samedi 27 octobre 2012

Syrie : appel des évêques de Damas à la réconciliation.

ROME, samedi 27 octobre 2012 (ZENIT.org) – Le Conseil des évêques catholiques et orthodoxes de Damas appellent à la paix et à la réconciliation, au lendemain de la mort du P. Haddad, martyr de la foi (cf. les deux articles de Zenit du 26 octobre 2012 sur la mort et sur les funérailles du P. Haddad).

“Nous rééditons notre appel pour la réconciliation, l'arrêt des violences, de la prolifération des armes et de l'effusion du sang, invitant au dialogue pour trouver une solution qui garantisse la paix, la liberté, la justice et l'égalité à tous les citoyens », écrivent les évêques qui dénoncent une ingérence étrangères en Syrie.

Les évêques de Damas (6 orthodoxes et 4 catholiques) réunis le jour des funérailles du P. Fady Haddad, jeudi 25 octobre 2012, ont lancé cet appel.

« Nous présentons, disent-ils, nos sincères condoléances à l'Eglise Grecque Orthodoxe - au Patriarche Ignace IV, au synode, au clergé et aux paroisses -, et nous prions le Seigneur d'accueillir dans son Royaume, le prêtre-martyr et tous les martyrs de Syrie ».

Ils condamnent ces violences en disant : « Nous déplorons  avec force les attaques qui visent les citoyens innocents,  les lieux de culte chrétiens et musulmans et les hommes de religion qui oeuvrent dans le service humanitaire et spirituel en ces jours de souffrance que traverse notre chère Syrie ».

Il dénonce l’ingérence de l’étranger dans le conflit syrien: «  Nous déplorons le complot étranger qui sème le mal et la destruction dans notre paisible pays. Car la violence et la division ne sont pas de la nature du peuple syrien et ses traditions pacifiques ».

Ils souhaitent une heureuse fête de l’Aïd el Kébir – dans la Genèse, épisode de la ligature d’Isaac - aux musulmans en ces termes : « Nous présentons nos meilleurs vœux à nos frères musulmans à l'occasion d'Aladha, leur disant: votre fête est notre fête, vos joies et vos peines sont les nôtres aussi. Frères nous avons vécu et Frères nous serons ».

Ils concluent en « rendant grâce pour le nouveau prêtre martyr couronné par le Seigneur qui saura seul consoler son Eglise, sa paroisse, sa famille et remettre la paix en Syrie ».

Ils rappellent qu’après avoir fait ses études au Séminaire St Jean Chrysostome à Balamand au Nord-Liban, le P. Fady Haddad avait été ordonné prêtre au patriarcat grec-othodoxe à Damas en 1995, et qu’il avait été nommé curé de la paroisse Saint-Elie à Catana, dans la banlieue Sud-Ouest de Damas, petite ville touchée par la crise.

C’est en tentant  une médiation pour libérer un paroissien enlevé par un groupe armé, que le P. Fady ( 43 ans) a été à son tour enlevé le 18 octobre dernier. Il a été retrouvé mort, tué d'une balle à la tête le 24 octobre 2012.

C’est le deuxième prêtre-martyr en Syrie depuis l'éclatement des violences : le P. Bassilios Nassar avait été tué en janvier 2012 à Hama (200 km au nord de Damas) en essayant de sauver un blessé.

Damas : Explosion d’une bombe lors des obsèques du Père Fadi Haddad, « martyr de la réconciliation et de l’harmonie »


Jusqu'à quand le monde chrétien va t-il assister impassible, presque comme une potiche, au massacre des Saints innocents ? 

Dans toutes les paroisses du monde, dans tout ce qui se dit chrétien, catholique, orthodoxe ou protestant, un geste de solidarité, aussi petit soit-il, s'impose, qu'en pensez-vous, envers les proches des chrétiens persécutés, à l'égard des pays où la menace pèse sur nos frères ? Des organisations caritatives existent qui se démènent pour aider... 

Peut-on demander à ceux qui n'ont pas encore posé leur geste, de bien vouloir rappeler leur baptême par ayant une pensée concrète pour les innocents menacés ? De grâce ne restons pas impassible. 

Devant Dieu il nous sera sans doute demandé qu'avons nous fait pour nos frères ? 

A présent, voici par Fides, le récit grave et tragique de la mort du Père Fadi. Que Dieu pardonne à ses assassins que le diable possède.

Le Veilleur de Ninive

Damas (Agence Fides) – Une bombe a explosé ce matin lors des obsèques du Père Fadi Jamil Haddad, le prêtre orthodoxe enlevé et retrouvé mort hier à Damas (voir Fides 25/10/2012). Selon des sources locales de Fides, l’explosion a causé la mort de deux civils et d’un certain nombre de militaires. A la Messe des funérailles, célébrée en l’église Saint Elie à Qatana par le Patriarche grec orthodoxe S.B. Ignace IV Hazim, étaient présents des milliers de fidèles chrétiens émus et désolés à cause de la perte du prêtre.

Dans un communiqué du Patriarcat grec orthodoxe d’Antioche, envoyé à l’Agence Fides, le Père Haddad est qualifié de « martyr de la réconciliation et de l’harmonie ». En effet, le prêtre « s’était engagé dans une noble mission humanitaire visant à faire libérer un membre de sa Paroisse qui avait été enlevé quelques jours auparavant ». Au cours de la médiation, le Père Haddad a été enlevé à son tour en compagnie d’un autre intermédiaire. Les ravisseurs ont demandé une importante rançon avant de les tuer.

La note du Patriarcat orthodoxe raconte la « terrible tragédie » : « Le corps du Père Fadi Haddad a été retrouvé le 25 octobre au matin dans la zone de Drousha. Sur celui-ci se trouvaient des signes indescriptibles  de tortures et de mutilations. Il a été identifié par le Père Elias el-Baba, prêtre de la ville de Hina, avant d’être transporté à la clinique de la ville. Le Patriarcat a été informé de son martyr, son sang innocent et sans tache est un sacrifice pour la réconciliation et l’harmonie ».

La note parvenue à Fides poursuit : « Nous condamnons avec force cet acte bestial et barbare contre les civils, les innocents et les hommes de Dieu qui s’efforcent d’être des apôtres de la paix. Ce sont des hommes qui tiennent unis les cœurs, pansent les blessures de la souffrance, réconfortent les malades, renforcent les faibles dans ces circonstances difficiles. Nous exprimons la profondeur de notre douleur pour ces actes cruels qui sont sans précédent dans la longue histoire de notre bien-aimée nation, construite sur le fondement de l’amour, de la coopération, de la paix et de l’harmonie ».

Le Patriarcat invite « tous les citoyens, les organisations humanitaires et les hommes de bonne volonté à condamner les enlèvements, les homicides, les destructions, les vols, les agressions contre la sécurité et le bien-être des citoyens ». « Nous rappelons tout un chacun au dialogue, à la paix et à l’harmonie – poursuit la note – afin de mettre fin au bain de sang innocent qui a lieu chaque jour ».

Le texte demande aux fidèles chrétiens « de demeurer fermes dans notre foi et dans notre espérance dans le pouvoir du Seigneur qui a voulu que nous ayons la vie et que nous l’ayons en plénitude (cf. Jn 10,10) », les invitant à « rester sur leur terre et à l’intérieur de leur nation », regardant l’avenir « avec la force de la foi ». « Nous demandons à Dieu – conclut le Patriarche orthodoxe – que le martyr du Père Fadi Haddad constitue un sacrifice offert pour les enfants de cette nation et pour une trêve dans les événements douloureux que nous vivons en ce temps ».

Le Père Fadi Jamil Haddad était né à Qatana le 2 février 1969. Il avait étudié la Théologie à Damas et au Liban. Il s’était marié et avait été ordonné prêtre en 1995 par S.B. le Patriarche Ignace IV Hazim. Il était Curé de la Paroisse orthodoxe de Saint Elie à Qatana. Une source du Patriarcat remarque que « il était aimé par tous les groupes religieux et n’avait pris aucune position politique durant le conflit en cours en Syrie. Mais il était fortement engagé en faveur de la réconciliation ». (PA) (Agence Fides 26/10/2012)

mercredi 24 octobre 2012

L'Eglise Orthodoxe russe affirme sa préoccupation au sujet des Chrétiens de Syrie

L'Eglise orthodoxe russe est préoccupée par les persécutions des chrétiens en Syrie et dans d'autres pays arabes qui ont subi un brusque changement de régime politique, a déclaré mardi soir à New York le chef du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk. 

«Nous sommes profondément préoccupés par ce qui se passe à présent en Syrie, où des forces radicaux appuyées par les Etats occidentaux tentent d'accéder au pouvoir. Et partout où elles parviennent à le faire, la communauté chrétienne en est la première victime», a annoncé Hilarion aux journalistes suite à des entretiens avec le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon.

A titre d'exemple, le métropolite a cité l'Irak où "90% des chrétiens avaient été assassinés ou avaient fui le pays» au cours de la dernière décennie.

Selon l'ecclésiastique, les persécutions des chrétiens sont passées sous silence dans les médias occidentaux et ne figurent pas dans l'agenda de l'Onu et d'autres organisations internationales.

«Il ne s'agit pas d'une tolérance insuffisante, mais de persécutions d'envergure qui se sont propagées à plusieurs pays et dont des dizaines et des centaines de milliers de chrétiens sont les victimes», a déclaré le métropolite.

Et d'ajouter que la Russie constituait «la force principale» soucieuse de prévenir une réédition du scénario «à la libyenne ou à l'irakienne» en Syrie.

Source : Ria Novosti - 24 Octobre 2012

Réfugiés syriens - Menaces sur les moeurs.

Syrie et camps de réfugiés syriens - 23 Octobre 2012 (18h) - Un phénomène des plus graves se développerait actuellement dans les camps des réfugiés accueillant des syriennes en Jordanie, en Turquie et au Liban. On nous dit que des saoudiens, libyens et de vieux émirs du golfe viennent prendre pour épouse des fillettes de 14 et 16 ans, leur payant des sommes de $100 a $150 $ au titre de la dote (المهر). 

Des Muftis auraient même lancé une fatwa pour interdire ces mariages "secrets" dit Al-Sitra (السثرة) avec des mineures, qui rappellent les chanteuses que les hommes riches d'Orient, dans l'entourage du Calife, possédaient et gardaient en secret cachées par un rideau. Le phénomène étant particulièrement connu à l'époque du Calife "Motawakkil". Il ne s'agit pas du tout de cela ici puisque des hommes âgées de 60 et 70 ans "prendraient possession" des filles mineures pour quelques sous.    

Cette information nous est bien parvenue mais nous ne sommes pas en mesure d'en vérifier le degré d'authenticité. Toutefois, nous nous devons d'avertir toutes autorités publiques qui traitent avec ces populations, des risques majeurs pesant sur les enfants de ces camps. 

En outre, nous apprenons qu'en Syrie, même les musulmans syriens sont très blessés par les exploitants du pétrole qui ne s'arrêtent pas à l'or noir, mais se plairaient à abuser des humains mineurs. 

Nous prions les Organisations Internationales en charge de la protection de l'enfance de vérifier, pour confirmer ou infirmer ce phénomène et si nécessaire, afin de lancer un cri d'alarme de manière à avertir toute autorité en devoir d'agir. 

Les réfugiés syriens sont des êtres humains à part entière qui méritent le même respect que celui dévolu à tout grand de ce monde.

Le danger existe en Syrie même, où les enfants syriens réfugiés dans les écoles, se retrouvent entassés, vivant en promiscuité avec des adultes et qui sont livrés à la prostitution. 

Toute personne digne doit ouvrir les yeux sur ce phénomène. Il doit le dire, l'écrire et chercher à en savoir plus pour protéger et défendre.

mardi 23 octobre 2012

Rejetons le relativisme pour revêtir l'armure des Soldats du Christ.


Comment peut-on encore admettre et tolérer ce genre de délits ? Mais qu'attend donc le monde chrétien pour se lever et s'élever contre ce mal que représente la barbarie idéologique et confessionnelle ? 

Oui vous avez bien lu...Qu'attend le monde chrétien pour décréter la mobilisation générale de toutes les forces caritatives et spirituelles ?

Que fait-il ? Dort-il ? Ronfle t-il ? 

Où sont ses ressources qui lui ont permis d'amener à Jésus-Christ des continents entiers, grâce à la charité et l'amour de la vérité divine ? 

Qu'attend donc le monde chrétien pour mettre en commun ses moyens au service des plus menacés et des plus fragiles ? 

L'Eglise a t-elle été bâtie par des tièdes et des mollassons ? Ne fut-elle pas le fruit de la persévérance et de la foi de soldats virils qui, un jour, ont résolument tourné le dos à l'Empereur et aux puissants qui les gouvernaient pour revêtir l'armure des Soldats du Christ ? 

Nous connaissons tous l'Apôtre Paul, Ignace d'Antioche, Martin de Tours, Ignace de Loyola. Tous les quatre, soldats du Christ ; Paul et Ignace ayant préféré, l'un la décollation, l'autre les dents des lions aux injonctions des Empereurs.  

Les réveils seront durs si nous ne montrons pas à nos frères de Syrie, du Nigéria, d'Irak, d'Egypte, d'Algérie, des Philippines, du Pakistan, etc...qu'être chrétien c'est appartenir à une communauté aimante et rassurante. 

Se constituer communauté pour les autres afin de sauver ceux qui sont abandonnés et délaissés, n'est-ce pas servir la Gloire de la Trinité Sainte, "Communauté divine" et parfaite par excellence, n'en déplaise aux fanatiques, aux intolérants et aux interprètes intégristes du prophète. ? Le Communauté Divine Trinitaire, voici le contenu de notre Foi chrétienne, celle d'hier, d'aujourd'hui et de demain qui aura fait de nous des personnes respectées et respectueuses, aimées et membres d'une communauté unie.

Debout Chrétiens ! Ensemble secouons le monde ; réveillons-le pour lui dire que nos consciences ne peuvent plus supporter la complicité de crimes impunis et assister passivement à la barbarie en Syrie.

Dégagé de tout "esprit relativiste" et de toute culpabilité, affranchis des scrupules et des accusations gauchisantes d'extrémismes chrétien et catholique, nous voici librement tendus vers la mobilisation générale caritative et spirituelle pour sauver autour de nous et en nous ce qui est menacé de mort.

Le Veilleur de Ninive.

lundi 22 octobre 2012

Scandale - des femmes, des enfants et des vieillards chrétiens enlevés.


Réfugiés syriens - Menaces sur les moeurs.

Kfar Bohm (Région d'Alep) - 23 Octobre 2012 - Le scandale continue...; aujourd'hui encore un autre minibus qui conduisait des jeunes filles chrétiennes a été arrêté et les jeunes filles ont été enlevées. Le véhicule venait de Kfar Bohm pour se rendre à l'Université d'Alep.

Jdaydeh, Ya'coubieh, Qnayeh - 24 Octobre 2012 (18h) - Nous venons d'apprendre, il y a une heure, que les passagers chrétiens du minibus qui assurait la liaison Jdaydeh, Yacoubieh, Qnayeh Alep ont été libérés, à la suite de négociations menées par des interlocuteurs musulmans qui ont réussi à persuader les ravisseurs de relâcher leurs otages pour la fête d'Al-Adha, sans versement de la rançon demandée (5 mio de LS).

Jdaydeh, Ya'coubieh, Qnayeh - 22 Octobre 2012 - Des passagers chrétiens qui se trouvaient dans un minibus les ramenant des trois villages de Jdaydeh, Yacoubieh et Qnayeh vers Alep, ont été enlevés alors que leur minibus se trouvait à 35 km de sa destination.

Dans le véhicule public se trouvaient des femmes, des enfants et des personnes âgées; les hommes jeunes et mûrs ne se déplaçant plus, de crainte d'être enlevés. 

L'autobus était attendu à 11h du matin à Alep. Ne le voyant pas arriver, un mère a pu entrer en contact téléphonique avec son jeune fils pour apprendre qu'il était pris en otage au même titre que les autres passagers.

samedi 20 octobre 2012

La tragédie des chrétiens dans « l’enfer d’Alep »

Les chrétiens d’Alep sont victimes de mort et de destruction suite aux combats qui, depuis des mois, intéressent leur ville. Les quartiers chrétiens, ces derniers temps, ont été frappés par les forces rebelles qui combattent l’armée régulière et ceci a provoqué l’exode des civils. C’est ce que déclare dans un message pressant envoyé à l’Agence Fides un prêtre gréco catholique d’Alep, auquel Fides préfère garantir l’anonymat pour raisons de sécurité.

Le message, intitulé : « Vivre en chrétiens dans l’enfer d’Alep » explique : « Depuis longtemps, les chrétiens d’Alep vivent dans des quartiers très proches entre eux : Sulaymaniyah, Aziziyah, Villas,Telefon Hawaii, Al Jabiriyah, Al Maydan, Al Surian, Al Tilal. Ces zones sont actuellement sous le contrôle de l’armée régulière syrienne alors que des zones proches sont occupées par l’opposition armée. C’est pourquoi nos quartiers font quotidiennement l’objet de bombardements et de tirs de francs-tireurs rebelles. Les bombardements sont parfois aveugles, sans but précis et ceci cause d’importants dommages aux maisons ou des victimes innocentes tels que des passants ».

Le prêtre dresse à Fides la liste des dernières victimes au sein de la communauté : « Nos derniers martyrs sont Fadi Samir Haddad, Elias Abdel Nour, Nichan Vartanian, Vartan Karbedjian, Maria Fahmeh et le petit Joël Fameh, toutes victimes innocentes ». Il passe ensuite en revue les dommages aux structures : « L’archevêché gréco catholique à Tilal a été intéressé par des dommages importants sachant que le Père Imad Daher a été blessé. Des tirs de mortier ont endommagé l’église de Saint Michel Archange tout comme un important  couvent féminin à Aziziyya. Un édifice pastoral de la communauté gréco catholique, appelé l’Espérance, a été frappé, tuant trois personnes et faisant 10 blessés parmi les civils ». Le couvent de Sulaymaniyah des frères franciscains a lui aussi été touché et se trouve partiellement inhabitable.

Entre temps, poursuit le texte, « des bombes continuent à tomber sur le quartier d’Amildan, à majorité arménienne, bombes qui sont lancées par des groupes de l’opposition armée qui se trouvent à Bustan el-Bacha. Ces derniers ont tué plusieurs personnes et en ont blessé d’autres, détruisant de nombreuses maisons  ». Certains groupes au sein de cette opposition multiforme dont font partie des formations djihadistes, « tirent sur les maisons et les édifices chrétiens afin de contraindre les occupants à fuir et en prendre possession par la suite » conclut le texte.

Source : Agence Fides

dimanche 14 octobre 2012

Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République Française et à son Ministre des Affaires Etrangères.


Merci de bien vouloir diffuser.

Monsieur le Président de la République Française,
Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,

A l’image de nombreux syriens, je me retrouve père d’une victime de la guerre qui se déroule dans notre pays. Pascale avait vingt ans lorsque le 9 octobre dernier, le bus public qui la conduisait fut l’objet d’une attaque dans laquelle elle périt, assassinée par une bande armée reconnue comme faisant partie de l’Armée Syrienne « Libre » que vous soutenez, encouragez et alimentez depuis le début du mouvement.

Des raisons d’Etat vous poussent peut-être à prendre position en faveur de l’Armée Syrienne « Libre » (ASL) mais ne clamez surtout pas que c’est pour libérer le peuple syrien de la dictature. Le régime syrien actuel et son appareil politique n’est pas tendre, nous le savons depuis longtemps, mais les « bandes » de l’ASL associent également l’arbitraire à la brutalité ; ce mouvement porte en lui les germes d’une nouvelle dictature qui nous fera certainement regretter la précédente.

Sous des slogans généreux de liberté, de démocratie et de participation au pouvoir, vous avez, avec vos alliés, encouragé l’introduction sur notre territoire de groupes extrémistes, salafistes et autres éléments de la mouvance d’Al Qaïda qui viennent tuer et se faire tuer chez nous en détruisant ce qu’ils peuvent sur leur chemin ; pourquoi donc nous les avoir envoyés ? Les Occidentaux n’auraient-ils plus assez de courage pour les affronter eux-mêmes ? Si votre but est d’anéantir la Syrie pour protéger Israël, croyez vous vraiment que réduire le peuple syrien à la ruine et la misère va le pacifier et sécuriser Israël ?

Vos prédécesseurs, y compris les révolutionnaires de 1789 ont toujours apporté soutien et protection aux minorités chrétiennes de Syrie et d’Orient. Aujourd’hui vos prises de position ont un effet contraire et aboutissent à leur éradication. Croyez-vous en éradiquant les chrétiens apporter la civilisation ?

Qu’il est étonnant de constater comment en peu de temps, la politique française a réussi à nous faire douter du sens de sa révolution et de son emblème : « liberté, égalité, fraternité » ! En Syrie, votre politique, au sens de la pratique du pouvoir, a introduit l’arbitraire ; nous pouvons la résumer par un autre slogan : liberté et égalité en Syrie, oligarchie et privilèges au Qatar. Quant à la fraternité, elle régnait chez nous au sein du peuple et voilà que vous avez encouragé la guerre confessionnelle fermant les yeux sur les discriminations flagrantes qui se pratiquent dans d’autres pays arabes notamment en Arabie-Saoudite.

On nous dit que le Christianisme n’a plus cours dans votre pays, mais l’on ne voit guère apparaître une philosophie plus généreuse et plus cultivée que la religion qui a bâtit les cathédrales. En quelques mois, vous êtes parvenus avec vos alliés à transformer la fraternité islamo-chrétienne syrienne, que l’on doit à ces deux religions, en une guerre presque confessionnelle. Et pourtant, cette entente, est la garante d’un islam tolérant qui aurait pu se répandre dans le monde.

En échange, la guerre que nous vivons, par la volonté de l’ASL et de ses alliés semble transformer la coexistence en hostilité qui se répandra dans le monde avec une plus grande élasticité que l’entente. Soyez-en presque certains, les troubles que nous vivons actuellement, vous allez les vivre bientôt. Qu’entend-on dans les rues d‘Alep ?  « Après la Syrie, l’Europe ».

L’islam modéré est très fragile car le prophète met en garde les musulmans contre une alliance avec des non-musulmans pour s’opposer à des musulmans. En laissant proliférer l’islam intégriste vous fragilisez encore plus, les musulmans modérés. Vous jouez même contre-eux. L’islam intégriste a toujours le dernier mot car les modérés sont faibles et paralysés par les versets du coran dans la lutte contre les extrémistes.

Le proverbe arabe dit : « Qui prépare un repas vénéneux est le premier à mourir car il doit le goûter »; le proverbe français ne dit-il pas "Bien mal acquis ne profite jamais" ? Les Etats-Unis ont créé Ben Laden, ils ont eu le 11 Septembre.

Certes, bien des raisons inviteraient les chrétiens syriens à se distancer de l’appareil du régime syrien actuel, mais je puis vous dire que nous, syriens chrétiens, nous ne voyons guère de raisons de détruire notre pays et de laisser tuer nos enfants pour passer d’une corruption à une autre qui serait tout simplement au service d’autres intérêts.

Mieux vaut garder la politique que nous tenons plutôt que d’en suivre une autre que nous ne pressentons guère meilleure. Votre politique n’est rien d’autre qu’un encouragement à l’installation d’un Etat confessionnel en Syrie avec adoption de la loi coranique. Le Président Mursi, membre des frères musulmans, à l’instar de ceux qui sont promis en Syrie, n’a-t-il pas exprimé son intention d’imposer la « Charia » même aux Chrétiens d’Egypte ? Lorsque nous l’aurons chez nous, grâce à vous, il n’y aura plus qu’à vous la souhaiter et la souhaiter à vos femmes.

Pourquoi cette lettre ouverte d’un père atteint dans ce qu’il a de plus cher ? Est-ce pour exprimer un cœur meurtri par le chagrin ou bien pour que cette meurtrissure clame tout haut ce qu’un cœur tiède et indifférent est incapable de suggérer ?

Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, admettez que je vous invite à une réorientation de votre politique pour en déployer une plus courageuse et plus virile.

Admettez que mon invitation soit une supplication mais ne restez pas plus longtemps des suppliés. Au nom de la liberté et de ce qu’il en reste, au nom de l’égalité et de ce qu’on en a fait et au nom de la fraternité humaine réduite en miettes, je vous supplie, avec des milliers de proches, d’arrêter de soutenir et de financer ces bandes armées qui proclament que votre tour arrive après le nôtre.

Ayez pitié de familles blessées et désarmées, des familles en deuil, des familles qui n'ont plus de toits, des jeunes par centaines de milliers qui n’ont plus d’espoir.

Avez-vous vu comment Alep, la cité ancienne est devenue une ville fantôme ? Vous êtes-vous seulement imaginé Paris, ville fantôme, où des centaines de milliers de familles françaises cherchent refuge pour éviter les tirs et les obus de l’arbitraire, du fanatisme et de la brutalité ?

Vos alliés sur place se sont acharnés sur Alep avec ses bazars qui ont alimenté l’Europe durant des siècles ; ils se sont attaqués à des ruines. La basilique Saint-Siméon entourant la colonne du célèbre stylite l’ancien, est désormais une ruine de ruines. Des dizaines d’Eglises, des Mosquées, des usines, des écoles, des universités ont été la cible de leurs tirs et que dire des trésors archéologiques qui sont volés et dispersés pour nous apporter la démocratie !

Nous vous en supplions, Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères de la République Française, cessez votre soutien aux éléments armés qui n’obéissent à aucune loi et revenez à ce qui a fait la gloire de la France.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République Française, Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères de la République Française, l’expression de ma très haute considération.

Claude ZEREZ

Appel au peuple de France.

Peuple de France, Très cher peuple frère et ami, je vous dis : « Prenez garde aux informations qui vous sont communiquées ; elles sont partielles et obéissent à des considérations qui négligent l’humain ». « Ne dites pas, concernant la Syrie, je n’ai pas besoin de m’inquiéter, les médias et les politiques pensent pour moi ». 

Tentez plutôt de discerner ceux qui méritent votre confiance. Soyez vigilants…Ouvrez les yeux…Levez-vous pour dire non au massacre du peuple syrien. Quotidiennement des centaines de victimes sont atteintes : les morts gisent et les blessés désespèrent.

Peuple de France, ce texte est un appel pressant à nous soutenir. Nous sommes les chrétiens de Syrie et nous souhaitons continuer à vivre la convivialité avec l’Islam de laquelle cette guerre et ses initiateurs cherchent à nous éloigner.

Le régime syrien actuel a ses erreurs, ses imperfections, ses injustices, ses abus, sa corruption mais nous découvrons que tout cela est faible devant la guerre que nous vivons et pâle face à la promesse totalitaire que nous est faite à travers le comportement des éléments de l’Armée Syrienne dite « Libre ».

Chrétiens de France…dites-nous…pourquoi le réveil de la solidarité est-il si lent ? Pourquoi l’expression de votre charité n’est-elle pas plus manifeste ? Savez-vous que notre sort ressemblera bientôt à celui des chrétiens d’Irak et de Terre-Sainte ?

Peuple de France voici notre dernier cri pour vous appeler et vous supplier. Que les sages, les penseurs, les ouvriers, les pauvres, les jeunes et les moins jeunes parmi vous ne s’enlisent pas dans l’indifférence mais apprennent à réveiller en eux le feu de la Foi et les promesses de la République.

Merci. 

Claude Zerez

Atteint personnellement par la mort le 9 octobre 2012 de Pascale, ma fille âgée de 20 ans, je m’adresse au cher peuple de France en mon nom et au nom de tous mes frères et sœurs de Syrie blessés par la guerre.

Harasta, la banlieue de Damas qui a besoin de vous....

Hier toute la sainte journée nous entendions des histoires "à dormir debout" : Des enlèvements pour de l'argent, des meurtres, des vols, de la destruction touchant riches et pauvres.

Autour de Damas, Harasta dans le Rif [la banlieue] est toujours dans la détresse. Le Père Djébraïl [Gabriel] Kahila, Curé de Harasta [à nouveau bombardée il y a quelques jours] nous a attiré l'attention sur le fait qu'il ne reçoit aucun secours ; les associations caritatives se concentrent sur Homs, Alep et leur Rif ; les faubourgs de Damas sont oubliés.

Les seuls aides reçues pour les réfugiés chrétiens de cette banlieue ont été fournis par l'ONU sous forme de gels douche et de savons. 46 familles chrétiennes formant près de 130 personnes vivent au dessous du seuil de pauvreté. Ces personnes ont besoin de tout. 

Des familles sinistrées de Harasta, bombardée à plusieurs reprises, certaines se sont réfugiées chez des parents pauvres qui habitent des quartiers misérables, d'autres ont préféré rester chez eux sous les bombes car totalement démunis pour s'éloigner.  Ces familles sont "prisonnières"; elles ne peuvent plus en sortir car cette banlieue est à présent sous le contrôle des milices armées de l'Armée Syrienne "Libre". 

Nous apprenions il y a trois jours, qu'un jeune homme fut entièrement brûlé; aucune ambulance n'a osé se rendre sur place, le prêtre cherche une voiture avec un brancard pour aller le récupérer. Le Père Kahila qui habitait Harasta a du quitter la ville car sa propre maison a été détruite. Le plus grand bien est dit de lui et de son dévouement ; il se consacre à venir au secours des chrétiens de cette banlieue qui est pratiquement rayée de la carte. 

Le Père nous a confirmé n'avoir reçu aucune autre aide que celle évoquée plus haut. Les 46 familles concernées n'ont aucun revenu ; les jeunes et moins jeunes sont sans travail. Ajoutons que le Père Djébraïl [Gabriel] s'occupe également des chrétiens de Douma, Zamalka et Adra. A Douma, il n'y a plus de chrétiens, puisque les 25 familles qui y vivaient sont parties.

M.A. - Damas

Nous remercions tout ceux qui peuvent collecter, ne serait-ce que de modiques sommes, pour soulager ces familles en détresse. Les dons peuvent être adressé à la Fraternité Chrétienne Sarthe-Orient qui est en contact avec Harasta; un usage honnête avec discernement est assuré. 

mardi 9 octobre 2012

Enfin nous voici tous d'accord...

Nous sommes d’accord avec le citoyen ordinaire quand il se plaint du désordre ambiant, des guerres qui se succèdent, de l’incohérence des politiques et du chaos grandissant en ce monde.

Nous sommes d’accord avec les rebelles qui, en Syrie, demandent plus de liberté, moins d’emprisonnement et de tortures, plus de participation au pouvoir.

Nous sommes d’accord avec leur Président qui s’insurge contre l’usage des armes par des manifestants revendiquant la démocratie et contre des mercenaires étrangers et barbares qui défient quotidiennement son armée.

Nous sommes d’accord avec ce même Président quand il réclame le retour du Golan à son peuple.

Nous sommes d’accord avec l’Amérique qui a besoin du pétrole des arabes et protège Israël.

Nous sommes d’accord avec Israël qui sollicite son acceptation par les arabes et des garanties pour sa sécurité.

Nous sommes d’accord avec les Palestiniens qui revendiquent un Etat bien à eux et Jérusalem pour capitale.

Nous sommes d’accord avec l’Union Européenne qui s’aligne sur les Etats-Unis leur sauveur, à deux reprises, du cataclysme nationaliste.

Nous sommes d’accord avec la Russie qui protègent en Syrie ses intérêts et se défend d’un islam extrême menaçant à ses frontières.

Nous sommes d’accord avec elle qui se protège des ambitions hégémoniques de l’Amérique.

Nous sommes d’accord avec la Chine, la rivale de l'oncle Sam, qui cherche à étendre ses marchés et ses sources d’approvisionnement pour faire vivre son immense peuple.

Nous sommes d’accord avec la Turquie qui rêve d’une gloire perdue en tentant de retrouver l’influence ottomane d’autrefois.

Nous sommes d’accord avec les Arméniens qui insistent pour la reconnaissance du massacre de 1915. Nous les aimons et nous les admirons car ils vivent les souffrances presque dans le silence et sans faire souffrir un autre peuple. De là vient leur grandeur.

Nous sommes d’accord avec l’Iran qui veut jouer dans la cour des grands, car la Perse est une grande et belle civilisation qu’il ne faut, en aucun cas, priver d’une certaine gloire.

Nous sommes d’accord avec les chiites du Liban qui veulent dire au monde qu’ils sont encore en vie après avoir failli mourir de quarante ans de bombardements entre 1965 à 2006.

Nous sommes d’accord avec les petites nations qui trouvent leur fierté d’être des nations et qui luttent pour leur indépendance, prises en tenaille dans les mains des grands.

Nous sommes d’accord avec les pays pauvres qui demandent, au G20, la bienveillance dans le partage des richesses.

Nous sommes d’accord avec les musulmans qui veulent pouvoir prier librement dans les pays où ils sont minoritaires.

Nous sommes d’accord avec les Etats non-musulmans qui craignent les fanatiques de l’Islam et la faiblesse des musulmans modérés face à leurs extrémistes.

Nous sommes d’accord avec les chrétiens qui revendiquent des Eglises dans tous les pays d’Islam.

Nous serons d’accord avec les chrétiens d’Orient s’ils sollicitent de la Turquie, qu’Antioche redevienne, sous possession turque, la capitale spirituelle et géographique de l’Orient Chrétien. 

Nous sommes d’accord pour l’ouverture des frontières, à la condition que l’Organisation des Nations-Unies soit remplacée par l’Organisation des Peuples Unis (OPU) pour que se substitue la reconnaissance de tous les peuples à la discrimination existante entre les nations.

Enfin, nous voici tous d’accord pour dire que chacun a son droit et que seule la bonne volonté, la négociation et la paix permettent de le satisfaire…..A quand l’Organisation des Peuples Unis ?  
  
Le Veilleur de Ninive

dimanche 7 octobre 2012

Qui est le vrai fauteur de guerre en Syrie ?

Cet article est paru sous un autre titre : "USA : pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie". Nous avons préféré lui substituer la forme interrogative afin de permettre au lecteur de découvrir par lui-même la réponse. 

Jadis, l’Occident menait la Guerre Sainte pour répandre le christianisme et la civilisation. Aujourd’hui, la religion nouvelle s’appelle « droits de l’Homme », « démocratie » ou « protection des civils ». Au nom de ses valeurs et de ses intérêts, l’Occident, Etats-Unis en tête, ne recule devant aucun sale coup : financement de groupes d’opposition et de filières terroristes, désinformation, opérations psychologiques (Psyops), livraison d’armes, formation de mercenaires, actions de sabotages et de déstabilisation, embargos et sanctions, attentats ciblés, attentats aveugles et au besoin, bombardements massifs.

Si la Syrie est aujourd’hui dans la ligne de mire de nos Etats, ce n’est certainement pas parce que le régime maltraite ses opposants. Nous avons vu en effet comment nos élites pouvaient faire preuve de compassion et d’indulgence envers leurs alliés régionaux qui ne sont pas moins violents comme le régime de Tel-Aviv, celui d’Ali Abdallah Saleh au Yémen, de Ben Ali en Tunisie, celui des Saoud au Royaume du même nom ou celui des Al Khalifa au Bahreïn.

D’abord, la Syrie paie le prix de son attachement à sa souveraineté nationale. C’est le dernier pays arabe capable de résister au courant néoconservateur qui déferle avec le soutien de l’Occident sur les pays de la région à la faveur du « printemps arabe ».

Ensuite, la Syrie subit des représailles pour son insoumission à Israël. L’alliance stratégique que Damas a tissée avec l’Iran et les organisations de la résistance libanaise et palestinienne est un crime grave et sans appel aux yeux de nos élites. Officiellement en état de guerre avec Israël, l’Etat syrien est de surcroît doté de la dernière armée arabe capable de résister à la superpuissance de Tsahal.

Tous les mémorandums altruistes de l’Occident sur la Syrie ne servent qu’à dissimuler ces deux réalités. Pour se rendre compte de l’imposture humanitaire, est-il besoin de rappeler l’aveu d’Henry Kissinger, ancien secrétaire d'Etat sous le président Ford, affirmant que « les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts » (cf. Georges Soros, On Globalization, New York Review of Book, 2002, p. 12) ?
Nous aurions bien voulu croire que la mission de nos élites soit de répandre le Bien. Mais nous pensons avoir le droit d’être sceptique quant aux intentions et aux moyens mis en œuvre en Syrie par ceux-là même qui nous avaient tant promis l’avènement de la démocratie en Afghanistan, en Irak ou en Libye.

La Libye pour ne citer que cet exemple a curieusement disparu de nos écrans-radars alors que les milices y font régner la terreur et procèdent à une épuration ethnique et religieuse méthodique. Des dizaines de milliers de prisonniers politiques accusés de loyauté envers l’ancien régime et d’émigrés subsahariens croupissent dans plusieurs prisons secrètes. Ces détenus sont quotidiennement torturés et parfois assassinés dans l’indifférence générale. Tous les jours, des attentats sont commis par des inconnus et des règlements de compte opposent des bandes rivales. Les tombeaux des saints considérés comme « hérétiques » sont détruits un à un sous le regard bienveillant des nouvelles forces de « sécurité » (cf. De Morgen, 30 août 2012). Bref, la Libye est en pleine voie de « somalisation ».

Depuis dix-neuf mois, un feu destructeur ravage la Syrie. Affirmer que ce feu est alimenté par la seule intransigeance et la seule brutalité du pouvoir syrien est parfaitement malhonnête. Car ce feu n’est ni une nouveauté ni exclusivement dû à des facteurs intérieurs. Ce feu est en effet entretenu sous forme de guerre larvée par les puissances occidentales depuis la libération de ce pays en 1946 du joug français. Soucieuse de restaurer leur tutelle sur la Syrie, ces puissances coloniales ont indirectement contribué à la militarisation de ce pays en soutenant la création et l’expansion d’Israël (1948) ainsi que toutes les pétromonarchies du Golfe dont le discours religieux sectaire s’avérait utile face au panarabisme prôné entre autres par l’Egypte de Nasser et la Syrie baassiste. En avril 1949, pour établir leur hégémonie sur la Syrie et soulager Israël, les USA ont soutenu le coup d’Etat du colonel Za’im. En 1957, soit bien avant l’avènement de la Syrie d’Hafez el-Assad, l’axe américano-britannique a planifié d’assassiner trois dirigeants syriens jugés trop pro-soviétiques (cf. Ben Fenton, The Guardian, Macmillan backed Syria Assassination Plot, 27 septembre 2003). A l’époque, tous les plans de renversement du régime baassiste ont été envisagés par la CIA et le SIS (MI-6) : organisation de troubles, appels à l’insurrection, création d’un « Comité Syrie Libre », armement de l’opposition, « activation des Frères Musulmans à Damas ». Bien naïf serait celui qui nierait la similitude entre cet épisode de l’histoire syrienne et la situation actuelle.

Revenons un moment sur le traitement de l’information à propos des événements récents. A partir de mars 2011, profitant de l’agitation naissante dans le pays, nos experts en communication ont exagéré le poids de l’opposition et l’ampleur de la violence d’Etat tout en minimisant le réel soutien populaire dont dispose le gouvernement de Damas ce que d’ailleurs l’ambassadeur de France en Syrie Eric Chevalier n’a pas manqué de reprocher à son ministre Alain Juppé. On nous a sciemment caché la militarisation d’une partie de l’opposition syrienne et la présence de groupes terroristes s’infiltrant depuis le Liban, une réalité pourtant constatée dès le mois d’avril 2011 par des journalistes d’Al Jazeera, la chaîne qatarie. La censure imposée par le patron d’Al Jazeera alias émir du Qatar sur les événements qui révéleraient la conspiration anti-syrienne a contraint ces journalistes à faire « défection » pour utiliser un terme que l’on nous sert toujours à sens unique.

Qui plus est, à vouloir dénoncer systématiquement la propagande de l’Etat syrien, la presse mainstream occidentale a soit gobé soit alimenté la propagande de l’opposition radicale allant jusqu’à déguiser des massacres de soldats ou de civils par des terroristes en « crimes de la dictature » comme à Jisr-Al-Choughour (juin 2011), Houla (mai 2012), Deir Ez Zor (mai 2012) ou Daraya (août 2012). On peut en conclure que l’Occident mène au moins une guerre psychologique contre la Syrie.

Est-il cependant raisonnable de croire que l’Occident n’est pas militairement engagé dans ce pays ?

En automne de l’année dernière, lorsque le gouvernement syrien a appelé les conjurés à déposer les armes, Victoria Nuland, porte-parole du département d’Etat US, a sommé ses protégés syriens de désobéir. Parallèlement, les agents de la CIA et leurs acolytes européens ont incité les soldats syriens à passer dans les rangs d’une armée de mercenaires placée sous commandement de l’OTAN par le truchement de l’armée turque.

Sans surprise, les QG de l’Armée syrienne libre (ASL) installés au Hatay accueille désormais des terroristes du monde entier désireux d’en découdre avec les Syriens patriotes accusés d’être des « infidèles » à la solde de « l’ennemi chiite ». Ces terroristes y reçoivent une formation militaire, des armes, des pick-up surmontés de fusils-mitrailleurs, des MANPAD (systèmes portatifs de défense anti-aérienne) et des appareils de communication performants.

« Nous avons surtout récupéré des roquettes RPG9 puisées sur les stocks de l'armée saoudienne » jubile un rebelle dans les colonnes du Figaro (28 juin 2012) qui ajoute « Elles ont été acheminées par avion, jusqu'à l'aéroport d'Adana, où la sécurité turque a surveillé les déchargements avant de savoir à qui ces roquettes allaient être destinées ». Petits détails : l’armement saoudien est essentiellement américain et la base turque d’Adana dont parle le terroriste, est la base américaine d’Incirlik. L’Occident s’est longtemps défendu de fournir des « moyens létaux » aux terroristes alors que des agents du Service fédéral de renseignement (BND) croisant au large de la Syrie transmettaient des informations concernant les mouvements des troupes syriennes aux services britanniques et US pour qu’elles parviennent aux rebelles (cf. Bild am Sonntag, 19 août 2012).

Selon le Sunday Times, les services britanniques basés à Chypre ont eux aussi aidé les insurgés à mener plusieurs attaques. Le fait d’indiquer à ces derniers à quel moment et quel endroit ils doivent tirer sur les troupes syriennes ne revient-il pas de facto à participer militairement au conflit ? L’Occident semble donc loin d’être neutre et habité par de louables intentions. En cette époque de crise et de récession, il peut même se targuer de mener une guerre low cost dans laquelle les seules victimes sont des Arabes.

En rappelant ces faits, notre but n’est absolument pas de minimiser les responsabilités du gouvernement de Damas dans la terrible répression du mouvement de contestation syrien, les crimes d’Etat commis au nom de « la paix et la sécurité », le degré de corruption de certains hauts fonctionnaires de l’Etat, la cruauté de ses services de renseignement, ni l’impunité dont ils ont trop longtemps bénéficié. Tous ces facteurs internes de la tragédie syrienne font partie des éléments déclencheurs de la légitime révolte populaire lancée en mars 2011.

Nous réitérons au passage notre profonde indignation face au degré de violence du conflit syrien et souhaitons que le peuple syrien puisse accéder à l’improbable démocratie à laquelle il aspire légitimement.

En soulignant le rôle de l’Occident dans la militarisation de l’Etat syrien, nous tenons avant tout à renouveler cet avertissement à ceux qui croient en « la libération » du peuple syrien par la voie des armes : au-delà du caractère illégitime de l’action de nos pompiers pyromanes, celle-ci a pour seul résultat l’augmentation de la souffrance de ce peuple et entraîne inexorablement l’humanité dans une aventure aux conséquences que nul ne peut aujourd’hui mesurer.

Les show médiatique d’un Laurent Fabius qui appelle au meurtre du président syrien (en déclarant qu’il ne mérite pas de vivre), celui d’un Didier Reynders qui vient de plaider au sommet de Paphos pour « le devoir d’ingérence » en Syrie ou les déclarations scandaleusement violentes de l’administration Obama ne font que précipiter l’humanité vers ce chaos.

Hier -au nom du respect de la souveraineté des peuples, de l’humanisme et de la paix-, nous, avons dénoncé l’invasion de l’Afghanistan sans pour autant éprouver de sympathie pour les Talibans. Nous avons manifesté contre l’invasion de l’Irak sans pour autant défendre le président Saddam Hussein. Nous avons protesté contre l’ingérence occidentale en Côte d’Ivoire sans être des laudateurs du président Laurent Gbagbo. Nous nous sommes indignés de l’implication occidentale dans la guerre civile libyenne sans adorer le dirigeant Kadhafi. Et aujourd’hui, nous nous insurgeons contre l’intervention militaire en cours en Syrie sans pour autant être des partisans du président Bachar El-Assad.

Constatant que la destruction de la Syrie ne profite qu’à ses ennemis de toujours, conscients que seules les initiatives prônant la paix, le dialogue et la réconciliation pourront offrir une alternative digne et viable au peuple syrien, nous appelons tous les véritables amis de la Syrie à condamner l’ingérence de nos dirigeants dans les affaires intérieures de ce pays.

Auteur : Bahar Kimyongür - Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS) 

Dans le cadre du lancement de notre campagne pour la paix, le dialogue et la réconciliation en Syrie, nous avions appelé à protester contre l’ingérence militaire occidentale par un rassemblement devant l’ambassade des Etats-Unis à Bruxelles le mardi 25 septembre dernier. 

Pour le Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS) Bahar Kimyongür - USA : pourvoyeur de terroristes et fauteur de guerre en Syrie.

samedi 6 octobre 2012

Alep - Mgr. Anis Abi Aad : Nous avons besoin de secours et d'aide.

Mgr Anis Youssif Abi Aad, Archevêque maronite d'Alep déclare que l’écrasante majorité des chrétiens sont encore en Syrie. Et nous avons besoin de secours et l'aide…

L’Archevêque maronite a assuré au cours d’une interview radio-diffusée, que « la grande majorité des chrétiens est encore en Syrie et qu'elle ne s'occupait pas de questions militaires ; il a ajouté : «Nous avons besoin de secours et de l'aide."

Mgr. a souligné « qu’il est à craindre que certaines écoles ne puissent ouvrir leurs portes car elles sont devenues un refuge pour les déplacées », soulignant que l'Eglise n’est pas en mesure de faire face à la situation. Il a également appelé les chrétiens à rester dans le pays en affirmant : « Ne fermez pas les portes du dialogue et appuyez vous sur vos blessures pour établir une atmosphère de dialogue et de compréhension mutuelle ».

vendredi 5 octobre 2012

Nigéria : Les assassins profitent de notre silence.

Les violences au Nigeria ne s'apaisent pas. Selon l'Agence Fides, un attentat a frappé les fidèles à la sortie de la messe, le dimanche 23 septembre dernier, devant l’église catholique de Saint Jean à Bauchi dans le Nord du Nigeria, faisant quatre morts -dont un enfant de quatre ans- et une cinquantaine de blessés…

Le 2 octobre, plus d'une quarantaine d'étudiants ont été massacrés à l'université de Mubi au nord-est du Nigeria. Selon Mgr Kaïgama, archevêque de Jos, les responsables seraient les membres de la mouvance islamiste Boko Haram, car ce massacre "est semblable à d'autres actions qu'ils ont commises récemment" (Fides).

En dépit des violences, les portes des églises ne doivent pas fermer au Nord du Nigeria. 

« Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom et planter sur le sol lointain ta Croix glorieuse » : ces mots de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, que nous venons de fêter lundi, témoignent de sa volonté missionnaire. Elle priait sans relâche pour l’Église répandue à travers le monde, et pour la réussite de sa mission. Voulez-vous lui confier avec nous l’Église au Nigeria ?

C'est pourquoi, chers amis, je vous propose de :
  • PRIER Sainte Thérèse pour les chrétiens du Nigeria, afin qu’ils trouvent la force de rester fidèles au Christ malgré les persécutions.
  • OFFRIR DES MESSES pour le salut et la conversion des membres de la secte Boko Haram, qui terrorisent le Nord du pays.
  • PARTICIPER à la reconstruction des églises du Nigeria, et en particulier celle de Sainte Thérèse de Madalla, détruite lors d’une attaque à la bombe, le soir de Noël, faisant plus d'une cinquantaine de morts. Reconstruire les églises, signe visible de la ferveur des catholiques du Nord Nigeria, est l'une des priorités notamment pour Mgr Uzoukwou, qui détaille ici son projet.
Chers amis, c’est par votre prière et votre générosité que vous aidez concrètement les chrétiens du Nigeria, je vous en remercie vivement.

Marc Fromager
Directeur de l'AED

mercredi 3 octobre 2012

Dialogue ouvert avec des enfants d'Alep.

Nous reproduisons ici un dialogue enregistré Lundi 1er octobre à Alep avec un groupe de jeunes alépins âgés de 11 à 16 ans ; nous rapportons ce dialogue pour vous lecteur afin que la cause des enfants d'Alep devienne votre cause. Avec ce qui se passe sur place l'innocence est assassinée.

Notez seulement que dans notre transcription, nous n’avons pas repris la forme et le langage des enfants qui se sont exprimés en langue arabe. Toutefois dans la mise en forme nous avons tenté de rester le plus fidèle possible aux réflexions des jeunes.

1 - Pensais-tu que la guerre c'était cela ?

Autrefois, la guerre était   pour nous un jeu  vidéo dans lequel on tuait l'ennemi. Nous croyions que la guerre se passait entre 2 pays, entre deux armées. Nous ne pensions pas qu'elle consistait à enlever les gens, à les tuer pour exposer et parader avec leurs cadavres. La guerre ce n’était pas exécuter devant les caméras de télévision…

Aujourd’hui on détruit les maisons et les quartiers ; on ne sait pour qui ? pour quoi ? Combien de temps cette guerre va-t-elle durer ? Longtemps ? Serons-nous victimes un jour ? 

Pourquoi les enfants meurent-ils dans cette guerre ? Pourquoi deviennent-ils orphelins ? Pourquoi détruit-on les maisons de Dieu ? Pourquoi le mal et l'injustice sont rois ? Ou est Dieu ?
2 - Qu'est-ce qui est le plus moche dans la guerre ?

Ce qui est le plus moche, ce sont les rancunes, les innocents qui meurent, un pays que l’on tue ; notre maison qui s'écroule, la peur et la panique ; la Syrie a reculé de 10 ans ; nous n’avons plus d'avenir ; nous perdons tout, même nos rêves. On ne peut plus dormir ; à chaque bombe qui tombe, nous tremblons ; nous pleurons…

3 - Penses-tu que des belles choses soient possibles dans la guerre ?

Très peu, mais on admire nos voisins d’immeuble ; ils nous ont beaucoup aidé, plus que nos proches ; nous sommes maintenant plus sensibilises aux autres, surtout aux pauvres et aux orphelins. On sent que la Syrie est notre « mère », qu'il ne faut pas la perdre. Nous sommes plus sensibles à notre hymne national. Nous sommes devenus plus proches de Dieu, notre unique abri ; Notre foi et notre religion est plus forte. Nous sommes plus conscients de ce que représente la vie et plus attachés à la patrie.
4 - D'après toi qui souffre le plus ?

Ceux qui souffrent les plus ce sont les orphelins, les familles des martyrs, les soldats qui sont le plus visés par les criminels…Nos parents ont vécu des années plus ou moins faciles ; nous nous commençons notre vie par des moments trop difficiles ; même nos parents s'inquiètent pour notre avenir, pour nos études, notre service militaire ; sur la manière de se procurer notre pain quotidien…

5 – Désires-tu encore rester en Syrie ?

D’une seule voix ils clament : Nous ne quitterons jamais la Syrie ! Parmi les jeunes, certains ont une double nationalité – eux aussi objectent : On ne jette pas des pierres dans le puits qui nous a abreuvé ; on ne quitte pas une mère qui nous aime ; on ne quitte pas une terre qui nous a nourri et qui garde les tombes de nos ancêtres.


6 - Qu'est-ce qui a changé dans ton regard sur la vie et sur les autres ?

Nous avons aujourd’hui un grand désespoir dans la vie. Nous ressentons un grand ennui et un vide dans notre existence : toujours rester à la maison. Pourquoi vit-on ? Nous sommes trop petits pour porter des responsabilités ; celle-ci est trop lourde. Nous devenons plus agressifs. Nous nous sentons au bord d’une grande pente ; va-t-on tous tomber dans le labyrinthe ou revenir à la douce Syrie que nous avons connue ? Va-t-on revoir la Syrie qui nous a donné des moments d'amour, de solidarité entre les différentes confessions et ethnies ?

7 - Qu'attendrais-tu des chefs de guerre et du gouvernement ?

Nous attendons : qu’ils combattent la grande corruption et qu’ils fassent revenir la sécurité. Nous voulons pouvoir partir de la maison et y revenir sans avoir peur. Nous voulons que les chefs parlent entre eux. Tous doivent savoir qu’il n’y a pas de pays qui veulent du bien à la Syrie ; il n'y a que les syriens qui doivent l'aimer ; le proverbe arabe est cité : « Rien ne peut gratter ta peau que tes propres ongles ».

8 - Est-ce que la guerre te fait plus aimer les autres ou les détester ?

Cette guerre m'a appris, ainsi qu’à mes copains à donner plus de valeur à la vie. Elle m’a fait voir que la violence, la sauvagerie et la mort brutale ne sont pas les nôtres. Notre vraie vie, notre culture nous vient de nos premiers ancêtres. C'est une vie d'amour, de tolérance et de paix.



lundi 1 octobre 2012

Alep : La destruction des souks est un crime contre l'humanité.

Damas - Lundi 01 Octobre 2012 (14:30)Alep c'est le drame dans toute sa splendeur...Au cours d'une rencontre hier à Damas, nous avons pu échanger avec une dame d'Alep; elle était voilée de la tête aux pieds; elle se trouve dans la Capitale depuis quelques jours ayant fuit les combats ; elle devait rentrer chez elle ce matin.

Elle a raconté les horreurs commises par les groupes armées, véritables terroristes professionnels, afghans, lybiens et chichanes... Elle a rapporté "qu'ils étaient monstrueux, qu'il tuaient et brûlaient au nom de Dieu sans scrupules". "Plus l'armée en tue, plus ils en arrivent", dit-elle ; il y a même des "rumeurs" [mais prenons garde aux rumeurs] qui rapportent qu'un tunnel fut percé reliant Alep à la Turquie, pays qui envoie quotidiennement en Syrie des renforts en hommes et en armement. 

A Alep, plus de 1000 boutiques ont été incendiées dans les souks lesquels remontent au XIIe siècle, à l'époque de Hulagu, petit fils de Gengis-Khan; ils faisaient la fortune d'Alep, la fierté de ses habitants et l'ébahissement des touristes. 

Rien n'a encore été dit des usines de tissus et des industries pharmaceutiques de la ville qui ont subi le même sort que les souks. Les Alépins sont désespérés.

Voilà que nous découvrons que les rebelles en mal de démocratie [la farce] sont devenus les nihilistes des civilisations anciennes. Ils sont parvenus à détruire les souks médiévaux qui faisaient la fierté de l'humanité entière puisque l'UNESCO les avaient classés au patrimoine Mondial de l'humanité. Leur destruction n'est rien d'autre qu'un crime contre l'humanité. Les encouragements et le soutien de l'Occident à l'Armée Syrienne "Libre" ont-ils joué un rôle dans les actions nihilistes et destructrices de ces bandes armées ?

M.A.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.