mercredi 23 novembre 2011

Le Roi Hassan sur l'intégration des musulmans en Europe.

Ecoutez le Roi Hassan II du Maroc commenter, en 1982, l'Intégration des Musulmans en Europe. Dites en commentaires ce que vous en pensez.


Message d'Alexandrie d'un Chrétien égyptien


Nous recevons le message suivant d'un chrétien Egpytien...

"Je suis toujours à Alexandrie. Ici ca sent assez mauvais, le pouvoir va probablement être pris par les islamistes. Les Occidentaux nous ferons boire le calice jusqu'à la lie". 

H.T. (nous conservons l'anonymat de l'auteur).

jeudi 17 novembre 2011

Boycottons Benetton!

Au lendemain de la publication de notre article intitulé "Haro au Tolérantisme", nous lisons, à la suite du scandale inadmissible causé par le Groupe Benetton, que cette entreprise, en diffusant ses affiches représentant le Très Saint Père dans une position inacceptable, a "voulu combattre la culture de la haine". Nous disons à Benetton que son action a généré, en vingt-quatre heures, un mouvement d'hostilité dont il n'a pas fini de mesurer les conséquences.

Pour cette entreprise, les "scandales publicitaires" sont des récidives; aussi nous faut-il rester vigilants car il n'y a jamais deux méfaits sans que le troisième ne suive. 

Pour l'heure, le Veilleur de Ninive, très soucieux du respect du Sacré et de la Foi, a décidé de ne pas rester silencieux mais, au contraire, d'appeler au boycott. Cela signifie qu'il invite ses lecteurs à :

- détourner leurs regards du logo de Benetton.
- ne jamais franchir le seuil d'une porte d'un magasin Benetton.
- propager autour de soi l'invitation au boycott.
- se souvenir que cette marque appartient à près de 70% à la famille qui porte son nom.
- garder en tête les marques que le groupe possède : United-Colors of Benetton, Sisley, Playlife, Undercolors of Benetton.
- ne pas lier le moindre commerce avec cette société.

Exigeons de la société Benetton qu'elle lance une campagne publicitaire favorable et sympathique à l'égard de l'Eglise catholique et du Pape pour démontrer que son but initial était bien de combattre la culture de haine.

Sans une telle action en faveur des catholiques et de l'Evêque de Rome, le boycott devrait se poursuivre.

Sur wikipedia, il est possible de trouver un rappel de deux scandales causés par cette société :

Benetton est au coeur d'une scandale en 1998 concernant le travail illégal des enfants en Turquie. Plusieurs enfants âgés de 11 a 13 ans ont été photographiés dans l’usine Tekstil à Istanbul, une usine de textiles liée à Benetton confectionnant quelques uns des produits vendus par les vêtements Benetton[3]. Depuis le groupe a signé avec ses partenaires turcs un code de conduite pour la prévention du travail des mineurs.

La firme italienne est au centre d'un autre scandale lié à l'accaparement des terres Mapuches en Patagonie. Via sa compagnie Compania Tierras del Sur Argentina S. A.[4], la famille Benetton possèderait 900 000 hectares ce qui représente 9% des terres cultivables de Patagonie. Utilisées principalement pour l'élevage d'ovins dont la laine est exportée notamment en Italie, ces terres n'en sont pas moins au coeur de tension avec la société Mapuche qui revendiquent historiquement un droit sur ses terres[5].

mercredi 16 novembre 2011

Haro sur le "Tolérantisme" !

Tant que la tolérance était une vertu, elle était bien accueillie car elle pouvait, dans certains cas, protéger les minorités et ceux qui étaient dans l'erreur. Depuis qu’elle est devenue « tolérantisme », elle est une menace pour l’homme, sa vie morale et spirituelle.

A l’instar du nationalisme, le tolérantisme, son opposé, est tout aussi redoutable. Le premier affirme la supériorité de la nation sur les autres nations et cherche à imposer sa culture nationale aux autres peuples. Le tolérantisme affirme la supériorité de la tolérance sur la Vérité et poursuit inconsciemment, comme but, l’émiettement de la Vérité puisque la naissance d’une vérité particulière est une dérive par rapport à la vérité vraie. La multitude et même la grande multitude des vérités ne sont que des vérités fausses puisqu’en réalité il ne peut y avoir qu’une seule vérité vraie que tous recherchent.

Le tolérantisme s’appuie sur son disciple, le « tolérantiste » qui annonçait il y a quelque temps la tolérance en proclamant qu'il ne fallait inquiéter personne sur sa façon de penser, mais laisser chacun vivre tranquillement dans la croyance à laquelle il a adhéré. Par la suite, les tolérantistes ne se sont plus contentés d’une proclamation de slogans « séparatistes » mais se sont mis à menacer de porter devant la justice ceux qui cherchaient à protéger la Vérité, des dérives de la pensée et du comportement. Des associations tolérantistes ont alors pris naissance, qui se sont constituées en avocates du primat de la vérité fausse sur la vérité vraie et depuis, certains ont pu vivre ou assister au passage de la menace à la sentence.  

Les tolérantistes, "séparatistes" dans les faits, animés de sentiments différents, participent tous à la destruction de la vérité unificatrice. Une connivence objective s’établit même entre eux, en dépit de leur différence. Ils s’unissent tous contre celui qui propage une pensée unifiante et enseignante. C’est ainsi que nous avons pu voir, dans bien des cas au sein de l’Eglise catholique, les prescriptions d’adaptation du Concile Vatican II, se transformer en hostilité à l’égard de l’enseignement romain, sous la revendication de l’esprit de tolérance. Progressivement dans l’Eglise, l’impératif de tolérance prenait le dessus sur l’imposante Vérité divine.

Pourtant, le Christ lui-même avait proscrit le tolérantisme, lorsqu’il demandait aux chrétiens de regarder tous ceux qui n’écoutent pas l’Eglise, comme des païens et des publicains. Aujourd’hui, si nombreux, sont les chrétiens eux-mêmes qui refusent d’écouter l’Eglise et son enseignement alors que c’est en réalité désobéir à Jésus-Christ que d’accorder le crédit à une pensée qui s’écarte de l’enseignement unificateur.

L’Apôtre Saint Jean, instruit par le Christ, condamne le primat de la tolérance sur la Vérité avec la même force. « Si quelqu’un vient vers vous et ne fait pas profession de cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez point car celui qui le salue participe à ses mauvaises actions. Ep. Jean II, Ch. V, 10-11. Saint Paul, s’adressant aux romains, leur ordonnait d’éviter la compagnie de ceux qui causaient des divisions contre la doctrine.

Certes, il n’est pas question de se détourner, sans mot dire, des tolérantistes mais de s’en éloigner après les avoir avertis. Rappelons-nous ces propos du Christ : « Si ton frère a commis un péché, va lui parler seul à seul et montre-lui sa faute. S’il t’écoute, tu auras gagné ton frère. S’il ne t’écoute pas, prends encore avec toi une ou deux personnes afin que toute l’affaire soit réglée sur la parole de deux ou trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté de l’Eglise ; s’il refuse encore d’écouter l’Eglise, considère-le comme un païen et un publicain. Mathieu, Ch. XVIII, 15-20.

La cible des tolérantistes ce sont toutes les Institutions visibles et enseignantes. Dès le moment où une Institution enseigne une Vérité unifiante, elle est rejetée. L’enseignement est confondu avec la morale et comme la morale porte une appréciation sur la pensée, elle est également rejetée et l’enseignement qui prétend transmettre une vérité est lui-même refusé. Ainsi le tolérantisme atteint l'école où la méthode globale fut inventée pour permettre à chacun de développer son approche et empêcher qu'une considération l'emporte sur l'autre. Cette école que nous connaissons n’a plus prétention à transmettre un savoir ; l’objectif de transmission des connaissances est devenu secondaire, face à celui qui consisterait à permettre à chacun de développer sa propre pensée dans un « esprit de tolérance et d’ouverture ». Les programmes de l’Education nationale au niveau des lycées sont très explicites à ce sujet. Au fil du temps, comme dans l’Eglise, chacun, dans l’école, se bâtira sa propre approche ; l’Institution n’étant plus qu’un cadre que l’on maintient jusqu’à son effritement et sa perte de sens qui, au terme de la course, provoquera son implosion.

Quelle sera la prochaine cible des tolérantistes après l'Eglise et l’école ? La République qu’ils ont jusqu'à peu de temps encore défendue ? Cette République, dont les représentants ont été les promoteurs du tolérantisme, verra un jour son arme se retourner contre elle, car il ne lui sera plus autorisé de tenir un discours enseignant sur la laïcité et sur les valeurs républicaines. Elle ne disparaîtra pas comme cadre institutionnel mais uniquement comme entité morale porteur d'un message unificateur. 

Oui ! Le tolérantisme, refusant aux Institutions officielles et visibles, leur vocation d’enseignement, va se révéler un instrument de sape efficace de ces Institutions. Saper les Institutions officielles, cela ne nous rappelle t-il par une méthode qui a mené à la catastrophe des années 30 ?

Nous découvrons ainsi que le tolérantisme peut être une philosophie extrêmement redoutable, qui protège et renferme en son sein un panel très large de doctrines, des plus « hérétiques » aux plus secrètes en passant par les plus farfelues.

Le système tolérantiste présente donc l'apparence d'un système promettant la paix où vivraient côtes à côtes les pensées les plus contradictoires. Mais prenons garde, car il s’agit d’une fausse paix fondée sur de fausses vérités. Nous savons où mènent les fausses paix, qui se sont construites sur des erreurs. Certes, la menace du nationalisme et de ses risques de guerre s’est éloignée de nous, même si des partis nationaux reviennent en réaction sur le devant de la scène. En revanche, la menace de revendications séparatistes pouvant recourir à un « terrorisme » armé ou juridique pour imposer la survie de l'erreur, résultant d’une absence d’obéissance à une pensée transcendante et unifiante, n’en est pas moins présent.

Prendre conscience du tolérantisme et chercher à le repousser signifie t-il, pour les fidèles d'une pensée unificatice, qu’ils doivent condamner ceux qui pensent différemment ? Evidemment que non ! Tel n’est pas notre propos car nous avons bien vu plus haut, qu’avec le Christ, le frère pécheur devait être repris plus d’une fois et puis le combat doit toujours demeurer sur le plan de la pensée et de l'explication dans le respect des personnes. Il peut aller pour le chrétien jusqu'au martyr.

La faille du système fondé sur le primat de la tolérance, réside dans le fait qu’il a renversé l’ordonnance des valeurs plaçant la vérité après la tolérance; or c'est l'inverse qui doit être proclamé. 

Ce que l’enseignement chrétien nous demande c’est de sacrifier notre raison personnelle et individuelle pour permettre à cette dernière de se ranger, par amour de la Vérité, sous le pouvoir de la raison unifiante enseignée par l’Eglise qui garantit la justice entre les hommes et la sacralité des paroles du Christ ; « croyons tout ou ne croyons rien car la parole de Dieu, dans tout ce qu’elle annonce, est d’un poids égal ».

Par la Grâce et l’Institution de l’Eglise établie par le Christ lui-même, l’enseignement des Papes et du corps épiscopal réunis est d’inspiration divine et de ce fait se rapproche le plus de la Vérité divine. Le Christ lui a donné le poids divin en précisant à Saint-Pierre lors de la remise des clefs du Royaume, « ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux... ».

Le sacrifice de la raison que l’Eglise enseignante demande aux baptisés, s’étend-il aux sciences profanes ? Bien sûr que non, car Dieu a décidé d’abandonner au monde les disputes entre philosophes. Hors du contexte religieux et moral, ce n’est guère un délit, selon l’Eglise, de suivre les savants dans leurs voies tant que celles empruntées par les sciences ne viennent pas heurter l’éclairage ecclésial.

Dans la société chrétienne, toute pensée qui supplante la Vérité unificatrice est un détournement et un totalitarisme réducteur de l’homme à ce qui est primordial, ici la tolérance, le rendant prisonnier et l'éloignant d’une vérité large et divine qui poursuit son développement intégral et global.

dimanche 13 novembre 2011

Vous avez dit "un monde sans Dieu....?"


Nous le constatons tous les jours : un monde sans Dieu ne peut-être qu'un chaos rempli de tristesse :

- La cupidité y est étendue.

- L'exploitation y est brutale.

- La manipulation y est sans freins.

- Le jugement y est arbitraire.

- Les vices y sont sans peines.

- Les vertus y sont sans récommpenses.

- La liberté y est illusoire.

- L'intérêt particulier y est dominant.

- L'égoïsme y est roi.

- La tolérance y est confusion.

Dans une société où Dieu tient une belle place,

- la société se nourrit des devoirs entre ses membres.

- les membres obéissent aux lois qui les imposent.

- les lois sont créées par les législateurs qui les établissent.

- les législateurs obéissent à Dieu et se trouvent ainsi sous son regard qui transforme le pouvoir de l'homme sur l'homme en un service de l'homme par l'homme. 

Le sort des dirigeants indignes...

Ceux qui aujourd'hui s'attaquent à la religion chrétienne catholique en essayant de la rendre odieuse et alliée des pouvoirs tyranniques, nous leur répondons qu'ils disent des mensonges.

La religion chrétienne catholique n'est l'alliée que des pauvres et elle accueille les pécheurs repentis. Si l'Eglise ne condamme pas systématiquement les dirigeants indignes de certaines nations pour se démarquer d'eux, c'est qu'un jugement plus sévère que celui du Pape et des évêques leur est réservé.

Le message du Christianisme à l'intention des "dirigeants indignes" n'est pas un message de caution mais un message énergique disant aux dirigeants du monde, qu'ils paieront l'impunité dont ils auront joui sur la terre. Le livre de la Sagesse, en son chapitre VI est éloquent à ce sujet :

"- Écoutez donc, ô rois, et comprenez ; instruisez-vous, souverains de toute la terre.

- Soyez attentifs, vous qui commandez aux foules, qui vous vantez de la multitude de vos peuples.

- Car la domination vous a été donnée de la part du Seigneur,et le pouvoir de la part du Très-Haut, lui qui examinera votre conduite et scrutera vos intentions.

- En effet, vous étiez les serviteurs de sa royauté,et vous n'avez pas rendu la justice avec droiture, ni observé la Loi, ni vécu selon les intentions de Dieu.

- Terrifiant et rapide il fondra sur vous, car un jugement implacable s'exerce sur les grands ; le petit obtient le pardon et la miséricorde, mais les puissants seront jugés avec puissance.

- Le Souverain de l'univers ne reculera devant personne, il ne se laissera influencer par aucune grandeur ;car les petits comme les grands, c'est lui qui les a faits, et il prend soin de tous pareillement.

- Les puissants seront soumis à une enquête rigoureuse.

- C'est donc pour vous, princes, que je parle, afin que vous appreniez la sagesse et que vous évitiez de tomber, car ceux qui observent saintement les lois saintes seront sanctifiés, et ceux qui s'en instruisent y trouveront leur défense".

lundi 7 novembre 2011

Messe de commération à Bagdad en la chapelle Notre-Dame de la Délivrance.

Célébration arabo-syriaque par le Patriarche Joseph III Younan et de nombreux membres du Clergé syrien catholique en date du 30 Octobre 2011 dans la Chappelle où se déroula l'attentat. Prions pour les Martyrs....

vendredi 4 novembre 2011

Charlie-Hebdo : "Guerre pour le respect".

La condamnation de l'incendie de l'hebdomadaire Charlie-Hebdo, à Paris le mercredi 2 novembre, a fait l'unanimité. On ne peut que se réjouir de ce fait et surtout de l'absence de victimes humaines à la suite de cet attentat.

Toutefois, de notre point de vue et à travers ces condamnations, le chemin ne fut parcouru qu'à moitié, car aucune réaction ne s'est manifestée, pour réprouver la mise en dérision de la "Charia" que préparait le journal Charlie-Hebdo dans son édition de la semaine. 

Quoi que l'on pense du Coran, et c'est le Veilleur de Ninive, chantre de la Gloire du Christ, qui l'affirme, on ne peut se passer du respect des croyances et des religions. Déjà, d'une manière absolue, le respect comme vertu, s'impose dans un espace de liberté. "Le droit de parole ne va pas sans le droit de croire, car pour s'exprimer il faut déjà croire" sinon l'expression n'est que formulation de paroles d'hypocrites. En conséquence, celui qui prétend avoir le droit de parole, doit autoriser à l'autre le droit de croire et il n'est pas sûr que Charlie-Hebdo accorde ce droit aux sujets de ses critiques et dérisions.

Ceux qui n'épousent pas le message du Coran, sont naturellement autorisés à le dire mais ils doivent l'exprimer en s'appuyant sur une argumentation claire et le dire de manière respectueuse. Nous nous interrogeons sur les raisons qui conduisent aux dérapages journalistiques et éditoriaux vis à vis des croyances et des religions.

Un des grands malentendus qui pèse, au sein de la société française, sur les relations entre les sceptiques de la spiritualité d'une part les croyants et fidèles de la Foi d'autre-part provient, à notre sens, d'une erreur commise par les premiers sur le concept de vérité. Quelque soit la religion à laquelle ils s'adressent, quelle est cette vérité que les non-croyants opposent à celle des croyants ? Gardons en tête que d'un concept de vérité erroné découle d'autres erreurs dont celles atteignant le concept de liberté que nous ne traiterons pas présentement mais dont nous disons sommairement qu'il se confond avec la "liberté de refus" [pouvoir dire non à l'autre] chez le non-croyant et la "liberté d'adhésion" chez le croyant [pouvoir se libérer de ses chaines].

Le vérité pour la modernité est-elle un idée qui recouvre le matériel et le tangible ? Le vrai est-il "l'efficace" comme nous l'enseignent les positivistes ou "l'utile et le payant" comme le prônent  les pragmatiques ? La vérité réside-t-elle dans ce qui est "clair et distinct", selon l'énoncé de Descartes ou dans "l'interprétation historique" comme l'affirme l'école historique ? Avec Kant, Spinoza et Husserl, nous retrouvons d'autres définitions de la vérité. Celle qui nous occupe, ici est la Vérité selon l'approche religieuse qui proclame que "nous accédons au vrai par la Foi dans le témoignage". Or les philosophies modernes qui furent en Occident, rebelles à l'égard du Christianisme, ne donnent pas crédit aux "témoins de la Foi".

C'est là une attitude étonnante et contradictoire, semble-t-il, puisque les non-croyants reconnaissent le témoignage selon la définition de la procédure pénale mais le refuse dans le domaine spirituel. Aussi sommes-nous autorisés à nous interroger sur l'origine de cette contradiction qui fait que les athées et les non-croyants, hostiles aux religions, sont sélectifs sur la notion de témoignage.

Il est vrai que les deux types de témoinages, évoqués plus haut, divergent par le but poursuivi. En droit pénal (1), le témoin doit avoir assisté à une situation qui se serait physiquement produite devant ses yeux et il en transmet sa perception, tandis que le témoin d'une manifestation religieuse n'a, dit-on, "phyiquement" pas assisté à la situation dont il se dit témoin. Il n'aurait eu que des signes mais certains signes sont en soi très forts. Même les athées et les non-croyants  croient aux signes dans les réalités humaines.

La question est à présent, au sujet de l'aspect le plus important dans le témoignage. Est-ce l'exactitude de la vision du fait lui-même ou bien la perception que le témoin en a recueillie et le fait qu'il en rapporte son authenticité ?

Puisque le témoin ne fait que rapporter une perception des événéments sans restituer leur totalité, l'importance dans le témoignage semble être dans le fait de relater et dans la manière dont la relation est faite. Dans les deux cas, en présence d'un témoignage événementiel ou religieux, une certaine confiance et une crédibilité, après certaines vérifications, est accordée à son auteur.

Le problème des adeptes de la non-croyance est qu'ils ne parviennent pas à se fier au témoin religieux, dans le cas du christianisme, aux Evangélistes qui ont relatés les signes et les preuves de la divinité du Christ. S'ils franchissaient ce pas, ils lèveraient la contradiction dans laquelle ils se tiennent en établissant une différence dans les témoignages.

En conclusion, ce qui écarterait le non-croyant de son émul croyant serait un degré de confiance et de crédit accordé au témoignage religieux; cependant, cette différence de niveau ne justifie nullement le droit pour le premier à l'irrespect des croyances religieuses. Par ailleurs, la mesure de la critique qu'il s'imposerait ne doit pas être tenue pour censure.

Sans cet effort philosophique de mise en cohérence par les athées et les non-croyants, le scepticisme spirituel des non-croyants et de l'Espérance religieuse des fidèles progresseront comme deux droites parallèles sans vraiment se rencontrer à l'exception des moments où une sécante les reliera par des tentatives de dialogues qui tourneront courts. Ces tentatives sont encore plus difficiles à établir entre athées et musulmans puisque l'Islam est bien plus hostile aux païens et aux athées qu'à l'égard du christianisme et du judaïsme. Les relations athées-païens/musulmans et gens du livre/fidèles de Mohammed ne sont pas de même nature.

Pour l'avenir, et afin d'éviter une aggravation des malentendus, la solution est dans un mouvement de reconnaissance, par les non-croyants, du témoignage religieux comme source possible de vérité. La question de l'adhésion éventuelle à cette source est d'un autre ordre. Telle est la condition qui permettrait d'éviter que la "guerre pour le respect" ne se prolonge et qui donnerait à la société "multi-confessionnelle" dans laquelle la France s'introduit, la "stabilité" selon la définition classique et antique de la vérité.

Le Veilleur de Ninive

(1) La preuve par témoin est l'un des plus importants moyens de preuve qu'offre le Code de procédure pénale à la recherche de la vérité.

mardi 1 novembre 2011

Quel bilan faire de la société française insurgée contre Dieu ?

L'indifférence ou l'ignorance religieuse qui caractérise la majeure partie des familles françaises autrefois catholiques, invite à établir un bilan de l'état moral de la France dont le peuple s'est un jour insurgé contre Dieu avec, à ce jour, des effets dévastateurs.

Pour présenter ce bilan, nous procéderons par étapes, soumettant au diagnostic les thèmes de "l'air ambiant", la famille, l'école, la jeunesse, la philosophie sans Dieu, la souffrance et la douleur, enfin la manière dont il est possible d'émerger de l'athéisme, ce mal qui se propage dans les coeurs en friche.

Propos sur "l'air" : On le dit pollué et il l'est bien ; les écologistes  nous le rappellent constamment. On nous dit qu'il faut des mesures d'assainissement et que nous devons renoncer à certaines énergies, que des formes énergétiques nouvelles sont à trouver.

A y réfléchir, on découvre que l'air le plus empoisonné n'est pas celui que notre corps respire mais, tout simplement, celui respiré par notre âme; des "miasmes" pestilentiels flottent dans l'atmosphère intellectuelle de notre temps et pénètrent partout. La famille, l'école, la presse, le théâtre, le cinéma, la télévision, la publicité, les célébrités, "modèles de vie", sont tous atteints. Nul n'arrive plus à échapper. Tous les milieux sont contaminés. Les jeunes sont sujets aux ravages de la manipulation; ils succombent en foule, moins atteints par les passions de l'adolescence que par l'air communiqué par la société libérale et médiatique.

Propos sur la famille : Dans la société française, elle n'est plus vraiment chrétienne; elle a déclaré forfait à son devoir et failli à sa mission. Instituée par Dieu, elle s'est corrompue, divisée, émiettée, "mondanisée", dénaturée, recomposée et cette recomposition ne tarde parfois pas à se fracturer à nouveau.

Lorsque la famille recèle encore un peu de foi, la mère croit et le père se dit incroyant; à l'inverse, quand le père prie, la mère ne donne guère de temps. Un jour, la raison éveille la conscience de l'enfant. Il se rend alors compte de l'abîme qui sépare son père et sa mère. Il commence par questionner puis s'étonne du manque d'harmonie; enfin il se scandalise avant de rentrer en rébellion contre ses parents...pendant qu'il attend impatiemment le jour où il sera assez grand pour ne plus prier Dieu lui-même.

Propos sur l'école : de la famille, l'enfant passe à l'école. Et là que rencontre t-il ? La même division qu'à la maison car l'école est de moins en moins l'école. Celle-ci prend des formes différentes car elle s'est éloignée de sa mission. Pas plus que la famille, elle n'est restée fidèle à sa finalité d'origine. Etablie pour être la gardienne de la science et de la morale, pour conserver et transmettre les grandes traditions du goût, du vrai, du beau, du bien, elle est sur certains sujets devenue une source empoisonnée de notions qui flétrissent et tuent l'âme : Théorie de l'évolution, théorie du genre et de l'ambiguïté sexuelle, exaltation de l'individualisme et de la concurrence, méthode globale produisant plus de confusions que de formation, arrêt de la formation religieuse, etc...

De sanctuaire, l'école est devenue un lieu d'abaissement ouverte aux sophismes, aux manipulations, à des expériences pédagogiques parfois farfelues, enfin aux doctrines athées et opaques qui l'éloignent de la Vérité unificatrice. Dieu a été chassé du sanctuaire de l'école et aussitôt, le doute, l'impiété, l'indifférence, la violence, le mépris ont fait irruption de toutes parts. Et au milieu de cela que devient le jeune enfant ?

Propos sur la jeunesse : Devenus adolescents, le jeune homme et la jeune fille sont des êtres sceptiques qui ont passé leur temps à voir leur père ou leur mère "nier" Dieu. Le jeune poursuit sa vie dans des études post-scolaires qui sont également divisées par rapport à leurs finalités propres puisque le relativisme et la concurrence atteint profondément l'enseignement.  Le trouble et le désordre sont installés dans ses idées, jusqu'au moment où il commence à se rendre compte de la grande comédie qu'on lui joue; il réalise que la société ne croit pas vraiment ce qu'elle enseigne. Elle prêche le bien mais fait le mal. Cette contradiction lui est fatale; sa foi se ternit, son coeur se flétrit et l'âme se dessèche; l'indifférence et le découragement prennent la place de l'espérance et de l'enthousiasme. Après un certain temps toutes les facultés sont atteintes. L'abêtissement, ne craignons pas le terme, prend le dessus.

Il suffit de regarder les jeunes autour de nous: Ils sont souvent mal à l'aise ou mal tenus, souffrant parfois de défauts fatals pour la sainteté et la fraicheur de la première jeunesse. Même en ayant échappé aux dangers encourus à l'école, le jeune est rattrapé par la corruption des images, de la publicité, les jeux vidéo qui lui retirent la noblesse de l'imagination et la naïve simplicité de son âge. L'enfant devient laid ; il a l'air honteux quand il ne dissimule pas cette honte sous une attitude agressive. Il ne regarde plus en face, car il es troublé par les nombreuses images qu'il rencontre. Même le beau devient un objet de lassitude et d'ennui, de révolte et de dégoût.

Les dégâts sur la personne et son âme ne s'arrêtent pas avec la sortie de l'école. Ils se poursuivent dans la vie adulte lorsque le jeune entre dans la société. A ce moment, il retrouve d'autres menaces que le libéralisme des moeurs considère saines. Mais qu'y a t-il de sain dans les kiosques à journaux qui livrent à tous les regards des revues aux images érotiques et pornographiques, dans les librairies qui présentent à tous venant des livres aux titres ambigus  et suggestifs, enfin sur les écrans d'ordinateurs qui offrent des sollicitations constantes et en tous genres.

Propos sur la Philosophie : Voilà que la jeunesse de la société française est en butte à la souffrance de son âme, au doute, à la révolte et à l'abaissement et cela après que les générations précédentes ont dit au Christ : "Je n'ai plus besoin de toi". Je suis assez sage, assez fort ; garde tes miracles ; réserve-toi pour les faibles....

Dans la société, le Christ a été remplacé par la "Philosophie"; mais ce que l'on appela philosophie était "l'absence de philosophie" car avec le Christianisme, la société a perdu le précepte de la morale raisonnée et surtout "l'habitude de veiller sur soi-même", si salutaire et qu'aucune sagesse ne peut remplacer. Voilà pourquoi l'ennui nous dévore et dévore les jeunes, voilà pourquoi les passions nous égarent et le suicide attend à notre chevet.

Avec la philosophie moderne, l'alliance de la religion, de la philosophie et des lettres a été rompue. Il en est résulté que le trouble a atteint la source de la Vérité, que l'imagination a été détournée et le sens moral perverti ; faut-il encore rappeler "l'insurrection de mai 68", sommet de ce détournement moral qui a laissé les âmes démantelées et ouvertes aux ravages des passions.

Nous voilà donc, au XXIe siècle, dans une société sans Dieu et sans frein où le simple terme de "morale" fait dresser les cheveux.

Propos sur la douleur et la souffrance : Les malheurs de notre temps sont un hommage terrible, mais éclatant, rendu à la Vérité. Ces malheurs ne se faisant pas sans souffrance, sans colère et sans gémissement pour nombre de citoyens en particulier pour ceux qui vivent dans le faux et sous un masque, bien plus que pour ceux qui se nourrissent de rêve et de poésie.

Pourtant cette douleur est un chant qui s'élève...car la mort qui suit la douleur permet à la vérité de renaître de ses cendres. Jamais l'esprit religieux ne se détruit. L'humanité tombe mais se relève aussitôt. Les jours de vigueur, elle répare le mal accompli dans les périodes de déclin. Elle reconstruit les édifices détruits et les dédie à l'Eternelle-Vérité, dans une recherche de perfection. La végétation reprend ses droits après la tempête.

Toutefois, au milieu du désert, il y a des êtres, mais ils sont peu nombreux, qui n'ont pas douté. Ils ont marché sans crainte et sans fatigue à travers les pentes douces et riantes des vallées, conduits par l'espérance. Ils ont tendu leurs bras aux estropiés, secouru la veuve et l'orphelin et placé leur "temple" au dessus des orages et au dessus du souffle des passions humaines.

Propos sur la sortie de l'athéisme : Le désir de sortir de l'athéisme, s'appuie sur la volonté de chercher Dieu pour découvrir la foi car, sans la foi, pas d'espérance, sans espérance, pas d'amour et sans amour pas de joie sur la terre.

Pour y parvenir, il faudrait accompagner le désir et la volonté, d'une "hygiène intellectuelle" consistant à poser un filtre à ses lectures, ses films, ses émissions, à "combattre l'orgueil" qui empêche le regard sur soi, et à  dompter la sensualité par la volonté. Saint Bernard n'avait-il pas prêché sur le thème des "choses qu'il ne faut pas savoir".

A la suite du mouvement de l'âme découlant de cette hygiène intellectuelle, nous pensons sincèrement que le besoin de croire et d'aimer la Vérité se réveillera avec "tout le charme" que procure le réveil à la foi.

Oui! En résumé, le désir de s'en sortir, la vertu de volonté et la foi en la parole du Christ introduisent, à eux trois, la douceur dans la vie car vivre en paix ne se fait pas sans savoir d'où l'on vient, où l'on va, et ce qu'on a à faire ici-bas. "La paix ! La paix ! Qui me donnera la paix ! s'écriait Gérard de Nerval. Mais comment avoir la paix quand on n'a pas de guide, pas la plus petite étoile au dessus de la tête ?" 

Le bilan de la société française insurgée contre Dieu est catastrophique par la douleur et la souffrance que l'absence de Dieu engendre chez tant de personnes, mais il n'est que favorable et positif dès lors que la volonté de sortir de l'athéisme devient une réalité accompagnant l'âme dans sa recherche divine. La douleur et la souffrance ne deviennent plus alors qu'un chant qui s'élève, puisque la Vérité renait de ses cendres.

Le Veilleur de Ninive.
Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.Purifions notre coeur pour combattre le mensonge qui y habite.