mardi 25 décembre 2012

En Syrie, le terme de terroriste n'est pas un abus de langage.

Nous donnons plus loin, des informations précises sur quelques faits, produits récemment, dans les villages chrétiens de Syrie, situés non-loin de la frontière turque.

Ce qui est mis en oeuvre dans ce pays est un véritable scandale humanitaire, moral, juridique et religieux. 

Insistons une fois de plus. Le monde Occidental et les nations silencieuses, leurs médias et leurs portes-paroles, si bavards à l'accoutumée, n'évoquent que très peu, la terreur que font régner, en Syrie, les bandes armées à l'encontre des chrétiens. Avons-nous dit, Terreur ? Oui, Terreur et Terrorisme. Par quels moyens ? Elles en déploient six : 
  1. la rupture des canaux d'approvisionnement en eau, farine, électricité, fuel, gas, (scandale moral et humanitaire)
  2. l'envoi d'ultimatum aux chrétiens pour qu'ils laissent leurs villages et leur biens, (scandale juridique, moral et humanitaire)
  3. les menaces d'enlèvements d'hommes et de femmes, et de viols sur ces dernières, (scandale moral sur des personnes sans défense avec violation de l'intégrité de la personne)
  4. l'utilisation de personnes âgées comme boucliers humains, (scandale juridique et moral, violation des droits de la guerre, graves menaces sur des personnes sans défenses)
  5. les tirs sur des avions civils, (scandale juridique, violation des droits de la guerre)
  6. les menaces proférées, le 24 décembre dernier, de faire sauter les Eglises en cas de Messe de minuit. (scandale religieux par empêchement de la pratique religieuse et menaces sur des lieux sacrés)
A quoi ressemblent ces moyens dont ils usent ? A des Pogroms. 

Combien de temps, l'Occident va t-il rester aussi silencieux sur ces pogroms et face à cette iniquité qu'il a encouragée ? Combien de temps encore, va-t-il feindre d'ignorer la barbarie et ne voir dans l'Armée Syrienne "Libre" et les bandes armées qu'elle véhicule, qu'une force « démocratique et pacifique » ? 

Toutes les informations données ici sont véritables. Il n'y a guère, dans les écrits du « Veilleur de Ninive », d'intention de manipulation, car le Veilleur ne poursuit qu’un objectif spirituel, sans prétentions matérielles. Cet objectif n'est autre que la « dignité humaine du chrétien » en pays d'Islam, dans sa liberté de vie et de foi.

Nul ne peut plus taire l'injustice dont souffrent actuellement les chrétiens de Syrie broyés par le mutisme des gouvernements, la désinformation des médias et l'aveuglement des fanatiques haineux, se prétendant musulmans et incapables de sentiments religieux ; ces fanatiques étant encouragés et soutenus par des nations qui n’ont plus peur de l’infamie morale.

Le Veilleur de Ninive.


Alep - 25 Décembre 2012 - Ce matin, quatre 4 malades en états graves, sont arrivés à Alep en provenance du village de Jdaydeh, qui se trouve à la frontière turque. Ils ont été emmenés à l'hôpital universitaire de la ville, bien que ce dernier soit aussi privé d'électricité. 

Ces personnes ont pu raconter le récit de l'occupation du village de Jdeydeh par l'Armée Syrienne "Libre" et Forsat al-Nosra. 

Les éléments armés ont tout d'abord occupé l'Eglise et le Couvent qui domine le village voisin de Ya'coubieh où se trouvait la dernière base de l'armée syrienne tombée depuis dans les mains des « rebelles ». Ils ont installé des armes lourdes et obligé les hommes et les femmes âgées à rester dans l'Eglise pour servir comme bouclier humains (دروع بشرية). De plus ils ont obligé les femmes à se voiler et à occuper des maisons dominant le village.

Depuis, que s’est-il produit dans ces villages ? En résumé, il y a une semaine à présent,  ils ont incendié et détruit la grande et unique boulangerie de Jirs-al-Choughour qui assurait la fabrication du pain destiné à toute la région. Le village de Qnayeh est aussi occupé par l'Armée Syrienne « Libre ». Toute la récole d'olives et d'huile d'olive du village a été confisqué. Les habitants n'ont ni électricité ni pain, ni carburant. Nous essayons de leur faire parvenir des produits de nécessité par le Croissant-Rouge. 

La grande peur des chrétiens de ces trois villages cités, Jdeydeh, Ya'coubieh et Qnayeh est de connaître le sort d’un autre village celui de Rableh ou plus de 200 chrétiens avaient été enlevés et les femmes violées. 

Quant aux localités qui se trouvent au sud de Dara’a, un ultimatum a été lancé par l'ASL pour que les chrétiens évacuent. 

Venons-en à Alep à présent, où l'armée arabe syrienne tient toujours la route de l'aéroport; l'ASL a tiré ce matin sur trois avions civils rendant les vols très dangereux. 

Enfin terminons par cette infamie qui est l'appel du Front al-Nosra lancé aux chrétiens à ne pas célébrer la Messe de minuit au risque de voir l'Eglise détruite par une explosion. Le responsable de l'Eglise Evangélique d'Alep a-t-il aussi conseillé à ses paroissiens de rester à la maison. Les Eglises étaient pour la première fois presque vides malgré une présence forte de gardes républicains.

lundi 24 décembre 2012

La Syrie à l'ère de la révolution.

Une déplacée syrienne raconte à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass] , les barrages de viols dans la région syrienne de Khan Sheikhoun qui choquent le monde. 

Cet incident qu'elle évoquera, ne s'est pas produit il y a un millier d'années, et peut-être encore qu'à cette époque la protection et la magnanimité existaient ; cette histoire s'est produite dans la ville syrienne de Khan Sheikhoun à l'époque des "droits de l'homme" et de la "démocratie", par des nouveaux islamisés revendiquant la liberté.

Voici le récit tel qu'il fut rapporté par la réfugiée syrienne à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass] au Liban : Elle a relaté, les larmes sur les joues, les nombreux abus qui se sont produits et se produisent en Syrie, dans la ville de Khan Sheikhoun, accusant l'oppression et l'injustice des milices de l'Armée Syrienne "Libre" wahabites. 

Elle nous a entretenu des barrages de viols, au moment du passage de sa propre voisine et de son mari sur l'un des barrages de l'Armée Syrienne "Libre", à une heure avancée de la nuit ; après vérification des papiers d'identité par les terroristes, le chef du barrage ordonna à l'épouse de descendre après que les terroristes se fut entendus entre-eux de la faire quitter la voiture, devant son époux et sans qu'il ne put réagir, les armes étant posées sur sa tête. Ils commencèrent alors à adresser à l'épouse des paroles racistes et à la regarder comme des sauvages.

Lorsqu'elle fut hors du véhicule, ils l'emmenèrent à quelques mètres de là et ils l'exposèrent dans l'obscurité au plus haut gradé de la bande qui étaient resté à l'écart du barrage. Il éclaira son visage d'une lanterne puis donna son agrément à la demande des éléments armés de l'ASL qui se relayèrent alors pour la violer.

La dame poursuivit sa communication à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass] au milieu de l'étonnement des frères collègues choqués ; elle affirma que le mari entendit les cris de son épouse, alors qu'elle criait pour qu'on vienne la libérer des mains de ces sauvages qui prétendaient gouverner la Syrie. L'époux descendit alors du véhicule et s'affronta à l'un des terroristes qui se tenait debout près de la porte du conducteur ; à ce moment, l'un des éléments posté-là lui tira dessus sans commisération, le laissant mort devant les yeux de son épouse violée.

Voici la liberté à laquelle est parvenu le peuple syrien aujourd'hui qu'il est dans les mains de l'Armée Syrienne Libre et du Front de la Victoire [Djabhat al-Nosra], nouveau nom pour Al-Qaïda ; c'est par ces mots que la réfugiée syrienne termina sa communication à l'Agence de presse [Al-Khabar Brass].

Docteur Jihad al-Makdissi. 
Traduction de l'arabe par le Veilleur de Ninive.

dimanche 23 décembre 2012

Triste Noël pour les chrétiens de Syrie


AFP - 23 Décembre 2012 - Les chrétiens de Syrie, qui voient leur pays déchiré par les violences meurtrières depuis plus de 21 mois, s'apprêtent à fêter Noël dans l'angoisse du chaos et de la montée des islamistes.

"Je n'ai aucune raison de faire la fête alors que j'ai perdu des proches" dans les violences qui ont fait plus de 44.000 morts selon une ONG syrienne, affirme Georges, 38 ans, comptable à Damas.

Comme la plupart des personnes interrogées il préfère rester discret et garder l'anonymat.

Maryam dit redouter un changement de régime et la montée de "ces terroristes armés" qui pourraient la forcer à "porter le voile et ne plus travailler pour rester à la maison", évoquant les reportages de la télévision officielle qui présente les rebelles comme des "groupes terroristes armés".

De son côté, Nadine, après s'y être longtemps refusée, a déposé une demande de visa pour les Etats-Unis.

Quand les combats se sont approchés de chez elle, l'exil s'est imposé à cette ingénieur d'une quarantaine d'années car elle ne voit "aucune solution pour le pays", où désormais seules les armes parlent.

Pour Michel, employé dans le tourisme, "la situation ne peut pas perdurer ainsi", mais dans tous les scénarios qu'il envisage, il craint que les chrétiens ne soient les grands perdants.

Comme beaucoup, il garde en tête le traumatisme irakien, où la communauté chrétienne a été durement frappée par la montée de l'islamisme radical après l'invasion américaine de 2003.

Selon le chercheur français Fabrice Balanche, 80% des Syriens sont sunnites, environ 10% sont alaouites -une branche du chiisme qui est la confession du président Bachar al-Assad-, 5% chrétiens, 3% druzes et 1% ismaéliens.

Forte de 1,8 million d'âmes, la communauté chrétienne est restée globalement à l'écart de la révolte populaire devenue conflit armé. Sa hiérarchie et une grande partie de la communauté, par peur des islamistes, ont pris position en faveur du régime.

Samedi, le chef de l'Eglise grecque-orthodoxe de Syrie, Youhana Yazigi, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, a réaffirmé que "les chrétiens (resteront) en Syrie", alors que l'ONU a récemment qualifié le conflit d'"ouvertement intercommunautaire".

Le même jour, un bataillon rebelle menaçait d'attaquer deux villages chrétiens si leurs habitants n'en chassaient pas l'armée.

A Qassaa, un quartier du centre de la capitale à majorité chrétienne, musulmans et chrétiens venaient autrefois de loin pour faire des achats et admirer les décorations. Cette année, les rues sont vides et aucun ornement n'a été sorti.

Pour Bassem, c'est surtout la crise économique et l'inflation galopante qui sont les responsables. "Je n'ai même pas pu acheter de vêtements ou de jouets à mes enfants", dit-il.

Selon les médias gouvernementaux, l'inflation a réduit d'un tiers le pouvoir d'achat des Syriens et l'embargo et les sanctions économiques ont entraîné une hausse des prix à la consommation pouvant atteindre 65%.

Mais au-delà de l'économie, il y a l'insécurité. Et à Alep (nord), théâtre depuis cinq mois d'une guerilla urbaine, "de nombreux chrétiens prieront chez eux plutôt qu'à l'église", affirme Ibrahim Nassir, à la tête de l'Eglise évangéliste arabe.

"Les chrétiens sont partie intégrante de la société syrienne. Si les gens redoutent d'assister à la messe de Noël ce n'est pas parce qu'ils ont peur que les églises soient visées mais à cause de l'insécurité" en général, explique-t-il.

Pour d'autres, impossible de faire la fête après la perte d'être chers.

"Pratiquement chaque famille, pro ou anti-régime, a perdu quelqu'un. Même ceux qui étaient neutres ont été touchés", dit Rand Sabbagh, jointe par l'AFP via Internet depuis Beyrouth. Son compagnon, le militant et cinéaste Bassel Chehade, a été tué en mai à Homs (centre).

"Certains pensaient que ce qui se passe en Syrie n'avait rien à voir avec eux, ou que rien ne leur arriverait. Nous n'avions jamais imaginé voir la mort de si près".Click here to find out more!

Syrie : Deux villages chrétiens menacés.

Nous présentons ici une dépêche de l'AFP qui relate la menace d'éléments armés qui veulent obliger la communauté chrétienne à prendre les armes en leur faveur. Or les chrétiens de Syrie, dans leur ensemble, n'ont pas pris les armes et ne veulent pas le faire. 

Comment peut-on alors les accuser de prendre position pour le régime, s'ils n'ont pas pris les armes pour se battre aux côtés de l'armée arabe syriennne ? Nous disons à ceux qui ne comprennent pas la position des chrétiens syriens : Ils sont restés désarmés et obéissent au "pouvoir" qui les protège. Jusqu'à présent, le pouvoir qui leur a fait le moins de mal est celui du régime; quant au "pouvoir"  des bandes armées, il les menace continuellement et met à exécution ses menaces. 

Nous sommes à la veille de la Fête de la Nativité pour les Chrétiens. Ces éléments armés semblent ne pas avoir le respect de la religion en général; il semblent ne pas savoir respecter les fêtes religieuses; cela présage de l'avenir....



© 2012 AFP  - 23 Décembre 2012 - Selon un video paru sur le net ce samedi 22 décembre 2012, des rebelles ont menacé samedi d'attaquer deux villages chrétiens, Mhardeh et Sqelbieh,  de la province de Hama,  si les habitants n'en délogeaient pas les soldats du régime du président Bachar al-Assad. 

Sur la video, apparaît un homme se présentant sous le nom de "Rachid Abou al-Fida, chef de la brigade al-Ansar", qui lance un ultimatum, à la manière du prophète, les habitants de Mharda et Al-Sqilbiya de la province de Hama. 

Il appelle les habitants à "expulser les gangs d'Assad et les chabbihas", les miliciens du régime, "sinon nous attaquerons immédiatement".

Selon l'Organe d'information des rebelles, l'OSDH, une partie des habitants de ces localités s'est déjà replié sur la région côtière de Tartous. Cet exode est intervenu alors que les rebelles attaquent depuis dimanche des barrages de l'armée dans la région de Hama, a-t-il précisé.

Forte de 1,8 million d'âmes, la communauté chrétienne syrienne est restée globalement à l'écart de la révolte populaire devenue conflit armé. Elle ne s'est toutefois pas rangée avec les rébellions car elle préfère rester avec la partie qui lui fait le moins de mal; en l'occurence le régime...alors que les bandes armées le menacent continuellement, dans leur chair, leur bien, leur avenir. 

Samedi, le chef de l'Eglise grecque-orthodoxe de Syrie, Youhana Yazigi, patriarche d'Antioche et de tout l'Orient, a estimé que "ce qui arrive (aux chrétiens), arrive également aux autres", réaffirmant que "les chrétiens (resteront) en Syrie", alors que l'ONU a récemment qualifié le conflit d'"ouvertement intercommunautaire".

Quant à la diplomatie internationale, malgré ces violences, "personne n'a envie d'une intervention", a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Il semble même parfois que (les pays impliqués dans la crise syrienne) prient pour que la Russie et la Chine continuent de bloquer toute autorisation d'une intervention, parce que dès que ce sera autorisé, ils devront agir, et personne n'(y) est prêt", a-t-il dit.

Alors que la communauté internationale a multiplié les mises en garde au président Bachar al-Assad contre tout recours à des armes chimiques, M. Lavrov a affirmé que les Etats-Unis exprimaient aussi en privé la crainte que cet arsenal ne tombe entre les mains de certains rebelles.

"D'après nos informations et celles des services secrets américains et européens, le gouvernement (syrien) fait actuellement tout ce qu'il peut pour que ces armes soient en sécurité", , a-t-il dit.

"Pour l'instant, d'après nos informations, qui correspondent à celles des Occidentaux, les armes (chimiques) sont sous contrôle. Les autorités syriennes les ont rassemblées dans un ou deux centres", a-t-il ajouté.

L'Otan a annoncé pour sa part que les missiles Patriot sol-air destinés à protéger la Turquie contre d'éventuelles menaces syriennes seront déployés "au cours les prochaines semaines", rappelant que ce déploiement sera "purement défensif".

© 2012 AFP

jeudi 20 décembre 2012

La Syrie, la Russie et la France.


"La Russie, qui est le principal obstacle pour une intervention efficace afin d'arrêter les combats et les meurtres, est en train de perdre".

Ces propos absolument stupéfiants sont ceux tenus par Bernard Kouchner, l’ancien ministre des Affaires Etrangères françaises, dans une interview sur Europe 1 le 13 décembre dernier. Celui-ci rajoutera dans l’interview qu’il aurait: "préféré une intervention militaire" et que "les français sont avec les anglais le moteur politique pour le départ du dictateur Assad".

Cette déclaration intervient alors qu’une fois de plus le mainstream médiatique a complètement occulté la réalité pour tenter de faire porter à la Russie une responsabilité qui n’est pas la sienne. Les grands médias se sont en effet jetés sur une annonce qui n’en était pas une pour affirmer que la Russie "lâchait Bashar", "abandonnait Bashar", "envisageait la défaite de Bashar", "perdait confiance", "envisageait une victoire de l’opposition" quand elle ne faisait pas simplement "marche arrière". Les médias se basaient sur une déclaration faite par le vice-ministre des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov aurait reconnu la "possibilité d'une victoire de l'opposition syrienne". Malheureusement la seconde partie de la phrase a été oubliée (volontairement sans doute) par les correspondants du mainstream médiatique et cette seconde partie était: "… Si elle est soutenue de l’extérieur", ce qui on en conviendra change le sens de la phrase.

Ce n’est pas la première fois que la Russie est prise à partie dans cette guerre médiatique contre la Syrie et c’est la seconde fois que Michael Bogdanov est pris à partie par des medias. En aout dernier, un journal Algérien avait en effet affirmé que celui-ci émettait des doutes sur l’avenir du président Assad, ce qui avait été démenti de la même façon: le vice ministre n’avait donné aucune interview. Un mois plus tôt, c’est l’ambassadeur de Russie en France Alexandre Orlov qui s’était vu attribuer une phrase totalement sortie de son contexte et qui avait été démentie tant par le ministère syrien de l’information que par l’ambassadeur lui même.
Il n’a pas fallu 24 heures pour que le Ministère des affaires étrangères russe clarifie la situation et rappelle de nouveau les journalistes à la réalité et aux faits: "nous voudrions noter que monsieur Bogdanov n'a fait dernièrement aucune déclaration officielle ni donné d'interviews spéciales aux journalistes". Pas de chance donc pour les journalistes français, qui se sont une énième fois totalement trompés : la Russie ne compte pas infléchir sa position sur la Syrie. La position de la Russie reste ferme en plus elle vient de recevoir le soutien du Brésil, qui consolide un regroupement diplomatique Russie/Chine (BRIC) opposé a une intervention militaire, et qui cette fois ne devrait vraisemblablement pas laisser se répéter le scenario Libyen.

Il est difficile d’imaginer les futurs développements en Syrie. La pression sur le régime Syrien n’a jamais été aussi forte, pendant que le front intérieur s’est inexorablement déplacé vers le centre politique du pays, tout en tournant de plus en plus à l’affrontement anarchique entre communautés. Pourtant, si la montée en puissance des groupes Islamistes radicaux et des mercenaires Djihadistes étrangers est évidente au sein de l’opposition, le recours croissant au terrorisme prouve sans nul doute leur impuissance face à l'armée syrienne qui a remporté tous les affrontements urbains d’Alep à Damas.

On peut quand même se demander ce qui pourrait se passer si ces affiliés d’Al-Qaïda venaient à bénéficier d’un affaiblissement majeur, voire total du pouvoir Syrien, et à s’emparer de sites chimiques ou d’une quantité d’armes importantes, que l’on pourrait retrouver impliquées dans des actes terroristes contre des pays européens. Les images des islamistes du Front Al Nosra en train de faire des tests chimiques sur des animaux après la prise d’un centre de recherche (serait ce celui de la base Souleimane?) devrait faire réfléchir les commentateurs, analyses et décideurs occidentaux. Que dire de cette interview de leur commandant qui présente ses recrues étrangères et dit être prêt au Djihad contre les pays de l’Ouest y compris et l’Amérique?

De nombreux radicaux islamistes qui combattent en Syrie (et ont capturé la journaliste Ukrainienne Anhar Kotchneva qu’ils menacent d’exécuter) viennent en outre officiellement d’appeler à "ce qu’aucun citoyen russe, Ukrainien ou Iranien ne sorte vivant de Syrie" et à des attaques contre les ambassades de l’Ukraine et la Russie. Une déclaration de guerre contre la Russie qui fait suite aux récents appels hostiles de leaders Islamistes radicaux contre la Russie, qui vont dans le sens des discours prononcés par les tenants de cet Islam radical en Turquie, lors de la visite de Vladimir Poutine le mois dernier, ou encore de ceux des nombreux islamistes étrangers qui combattent en Syrie.

Dans ce contexte on peut se demander si les propos de Bernard Kouchner ont une quelconque utilité. Pour l’instant l’Armée Syrienne empêche la situation de virer à un chaos dont on peut se demander ce qu’il pourrait amener dans la région et même au delà. Si en Syrie certains se battent pour le départ d’Assad, d’autres se battent pour l’établissement d’un émirat Islamique (sur le modèle des Talibans comme expliqué ici) et près de la moitie de la population se bat simplement pour la survie des minorités. Michael Bogdanov ajoutait dans sa déclaration que "La lutte va devenir de plus en plus intense et la Syrie va perdre des dizaines – peut-être des centaines – de milliers de civils". Alors que l’Onu parle elle d’envoyer 10.000 hommes sur le terrain, une chose semble aujourd’hui certaine si la situation internationale reste en l’état: cette guerre ne fait peut être que commencer.


L’opinion exprimee dans cet article ne coïncide pas forcement avec la position de la redaction, l'auteur étant extérieur à RIA Novosti.

Alexandre Latsa est un journaliste français qui vit en Russie et anime le site DISSONANCE, destiné à donner un "autre regard sur la Russie".

L'effrayante émigration des Chrétiens d'Orient

Dimanche - 17 Décembre 2012 - En Egypte le nombre des coptes était de 21 millions de chrétiens orthodoxes ; aujourd'hui ils ne sont plus que 9 millions, en dépit du fait que le taux de natalité chez eux est identique à celui des familles musulmanes ; l'émigration des coptes vers les Etats Unis, l'Australie et le Canada a entraîné 13 millions d'entre-eux à quitter l'Egypte et la raison revient à la persécution dont souffre la religion chrétienne dans ce pays qui se considère en premier lieu un pays islamique et que les chrétiens sont considérés des citoyens de seconde zone.

Le Roi Hussein, sous l'influence de son frère le Prince Hassan, avait élevé une Eglise maronite à Amman destinée à accueillir 350 chrétiens maronites qui disposaient de la nationalité jordanienne, mais ce geste fut peine perdue ; le Kuwait, à son tour, inaugurait une Eglise maronite pour la communauté chrétienne mais dans ce pays, il n'y a rien qui justifie l'attachement à la terre, au travail et l'installation sur place d'une manière définitive.

En Palestine, les chrétiens ont été poussés à partir par les Israéliens dans une proportion de 90% tandis que les 10% restant était mis à la porte par le mouvement Hamas ; aujourd'hui, le nombre de chrétiens en Palestine occupée est de 1%.

Lorsque la guerre d’Irak fut déclenchée, le nombre de Chrétiens atteignait le chiffre de 3 millions entre Chaldéens, Assyriens et Syriaques. Désormais, il ne reste plus que 130.000 qui ont décidé de partir pour le Kurdistan et la région d’Irbil et d'y rester, car il n'y avait plus aucune sécurité pour eux à Bagdad et dans les régions où ils se trouvaient. Mentionnons que l'Archevêché grec-orthodoxe de Mossoul fut le plus important du Moyen Orient ; il disposait même d'un musée qui attirait des touristes de tous les coins du monde. L'ancien président Saddam l'avait visité 4 ou 5 fois ; et par la suite, voilà que les trois millions se sont volatilisés pour se retrouver en Suède, Norvège et Danemark et il ne reste que 130.000 chrétiens.

La Syrie comptait deux millions de chrétiens. A Homs, les intégristes ont frappé aux portes des maisons chrétiennes et ont demandé aux habitants de quitter. A Alep, sur une distance qui sépare la place Al-Midane jusqu'à la rue Saïf Al-Dawla, les intégristes ont également frappé aux portes puis ont inscrit des expressions telle que : "Quittez cette terre musulmane".  Cela s'est produit dans la plupart des régions. Précisément les chrétiens commencèrent alors à venir au Liban et de là tentèrent de prendre une autre destination, sans aucun dédommagement pour leurs biens laissés sur place et sans avoir la moindre idée de ce que serait leur futur mode de vie.

Enfin, nous arrivons au Liban où 40% du nord du pays était chrétien ; leur pourcentage est tombé à 20% ; au Sud, leur nombre tournait autour de 35% et 40%, ils ne sont plus que 10%. Dans la Bekaa, ils atteignaient le pourcentage 35%, aujourd'hui ils ne sont plus qu’entre 10% à 15 %.

Les Chrétiens émigrent, C'était le plan.

Et s'il y a encore au Liban un million et demi d’entre-eux, leur existence reposait sur les pouvoirs du Président de la république. Ici ce ne sont pas la totalité des libanais qui sont partis mais la moitié d'entre-eux uniquement, tandis que les pouvoirs du Président de la République émigraient totalement avec la Constitution de Taef, sur laquelle le Patriarche Sfeir et Samir Geagea ont donné leur accord.

Charles Ayoub

jeudi 13 décembre 2012

Les Minorités Encouragées en Occident, Egorgées en Syrie


Alep - 18 Décembre 2012 - Depuis 5 jours, la ville d'Alep est à nouveau privée d'electricité.

Un message de l'Armée Syrienne « Libre » à des homologues turques a été capté, qui reconnait l'impossibilité pour les rebelles de renverser le régime. Ce même message affirme que le seul moyen de retourner la situation est de priver la ville d'Alep de tout ce qui est essentiel, afin d'obliger le peuple à se ranger du côté de la rébellion.

La faim, le manque et le froid, il fait moins de zéro degré la nuit, assaillent la population tuant les personnes âgées et les nouveaux-nés.

Les caserne « Madrassat Mouchatt » semble avoir été reprise par l'armée arabe syrienne.

VdN - Ceux qui doutaient des informations provenant d'Alep et de Saqareb que nous vous donnions ci-dessous, vont-il se montrer aussi sceptiques à la lecture du texte que nous inspire l'atmosphère régnante à Damas, la Capitale ? 

Damas - 14 Décembre 2012 - Nous avons un retour de l'électricité après de fréquentes coupures qui atteignent naturellement l'éclairage et l'Internet. La situation est égale à elle-même, à l'exception d'hier et avant-hier où nous avons entendu 12 explosions dans Damas et ses environs. Les plus importantes furent à Qatana, Jdeydet el Fadel et près du nouveau ministère de l'intérieur qui se trouve à Kafar-Soussé. On ne compte plus nos morts et nos blessés. Imaginez de telles explosions à Paris, Londres, Berlin, Washington ou New-York et même à Doha ou Ryad. Les Salafistes et leurs acolytes perdent la tête. La rage les dévore et ils s'acharnent sur les innocents, tuant les enfants à la sortie des écoles, et des hommes et des femmes sans ménagements.

Damas et sa population s'interroge sur son devenir. Vont-ils nous tuer tous ? Du temps du Prophète, ce dernier avait inventé la tolérance des minorités, moyennant le statut de Dhimmi et le versement d'un impôt, car il avait eu besoin d'esclaves pour travailler la terre.  [La tribu des Hachem étant nomade; ses membres n'aimaient pas le travail de la terre]. 

Ici, nous n'avons même plus l'espoir d'être tolérés comme du temps du Prophète. Les Salafistes rêvent d'un monde soumis à la Charia. 

En quelques mois, la ligue des Etats qui manipulent l'ASL et les bandes satellites de cette organisation ont atteint un premier objectif de détruire le pays. Il est plus que brisé. Nous manquons de pain, de mazout, de gaz et les prix sont en fureur. 

VdN - L'Amérique et l'Europe poussent les minorités sur leurs territoires, mais les laissent se faire massacrer en Syrie. L'Occident encourage l'uniformisation confessionnelle sunnite au Proche-Orient, pendant qu'il pousse au "melting-pot" sur son territoire.

Nous avons là le signe de l'incohérence dans laquelle, l'humanité sans transcendance des  dirigeants occidentaux athées, installe leurs peuples, les appauvrissant, les déshumanisant et surtout les rendant aveugles aux forces de l'Esprit qui seules donnent lucidité et vision d'avenir. 

A présent, en lisant ce qui suit, vous comprendrez le désastre spirituel, moral, humain et stratégique que l'Occident réalisera bientôt avoir accompli en Syrie.

Alep - Jeudi 13 Décembre 2012 - (16h40) - Aujourd'hui, nous avons eu un peu plus d'électricité (6 heures par jour). Nous, chrétiens catholiques, nous apprenons d'un ami « sunnite », témoin oculaire, qu'à Saraqeb à 50 kms sur la route de Damas, le « Front al-Nasra » [autre dénomination d’Al-Qaïda], a installé un barrage auprès duquel les éléments armés arrêtent les voitures et les bus pour les contrôler. Ils invitent à descendre des véhicules, 

1 - les soldats, les agents de police, les membres du parti Baath pour les tuer directement, par égorgement.

2 - les alaouites, qu'ils enlèvent et tuent par balles sans distinction : hommes, femmes, enfants ou personnes âgées.

3 - les chrétiens, qu'ils obligent à proclamer la « Shahada », les forçant à se convertir à l'Islam pour ensuite les faire juger par des pseudo "juges" improvisés de nationalité saoudienne, afghane ou tchéchennes qui décident de leur sort. Celui-ci ne laisse guère d'espoir aux filles et aux femmes qui sont menacées d'être : 
a - violées.
b- tuées.
c - prises comme esclaves pour satisfaire le plaisir de ces meurtriers.
d - prises en otages et pour être libérées contre une rançon.

Ailleurs, dans le village de Jdaydeh, des hommes chrétiens, des fonctionnaires de la Compagnie des eaux, du téléphone, de l'électricité ou du ministère de l'agriculture sont enlevés et libérés contre des cautions.

La situation est catastrophique. Du côté d'Alep, les familles chrétiennes qui avaient tenu à ce jour, vendent leur biens à bas prix, pour prendre l'avion en direction du Liban, espérant y trouver refuge.

Priez pour nous. 

Le Veilleur de Ninive

mardi 11 décembre 2012

Syrie La ville de Jdaydeh entre les mains de l'ASL

Jdaydeh - Mardi 11 décembre 2012 - Nous venons d'apprendre que l'Armée Syrienne "Libre", a investit, ce matin, le village de Jdaydeh après que l'armée se soit repliée sur Ya'coubieh, seul village chrétien encore sous contrôle de l'armée. 

L'ASL ne se prive pas de voler les voitures et les tracteurs, obligeant les habitants à rester chez eux. 

Désormais, les villages chrétiens de Ghassanieh, Qnayeh et Jdaydeh sont sous le contrôle des bandes armées. 

Prions pour nos frères chrétiens sur lesquels pend le couperet de la brutalité aveugle des fanatiques. 

Par ailleurs, nous apprenons que du côté de la ville d'Alep, l'armée arabe syrienne a repris la route de l'aéroport d'Alep, le quartier arménien de Dar 'Ajazeh, le quartier Bustan al-Bacha, l'Hôpital al-Kindi et qu'à l'instant où j'écris, elle progresse vers la grand prison d'Alep.

France : Profanation d'une Chapelle à Toulon



Saisie par ses adhérents du Var profondément indignés par les profanations abominables de la chapelle de la base navale de Toulon,la direction de l‘AGRIF porte plainte.

En effet, comme l’a déclaré Mgr Poinard,  vicaire général du diocèse aux Armées françaises : 

On s'en est pris aux trois grands symboles de notre foi : le Saint Sacrement (tabernacle renversé et brisé, les saintes espèces répandues sur le sol), le baptistère totalement brisé et l'ambon (la Parole de Dieu) jeté à terre et piétiné.

FAITES CONNAITRE CET EVENEMENT ODIEUX..."

Bernard Antony a chargé Maître Gestat de Garambet du Barreau de Toulon, ancien Bâtonnier, de mettre immédiatement en œuvre la procédure qui s'impose pour actes de haine anti-chrétiens.

Conversion, Versement de la Jizya ou Condamnation à mort.

La télévision Sky News a présenté une émission sur les combattants armés en Syrie. Elle a accordé un entretien à l’un des chefs de bandes arrêtés, afin de s’informer sur leur véritable idéologie et sur leurs objectifs. L’un de ces entretiens s’est déroulé entre Tim Marshal et des « jihadistes » qui mènent la pseudo « révolution » dans le pays. Il a rencontré 3 terroristes de nationalité syrienne, deux Palestiniens syriens, un Irakien, et deux autres de nationalité turque.

Ces terroristes ont avoué faire partie d’Al-Qaïda dont ils ont modifié l’appellation en « Jabhat al Nusra » (front des défenseurs, sous entendus de l’islam), parce que le premier nom effraient la population. Selon leurs propos, ils ont adhéré à cette organisation pour s’adonner à la guerre sainte (djihad) qu’ils pratiquaient déjà en Irak.

Le journaliste leur a alors demandé s’ils connaissaient Abou Qutada qui était incarcéré en Grande Bretagne. Les djihadistes  ont répondu qu’ils avaient seulement été influencés par ses livres.

L’un d’entre eux s’est présenté comme mufti que l’on appelait « al Hurr » (le libre), afin d’anéantir l’Etat laïc et insuffler l’esprit de la guerre sainte à la jeunesse.

Suite à une question à ce mufti, plus terroriste que mufti, celui-ci a affirmé assumer ses actes passés, en revanche, il n’était pas convaincu des actions du bien fondé des actions qu’il avait récemment commises ; il disait avoir changé d’avis, au vu des destructions et de la ruine causés dans le pays.

Concernant l’avenir de la Syrie et des minorités, s’y trouvant, les terroristes ont répondu qu’ils étaient parvenus à réaliser leurs objectifs. Il s’agissait soit de les « convertir à l’islam, » soit de « les faire payer la djiziya » (impôt propre aux non-musulmans), soit « de les condamner à mort ».

Le journaliste leur pose alors la question : « suis-je un mécréant à vos yeux ? ». L’un d’entre eux répond : « Nous implorons le seigneur afin que tu prononces la chahada et que tu dises : ‘‘ Je témoigne qu’il n’est de dieu que Dieu et je témoigne que Mahomet est son prophète ’’. Si tu le refuses nous te demanderons de payer la djiziya, faute de quoi la guerre sera déclarée entre toi et nous ».

Au sujet de leur foi en ces objectifs, les djihadistes ont affirmé être convaincus qu’ils se lanceront prochainement à partir de la Syrie, vers le monde, pour y diffuser l’esprit de la guerre sainte, et reconquérir l’Espagne (al Andalous), la Palestine et la Grande Bretagne. L’Espagne est la terre du califat musulman ; elle leur revient de droit. Ces idées doivent être inculquées aux générations futures.

Rappelons que les Etats-Unis ont classé Jabhat al Nusra parmi les organisations terroristes. Les Etats européens ont appelé à les qualifier de même. Ceci après qu’il se fut avéré impossible à Washington d’accepter les excès de ce « front » terroriste qui tue et affiche les cadavres, pratique les enlèvements et égorgent sur une base confessionnelle, organisant des attentats terroristes dans les zones civiles. Cependant l’armée syrienne continue à poursuivre ces organisations qui mènent une guerre féroce contre la Syrie.
  

  

Terry Waite demande au Hezbollah d'aider les Chrétiens

L’hebdomadaire britannique Sunday Telegraph a rapporté dimanche que l’ancien otage britannique, Terry Waite, a rencontré dernièrement des dirigeants du Hezbollah dans une démarche de réconciliation, 25 ans après son enlèvement au Liban. Le journal a rapporté que «Terry a rencontré un des plus hauts dirigeants du Hezbollah, accusé de l’avoir enlevé et séquestré pendant cinq ans dans un fief du parti à Beyrouth». L’ancien otage a visité la capitale libanaise pour attirer l’attention sur les chrétiens qui ont été contraints de fuir la guerre civile en Syrie. Il a demandé au Hezbollah d’aider à atténuer la souffrance des chrétiens en cette période qui précède la fête de Noël, lors d’une rencontre arrangée de nuit avec le responsable des relations internationales du parti, Ammar Moussaoui.

Terry Waite (72 ans), a reconnu que «les gens vont (le) prendre pour un fou d’avoir sollicité une rencontre avec le Hezbollah et vont penser qu’(il) est de connivence avec le parti». Mais il a insisté que le moment est venu de pardonner au Hezbollah ses souffrances passées. Après 48 heures de négociations, le Hezbollah a accepté une rencontre, lundi passé.

L’ancien otage a dit à son interlocuteur qu’il avait des problèmes avec le Hezbollah et qu’il souhaitait que cela reste dans le passé. Il pense que la réconciliation entre les grandes communautés et les groupes politiques «passe par notre réconciliation personnelle». Le Sunday Telegraph a affirmé que Terry Waite a informé le Hezbollah que le printemps arabe s’est transformé en «force d’oppression et non pas de liberté», alors que M. Moussaoui a déclaré que les moments difficiles ont besoin de grands hommes. «Si vous êtes venus pour démolir ce mur, c’est que vous êtes un grand homme», lui a lancé le responsable du Hezbollah. 

Sunday Telegraph

vendredi 30 novembre 2012

Situation dramatique à Alep.


Alep - Vendredi 7 Décembre 2012 - 20h45 - Alep est toujours sans électricité et sans eau , depuis ce matin. Dans les écoles de notre voisinage, où sont abrités les réfugiés, tout manque y compris l'eau. Les risques de maladies contagieuses se développent, surtout parmi les enfants. Nous attendons toujours les travaux de réparation de la centrale électrique. 

Les 7 arméniens enlevées il y a deux mois, sur la route de l'aéroport d'Alep, ne sont toujours pas libérés. Leur vie est sérieusement en danger. 


Alep – Jeudi 6 Décembre 2012 - Je vous écris de chez mon voisin musulman, qui dispose d’un générateur. Pour le deuxième jour consécutif, nous sommes sans électricité et cela va durer encore au moins trois jours. Les congélateurs ne fonctionnent plus ; les fromages et les viandes que nous avions congelés par précaution, sont à jeter. Aujourd'hui le kilo de pain a atteint, au marché noir, L.S. 300 soit €3,35, le mazout €2,17/l et l’essence €3,35/l. Ces prix sont insurmontables, dans un pays où les gens n’ont plus de rentrées depuis des mois et où les salaires moyens variaient avant guerre entre €300 et €500.

En ville, les combats n'arrêtent pas ; En banlieue aussi, autour de la station d’électricité et de gaz de Deir Hafer, qui est à l’arrêt. Un autre problème commence à nous assaillir, ce sont les coupures d'eau, en raison de l’absence d’électricité nécessaire au filtrage et au fonctionnement des pompes pour alimenter les quartiers. Dans la partie haute de la ville, il n’y a déjà plus d’eau. Nous nous demandons, quels sont les autres malheurs qui nous attendent ; voici le résumé de la journée du 6 décembre.


A diffuser - Chaque homme civilisé se doit d'alerter autour de lui et crier qu'Alep et ses habitants sont dans le noirdans la faimdans le froid depuis quelques jours, et dans la violence depuis des mois.

Au XXIè siècle, plus besoin de déporter...On fait mourir sur place... risquant moins de se faire traiter de nazis....mais le résultat est le même. Les méthodes sont-elles meilleures ? 

Ce message vient de parvenir au veilleur.....nos mains tremblent en le mettant en forme pour vous le faire partager. 

Elles tremblent de peine, d'impuissance, un peu de rancoeur à constater comment l'Occident a abandonné deux millions de chrétiens syriens, leurs alliés dans la soumission, qui avaient su bâtir avec les musulmans, leurs frères, un pays où la liberté gagnait tous les jours un peu de terrain. 

Cet Occident, inconscient et complice, qui a fait miroiter la liberté aux syriens, pour mieux leur apporter la dictature salafiste et criminelle. L'Occident ferait mieux de soigner sa démocratie malade, voire très malade, plutôt que de lancer des slogans illusionnistes pour encourager les tyrans. 




Alep - Mercredi 5 décembre 2012 (20h30) - Je suis chrétien et je vous écris de chez un de mes voisins d'immeuble musulmans qui dispose d'un générateur électrique, pour vous mettre au courant de la situation à Alep. Depuis hier minuit, toute la ville d'Alep est sans électricité après l'attaque à l'Est de la ville de la Centrale de gaz. 

Les hôpitaux, les boulangeries, les réfrigérateurs sont arrêtés ; les malades, surtout des enfants sont mourant à l'instant où j'écris. A l'hôpital universitaire, où mon frère chirurgien s'occupe des blessés de l'armée et des civils, il y a un manque criant de médicaments, de spécialistes, d'électricité et de nourriture ; surtout de pain. 

La grande prison d'Alep située à 10 km à "Mislimiyah" est assiégée et privée de tout ; des prisonniers frigorifiés, meurent tous les jours.

Nous venons d'apprendre les déclarations de M. Fabius qui aurait affirmé avoir peur que les rebelles soient des criminels plein de rancune. C'est trop tard... Après avoir percé la voie au chaos et donné votre bénédiction aux criminels de guerre...Comment voulez-vous ramenez les vies, le calme et la justice ? Gouverner ce n’est pas plaisanter. C’est protéger les vies et les améliorer.


Alep - Dimanche 2 décembre 2012 (8h10) - A la suite du rétablissement très provisoire de la communication avec la Syrie, nous avons reçu les informations suivantes :

Durant deux jours toutes les lignes téléphoniques, électriques et l'Internet étaient coupées. Nous avons l'Internet et l'électricité depuis une demi heure. 

La situation devient de plus en plus critique et difficile. L'Armée Syrienne "Libre" a occupé le barrage "Tichrine" qui se trouve près de Raqqa; elle a coupé les lignes électriques et menace de faire sauter le barrage. 

J'ai appris d'un ami musulman (témoin oculaire) que la base militaire 46 située près de la frontière turque  (Atareb) est également tombée. 

Désormais, le territoire entre Alep à la frontière turque de Bab Hawa, délimité au Nord par Azaz, se trouve entre les mains des Salafistes (partisan d'un islam des origines). 

Hier deux évêques maronite et arménien ont échappé à la mort sur la route de l'Aéroport. Leur chauffeur Joseph Karmeh a été assassiné avec d'autres chauffeurs arrêtés sur la route.

La grande prison d'Alep est assiégée et privée de tout : médicament, eau, électricité, nourriture, carburant...Les silos de blé, qui sont stratégiques, ont été occupés et volés; la fabrique de levure a été détruite. 

Actuellement Alep est coupée du monde et risque la famine. Nous n'avons plus de pain : Le kilogramme coûte, au marche noir, L.S.250 (€2,84). Nous n'avons plus de gaz : la bouteille est à L.S. 4500 (€51). Nous n'avons que 6 heures d'électricité par jour. 

Le moral des chrétiens est au plus bas, car les Curés des paroisses ne parviennent plus à s'en occuper.


Enfant récoltant de l'eau de pluie à Alep; le froid s'accroît; 
les victimes sont surtout parmi les enfants

Alep – Vendredi 30 novembre 2012 - Nous avons reçu d'Aep, le message suivant  :

Depuis plus de cinq jours l’Internet est coupé ; l'électricité nous parvient 3 heures par jour. L’absence de mazout, de gaz et d’électricité nous fait atteindre les limites du possible. Nous avons des enfants qui meurent de faim.

Pour s’en sortir, les alépins ont trouvé une façon astucieuse de se chauffer en ayant recours à des tapis électriques qui réchauffent les pieds.

Les éléments armés se mettent aussi dans le commerce, illégal naturellement, mais c’est toujours du commerce. Ils coupent les arbres qui se trouvent à la périphérie de la ville et revendent le bois. La tonne atteint le prix de L.S. 22.000 (€250).

Si seulement, l’énergie était le seul problème.  Les enlèvements de chrétiens sont incessants.  Nous pouvons faire cas des personnes, sans citer les noms, afin de ne pas nuire aux familles. Nous vous faisons savoir :

- L‘Enlèvement du jeune « Antoine Mb » qui fait ses études à Marmarita dans le Wadi Al-Nassara [La vallée des chrétiens] près de la frontière libanaise. Il a été enlevé directement de sa maison et comme son père est propriétaire d’un petit hotel dans la vieille ville d'Alep, les ravisseurs lui demande L.S. 50 millions pour le libérer (€567.000).

-L’Enlèvement de « H. H. » - 69ans - Il a été emmené avec sa voiture puis, par la suite, libéré contre une rançon de L.S. 5 millions (€57.000).

- L’Enlèvement d'un chauffeur de taxi chrétien qui faisait le trajet Alep-Beyrouth. La demande de rançon est de L.S. 5 millions (€57.000).

- Que de multiples vols de voitures ont été commis, en plein jour, par des bandes de voleurs ; le dernier délit est celui de la voiture du « Dr Sami Ya »

Nous terminons par une infotrmation sur Damas où plusieurs victimes chrétiennes sont tombées dans le quartier de Germana. Parmi les jeunes, qui se rendaient à l'école ou dans les Facultés, on signale deux membres de la famille Samara. 

jeudi 29 novembre 2012

Damas, proie d'une rébellion infernale.

Damas – Le 29 novembre 2012 - La situation semble plus obscure que jamais ; le pays s’effrite de jour en jour et les personnes sont de plus en plus fragiles.

Le moral des habitants de Damas est au plus bas, surtout dans les familles dont les fils sont militaires.... Dans les foyers, on se supporte et on résiste comme on peut, en se soutenant et en jouant de temps en temps aux cartes avec des amis proches du quartier...

Ce matin à 7h 30, quatre explosions successives de voitures piégées ont secouée la ville. Elles ont explosé au même endroit, à Jaramana, dans le rif de Damas ; cette ville est habitée, en grande partie, par des druzes et des chrétiens.

Les terroristes, sans doute venus de l’enfer ont fait sauter une première voiture et, dans la foulée, une seconde, alors que des personnes, dans les alentours, accouraient pour s’enquérir des victimes. Le troisième véhicule sautait à l’instant même où les ambulances parvenaient sur les lieux ; Quant aux envoyés de Satan, ils n’ont pu s’empêcher de faire exploser un quatrième véhicule.

Le résultat de cette boucherie qui porte une prétention « la démocratie » pour remplacer le régime actuel, est d’au moins 45 tués, sans compter les très nombreuses personnes grièvement blessées. Nous attendons toujours le sinistre décompte. 

Damas, cet autre cité antique devient progressivement la Capitale de la « boucherie démocratique ».

C’est à grand peine que le peuple syrien survit…le pain devient une denrée rare ; le mazout une énergie très difficile à trouver et l’électricité, cette autre énergie, qui arrive difficilement dans les foyers, à la suite du sabotage à Deir Ezzor, par les hordes armées, des conduites de gaz qui alimentent les générateurs et permettent leur fonctionnement.

M.A.

mardi 27 novembre 2012

Homs, les dangers qui guettent les chrétiens.

Les nouvelles qui parviennent de la ville de Homs et de ses environs inquiètent car une menace très grave pèse sur les chrétiens. Quelle est-elle ? L’arrivée dans les villages environnants de la ville de Homs, de ces multiples groupuscules intégristes que portent les noms de Jabhat al-Nousra, Ahfad Al Rassoul, Abnaa Al-Rassoul, Liwa' al-Tawhid, Ghouraba al-Cham, … ceux-là même qui ont commis des crimes sauvages et inhumains, les mois passés sur les chrétiens de Homs.

La montée de l’intégrisme ne se fait pas seulement sur le sentier de guerre mais dans l’esprit de simples musulmans qui étaient, il y a peu de temps encore, les très bons amis des chrétiens. Leur esprit aurait été embrumé par la propagande des bandes armées qui accusent les chrétiens, d’infidèles à liquider.

Après des mois de combats à Homs et dans les alentours, on est en droit de s’interroger sur la présence de chrétiens dans cette ville.

A Homs, certains quartiers chrétiens ont été pillés et furent totalement détruits : Hamidieh, Bustan, Diwan, Khaldieh, Safsafeh et Jouret Chiah… Trois églises célèbres et importantes furent incendiées ou détruites : celle de « Umm Zounnar » et les deux cathédrales grecque et syrienne catholiques. Toutefois si quelques secteurs sont encore chauds, principalement dans la banlieue de Homs, Deir al-Baalbeh, Rastann, Qoussair, Firqlos, d’autres habités par des chrétiens ont été relativement épargnés ; ils sont toujours habitables : Al-Muhatta, Al Incha'attt, Hay al-Malja' et Al Hosn.

Les chrétiens des quartiers détruits sont allés se réfugier dans le Wadi an-Nassara, "la vallée des chrétiens" située à l’extrémité de la province de Homs et à proximité de la frontière libanaise. Les villages principaux portent le toponyme de Marmarita, Hwach, Baït, Habnumra, Safita et Tartous.

D'autres réfugiés ont poussé plus loin jusqu’à Fairouzah où on recense 1340 réfugiés ou encore jusqu’à Zeidal où l’on compte 963 réfugiés. L'Eglise syriaque de Fairouzah a ainsi mis son Eglise à la disposition des chrétiens grecs orthodoxes. Seuls les habitants des quartiers épargnés de Homs ont pu y revenir. On compte désormais 30.000 chrétiens à Homs sur les 160.000 résidents présents avant les troubles.

A Qoussair, près de la frontière libanaise, il n'y a plus de chrétiens ; la belle église du village est devenue le siège des wahhabites.  A Yabroud, l'ancienne église (ancien temple païen) a été détruite ; les chrétiens ont quitté le village.

Comment vivent ces chrétiens dans la ville de Homs qui fut très sévèrement détruite ? C’est une vie particulière puisque les chrétiens ne sortent de chez eux que la journée durant ; après le coucher du soleil, les rues sont vides car les habitants se terrent. De surcroît, la circulation hors de la ville n’est possible que le matin, uniquement, par minibus pour éviter que les bandes armées ne se saisissent des voitures particulières et n’enlèvent les personnes pour les tuer ou les échanger contre des rançons. En revanche, les soldats et la police secrète ne voyagent que par hélicoptère.

Il y a encore des enfants à Homs. Ils vont à l'école lorsque leur quartier est plutôt sûr, c’est-à-dire là où se poste l'armée. A Homs, même l'université a ouvert ses portes. Des universitaires d'Alep s’y rendent pour les cours car à Alep tous les établissements d’enseignement sont clos ou occupés par des réfugiés.

L'église reste le seul refuge spirituel et matériel des chrétiens ; les activités de jeunesse, scoutisme, catéchisme, JEC, JOC, JUC sont paralysées. Les célébrations et les prières se poursuivent en présence de fidèles plus nombreux mais elles se tiennent le matin ou dans la première partie de l’après-midi. Dans l’ensemble nous pouvons dire que les chrétiens attendent plus d'aide matérielle, en nourriture et argent, de l’Eglise
.
Le monde entier s’interroge sur la façon dont les syriens parviennent à financer leurs besoins alimentaires, de santé, de transports et de loyers. Ce n’est un secret pour personne que les syriens et les chrétiens en particulier sont de plus en plus pauvres. En termes d’aides, ils ne reçoivent que des "miettes" ; l’aide ne suffit pas. Les organismes de secours, le Croissant-Rouge et la Croix-Rouge, Caritas et les archevêchés sont les principales sources…

Le secours vient aussi d’individualités dans le clergé qui se révèlent très actives et généreuses. Parmi les membres les plus connus : Le Père Michel Naaman, qui fait parti du comité de réconciliation, le Père Selouanos de Fairouzah, Mgr Jirjios Kassab évêque de Homs et Hama pour les des syriens catholiques, Sr Agnès du couvent Mar Yacoub Mouqatta'a, le Père Jacques de Qaryatein, les moines Paulistes à Marmarita, Le village Al-Ard avec le Père Frans (Hollandais) s.j. qui a ouvert son couvent à tout le monde.

Face à la prolongation des combats, les jeunes éprouvent de plus en plus le désir de quitter le pays. C’est surtout le cas des jeunes qui n'ont plus de travail, et qui veulent échapper au service militaire dans un tel contexte. Ils considèrent qu’ils n'ont plus d'espoir et veulent de ce fait, à tout prix, quitter le pays au risque de leur vie. En revanche, les parents et les vieux envisagent rarement le départ préférant rester près de leurs biens.

Mais y a-t-il encore des pays que les chrétiens syriens trouvent sympathiques et favorables à leur cause ? A part le Vatican, les chrétiens de Homs, qui sont en Majorité orthodoxes, ont un penchant pour la Russie, la Chine, l'Iran et surtout la Grèce. Ils ont été très sensibles à la visite du patriarche de Moscou venu soutenir les soutenir. En revanche, ils ont attendu la visite du Patriarche maronite qui se fait attendre mais on peut le comprendre puisque la sécurité n’est pas favorable pour un maronite.

Des médisants et calomniateurs ont beau prétendre que les chrétiens soutiennent le régime, nul ne peut être d’accord avec cette assertion qui n’aurait pas été vrai, si les rebelles avaient su leur donner une place de choix. Nous savons tous que ce n’est pas le cas et que l’armée arabe syrienne est le seul rempart des chrétiens et des civils. Dans les environs de Homs, elle est présente dans tous les villages où les soldats sont bien reçus et se sentent à l'aise au milieu des familles qui leur offrent l’hospitalité, de la nourriture et des services ; dans les villages non-chrétiens le traitement n’est pas le même ; les soldats y sont méfiants, craignant des fanatiques cherchant à les tuer.

Présente à Homs, l’armée avance surtout à Qoussair, Rastan et Rableh et du côté de la frontière libanaise à Tell Kalakh que les rebelles ont déserté pour aller s’attaquer à Alep et à la Djézireh.

Les chrétiens n'ont pas du tout de milices [comment peut-on alors les accuser d’être avec le régime] mais dans les villages chrétiens à Wadi Nassara, Fairouzah, Sadad, de jeunes chrétiens se sont enrôlés dans les Comités populaires où au sein des milices de l’armée, les « fameux Chabihha », afin de protéger les leurs et leurs églises ; cela n’est-il pas légitime au regard du nombre d’Eglises syriennes incendiées ?  

Si des combats se déroulent encore à Akrama et Khaldieh dans les environs de Homs, la seule consolation pour les habitants de cette ville, aussi petite qu’elle soit, est que le prix du carburant est inférieur à celui pratiqué dans les autres villes ; la raffinerie de Homs alimentant la ville, voire le pays entier. Le prix officiel de l’essence y est à 500 L.S. pour le gaz, 50 L.S./litre pour l’essence, 35L.S./litre pour le Mazout alors qu’à Alep, le Gaz est à 3300, l’essence à 125 et let mazout à 110L.S.

Quant aux biens essentiels, ils parviennent désormais du Liban, en contrebande, à des prix raisonnables. On trouve tout sans problème mais les prix ont augmenté, à cause du dollar qui a dépassé 84 L.S.

mercredi 21 novembre 2012

Ne pas oublier Alep....

En Syrie, la population commence à perdre espoir sur la fin proche du conflit. La mort n'est plus seulement un fait de la vie, elle est dans le quotidien,; familière, proche, presque imminente; la population se prend à la défier ; la mort ne fait plus peur ; les habitants sont devenus moins craintifs mais paradoxalement le désir de vivre est moins vif. Il arrive bien à ceux qui sont toujours à Alep, Homs, Harasta, de se dire qu'il vaut peut-être mieux mourir que de vivre sans abris, sans pain, sans dignité humaine.

Les enfants eux ne se posent pas si crûment la question de la mort. En revanche, ils flirtent avec elle, en jouant à se faire peur dans les quartiers chrétiens d’Alep. Dans leurs jeux, ils se regroupent en soldats de l’Armée arabe syrienne et en combattants de l’Armée Syrienne Libre. Ils se fabriquent de fausses armes, mais y mettent parfois du vrai en se maltraitant.

On dit qu'un tiers de la population d'Alep a quitté la ville. Les citoyens restés sur place, font partie de la catégorie sociale qualifiée autrefois de moyenne  mais aujourd'hui sensiblement appauvrie au point qu'elle n'a plus les moyens de sortir de Syrie. En revanche, ses membres espèrent et attendent l’aide qui arrive avec parcimonie, laissant de nombreuses familles en détresse. Les familles qui ont laissé la ville d'Alep et y sont revenues ne sont pas mieux loties; certaines, par exemple, ont fait le voyage de l'Arménie, pour n'y trouver qu'un pays n'offrant pas de travail, où la corruption est presque aussi répandue qu’en Syrie.

L'émigration ne réussit pas à tous, notamment à ceux qui ont fait le choix de laisser la Syrie pour le Liban et qui n’ont même plus les moyens d’y revenir car, dans le pays voisin, la vie est très chère et les a dépouillés. Mais quel dilemme pour la population chrétienne alépine tentée par le départ ou la demeure sur place, surtout après les dernières déclarations des partis « djihadistes » qui appellent à fonder une République Islamique de Syrie. Que faire ?

Dans le quotidien alépin, la vie est devenue insupportable. Les habitants ne sortent plus que pour acheter du pain. Il faut dire que cette sortie demande cinq heures de files d’attente. Le reste du temps, les sorties de chez soi, n'ont pour but que de visiter les proches. En revanche, avec la tombée du jour, tout le monde est terré chez soi car les quartiers contrôlés par l'armée sont quadrillés de barrages.

Les modifications du mode de vie et de l'environnement, dans les derniers mois, ont été impressionnants. A Alep et dans ses environs, près de six cents usines ont été pillées et volées. Des bandes armées provenant de Turquie se sont emparées de précieuses machines. Près de 60% de la ville d’Alep est détruite. Les fameux souks, si réputés jadis, sont détruits à hauteur de 50%. Alep viendrait en troisième place après Berlin et  Stalingrad dans le classement des villes les plus détruites. Près d’1,5 millions de personnes n’ont plus d’abris ou de maisons. La monnaie s’est considérablement dépréciée. Le dollar et l'euro atteignent des records ($1=L.S.88) et (€1=L.S.110). Les marchandises et denrées alimentaires de base ont vu leurs prix quintupler. De très nombreux médicaments restent introuvables après la destruction des usines pharmaceutiques.

Le pays avance dans l’hiver ; le mazout et le gaz manquent ; le chauffage au bois n’est pas courant dans le pays. Il n’y a plus que les réchauds électriques et les couvertures pour se chauffer. Heureusement et c’est la rançon du malheur, les rapports entre voisins restent bons, imprégnés d'attention et de solidarité. Pour les urgences, il ne reste plus d'ambulances, de police ou de pompiers. Les voitures piégées sont si destructrices ;  elles ne sont pas suffisantes, semble-t-il, puisqu'elles sont généralement suivies de tirs de fusée Hawn comme pour venir achever le mort.

Au fil des mois, la situation se dégrade ; c'est le pourrissement et le monde y assiste comme le sphinx dans le désert. A Alep, l’armée syrienne ne parvient pas à pénétrer dans la vieille ville tandis que d'autres quartiers, occupés par les djihadistes (Al Nasra), deviennent des sanctuaires islamistes.  

Les conscrits du service militaire restent terrés chez eux ; des soldats désertent ou collaborent avec l’Armée syrienne « Libre », par besoin d’argent ou par conviction. Au milieu de la désagrégation, il se trouve encore des personnes de bonne volonté qui prennent des risques pour se manifester à des amis et des proches ; quel courage ont ces bédouins qui ont traversé des barrages de l’ASL pour venir entourer une famille chrétienne éprouvée. La misère est présente, croissante, destructrice et avilissante sur tous les plans.

La jeunesse ? Son comportement est désormais conduit par le besoin de manger et de s’héberger. Des jeunes chrétiens de plus en plus nombreux s’enrôlent dans les comités populaires (Chabihas) pour soutenir l’armée. La solde qui leur est versée est de 15.000 livres syriennes (€200) par mois. D’autres tentent de vendre de l’essence en contrebande ou s’improvisent vendeurs de légumes ambulants ; enfin, il y a ceux qui essayent de quitter le pays par la Turquie. Quel vide ! Quel désastre spirituel, humain, matériel…. ! Que de jeunes sur la pente négative ! Le caractère des personnes change…les instincts dominent....; au plus grand désespoir des familles, des jeunes commencent à s’adonner à la drogue introduite par les salafistes tandis que les jeunes filles sont sous la menace constante du viol. La fatwa du renégat Qatari, le dénommé « al-Qurdawi » protège les violeurs en accordant le droit de violer les filles alaouites et chrétiennes avant de les tuer. Pourquoi la France qui entretient de si bon rapport avec le Qatar, ne demande t-elle pas qu'on le fasse taire ?

Et les écoles au milieu de cela ? Il faut dire que les deux tiers des écoles publiques abritent des réfugiés ; les autres établissements sont vides. Les écoles chrétiennes, situées hors de la ville ont, quant à elles, créé des classes au sein des Eglises et dans les paroisses pour assurer les cours, tandis que les universitaires semblent avoir perdu leur année.

La question du départ et de l'émigration revient sans cesse...le dilemme....Certaines familles cherchent à partir certes, mais tout n'est pas réglé par le départ. La question est pour quelle destination ? La Suède, le Venezuela, l'Australie ou le Canada ? Ce sont les pays les plus attirants ;  mais partir, ce peut-être se ruiner. A Alep aujourd'hui, tous logement laissé est un logement prisé par les réfugiés qui s’y installent sans intention de le rendre. Vendre son bien ? Impossible. Il n’y a plus d’autorité, plus d’administration, plus de justice pour permettre les transactions.

La question du retour, est celle que se posent des familles parties s’installer au Liban, en Arménie ou en Jordanie; elles reviennent au pays car la terre d’accueil est peu sûre. Le dernier attentat de Beyrouth qui a tué le chef des renseignements, W. Hassan, a dissuadé des chrétiens à rester sur place et puis le coût de la vie au Liban vient les déterminer à partir.

Mais quelle est la véritable situation sécuritaire à Alep ; quelle place occupe l’armée arabe syrienne ? On peut dire que cette dernière est présente surtout dans les quartiers chrétiens à travers la garde républicaine formée des soldats les plus fidèles au régime. Elle occupe 25% de la ville seulement mais s'appuie toujours sur l’aviation pour tenter de déloger les rebelles salafistes des quartiers de la ville.

Ailleurs hors d’Alep ? Pour les chrétiens, l’attention se porte sur la ville de Qamichli située dans le Nord-Est du pays, où très vraisemblablement, se prépare un scénario similaire à celui de Ras-El-Ain, avec ultimatum aux chrétiens pour quitter la ville et exécution de la menace, peu de temps après. Actuellement les habitants des villages chrétiens de la région, en particulier de ceux qui se trouvent sur le fleuve Khabour, trouvent refuge dans la ville de Hassakeh.

Des nouveaux acteurs dans le conflit ? Des intégristes de toutes sortes, des bandes armées diverses foisonnent et agissent pour le compte de parrains tenus secrets. Ils sèment la terreur et égorgent de simples et modestes citoyens au nom d’Allah. Nous revivons les premiers temps de l’Islam avec les ultimatums du prophète et de ses hommes appelant à la conversation sous menaces d’être passé par le fil de l’épée. La peur règne sur l’ensemble du territoire....L’histoire se répètera-t-elle ?

Dans cette mêlée, comment rester informés ? La population chrétienne s'accroche à certains media, dont le panorama a quelque peu changé : Elle s'informe auprès d'« Al Mayadine » qui est bien apprécié mais aussi par l'écoute de deux autres chaines « Ikhbarieh » et « Dounia ». A ces chaînes sympathiques aux chrétiens, sont venues se greffer des chaines "salafistes" « Al-Barada », « Al-Sharq », « Al-Jazira » et « Al-Arabia » ; Le Net prend une place de choix avec « Taht al-Mihjar » et « Akselser » mais aussi « Alep News » et « Akhbar as-Syrian » sans omettre les réseaux-sociaux tels que Facebook.

Pour conclure, quel constat faisons-nous ? Dans une guerre comme celle-ci, l’espoir est dans le détail, dans les gestes d'amitié, dans l’attention délicate, dans l'inconnu qui se présente et tend une main….L’espoir n’est ni auprès des gouvernements, ni dans les grands discours politiques, ni dans les ambitieux qui pointent leur nez dans les medias. Aucun d’eux n’a réussi en enrayer le conflit. Aucun Etat, aussi puissant qu’il ne prétend être n’a réussi à faire passer l'humain avant les considérations géostratégiques, et à stopper ainsi la marche vers la destruction de la Syrie.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.