dimanche 27 mai 2012

La Syrie, Un peu d'histoire...

La Syrie est à la frontière de deux espaces culturels antithétiques : l'espace occidental par sa façade méditerranéenne, l'espace oriental par son ouverture sur le Proche-Orient asiatique. Ce pays, qui forme un carrefour névralgique pour les échanges entre l'Afrique du Nord, l'Arabie, l'Asie orientale, occidentale et mineure est aussi un passage obligé vers l'Europe. C'est grâce à sa position géographique que la Syrie est devenu un pays aux facettes multiples où se sont mêlés peuples et langues diverses : Araméens, Cananéens, Hébreux, Nabatéens, Perses, Grecs, Romains, Byzantins et Arabes.

De cette situation centrale, la Syrie a connu une histoire très mouvementée. Elle a souvent du ployer sous la pression et l'influence d'autres peuples. Elle fut successivement occupée, déchirée et convoitée par des empires divers dont les capitales furent situées en Mésopotamie, en Egypte et dans l'Europe méditerranéenne (Rome, Constantinople). Ce gigantesque brassage culturel fait aujourd'hui la richesse incomparable de ce pays.  En conséquence, l'histoire humaine de la Syrie se révèle très complexe à travers des réseaux très denses de type sémite qu'ils soient juifs, chrétiens et musulmans. 

La Syrie est également l'axe principal par lequel les civilisations se sont déplacées, car l'Euphrate qui le traverse fut au cours de son histoire la voie naturelle de communication. Civilisation en mouvement en Syrie, civilisation autonome, sédentaire et repliée sur elle-même en Egypte.
                                                                                  
Se rendre en Syrie, revient à faire un retour en arrière aux racines de l'histoire humaine. Les références historiques à la civilisation judéo-chrétienne nous font souvent remonter aux grecs et à la Bible. Ne faudrait-il pas revenir plus loin encore à l'Orient ancien ? Les origines les plus lointaines que l'homme a exhumé ne se trouvent-elles pas en Mésopotamie ? La Syrie fenêtre méditerranéenne de la Mésopotamie, n'a-t-elle pas activement participé à cette grande révolution qui a fait passer l'humanité de la préhistoire à l'histoire.                     
La Syrie abrite un patrimoine culturel de plus de 5000 ans. Elle s'enorgueillit de posséder les plus anciens centres urbains qui furent habités sans interruption et son histoire est marquée par quatre temps forts.               
1 - Aux musées de Damas et d'Alep, à Ebla, à Ougarit et Mari, il est possible de se faire une bonne idée de la manière dont la Syrie, au IIIe millénaire avant Jésus-Christ, a participé  à la grande révolution urbaine et culturelle de cette période qui nous a laissé l'Alphabet. 
2 - Alexandre, au IVe siècle avant J.C., tente la fusion entre l'Orient et l'Occident : C'est en terre syrienne qu'il imagine cette incroyable rencontre entre l'esprit classique des grecs et l'âme passionnée de l'orient sémitique. Ce qui en résulte ce sont ces fabuleuses cités hellénistiques comme « Apamée » et « Antioche », qui nous disent  bien le rôle essentiel joué par la Syrie dans cette rencontre des civilisations Gréco-romaine et orientale, rencontre périlleuse puisque la Syrie constitue alors une province frontière entre l'Occident romain et l'Orient perse, mais rencontre brillante puisque « Palmyre » put jouer le rôle d'arbitre.                                       
3 - C'est le dynamisme et l'extension fulgurante du christianisme qui vient modifier totalement le visage du monde et les rapports entre les cultures. Le christianisme fut à la fois le ciment unificateur mais aussi un levier qui a réactivé les cultures locales  sémitiques. Le pays devient chrétien, farouchement chrétien. La Syrie est « le fer de lance » de la nouvelle religion qui développe une pensée brillante et un nouveau mode de vie original qui est le monachisme. En changeant de religion, elle change aussi de maître: elle passe sous la domination de Byzance, donc de l'Europe, mais pas pour très longtemps car le joug impérialiste de Byzance lui est vite insupportable et coincée entre les Perses et les Byzantins qui se la disputent, elle accueille en 634 une troisième force, les arabes, puissance inattendue au milieu de ces vieux Empires.                                           
4 - La Syrie devient musulmane. Une nouvelle page se tourne, peut-être la plus brillante puisque Damas devient la capitale de l'empire musulman. La configuration géopolitique du monde est totalement modifiée. Un Empire unique s'étend de l'Atlantique aux confins de la Chine, unissant pour la première fois monde méditerranéen et monde asiatique. La Syrie et la Mésopotamie qui, jusque-là, formait la périphérie de l'Empire, se trouvèrent former de part et d'autre de la steppe un nouveau centre.
Au cour de cette longue période des origines à nos jours, une parenthèse marque l'histoire syrienne. C'est la période croisée, qui travaille, deux siècles durant, à une marque indélébile en terre syrienne, à travers l'architecture romanes et gothiques que l'Occident ramène en Syrie.

En conséquence, le pays regorge de nombreuses richesses; un pays à qui l'humanité est redevable; un pays qui a beaucoup souffert, parce qu'il fut toujours une pomme de discorde entre les Empires; un pays qui a beaucoup créé, précisément parce qu'il fut un lieu de brassage des cultures.                                                                 
Enfin, il faut bien conserver à l'esprit que si le christianisme est né à Jérusalem, il a pris son essor en Syrie. Le pays est situé à proximité immédiate de la Palestine. Souvent mentionnée dans la Bible, il a joué un rôle essentiel dans les débuts du christianisme. Il suffit, pour s'en rendre-compte, de relire les Actes des apôtres. C'est à Antioche, alors capitale de la Syrie apostolique, que l'Eglise s'ouvrit largement aux païens et que les disciples de Jésus reçurent pour la première fois le nom de chrétiens.

C'est sur le chemin de Damas, son actuelle capitale, que Saül se convertit et devint l'Apôtre Paul. A Damas, se dresse toujours la maison où son évêque Ananie lui enseigna l'Evangile.
A Doura-Europos, dans le désert syrien, on visite la plus vieille église connue du monde; une église clandestine, aménagée en 232 après J.C. qui se trouve à l'intérieur d'une maison et nous fait remonter à l'époque où les empereurs romains persécutaient les chrétiens. Dans le Nord-ouest du pays, se dressent les ruines de centaines de monastères et d'églises construits vers la fin de l'Antiquité.
Il n'y a plus qu'à espérer la paix, la démocratie véritable et laïque ainsi que le respect des croyants, quel qu'ils soient, pour  qu'à nouveau le Syrie redevienne place de brassage et de passage pour tout ceux qui veulent retrouver les traces authentiques et véritables des civilisations, musulmanes et judéo-chrétiennes.

Claude ZEREZ

mercredi 23 mai 2012

Les chrétiens syriens « poussés vers la sortie »...

Source de l'article publié le 25 mars 2012  - Nous devons à la vigilance militante de nos amis Cécilia et Bwane de pouvoir relayer ici ce cri d’indignation, douloureuse pour le coup, de dignitaires chrétiens de Syrie. Les patriarches Ignatius IV et Zakka 1er, respectivement chefs des Églises chrétiennes grecque orthodoxe d’Antioche et orthodoxe syrienne, accusent en effet plusieurs gouvernements occidentaux, dont celui de la France, d’avoir prescrit à leurs ambassadeurs à Damas d’accorder très libéralement aux Syriens de confession chrétienne des visas pour l’Europe ou le Canada, sans restriction de durée du séjour. Autrement dit, les Occidentaux seraient sur le point d’encourager l’émigration hors de Syrie de la minorité chrétienne, pas assez « CNS-compatible » !

Une accusation grave, dont on peut penser que ces éminents dignitaires religieux ne l’auraient pas formulée s’ils n’avaient des éléments objectifs en leur possession. Ce sont des sources émanant du patriarcat orthodoxe qui ont donné l’information au site al Hakika (« La Vérité »), proche de l’opposition syrienne, mais au moins aussi opposé au CNS qu’à Bachar. Les dignitaires auraient découvert la chose en février.

La valise ou le cercueil

On rappellera à ce sujet que les 5 et 6 septembre derniers, le patriarche de l’Eglise maronite du Liban et de Syrie, Mgr Bechara Raï, en visite officielle à Paris, s’était entendu dire par Nicolas Sarkozy puis Alain Juppé que « le régime de Bachar al-Assad (était) fini » et qu’en conséquence les chrétiens syriens devaient sans tarder prendre langue avec l’opposition sunnite radicale – mais quand même « modérée » assuraient Sarkozy/Juppé – et donc se désolidariser du régime actuel, sous peine d’en subir les imminentes et graves conséquences. On sait que Mgr Raï ne s’en était pas laissé compter et avait publiquement fustigé dans les médias français, notamment le quotidien chrétien La Croix, l’attitude criminelle, irresponsable des dirigeants français. On sait aussi que, depuis, Juppé a publiquement déploré le soutien persistant de la communauté chrétienne à Bachar. Puis, plus récemment, et plus discrètement, il a regretté le manque d’ouverture de son cher CNS aux chrétiens (voir notre article « Juppé très, très déçu de l’opposition syrienne », mis en ligne le 16 mars).

Selon le site al Hakika, les responsables religieux ont évidemment souhaité obtenir des explications des diplomates occidentaux, et une altercation particulièrement violente aurait d’ailleurs éclaté entre Mgr Ignatius et l’ambassadeur français Eric Chevalier, le premier accusant le second et ses supérieurs de vouloir faire subir aux chrétiens de Syrie le sort des esclaves africains déportés en Amérique !

Quoiqu’il en soit, le régime syrien étant plus que jamais en place, six mois et demi après les prédictions sarkozyennes sur la chute imminente du dit régime, et les chrétiens continuant globalement de bouder le CNS et l’ASL, il semble que les Occidentaux essayent donc de faire pression sur cette minorité en jouant sur les peurs. C’est un peu, mutadis mutandis, la réactualisation de la formule « La valise ou le cercueil » du FLN à destination des Pieds noirs d’Algérie. Sauf qu’il va vraiment falloir délivrer beaucoup de visas dans les ambassades : aux quelques 2 millions de chrétiens syriens s’ajouteront forcément les centaines de milliers de leurs coreligionnaires irakiens réfugiés depuis la chute de Saddam en Syrie. En attendant, qui sait, d’ouvrir les portes aux coptes d’Egypte et, un peu plus tard aux chrétiens libanais, qu’ils en tiennent pour Michel Aoun ou Samir Geagea, une fois qu’avec l’aide de la France, Séoudiens, Qataris et Turcs auront imposé le nouvel ordre Frères musulmans-wahhabite à toute la région. Heureusement ce scénario catastrophe ressort toujours, en dépit des efforts des gouvernements français et européen, à la politique fiction. Mais si ce plan de nettoyage ethnique diplomatique était confirmé, il donnerait la mesure de l’abjection morale des gouvernements européens, et de leur capitulation devant ce fondamentalisme, cet extrémisme religieux qu’ils prétendent bruyamment combattre, et qui vient de frapper en France.

Dans la dernière partie de l’article, il est fait état d’une lettre adressée par l’Église orthodoxe syrienne au Vatican, et qui traite de l’épuration ethnique dont les 200 000 chrétiens de Homs ont été victimes de la part des extrémistes islamistes à l’oeuvre à Homs et dans d’autres quartiers. Beaucoup, nous l’avons écrit, ont dû fuir la ville, et, symboliquement, les insurgés ont détruit la plus ancienne église chrétienne de Homs, et de toute la Syrie, celle de Oum al Znard dans le quartier chrétien d’al-Hamidiyeh (voir notre article « Homs, les journalistes occidentaux et les chrétiens locaux… », mis en ligne le 29 février).

Le Vatican a pour l’heure réagi avec la prudence qu’on lui connait, mais le vicaire apostolique d’Alep, une voix romaine autorisée, les déclare très crédibles et dénonce la violence des groupes islamistes et, implicitement, la désinformation occidentale à ce sujet.

Pour finir nous mettons en ligne, grâce à notre ami Vilistia, un reportage de la chaîne d’information russe anglophone RT sur les chrétiens du bourg de Maaloula, jusqu’à présent épargné par les troubles : on voit, dans ce village du centre de la Syrie, situé à une cinquantaine de kilomètres a nord-est de Damas dans une région montagneuse, un des derniers endroits où l’on parle l’araméen, la langue du Christ, une communauté assez soudée autour de son gouvernement, et pour qui les opposants armés chers aux journalistes d’I-Télé et de Libération ne sont que de terroristes, dont ils espèrent l’écrasement prochain, pour le bien de tous les Syriens, chrétiens ou non. Et l’on retiendra ce que dit un jeune homme interrogé : « Bachar al-Assad est devenu plus que le seul chef de l’Etat, c’est une sorte de symbole international de cette lutte pour nos vies ».

Des Églises accusent la France de vouloir vider la Syrie de ses chrétiens

Le patriarche Ignatius IV Hazim : un face à face farouche oppose en Syrie des Églises orientales chrétiennes aux ambassades occidentales, ont révélé des sources proches du patriarcat orthodoxe au site de l’opposition syrien Al-Hakika (La vérité).

Des visas attribués aux Chrétiens seulement

Les patriarches Agnatius IV et Zakka Ier ont découvert un plan ourdi par certaines ambassades occidentales à Damas, en l’occurrence celle de France, pour vider la Syrie de ses chrétiens.

L’affaire a été découverte par le patriarcat le mois dernier. Ainsi, les ministères des Affaires étrangères français, canadiens, suédois, et allemands ont donné l’ordre à leurs représentations diplomatiques dans la capitale syrienne d’accorder à tout Syrien de confession chrétienne un visa, sans exiger des garanties ou l’assurance qu’il rentrera au pays dès son expiration.

Des offres de visas

En même temps, révèle le patriarcat, ces ministères ont contacté par téléphone les ressortissants de ces églises et patriarcats syriens dans leur territoire leur demandant de mettre au point les listes de leur proches et fidèles de leurs églises en Syrie, surtout ceux qui veulent la quitter, pour que les ambassades les appellent et leur accordent un visas ouvert ou de leur demander de se rendre aux ambassades pour obtenir ces visas.

Selon cette source, les demandeurs de visas devraient présenter dans leur dossier une attestation de leur église certifiant qu’ils sont bel et bien chrétiens.

« Les églises syriennes ont vu des dizaines de ces demandes d’attestations de citoyens syriens qui se sont rendus à l’ambassade de Suède pour une demande de visas et furent surpris de voir que le consulat leur réclamaient une attestation de leur église » précise cette source.

L’enquête menée par les patriarches a révélé que ces Etats, et en particulier la France, veulent vider la Syrie de ses chrétiens, et ce de concert avec les États qui parrainent les organisations islamistes terroristes en Syrie, en l’occurrence l’Arabie saoudite et le Qatar.

Ces patriarches ont alors contacté ces missions diplomatiques occidentales et les ont sommées de cesser ces actes.

Le retour du négoce d’esclaves

Selon cette source, l’altercation la plus violente a eu lieu entre le patriarche Ignatius IV Hazim qui est le patriarche d’Antioche et de tout l’Orient pour les Chrétiens orthodoxes et l’ambassadeur de France en Syrien Eric Chevalier deux jours avant son départ.

Le haut-religieux avait alors accusé les ambassades occidentales et en particulier française de ressusciter le négoce des esclaves, lorsque des commerçants transportaient comme du bétail les Africains sur le continent américain pour les faire travailler dans les fermes américaines !
Selon cette source, certaines églises syriennes, en l’occurrence les catholiques, sont impliquées dans ce projet, surtout en France, alors que les autres églises notamment au Suède l’ont critiqué avec fougue et se sont dressées contre lui.

Ces églises ont même eu recours aux autorités syriennes, leur demandant de déployer leurs efforts pour empêcher le départ des chrétiens, en refusant entre autres de leur livrer des passeports, ou des visas de sortie pour ceux qui en ont déjà.

« Nettoyage ethnique » à Homs

Jeudi, une note de l’Église orthodoxe syrienne qui regroupe 60% des chrétiens de Syrie, adressée au Vatican et rapportée par l’agence Vides a fait état d’un « nettoyage ethnique » à l’encontre des chrétiens dans la ville syrienne de Homs. Elle serait menée par la « Brigade Al-Farouk » de l’Armée syrienne libre (ASL), des éléments armés d’al Qaïda et par différents groupes wahhabites. L’ASL compterait dans ses rangs des mercenaires provenant de Libye et d’Irak.

« Des militants islamiques armés, sont parvenus à expulser 90% des chrétiens de Homs, et par la force, ont placé leurs maisons sous séquestre » affirme cette note de l’Eglise orthodoxe.

Selon des sources du Métropolite orthodoxe, les militants se sont rendus de maison en maison obligeant les chrétiens à s’enfuir, sans leur donner le temps de prendre quoi que ce soit avec eux.

La presse étrangère ne dit pas toute la vérité

Le vicaire apostolique d’Alep, Mgr Giuseppe Nazzaro, s’exprime en ces termes: « Nous ne disposons pas de sources permettant de confirmer directement ces informations, mais on peut dire que de tels rapports commencent à faire s’écrouler le mur de silence jusqu’ici construit par la presse dans le monde entier. Dans cette situation, les mouvements islamistes et terroristes commencent à s’imposer. »

Signé : Louis Denghien,

mardi 22 mai 2012

Un appel au meurtre sur Internet à dénoncer.

Nous publions ce compte-rendu qui reprend un appel au meurtre (diffusé en arabe) sur Internet. En tant que Chrétien, nous dénonçons un tel appel qu’il soit réel ou manipulation; qu'il concerne des Chrétiens, des Alaouites, des Sunnites ou des Chïïtes. 

Il est de notre devoir d’alerter les journalistes français et francophones sur la vigilance et la grande prudence à tenir face aux évènements qui se déroulent en Syrie et sur lesquels beaucoup d’entre-eux manifestent un parti pris aveugle ou calculé. Il est aussi du devoir des journalistes d'investiguer sur l'authenticité de ce message et d'en rendre-compte s'il s'avère véridique.

Nous appelons les Etats, dignes du nom, à demander la protection des personnes menacées. Il existe des tribunaux pour trancher les litiges.

Le site « Siryat al-Islam » (Le fer de lance de l’Islam), un des sites appartenant aux éléments armés du mouvement « Takfir » à Damas, que l’on qualifie aussi « d’Armée Syrienne Libre », a publié une liste de membres du personnel de santé syrien qui travaillent en Arabie Saoudite, en vue de leur liquidation pour des raisons religieuses et confessionnelles.

Après examen du site électronique, il s'avère qu'il est géré à partir de l’Arabie-Saoudite par des islamistes syriens établis dans le Royaume.

Les médecins, dont les noms sont littéralement cités, sont qualifiés « d’espions vivants à Ryad dans le Royaume d’Arabie-Saoudite et qui coopèrent avec le Nazaréen infidèle, Bachar ». Ce sont nommément :  

1 – Riskallah Abou-Khater, Chrétien de Homs, spécialiste de l’appareil digestif à l’hôpital Obeid à Ryad.

2 – Talal Bashour, Spécialiste de Chirurgie générale, Chrétien, originaire des environs de Tartous qui serait, selon les termes du site, parmi les plus ardents défenseurs du régime, Hôpital Obeid spécialisé, Ryad.

3 - Hassan Salloum, Spécialiste Urologue, Chrétien, Hôpital Obeid spécialisé, Ryad.

4 – Amal (Oum George), infirmière, Chrétienne. Hôpital Obeid spécialisé, Ryad.

5 - Myrna (Oum Dany), réceptionniste, Chrétienne, Hôpital Obeid spécialisé, Ryad.

6 - Abir el-Assaad, Pédiatre, Alaouite ; elle serait selon le site, parmi les défenseurs et les membres les plus fervents du régime ; ce serait une parente au premier degré de hauts gradés de la sécurité. Elle serait d’un niveau élevé, au sein du complexe médical « Oum al-Hammam » à Ryad.

lundi 21 mai 2012

Syrie : Des Chrétiens seraient forcés de payer la "Jizya" et le "Kharadj".

Des nouvelles de Homs, l'une des villes de Syrie, la plus durement touchée par les affrontements entre l'armée syrienne et les rebelles, donnent à penser que l'avenir des chrétiens en Syrie ne sera pas rose si la longue dictature du parti Baas, contrôlée par la minorité alaouïte du clan Assad devait prendre fin. En effet, "l'armée"  d'opposition a imposé la taxe islamique aux chrétiens de Homs. Les nouvelles ont commencé à circuler voici une semaine; plus les jours passent, plus elles se confirment.

En reprenant un passage du Coran, on lit ce qui suit : " Combattez ceux qui ne croient pas en Allah,  ceux qui n'interdisent pas ce que Allah et Son disciple ont interdit, ceux qui ne suivent pas la religion vraie et parmi eux ceux qui ont reçu le livre, jusqu'à ce que ils paient l'impôt en reconnaissance de la supériorité et du fait qu'ils sont dans un état de sujétion ". La référence à ceux qui ont reçu le Livre concerne les Juifs et les Chrétiens. Ce qui semblait être une coutume des premiers siècles de l'Islam et de l'époque médiévale, n'a manifestement pas été appliquée pendant un certain temps dans les pays du Moyen-Orient aux majorités islamiques qui avaient adopté, après la chute de l'Empire ottoman, puis après la Seconde Guerre mondiale, des modèles politiques démocratiques et représentatifs. La plupart des porte-paroles musulmans vivant en Occident diraient que ce verset ne peut pas être appliqué dans le monde moderne d'aujourd'hui.

Peut-être! Le site arabe "Al haqîqah" (la vérité) a récemment publié un rapport, à partir de Homs et confirmé par des sources locales qui souhaitent garder l'anonymat par crainte de représailles, affirmant  que le bataillon wahabite "Al-Faruq", affilié à l'Armée syrienne libre, l'aile militaire des opposants au régime de Bashar el-Assad, a imposé la "Jizya" aux chrétiens qui vivent dans le "Governorat" de Homs et dans les zones controllées par le bataillon. Le rapport d'"Al haqîqah" ajoute que des "centaines de Pakistanais armés" arrivent à Homs pour combattre l'armée régulière. Les nouvelles ont également été confirmées de manière indépendante par l'Agence "AsiaNews" (Nouvelles d'Asie). Ces sources n'ont pas mentionné de nationalité spécifique mais ont établi que les éléments armés étrangers sont venus à l'appui des fondamentalistes musulmans qui se battent dans la ville.

Selon le rapport d'Al-Haqiqah et d'autres sources, les hommes armés du bataillon wahabite "al-Faruq" qui est actif à Homs et dans ses environs, a commencé à exiger des habitants d'un certain nombre de villages chrétiens, qu'ils payent la "Jizya" et le "Kharadj" (un impôt islamique sur la terre). Il s'agit d'un premier cas de ce genre depuis le début de la rébellion il y a plus d'un an, affirment des observateurs syriens établis en France et ce fait est révélé par le glissement progressif du mouvement, qui "a démarré d'une révolte aux prétentions démocratiques et progressistes vers une révolution armée islamique dominée par les fondamentalistes".

La forme qu'a pris cette oppression est similaire à celle subie par les Chrétiens d'Irak. Les membres du bataillon forcent les habitants à payer les taxes islamiques et les menacent. S'ils ne s'inclinent pas, ils menacent de les tuer ou prennent des membres de leur famille en otage. Al Haqiqah rapporte le témoignage d'un homme habitant près de Homs : La campagne qui traverse Tell Kellakh est contrôlée par des membres du bataillon qui se déplacent librement dans la région comme s'ils appartenaient aux forces de sécurité ou faisaient partie d'un corps d'Etat. Le témoin, anonyme, a affirmé que les enfants des familles qui refusent de payer la "Jizya" sont tués ou violé(e)s. Jusqu'à présent, plus de vingt chrétiens de la région auraient connu ce sort. Certains ont disparu, alors que d'autres ont été emprisonnés dans des camps de détention érigés dans le village de Ammar al-Husn, la quartier-général du bataillon.

Des sources locales affirment qu'il y aurait un grand nombre de combattants pakistanais dans la région de "Dayr B'albah" et dans la "Ter M'allah" près de Homs. La plupart de ces Pakistanais sont arrivés d'Europe et de Turquie, en particulier du Royaume-Uni, qui abrite une importante communauté pakistanaise et où l'intégrisme islamique est omniprésent. Cela pose un problème, non seulement pour les habitants des deux villes, mais aussi pour les alliés arabes de la "Ligue étrangère pakistanaise" parce que ces Mudjahidines ne parlent pas arabe. "Dayr B'albah" et "Ter M'allah" sont deux villes, parmi, les plus radicalement islamiques. Durant la crise syrienne des années 80, elles furent une source importante en combattants pour les Frères musulmans, avant qu'Assad, père, ne se mette à écraser le soulèvement de Hama.


Source - Vatican Insider

dimanche 20 mai 2012

Appel aux communautés chrétiennes en faveur des Chrétiens de Syrie.

A faire circuler largement.

Les chrétiens de Syrie, Homs, Alep, Qnaye, Jdyedeh et de bien des villages syriens sont à la merci des groupes salafistes et wahabistes qui terrorisent les minorités non-musulmanes. Des enlèvements commencent à être pratiqués régulièrement (Alep et le Nord du pays). A Homs les derniers chrétiens ont été chassés sous la menace et leur bien furent spoliés.

Chrétiens de toutes les paroisses, 

Merci de bien vouloir informer sur les menaces qui pèsent sur vos frères syriens. 
Merci de ne pas douter des informations que nous vous donnons. 
Merci d'informer les officiels qui sont sur votre territoire.
Merci de bien vouloir envisager, avec vos communautés des collectes de fonds. En Syrie, même de petites sommes peuvent servir à sauver des vies et le Christianisme.

Pour le transfert des fonds, contacter CARITAS-Syrie en précisant la destination d'ALEP.

Merci d'avance de la part des nécessiteux de Syrie. 

Pour rappel, c'est de la terre de Syrie que l'Eglise a pris son dynamisme. C'est grâce aux habitants de la Syrie patristique, qu'à travers le monde, les chrétiens ont pu connaître le Christ. 

Pour la section Caritas de la ville d'Alep.

Quatorze chrétiens enlevés à Alep.

Alep - 20 Mai 20121 - Quatorze chrétiens ont été enlevés le 18 mai 2012 à Alep par un groupe formé d'éléments armés salafistes et wahabites qui menaçent de les exécuter en raison de leur foi chrétienne. Trois parmi les plus jeunes, viennent d'être libérés, ce jour, suite aux interventions des Grands Mufti d'Alep et de Damas. Les onze restants sont toujours aux mains des fanatiques.

Correspondant à Alep.

mardi 8 mai 2012

Lettre ouverte aux personnes hostiles à l'Eglise catholique

Chers frères en humanité,

Je suis un simple prêtre catholique. Je me sens heureux et fier de ma vocation. Cela fait 20 ans que je vis missionnaire en Angola.

Je constate que les média ont tendance à amplifier la question des prêtres pédophiles en  recherchant curieusement les détails et les erreurs dans la vie passée de ces prêtres. En effet, il y en a eu des cas de pédophilie aux Etats-Unis au cours des années 70, d'autres en Australie furent commis dans les années 80, et plus récemment encore d'autres cas ont été identifiés..... Ils sont tous à condamner sans appel.

Dans les média, on découvre qu'il y a, sur ces questions, des reportages pondérés et équilibrés et d'autres amplifiés auxquels se mêlent parfois de la haine et la volonté de faire du tort. 

Personnellement, en tant que prêtre je ressens une profonde douleur face au mal immense que des confrères provoquent, par leurs actes, sur des enfants alors qu'ils devraient être des signes de l'Amour de Dieu. Il n'y a guère de paroles pour qualifier et encore moins pour justifier de tels actes. L'Église doit à tout prix se ranger du côté des faibles et des plus démunis. Les mesures de prévention et de protection à l'égard des enfants doivent être, pour l'Eglise, d'une priorité absolue.

La correction d'une injustice pour les uns ne doit pas pousser à commettre l'injustice sur d'autres. Il est curieux de constater l'absence, dans les média, d'informations et le manque d'intérêt sur les ondes et antennes à l'égard de milliers de prêtres qui régulièrement sacrifient leur vie et la consument pour le bien de millions d'enfants, pour les adolescents et pour les plus défavorisés aux quatre coins du monde.

Pour les média, suivre un Prêtre "normal" dans son travail quotidien ne semble pas être une information intéressante; Pourquoi ? Accompagner un prêtre dans ses difficultés et ses joies alors qu'il dépense sa vie en silence pour le bien de la communauté qu'il sert, fait rarement l'objet d'une reportage. En comprend-on les raisons ?

La vérité réside dans le fait que le prêtre ne cherche pas à "être une information" ; il ne s'attelle qu'à "porter la Bonne Nouvelle" qui, sans bruit, s'est manifestée le matin de Pâques. 

"Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent". Nos sociétés font beaucoup plus de bruit pour un prêtre qui commet une faute grave, que pour des milliers d'autres qui donnent leur vie pour les pauvres et les indigents.

Je ne prétends pas faire l'apologie de l'Église et des prêtres. Un prêtre n'est pas un héros. C'est un homme normal qui, avec sa nature humaine, cherche à suivre Jésus et à Le servir dans ses frères. Chez le prêtre, on retrouve misère, pauvreté et fragilité  comme chez tous les êtres humains; mais en lui également, se révèlent la beauté et la grandeur qui animent son âme.

Amplifier d'une manière récurrente ce thème douloureux de la pédophilie en gommant l'Oeuvre Salutaire de l'Eglise, héritière de la révélation divine revient à simplifier et caricaturer de façon inique le sacerdoce catholique et à offenser les prêtres innocents.

Dans le Christ,

P. Martin Lasarte, sdb

mardi 1 mai 2012

Veillée de Prière à la Vierge Marie.

A l'approche du mois de Mai, consacré à Marie, j'ai souhaité offrir aux amis de la « syriacité », la prière à Notre-Dame, connue en Orient sous le nom « Al-Souhrâné» ou « veillée de prière» traduite par mes soins à partir de l'arabe.

Cette belle prière anonyme et populaire, est en réalité une « supplique à la Vierge », dont l'origine remonte sans doute à la nuit des temps. Elle est surtout connue dans l’Eglise syriaque, née dans son berceau mésopotamien, puisqu’elle est récitée ou chantée à la fin des offices ou dans les foyers, notamment tous les jours du mois de Mai. Une bénédiction de l'assistance par une icône de Marie, conclu cette prière pathétique.

Celle-ci témoigne de la foi Mariale des Chrétiens d'Orient, transmise de génération en génération. Elle exprime leur espérance et leur salut dans un ultime recours à Notre-Dame, en dépit des tragédies et des heures sombres vécues tout au long de leur Histoire.

Au moment où notre monde croyait ces dangers d'un passé définitivement révolu, voici que le recours à cette prière dans nos foyers, peut bien devenir aujourd'hui, source de grâces abondantes. 
Un médecin syriaque.

« Al-Souhrâné »

Ouvre-nous la porte de ta tendresse, Ô Mère de Dieu, car en nous confiant à Toi, nous ne sommes jamais déçus.
Grâce à Toi nous sommes sauvés de tous les drames, car Tu es le salut de tous les chrétiens.
Aie pitié de nous, Seigneur, Aie pitié de nous, car nous nous sommes confiés à Toi.
Ne jette pas sur nous ton courroux et ne regarde pas nos péchés mais accorde nous ta miséricorde, car Tu es un Dieu miséricordieux.
Délivre-nous de nos adversaires, car tu es notre Dieu, nous sommes ton peuple, l'œuvre de Tes mains, et c'est en Ton nom que nous sommes appelés.

Alléluia, Alléluia, Alléluia, le mystère qui depuis des siècles, s'est révélé à Toi, Ô Vierge pure, quand l'ange Gabriel se présenta à Toi, Te saluant:

Réjouis-Toi Ô terre en friche,
Réjouis-Toi Ô buisson ardent,
Réjouis-Toi Ô profondeur insondable,
Réjouis-Toi Ô passerelle menant vers les cieux et l'échelle élevant vers les cimes, qu'aperçut Jacob,
Réjouis-Toi Ô vase de la manne céleste,
Réjouis-Toi, Toi qui élimine les méchants, Toi qui a ramené Adam à son héritage, Dieu est avec Toi
Kyrie-Eleisson, Kyrie Eleisson, Kyrie Eleisson. 
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.