samedi 29 septembre 2012

Alep : Au coeur de la violence, des gestes de courage et d'humanité

Au milieu de la violence et de la désorganisation, des haines et des mensonges, des pleurs et des désespérances, Alep offre toujours à ses habitants des gestes d’espoir.

Un obus tombe le 27 Septembre dans l’appartement d’une famille chrétienne, belle, paisible, en pleine jeunesse. Nous vous parlons de Raymond, de Marie et de Joelle leur fille ; ils ont un petit garçon qui est sorti pour acheter des sucreries ; durant ces quelques minutes d’absence du petit, un obus les frappe dans leur appartement. Ils sont atteints. Marie l’épouse et Joëlle leur fille tombent et ne se relèvent pas ; elles décèdent sur le coup. Raymond grièvement blessé doit être immédiatement emmené à l’hôpital. Qui va le faire ? Ce sont leurs voisins musulmans qui se dévouent.

Au premier hôpital visité, le Médecin-Chef refuse de recevoir le blessé. Scandale ! mais sans réfléchir, les ambulanciers de circonstances repartent avec le blessé pour « l’hôpital national ». A l’arrivée une dizaine de volontaires se précipitent pour donner leur sang afin de sauver le malheureux ; aucun chirurgien n’ose apparaître à l’exception d’un seul qui se propose d’intervenir en catimini [car les chirurgiens craignent d’être saisis de force pour soigner les combattants]. A Alep, le système d’assurances sociales ne fonctionnant plus, ce sont les mêmes voisins, ambulanciers et musulmans qui prennent sur eux les frais de médicaments. Ils ne s’arrêtent pas à ce geste puisqu’ils repartent en direction du premier hôpital pour y faire mettre le chirurgien indigne à la porte.

Cet autre récit concerne un homme, qui a fait parti des services secrets. A présent, il est reconverti dans la production de pain ; il en fabrique pour aider. Il en produit une trentaine de kilo par jour ; il y a lieu de dire que le pain étant très prisé, il faut parfois attendre entre 5 et 8 heures pour acheter un kilo de cette denrée. Un voisin musulman lui achète sa production pour la faire distribuer gratuitement aux pauvres chrétiens.  

Laisser nous vous relater ce fait. En l'absence du Croissant rouge, paralysé, une petit équipe composé d'un moine-prêtre et d’un Imam accompagnés de jeunes garçons et filles volontaires traversent sous le feu, les quartiers de « Midan » et « Sulaimanieh » pour aller aider, sauver, et rendre visite aux détenus des prisons ou pour porter à manger à ceux qui ne veulent pas laisser leur maison par crainte de vols.

On ne vous a pas encore parlé du Frère Georges Sabeh, un Frère Mariste qui a ouvert son couvent pour recevoir les familles réfugiées provenant des quartiers chrétiens. On ne vous a pas mentionné le Couvent des Jésuites, Saint Vartan ou celui des Franciscains et même encore les Mosquées qui sont ouvertes à tous pauvres dans le besoin. Le bon samaritain de l’Evangile avait-il fait la distinction entre la religion, l’ethnie ou la couleur ?

Toujours fidèles, toujours nobles et fiers, les bédouins de Deir Hafer qui se trouvent dans le rif-Est d’Alep, n’hésitent pas à traverser plusieurs barrages de l’ASL, en risquant leur vie, pour venir porter blé, légumes, olives et moutons aux réfugiés chrétiens.

Nous devons une pensée particulière à tous ces soldats de l’armée syrienne tombés en portant secours aux civils.  

Mais enfin seriez-vous autant touché que votre rapporteur par cette invitation de l’Imam de la Mosquée du quartier qui a invité un chrétien à donner son témoignage sur la Vierge mais aussi sur l’Islam tel que perçu par un chrétien ? Oui. Cette rencontre aura lieu lundi prochain 1er Octobre 2012 à la Mosquée même, à Alep.

Témoignage et exemple du dialogue des civilisations et des religions qui est vécu ici en Syrie, de manière profonde et qui forme la particularité de ce pays. Si le Liban est un message de convivialité islamo-chrétienne, la Syrie est un modèle de dialogue authentique et profond entre l’islam et le christianisme.

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