arabe, elle est en train d'être ruinée et détruite sous nos yeux par l'Occident et sa tactique : diviser pour régner, qui lui réussit si bien depuis 200 ans.

Jeremy Salt professeur adjoint d'histoire et politique du Moyen-Orient de l'université Bilkent d'Ankara, en Turquie. Pour consulter l'original : c'est ici.

Tiré de Conflits / par La rédaction / dans 24 décembre 2012 à 15 h 20 min / par Jeremy Salt.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.