mardi 1 novembre 2011

Quel bilan faire de la société française insurgée contre Dieu ?

L'indifférence ou l'ignorance religieuse qui caractérise la majeure partie des familles françaises autrefois catholiques, invite à établir un bilan de l'état moral de la France dont le peuple s'est un jour insurgé contre Dieu avec, à ce jour, des effets dévastateurs.

Pour présenter ce bilan, nous procéderons par étapes, soumettant au diagnostic les thèmes de "l'air ambiant", la famille, l'école, la jeunesse, la philosophie sans Dieu, la souffrance et la douleur, enfin la manière dont il est possible d'émerger de l'athéisme, ce mal qui se propage dans les coeurs en friche.

Propos sur "l'air" : On le dit pollué et il l'est bien ; les écologistes  nous le rappellent constamment. On nous dit qu'il faut des mesures d'assainissement et que nous devons renoncer à certaines énergies, que des formes énergétiques nouvelles sont à trouver.

A y réfléchir, on découvre que l'air le plus empoisonné n'est pas celui que notre corps respire mais, tout simplement, celui respiré par notre âme; des "miasmes" pestilentiels flottent dans l'atmosphère intellectuelle de notre temps et pénètrent partout. La famille, l'école, la presse, le théâtre, le cinéma, la télévision, la publicité, les célébrités, "modèles de vie", sont tous atteints. Nul n'arrive plus à échapper. Tous les milieux sont contaminés. Les jeunes sont sujets aux ravages de la manipulation; ils succombent en foule, moins atteints par les passions de l'adolescence que par l'air communiqué par la société libérale et médiatique.

Propos sur la famille : Dans la société française, elle n'est plus vraiment chrétienne; elle a déclaré forfait à son devoir et failli à sa mission. Instituée par Dieu, elle s'est corrompue, divisée, émiettée, "mondanisée", dénaturée, recomposée et cette recomposition ne tarde parfois pas à se fracturer à nouveau.

Lorsque la famille recèle encore un peu de foi, la mère croit et le père se dit incroyant; à l'inverse, quand le père prie, la mère ne donne guère de temps. Un jour, la raison éveille la conscience de l'enfant. Il se rend alors compte de l'abîme qui sépare son père et sa mère. Il commence par questionner puis s'étonne du manque d'harmonie; enfin il se scandalise avant de rentrer en rébellion contre ses parents...pendant qu'il attend impatiemment le jour où il sera assez grand pour ne plus prier Dieu lui-même.

Propos sur l'école : de la famille, l'enfant passe à l'école. Et là que rencontre t-il ? La même division qu'à la maison car l'école est de moins en moins l'école. Celle-ci prend des formes différentes car elle s'est éloignée de sa mission. Pas plus que la famille, elle n'est restée fidèle à sa finalité d'origine. Etablie pour être la gardienne de la science et de la morale, pour conserver et transmettre les grandes traditions du goût, du vrai, du beau, du bien, elle est sur certains sujets devenue une source empoisonnée de notions qui flétrissent et tuent l'âme : Théorie de l'évolution, théorie du genre et de l'ambiguïté sexuelle, exaltation de l'individualisme et de la concurrence, méthode globale produisant plus de confusions que de formation, arrêt de la formation religieuse, etc...

De sanctuaire, l'école est devenue un lieu d'abaissement ouverte aux sophismes, aux manipulations, à des expériences pédagogiques parfois farfelues, enfin aux doctrines athées et opaques qui l'éloignent de la Vérité unificatrice. Dieu a été chassé du sanctuaire de l'école et aussitôt, le doute, l'impiété, l'indifférence, la violence, le mépris ont fait irruption de toutes parts. Et au milieu de cela que devient le jeune enfant ?

Propos sur la jeunesse : Devenus adolescents, le jeune homme et la jeune fille sont des êtres sceptiques qui ont passé leur temps à voir leur père ou leur mère "nier" Dieu. Le jeune poursuit sa vie dans des études post-scolaires qui sont également divisées par rapport à leurs finalités propres puisque le relativisme et la concurrence atteint profondément l'enseignement.  Le trouble et le désordre sont installés dans ses idées, jusqu'au moment où il commence à se rendre compte de la grande comédie qu'on lui joue; il réalise que la société ne croit pas vraiment ce qu'elle enseigne. Elle prêche le bien mais fait le mal. Cette contradiction lui est fatale; sa foi se ternit, son coeur se flétrit et l'âme se dessèche; l'indifférence et le découragement prennent la place de l'espérance et de l'enthousiasme. Après un certain temps toutes les facultés sont atteintes. L'abêtissement, ne craignons pas le terme, prend le dessus.

Il suffit de regarder les jeunes autour de nous: Ils sont souvent mal à l'aise ou mal tenus, souffrant parfois de défauts fatals pour la sainteté et la fraicheur de la première jeunesse. Même en ayant échappé aux dangers encourus à l'école, le jeune est rattrapé par la corruption des images, de la publicité, les jeux vidéo qui lui retirent la noblesse de l'imagination et la naïve simplicité de son âge. L'enfant devient laid ; il a l'air honteux quand il ne dissimule pas cette honte sous une attitude agressive. Il ne regarde plus en face, car il es troublé par les nombreuses images qu'il rencontre. Même le beau devient un objet de lassitude et d'ennui, de révolte et de dégoût.

Les dégâts sur la personne et son âme ne s'arrêtent pas avec la sortie de l'école. Ils se poursuivent dans la vie adulte lorsque le jeune entre dans la société. A ce moment, il retrouve d'autres menaces que le libéralisme des moeurs considère saines. Mais qu'y a t-il de sain dans les kiosques à journaux qui livrent à tous les regards des revues aux images érotiques et pornographiques, dans les librairies qui présentent à tous venant des livres aux titres ambigus  et suggestifs, enfin sur les écrans d'ordinateurs qui offrent des sollicitations constantes et en tous genres.

Propos sur la Philosophie : Voilà que la jeunesse de la société française est en butte à la souffrance de son âme, au doute, à la révolte et à l'abaissement et cela après que les générations précédentes ont dit au Christ : "Je n'ai plus besoin de toi". Je suis assez sage, assez fort ; garde tes miracles ; réserve-toi pour les faibles....

Dans la société, le Christ a été remplacé par la "Philosophie"; mais ce que l'on appela philosophie était "l'absence de philosophie" car avec le Christianisme, la société a perdu le précepte de la morale raisonnée et surtout "l'habitude de veiller sur soi-même", si salutaire et qu'aucune sagesse ne peut remplacer. Voilà pourquoi l'ennui nous dévore et dévore les jeunes, voilà pourquoi les passions nous égarent et le suicide attend à notre chevet.

Avec la philosophie moderne, l'alliance de la religion, de la philosophie et des lettres a été rompue. Il en est résulté que le trouble a atteint la source de la Vérité, que l'imagination a été détournée et le sens moral perverti ; faut-il encore rappeler "l'insurrection de mai 68", sommet de ce détournement moral qui a laissé les âmes démantelées et ouvertes aux ravages des passions.

Nous voilà donc, au XXIe siècle, dans une société sans Dieu et sans frein où le simple terme de "morale" fait dresser les cheveux.

Propos sur la douleur et la souffrance : Les malheurs de notre temps sont un hommage terrible, mais éclatant, rendu à la Vérité. Ces malheurs ne se faisant pas sans souffrance, sans colère et sans gémissement pour nombre de citoyens en particulier pour ceux qui vivent dans le faux et sous un masque, bien plus que pour ceux qui se nourrissent de rêve et de poésie.

Pourtant cette douleur est un chant qui s'élève...car la mort qui suit la douleur permet à la vérité de renaître de ses cendres. Jamais l'esprit religieux ne se détruit. L'humanité tombe mais se relève aussitôt. Les jours de vigueur, elle répare le mal accompli dans les périodes de déclin. Elle reconstruit les édifices détruits et les dédie à l'Eternelle-Vérité, dans une recherche de perfection. La végétation reprend ses droits après la tempête.

Toutefois, au milieu du désert, il y a des êtres, mais ils sont peu nombreux, qui n'ont pas douté. Ils ont marché sans crainte et sans fatigue à travers les pentes douces et riantes des vallées, conduits par l'espérance. Ils ont tendu leurs bras aux estropiés, secouru la veuve et l'orphelin et placé leur "temple" au dessus des orages et au dessus du souffle des passions humaines.

Propos sur la sortie de l'athéisme : Le désir de sortir de l'athéisme, s'appuie sur la volonté de chercher Dieu pour découvrir la foi car, sans la foi, pas d'espérance, sans espérance, pas d'amour et sans amour pas de joie sur la terre.

Pour y parvenir, il faudrait accompagner le désir et la volonté, d'une "hygiène intellectuelle" consistant à poser un filtre à ses lectures, ses films, ses émissions, à "combattre l'orgueil" qui empêche le regard sur soi, et à  dompter la sensualité par la volonté. Saint Bernard n'avait-il pas prêché sur le thème des "choses qu'il ne faut pas savoir".

A la suite du mouvement de l'âme découlant de cette hygiène intellectuelle, nous pensons sincèrement que le besoin de croire et d'aimer la Vérité se réveillera avec "tout le charme" que procure le réveil à la foi.

Oui! En résumé, le désir de s'en sortir, la vertu de volonté et la foi en la parole du Christ introduisent, à eux trois, la douceur dans la vie car vivre en paix ne se fait pas sans savoir d'où l'on vient, où l'on va, et ce qu'on a à faire ici-bas. "La paix ! La paix ! Qui me donnera la paix ! s'écriait Gérard de Nerval. Mais comment avoir la paix quand on n'a pas de guide, pas la plus petite étoile au dessus de la tête ?" 

Le bilan de la société française insurgée contre Dieu est catastrophique par la douleur et la souffrance que l'absence de Dieu engendre chez tant de personnes, mais il n'est que favorable et positif dès lors que la volonté de sortir de l'athéisme devient une réalité accompagnant l'âme dans sa recherche divine. La douleur et la souffrance ne deviennent plus alors qu'un chant qui s'élève, puisque la Vérité renait de ses cendres.

Le Veilleur de Ninive.

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